La Croix Manquante pour la Pureté


 

Le Journal de George Fox - 1666 - 1673 - Voyage en Amérique et de Retour <page 3 >


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Voyage en Amérique 1671-1673

À Droitwich, J. Cartwright entra dans la demeure d'un Ami ; étant conduit par le Seigneur à prononcer quelques mots juste avant de s'assoir pour le souper, au même moment, un informateur vînt et se tînt discrètement sous la fenêtre afin d'entendre. Quand il eût entendu parler l'Ami, espérant obtenir un certain profit pour lui-même, il s'en alla et puis les dénonça ; et obtînt un mandat de saisie de la propriété des Amis en prétendant qu'il y avait eu une réunion à sa maison ; alors que ce jour là il n'y avait, personne d'autre à la maison que l'Ami, l'homme de la maison, sa femme, et leur domestique. Le même soir cet homme vicieux, revint avec son mandat à la main. { Alors que lui et un autre homme qui était avec lui revenaient du fond près de la ville, un hibou vola en face de lui et hurla, entraînant son compagnon à crier « Que Dieu le bénisse » ; l'informateur dit, pourquoi as-tu dit cela, as-tu peur ? } Mais l'informateur alors tomba de son cheval et se cassa le cou. Donc ce fût la misérable fin d'un informateur méchant, qui avait espéré s'enrichir en pillant la propriété personnel des Amis ; mais le Seigneur l'en empêcha, et le retrancha avec sa méchanceté.

Même si c'est un temps de persécution cruelle, sanglante ; la puissance du Seigneur était toujours au-dessus de tous, sa postérité éternelle prévalait, et les Amis étaient fait pour tenir ferme et fidèle dans la puissance du Seigneur. Et quelques personnes sobres du monde disaient, « si les Amis n'avaient pas résisté, la nation aurait couru dans la consommation d'alcool et la promiscuité. »

Bien qu'en raison de ma faiblesse je ne pouvais pas voyager parmi les Amis comme j'avais l'habitude de le faire, encore dans le mouvement de la vie j'ai envoyé les lignes suivantes comme un témoignage encourageant pour eux :

Mes cher amis, La semence est au dessus de tous. Marchez tous en elle, car en elle vous avez tous la vie. Ne soyez pas surpris par les intempéries ; en tout temps les justes ont souffert de la mais de l'injuste, mais les justes ont vaincu. Au fil du temps, vous pouvez lire que par la foi, les montagnes furent traversées et la rage des méchants avec ses traits enflammés a été arrêtée.

Bien que les vagues et les tempêtes sont élevées, votre foi vous gardera afin que vous puissiez nager au-dessus d'elles ; car elles sont là que pour un temps, et la vérité est là pour rester. Vous qui êtes conduits par la lumière à la montagne de la sainteté, restez sur la montagne où rien ne vous fera du mal. Ne pensez pas que quelque chose survivra à la vérité, qui est sûr et qui est au dessus de ce qui est hors de la vérité. Car la bonne volonté vaincra le mal, la lumière vaincra obscurité, la vie vaincra la mort, vertu vaincra le vice et la justice vaincra l'injustice. Le faux prophète ne peut vaincre la vérité ; mais le vrai prophète, Christ, permettra de surmonter tous les faux. Alors soyez fidèles et vivez dans ce qui ne pense pas que le temps est long.

George Fox

Après un certain temps il a plu au Seigneur de diminuer l'intensité de cette persécution violente ; et bien que j'étais très faible, dans mon esprit, j'ai ressenti la victoire sur les esprits de ces prêtres mangeurs d'homme et professeurs qui avaient amené les persécutions à ce niveau de la cruauté. Moi, mes Amis qui étaient venus me rendre visite, et ces Amis qui étaient avec moi, tous avons noté que, comme la persécution cessait, j'étais libéré de l'oppression des difficultés et des souffrances qui avaient pesé si lourdement sur moi.* Vers le début du printemps, j'ai commencé à récupérer et à marcher de nouveau. Cela était au-delà des attentes d'un grand nombre ; qui pensaient pas que je ne serais jamais plus capable d'aller à l'étranger à nouveau parce que j'avais été si extrêmement faible, à travers le travail et l'exercice qui étaient sur mon esprit. {Mais que tous ont vu et ont pris remarque que comme les persécutions avaient cessé, en même temps, je suis sorti de sous mes épreuves et souffrances spirituelles.}

* Fox souffrait dans l'esprit pour les autres qui étaient dans le Corps de Christ, tout comme cela était arrivé à Paul. Ceci aida ceux qui n'étaient pas assez fort à endurer leurs épreuves et leurs endurances.

