La Croix Manquante pour la Pureté


 

Un Journal ou Compte-rendu Historique



De la Vie, des Voyages, des Souffrances,


Des Expériences Chrétiennes et Long Travail d'Amour



dans les


Oeuvres du Ministère


de cet


ANCIENT, ÉMINENT, ET FIDÈLE


SERVITEUR DE JÉSUS-CHRIST,


George Fox
(1624-1691)



Bien que ce livre a été écrit au cours du 17ieme siècle,

IL S'AGIT D'UN LIVRE POUR TOUS LES TEMPS,

Car il témoigne de la perfection, de la pureté, et de la sainteté Chrétienne toujours disponible.

Préface de l'éditeur de ce site

Le Journal de George Fox sur ce site web est la seule traduction française des deux volumes complets officiels, version édité par Thomas Ellwood, originalement publié en 1694.  Il y a un livre du Journal Court traduit en français par Madame Pierre Bovet, 1935, qui ne couvre qu'environ la moitié du ministère de George Fox. Le ministère complet de Fox est inclus dans la traduction française sur ce site, des deux volumes en entiers. Le journal sur ce site comprend aussi le texte encadré par des accolades, c.-à-d., {texte xxx} réfère au texte supplémentaire extrait du Cambridge Journal, qui est une reconstruction inédite à partir des manuscrits de George Fox originaux écrits à la mains, (cliquez ici pour voir un exemple) ; le texte ayant été omis de la version officielle publiée, et éditée par Ellwood. Nous avons également inclus de l'information supplémentaire provenant d'autres sources, mais elles sont bien marquées à l'intérieur. Plus complet, avec deux fois plus d'information, il s'agit maintenant du Journal de George Fox le plus complet que l'on puisse trouver sur la toile en français.

Si toutefois vous cherchez le Journal sous forme de livre de papier, le seul qui soit disponible est la traduction du Journal court de N. Penney par Madame Bovet, 1935, que l'ont trouve entre autres sur Price Minister pour environ $40 ; mais il s'agit d'une version très incomplète en comparaison à la version de Thomas Ellwood en anglais.

Si vous en êtes à vos débuts avec Fox, J'ai une suggestion. Étudiez ce qu'il dit. S'il y a quoique ce soit dans la Bible, dont vous pensez qui puisse être en conflit avec les écrits de Fox, tentez cette approche en résolvant cette différence apparente : supposez que Fox a Raison, puis ensuite réexaminez les écritures, en vous demandant comment cela peut être interprété afin de soutenir ce que Fox dit. Si vous faites cela, vous verrez invariablement que chaque écritures est en harmonie avec l'intégralité du message de Fox, sans exception. Mais si vous manquez de reconsidérer vos compréhensions passés, qui pourraient bien être fausses, vous devez écarter plusieurs écritures qui sont incompatible avec le sous-ensemble des écritures que vous croyez comme étant la vérité. Bien sûr, lorsque vous parvenez à comprendre que tout l'ensemble des écritures sont totalement compatible, alors vous avez la formule correcte de ce que Dieu désire et ce qu'Il déteste. La connaissance ce n'est pas le salut, mais elle dévoile le faux salut, et pointe en direction du seul véritable salut.

Une brève introduction par George Fox

L’apparition de la Vérité Éternelle du Seigneur,
et l'éclosion une fois de plus dans sa puissance éternelle
en cet âge et en ce jour en Angleterre
.


Le pouvoir tout-puissant du Seigneur et la parole de vie ont été prêchés librement et en abondance, dans le but de rassembler un grand nombre de personne en vue d'une réconciliation avec Dieu. Ceci a exalté notre grand Dieu et augmenté sa gloire par les fruits célestes et spirituels produit par ceux qui ont été ramenés vers Lui par sa lumière, son pouvoir, et son esprit. Et par l'ensemencement de l’esprit dans les coeurs des gens, la vie éternelle a été récoltée ; de sorte que ses troupeaux ont été rassemblés, lesquels ont le lait de la parole en si grande abondance, que les richesses de la parole ont fleuri, et abondé  fortement. Et la charrue céleste de Dieu avec ses hommes spirituels a continué de retourner le sol dormant des coeurs qui n’ont pas porté de fruit céleste à Dieu.  Et les moissonneurs célestes avec leur fardeau céleste, ont avec joie et délice, séparé la paille et les corruptions qui avaient recouvert la semence de Dieu et le blé dans l’homme et la femme ; et ainsi, ont-ils  été battus dans l’espoir, et fait participants de leur espoir ; au travers duquel la semence de Dieu est rendue dans son grenier.

Oh ! La gloire indescriptible et l’excellence inexprimable de la vérité glorieuse, de l’évangile, et de la parole de vie éternelle, que le Dieu infini, invisible et sage (qui est au-dessus de tout) a révélée et montrée !

Et comment les prétendu croyants chrétiens, prêtres, et puissances se sont levés en opposition contre ses enfants qui sont nés de la semence immortelle par la parole de Dieu !  Et oh ! Combien grandes furent les persécutions, le mépris, et les saisies de propriétés personnelles, tous infligés sur ses enfants ! Mais pour ceux qui les ont touchés, qui sont aussi chers à Dieu que la prunelle de ses yeux, la manière dont le Seigneur s’est manifesté lui-même pour se tenir avec eux dans la défaite des puissances, des prêtres, et des états !  Quels changements ont eut lieu depuis 1644, 1650, et 1652 !  Depuis ce temps dans cette nation, combien les prisons ont été remplies avec les héritiers de la vie, les élus de Dieu, qui n’avaient aucune assistance sur la terre à part celle du Seigneur et son Christ ! De sorte que les témoins fidèles de la vérité étaient difficiles à trouver, excepté dans les prisons et les pénitenciers, là où les justes étaient comptés parmi les transgresseurs ; eux, qui n’avaient ni bâton ni sac de l’homme, mais le bâton, le pain de vie, et le sac qui contient le trésor qui ne vieillit pas.  Mais le Seigneur Jésus le Christ, qui les avait envoyés, était leur merveilleux protecteur et grand soutien, par sa puissance et son Esprit éternel, en ce temps là et jusqu'à maintenant.

George Fox  

(Remarque : George Fox était le fondateur des Quakers.  Des plusieurs milliers de Quakers qui ont atteint le Christ ressuscité en eux, peu ont été appelés à devenir des évangélistes voyageurs, comme l’était George Fox.  La plupart étaient des marchands, commerçants, servants, fermiers, et même des soldats ; pour la plupart de classe moyenne.  Toutefois, chaque personne, avait une fonction dans le Corps de Christ, désigné par l’Esprit de Dieu, de sorte que chacun servait Dieu à sa place et position.) 

Jeunes Années et Traduction

 On peut cliquer sur le texte en Bleu Pale, ou en caractère gras bleu pale pour voir le texte dans les écritures, ou détails dans les écrits.

AFIN QUE tous puissent connaître les relations du Seigneur avec moi, et les divers exercices, épreuves, et obstacles à travers lesquels il m’a conduit, afin de me préparer et me rendre apte pour le travail pour lequel il m’a désigné, et que, par conséquent, je puisse être attiré à admirer et glorifier sa sagesse et sa bonté éternelles ; je pense qu’il est convenable avant de procéder à raconter mes voyages publics dans le service de la vérité, de mentionner brièvement comment ma jeunesse s’est passée, et comment le travail du Seigneur a commencé, et graduellement continué en moi, même depuis mon enfance.

Je suis né dans le mois de Juillet, en 1624, à Drayton dans le Clay, dans le Leicestershire. Le nom de mon Père était Christopher Fox. Il était un tisserand de métier, un honnête homme, et il y avait une semence de Dieu en lui. Les voisins l’appelaient vertueux Christer. Ma mère était une femme droite ; son nom de fille était Mary Lago, de la famille des Lagos, et de la lignée des martyrs.

Durant mes très jeunes années, j’avais une gravité et une sobriété de pensée et d’esprit qui est inhabituelle chez les enfants ; à tel point que lorsque je voyais des hommes adultes se conduire légèrement et sans retenue les uns envers les autres, il monta en mon coeur une aversion pour cela, et je me disais à moi-même, « si jamais je parviens à l’âge d’être un homme, je ne me conduirai certainement pas de la sorte, ni sans aucune retenue ».

À l’âge de onze ans, je connaissais la pureté et la droiture ; car lorsque j’étais enfant, je fus enseigné à marcher de manière à me garder pur. Le Seigneur m’enseigna à être fidèle en toutes choses, et à agir fidèlement de deux façons : intérieurement envers Dieu, et à l’extérieur envers l’homme ; et à m’en tenir à « oui » et à «  non » en toutes choses. Car le Seigneur me montra que, malgré le fait que les gens de ce monde aient des bouches remplis de tromperies et des paroles changeantes, pourtant, je devais m’en tenir à «  oui » et «  non » en toutes choses ; que mes paroles devaient être brèves et pleines de saveurs, assaisonnées de grâce ; et que je ne devais pas manger et boire excessivement, seulement pour la santé ; utilisant les créatures pour leur service, tels des serviteurs à leurs positions, à la gloire de celui qui les a crée ; elles, étant dans leur alliance, et moi ayant été élevé dans l'alliance, tel que sanctifié par la parole [la parole vivante de Dieu, non la Bible] qui était au commencement, par laquelle toutes les choses étaient maintenues, dans laquelle il y a unité avec la création.

(Commentaire : Ne prenez pas la pureté de la jeunesse de Fox comme une évidence que seulement celui qui est pur peut atteindre la promesse de Dieu, car nous avons également le témoignage d'un jeune ministre de seize ans d'âge, James Parnell qui, « était parfaitement dans le péché et qui en surpassait beaucoup dans les méchancetés de cette vie », jusqu'au jour où il fut transformé par la grâce de Dieu pour devenir un puissant ministre qui, de son temps, à rejoint beaucoup de gens.)

(Remarque : les créatures étant tout ce qui fait partie de la création.)

Mais, les gens étant étrangers l'alliance de vie avec Dieu, ils mangent et boivent au point de manquer de retenu avec les créatures, les compromettant dans leurs convoitises, vivant dans toute souillure, aimant les manières immondes, et dévorant la création ; tout ceci dans le monde, dans les pollutions de ces sans Dieu ; je me devais donc d'être un étranger pour de telles gens et de telles pratiques.

Alors que je grandissais, mes parents voulaient que je sois prêtre ou prêcheur ; mais d’autres me persuadèrent du contraire. Plus tard, je fus l’apprenti d’un cordonnier de métier qui faisait aussi des transactions dans la laine. Il travaillait aussi dans le pâturage, et vendait du bétail ; et j’ai personnellement géré beaucoup de commerce. Pendant que j’étais avec lui, il a été béni, mais après que je l’ai laissé, son commerce a échoué pour aboutir à plus rien. Je n’ai jamais fait de mal à un homme ou une femme durant tout ce temps ; car la puissance du Seigneur était avec moi, et au dessus de moi, afin de me préserver. Pendant que j’étais dans ce service, j’utilisais le mot « en vérité », et c’était une expression commune parmi ceux qui me connaissaient « Si George dit : "En vérité", il ne changera pas d’idée. » Quand les garçons et les personnes grossières se riaient de moi, je les laissais seuls et continuait mon chemin ; mais généralement, les gens m’aimaient à cause de mon innocence et mon honnêteté.

(Remarque : Au temps de Fox, quiconque déclarait ou bien professait publiquement sa croyance dans les Saintes Écritures et en Christ était reconnu comme étant un « professeur ». Les seuls collèges étaient des écoles religieuses, enseignées évidemment par un « professeur ». Comme les collèges et universités ont élargit les sujets laïques, tous les enseignants ont conservés le titre de « professeur ».)

À l'approche de mes dix-neuf ans, j’étais à une foire de commerce, et un de mes cousins, un professeur nommé Bradford, accompagné d’un autre professeur vint et me demanda de boire un pichet de bière avec eux. Comme j’avais soif, je me joignit à eux ; et j’aimais aussi quiconque valorisait la bonté ou recherchait le Seigneur. Après que nous eûmes bu un verre de bière chacun, ils commencèrent à trinquer « à votre santé» et demandèrent plus de breuvages. Ils en vinrent à décider que celui qui arrêterait de boire allait payer les breuvages. J’étais peiné que des gens professant la religion puissent forcer à payer celui qui était le moins enclin à boire excessivement. À tel point, que je me levai pour partir, mis ma main dans ma poche, en sorti une monnaie, et la posai sur la table devant eux en disant, « Si c’est comme ça, je vous laisse. » Alors je partis, et quand mes affaires furent terminées, je m’en suis retourné à la maison ; mais je ne me suis pas couché cette nuit-là, et je ne pus m'endormir. Au lieu de cela, pendant un certain temps, je marchais de long en large, parfois priant et criant au Seigneur ; Il me dit : « Tu vois comment les jeunes gens se fréquentent dans la vanité, et les plus âgés, dans les choses du monde ; mais tu dois tout abandonner, jeunes et vieux, te tenir loin de tous, et être un étranger pour tous. »

Alors, à la commande de Dieu, le neuf du septième mois, 1643, je laissai mes parents et rompit toute amitié et camaraderie avec tout le monde, jeunes ou vieux. Je passai à Lutterworth où je restai quelque temps. De là, je m’en allai à Northampton, j'y restai également quelques temps ; de là, je suis passé à Newportpagnel, dans le Buckinghamshire ; d'où, après être resté un bout de temps, j’allai à Barnet, durant le sixième mois appelé Juin, en l’année 1644. Ainsi comme je voyageais travers le pays, des professeurs me remarquèrent et cherchèrent à me connaître ; mais j’avais peur d’eux, car je sentais qu’ils ne possédaient pas ce qu’ils professaient. Durant le temps que j’étais Barnet, une forte tentation de désespoir vint sur moi. Je vis alors comment le Christ avait été tenté. Mais j’avais beaucoup de misère avec la tentation et la dépression. Parfois, je demeurais isolé dans ma chambre, et souvent je marchais seul dans la forêt afin de m'attendre au Seigneur, (espérant l’entendre parler au sujet de ce qui me concernait.)

