La Croix Manquante pour la Pureté


 

Le Journal de George Fox - 1648 - 1652 - Jeune Ministère <page 1 >


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Le matin d'un « Premier jour », je me rendis avec des Amis à une réunion à Nottingham. Lorsque j'arrivai sur le sommet d'une colline d'où l'on voyait la ville, j'aperçus la grande maison à clocher, et le Seigneur me dit : « Tu dois aller là-bas crier contre cette idole, et contre tous les adorateurs qui y sont rassemblés. » Je ne dis rien aux Amis qui m'accompagnaient et j'allai avec eux à la réunion, où la puissance du Seigneur se fit sentir parmi nous ; puis je me dirigeai vers la maison à clocher.

*Note du Rédacteur du Site : Le Seigneur a fait référence au bâtiment de l'Église, la maison à clocher, comme étant une grande idole. Une idole c'est quelque chose que les gens vénèrent ; quelque chose dont ils sont fiers. Le temple à Jérusalem fut le seul temple voulu ou commandé par Dieu. Les bâtiments d'églises, cathédrales, et tous ces monuments qui font la fierté des hommes n'ont pas été voulus par Dieu et sont méprisables à ses yeux, car le Très Haut ne demeure pas dans des demeures et des temples faites de mains d'hommes, Actes 7:48-9. Il souhaite demeurer en vous avec Christ dans son glorieux Royaume- après que vous soyez purifiés. Pour plus voyez Temple.

Quand j'y arrivai, l'auditoire me fit l'effet d'un champ en friche dont le prêtre, semblable à un gros morceau de terre, se tenait dans la chaire au-dessus d'eux. Il prit pour texte ces paroles de Pierre (2 Pierre, 1:19) : « Et nous tenons pour d'autant plus certaine la parole des prophètes, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à luire et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs. » Il dit ensuite aux gens qu'il s'agissait là des Écritures, que c'est par elles qu'ils se devaient d'éprouver toutes doctrines, toutes religions, toutes opinions. Alors, la puissance du Seigneur fut si puissante sur moi, et si forte en moi, que je ne pus la retenir, et je me sentis poussé à m'écrier : « Oh ! non, ce n'est pas par les Écritures ! » et je leur dis par quoi, c'est à dire, le Saint Esprit par Lequel, les hommes de Dieu reçurent les Saintes Écritures par lesquelles les opinions, les religions, ainsi que les jugements devaient être éprouvés ; car Il (le Saint-Esprit) conduit dans toutes vérités, et Il donne la connaissance de toute vérité. Les Juifs avaient les Écritures, et pourtant ils ont résisté à l'Esprit-Saint et ils ont rejeté le Christ, l'étoile brillante du matin. Ils ont persécuté Christ et ses apôtres, et ils ont prit sur eux d'éprouver leurs doctrines par les Écritures, mais ils se sont égarés dans leurs jugements, et leur examen a été faux, parce qu'ils l'ont fait sans le secours du Saint-Esprit. Tandis que je leur parlais, les gendarmes vinrent et m'emmenèrent. Ils me mirent dans une prison méchante et puante, l'odeur qui entrait dans mes narines et ma gorge, m'ennuyait vraiment beaucoup.

Note du Rédacteur de ce Site : Ainsi commencèrent les nombreuses persécutions souvent horriblement cruel de Fox et des Premiers quakers, dont les croyances différaient des religions protestantes établies de ce temps. Jean Calvin, fut le principale fondateur du Protestantisme, il eut une grande influence sur les Presbytériens, les Congrégationalistes, les Baptistes, et même les Luthériens. Calvin fit arrêter Michel Servet et il écrivit des charges d'hérésie contre lui, il témoigna contre lui lors de son procès ; Le crime de Servet fut d'avoir renier le soutient scripturaire au sujet de la trinité et du baptême des enfants. Les accusations et l'arrestation de Servet par Calvin, conduisit Servet à être brûlé au bûcher. Calvin mena également trente quatre femmes à être brûlées au bûcher pour sorcellerie, accusée d'être responsables de la peste, tandis qu'à Genève un autre dénombre les crédits de sa théocratie à 58 sentences de mort. Calvin justifie l'exécution des hérétiques, en écrivant : « Quiconque maintiendra que tort a été fait aux hérétiques et aux blasphémateurs à cause de leur châtiment, deviendra lui-même complice de leurs crimes, et coupables tout autant qu'eux. Ici, il est nullement question de l'autorité de l'homme ; c'est Dieu qui parle, et il est clair qu'il gardera cette loi dans l'église et ce, jusqu'à la fin du monde. Pourquoi exige t-il une si extrême sévérité, si ce n'est pour nous montrer que l'honneur qu'il lui est dû ne lui est pas rendu, ainsi nous n'épargnerons ni famille, ni le sang de personne, et nous oublierons toute humanité lorsqu'il est question de combattre pour sa gloire. » Les excuses que donnait Calvin pour verser le sang et oublier toute humanité s'adressaient aux nombreux autres Protestants qui tuaient eux aussi des hérétiques (l'excuse de dire : tout le monde faisait ainsi ; est-il mieux de dire : tous les grands hommes de Dieu ? étaient alors des meurtriers.).

La théologie puritaine de Calvin affecta les presbytériens, les baptistes, et les puritains indépendants, [congrégationalistes]. Même Luther fut influencé par Calvin. Les puritains étaient déjà une influence forte dans le gouvernement dans l'ensemble de l'Angleterre, et eurent tôt fait de s'emparer de la couronne dans leur guerre civile du parlement puritains contre le roi avec ses partisans royalistes. Avec leur fondateur préconisant le meurtre de ceux qui étaient en désaccord avec ses vues religieuses, les Puritains étaient prédisposés à tuer, emprisonner, et voler les Quakers.

Un autre principal fondateur du protestantisme fut Martin Luther, qui était remplis de haine envers les juifs. Initialement, Luther préconisait la bonté à l'égard des Juifs, mais uniquement dans le but de les convertir au Christianisme : ce que l'on appelait Judenmission (La mission juive). Quand ses efforts pour les convertir eurent échoué, il devint de plus en plus acerbe envers eux. Ses principales oeuvres portant sur les Juifs furent un traité de 60,000-mots Von den Juden und Ihren Lügen (Aux Juifs et Leurs Mensonges), ainsi que Vom Schem Hamphoras und vom Geschlecht Christi (Au Saint Nom et à la Lignée de Christ) — réimprimé cinq fois de son vivant — tout deux écrit en 1543, soit trois ans avant sa mort. Il soutenait que les Juifs n’étaient plus le peuple élu, mais qu’ils étaient  « le peuple du diable ». Qu’ils étaient « ignobles, un peuple de débauche, que ce n’est pas un peuple de Dieu, et que leur fanfaronnade au sujet de leur lignage, leur circoncision, et leur loi devait être considérée comme de la souillure. Leur synagogue, c’est une femme souillée, oui, une incorrigible prostituée et une salope du diable… et les Juifs sont remplis d’excréments du diable… dans lesquels ils se vautrent comme des pourceaux. » Il soutenait, que leurs synagogues devaient être brûlées, leurs livres de prières Juifs détruits, leurs rabbins interdits de prêcher, de saisir leurs propriétés et argent, démolir leurs maisons, et de veiller à ce que ces « vers envenimés de poisons » soient placés aux travaux forcés ou expulsés pour toujours. » Il semblait également recommander leur meurtre en écrivant « Nous sommes fautifs de ne pas les tuer. »