Alors que j'étais sous ce travail spirituel et cette souffrance, l'état de la ville de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel, me fut ouverte à moi ; ce que les croyants à la pensée charnelle pensent être une ville physique, comme une ville extérieure qui tombe du ciel. Mais j'ai vu la beauté et la gloire de celle-ci, sa longueur, sa largeur et sa hauteur, tout en proportion complète. J'ai vu que tous ceux qui sont dans la lumière du Christ, dans sa foi, dont il est l'auteur, dans l'esprit, le Saint-Esprit, dans Lequel le Christ, les saints prophètes et les apôtres étaient, et à l'intérieur de la grâce, de la vérité et de la puissance de Dieu, qui sont les murs de la ville ; ceux-là sont dans la ville, sont membres de cette ville et ont le droit de manger de l'arbre de vie, qui donne son fruit chaque mois, et dont les feuilles sont pour la guérison des nations. Mais ceux qui sont hors de la grâce, de la vérité, de la lumière, de l'esprit et de la puissance de Dieu, sont ceux qui résistent à l'Esprit-Saint, qui étouffent, vexent et attristent l'esprit de Dieu, qui déteste la lumière, tournent la grâce de Dieu débauche et avec mépris ne pas tenir compte de l'esprit de grâce. Comme ont erré loin de la foi, fait naufrage de celui-ci et d'une bonne conscience, abusent de la puissance de Dieu, et méprisent la prophétie, la révélation et l'inspiration, ce sont des chiens et des incroyants qui sont sans la ville. Ceux-ci représentent la grande ville de Babylone, confusion et sa cage, la puissance des ténèbres ; et l'esprit mauvais d'erreur l'entoure et la recouvre. Dans cette grande ville Babylone sont les faux prophètes ; dans la fausse puissance et le faux esprit ; la bête dans la puissance du dragon, et la prostituée qui est allé se prostituée loin de l'esprit de Dieu et de Christ de son mari. Mais la puissance du Seigneur est au-dessus de toute cette puissance de ténèbres, cette cage, cette prostituée, cette bête, ce dragon, ces faux prophètes et leurs fidèles, qui sont destinés pour le lac qui brûle avec le feu. J'ai vu encore beaucoup d'autres choses concernant la cité céleste, la Nouvelle Jérusalem, qui sont difficiles à expliquer, et qui serait difficile à recevoir. Mais, en bref, cette ville sainte est dans la lumière ; et tous ceux qui sont dans la lumière, sont dans la ville ;ses portes se tiennent ouvertes toute la journée (car il n'y a pas là de nuit), afin que tous puissent y entrer. Le sang du Christ ayant été versée pour chaque homme, il a goûté la mort pour chaque homme, et éclaire tout homme qui vient au monde; et sa grâce, qui apporte le Salut, étant apparu à tous les hommes, il n'y a pas de place ni de langage où sa voix ne puisse être être entendue. Les chrétiens dans les temps primitifs étaient appelés par Christ « une ville sur une colline; » on les appelait aussi « la lumière du monde, » et « le sel de la terre » ; mais quand les chrétiens ont perdu la lumière, le sel et la puissance de Dieu, ils ont alors été foulés aux pieds, comme le sel sans saveur. Tout comme les Juifs étaient préservés au dessus de toutes les nations alors qu'ils gardaient la Loi de Dieu, mais quand ils tournèrent le dos à Dieu et à sa loi, ils ont été foulé aux pieds par les autres nations. De même, Adam et Ève, alors qu'ils ont obéi à Dieu, ils furent gardés dans son image et dans le paradis de Dieu, dans la domination sur toutes les œuvres de ses mains ; mais quand ils ont désobéi à Dieu, ils ont perdu l'image de Dieu, la droiture et la sainteté dans laquelle ils avaient été faits ; ils perdu leur domination, furent chassés du Paradis et donc tombèrent sous la puissance des ténèbres de satan et vinrent sous les chaînes des ténèbres. Mais la promesse de Dieu était, « que la semence de la femme, Jésus Christ, devrait écraser la tête du serpent, » devrait briser son pouvoir et son autorité, qui les avait conduit en captivité et gardé en prison. Alors Christ, qui est le première et le dernier, affranchi l'homme et Il est la résurrection des justes et des injustes, le juge des vivants et des morts ; et ceux qui sont en lui sont investis de repos et de la paix éternelles, de tous les labeurs, travaux et misères d'Adam dans la chute. Donc il est suffisant et pleinement capable de restaurer l'homme à l'état dans lequel il était avant sa chute; et pas seulement dans cet état, mais plus dans cet état aussi qui n'est jamais tombé et au-delà de cet état, même à lui-même.