Je me demandais, pourquoi fallait-il que ces tentations m’arrive à moi. Je regardai en moi-même, et je dis  : « Ai-je déjà été comme cela avant maintenant ? » Alors, je pensai ; parce que j’avais laissé mes parents, je leur avais fait du mal. Donc, je passai en revue ma vie passée en me demandant si j’avais causé du tort à quelqu'un ; mais les tentations devinrent de plus en plus grandes, et j’étais presque tenté de renoncer à mon espérance et d’abandonner. Et quand Satan ne pu réussir contre moi de cette façon, il plaça des pièges et des leurres devant moi dans le but de m’entraîner à commettre quelque péché, par lequel il aurait pu saisir l’avantage pour m'amener à la dépression ou à la défaite. J’avais environ vingt ans lorsque ces exercices vinrent sur moi, et durant quelques années, j'ai continué dans cette condition dans la grande misère, et j'aurais été très heureux de pouvoir m’en débarrasser. Je suis allé vers beaucoup de prêtres pour chercher du réconfort, mais je n’ai trouvé aucun réconfort de leur part.

De Barnet, j'allai à Londres où je louai une chambre, et là aussi j’étais vraiment pitoyable et perturbé parce que je regardais les grands professeurs de la ville de Londres, et je voyais qu’ils étaient tous dans l'obscurité, enchaînés dans les ténèbres. J’avais là-bas un oncle nommé Pickering qui était Baptiste, et en ce temps là ils étaient ouverts et aimables. Pourtant, je ne pouvais pas lui exprimer mes pensées ni me joindre à eux. Car, je voyais tout le monde, jeune et vieux, où ils en étaient spirituellement. Des gens tendres et aimants auraient voulu que je reste avec eux, mais je craignais de m’associer avec eux ; et donc, je m’en retournai en direction de ma maison à Leicestershire, pensant que je devais faire de la peine à mes parents et à ma famille à cause de mon absence.

Lorsque je suis retourné à Leicestershire, mes parents voulurent que je me marie ; mais je leur dis que j’étais trop jeune pour le mariage et que je désirais en premier lieu obtenir la sagesse. D’autres voulaient que je rejoigne la compagnie auxiliaire de l’armée ; mais je refusai, et fus attristé du fait qu’ils puissent me proposer de telles choses, alors que j'étais si jeune. Ensuite je suis allé à Coventry, où je pris une chambre pour quelques temps à la maison d’un professeur, jusqu’à ce que les gens fassent connaissance avec moi ; car il y avait plusieurs personnes tendres et aimables dans cette ville. Après quelque temps, je m'en retournai une fois de plus dans mon coin de pays et continuai environ un an dans une grande tristesse et une grande peine, à passer de nombreuses nuits à marcher seul.

Drayton était la ville de ma naissance, et souvent je rencontrais le prêtre régional nommé Nathaniel Stevens. À quelques-unes des réunions, il est venu me voir, et en d'autre temps j’allais moi-même le voir. Parfois, un autre prêtre venait avec lui, et ils s’en remettaient à moi et me laissaient parler. Je leur posais alors des questions et raisonnait avec eux. Une fois le prêtre Stevens me demanda pourquoi le Christ s’était écrié sur la croix, « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Et pourquoi avait-il dit : « Si tu voulais éloigner de moi cette coupe, mais que ta volonté soit faite et non la mienne. » Je lui dis qu’en ce temps, les péchés du monde entier étaient sur lui, et que toutes les iniquités et les transgressions du monde entier le blessaient ; il a dû porter la douleur de tout le mal qu’il y a dans le monde et être une offrande pour cela en tant qu'homme, plutôt qu'en tant que Dieu. Donc, il est mort pour tous les hommes, goûtant la mort pour chaque homme, il a été une offrande pour les péchés du monde entier. J'exprimais cette compréhension étant en ce temps là modestement sensible, quant aux souffrances du Christ, et de ce qu'Il dut endurer. Le prêtre a dit, « C’était là une très bonne et complète réponse, et telle qu’il n'en avait pas entendue. » À cette époque dans notre relation, il était très élogieux et il parlait de moi aux autres très positivement. Prêtre Stevens utilisait ce que je lui disais durant nos rencontres de la semaine comme le sujet de ses sermons du Premier jour et je commençai à l’apprécier moins pour sa façon de tirer profit de moi.  Plus tard, ce prêtre devînt mon grand persécuteur.

(Remarque : puisque les jours de la semaine et des mois sont nommés d’après des Dieux païens, et puisque les écritures défendent de parler ou d’écrire leurs noms, George Fox et les premiers Quakers ont nommé les jours et les mois comme Premier jour  au lieu de dimanche, et Sixième mois au lieu de Juin, etc. H.W.)

 Après cela, j’allai voir un autre vieux prêtre à Mansetter dans le Warwickshire, et raisonnai avec lui au sujet du fondement du désespoir et des tentations. Il me dit de fumer du tabac et de chanter des psaumes, mais il était ignorant au sujet de ma condition. Le tabac était une chose que je n’aimais pas, et je n’étais pas en état de chanter des psaumes ; je ne pouvais pas chanter. Il me dit de revenir, et qu’il allait me divulguer beaucoup de choses ; mais quand je revins, il était fâché et agité parce qu’ayant réfléchi sur ce que je lui avais dit avant, il était mécontent. Il avait révélé mes ennuis, peines, et chagrins à ses serviteurs, incluant les jeunes filles de lait. J’ai regretté d’avoir ouvert mon cœur et la misère de mes pensées à une personne tellement insensible. Je vis que tous les prêtres et professeurs étaient de bien piètres consolateurs, et ceci ne fit qu'amplifier mes ennuis. J’avais entendu parler d’un prêtre vivant près de Tamworth, qui avait la réputation d’être un homme d’expérience. Je fis sept miles pour aller le voir, mais j’ai trouvé qu’il était comme un tonneau vide et creux. J’ai entendu parler de Dr. Cradock à Coventry, et j'allai le voir ; je lui demandai la cause des tentations et du désespoir, et comment les troubles se formaient dans l’homme. Il me demanda, « qui étaient le père et la mère du Christ » ?  Je lui dis que Marie était sa mère, et qu’il était censé être le fils de Joseph ; mais il était le fils de Dieu. Comme nous marchions ensemble le long du sentier étroit, alors que je tournais, je fis accidentellement un pas dans le jardin ; à cela, il cria après moi en colère comme si sa maison avait été en flamme.

Notre discussion se termina et je m’en allai encore plus triste qu'à mon arrivée. Je conclus que les prêtres et les professeurs étaient de médiocres consolateurs pour les gens, et vis qu’ils n’étaient d’aucune aide pour moi ; car ils ne pouvaient pas comprendre ou m’aider dans mon chagrin spirituel. Après cela, je suis allé voir un autre prêtre, fortement considéré, nommé Maeham. Il voulait me donner des médicaments et essaya de me faire une saignée ; mais ils eurent beau essayer, ils ne purent tirer une seule goutte de sang, ni de mes bras ou de ma tête. Mon corps était tellement séché par les peines, les chagrins, et les troubles, lesquels étaient tellement nombreux sur moi, que je souhaitais n’être jamais né ; ou être né aveugle pour que je ne puisse jamais voir aucune méchanceté, ni aucune vanité ; et sourd afin que je ne puisse jamais entendre de vaines et méchantes paroles, ou le nom du Seigneur blasphémé. Lorsque le temps appelé Noël arriva, pendant que d’autres faisaient la fête et célébraient, je frappais aux portes, de maison en maison, et quand j'y découvrais des veuves, je leur donnai de l’argent. Quand j’étais invité à des noces, je n’y allais pas du tout ; mais le jour après, ou peu après, j’allais et les visitais ; et s’ils étaient pauvres, je leur donnais de l’argent ; car j’avais la capacité de ne pas être une dépense pour les autres, et aussi d’administrer quelque chose pour les nécessités des autres.

Vers le début de l’année 1646, comme j’allais à Coventry, une réflexion monta en moi, comment il était dit, que « tous les chrétiens sont croyants, protestants et papistes » ; et le Seigneur ouvrit en moi que si tous étaient croyants, alors ils étaient tous nés de Dieu, et passés de la mort à la vie ; et qu’aucuns n’étaient de vrais croyants à moins que cela [passer de la mort à la vie ] ne soit arrivé ; et malgré le fait que d’autres aient dit qu’ils étaient croyants, ils n’en étaient pourtant pas. Une autre fois, alors que je marchais dans un champ un matin du Premier jour, le Seigneur ouvrit en moi une compréhension, « que le fait d’être éduqué à Oxford ou à Cambridge n’était pas suffisant pour en faire des hommes qualifiés pour être ministres du Christ » ; et ceci stimula ma pensée à ce sujet parce que c'était là la croyance populaire des gens. Mais je vis cela clairement, tel que le Seigneur me l’avait ouvert, et je fus convaincu de cette vérité. J’admirai la bonté du Seigneur, qui avait ouvert pour moi cette compréhension ce matin-là. Ceci retentit au ministère du prêtre Stevens, c’est-à-dire, « qu’être éduqué à Oxford ou à Cambridge n’était pas assez pour rendre un homme qualifié pour être un ministre du Christ ». Donc, ce qui s'ouvrit en moi, je le vis frapper le ministère du prêtre.

Commentaire de l'Éditeur de ce Site : Pour voir la conduite incroyablement barbare des étudiants du ministère d'Oxford et de Cambridge, lisez les derniers rapports de leurs persécutions sévère, menant même jusqu'à la mort de leurs victimes. Après avoir lu ces comptes rendu, vous verrez à quel point le mépris du Seigneur envers l'éducation des collèges Bibliques était profondément vrai.

Les « Ouvertures » étaient des compréhensions claires reçues directement du Seigneur, de Sa petite voix tranquille — la Parole dans le coeur et la bouche de chaque personne.

Mais mes parents étaient très bouleversés du fait que je n’allais pas avec eux à l’église pour entendre le prêtre ; au lieu de cela, j’allais dans les vergers et les champs seul avec ma Bible.  Je leur demandais, Jean n’avait-il pas dit aux croyants « qu’ils n’avaient besoin d’aucun homme pour les enseigner, mais que l’onction les enseignes ». (1 Jean 2:27). Malgré qu’ils savaient que cette écriture était véridique, ils étaient quand même bouleversés et craintifs parce que je ne pouvais pas céder à leurs désirs à ce sujet et aller entendre le prêtre avec eux. Je voyais bien qu’un vrai croyant était quelque chose de différent de ce qu’ils croyaient que c'est ; et je voyais qu’être éduqué Oxford ou Cambridge ne qualifiait ou ne rendait pas un homme capable d’être un ministre du Christ. Sachant cela, pourquoi aurais-je voulu suivre des gens venu d’Oxford ou de Cambridge ? Donc je ne pouvais me joindre à eux ou à aucun des groupes dissidents ; mais j’étais comme un étranger aux yeux de tous et je comptais entièrement sur le Seigneur Jésus-Christ.

Une autre fois, il ouvrit en moi que, Dieu qui a crée le monde ne demeure pas dans des temples construits par des mains. Au début, cela me sembla étrange, car les prêtres et les gens avaient l'habitude d'appeler leurs temples ou leurs églises, des lieux terribles, sol sacré, et des temples de Dieu.  Mais le Seigneur me montra clairement, qu’il ne demeure pas dans ces temples, que des hommes ont commandés et construits, mais dans les coeurs des gens.  Étienne ainsi que l’apôtre Paul soutinrent le témoignage qu’Il ne demeure pas dans des temples bâtis par des mains, pas même dans le temple de Jérusalem dont il avait une fois ordonné sa construction, puisqu’il a mis un terme à la dispensation typique ; mais qu’en fait, son peuple était son temple, et qu’il demeurait en eux. Ceci s'ouvrit en moi, alors que je marchais dans les champs vers la maison de mes parents. Lorsque j’arrivai, on me dit que le prêtre, Nathaniel Stevens, avait été la, et qu’il avait dit qu’il avait peur de moi parce que j'allais vers de nouvelles lumières.  Je souris en moi-même, sachant que le Seigneur avait ouvert en moi ce qu’il en est, au sujet de lui, et de ses camarades prêtres éduqués à Oxford et Cambridge. Même si mes parents comprenaient et que leur compréhension était supérieure à celle des prêtres, je ne pouvais pas raconter mes compréhensions à mes parents qui continuaient d’aller écouter les prêtres et qui étaient déçus parce que je ne voulais pas aller avec eux. Mais je leur montrai par les écritures qu'il existe une onction à l'intérieur de l'homme pour l'enseigner, et que le Seigneur enseignerait Lui-même à son peuple. J’avais eu de grandes ouvertures au sujet des choses écrites dans le livre de l'Apocalypse ; et quand je parlais d'elles, les prêtres et les professeurs disaient que l'Apocalypse était un livre scellé de plus ils essayèrent de me décourager à le lire. Mais je leur dis que le Christ pouvait ouvrir les sceaux, et que le Livre de l'Apocalypse était le livre le plus près de notre génération ; parce que les lettres des Apôtres étaient écrites aux saints qui vivaient durant les âges derniers, mais les Révélations (Apocalypse) ont été écrites pour les choses à venir.

Après cela, j'ai rencontré un groupe de gens qui croyaient que les femmes n'avait pas d'âme (en ajoutant légèrement), pas plus qu'une oie. Je les réprimandai, et leur dis que cela n’était pas vrai ;  car Marie a dit  : Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu mon sauveur.

En allant à un autre endroit, je rencontrai des gens qui se fiaient trop sur les rêves pour les guider spirituellement.  Je leur dis qu'à moins qu'ils puissent distinguer entre le rêve et le rêve, il seraient tous ensemble dans la confusion, car il y a trois sortes de rêves : une multitude de choses peuvent parfois amener les rêves ; et il y a les murmures de Satan dans l'homme durant la nuit ; et il y a Dieu qui parle à l'homme dans les rêves. Ces gens arrêtèrent de se fier sur leurs rêves et finalement, devinrent Amis.

Malgré le fait que j'eusse de grandes ouvertures, pourtant un grand trouble ainsi que des tentations vinrent à plusieurs reprises sur moi, de sorte que, quand c’était le jour, je souhaitais que ce soit la nuit, et quand c'était la nuit, je souhaitais qu'il fasse jour ; et en raison des ouvertures très claires qui me venaient durant mes troubles, comme David, je pouvais dire : Le jour en instruit un autre jour, La nuit en donne connaissance à une autre nuit. Lorsque j'avais ces révélations, elles répondaient les unes aux autres ;  elles répondaient aux écritures ;  car j'avais de grandes ouvertures quant aux écritures ; et quand j'étais dans mes épreuves, une épreuve répondait à une autre épreuve.