Luther créa aussi la nouvelle doctrine protestante du salut instantané, en critiquant et en outrepassant les livres des hébreux, Jude, Esther, Jacques, et d'Apocalypse ; sa doctrine prétendait que quiconque croyait en Jésus était sauvé, qu'il était un saint, et un fils de Dieu, indépendamment de leur comportement ultérieur. Peu de temps après, des despotes religieux inspirés par Luther tuèrent 100,000 personnes de la noblesse et catholique romains dans la Guerre des Paysans en Allemagne. Les anglicans, (épiscopaliens), furent fondés par le roi Henry VIII qui a tué 72,000 personnes, catholique pour la plupart. Être brûlé, décapité, et pendu était le sort réservé à ceux qui étaient en désaccord avec les doctrines de la secte épiscopale.

Plusieurs persécutions Catholiques Romaines furent justifié par le fameux Saint?, Augustin : « Pourquoi... l'Église ne devrait-elle pas utiliser la force pour contraindre ses fils égarés à revenir, si des fils perdus en contraignent d'autres à leurs destructions ? » - Un exemple classique de la fin qui justifie les moyens, faisant perdre de vue le principal commandement de Christ « aimez vos ennemis », et non pas les détruire. Un autre soi-disant saint?, Thomas d'Aquin écrivit : « Au sein de l'Église, on a cependant de la miséricorde en vue de la conversion des égarés, c'est pourquoi elle ne le condamne pas immédiatement, mais « après la première et la deuxième remontrance », comme l'enseigne l'Apôtre : après cela, si l'égaré s'obstine toujours, l'Église n'espérant plus sa conversion, recherche la salut des autres, en l'excommuniant et en le séparant de l'Église, et en outre le livrant au tribunal séculier pour être ainsi exterminé du monde par la mort.»

Ces saints vénérés ignorent la réponse du Christ à ses disciples lorsque ceux-ci souhaitaient punir le peuple qui ne voulaient pas l'écouter, Il les réprimanda sévèrement en disant : « Vous ne savez pas quel esprit vous inspire de telles pensées ! » Si quelqu'un viole les normes de l'église, (pécher), il est sensé être repris par un, alors par deux ou trois, et alors censuré par le corps des croyants, - et s'il refuse de se repentir de son erreur, il est supposé être expulsé et évité - non pas tué, ni emprisonné, ni torturé, ni perdre sa propriété.

Ainsi la scène était en place pour ce que Fox appelait « la plus brutale génération de persécuteurs religieux dans l'histoire de la terre », tous dirigés vers les Quakers qui ne se sont jamais défendus, jamais vengés, qui ont priés pour leurs persécuteurs, et raisonnés avec eux — mais qui n'ont jamais protestés si opposés aux cinq différent gouvernements au pouvoir durant leurs persécutions. Bienheureux sont ceux qui sont persécutés à cause de la droiture : car c'est à eux qu'appartiennent le royaume des cieux ; et aussi ils le reçurent. Dix- milles Quakers furent emprisonnés ; un millier fut tué en prison ou assassinés par des foules de protestants en colère ; des dizaines de milliers eurent leurs propriétés saisies ; et plusieurs centaines furent bannis de leurs pays.

Mais ce jour-là, la puissance du Seigneur résonna tellement à leurs oreilles, qu'ils furent étonnés par la voix, et pendant quelque temps, ils ne purent la faire sortir de leurs oreilles ; ils étaient tellement atteint par la puissance du Seigneur dans la maison à clocher. Le soir, on m'emmena devant le maire, les conseillers et les shérifs de là ville. Quand je fus amené devant eux, le maire était irrité et d'humeur maussade et irritable ; mais la puissance du Seigneur le tranquillisa. Ils m'examinèrent à fond ; et je leur dis comment le Seigneur m'avait mû à venir. Au bout de quelques minutes d'entretien entre eux et moi, ils me renvoyèrent en prison. Un peu plus tard, le shérif principal, dont le nom était John Reckless, me fit venir dans sa maison. Lorsque j'entrai, sa femme vint à ma rencontre dans le corridor et dit : « Le salut est entré dans notre maison. » Elle me prit par la main, et la puissance du Seigneur Dieu était grandement à l'œuvre en elle, et son mari, ses enfants et ses domestiques furent beaucoup changés. Je logeai chez eux, et nous eûmes de grandes réunions dans sa maison. Des gens de haute condition mondaine vinrent, et la puissance du Seigneur apparut éminemment parmi eux. Ainsi ce shérif fit appeler l'autre shérif, qui était son associé ainsi qu'une femme avec laquelle ils avaient été en relations d'affaires ; et il lui dit qu'ils lui avaient tous deux fait tort dans ses affaires et qu'ils devaient réparer ce tort. Il disait cela gaiement. L'autre shérif nia, et la femme dit qu'elle ne savait rien de cette affaire. Mais le bon shérif insista, affirma que l'autre savait fort bien à quoi s'en tenir ; et ayant expliqué ce dont il s'agissait et évalué le tort fait à la femme, il lui restitua son dû et exhorta son associé à en faire autant. La puissance du Seigneur était avec ce bon shérif et opéra en lui un grand changement, et il eut de grandes révélations. Le jour du marché suivant, alors qu'il marchait avec moi dans la chambre, dans ses pantoufles, il dit, « Je dois aller au marché, et prêcher la repentance aux gens. » En conséquence, il alla en pantoufles au marché, et dans plusieurs rues, et prêcha au peuple la repentance. Plusieurs autres dans la ville furent également mus à parler au maire et aux magistrats, et aux peuple, les exhortant à se repentir.

Sur quoi les magistrats furent très irrités ; ils me firent chercher chez le shérif et me remirent dans la prison commune. Quand vint le jour des Assises, une personne fut mue d'y aller et offrit de prendre ma place, son corps en échange de mon corps, et oui, sa vie aussi. Mais avant que je puisse être amené devant le juge, le juge avait quitté parce que l'homme du shérif avait mit trop de temps à m'amener à la maison des cessions. Je compris que le juge était offensé de m'avoir manqué, et dit, « Il aurait exhorté un jeune, s'il avait été amené devant lui » ; car je fut alors conduit en prison par le nom d'un jeune. Ainsi, je retournai de nouveau en prison, et placé dans la cellule commune. La puissance du Seigneur était à l'œuvre parmi les Amis ; mais les gens commencèrent à se montrer grossiers et le gouverneur du château envoya des soldats pour les disperser. Mais, les prêtres et le peuple étaient étonnés de la merveilleuse puissance qui se déployait ; plusieurs des prêtres furent touchés, et quelques-uns rendirent témoignage à la puissance du Seigneur.