{Pendant que j'étais en proie à la souffrance et aux tribulations, j'eus une vision :

Je marchais dans les champs accompagné de beaucoup d'Amis. Je leur dis de faire un trou dans la terre ; ils le firent. Je descendis dans la fosse et il y avait là une grande cave, pleine de gens qui étaient retenus sous la terre, sous les rochers et sous les pierres. J'ordonnai aux Amis d'ouvrir les entrailles de la terre pour les faire sortir ; ils obéirent et tous ces captifs furent libérés. C'était grandiose.

Quand les Amis eurent fini, je leur dis de creuser encore. Ils le firent et ils trouvèrent une autre grande cave pleine de gens. Je leur dis de renverser les murs et de laisser sortir tout le monde, ce qu'ils firent.

Je leur dis encore une fois de se remettre à creuser, et les Amis me dirent : « George, tu découvres toutes choses. » Ils creusèrent, je descendis et me promenai le long de la cave. Une femme vêtue de blanc était assise là, observant la marche du temps. Une femme me suivit tandis que je descendais dans la cave, où le trésor se trouvait. Elle posa sa main sur le trésor, à ma gauche, alors le temps se mit à marcher très vite. Mais je la frappai doucement en disant : « Ne touche pas le trésor. » Et le temps ralentit sa marche.

Ceux qui veulent comprendre ces choses doivent être dépouillés de leur nature terrestre, ils verront alors comment les pierres et la terre se sont accumulées sur l'homme depuis le commencement, depuis que sa chute l'a privé de sa ressemblance avec le Dieu de droiture et de sainteté. Je pourrais parler beaucoup de ces choses, mais je laisses à l'oeil droit et lecteur de voir et comprendre.}

J'ai aussi eu dans ce temps un excellent exercice et travail de l'esprit sur moi, concernant les puissances et les souverains de ces nations, du sens que j'ai eu des nombreuses et tendres visites et fidèles avertissements qui leur avaient été donnés et de leur grand abus de leurs pouvoirs, et qu'ils avaient refusé d'entendre et avaient rejeté le conseil du Seigneur. Et même si je savais Que les Amis serait clairs de leur sang, pourtant je ne pouvait faire autrement que pleurer sur eux et donner suite à ces quelques lignes qui les concernent :