Vers le début de 1647, je fus mû par le Seigneur à aller dans le Derbyshire, où je rencontrai des gens amicaux, et eu plusieurs discussions avec eux.  Ensuite, en passant dans le comté de Peak, je rencontrai d'autres gens amicaux,  et quelques uns dépourvus de grande notion. Et en voyageant à travers différentes parties du Leicestershire, ainsi que dans le Nottinghamshire, je rencontrai des gens aimables, et une femme très aimable, qui se nommait Elizabeth Hootton*. J'eus avec ceux-ci quelques rencontres et des discussions ; mais mes troubles continuèrent, et je souvent subissais de grandes tentations.  Je jeûnais beaucoup, marchait loin dans des lieux solitaires durant des jours, et souvent je prenais ma bible, et m'assoyait dans des arbres creux et endroits solitaires jusqu'à ce que vienne la nuit ;  et fréquemment, je marchais triste d'être seul, car j'étais homme de douleurs au temps où le Seigneur commença a travailler sur moi.
*Remarque : Elizabeth Hooton fut l'une des premières personnes à être convaincu de la vérité par George Fox, ainsi que la première femme à devenir ministre Quaker en 1650. Elle était l'épouse d'un homme important du point de vue sociale, elle était non seulement la première femme à être ministre Quaker, mais la deuxième ministre de la société, et compta au nombre des soixante vaillants, un groupe d'évangéliste suivant George Fox pour être envoyé par le Seigneur partout en Angleterre.

Durant tout ce temps, je ne me suis jamais joint aucun groupe religieux, mais je m'en suis remis au Seigneur, en renonçant aux mauvaises compagnies et quittant mon père et ma mère, et tous mes autres parents ; je voyageai de haut en bas comme un étranger sur terre, comme le Seigneur avait incliné mon cœur ; prenant une chambre dans la ville ou je venais, et y demeurait parfois pour un bout de temps, parfois pas très longtemps ; car je n'osais pas demeurer trop longtemps a un endroit, craignant les professeurs et les personnes impies ; étant un jeune homme sensible,  je craignais d'être blessé en conversant trop avec eux.  À cause de cela, je restai comme un étranger avec tous, recherchant la sagesse divine, et recevant le savoir de la part du Seigneur ;  et mes attirances aux choses extérieures étaient redirigées pour me centrer sur le Seigneur seulement.  Malgré que mes exercices et mes épreuves étaient très grandes, ils n'étaient pas ininterrompu, et à l'occasion j'avais des répits ;  quelquefois, j'étais transporté dans une joie céleste, telle que je pensais être dans le sein d'Abraham.  Comme je ne peux pas déclarer la misère dans laquelle je me trouvais, ni que je ne puisse publier les bontés de Dieu qui m'ont été démontrées dans toute ma misère.  Oh, l'amour éternel de Dieu pour mon âme, alors que j'étais en grande détresse ! Lorsque mes troubles et mes tourments étaient grands, alors son amour était excessivement grand. Toi, O Seigneur, Tu fait d'un champs de fruits un champ sauvage, et d'un champ sauvage un champs de fruitsTu abaisses et Tu soulèvesTu tues et Tu redonne la vie ! Tout honneur et toute gloire t'appartiennent, O Seigneur de gloire ! Te connaître dans l'esprit c'est la vie ; mais ces connaissances charnelles ne sont que des oeuvres mortes. Pendant qu'il y a la connaissance de Dieu dans la chair, la tromperie et l'égoïsme obéissent à n'importe quoi, et diront oui, oui, à ce qu'elles ne connaissent pas. Les prophètes et les apôtres ont parlé de la connaissance charnelle, que le monde possède.  Les prophètes et les apôtres étaient dans la vie, mais les apostats sont dépourvu de vie et n'ont que les écrits de leurs paroles ; ils ont les saintes écritures en terme de forme, mais non dans la vie ni dans l'esprit qui à l'origine a verbalisé ces écritures.  Ainsi ils se trouvent tous dans la confusion, et font des provisions pour la chair, pour satisfaire les convoitises de la chair, mais sans accomplir la loi et les commandements de Christ dans sa puissance et son esprit ;  car cela, ils disent qu'ils ne peuvent pas le faire.  Mais pour ce qui est de satisfaire les convoitises de la chair, cela ils peuvent le faire avec délice. 

Après que j'eus reçu cette ouverture de la part du Seigneur, que le fait d'être éduqué à Oxford ou a Cambridge n'était pas suffisant pour faire d'un homme un ministre du Christ, je m'occupais moins des prêtres, et m'occupais plus des contestataires. Parmi eux, je voyais qu'il y avait de la tendresse ; et plusieurs d'entre eux furent plus tard convaincus, car ils avaient quelques ouvertures.  Mais comme j'avais laissé tomber les prêtres, j'avais également laissé les différents prédicateurs et ceux qu'on appelait les gens les plus expérimentés ; car je voyais qu'il n'y en avait aucun parmi tous ceux-là qui pouvait parler de ma condition. Et lorsque tous mes espoirs en eux et en tous les hommes s'en furent allés, de sorte que je n'eusse plus rien à l'extérieur pour m'aider, ni pour me dire quoi faire ; ensuite, oh ! J'entendis une voix qui disait  : Il y en a un encore, Jésus-Christ, qui peut s'adresser à ta condition ; lorsque je l'entendis, mon cœur a bondi de joie. Alors, le Seigneur me fit voir la raison pour laquelle personne sur terre ne pouvait s'adresser à ma condition ; c'est à dire,  que je dois lui donner toute la gloire. Car tous sont liés par le péché, et enfermés dans l'incrédulité, comme je l'avais été, et pour de devenir libre, chaque personne doit savoir que Christ est le Créateur et que lui seul nous comprend ; lui qui illumine et donne grâce, foi, et puissance. Et quand Dieu est à l'oeuvre, qui l'en empêchera — J'ai su cela par expérience personnelle.

Mes désirs envers le Seigneur devinrent plus forts, ainsi que mon zèle dans la pure connaissance de Dieu et du Christ seulement, sans l'aide d'aucun homme, livre ou écrits, car, bien que je lisais les écritures qui parlaient du Christ et de Dieu, pourtant je l'avais connu seulement par révélation, comme étant celui qui possède la clé et qui a ouvert, et comme le Père de la vie m'attira à son fils par son esprit. Puis, le Seigneur me guida doucement et me laissa voir son amour, qui était éternel et sans fin, dépassant toute connaissance que l'homme possède à l'état naturel, ou que l'on peut atteindre par l'histoire ou par les livres. Cet amour me permit de voir ce que j'étais sans lui ; et je craignais toute compagnie ; car à travers l'amour de Dieu, qui me permettait de me regarder, je pouvais parfaitement voir où ils en étaient. Je n'avais aucune communion avec personne, ni prêtres, ni professeurs, ni aucune sorte de gens séparés. Ma communion était seulement avec Christ qui a la clé, et qui m'a ouvert la porte de la lumière et de la vie. Et je craignais tous les propos charnels de même que les beaux parleurs, car je ne voyais rien d'autre que de la corruption, et la vie écrasée sous le poids de la corruption. Quand j'étais dans le creux, dans le silence total, je ne pouvais pas croire qu'un jour je pourrais surmonter tous cela, mes épreuves, mes peines, et mes tentations étaient si intenses, que j'ai souvent pensé que je devrais abandonner tout espoir, et tomber dans le désespoir, et c'était très tentant. Mais lorsque Christ ouvrit en moi comment il fut tenté par le même démon, et avait avait vaincu ce dernier, et qu'il lui avait écrasé la tête ; et que, par lui, par sa puissance, sa lumière, sa grâce, et par son esprit, je le vaincrai aussi. J'avais confiance en lui. Ainsi, c'est lui qui s'ouvrit en moi, tandis que j'étais fermé, et que je n'avais ni espoir ni foi. Christ, qui m'avait éclairé, me donna sa lumière afin que je puisse y croire, et Il m'a donné l'espérance, Lui-même, Il s'est Lui-même révélé à moi, et m'a donné son esprit et sa grâce, qui m'était suffisante dans les profondeurs et les faiblesses. Ainsi, dans les misères les plus profondes et les peines et tentations les plus grandes qui m'ont tourmenté, le Seigneur, dans sa miséricorde m'a protégé. J'ai trouvé en moi deux soifs : l'une pour les choses de la création, afin d'être aidé et fortifié par celles-ci ; et l'autre pour le Seigneur, le Créateur, et son fils, Jésus-Christ ; et je vis que personne au monde ne pouvait m'apporter quelque chose de bien. Si j'avais eu un régime de roi, un palais ainsi que l'assistance, tout cela ne vaudrait rien ; car rien ne me donnait confort excepté le Seigneur par sa puissance. Je voyais des professeurs, des prêtres et des gens qui étaient résolus et à l'aise dans les mêmes conditions qui me faisaient souffrir, et ils aimaient ce dont je me serais débarrassé. Mais le Seigneur fixa mes désirs sur lui, lui qui me venait en aide, et mes soucis étaient confiés à Lui seul. Par conséquent, vous tous attendez-vous au Seigneur, peu importe la condition ; attendez dans la grâce et la vérité qui viennent de Jésus ; parce qu'en faisant ceci, vous verrez qu'il y a une promesse pour vous, et le Seigneur l'accomplira en vous. Et bienheureux en effet sont ceux qui ont faim et soif de droiture, car ils seront rassasiés. Je l'ai trouvée, alors ; loué soit le Seigneur, qui nous rempli et satisfait les désirs de l'âme affamée. Oh ! puisse la maison de l'Israël spirituel dire, que Sa miséricorde dure à jamais ! C'est le grand amour de Dieu, qui fait qu'une région sauvage peut être plaisante pour l'oeil extérieur, et à la pensée charnelle ; et qui transforme en un champ de fruits, une région sauvage. Ceci est l'oeuvre grandiose de Dieu. Mais pendant que l'esprit des gens court après ce qui est mondain, après les créatures et les choses éphémères, les voies et les religions changeantes, et les enseignants changeants et incertains ; leurs esprits sont dans la servitude, de plus elles sont fragiles et changeantes, ballottés de haut en bas avec des doctrines, des pensées, et des principes venteux ; leurs pensées sont en dehors de la vérité inchangeable qui se trouve à l'intérieur  : La lumière de Jésus-Christ, qui voudrait les garder dans l'inchangeable. Il est le chemin menant au Père ; qui, tout au long de mes épreuves, m'a préservé par son Esprit et par sa Puissance, loué soit son Saint Nom pour toujours  !

À nouveau, j’entendis une voix qui disait, « Toi serpent, tu cherches à détruire la vie, mais tu ne peux pas ; car l'épée qui garde l’arbre de vie te détruira. » Ainsi, Christ qui écrasa la tête de ce serpent, le destructeur, me préserva ; mes pensées étant unies à sa bonne semence qui écrasa la tête de ce serpent, le destructeur. Cette vie intérieure jaillit du plus profond de moi, pour répondre à tous les prêtres et professeurs opposants, et amena les écritures à ma mémoire afin de réfuter leurs arguments. À un autre moment, je vis le grand amour de Dieu, et fus rempli d’admiration devant son éternelle infinité. Je vis qui est rejeté par Dieu, et ce qui entre le royaume de Dieu ; et comment par Jésus, celui qui ouvre la porte avec sa clé éternelle, l’entrée à Son royaume fut donnée. Je vis la mort et comment elle passa sur tous les hommes, et opprima la semence de Dieu au-dedans de l’homme, et au-dedans de moi ; Je fus formé et recrée dans la semence, et c’est ce qu’était la promesse. Malgré ce progrès en moi, il semblait y avoir deux choses distinctes qui argumentaient en moi ; et des questions et des doutes se levaient dans mes pensées au sujet de dons et de prophéties, et je fus tenté une fois de plus de désespérer, la pensée d’avoir peut-être péché contre le Saint-Esprit me tracassait. Je me trouvais en état de grande perplexité et de trouble pendant plusieurs jours ; néanmoins, je m'abandonnai tout de même au Seigneur. Un jour ayant marché solitairement dehors puis étant revenu à la maison, je fus transporté dans l’amour de Dieu, seulement pour que je puisse admirer la grandeur de son amour ; et alors que j’étais dans cette condition, il ouvrit en moi par sa lumière et sa puissance à intérieur par lesquels je vis clairement que tout ce qui était fait et qui restait à faire, était fait par et pour Christ ; et de quelle façon il vainc et détruit ce tentateur, le diable, ainsi que toutes ses oeuvres, et qu'Il est au-dessus du diable ; et que toutes ces épreuves et ces tentations étaient bonnes pour moi et m’étaient envoyées par le Christ comme test pour ma foi. Le Seigneur me révéla ceci, afin que je puisse voir au-delà et au travers de ces épreuves et ces tentations.

Quand je vis que tout était fait par Christ la vie, ma foi vivante augmenta, et ma croyance était en lui. À n’importe quel moment,  si je perdais de vue ma véritable condition en Christ, ma croyance secrète tenait ferme et mon espérance me tenaient, comme un ancre au fond de l’océan ; ancra mon âme éternelle à son évêque, faisant nager mon âme au-dessus de la mer, du monde, là où sont les vagues mugissantes, les mauvaises températures, les tempêtes et les tentations. Mais  Oh ! C’est alors que je vis mes troubles, mes épreuves, et mes tentations plus clairement que jamais auparavant. Comme la lumière apparut,* tout ce qui était hors de la lumière fut révélé : les ténèbres, la mort, les tentations, les injustes et les impies ; tout fut exposé et vu dans la lumière. Après cela, un  feu pur apparu en moi ;** ensuite, je vis comment Christ agit comme le feu du fondeur, et comme le savon de potasse des foulons. Ensuite, le discernement spirituel me vint ; par lequel je discernai mes propres pensées, les murmures, et les soupirs ; ainsi que ce qui me voilait et qui m’ouvrait. Ce qui ne pouvait demeurer dans la patience, ni supporter le feu, dans la lumière, il se trouve que c'est les gémissements de la chair, qui ne pouvait s'abandonner à la volonté de Dieu.  Ce qui m’avait tellement voilé, c’est que je ne pouvais être patient dans les épreuves, les troubles, les angoisses ainsi que les perplexités ;  je ne pouvais me résigner à mourir par la croix, par la puissance de Dieu, afin que ce qui est vivant et ravivé puisse le suivre, et que ce qui pourrait embrouiller et voiler de la présence du Christ, dont l’épée de l’esprit retranche, et qui doit mourir, ne puisse pas être garder en vie. J’ai discerné les soupirs de l’esprit, qui m’ont ouvert l'entendement et fait intercession devant Dieu ; esprit en lequel est la véritable attente pour Dieu, pour la rédemption du corps, et de toute la création. Par cet esprit véritable, dans lequel se trouve le véritable soupir, j’ai vu les faux soupirs et les faux murmures. Par cet esprit invisible, j’ai discerné tous les faux témoignages, les fausses visions, et les fausses odeurs, qui étaient au-dessus de l’esprit, l'étouffant et l’affligeant ; et tous ceux qui étaient là, étaient dans la confusion et la tromperie, là où sont les fausses demandes et les fausses prières dans la duperie et de plus, dans cette nature et cette langue qui prend le saint nom de Dieu en vain, se vautre dans la mer égyptienne, et demande mais ne reçoit pas ; car ils détestent sa lumière, résistent au Saint-Esprit, tournent la grâce en excuse pour pouvoir continuer dans le péché, se rebellant contre le Saint-Esprit, et errant loin de la foi en laquelle ils devraient demander, et loin de l’esprit par lequel ils devraient prier. Celui qui connaît toutes ces choses dans le véritable esprit peut en témoigner. La lumière divine du Christ manifeste toutes choses, et le feu spirituel éprouve et  rompt toutes choses ;  Comme le Seigneur s'ouvrit à moi, je vis plusieurs choses ; car il m’a montré ce qui peut vivre dans son saint feu purifiant et ce qui peut vivre avec Dieu sous sa loi.  Il me donna de comprendre comment la loi et les prophètes étaient jusqu’à Jean ;  et comment le moindre dans le royaume éternel de Dieu est plus grand que Jean.  La pure et parfaite Loi de Dieu domine la chair afin de la garder avec ses œuvres imparfaites en dessous par la loi parfaite ; et la loi de Dieu, étant parfaite, répond au principe parfait de Dieu en tous et chacun.  Cette loi, les Israélites, les prophètes, et Jean étaient venus afin de l'accomplir.  Aucun ne connaît le donneur de cette Loi si ce n'est par l’esprit de Dieu ;  ni aucun ne peut vraiment lire ou entendre la voix de la Loi excepté par l’aide de l’esprit de Dieu.