Après avoir été relâché de la prison, j'ai travaillé comme auparavant à l'œuvre du Seigneur. En arrivant à Mansfield Woodhouse, je vis une femme démente entre les mains d'un docteur ; elle avait les cheveux dénoués et il était sur le point de la saigner, après l'avoir liée ; beaucoup de gens étaient autour d'elle, la retenant violemment ; mais il ne parvenait pas à la saigner. Je les priai de défaire ses liens et de la laisser tranquille, car ils n'avaient aucune puissance sur son esprit, siège de la maladie qui la tourmentait. Ils obéirent. Alors mû par l'Esprit de Dieu je lui parlai et lui commandai au nom du Seigneur de se calmer, ce qu'elle fit. Quelque temps après elle fut guérie, et plus tard elle reçut la vérité et y persévéra jusqu'à sa mort. Beaucoup de choses grandes et merveilleuses furent accomplies par la puissance céleste, en ces jours-là.Et le Nom du Seigneur fut honoré ; celui à qui appartient la gloire de ses oeuvres.

Après avoir été relâché de la prison de Nottingham, où on m'avait gardé prisonnier pendant un bon moment, je voyageai à nouveau comme auparavant, dans l'oeuvre du Seigneur. En arrivant à Mansfield Woodhouse, je vis une femme démente entre les mains d'un docteur ; elle avait les cheveux dénoués et il était sur le point de la saigner, après l'avoir liée ; beaucoup de gens étaient autour d'elle, la retenant violemment ; mais il ne parvenait pas à la saigner. Je les priai de défaire ses liens et de la laisser tranquille, parce qu'ils ne pouvaient pas toucher l'esprit en elle par lequel elle était tourmentée. Aussi, ils la détachèrent ; et je fut mû par l'Esprit de lui parler, et dans le nom du Seigneur lui offrit de se taire et de rester tranquille ; et elle fit ainsi. Et la puissance du Seigneur ramena ses esprits et elle fut rétablie. Par la suite elle reçu la Vérité, et y demeura jusqu'à sa mort ; et le nom du Seigneur fut honoré ; Lui à qui la gloire de toutes ses oeuvres appartiennent. Plusieurs grandes et merveilleuses choses furent produite par la puissance céleste en ces jours ; car le Seigneur fit découvrir son bras omnipotent, et manifesta sa puissance au grand étonnement de plusieurs ; À travers la vertu curative de sa puissance, beaucoups furent guérit de leurs maladies graves, et les démons furent amenés à se soumettre à  son nom ; dont certains exemples qui pourraient être donnés, sont au delà de ce que cet âge incrédule est capable de recevoir ou de supporter. Que soit béni pour toujours le nom du Seigneur, et puisse t-il être honoré à jamais, et au dessus de toute exaltation et d'amplitude par son bras puissant et glorieux par lequel Il a accompli glorieusement : Que l'honneur et la louange de tous ces oeuvres soit à Lui seul.

Pendant que j'étais à Mansfield Woodhouse, je fus poussé à aller dans la maison à clocher, un Premier-jour, en revenant de la réunion de Mansfield, et à annoncer la vérité aux prêtres et aux fidèles ; mais ceux-ci tombèrent sur moi avec furie, me renversèrent et faillirent m'étouffer ; je fus cruellement battu et meurtri par les coups qu'ils m'assénaient avec leurs mains, leurs Bibles et leurs cannes. Alors ils me traînèrent dehors, bien que je pouvais à peine me tenir debout ; et ils me mirent au pilori pendant quelques heures ; ils apportèrent alors des cravaches et des fouets, menaçant de me battre, et me jetèrent des pierres. Au bout de quelque temps, ils m'amenèrent devant le juge, dans la maison d'un chevalier, où se trouvaient beaucoup de personnes de rang élevé, qui, voyant combien j'avais été maltraité, après beaucoup de menaces, me remirent en liberté. Mais ces gens brutaux me chassèrent à coups de pierres, et me menacèrent de leurs pistolets pour leur avoir annoncé la parole de vie. Je pouvais à peine me tenir debout et bouger par suite des mauvais traitements que j'avais subis ; cependant, j'arrivai, au prix de grands efforts, à m'éloigner de la ville d'environ un mille ; là, je rencontrai des personnes qui me donnèrent un remède pour me soulager ; car j'avais des contusions internes ; mais la puissance du Seigneur fut sur moi et me guérit. Ce jour-là, quelques personnes crurent à la vérité du Seigneur, et obéirent à Sa loi, ce dont je me réjouis.

*Commentaires de l'Éditeur de ce site :¸Être convaincu, signifie être devenu certain de la voie nécessaire pour le salut ; non recevoir le salut en soi. Toutes les personnes nouvellement convaincus avaient été des lecteurs dévots de la Bible, professés que Jésus était le ils de Dieu, avaient été baptisés, assistés aux services de sectes, etc. ; mais ils étaient toujours captifs du péché, et savaient qu'il devait y avoir une voie pour devenir affranchis même du désir de péché. Quand ils entendirent la voie proclamés pour devenir pur, pour devenir libres du péché, leurs coeurs porta témoignage à la Vérité ; ainsi ils se joignirent aux autres cherchant à devenir libres du péché, en attendant en silence d'entendre l'Enseignant intérieur, pour lui obéir, et de recevoir sa grâce transformatrice qui les enseignent à renoncer à l'impiété et convoitises mondaines, et comment vivre sobrement, droitement, vie pieuse dans leur monde alors ; et être rachetés de toute iniquités, et purifiés- et pour avoir alors un zèle pour les bonnes oeuvres énergisés et commandés par Dieu. Ce processus, de convaincre pour la pureté, nécessite d'eux qu'ils continuent à travailler à leur salut avec crainte et tremblement. Parce qu'ils tremblèrent dans la présence du Seigneur oeuvrant sur leurs coeurs, leur montrant leurs péchés, les convainquant des secrets dans leurs coeurs, ils tremblaient - ou quaked - ainsi ils devinrent connus comme étant les Quakers.