Nous leur avons donné un droit de visite, les avons fidèlement avertis, leur avons déclaré notre innocence et la droiture et que nous n'avons jamais fait aucun mal au roi, ni à l'un des siens. Nous n'avons rien dans nos coeurs, mais que de l'amour et la bonne volonté à lui et son peuple ; et le désir de leur bien-être éternel. Mais si ils ne veulent pas entendre, ALORS le jour du jugement, de tristesse, de tourment, de misère et de destruction soudaine viendra sur eux venant du Seigneur ; eux étant ceux qui ont été la cause des souffrances de plusieurs milliers de personnes innocentes, simples, inoffensives, qui ne leur ont fait aucun mal, ces innocents n'ont aucune mauvaise volonté envers eux ; au lieu de cela, ils leur ont souhaité leur bien être éternel, pour l'amour de la vérité éternelle.Le destruction viendra sur eux qui tournent l'épée du magistrat pour punir ceux qui font le bien. Par conséquent, n'aveuglez pas vos yeux ; le Seigneur apportera rapidement la destruction et la misère sur vous. Il le fera assurément et soulagera ses innocents, qui ont gémi pour la délivrance sous votre oppression et qui ont aussi gémit pour votre délivrance hors de la méchanceté. Béni soit le Seigneur Dieu, qu'il ait un peuple dans cette nation qui recherche le bien de tous les hommes sur la surface de la terre ; car nous avons l'esprit du Seigneur Jésus-Christ, qui ne désire pas la mort du pécheur, mais le salut et le bien de tous. Béni soit le nom du Seigneur notre Dieu pour toujours !

George Fox

Tandis que je continuais à Enfield, un sentiment est tombé sur moi d'une blessure, qui arrivait parfois par des personnes venant sous la profession de la vérité d'un pays dans un autre, pour prendre un mari ou une épouse parmi les Amis, où ils étaient inconnus, et on ne savait pas si ils étaient claire et en ordre ou non. Et il a ouvert en moi de recommander la méthode suivante aux Amis, pour éviter de tels désagréments.

Tous les Amis qui se marient, si les hommes ou les femmes, si ils ou elles proviennent d'une autre nation, île, plantation ou comté, qu'ils apportent un certificat de la réunion des hommes de ce comté, nation, île ou la plantation dont ils sont issus, à la réunion des hommes où ils proposent leur intention de mariage. Car la réunion des hommes étant constitué par des fidèles, cela arrêtera tous les esprits mauvais et brutes de ravir partout. Lorsque quelqu'un vient avec un certificat ou une lettre de recommandation des hommes d'une réunion à une autre, l'un est rafraîchi par l'autre et peut définir leurs mains et leurs coeurs à la chose. Cela évitera beaucoup d'ennuis. Et puis, quand vous avez à leur parler dans la puissance de Dieu, à les réprimander, les instruire, vous êtes laissé à la puissance et l'esprit de Dieu de le faire et pour leur faire connaître les obligations du mariage, et ce que cela comporte ; de sorte qu'il puisse y avoir l'unité et la concordance dans l'esprit et la puissance, la lumière et la sagesse de Dieu, tout au long des réunions de tous les hommes dans le monde entier, en un, dans la vie. Puisses les copies de ceci être envoyé à chaque comté, nation et île, là où sont les Amis, afin que toutes choses puissent être conservés, Saints, purs et vertueux, dans l'unité et la paix, et que Dieu au-dessus de tous soit glorifié parmi vous, son lot, son peuple et héritage, ses fils et filles adoptifs et héritiers de sa vie. Donc pas plus, mais mon amour dans ce qui ne change pas.

George Fox
Le 14e du 1er mois, 1671

Lorsque j'eus récupéré, alors que je pouvais marcher un peu de haut en bas, je suis allé de Enfield chez Gérard Roberts encore une fois et de là à l'école des femmes à Shacklewell et puis à la réunion à Gracechurch-street, Londres ; où, bien que j'étais encore faible, la puissance du Seigneur m'a soutenu et m'a permis de déclarer sa parole éternelle de vie.

Vers cette époque, j'ai été amené à prier le Seigneur, comme suit :

Oh Seigneur Dieu tout-puissant ! Fait prospérer la vérité et préserver la justice et l'équité sur la terre ! et fait tomber toutes les injustices, l'iniquité, l'oppression, le mensonge, la cruauté et le manque de miséricorde dans le pays, afin que la miséricorde et la droiture puissent s'épanouir !

Et 0h Seigneur Dieu ! Mets en place et établis la vérité et préserve-la dans le pays ! Et fait tomber toute l'ivrognerie qu'il y a sur la terre, la promiscuité, le vice, la fornications, l'adultère et le viol de l'esprit, qui provoque et amène les gens à n'avoir aucune estime de vous, 0 Dieu ! Ni de leurs propres âmes ou corps, ni du christianisme, de la modestie ou de l'humanité !