** Venant de la Parole du Seigneur à l'intérieur en ce qui concerne la lumière qui apparaît : * Moi, je vous baptise d'eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu. Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point. Mat 3:11-12

Que celui qui peut le recevoir, qu’il le reçoive. Jean, qui était l'un des plus grands prophètes nés d’une femme, porta témoignage à la lumière qui était Christ, le grand prophète divin, la vrai lumière venant dans le monde qui illumines chaque personne ; afin qu’ils puissent y croire et devenir enfants de la lumière, et ainsi avoir la lumière de la vie, et ne pas être condamnés. Car la vraie croyance se tient dans la lumière qui condamne tout mal ; et le diable, qui est le prince des ténèbres voudrait nous attirer hors de la lumière, vers la condamnation. Ceux qui marchent dans cette lumière, viennent à la montagne de la maison de Dieu, établie au-dessus de toutes les montagnes, et à l’enseignement de Dieu qui leur enseignera ses voiesCes choses me furent révélées dans la lumière.

Je vis aussi les montagnes brûlés ainsi que les décombres, les chemins tortueux et raboteux être redressés et aplanis afin que le Seigneur puisse venir en son tabernacle. Ces choses se trouvent dans le cœur de l’homme ; mais, de parler de ces choses qui se trouvent à l'intérieur, semblait étrange aux rudes, aux malhonnêtes et aux montagneux.  Néanmoins, le Seigneur a dit : « Oh terre, écoute la parole du Seigneur ! »

Remarque voici la référence pour la comparaison avec l'expérience de Fox : Toute vallée sera comblée, Toute montagne et toute colline seront abaissées ; Ce qui est tortueux sera redressé, Et les chemins raboteux seront aplanis. Luc 3:5

La loi de l’esprit traverse la pensée, l'esprit et la volonté charnelle qui vivent en désobéissance et qui, à l'intérieur ne gardent pas la loi de l’esprit. Je vis que cette loi était le pur amour de Dieu qui reposait sur moi, et par laquelle je devais passer, bien que je fus troublé pendant que j’étais sous celle-ci.  Car je ne pouvais être mort à la loi mais plutôt par la loi, qui juge et condamne ce qui doit être condamné.  J'en ai vu beaucoup qui parlaient de la loi, qui n’ont jamais reconnu la loi comme étant leur pédagogue ;* et beaucoup qui parlaient de l’évangile du Christ, mais n'ayant jamais connu la vie et l’immortalité amenées à la lumière en eux par l’évangile. Vous, qui avez été sous cet enseignant et sous la condamnation de celui-ci, sachez ces choses ; bien que le Seigneur m'eut en ce jour révélé ces choses en secret, elles ont été depuis publiées par son esprit éternel, comme sur le toit de la maison. Et comme vous êtes amenés dans la loi, et à travers la loi pour y mourir, et être témoin de la droiture de la loi manifestée en vous, vous en viendrez par la suite à connaître ce qui doit être amenée dans la foi, et par la foi tiré de sous la Loi ; et demeurant dans la foi dont Christ est l'auteur, vous aurez la paix ainsi que l'accès à Dieu. Mais si vous regardez en dehors de la foi, et de ce qui pourrait vous garder dans la victoire, pour vous occuper de choses et de paroles charnelles, vous serez amenés sous le joug de la chair une fois de plus. Et la loi qui a mainmise sur la chair et le péché, de même que les oeuvres de la colère, et les œuvres de la chair réapparaîtront. La loi de Dieu a mainmise sur la loi du péché et de la mort ; mais la loi de la foi, ou la loi de l’esprit de vie qui est l’amour de Dieu, et qui vient par Jésus, (qui est l'accomplissement de la loi pour le salut de la droiture), vous rend libre de la loi du péché et de la mort. Cette loi de vie est inconnu de la pensée charnel des hommes ;  malgré tout, ils tenteront de vous d'attirer votre l’esprit vers la chair, et cela dans la servitude.  Par conséquent, vous qui connaissez l’amour de Dieu et la loi de son esprit, ainsi que la liberté qui est en Jésus-Christ, tenez bon en lui. Demeurez dans cette foi divine dont il est l’auteur en vous, et ne vous emmêlez pas avec le joug de la servitude.  Car le ministère de Jésus-Christ et son enseignement, apporte la délivrance et la liberté ; mais le ministère qui vient de l’homme, et par l’homme, et qui demeure dans la volonté de l’homme, vous conduit dans la servitude, sous l’ombre de la mort et des ténèbres.  De plus, nul ne peut être ministre de Jésus-Christ autrement que dans l’esprit éternel, qui fut bien avant que les écritures nous fussent apportés ; car s’ils n’ont pas Son Esprit, ils ne font pas partie de Lui. Bien qu’ils puissent avoir sa lumière pour condamner ceux qui la détestent, ils ne peuvent apporter l’unité et la communion dans l’esprit, à moins qu’ils soient en elle. Car la semence de Dieu est une pierre encombrante pour l'égoïste, le charnelle, le terre à terre, qui règnent dans leur propre compréhension et sa connaissance, qui doivent périr, et leur propre sagesse qui est diabolique. L’Esprit de Dieu est attristé, vexé, et opprimé par ce qui mène sous le joug de la chair ; et ce qui fait la guerre contre l’Esprit de Dieu doit être mortifié par Lui ; car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair, et ceux-ci sont contraires l’une à l’autre. La chair veut avoir sa liberté, et l’esprit veut avoir sa liberté ; mais l’esprit doit avoir sa liberté et non la chair,  Donc, si vous éteignez l’esprit, pour vous joindre à la chair, et en devenir ses serviteurs, alors vous êtes jugés et tourmentés par l’esprit ; mais si vous vous joignez à l’esprit, et servez Dieu dans cet esprit, vous avez la  liberté et la victoire sur la chair et ses œuvres.

*Jusqu'à ce que vous entendiez la voix du Seigneur et que vous la suiviez, le coeur moral de la Loi est votre Pédagogue, qui loi est aussi écrite dans le coeur de tout homme pour excuser ou accuser leurs actions, et par laquelle Dieu jugera tous les hommes. Rom 2:8-16. La Loi fait résonner les péchés que vous devez cesser, et vous incite à rechercher la grâce du Seigneur, que vous obtenez en venant à Christ, pour l'écouter silencieusement, l'entendre, et avec foi en celui que vous écoutez, et en lui obéissant. Paul nous dit plus loin : si (et quand) vous êtes conduis (commandés, ordonnés,) par l'Esprit, vous n'êtes pas sous la Loi, Gal 5:18. Voir l'Obédience est toujours requise pour en connaître plus.

Alors que vous obéissez aux commandements que vous entendez le Seigneur vous dire, vous croissez dans la vie de Dieu, jusqu'à ce que la Lumière paraisse dans votre coeur. Pierre explique cette montée de la Lumière : Et nous, nous entendîmes cette voix venue du ciel, étant avec lui sur la sainte montagne. Et [comme nous avons entendu la voix de Dieu de la sainte montagne venant des cieux] nous avons la parole prophétique la plus certaine [la parole dans votre coeur] ; à laquelle vous faites bien d'être attentifs, comme à une lumière qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour ait commencé à luire et que l'étoile du matin[Jésus] se soit levée dans vos coeurs. 2 Pi 1:18-19.

Donc, continuez à porter votre croix quotidiennement, la puissance de Dieu, par laquelle vous pouvez témoigner de tout ce qui doit être crucifié qui est contraire à la volonté de Dieu, et qui ne viendra pas dans son royaumeCes choses sont mentionnées ici et ouvert pour l'information, l'exhortation, et le réconfort des autres, tel que le Seigneur me les a révélées en ce jour. En ce jour, je me suis demandé pourquoi les enfants d’Israël murmuraient pour avoir de l'eau ou de la nourriture, alors que je pouvais avoir jeûné longtemps sans murmurer ou me tracasser pour des victuailles.  Mais quelquefois, je fus jugé car je n’étais pas content d’être sans eau et sans pain de vie afin que je puisse apprendre ce que sont la misère et l'abondance.

J’entendis parler d’une femme dans le Lancashire, qui avait jeûné pendant 22 jours et je voyageai pour aller la voir ;  mais lorsque j’arrivai, je vis qu’elle était en proie à une tentation. Après lui avoir dis ce que j’avais reçu du Seigneur,* je la laissai, son père étant de haute profession.  En passant, j’allai parmi les professeurs à Duckenfield et Manchester, où je demeurai un moment et leur déclarai la vérité. Il y en eut quelques uns qui furent convaincus, qui reçurent l’enseignement du Seigneur, par lequel ils furent confirmés puis demeurèrent dans la vérité. Les professeurs étaient dans une rage, plaidant tous pour le péché et l’imperfection ; ils ne pouvaient pas endurer d’entendre parler de perfection, ou d’une vie sainte et sans péché.  Mais la Puissance du Seigneur était au-dessus de tout ;  même s’ils étaient enchaînés sous les ténèbres et le péché, pour lequel ils plaidaient, et éteignaient la chose tendre en eux.

* Après lui avoir dis ce que j’avais reçu du Seigneur. De même que Jésus a seulement parlé que le Père lui a dit de parler, Fox ne parlait que les mots qu'il a entendu le Seigneur lui dire de parler, pas ses propres mots ; tous les ministres fidèles ne parlent seulement que ce qu'ils ont pour instruction de dire par l'Esprit juste avant de parler.

Vers ce temps-là, il y avait une grande rencontre de baptistes à Broughton, dans le Leicestershire, avec certains qui s’étaient séparés d’eux ; aussi des gens d’autres idées y allèrent, et j’y allai moi aussi. Il y vinrent pas beaucoup de Baptiste, mais beaucoup d’autre personnes étaient là ; et le Seigneur ouvrit ma bouche,* et sa vérité éternelle fut déclarée parmi eux, et la Puissance du Seigneur était au-dessus d’eux tous. En ce jour, la Puissance du Seigneur commença à se manifester. Je reçu de grande ouvertures dans les écritures, et plusieurs, dans ces régions de pays, furent convaincus et amené hors des ténèbres, à la lumière, et de Satan à Dieu ; ils reçurent sa puissance, et par elle, plusieurs furent debout à louer Dieu. Quand je raisonnais avec des professeurs et d’autre gens, certains étaient convaincus et maintenaient leur foi.

* le Seigneur ouvrit ma bouche. Jésus a dit : « Celui qui parle de par lui-même cherche sa propre gloire ;1 mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est vrai, et il n'y a point d'injustice en lui. » Jean 7:18

Pourtant, je subissais de grandes tentations et mes souffrances intérieures étaient lourdes à porter ;  mais je ne trouvais personne à qui parler de ma condition, excepté le Seigneur seul, vers qui je criais nuit et jour.  Je retournai à Nottinghamshire, où le Seigneur me montra que la nature de ces choses qui étaient destructrices dans le monde extérieur étaient aussi dans le cœur et l’esprit des hommes méchants : Les natures de chiens, porcs, vipères, Sodome, Égypte, pharaon, Caïn, Ismaël, Esaü, etc. Les natures de ceux-ci  je vis en dedans, même si les gens regardent en-dehors. Je criais au Seigneur disant : Pourquoi dois-je être dans cette condition, voyant que je n’ai jamais eu de penchant à commettre ces méchancetés.  Et le Seigneur répondit  : C’était nécessaire d’avoir un sens de toutes conditions, sinon, de quelle façon pourrais-je parler de ces conditions ? En ceci, je vis l’amour infini de Dieu. Je vis aussi qu’il y avait un océan de ténèbres et de mort ; mais un océan infini d’amour et de lumière, qui déborda au-dessus l’océan de ténèbres.  En cela, je vis aussi que l’amour infini de Dieu et j’eus de grandes révélations.  Comme je marchais par la maison de clocher dans la ville de Mansfield, le Seigneur me dit : « Ce que les gens piétinent doit être ta nourriture. » Et comme le Seigneur parlait, il me révéla que les gens et les professeurs piétinaient sur la vie, même sur la vie du Christ ;  ils se nourrissaient de paroles, et se nourrissaient les uns les autres avec des paroles, mais piétinaient la vie, et piétinaient le sang du fils de Dieu, ce sang qui était ma vie ;  et ils ont vécu dans leurs opinions arrogantes en parlant de lui. Il me sembla étrange au commencement, de devoir me nourrir de ce que les hauts professeurs avaient piétiné ; mais le Seigneur me le révéla clairement à moi par son esprit et sa puissance éternelles.