Ainsi je parti de Nottinghamshire vers Leicestershire, plusieurs Amis m'accompagnèrent. Il y avait quelques Baptistes dans ce pays, avec qui je désirais avoir rencontre afin de parler, parce qu'ils s'étaient séparés de l'adoration publique. Ainsi Oats, un de leurs chefs enseignants, et les autres qui étaient à leur tête, également accompagné de plusieurs, vinrent nous rejoindre à Barrow, où nous avons discuté avec eux. L'un d'entre eux déclara, “ce qui n'est pas de la foi, est péché.” Sur cela je leur demandai, qu'est-ce que la foi ?  et comment fût-elle crée dans l'homme ? Mais ils se détournèrent du sujet, et parlèrent de leur baptême dans l'eau. Alors je leur demandai, si leur montagne de péché avait été réduite, et si elle avait diminuée en eux ? Et si leurs voies rudes et tordus étaient redressés et aplanit en eux ? Ils regardèrent dans les écritures afin d'y trouver la signification extérieure de montagnes et de voies ; Mais je leur ai dit qu'ils devaient trouver cela dans leurs propres coeurs ; mais ils semblaient ne pas comprendre. Nous leur avons demandé, qui avait baptisé Jean le Baptiste ? qui baptisa Pierre, Jean, et le reste des apôtres ? Et nous leur avons demandé de prouver cela par les écritures, que ceux-ci furent baptisés dans l'eau : mais ils restèrent silencieux.

Commentaires de l'Éditeur de ce site : Au début de la première Église, ils (en particulier Pierre) maintenaient la circoncision des Juifs, la loi diététique, et des rites juifs de la purification par l'eau — connu par les chrétiens comme étant le baptême d'eau de Jean. pierre força même ces pratiques sur les Gentils (les Nations), jusqu'à ce que : le Saint-Esprit le corrigea sur la nourriture, Paul le corrigea, et le conseils des Apôtres émis différente ligne de conduite pour les Gentils (les Nations). Puisque Christ et Jean le Baptiste parlèrent d'un meilleur baptême, ce baptême fut éliminé plus tard des pratiques chrétiennes et la foi maintint un seul baptême, le baptême de feu ou du Saint-Esprit.

Jean a dit : Moi, je vous baptise d'eau pour la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales : lui vous baptisera de l'Esprit Saint et de feu. : Mat 3:11
Jésus a dit : car Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, vous serez baptisés de l'Esprit Saint, dans peu de jours. Actes 1:5
Paul a dit : Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, Éph 4:4-5. En clair, tout comme il n'y a pas plusieurs Seigneurs, il n'y a pas plusieurs baptêmes.

Paul encore : Car Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour prêcher l'évangile : 1 Cor 1:17.

En clair, le seul baptême dont on a besoin est le feu du Saint-Esprit, qui circoncit le coeur, en faisant tomber le péché et l'iniquité, et en dépouillant du corps la mort et les péchés de la chair de sorte que nous sommes sans péché. D'ailleurs à être évité comme rituel non nécessaire, le baptême d'eau n'est pas nocif, à moins que vous pensiez que d'une manière ou d'une autre cela vous rend juste, de ce fait vous empêchant de chercher la droiture, ce qui est la commande la plus prioritaire de Christ « Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et Sa Droiture. »

La plupart des sectes ont le baptême aussi comme un sacrement, ou simplement le baptême infantile, normalement pour frais bien sûr (suivre l'argent). Il n'y a pas du tout de base scripturale pour ce baptême. Cela est dérivé d'une base erronée que l'on doit être baptisés dans l'eau pour être sauvé et qu'en conséquence cela s'applique aussi aux enfants. Dieu n'est pas inéquitable pour bannir un enfant, qui n'a pas été aspergé d'eau, et embrasser un autre qui aurait été aspergé ou immergé— cela ferait de Lui un Dieu qui juge selon un rituel ou une formalité ridicule, totalement sans équité ni justice. Elles supposent en plus que les enfants ont besoins du salut, cela est encore de la sottise. Quel péché les enfants ont-ils commis ?

Finalement, concernant le deuxième baptême d'eau, dit Confirmation : Il n'y a pas aucune écriture pour appuyer cela non plus. Cela est une totale invention de l'homme dans la secte romaine, présupposant que le baptême d'enfant n'est pas suffisant pour garder une personne mûre suffisamment sauvée.

Puis je leurs ai demandé, voyant Judas, qui a trahi le Christ, et fut appelé le fils de perdition, et qui s'est lui-même pendu, de quel fils de perdition Paul a-t-il parlé, qui était dans le temple de Dieu, exalté au-dessus de tout ce qui s'appelle Dieu ? Et quel Temple de Dieu était-ce, dans lequel le fils de perdition est assis ? Et si celui qui trahi le Christ en lui-même, n'en est pas un de même nature que Judas qui a trahi le Christ à Jérusalem ? Mais ils ne pouvaient pas dire que faire de cela, ni que dire de cela. Donc, après quelques discours nous sommes partis ; et quelques uns d'eux nous aimaient.

*Le premier jour suivant nous arrivâmes à Bagworth, et allâmes dans une maison à clocher où quelques Amis étaient entrés ; et les gens les enfermèrent à l'intérieur, et eux-mêmes trop longtemps avec le prêtre. Mais après que le Prêtre eut finit de parler, ils ouvrirent la porte, et nous sommes alors entrés nous aussi, et avons eu un service pour le Seigneur parmi eux. Par la suite nous avons eu un service dans la ville parmi plusieurs de ceux qui possédaient de hautes opinions de leur spiritualité. En partant de là, j'entendis parler de gens qui étaient en prison à Coventry pour des motifs religieux. Comme je me dirigeais vers la prison, la parole du Seigneur me fut adressée en ces termes : « MON AMOUR A TOUJOURS ÉTÉ POUR TOI, ET TU ES DANS MON AMOUR. » Je fus transporté de joie et mon être intérieur en fut grandement fortifié. Mais quand j'arrivai à la maison où étaient les prisonniers, une grande puissance de ténèbres me frappa. Mais je me suis assis tranquille, ayant mon esprit recueilli dans l'amour de Dieu. À la fin, ces prisonniers commencèrent à tempêter, à se vanter et à blasphémer, ce qui m'affligeait grandement ; à cela mon âme fut grandement attristé. Ils disaient, qu'ils étaient Dieu ; mais un autre d'entre eux a dit, nous ne pouvons pas supporter de telles choses. Une fois qu'ils furent calmés, je me suis levé et leur ai demandé, s'ils faisaient ces choses par motion, ou venant des Écritures ? Ils ont dit, venant des écritures. Puis une bible tendu et, je leur demandai cette écriture ; et ils me montrèrent cet endroit où cette feuille était laissée tombée à Pierre ; et il lui fut dit, ce qui est sanctifié il ne devrait pas l'appeler commun ou impur. Quand je leur eut montré que cette écriture n'avait rien pour leur donner raison, ils en amenèrent une autre, qui parlait de Dieu réconciliant toutes choses avec Lui-même, choses dans les cieux et choses sur terre. Je leur ai dit que je connaissait aussi cette écriture ; mais je leur montrai que ce n'était rien non plus pour leur donner raison. Puis, voyant qu'ils disaient qu'ils étaient Dieu, Je leur ai demandé s'ils savaient s'il allait pleuvoir demain ? Ils ont répondu qu'ils ne pouvaient pas dire. Je leur ai dit que Dieu le pouvait. Je leur ai demandé, s'ils pensaient demeurer toujours dans cette condition, ou s'ils devraient changer ? Ils répondirent, qu'ils ne pouvaient pas dire. Alors dis-je, Dieu peut le dire, et Il ne change pas. Vous dites que vous êtes Dieu ; et pourtant vous ne pouvez pas dire si vous aller changer ou non. Ils étaient alors confondus, et s'en était fait d'eux pour l'instant. Après que je les eut réprimandés pour leurs propos blasphématoire, je suis parti ; car je m'aperçu qu'ils était Ranters. Je n'en avait jamais rencontré auparavant ; et j'admirais la bonté du Seigneur de m'être ainsi apparu, avant de me retrouver parmi eux. Peu de temps après, l'un de ces Ranters, dont le nom était Joseph Salmon, publia une rétractation ; sur quoi ils furent remis en liberté.