Oh Seigneur ! Mets dans le cœur des magistrats de faire tomber tous les cette impiété, cette violence, cette cruauté, cette profanation, ce blasphème et ces jurons ! Et faits tomber tous ces bordels et maisons de jeux, qui corrompt les jeunes et les gens, qui les éloignent de ton royaume, où rien d'impur ne peut entrer, ni n'arrivera !

Un tel travail conduit les gens en enfer. Seigneur, par miséricorde fait tomber toutes ces choses qui sont dans la nation, pour faire cesser votre colère, Oh mon Dieu ! de venir sur la terre !

George Fox
Cette prière a été écrite le 17 du 2e mois, 1671

J'ai mentionné avant, que, sur un avis reçu de ma femme qui est emprisonnée encore une fois, j'ai envoyé deux de ses filles au roi et ils ont procuré son ordre au shérif du Lancashire pour sa décharge. Mais bien que je m'attendais à ce qu'elle fut mises en liberté par son ordre, encore cette violente tempête de persécution qui est revenue tout à coup, les persécuteurs y trouvèrent encore les moyens de la maintenir encore en prison. Comme il y avait maintenant un peu d'accalmie, je fus poussé à dire, à Martha Fisher et à Hannah Stringer, d'aller de nouveau demander au Roi sa liberté. Elles y allèrent avec foi, et la puissance du Seigneur leur fit trouver grâce auprès du Roi, qui, non seulement la libéra, mais donna ordre de lui rendre tous ses biens. Je chargeai immédiatement John Stubbs d'aller porter cet ordre et lui remis en même temps, une lettre pour ma femme, contenant des instructions sur la façon dont elle devait s'y prendre pour faire parvenir l'ordre aux juges ; je l'informais en outre que le Seigneur m'avait mis au cœur d'aller au delà des mers pour visiter les plantations d'Amérique ; je la priais de se hâter de venir à Londres dès que sa mise en liberté le lui permettrait, car le navire était déjà en train d'appareiller. Quant à moi, je me rendis à Kingston, chez John Rous, pour y attendre l'arrivée de ma femme. Mais comme l'Assemblée annuelle était proche, je retardai mon départ pour y assister. Beaucoup d'Amis s'y rendirent, venant de toutes les directions, et ce fut une très grande et très précieuse réunion ; car la puissance du Seigneur fut sur tous, et Sa glorieuse Semence de vie, bénie éternellement, fut exaltée au-dessus de tout.

*Hannah Stranger était l'une de ceux qui avaient contribué en majeure partie à sortir dehors avec James Naylor, s'adressant à lui avec plusieurs titres élevés ; évidemment, maintenant il est rétabli dans la vérité et l'unité de l'esprit. Il s'agit d'un témoignage à la politique des Quakers que si une erreur a été faite et condamnée par la personne en erreur, cela a été complètement oublié.