Alors, des gens de près et de loin vinrent me voir, et je craignais de me faire sortir par eux ; malgré tout, on me dit de leur donner des compréhensions et des révélations.  Un homme du nom de Brown avait de grandes prophéties et visions à mon sujet pendant qu'il était sur son lit de mort. Il parla ouvertement que j'allais devenir, par le Seigneur, un instrument pour son œuvre. Et en parlant des autres il dit qu’ils n’arriveraient à rien ; ce qui était déjà accomplit sur quelques uns qui étaient alors célèbres. Quand cet homme fut enterré, une grande œuvre du Seigneur vint sur moi, à l’admiration de plusieurs, qui pensaient que j’étais mort ; et beaucoup vinrent me voir durant cette période de quatorze jours.  Mon apparence avait beaucoup changé de même que mon corps, comme si mon corps avait été nouvellement formé ou changé.  Pendant que j’étais dans cette condition, un sens et un discernement me fut donné par le Seigneur. À travers ce discernement, je vis clairement que lorsque plusieurs personnes parlent de Dieu et du Christ, c’était le serpent qui parlait en eux ; mais ceci était difficile à accepter. Néanmoins, l’œuvre du Seigneur continua dans certains. Mes chagrins et mes troubles commencèrent à s’effacer, et des larmes de joie coulaient de mes yeux, alors je pouvais pleurer des larmes de joie nuit et jour pour le Seigneur, dans l'humilité et le coeur brisé. Je vis dans l’infini qui était sans fin des choses qui ne peuvent être murmurées, et la grandeur et l’infinité de l’amour de Dieu, qui ne peuvent être exprimer par des mots. Car j’étais passé par le même océan de ténèbres et de mort et par-dessus le pouvoir de Satan, par l'éternelle et glorieuse puissance du Christ ;  j’avais même été amené au travers des ténèbres qui recouvrent le monde entier, qui nous enchaîne tous, et nous enferme tous dans la mort. La même puissance éternelle de Dieu qui m’a amené à travers ces choses, était le même qui ébranla nations, prêtres, professeurs et gens. Alors, je pouvais dire que j’avais été à Babylone, Sodome, Égypte, et la tombe ; mais que par la puissance éternelle de Dieu j’en étais sorti, avait été élevé au-dessus, par son pouvoir dans la puissance du Christ. Et je vis la blanche récolte, et la semence de Dieu largement semée dans le sol, comme le blé s’étend en le plantant dans le sol, et il n’y avait personne pour le ramasser ; je devins triste à pleurer voyant l’absence de moissonneurs.  Un compte-rendu alla de l’avant à mon sujet que j’étais un jeune homme qui avait un esprit de discernement ; à ce temps, beaucoup vinrent à moi de loin et de près, professeurs, prêtres, et gens.  La Puissance du Seigneur apparu en moi, et j’eus de grandes révélations et prophéties, et leur parla des choses de Dieu, qu'ils écoutèrent avec attention et silence, et s’en allèrent et répandirent la renommée de mes enseignements. Mais le tentateur vint et s’installa en moi une fois de plus, me chargeant d’avoir péché contre le Saint-Esprit ; mais je ne pouvais pas dire en quoi.  Alors je me suis souvenu de la condition de Paul, de quelle façon il avait été amené au troisième ciel et vu des choses qui ne doivent pas être murmurées et comment un messager de Satan avait été envoyé pour le frapper. Donc, par la puissance du Christ, je surmontai aussi cette tentation.

En l’an 1648, j’étais assis dans la maison d’un ami a Nottinghamshire, (car par ce temps, la puissance de Dieu avait ouvert les coeurs de certains pour recevoir la parole de vie et de réconciliation), je vis une grande fissure travers de la terre, et une grande fumée suivant le long de la fissure, et après cette fissure, ce fut un grand tremblement de terre. C’était la terre dans le cœur des gens, qui était sur le point d'être ébranlée et tremblée avant que la semence de Dieu sorte de la terre. Et il en fut ainsi ; car la Puissance du Seigneur commença à les ébranler et nous commençâmes à avoir de grandes réunions, ainsi qu'une grande puissance également une œuvre de Dieu étaient parmi les gens, à l’étonnement des gens et des prêtres.

Il y avait une rencontre de prêtres et de professeurs à la maison d'un juge, et j’allai parmi eux.  Là, ils discutèrent comment Paul a dit qu’il n’avait pas connu le péché excepté par la loi, qui disait  : « Tu ne convoiteras point », et ils déclarèrent que c’était la loi extérieure parlée par Paul.  Mais je leur dis que Paul avait parlé après avoir été convaincu ; car avant il avait la loi extérieure en laquelle il avait grandi, quand il était dans la soif de la persécution ;  mais c’était la loi de Dieu dans son esprit* qu’il servait, et qui était en guerre contre la loi de ces membres ; car ce qui pour lui était la vie, se révéla être la mort. Alors, les plus sobres parmi les prêtres et les professeurs cédèrent, et consentirent que ce n’était pas la loi extérieure, mais celle qui est intérieure, qui montrait la convoitise intérieure dont Paul avait parlé après qu’il fut convaincu ; car la loi extérieure a vu l’action extérieure, mais la loi intérieure a vu la convoitise intérieure.

* Chaque homme a des lois morales de Dieu écrite sur son cœur. Et chaque homme sera jugé par les pensées de son esprit et de conscience, qui sont tous enregistrés dans l'homme. Il s'agit de la loi intérieure qui fait de chaque homme se sentir mal quand un homme se trouve ou vole, (à moins qu'il n'ait poêlé sa conscience avec trop de violations).

car quand les Gentils qui n'ont point de loi, font [obéissent] par instinct les choses contenues dans la loi, ces hommes qui n'ont pas la loi, sont une loi pour eux-mêmes, et elles montrent l'oeuvre de la loi, écrite dans leurs coeurs, leur conscience rendant en même temps témoignage, et leurs pensées s'accusant entre elles, ou aussi s'excusant. Ceci paraîtra au jour auquel Dieu jugera les secrets des coeurs des hommes par Jésus-Christ, selon mon évangile. Rom 2:14-16

Un homme est soumis à cette loi intérieure écrit sur son coeur jusqu'à son égoïste, mauvais esprit est crucifié sur la croix intérieure du renoncement de soi ; alors et alors seulement, un homme est mort à la loi. Puis un homme ne marche plus par son esprit charnel ou mal imagination ; plutôt que l'homme est conduit par l'Esprit dans quoi faire et quoi dire.

Après ceci, je retournai à Mansfield, ou il y avait une grande réunion de professeurs et de gens ; et je fus à prier ; et la puissance du Seigneur était si grande, que la maison semblait en être ébranlé. Après que j’eus terminé, certains des professeurs dirent, « Il en fut maintenant comme aux jours des apôtres, quand la maison fut ébranlé puis qu'ils y étaient. » Après que j’eus prié, un des professeurs voulu prier ; ce qui apporta une morbidité et un voile au-dessus d’eux. D’autre professeurs étaient fâchés avec lui, et je lui dis, « qu'il avait sur lui une tentation ». Alors il vint à moi, et désira que je prierais encore ;  mais je ne pouvais pas prier selon la volonté de l’homme.

(Note : Il a été « » par le Seigneur à prier avec les paroles le Seigneur lui a dit de prier et ces paroles, prononcés à partir de par l'Esprit, avaient le pouvoir de secouer la maison.)

Peu après, il y eut une autre grande réunion de professeurs et un capitaine nommé Amor Stoddard entra. Ils discutaient du sang du Christ. Et comme il discutaient à ce propos, je vis par l’ouverture immédiate de l’esprit invisible, le sang du Christ ; et je m'écriai parmi eux  : « Ne voyez-vous pas le sang du Christ ?  Voyez-le dans vos coeurs, aspergeant vos cours et consciences afin d'abandonner les oeuvres mortes pour servir le Dieu vivant. »  Car je l’ai vu, le sang de l'alliance nouvelle, comment il est venu dans le coeur. Cela étonna les professeurs, qui auraient voulu avoir le sang en dehors et non en eux. Mais le capitaine Stoddard fut touché et dit : « Laissez la jeunesse parler, écoutez la jeunesse parler. » quand il vit qu’ils essayaient de me dominer avec leurs grands mots.

Il y avait aussi une compagnie de prêtres qui étaient vus comme de tendres gens ; un de leurs noms était Kellet, et plusieurs autres gens aimables allèrent les écouter.  Je fus mû à aller après eux, et leur dis de s’occuper des enseignements du Seigneur au-dedans d’eux-mêmes.  Ce prêtre Kellet était contre les presbytères alors, mais plus tard après il en obtint un très grand, et devînt un persécuteur.

Après avoir eu quelques services dans ces régions, j’allai par Derbyshire dans mon propre comté, le Leicestershire, et plusieurs gens aimables furent convaincus. En passant là, je rencontrai une grande compagnie de professeurs à Warwickshire, qui priaient et criaient les écritures dans les champs.  Ils me donnèrent la bible et je l'ouvris au cinquième chapitre de Matthieu, où le Christ exposa la loi. Je leur ouvris l’état intérieur et extérieur ; sur cela, ils tombèrent dans un féroce argument et s’en allèrent mais la puissance du Seigneur gagna du terrain.

Ensuite, j’entendis parler qu'une grande réunion devait se tenir à Leicester pour un débat, il fut mentionné que presbytères, indépendants, baptistes et gens de prière communs seraient tous participants.  La réunion était dans une maison à clocher, et je fus mû par le Seigneur à y aller et être parmi eux. J’entendis leurs discussions et raisonnements, quelques uns sur les bancs, le prêtre à son pupitre, beaucoup de gens étant assemblés. Enfin une femme demanda une question au sujet de Pierre, ce que la naissance était à savoir, être né de nouveau de la semence incorruptible, par la parole de Dieu, qui vis et qui demeure à jamais. Le prêtre lui dit « je ne permet pas à une femme de parler dans l’église » même s’il avait permit à tout le monde de parler avant.  Alors, je me senti transporté comme lors d’un ravissement dans la puissance du Seigneur ;  je me levai et demandai au prêtre, « Appelles-tu cette endroit (la maison à clocher) une église ?  Appelles-tu cette multitude mixte une église ? » Car la femme avait posé une question et il aurait dû lui avoir répondu, ayant donné à chacun la liberté de parler. Mais au lieu de me répondre, il me demanda ce qu’une église était. Je lui dis que, l’église était le pilier et le terrain de vérité, faite de pierres vivantes, de membres vivants, une maison spirituelle, de qui le Christ était la tête ; mais qu’il n’était pas la tête d’une multitude mixte, ou d’une vieille maison faite de chaux, de pierres et de bois. Ceci les enflamma tous. Le prêtre descendit de son pupitre, et les autres sortirent de leurs bancs, et la dispute fut interrompu. Mais j’allai à une grande auberge et là, j’ai débattu sur le sujet de l’église avec les prêtres et les professeurs de toutes sortes, et ils étaient tous enragés. Mais je maintins la vraie église, et sa vraie tête au-dessus de leurs têtes à tous jusqu’à ce qu’ils se fatiguent et s’en aillent. Un homme semblait aimant, et semblait vouloir se joindre à moi ; mais bientôt il se tourna contre moi et se joignit à un prêtre, en plaidant pour le baptême des bébés, malgré qu'il eut été lui-même un baptiste auparavant ; alors, il me laissa seul.  Toutefois, plusieurs furent convaincu ce jour-là ; la femme qui avait demandé la question fut convaincue avec sa famille ; et la puissance et la gloire du Seigneur brilla sur tous.

Après cela, je retournai à Nottinghamshire encore une fois, et allai dans la vallée de Beavor.  En m’en allant, je prêchais la repentance, et plusieurs furent convaincus dans la Vallée de Beavor dans plusieurs villes ; car je restai quelques semaines parmi eux.  Un matin, comme j’étais assis auprès du feu, un grand nuage vint au dessus de moi et une tentation m’assaillit. Je restai assis tranquille.  Et il me fut dit : Toutes choses viennent par nature.  Les éléments et les étoiles vinrent sur moi de manière que je fus en quelque sorte couvert par tout cela.  Mais comme je restai assis et ne dis rien, les gens de la maison ne s'apperçurent de rien.  Et comme je restai assis en dessous et n’y prêtai aucune attention, un espoir vivant et une voix véridique s'éleva en moi et dit : Il y a un Dieu vivant qui a fait toutes choses. Immédiatement le nuage et la tentation s’effacèrent et la vie se leva au-dessus de tout ; mon cœur était content et je louai le Dieu vivant. Après quelque temps, je rencontrai des gens qui avaient une telle croyance, qu’il n’y avait pas de Dieu, mais que toutes choses viennent par nature. Et j’eus une grande dispute avec eux, les retournai, et en fis confesser plusieurs qu’il y a un Dieu vivant.  Ensuite, je vis que c’était bon que je sois passé par cet exercice.  Nous eûmes de grandes réunions dans ces endroits car la puissance du Seigneur jaillit dans ce côté du pays. En retournant à Nottinghamshire, j'y trouvai là une compagnie de baptistes dispersés et d’autres.  La puissance du Seigneur se forma fortement et en réuni plusieurs.  Après cela, j’allai à Mansfield et les environs. Dans Derbyshire, la grande puissance de Dieu se forma d’une manière merveilleuse.  À Eton, une ville près de Derby, il y avait une réunion d’amis, ou une telle puissance de Dieu apparu qu’ils en étaient grandement ébranlés, et plusieurs bouches furent ouvertes dans la puissance du Seigneur Dieu. Et plusieurs étaient mûs par le Seigneur à aller vers les maisons de clochers, vers les prêtres, et vers le peuple, afin de leur déclarer la vérité éternelle.  

Un jour alors que j’étais à Mansfield, il y avait une session des juges au sujet d’engager des serviteurs ; et il vint sur moi, de la part du Seigneur d'aller et de parler aux juges, afin qu’ils n’oppriment pas les serviteurs dans leur salaire. Alors je marchai vers l’auberge où ils tenaient leur session ; mais y trouvant là une assemblée affairistes, je n’entrai pas, mais je pensai revenir le matin suivant, alors que je pourrais avoir une opportunité plus sérieuse de discuter avec eux, croyant que ce n'était pas encore le bon moment.  Mais lorsque je revins le matin suivant, ils étaient partis, et je fus également frappé d'aveuglement de sorte que je ne pouvais pas voir.  Je demandai à l’aubergiste à quel endroit allaient être les juges ce jour là.  Il me dit qu'ils allaient tenir une session dans une ville située à huit miles de là. Et ma vue commença à me revenir ; j’allai et couru dans cette direction aussi vite que je pouvais. Quand j’arrivai à la maison, où eux, et leur nombreux serviteurs étaient, j’exhortai les juges de ne pas opprimer les serviteurs dans leurs salaires, mais de faire ce qui est droit et juste pour eux ; et j’exhortai les serviteurs à faire leur devoir, et servir honnêtement, etc.  Ils reçurent tous mon exhortation gentiment, car j’étais mû par le Seigneur à leur parler.