De Coventry, j'allais à Atherstone. Tandis que j'étais à deux milles de la ville, j'entendis la cloche sonner et j'en eus un coup au cœur ; et je me senti poussé à aller dans la maison à clocher. Quand j'y arrivai, je trouvai un homme qui parlait. Tandis que j'étais debout au milieu de l'assemblée, la gloire et la vie divines brillèrent sur nous tous, et j'en fus illuminé. Quand le prêtre eut fini, je lui annonçai ainsi qu'au peuple la vérité et la lumière, qui leur feraient connaître leurs fautes et le Guide intérieur qui était en eux ; je leur dis comment le Seigneur était venu pour les enseigner Lui-même, et cela les irrita et les mit en rage. Quelques-uns dirent que j'étais fou et conseillèrent à mes parents de me lier, mais la vérité brilla sur eux tous.

*Alors, j'allai à Market-Bosworth, et là aussi il y avait une lecture. Celui qui prêchait ce jour-là était Nathanaël Stevens, qui était prêtre dans ma ville natale. Il se mit dans une grande colère quand je parlai, à lui et au peuple, et il leur dit que j'étais fou (quoiqu'il eût dit auparavant à un certain Colonel Purefoy, qu'il n'existait pas mon pareil en Angleterre), et il dit aux gens de ne pas m'écouter. Ainsi le peuple, excité par ce prêtre déloyal, se jeta sur nous et nous chassa de la ville à coups de pierres, cependant ils ne nous ont pas fait grand mal. Quoi qu'il en soit, certaines personnes devinrent aimables ce jour là ; et d'autres furent confirmés, voyant la colère des prêtres et professeurs ; et d'autres qui criaient, que le prêtre n'osait pas se tenir pour prouver son ministère.

*En traversant les marchés, les foires et autres lieux, je voyais la mort et les ténèbres qui régnaient sur tous les hommes que la puissance du Seigneur n'avait pas saisis. En passant dans le Leicestershire, j'arrivai à Twy-Cross, où se trouvaient des collecteurs d'impôts. Je me sentis poussé par le Seigneur à aller les avertir de prendre garde à ne pas opprimer les pauvres, et les gens furent très frappés de cela. Il y avait dans cette ville un grand homme, qui était depuis longtemps malade, et que les médecins avaient abandonné. Quelques Amis de la ville me prièrent d'aller le voir. J'allai vers lui dans sa chambre, et lui annonçai la parole de vie, et je priai avec lui et suppliais le Seigneur de lui rendre la santé. Quand je fus descendu dans une chambre au rez-de-chaussée, tandis que je parlais aux domestiques et à quelques personnes qui se trouvaient là, un des domestiques de la maison arriva d'une chambre voisine en médisant de moi ; il avait une épée nue à la main, et avant que j'eusse pu me rendre compte de ce qui se passait, il se précipita vers moi et chercha à me frapper au côté. Je le regardai en face et lui dis : « Pauvre homme ! Que me veux-tu avec ton arme charnelle ? Elle n'est qu'un brin de paille pour moi. » Les assistants furent très impressionnés, et il s'en alla plein de rage. Ainsi la puissance du Seigneur me préserva et releva le malade, selon ce que j'avais demandé et attendu pour lui ; il devint ensuite très attaché aux Amis et, quand je retournai dans cette ville, lui et sa femme vinrent me voir.

Après cela, je fus poussé à aller en Derbyshire, où la puissance de Dieu agissait parmi les Amis. Et j'allai à Chesterfield, où se trouvait un prêtre du nom de Britland. Il était plus éclairé que la plupart des prêtres, car il avait rendu témoignage à la Vérité avant de devenir prêtre dans cette ville ; mais quand le titulaire de la paroisse de Chesterfield mourut, il lui succéda et cela le perdit. Je me sentis poussé à lui parler, ainsi qu'aux fidèles, afin qu'ils puissent renoncer à tout enseignement humain pour être enseignés par Dieu. Mais ils me traduisirent devant le maire et je fus envoyé, avec d'autres, à la Maison de détention. Cependant les jugements de Dieu s'exercèrent peu après sur ce prêtre : il fut retranché des vivants et mourut. Dans la nuit, les officiers de police, avec les hommes de garde, nous firent sortir de la ville et nous laissèrent libres.

*Le prêtre Stephens, de Drayton, mon lieu natal, avait prêché et dit à mes parents que j'avais été transporté par un vent tourbillonnant dans les Cieux, et qu'ensuite je fus trouvé plein d'or et d'argent. Et donc mes parents m'ont écrit une lettre disant de venir et de me montrer. Aussi je répondis à la lettre et ils la montrèrent au prêtre. Le prêtre a dit, « N'importe qui peut écrire une lettre, mais où est-il ? » Mes parents conclurent que cela était vrai, car, disaient-ils, « Quand il est parti de la maison, il avait beaucoup d'or et d'argent* sur lui. » Ils m'ont néanmoins envoyé chercher ; et par la suite je me suis dirigé vers la maison}. Or j'ai bifurqué en direction de Derby, de fait que j'avais avec moi un ami ou deux. Sur notre route nous avions rencontré plusieurs professeurs ; et à Kidsley Park beaucoup furent convaincus.

*Fox avait précédemment mentionné que lorsqu'il était employé par l'éleveur, l'entreprise était bénie, et beaucoup d'argents passait par ses mains ; mais après qu'il eut quitté le travail, le propriétaire devint démunit. Apparemment Fox épargna une somme d'argent considérable qui le rendit indépendant des hommes.