Une fois que cette réunion fut terminée, et mon service en Angleterre pour le Seigneur étant achevé ; le navire et les amis qui voulaient venir avec moi étaient tous prêts, et je suis allé à Gravesend le 12 du 6e mois. Les Amis qui participaient au voyage avec moi sont descendu à bord du navire la veille. Leurs noms étaient, Thomas Briggs, William Edmundson, John Rouse, John Stubbs, Solomon Eccles, James Lancaster, John Cartwright, Robert Widders, George Pattison, John Hull, Elizabeth Hooton et Elizabeth Miers. Le bateau était un yacht nommé : L'Industrie, portant environ 50 passagers, dont le capitaine se nommait Thomas Foster et le nombre de passagers environ une cinquantaine. Je passai cette nuit-là à bord ; mais la plupart des Amis demeurèrent à Gravesend. Tôt le lendemain matin, les passagers et les Amis qui voulaient nous accompagner sur les Downs sont montés à bord, et nous avons dit tendrement au revoir à ceux qui nous avaient accompagnés à Gravesend seulement ; et nous avons mis le cap à six heures du matin pour les Downs. { la femme de George Fox nous accompagna sur le bateau jusqu'au port suivant. }. Ayant un bon vent, alors nous avons navigué avec tous les navires qui partaient et sommes arrivé le soir. Certains d'entre nous {dont George Fox et son épouse} sont allé à terre cette nuit et ont logé à Deal ; Où nous avons compris qu'un policier avait ordre du gouverneur de prendre nos noms par écrit, ce qu'il fit dès le lendemain matin, bien que nous lui avons dit qu'ils avaient été pris à Gravesend. Dans l'après-midi, le vent était favorable, je pris congé de ma femme et des autres Amis et je montai à bord. Avant d'avoir pu mettre les voiles, deux des frégates du roi passant dans les Downs, le commandant de l'un d'entre eux envoya son second à bord, qui pris trois de nos marins. Cela aurait certainement retardé, sinon totalement empêché notre voyage, si le capitaine de l'autre frégate n'avait pas été informé de la perméabilité de notre navire et de la durée de notre voyage, par compassion et beaucoup de civilité, il nous a épargné deux de ses hommes. Un officier vint par ordre du Gouverneur prendre nos noms par écrit, bien que cela eût été déjà fait la veille à Gravesend. Puis ce fut un Officier de douane qui vint examiner les bagages, percevoir des droits. Toutes ces formalités prirent du temps,ce qui permit à un grand nombre de navires marchands en partance pour l'étranger de gagner sur nous plusieurs lieues. Étant fin prêt, nous levâmes l'ancre dans la soirée, et au matin suivant avons dépassé une partie de cette flotte environ à la hauteur de Dover. Enfin nous fîmes voile. Notre yacht était très rapide, par contre il prenait l'eau, de sorte que passagers et hommes d'équipage, étaient occupés jour et nuit à pomper l'eau, et cet exercice les maintenait en bonne santé. Un jour, ils constatèrent qu'en deux heures de temps, il était entré seize pouces d'eau dans le réservoir.

{La section qui suit a été écartée du Journal de Ellwood, mais fut incluse dans le Journal de Cambridge. Les parties intéressantes de la fiche journalière, gardées par John Hull, figurent dans l'intérêt de voir un compte rendu clair d'un voyage en mer du 17ème siècle à travers l'Atlantique :