De plus, je fus mû à aller à plusieurs cours et maisons de clocher à Mansfield et autres endroits, pour les avertir de cesser l’oppression et les serments, de se détourner des tromperies afin de se tourner vers le Seigneur et agir dignement. Particulièrement à Mansfield, après que j'eus été à une cour là bas, je fus mû à aller et à parler à l’un des hommes les plus méchants dans le pays, un qui était un vulgaire ivrogne, un illustre maître de prostituées, et faiseur de rimes. Et dans la crainte du Dieu tout-puissant, je le réprimandai pour ses mauvaises voies. Dès que j'eus fini de parler et après l'avoir laissé, il me suivit et me dit qu’il avait été tellement frappé pendant que je lui parlais qu’il n’avait presque plus de force en lui.  Alors cet homme fut convaincu, se détourna de ses mauvaises voies, et demeura un honnête et sobre homme à la grande surprise des gens qui l’avaient connu auparavant. Ainsi l’œuvre du Seigneur alla de l’avant, et plusieurs se détournèrent des ténèbres afin d'aller vers la lumière, à l'intérieur de ces trois années, 1646,1647, et 1648.  Beaucoup de réunions d’Amis ; dans plusieurs endroits, furent alors réunis pour l’enseignement de Dieu, par Sa lumière, Son Esprit et Sa puissance ; car la puissance du Seigneur alla de l’avant à tous les jours de plus en plus merveilleusement.

Maintenant, j'arrivai en esprit, à travers l’épée flamboyante,* dans le paradis de Dieu. Toutes choses étaient nouvelles, et toute la création avait une autre odeur, différente d’auparavant, au-delà de ce que les mots peuvent exprimer.  Je ne connaissais rien à part la pureté, l'innocence et la droiture, étant renouvelé à l’image de Dieu par Christ Jésus. De sorte que j'en arrivais à l’état d’Adam, comme il était avant sa chute.  La création m’était ouverte ; et il me fut montré comment chaque chose avait reçu un nom, correspondant chacun à leur nature et vertu. Je me demandais si je devais pratiquer la médecine pour le bien de l’humanité, voyant que la nature et les vertus des créatures m’étaient ouvertes par le Seigneur. Mais je fus immédiatement enlevé dans l’esprit, pour voir dans un autre état ou un état plus constant que celui d'Adam dans son innocence, même dans un état en Jésus-Christ, qui ne devrais jamais faillir.** Et le Seigneur me montra, que ceux qui lui étaient fidèles, dans la puissance et la lumière du Christ, devraient en arriver à cet état dans lequel Adam se trouvait avant la chute. Dans lequel les œuvres admirables de la création, et les vertus de celle-ci doivent être connues, à travers les ouvertures de cette parole divine de sagesse et de puissance par laquelle ils furent crées.  Le Seigneur me conduisit dans de grandes choses, et de merveilleuses profondeurs me furent ouvertes, au-delà de ce que les mots peuvent déclarer ; mais comme les gens en viennent à l'assujettissement, et grandissent dans l’image et la puissance du tout-puissant, ils peuvent recevoir la parole de sagesse qui ouvre toutes choses, et en arriver à connaître l’unité cachée dans l’Être-Éternel.

*Ainsi il [Dieu]chassa l'homme [Adam et Ève hors du Paradis, du Jardin d'Éden], et plaça à l'orient du jardin d'Éden les chérubins et une épée flamboyante qui tournaient dans tous les sens, pour garder le chemin de l’arbre de vie. Gen 3:24

** Il y a deux étapes dans la perfection à travers la grâce de Christ : 1er) être élevé à l'état de perfection d'Adam et Ève dans le paradis, mais toujours susceptible de tomber dans la tentation, et 2e) être élevé à l'état d'union, une perfection éternelle, qui est incapable de tomber dans le péché ou dans la tentation. Stephen Crisp, un autre éminent premier Quaker, a écrit davantage sur ces deux étapes de la perfection :

Car vous savez tandis que le vase est remplit de colère, d'envie, ou d'injustice de toute sorte, ceux là ne sont pas encore prêt pour que la gloire de Dieu brille en eux. Quand cela est enlevé par le jugement ; et que Sion est libérée de l'oppression, alors la créature retourne à Dieu, un vase pur dans la droiture qui était avant la chute. Ainsi un homme ou une femme peut venir à l'état qu'adam était avant sa chute, un état sans péché. Il ne vont pas contre un tel jugement de Dieu, mais ils ont la paix avec Dieu, et la fraternité à l'intérieur de ce qui est pur, avant que le péché et la transgression ne furent. Ceux qui viennent à cet état, peuvent être piégés à nouveau ; comme l'a été Ève, et s'ils ne surveillent pas, ils pourraient être piégés à nouveau ; mais si ceux-là sont fidèles à la puissance qui les a racheté du péché, et que dans la puissance ils résistent à la tentation, alors ceux-là reçoivent le sceau de la vie éternelle en Christ Jésus, qui ne faillira jamais, même s'il était tenté, et viennent à un établissement en celui qui ne change jamais.

Voir la note à Galates 5:24 pour des détails supplémentaires sur les deux étapes de perfection.

Ainsi, je voyageai au service du Seigneur, comme il me conduisit. Quand je suis venu à Nottingham, le pouvoir tout-puissant était là parmi les Amis.  De là je suis allé à Clauson, dans le Leicestershire, dans la vallée de Beavor, et la grande puissance de Dieu apparut là aussi, dans plusieurs villes et villages où les Amis étaient réunis. Pendant que j’étais là, le Seigneur me révéla trois choses, apparentées à ces trois grandes professions dans le monde  : la médecine, la (soi-disant) religion, et la loi. Il me démontra que les physiciens ne possédaient pas la sagesse de Dieu, par laquelle la création vint à l'existence ; et ils ne connaissaient pas les bénéfices des choses crées, parce qu’ils étaient en-dehors de la parole de sagesse, par laquelle ils furent crées.  Et il me montra que les prêtres étaient en dehors de la foi véritable, que Christ est le véritable auteur de ; la foi qui purifie,  qui donne la victoire, et qui amène les gens à avoir accès à Dieu, par laquelle ils plaisent à Dieu ; le mystère de cette foi se trouve dans une conscience pure. Il m’a aussi démontré que les avocats se trouvaient en dehors de l'équité, de la vraie droiture, et en-dehors de la loi de Dieu, qui sont passé outre la première transgression, et au-dessus de tout péché, et qui ont répondu à l’esprit de Dieu qui était blessé et transgressé dans l’homme. Et que ces trois c'est à dire, les médecins, les prêtres, et les avocats, régnaient sur le monde sans avoir la sagesse, ni la foi, ni l'équité, et ni la Loi de Dieu ; L’un prétendant la guérison du corps, l’autre la guérison de l’âme, et le troisième, la protection de la propriété des gens. Mais j’ai vu qu’ils étaient tous sans sagesse, sans foi, et sans équité ni loi de Dieu.  Et comme le Seigneur me révéla ces choses, je senti que Sa puissance est au-dessus de tout, par lequel tous peuvent être réformés, si seulement ils voulaient l'accueillir et s’incliner devant lui.

Les prêtres peuvent être réformés, et amenés dans la vraie foi, qui est le cadeau de Dieu.  Les avocats peuvent être réformés, et amenés dans la loi de Dieu, qui répond à celle de Dieu, qui est transgressée en chacun, et qui l'amène à aimer son prochain comme lui-mêmes. Ceci laisse l’homme voir que s’il offense son voisin, il s'offense aussi lui-même ; et ceci lui enseigne à traiter les autres de la même façon qu’il voudrait être traité. Les physiciens peuvent être réformés, et amenés dans la sagesse de Dieu par laquelle toutes choses ont été faites et crées ; afin qu’ils puissent recevoir un juste savoir des choses crées, et comprendre leurs bénéfices qui ont été placées en elles par la parole de sagesse, par laquelle elles ont été faites et par laquelle elles sont maintenues. Beaucoup me fut montré concernant ces choses ;  comme tous étaient en-dehors de la sagesse de Dieu, et en-dehors de la droiture et sainteté dans laquelle l’homme avait été fait au début. Mais comme tous croient dans la lumière et marchent dans la lumière, avec laquelle le Christ a illuminé chaque homme, afin qu'ils puissent devenir enfants de la lumière et du jour du Christ. En son jour, toutes choses sont vues, visibles et invisibles, par la lumière divine du Christ, l’homme divin spirituel, par qui toutes choses ont été faites et crées.

Concernant les prêtres et les ministres, je vis que malgré qu’ils étaient dans la tromperie, et qu'ils agissaient par le pouvoir obscur sous lequel eux, ainsi que leurs gens, étaient maintenus, néanmoins ils n’étaient pas les plus grands trompeurs dont il est parlé dans les écritures, car ils n’étaient pas allés aussi loin spirituellement que ceux dont parlent les écritures. Mais le Seigneur me révéla qui étaient ces grands trompeurs, et jusqu'où ils peuvent progresser spirituellement ; même ceux qui sont allés aussi loin que Caïn, pour entendre la voix de Dieu, ceux qui sont sortis d’Égypte, et qui sont passé passé à travers la Mer Rouge, pour louer Dieu sur les bords de l’océan ; ceux-ci pouvaient parler par expérience des miracles et des merveilles de Dieu ; ceux qui avaient progressé aussi loin que Koré, Dathan, et leur compagnons ; ceux qui étaient allés aussi loin que Balaam, qui pouvaient parler la parole du Seigneur, qui entendit sa voix  et la connaissait, et reconnaissait son Esprit et pouvait voir l’étoile de Jacob, et la divinité de la tente d’Israël ; la seconde naissance, contre laquelle aucun empêchement ne pourrait empêcher. Ceux qui pouvaient tellement parler de leurs expériences avec Dieu, et néanmoins qui se détournèrent de l'Esprit de Dieu et de Sa parole, pour entrer dans l’opposition ; ceux-ci étaient et seraient les grands séducteurs, bien au-delà des prêtres. De même que, parmi les chrétiens, tels ceux prêchant dans le nom de Christ, performant des miracles, chasser les démons, et allant aussi loin qu’un Caïn, un Koré, et un Balaam dans les temps de l’évangile ; ceux-ci étaient et seraient les grands trompeurs. Eux, qui pourraient parler des expériences du Christ et de Dieu, mais qui ne vivent pas dans la vie de Dieu, ceux-ci sont ceux qui ont conduit la monde, qui avaient une forme de piété, mais en ont renié la puissance ; qui étaient intérieurement dévorés de l’esprit, et amenaient les gens dans cette forme de divinité, mais persécutaient ceux qui étaient dans la puissance, comme fit Caïn ; et couraient cupidement après l’erreur de Balaam, à travers la convoitise, aimant le salaire de l’iniquité, tout comme fit Balaam. Ces disciples de Caïn, Koré, et Balaam ont amené le monde, depuis les jours des apôtres à être comme un océan. Je vis que ceux-ci peuvent tromper maintenant, comme ils le firent par le passés, ‘mais il est impossible pour eux de séduire les élus, qui furent choisis par Christ, qui furent bien avant le commencement du monde,’ et avant que le trompeur soit ; mais d'autres peuvent être trompés dans leurs révélations et prophéties, en ne gardant pas leur pensées sur le Seigneur Jésus-Christ, qui ouvre et révèle aux siens.

Je vis l’état de ceux, prêtres et gens, qui lisent les écritures et crient beaucoup contre Caïn, Esaü, Judas, et les autres hommes corrompus des temps passés, mentionnés dans les écritures ; mais ne voient pas la nature de Caïn, Esaü, Judas, et d’autres, en eux-mêmes.  Ceux-ci ont dit, que c’était ‘eux, eux, eux,’ qui étaient les mauvaises gens ; appliquant toujours cela aux autres mais pas à eux-mêmes ; mais lorsque par la lumière et l’esprit de vérité, certains de ceux-ci en sont venus à voir en eux-mêmes, alors ils pourraient dire, « Moi, Moi, Moi », c’est moi qui était comme Ismaël, Esaü, etc. Car alors, ils ont vu la nature insensée d’Ismaël en eux-mêmes ; la nature de Caïn, d'Esaü, de Koré, de Balaam, et du fils de la perdition en eux-mêmes, s'assoyant au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu en eux. Alors je vis, que c’était l’homme déchu qui avait lu les écritures, et qui condamnait les autres avec ces natures dont nous avons mentionnées. Et ils fixèrent leur attention sur les Israélites récidivants, les appelant des chênes robustes, des grands cèdres, des boeufs gras de Bashan, des génisses sauvages,des vipères, des serpents, etc. Et les accusant, disant que c’était eux qui avaient fermé leurs yeux, arrêté leur oreilles, endurci leurs coeurs, et qu'ils étaient lent à entendre ; que c’était eux qui haïssaient la lumière, qui s’étaient rebellés contre elle, qui avaient étouffé l'esprit, qui l'avaient vexé et chagriné, marché avec mépris contre l’esprit de grâce, et tourné la grâce de Dieu en malice ; que c’était eux qui étaient intérieurement des loups voraces vêtus d'une peau de mouton ; et qu'ils étaient les puits sans eau, nuages sans pluie, arbres sans fruits, etc... Mais, quand ceux-ci qui furent occupés à trouver des fautes aux autres, et se croyant eux mêmes hors de tout blâme, ils pouvaient regarder en eux-mêmes, et avec la lumière du Christ chercher tout en eux, ils pouvaient voir ces conditions en eux-mêmes.  Alors, le cri n’était pas « lui » ou « eux » sont mauvais, mais « Je suis » et « nous sommes » dans ces conditions.