À Derby, je passai la nuit chez un docteur dont la femme fut convertie ainsi que plusieurs autres personnes de cette ville. Tandis que j'allais et venais dans ma chambre la cloche de l'église sonna, j'en eus un coup au cœur. Je demandai à la femme la cause de cette sonnerie. Elle me dit qu'il devait y avoir une grande réunion ce jour-là, que beaucoup d'officiers de l'armée, de prêtres et de prédicateurs devaient y assister, entre autres un colonel qui y prendrait la parole. Alors je fus poussé par le Seigneur à aller leur parler ; quand le prêtre eut fini, je dis ce que Dieu m'avait inspiré. L'assemblée se tint assez calme, mais un officier survint et me prit par la main, afin de me mener, moi et mes deux compagnons, devant les magistrats. Il était environ une heure après midi, quand nous comparûmes. Les magistrats nous demandèrent pourquoi nous étions allés là-bas ; je leur répondis que « Dieu nous y avait envoyés » ; et j'ajoutai : « Dieu ne demeure pas dans les temples faits de main d'homme. » Je leur dis aussi que toutes leurs prédications, leurs baptêmes et leurs sacrifices ne les sanctifieraient pas ; qu'ils devaient regarder à Christ en eux mêmes, et non pas aux hommes, car c'est Christ qui sanctifie.» Alors ils se mirent à discourir longuement. Je leur dis qu'ils ne devaient pas disputer sur Dieu et sur Christ, mais lui obéir. La puissance de Dieu se manifesta au milieu d'eux, et ils furent dispersés comme des fétus de paille. Ils me firent entrer et sortir plusieurs fois de la chambre, ils passèrent huit heures à m'examiner. Parfois ils me disaient, d'un ton sarcastique, que j'étais en proie à des transes. Enfin ils me demandèrent si j'étais sanctifié. Je leur répondis : « Sanctifié ? oui, certes ! » car à ce moment-là j'étais dans le paradis de Dieu. Alors, ils me demandèrent si j'étais sans péché. Je répondis : « Le péché ! Christ, mon Sauveur a ôté mon péché, et, en lui, il n'y a pas de péché. » Ils ont demandé comment nous savions que le Christ habitait en nous ? J'ai dit, par son Esprit qu'Il nous a donné. Ils nous ont demandé, pour nous tendre un piège, si l'un de nous était le Christ. Je répondis : « Non, nous ne sommes rien, Christ est tout.» Ils dirent : « Si un homme vole, n'est-ce pas un péché ?» Je répondis : « Toute injustice est un péché. » Enfin, quand ils furent fatigués de m'examiner, ils me condamnèrent moi et un autre comme blasphémateurs, à passer six mois dans la Maison de détention de Derby ; tel qu'il apparaît dans la copie du mandat d'arrêt qui suit :

Au maître de la maison de correction de Derby, salutation.

Nous vous avons envoyé ici les corps de George Fox, de Mansfield, dans le comté de Nottingham, et de John Fretwell, de Staniesby, dans le comté de Derby, laboureur, amené devant nous en ce jour, et accusé d'avoir proféré des déclaration et abordé diverses déclarations blasphématoires, contrairement à un acte récent du parlement ; lesquels, lors de leurs examens devant nous, ils ont avoué. Il est par conséquent nécessaire, que vous receviez immédiatement, les dits George Fox et John Fretwell, sous votre garde, et de les garder en toute sécurité pendant l'espace de six mois, sans caution, ou jusqu'à ce qu'ils retrouveront sécuritairement un bon comportement, ou être libérés de là par ordre de nous-mêmes. En ceci vous ne devez point faillir. Donné de nos mains et scellé de nos sceaux ce 30ième jour d'Octobre, 1650.

GER. BENNET,
NATH. BARTON.

Désormais les prêtres se remuaient derrière leurs chaires pour prêcher le péché pour la durée de la vie ; et la majorité de leur travail était de plaider pour cela ; tellement que les gens disaient, jamais pareil ne fut entendu. Au bout de quelque temps, celui qui avait été condamné avec moi, cessant d'être fidèle à son témoignage, s'arrangea avec le geôlier, et, par son canal, obtint des juges la permission d'aller voir sa mère ; ainsi fut-il mis en liberté. Le bruit courut alors qu'il prétendait que je l'avais ensorcelé et induit en erreur ; mais après son départ je fus fortifié en esprit. Les prêtres et les soi disant hommes pieux, les magistrats et le geôlier étaient tout remplis de rage contre moi. Le geôlier surveillait mes actes et mes paroles et me posait souvent des questions pour me tendre un piège ; et quelquefois il me demandait des choses stupides, par exemple si la porte était verrouillée ou non, pensant tirer de moi quelque réponse mal avisée et irréfléchie pour me prendre en faute ; mais Dieu veillait sur moi ; en sorte qu'ils ne purent me trouver en défaut et ils s'en étonnèrent.

Peu de temps après ma condamnation, je me sentis poussé à écrire aux prêtres et aux magistrats de Derby, ainsi qu'au maire de Derby qui, bien qu'il n'eût pas signé le mandat de dépôt, avait aussi contribué avec les autres, à m'envoyer en prison.

Oh Amis,

J'ai été envoyé à vous pour vous dire, que si vous avez reçu l'évangile gratuitement, vous devriez le prêcher gratuitement sans prix ; mais vous faites commerce et vente de ce que les prophètes et apôtres ont parlé ; et ainsi vous corrompez la vérité et la puissance. Comme Jannès et Jambrès qui résistèrent à Moïse, vous aussi, vous résistez à la vérité ; étant des hommes à la pensée corrompue, réprouvés concernant la foi. Mais vous n'irez pas plus loin ; car votre folie sera rendue manifeste devant tous les hommes, tel qu'il en fut pour la leur. Par ailleurs, le Seigneur m'envoie pour vous dire, qu'Il recherche les fruits. Vous m'avez demandé, si les Écritures étaient ma règle ? Elle n'est pas votre règle, pour gouverner vos vies par elle, mais que pour en parler en paroles. Vous êtes les hommes qui vivez dans les plaisirs, l'orgueil, et l'impudicité, en plénitude de pains et abondance de paresse ; voyez si ceci n'est pas le péché de Sodome. Lot accueillit les anges ; mais Sodome était envieux. Vous manifestez la vaine nature ; vous vous tenez dans la pas de ceux qui crucifièrent MON SAUVEUR, et qui se moquèrent de Lui. Vous êtes leurs enfants ; vous manifestez leurs fruits. Ils avaient les premières places dans les assemblées, et aussi vous les avez ; ils aiment à être appelés rabbi, et vous aussi.

George Fox

J'ai écrit aux magistrats qui m'ont incarcéré, à cet effet.