  • 6e mois.
  • 16e Nous sommes arrivés jusqu'à l'île de Wright.
  • 17e Nous avançâmes aussi loin que Apsum dans Devonshire, North. Nous avons été devant la flotte jusqu'à maintenant depuis environ deux jours. Nous avons eu une très bonne réunion ce soir. L'après-midi, nous sommes allés aussi loin que Dartmouth ; les vents étaient faibles mais miséricordieux car tout le monde étaient assez bien. Le soir, nous avons passé Eddistone, qui a détruit de nombreux navires. Nous avons rencontré un navire irlandais à destination de Londres, et nous avons eu un coup de vent très fin toute la nuit.
  • 18e Vers 5 AM nous avons passé quatre lieues au sud de Lizard et peu de temps après avons vu Lands End. Puis, nous avons vu une flotte d'une quarantaine de navires hollandais qui a quitté les Downs environ une semaine avant la flotte qui avait quitté le matin avant nous. Nous avons eu un bon vent et sommes passés devant la flotte hollandaise aussi.
  • 19e Nous avons perdu de vu la flotte, mais deux avaient apparu au loin, qui nous supposâmes faisaient cape vers la Virginie.
  • 20e Nous avons encore vu les deux navires. L'un avait perdu le mât principal. Ce matin, nous avons rencontré une flotte de navires hollandais et quelques uns étaient anglais. Nous étions juste avant la Baie de Gascogne.
  • 22e Nous traversons toujours la baie. Les Amis ont eu le mal de mer durant environ deux jours, en particulier John Écarterai, qui avait de la fièvre. Ce soir là George Fox étaient amené à prier pour lui.
  • 23e Notre cordage [corde qui supporte le mat du bateau] fut coupé, mais a pu être recousu. Les Amis vont mieux. John Écarterai pensait qu'il allait mourir, mais il lui avait été révélé qu'il devait aller et prêcher l'évangile. Nous avons eu une bonne réunion ce soir dans notre cabine.
  • 24e Nous avons trouvé John Subside malade, et le chirurgien a dit qu'il était fiévreux et avait du mal à respirer. Nous avons passé le Cap Nord et sommes au large des côtes portugaises. Nous avons navigué 180 milles dans les dernières 24 heures. Nous avons vu plusieurs dauphins qui s'amusaient ensemble, et deux marsouins énormes qui ont bondit à une grande hauteur hors de l'eau. Nous avons fermé la journée avec une belle réunion.
  • 25e Environ 90 miles aujourd'hui. Le vent a commencé légèrement et s'est levé dans l'après midi. John Subside va mieux, suffisamment pour manger. Nous avons pris un dauphin, qui était beau dans une belle variété de couleurs, il fut excellent à manger et a fait un bouillon fin ; ce qui a ranimé plusieurs Amis malade de leur maladie
  • 26e aucun poisson en vue aujourd'hui. des vents forts. George Fox, John Subside et moi avons passé deux heures dans notre cabine à repasser quelques écritures.
  • 27e Peu de vent. Nous avons pris deux dauphins. Les Amis vont assez bien. Nous avons eu deux réunions aujourd'hui, avec les passagers qui étaient très attentif. Nous avons eu une réunion entre nous dans notre cabine ce soir-là. Notre navire n'est vraiment pas étanche, car les marins et les passagers passent la majeure partie de la journée et de la nuit, à pomper l'eau, environ dix tonnes d'eau sur le navire par jour de pompage. Mais cela nous garde en bonne santé.
  • 28e Ce matin George Fox, John Subside et moi avons été employées à trouver la signification des quatre fleuves de l'Éden, selon le texte hébreu, ainsi que leur sens. Nous sommes sur la même latitude que Lisbonne.
  • 29e nous avons navigué 75 miles. Les Amis vont bien. Peu de vent. Mers lisses. Énorme pluie tôt ce matin.
  • 30e Mer tranquille. Nous avons chaud, assis tranquilles. C'est très inconfortable de dormir au côté de quelqu'un en raison de la chaleur.
  • 7e mois.
  • 1er. J'ai été très malade hier et aujourd'hui. Toujours chaud, sans vent. Une brise est est enfin arrivée. Les Amis sont en assez bonne santé. Encore trop chaud pour dormir deux côte à côte. Thomas Forster a attiré un grand dauphin, qui était probablement un compagnon du dernier qui a été pris, parce qu'il avait suivit depuis lors , accompagné des poissons volants et d'un autre Dauphin. }