J'ai également vu comment les gens lisent les écritures de manière incorrecte et sans même les appliquer dûment à leurs propres conditions. Car quand ils lisent que la mort a régné d’Adam à Moïse ; que la loi et les prophètes étaient jusqu’à Jean ; et que le moindre dans le royaume est plus grand que Jean ; ils lisent ces choses comme si elles ne s’appliquaient pas à eux, (et les choses étaient vraies pour les autres), mais ils ne se tournent pas vers l'intérieur d'eux-mêmes afin d'y trouver la vérité de ces choses.  Comme ces choses me furent révélées, je vis que la mort avait régné sur eux de Adam à Moïse ; à partir du moment de l’entrée de la transgression, jusqu’à ce qu’ils en arrivent au ministère de la condamnation, qui restreint les gens au péché qui cause la mort. Quand le ministère de Moïse est franchi, le ministère des prophètes arrive à être lu et compris, lequel parvient à l’exemple des figures, des types, et des ombres jusqu'à Jean, le plus grand des prophètes né d’une femme ; de qui le ministère prépare la voie du Seigneur, en abaissant les montagnes exaltées, et en aplanissant les sentiers.  Comme on a franchi ce ministère, une entrée vient à être connue dans le royaume éternel. Je vis clairement, qu’aucun ne peut lire Moïse correctement, sans l’esprit de Moïse, par lequel il vit comment l’homme qui était dans l’image de Dieu au paradis, comment il a tombé, comment la mort est venue sur lui, et comment tous les hommes subissaient cette mort. Je vis comment Moïse reçut la loi pure, qui passa sur tous les transgresseurs ; et comment les bêtes nettoyées, lesquelles étaient figures et types, étaient offertes, quand les gens venaient dans la juste loi qui avait passé sur la première transgression. Moïse et les prophètes ont vu au travers des types et figures, et au-delà d’elles, et ont vu le Christ le grand prophète qui devait venir afin de les accomplir. Je voyais qu’aucun ne pouvait lire les paroles de Jean correctement, avec une véritable compréhension de celles-ci, à moins d'être dans le même esprit divin par lequel John les prononçait ; et par brillante lumière qui est envoyée de Dieu. Que par cet esprit leurs natures tordues puissent être ramenés à la droiture, leurs natures rudes puissent être attendris, et que l’homme puisse chasser de lui l'avarice et la violence ; et ceux qui avaient été hypocrites puissent en arriver à porter des fruits digne de la repentance, et que leur montagne de péché et de grossièreté puisse être nivelée, et leur vallée en eux soit remplie, afin qu’il y ait une voie aplanie de préparé pour le Seigneur en eux ; et alors, le moindre dans le royaume est plus grand que Jean. Mais tous doivent d’abord connaître la voix qui crie dans le désert de leurs coeurs, lequel par la transgression est devenu comme un désert. Ainsi, j'ai vu qu'il était facile de dire que la mort avait régné d’Adam à Moïse ; et que la loi et les prophètes furent jusqu’à Jean ; et que le moindre dans le royaume était plus grand que Jean ; mais aucun ne pouvait savoir comment la mort régna d’Adam à Moïse, etc. Sauf par le même Saint-Esprit dans lequel furent Moïse, les prophètes, et Jean. Ils ne pouvaient connaître le sens spirituel des paroles de Moïse, des prophètes, et des paroles de Jean, ni même voir leur chemin et leurs voyages ; encore moins pourraient-ils voir au-delà d’eux, et à la fin de ceux-ci dans le royaume, à moins qu’ils eussent l’Esprit et la lumière de Jésus ; non plus pourraient-ils connaître les paroles du Christ et de ses apôtres sans avoir son Esprit.  Mais comme l’homme vient par l’Esprit et par la puissance de Dieu à Christ, (qui accomplit les types, les figures, les ombres, les promesses, et les prophéties qui étaient pour lui), et qu'il est conduit par le Saint-Esprit dans la vérité et la substance des écritures, s’assoyant en lui qui en est l’auteur et la fin, alors les écritures sont lues avec profit et grand délice.

De plus, le Seigneur Dieu me laissa voir, quand je fus élevé à son image en droiture et en sainteté, et à l'état de paradis de Dieu comment Adam avait été fait comme une âme vivante ; et aussi à la stature de Christ, le mystère qui avait été caché depuis des âges et des générations ; ces choses sont difficiles à exprimer, et ne peuvent être supportées par plusieurs. Car de toutes les sectes de la (soi-disant) chrétienté avec qui j’ai parlé, je n’ai trouvé personne qui pouvait supporter de se faire dire que quiconque pouvait grandir à la perfection d’Adam, (ce qui est dans l'image de Dieu et de la droiture et sainteté dans lequel se trouvait Adam avant la chute), qui était propre, pur, et sans péché comme il l’était. Par conséquent, comment pourraient-ils être capables de supporter d'entendre dire que quiconque devrait grandir spirituellement à la mesure de la stature de la plénitude du Christ ; quand cela les effraie d’entendre que quiconque parviendra, pendant qu’il est sur la terre, à la même puissance et le même esprit qu'avaient les prophètes et les apôtres. Même si c'est la vérité absolue, que personne ne peut comprendre les écrits des apôtres correctement sans le même Esprit par lequel ils furent écrits.

 Le Seigneur Dieu me révéla par son pouvoir invisible, comment « chaque homme était illuminé par la lumière divine du Christ ». Je la vis briller travers tous, et que ceux qui croyaient en elle sortaient de la condamnation pour aller vers la lumière de vie, et devenaient ses enfants ; mais ceux qui la détestaient, et ne croyaient pas en elle, se trouvaient condamnés par celle-ci, même s’ils faisaient profession du Christ. Je vis ceci, dans les pures ouvertures de la lumière sans l’aide d’aucun homme ; je ne savais pas non plus ou la trouver dans les écritures ; même si après, en sondant les écritures, je la trouvai. Car je vis dans cette lumière et cet esprit qui existait déjà avant que les écritures soient données, et qui conduisirent les saints hommes de Dieu à les donner, afin que tous arrivent à cet esprit, s’ils voulaient connaître Dieu ou le Christ, ou les écritures correctement, cet esprit par lequel furent enseignés et conduit ceux qui les apportèrent.

Mais j’observai une lenteur et une pesanteur étourdissante sur le peuple, qui m’étonna ; car parfois, lorsque je me préparais à dormir, ma pensée révisait tout à partir du commencement,  en ce qui est d’éternité en éternité. Je vis que la mort allait passer au-dessus cet état de somnolence et d'appesantissement, et je dis aux gens qu’ils devaient venir à témoigner de la mort de cette lourde nature endormie, et pour cela, une croix dans la puissance de Dieu, afin que leurs pensées et cours puissent être sur les choses d’en haut.

Une fois, alors que je marchais dans les champs, le Seigneur me dit, ‘ton nom est écrit dans le livre de vie de l’agneau, lequel était avant la fondation du monde.’ et comme le Seigneur dit cela, je le cru et le vis dans la nouvelle naissance.  Quelque temps après, le Seigneur me commanda d’aller voyager dans le monde qui étaient comme un désert de ronces et d’épines. Quand je vins dans le pouvoir tout-puissant du Seigneur avec la parole de vie dans le monde, les gens se gonflèrent et firent un bruit comme un grand rugissement des vagues de l’océan. Les prêtres, les professeurs, les magistrats et le peuple, tous étaient comme un océan quand je vins afin de leur proclamer le jour du Seigneur et leur enseigner la repentance.

Je fus envoyé pour tourner les gens des ténèbres vers la lumière, afin qu’ils puissent recevoir le Christ Jésus ;  car à tous qui le recevraient dans sa lumière, je voyais qu’il donnerait le pouvoir de devenir (non pas d' être automatiquement, Jean 1, 5  :12) des fils de Dieu ; ce que j’avais obtenu en recevant le Christ. J’étais pour diriger les gens vers l’esprit, qui donnait ainsi les écritures, esprit par lequel ils pouvaient être conduits dans toute la vérité, et donc vers Christ et vers Dieu, comme les auteurs des écritures avaient été ceux qui leur ont parlées et écrits. J’étais pour les tourner vers la grâce de Dieu, et la vérité dans le cœur, qui vient par Jésus ; afin que par cette grâce ils puissent être enseignés, ce qui leur apporterait le salut, afin que leurs cours puissent être établis par elle, leurs paroles puissent être assaisonnées, et que tous en arrivent à savoir que leur salut est proche.  Car j’ai vu que le Christ était mort pour tous les hommes, était une offrande sacrificielle pour tous, et a éclairé tous les hommes et les femmes avec cette lumière divine et salvatrice ;  et qu’aucun ne peut être un vrai croyant, excepté ceux qui croient en la lumière.  Je vis que la grâce de Dieu, qui apporte le salut, était apparue à tous les hommes. et que la manifestation de l’esprit de Dieu avait été donnée  tous les hommes, afin qu’ils en profitent.  Ces choses, je ne les ai pas vues avec l'aide de l’homme, ni par la lettre, malgré qu’elles sont écrite dans la lettre ; mais je les ai vues dans la lumière du Seigneur Jésus-Christ, et par sa puissance et son esprit immédiats, comme l’ont fait les saint hommes de Dieu par lesquels les saintes écritures ont été écrites.  Pourtant je ne prenais pas les écritures à la légère, elles m'étaient très précieuses ; car j’étais dans cet esprit par lequel elles furent issues ; et quand le Seigneur me les révéla, je me rendis compte plus tard que j’étais en accord avec elles. Je pourrais parler encore de ces choses, et plusieurs volumes pourraient être écrits ; mais tout ceci ne suffirait pas pour déclarer l’amour, la sagesse, et la puissance de Dieu, en me préparant, m'ajustant, et me renseignant pour le service auquel il m’a désigné ; me laissant voir les profondeurs de Satan, d'une main, et me révélant, de l’autre, les divins mystères de son Royaume Éternel.

Lorsque le Seigneur Dieu et son fils Jésus-Christ m'envoyèrent dans le monde pour prêcher son évangile et son royaume éternel, j’étais heureux d’avoir été commandé de pointer les gens vers cette lumière, cet esprit, et cette grâce éternelle, par lesquels tous peuvent connaître leur salut et leur chemin vers Dieu ; même que cet esprit divin qui les voudrait tous conduire à la vérité, et qui, je savais avec infaillibilité ne les décevrait jamais.

Mais avec et par ce pouvoir divin et l'Esprit de Dieu, de même que la lumière de Jésus, j’étais pour amener les gens à sortir de leurs propres voies, pour se tourner vers Christ, la voie nouvelle et vivante ; à sortir de leurs églises, construites et rassemblées par des hommes, vers l’église en Dieu, l’assemblée générale écrite dans le ciel, de qui le Christ est la tête ; et de laisser les enseignants du monde issues des hommes, pour apprendre de Christ, qui est la chemin, la vérité, et la vie, de qui le Père a dit, ‘Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le ;’ et en-dehors de tous les cultes du monde, pour connaître l’esprit de vérité dans les parties intérieures, et pour être conduits par lui, afin qu’en cet esprit, ils puissent adorer le Père des esprits, qui les cherche pour l’adorer ; ceux qui n’adorent pas dans son esprit ne savent pas ce qu’ils adorent.  J’étais pour ramener les gens de toutes les religions du monde, qui sont en vain ; afin qu’ils puissent connaître la religion pure, visiter les orphelins, les veuves, et les étrangers, et se garder des taches de ce monde. Alors, il n’y aurait plus tant de mendiants ; la vue desquels a souvent chagriné mon cœur, ce qui dénote tant de dureté de cœur parmi ceux qui professent le nom du Christ. J’étais pour les ramener hors de toutes les communions du mondes, des prières et des chansons, qui se tenaient dans des formes sans aucune puissance, afin que leur communion puisse être dans le Saint-Esprit, l’Esprit éternel de Dieu ; afin qu’ils puissent prier dans le Saint-Esprit, chanter dans l’esprit, et avec la grâce qui vient par Jésus ; faisant une mélodie dans leurs cours pour le Seigneur, qui a envoyé son fils bien-aimé pour être leur sauveur, et faire briller son soleil divin sur tout le monde, et à travers eux tous ; et faire tomber sa pluie divine sur le juste et l’injuste, (comme tombe sa pluie extérieure, et son soleil extérieur brille sur tous), ce qui est l’amour inexprimable de Dieu pour le monde. J’étais pour ramener les gens des cérémonies juives, des fables païennes, des inventions et des doctrines venteuses des hommes, par lesquelles ils décevaient les gens, de telle et telle manière, de secte en secte ; et de toutes leurs pauvres étayages, avec leurs écoles et collèges pour fabriquer des ministres du Christ, qui sont en fait ministres de leurs propres fabrications, mais non pas du Christ ; et de toutes leurs images, croix, et aspersions d’enfants, avec tous leur (soi-disant) jours saints, et toutes leur vaines traditions,dont ils avaient eues depuis les jours des apôtres, dont la puissance du Seigneur était contre.  Dans la terreur et l’autorité de ce que j’étais mû à déclarer contre eux tous, et contre tous ceux qui prêchent et non gratuitement, à être celui qui n’avait pas reçu gratuitement du Christ.

De plus, quand le Seigneur m’envoya dans le monde, il me commanda de ne pas ‘enlever mon chapeau’ devant personne, haut ou bas ;  et je devais dire ‘tu et toi’ à tous les hommes et les femmes, sans aucun égard s’ils étaient riches ou pauvres, grands ou petits. Et comme je voyageais de haut en bas, je ne devais recevoir personne avec le « Bonjour », ou le « bonsoir », il ne m'était non plus permis de m’incliner ou de me gratter la jambe devant personne. Ceci fit rager les sectes et les professions. Mais la puissance du Seigneur me porta au dessus de tout cela dans sa gloire, et plusieurs en vinrent à se tourner vers Dieu en peu de temps ; car le jour céleste du Seigneur jaillit du ciel, et se répandit rapidement ; par la lumière duquel plusieurs arrivèrent à voir ou ils en étaient spirituellement.

Notes du rédacteur de ce site : En ce temps en Angleterre, les chapeaux étaient portés à l'église, le clergé prêchait à ce sujet, on le portait pour le dîner, et, cela comme règle plus générale que dans les temps modernes. Les quelques occasions où l'on enlevait le chapeau, étaient plus précisément des occasions de respect. Démontrer de la partialité pour certaines personnes est un péché, Jacques 2:9. Un fils doit toujours se découvrir devant son père, tous le monde se découvraient devant le Roi, et en présence de quiconque était de classe ou de position telle que la noblesse. Les quakers appelaient cela le « chapeau d'honneur », qu'ils ont refusés de donner aux hommes, y comprit les juges de la court ; en conséquence ils reçurent des amendes ou bien furent emprisonnés pour avoir refusés d'enlever leurs chapeaux en guise d'honneur. Ils n'enlevaient leurs chapeaux que pour prier comme un acte d'adoration. Ainsi ils renversaient le chapeau d'honneur que la société faisait à l'homme et refusait à Dieu, afin de de le rendre à Dieu et de le refuser à l'homme.