Amis,

Je me voie forcé par le tendre amour de vos âmes, de vous écrire, et vous prier de reconsidérer ce que vous faites, et ce qu'en appellent les commandes de Dieu. Il exige la justice et la miséricorde, de briser chaque joug, et de laisser les opprimés aller librement. Mais qui fait appel pour la justice, ou aime la miséricorde, ou lutte pour la vérité ? Le jugement n'est-il pas retourné en arrière ? La justice ne se tient-elle pas loin ? La vérité n'est-elle pas tue dans les rues, ou la droiture peut-elle entrer ? Ceux qui s'éloignent du mal ne deviennent-ils pas des proies ? Oh ! Considérez ce que vous faites, en temps, et prenez garde à ceux que vous emprisonnez ; car le magistrat est établi pour le châtiment des méchants, et pour la louange de ceux qui font le bien. Je vous supplie, dans le temps, prenez garde à ce que vous faites ; car assurément le Seigneur viendra, et rendra manifeste à la fois les bâtisseurs et l'oeuvre. Si cela vient de l'homme, cela faillira ; mais si c'est de Dieu, rien ne le renversera. Par conséquent, je désire et je prie pour que vous fassiez attention et que vous preniez garde à ce que vous faites, de peur que vous ne vous retrouviez à combattre Dieu.

George Fox

Ayant ainsi dégagé ma conscience d'eux, j'ai attendu dans la sainte patience, abandonnant les événement à Dieu, me tenant dans sa volonté. Après quelques temps je fus mu de nouveau à écrire aux juges qui m'avaient incarcéré, à étendre devant eux leur propre méchanceté de sorte qu'ils puissent se repentir. L'un d'eux, Nathaniel Barton, était un colonel, un juge, et un prédicateur.

Amis,

Vous parliez de la bonne vieille manière, dont le prophète a parlé ; mais le prophète criait contre les abominations, que vous retenez. Si vous aviez la puissance de Dieu, vous ne persécuteriez pas la bonne voie. Celui qui parlait de la bonne voie a été mis au pilori. Les gens criaient, “emmenez avec lui au pilori », pour avoir parlé la Vérité. Ah ! peuple insensé et sans intelligence, qui avez des yeux et ne voyez pas, qui avez des oreilles et n'entendez pas ! “Ne me craindrez-vous pas, dit l'Éternel, ne tremblerez-vous pas devant moi ? » Oh ! votre orgueil et vos abominations sont odieuse aux yeux de Dieu ! Vous qui êtes prédicateurs, qui avez les places principales dans les assemblées, et qui êtes appelés par les hommes, maître. Ceux-là sont contre mon Sauveur et Créateur. Ils ferment le Royaume des Cieux aux hommes ; et n'y entrent pas non plus eux-mêmes, et n'y aident pas non plus les autres à y entrer. Par conséquent vous, qui avez leurs places et qui marchez dans leurs pas, recevrez une plus grande damnation. Vous dites que si vous aviez été dans les jours des prophètes ou de Christ, vous ne les auriez pas persécuté. Par conséquent vous êtes témoins contre vous-mêmes, que vous êtes les enfants de ceux-là, voyant que c'est vous maintenant qui persécutez la voie de la vérité. Oh ! Considérez ; qu'il y a un véritable juge qui donnera à chacun de vous une récompense selon vos oeuvres. Oh ! Pensez où vous êtes, vous qui retenez les abominations contre lesquelles le véritable prophète criait ! Oh ! descendez, et assoyez-vous dans la poussière ! Le Seigneur vient avec Sa puissance, et il abaissera chacun de ceux qui ce sont élevés, de sorte que Lui seul puisse être exalté.

Comme je leur avait ainsi écrit conjointement ; après quelques temps je réécrivis à chacun d'eux. Au juge Bennet de cette manière :

Ami,

Vous qui professez Dieu et Christ, en paroles, voyez comment vous devez le suivre. Pour enlever les fardeaux, visiter ceux qui sont en prison, pour démontrer de la miséricorde, revêtir votre propre chair, et distribuer de votre pain à celui qui a faim ; ce sont là les Commandements de Dieu. De soulager les orphelins, de visiter les veuves dans leurs besoins, et de vous garder vous-mêmes sans tache loin du monde, ceci est la pure religion devant Dieu. Mais si vous professez le Christ, et que suivez la convoitise et l'esprit terrestre, vous le reniez dans la vie, vous vous trompez vous-mêmes et les autres, et le prenez Lui pour un manteau. Malheur à vous, les hommes cupides et hommes riches, vous pleurerez et gémirez, pour votre misère qui viendra ! Prenez garde à la convoitise et à l'extorsion. Dieu interdit cela. Malheur à l'homme qui convoite par la convoitise mauvaise, afin de placer haut son nid, et se couvrir avec de l'argile épaisse. Oh ! N'aimez pas ce que Dieu interdit. Vous êtes les serviteurs de ce à quoi vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, ou de l'obéissance qui conduit à la droiture. Pensez à Lazare et l'homme riche ; l'un vivait somptueusement chaque jour, l'autre était un mendiant. Voyez si vous n'êtes pas l'homme riche ? Ne soyez pas séduits, On ne se moque pas de Dieu avec de vaines paroles. Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs. Éveillez-vous à la droiture, et ne péchez pas.

George Fox

Celle pour le juge Barton allait ainsi :

Ami,

Vous qui prêchez Christ et les écritures en paroles. Lorsque des gens viennent pour suivre ce dont vous avez prêché, et pour vivre la vie des écritures ; ceux d'entre vous, qui prêchez les écritures mais qui ne vous conduisez pas en accord avec celles-ci, persécutez ces gens. Pensez aux prophètes, à Jésus Christ, et ses apôtres, et tous les saints hommes de Dieu ; ce dont ils parlaient venait de leur vie ; mais ceux qui n'ont pas la vie, mais qui n'ont que les paroles, persécutent et emprisonnent ceux qui vivent dans la vie de ceux qui sont rétrogrades.

George Fox

Ayant écrit aux juges et aux prêtres, j'eus sur moi d'écrire aussi au maire de Derby ; qui, bien qu'il n'avait pas signé le mandat d'arrêt, avait aidé aux autres à m'envoyer en prison. À lui j'écrivis de cette manière :