Du temps de George Fox, l’usage de « tu et toi », ( « thee and thou » en Anglais), était enseigné dans les écoles comme étant la manière correcte de s'adresser à la forme singulière. Les gens de basse classe étaient adressés au singulier, « tu et toi. »  Les gens de la haute classe voulaient être adressés au pluriel, « vous » afin de pouvoir être honorer.  Démontrer de la partialité pour certaines personnes est un péché, Jacques 2:9. Honorer les gens « importants » avec la forme du pluriel est ce que Dieu « a étendu dans la poussière ». Aujourd'hui, le « vous » est enseigné au singulier dans toutes les écoles ; ce n’est plus une forme d’honneur de s’adresser n’importe qui en tant que « vous ». Le « vous » à la place du « tu » est également disponible dans la majorité des traductions de la Bible,( en Anglais) qui sont disponibles aujourd'hui, y comprit la Nouvelle Version du Roi Jacques, (New King James Version.)

Mais Oh !  La rage qui possédait les prêtres, magistrats, professeurs, et gens de toutes convictions ; mais particulièrement les prêtres et les professeurs ; car bien que ‘tu’ a une seule personne était de mise, d’après leurs livres de grammaire, leurs règles de grammaire, et d’après la bible, malgré cela, ils ne pouvaient pas tolérer de l’entendre ; et parce que je ne pouvais enlever mon chapeau devant eux, cela les enragea tous. Mais le Seigneur me montra que cela n'était qu'un honneur terrestre venu d’en bas, qu'il jetterait dans la poussière et la souillure ; un honneur que recherche la chair fière, mais qui ne cherche pas l’honneur qui vient de Dieu seul. Cela n'était qu'un honneur inventé par les hommes dans la chute et l’aliénation à l'égard de Dieu, qui les offensait s’il ne leur était pas rendu ; pourtant ils s’attendaient à être regardés comme des saints, des membres d’église, de grands chrétiens ; mais Christ a dit, ‘Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez l’honneur les uns des autres, et qui ne cherchez pas l’honneur qui vient uniquement de Dieu ?’ Et moi Je (dit le Christ) ne reçois pas l’honneur des hommes.’  Montrant que les hommes ont un honneur qu'ils donneront et qui recevront, mais que Christ n’aura rien de cela. Ceci est l’honneur que le Christ ne recevra pas, et qui doit être répandu dans la poussière.  Oh ! Le mépris, la chaleur et la furie qui s’éleva !  Oh !  Les coups, les assauts, les raclées, et les emprisonnements que nous avons subis pour ne pas enlever notre chapeau devant les hommes ! Car ceci eut tôt d'éprouver la patience et la sobriété de tout homme, si petites furent-elles.  Quelques-uns eurent leurs chapeaux violemment arrachés de la tête et jetés au loin afin qu’ils soient perdus.  Le mauvais langage et diabolique traitements que nous avons reçus à ce sujet est difficile à exprimer, à part le danger dans lequel nous étions quelquefois de perdre nos vies à cause de cela, et souvent menacés ou blessés par les grands professeurs de la chrétienté, qui, par ceci, découvrirent qu’ils n’étaient pas de vrais croyants.  Et même si ce n'était que peu de chose à l’oeil de l'homme, quand même cela amena une merveilleuse confusion parmi tous les professeurs et les prêtres ; mais, béni soit le seigneur, plusieurs en vinrent à voir la vanité de cette coutume d’enlever son chapeau devant les hommes, et sentirent le poids du témoignage de la vérité contre cette coutume.

Autour de cette période, j’étais douloureusement habitué à aller dans leurs cours crier pour la justice ; en parlant et en écrivant au juges et magistrats d’agir justement ; en avertissant ceux qui tiennent des maisons d’amusement, de ne pas laisser les gens boire plus que ce qu'il leur fait du bien ; et en témoignant contre les veillées, les banquets, les amusements vulgaires, les sports, les jeux et les spectacles, qui entraînaient les gens à la vanité et au relâchement, et qui les éloignaient de la crainte de Dieu ; et les jours consacrés à la sainteté étaient habituellement ceux où ils déshonoraient Dieu le plus par ces choses. Également je fus envoyé dans les foires et dans les marchés pour déclarer contre leur marchandise trompeuse, les tricheries et la fraude ; les avertissant tous de commercer équitablement, de dire la vérité, de laisser leur oui être oui et leur non être non, et de faire aux autres comme ils voudraient qu’on fasse à eux-mêmes ; les prévenant du jour grand et terrible du Seigneur, lequel viendraient sur tous.  Aussi j’étais poussé à crier contre toutes sortes de musique, et contre les charlatans qui faisaient leurs trucs sur leurs estrades ; car ils accablaient la vie pure, et agitaient l’esprit du peuple à la vanité. J’étais aussi très actif avec les maîtres et maîtresses d’école, les avertissant d’enseigner aux enfants la sobriété dans la crainte du Seigneur, afin qu’ils ne soient pas élevés dans la légèreté, vanité, et et à la négligence de retenue. Je devais avertir maîtres et maîtresses, pères et mères, dans les familles privées, de prendre soin que leurs enfants et serviteurs puissent être instruits dans la crainte du Seigneur, et qu’ils devraient être des exemples et des modèles de sobriété et de vertu pour eux.  Car je voyais que comme les juifs enseignaient à leurs enfants la loi de Dieu, selon l'ancienne tradition, et qu'ils les entraînaient eux, ainsi que leurs serviteurs à cela (oui, même les étrangers devaient garder le sabbat parmi eux, et être circoncis, avant qu’il puissent manger de leurs sacrifices) ; donc, tous ceux qui ont fait profession de chrétienté devraient entraîner leurs enfants et leurs serviteurs dans la nouvelle alliance de lumière, Jésus-Christ, qui est le salut de Dieu jusqu’à la fin de la terre, afin que tous puissent connaître leur salut. Et ils doivent les entraîner dans la loi de vie, la loi de l’esprit, et la loi de l’amour et de la foi afin qu’ils puissent se libérer de la loi du péché et de la mort.  Et tous les chrétiens devaient être circoncis par l’esprit, ce qui nettoie le corps des péchés de la chair, afin qu’ils puissent venir manger du sacrifice divin, Jésus-Christ, cette vraie nourriture spirituelle, que personne ne peut manger à moins d'avoir été circoncis par l’esprit. De la même façon, je m'opposais aux astrologues, qui attiraient l’esprit des gens loin du Christ, l’étoile brillante du matin, et du soleil de la droiture, par lequel le soleil, la lune, et les étoiles, et toutes autres choses ont été faites, qui est la sagesse de Dieu, de qui la véritable connaissance de toutes choses est reçu.

*Les charlatans installés sur des tribunes, vendaient des cures et des remèdes qui n'avaient aucune valeur. George Fox dans ses écrits doctrinaux a écrit que la musique qui n'est pas pour la gloire et la louange de Dieu est une distraction. J'amplifierai cette déclaration en disant que la musique qui vous fait célébrer la beauté de la création, la louange à Dieu, ou bien votre amour envers vos frères les êtres humains est bonne ; mais la musique Chrétienne n'est pas agréable pour Lui, car elles proviennent de ceux qui ne le connaissent pas et elles reflètent de fausses doctrines.

Mais le noir esprit terrestre des prêtres blessait ma vie ; et quand j’entendais les cloches sonner pour appeler les gens à se rassembler à la maison de clocher, cela frappait ma vie ; car c’était tout juste comme une cloche de marché servant à rassembler les gens, afin que le prêtre puisse mettre sa marchandise à vendre.  Oh ! Les vastes sommes d’argent qui sont obtenues par le commerce de la vente des écritures, et par leurs prédications, à partir de l’évêque le plus haut jusqu'au prêtre le plus bas !  Quel autre commerce au monde peut s’y comparer ? Malgré que les écritures furent données gratuitement, le Christ a commandé à ses ministres de prêcher gratuitement, et les prophètes et les apôtres ont prononcé un jugement contre tous les usuriers cupides et les devins qu’on paie.  Mais dans cet esprit libre du Seigneur Jésus, qui donne gratuitement, j’ai été envoyé pour déclarer la parole de vie et la réconciliation gratuitement, afin que tous puissent venir à Christ, qui donne gratuitement, et nous renouvelle à l’image de Dieu, dans lequel étaient l’homme et la femme avant qu’ils tombent, afin qu’ils puissent s’asseoir dans les lieux célestes en Jésus-Christ.


 Notez et mesurez votre position en Christ comparée aux événements listés en bas et desquels on a témoigné en haut en détail  :

Ainsi se termine la conversion de George Fox, et ainsi commence le plus incroyable ministère sur dossier.  H.W. 

Note historique extrait de Vaillant pour la vérité :

La court du dernier roi Jacques, J'étais distingué par les extravagance dans l'habillement et les divertissements. Il m'a semblé, lorsque ce monarque fut transféré de son palais très peu meublé de Holyrood à ses luxueux quartiers en Angleterre, que son désire pour ses vêtements ainsi que son ornement personnel devint une parfaite frénésie. Ses courtisanes le suivaient à sa suite. Il en fut alors de même à l'accession du roi, Charles 1er, la même passion demeura. Portant ses cheveux long, des boucles débordantes, sa robe miroitante de bijoux, et odorant le parfum, le cavalier regardait avec dédain les cheveux étroitement coupé ras et la robe sobre de son voisin Puritain, et riait de lui en l'appelant Tête ronde. Ces deux noms devinrent par la suite le cris de rassemblement sur plusieurs champs de batailles sanglantes.

Alors que les hommes dépensaient ainsi leurs temps et leurs argents dans l'ornement de leurs personnes, le processus d'habillement d'une dame de la court était disait-on « tout aussi complexe et pénible que l'ajustement précis d'un vaisseau de guerre ». L'épouse d'un noble de la court de Charles, présentant à son époux une liste de ses désirs, déclare qu'elle se contentera d'une allocation de £6,000 par année pour ses propres besoins personnels, et £10,000 de plus pour des bijoux. (Ceci fut écrit en 1880, alors que £1000 est estimé à environ £ 10,000 de nos jours.)

Ceci n'était pas l'unique méchanceté de la journée. De telles excessives dépenses d'argents exigeaient des manières libérales, et le jeu, autant les hommes que les femmes, y recouraient comme leur poursuite favorite. De même que la corruption était intensivement pratiquée. Il y avait très peu de crime qui soit commit dont le juge ne pouvait pas être induit à pardonner, par des procédés de pot de vins libérales. Les usuriers ainsi que les prêteurs sur gage se multiplièrent à une vitesse alarmante ; et plusieurs demeures anciennes furent perdu par leurs propriétaires en raison de leur rythme de vie extravagante.

De fortes lignes de démarcations séparaient les différentes classes de la société. La noblesse regardait regardait de haut le marchant qui à son tour regardait avec dédain l'artisan. La coutume de s'adresser à eux était différente. Seulement un grand négociant pouvait placer le préfixe Maître ou Mr. devant son nom, et l'ajout de Esquire aurait jeter la court dans un tumulte. Le juge devait se nommer Très Honorable, le ministre Révérend, et le modèle entier était plein de compliments insignifiants. Parmi les gens de la campagne et les mécaniciens les pronom « tu » et « vous » étaient toujours d'usage, mais cela était considéré comme une grande insulte de s'adresser à une personne de rang supérieur de cette manière. Il était sensé incarner dans cette personne une conséquence de deux individus ordinaire ou plus.

Commentaire de l'Éditeur de ce Site : Ainsi ils exigeaient être adressé avec le « vous », et dans le cas contraire ils devenaient violent. Il est triste de constater qu'aujourd'hui le mot Révérend, [comme celui qui doit être révéré ou vénéré, qui signifie digne d'adoration] n'est que la risée des érudits astucieux, au lieu de la population entière. Comme pour ma part, Je ne m'adresserai jamais à un faux prophète, ni même à un vrai prophète en disant Révérend ; et un juge n'est pas digne d'être appelé Votre Honneur, encore moins le ridicule Très Honorable ; mais simplement Juge. Nous ne recherchons pas l'approbation des hommes, mais de Dieu ; et de s'adresser aux hommes avec des titres flatteurs, c'est rechercher leur approbation.

Prenez garde aux hommes qui voudraient avoir les premières places dans les assemblées et qui aiment à être saluer dans les marchés avec des titres tels que Révérend [qui signifie digne d'adoration], Frère, Ancien, Évêque, Soeur, Prophète, Prophétesse, Pasteur, Docteur, ou pire encore Père, Maître, etc.

Permettez-moi de ne pas montrer la partialité à l'homme, ni permettez-moi de donner des titres flatteurs à l'homme ; Car je ne sais pas comment donner des titres flatteurs ; si je le faisais, mon créateur bientôt emmenez-moi. Job 32:21-22

mais si vous faites acception de personnes, [faisant montre de partialité pour certaines personnes, en ne traitant pas tous le monde également] vous commettez le péché, et vous êtes condamnés par la loi comme transgresseurs. Jacques 2:9

Notes Historiques d'Amanda Bailey, es Manières Monstrueuses concernant l'habillement de l'époque parmi les riches :

L'inventaire de la garde robe d'Elizabeth Ier pour l'année 1600 répertorie 99 robes, 102 robes françaises, 67 robes à crinoline, 100 robes décontractées, 126 manteaux, 96 capes, et 26 éventails, ajoutées à la garde robe de son couronnement officiel, du Parlement, Commande de jarretière, et habillements de deuil. Dépeint par l'un de ses contemporains comme étant « un oiseau se pavanant dans son fantastique plumage », L'année de sa mort, Elizabeth possédait plus de trois mille robes. Les vêtements étaient importants pour la reine, et ce non seulement par passion. L'habillement était l'un des moyens primaires par lequel elle représentait son autorité. Alors que les Vêtements d'Elizabeth symbolisaient sa magnificence, les vêtements de ses sujets indiquaient leurs différentes positions sociales. Au début de l'Angleterre moderne, le rang-- jamais un ensemble abstrait de déterminations externes -- était représenté et constitué par le matériel, et l'habillement était l'une des formes prépondérante par laquelle les individus expérimentaient et exprimaient leurs sens des valeurs sociales. Alors que la phrase « l'habit fait l'homme » est devenu un cliché, à une période où le rang s'exprimait par sa « physionomie sociale » la revendication de l'habit fait l'homme avait de profondes implications.*

*Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus Christ soit exempte de toute acception de personnes. Supposez, en effet, qu'il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d'or et un habit magnifique, et qu'il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; si, tournant vos regards vers celui qui porte l'habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d'honneur ! et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marche-pied,ne faites vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l'inspiration de pensées mauvaises ? Jacques 2:1-4

<Prochain Chapitre >

La raison d'être de ce site internet est de montrer comment être
libéré du péché
en bénéficiant de la puissance transformatrice de Dieu par la croix,
menant à l'union avec Dieu dans son Royaume.