Ami,

Vous êtes en place dans le but de faire justice ; mais, en emprisonnant mon corps, vous avez agi contrairement à la justice, selon votre propre loi. Oh ! prenez garde de ne pas plaire aux hommes plus qu'à Dieu, car cela est la voie des scribes et des Pharisiens ; ils recherchent la louange des hommes plus que celle de Dieu. Rappelez-vous de celui qui a dit, « J'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; j'étais en prison, et vous ne m'avez pas visité. » 0h Ami ! Votre envie n'est pas contre moi seulement, mais contre la puissance de la Vérité : Je ne vous envie point, je n'ai que de l'amour. Oh ! Prenez garde à l'oppression ; « Car voici, le jour vient, brûlant comme un four ; et tous les orgueilleux, et tous ceux qui pratiquent la méchanceté seront du chaume, et le jour qui vient les brûlera, dit l'Éternel des armées, de manière à ne leur laisser ni racine, ni branche. » Oh ami ! Si l'amour de Dieu était en vous, vous aimeriez la vérité, entendriez la vérité parlée, et n'emprisonneriez pas injustement. L'amour de Dieu porte et supporte et n'envie aucun homme. Si l'amour de Dieu avait brisé vos coeurs, vous démontreriez de la miséricorde ; mais vous démontrez ce qui vous gouverne. Chaque arbre montre sont propre fruit ; vous montrez vos fruits ouvertement. Car l'ivrognerie, les jurons, l'orgueil, et la vanité règne parmi vous, dans les enseignants et les gens. Oh ami, miséricorde, vrai jugement, et justice, sont ce pourquoi l'on crient dans les rues : oppression, manque de pitié, cruauté, haine, orgueil, plaisirs, dévergondage, et plénitude sont dans vos rues ; mais le pauvre n'est pas regardé. Oh ! Prenez garde au malheur. « Malheur à la couronne de l'orgueil ! Malheur à eux qui boivent le vin dans des bols, quand les pauvres sont sur le point de périr. » Oh rappelez-vous Lazare et l'homme riche ! L'un se mangeait délicieusement chaque jour, l'autre était un mandant. Oh ami, pensez à ces choses, parce qu'elles sont proches ; et voyez si vous êtes dans l'état de l'homme riche.

J'écrivis aussi au Comte de Derby comme suit :

Je suis poussé à vous écrire, vous priant de veiller à ne pas opprimer les pauvres dans vos tribunaux, à ne pas mettre sur eux des fardeaux qu'ils ne peuvent porter ; à ne pas leur imposer de faux serments, en leur faisant prendre des engagements qu'ils ne peuvent tenir. Le Seigneur a dit : « Mon jugement s'approche », il s'exercera promptement contre les sorciers, ceux qui prêtent de faux serments, les idolâtres, et ceux qui oppriment les veuves et les orphelins.

George Fox

De même qu'au sonneurs de cloches, qui sonnait les cloches dans la maisons à clochers appelée St. Peter, à Derby, J'envoie ces quelques lignes :

Amis,

Prenez garde aux plaisirs, et prisez votre temps maintenant tandis que vous en avez ; ne le gaspillez pas dans les plaisirs et les mondanités. Il peut venir le temps où vous direz ; que vous aviez du temps, quand il est passé. Par conséquent regardez à l'amour de Dieu maintenant tandis que vous avez du temps ; car il vous amène à détester toutes les vanités et plaisirs mondains. Oh pensez y, que le temps est précieux ; craignez Dieu et réjouissez-vous en Lui qui a fait les cieux et la terre.

George Fox

Pendant que j'étais en prison, beaucoup de gens vinrent discuter avec moi ; et avant qu'ils eussent parlé je sentais qu'ils étaient venus plaider pour le péché. Je leur demandai s'ils étaient des croyants, s'ils avaient la foi. Ils me répondirent que oui, « En qui ? » Et ils dirent : « En Christ. » Je continuai : « Si vous croyez véritablement en Christ, vous êtes passés de la mort à la vie ; vous avez donc aussi échappé au péché qui mène à la mort. Et si votre foi est véritable, elle vous donnera la victoire sur le péché et sur le démon, elle purifiera vos coeurs et vos consciences (car la vraie foi repose dans une conscience pure), elle vous amène à plaire à Dieu, et elle vous donne à nouveau accès à Lui. » Mais ils ne pouvaient supporter d'entendre parler de pureté, de victoire sur le péché et sur le diable ; ils disaient qu'ils ne croyaient pas qu'on pût être affranchi du péché ici-bas. Je les priai de ne point parler aussi légèrement des Écritures, qui étaient les paroles des hommes saints, tandis qu'ils plaidaient pour le péché. *À un autre moment une compagnie de professeurs, commençaient eux aussi à plaider pour le péché. Je leur demandai, s'ils avaient l'espérance ? Ils ont dit, oui : Si nous devions ne pas avoir d'espérance. Je leur ai demandé, quelle espérance est-ce là que vous avez ? « Est-ce Christ en vous l'espérance de votre gloire ? Cela vous purifie-il, comme Lui est pur ? » Mais ils ne purent supporter d'entendre au sujet d'être rendu pur ici. Alors je les ai prié de cesser de parler des écritures, qui étaient les paroles des hommes saints ; car les hommes saints qui écrivirent les écritures plaidaient pour la sainteté dans le coeur, la vie, et la conversation ici ; mais puisque vous plaidez pour l'impureté et le péché qui est du diable, qu'avez-vous à faire avec les saintes paroles des hommes ?

Le geôlier, qui était un homme très pratiquant, il s'irrita fortement et parla très méchamment de moi, mais il plut un jour au Seigneur de le frapper de tel manière, qu'il fût très désemparé, de même que son esprit devînt terrifié. Comme je marchais dans ma chambre, j'entendis un bruit dolent, je restai tranquille, je l'entendis dire à son épouse, « Femme, j'ai vu le jour du jugement ; et j'y ai vu George, et j'avais peur de lui, car je lui ai fait beaucoup de mal et j'ai dit tant de mal de lui aux prêtres, aux gens pieux et aux juges dans les tavernes et dans les auberges ! » Après cela, vers le soir, il monta dans ma chambre et me dit, « J'ai été contre vous, comme un lion ; mais je viens comme un agneau, semblable au geôlier qui est venu tremblant vers Paul et Silas », et il me demanda la permission de loger avec moi. Je lui dit que j'étais sous sa garde, qu'il pouvait faire ce qu'il voulait : mais il me dit non, car il voulait me relâcher ; et « qu'il désirait pouvoir demeurer toujours avec moi, mais non pas comme son prisonnier ». Il me dit, « qu'il avait été frappé d'un fléau, et que toute sa maison avait été d'un fléau à cause de moi ». Je lui permis donc de loger avec moi. Et il m'ouvrit tout son cœur. Il me dit croire tout ce que j'avais dit de la foi et de l'espérance véritables ; et il s'étonna que mon compagnon de captivité ne croyait pas et qu'il lui ait dit ; « que je n'avais pas raison, mais que j'étais un honnête homme ». Il me confia aussi, toutes ces fois où je lui avais demandé de me laisser aller afin que j'aille porter la Parole du Seigneur aux gens, qu'il refusait de me laisser aller, que je déposais un poids sur lui, qu'il fût très troublé, étonné, et parfois presque confus, dans une condition telle que ses forces l'avait abandonné. Quand le matin vint, il alla vers les magistrats et leur dit que lui et sa maison avaient été frappés d'un fléau à cause de moi ; et l'un des juges lui répondit (comme il me le raconta ensuite), que le châtiment reposait sur eux aussi pour m'avoir maintenu en prison. C'était le juge Bennett, de Derby, celui qui fut le premier à nous appeler « Quakers » , parce que nous les faisions trembler (To quake = trembler. Voir également. ) en leur annonçant la Parole du Seigneur. Cela se passait en 1650.

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