    [Fox résume.] Il y avait trois semaines que nous étions en mer quand nous aperçûmes un navire à environ quatre lieues derrière nous. Notre capitaine dit que c'était un bateau de guerre qui semblait nous, donner la chasse. « Allons souper, ajouta-t-il, et quand il fera sombre, il nous perdra de vue. » Il parlait ainsi pour rassurer les passagers qui se montraient très inquiets. Mais les Amis n'en avaient pas besoin car la foi en Dieu ôtait toute crainte de leurs esprits. Quand le soleil fut couché, je vis que le navire s'approchait de nous. À la nuit tombante, nous changeâmes de direction pour l'éviter ; mais il en fit autant et gagnait de vitesse sur nous. Pendant la nuit, le capitaine accompagné d'autres hommes entrèrent dans ma cabine et me demanda ce qu'il fallait faire. Je leur dis que je n'étais pas marin et leur demandai leur avis. Ils ont dit , Qu'il n'y avait que deux manière, soit de l'attaquer, ou de virer et de tenir le même trajet que nous avions . Je leur répondis que si il s'agissait d'un voleur, ils devraient être sûr qu'il allait nous attaquer ; et quant à le prendre en chasse, il n'était pas question de parler de cela, car ils voyaient qu'il naviguait plus vite que nous, ils me demandèrent encore, Ce qu'ils devraient faire ? Car, disaient-ils, 'si les marins avaient pris les conseils de Paul, ils n'auraient pas eu le dommages qu'ils ont eu.' Je leur dis que c'était une épreuve de notre foi, nous devions nous en remettre au Seigneur et lui demander de nous diriger. Je me recueillis donc et le Seigneur me montra que Sa vie et Sa puissance s'interposeraient entre nous et le navire qui nous poursuivait. C'est ce que j'exposai au capitaine et à ses compagnons, ajoutant que ce que nous avions de mieux à faire était de virer de bord et de nous en tenir à notre itinéraire normal. Je leur conseillai d'éteindre toutes les lumières sauf celle qui servait au gouvernail, et de recommander à tous les passagers de demeurer tranquilles. Vers onze heures du soir, la sentinelle avertit que le navire nous arrivait dessus. Je me levai et, regardant par le hublot, grâce au clair de lune, je vis qu'il était, en effet, très près de nous. Je fus sur le point de sortir de ma cabine, mais me rappelant la parole du Seigneur d'après laquelle Sa vie et Sa puissance s'interposeraient entre eux et nous, je me recouchai. Les Maîtres du bateaux sont revenus, et m'ont demandé S'ils ne devaient pas diriger un tel point ? Je leur ai dit qu'ils doivent faire à leur guise. Par ce temps la lune ayant tout à fait disparu, un coup de vent s'éleva et le Seigneur nous cacha à leur vue ; nous continuâmes allègrement notre route et ne les revîmes plus. Le lendemain étant le Premier Jour de la semaine, nous eûmes une réunion publique à bord, usage que nous observâmes pendant toute la traversée, et la présence du Seigneur se fit sentir puissamment parmi nous. J'exhortai l'auditoire à se rappeler la miséricorde du Seigneur : ils auraient pu être tous à cette heure entre les mains des Turcs, si le Seigneur ne les avait pas sauvés. Environ une semaine après, le maître et quelques uns des hommes de l'équipage s'efforçaient de persuader les gens à bord que ce n'était pas un pirate turc qui nous donnait la chasse, mais un marchand qui allait aux îles Canaries. Lorsque j'entendis cela je leur demandai, « Pourquoi m'ont-ils alors demandé mon avis ? Pourquoi ont-ils inquiété les passagers ? Et pourquoi ont-ils ainsi changé de cap et modifié leur trajet ? » Je leur ai dit, « Qu'ils devraient prendre garde à ne pas dévaloriser les miséricorde de Dieu. »

    Plus tard, pendant que nous étions aux Barbades, nous vîmes un marchand anglais de Sallee ; il raconta qu'un des navires de guerre de Sallee avait vu en mer un yacht monstrueux, le plus grand du monde qu'il ait jamais vu, qu'il lui avait donné la chasse pendant trois jours, et qu'il avait failli l'atteindre, mais qu'il y avait dans ce bateau un esprit dont il n'avait pas pu se saisir. Cela nous confirma dans la conviction que le Seigneur nous avait délivrés de ses mains. 

{De retour à la fiche journalière du groupe par John Hull, provenant du Cambridge Journal: (peu de notes ont été écrites avant le 14e jour)

  • 14e bons vents. Les amis et les passagers se portent généralement bien. Le soleil devient très chaud. Les jambes de George Fox sont enflées, avec des boutons, elles grattent, et sont très brûlantes.
  • 15e nous avons mangé un poisson volant qui avait volé dans le bateau durant la nuit.
  • 16e Nous sommes à 90 miles du tropique du Cancer. Les Amis sont en assez bonne santé, sauf moi-même ; je suis souvent malade.
  • 17e Aujourd'hui nous avons navigué environ 12 miles en une heure.
  • 18e Nous sommes au sud du Tropique du Cancer à environ 56 miles. J'ai vu beaucoup de poissons volants aujourd'hui, cinq ou six à la fois, certains volant à deux-cent verges ou plus.
  • 19e Nous avons eu une bonne réunion avant d'aller au lit.
  • 21e George Fox a très mal à l'estomac ce matin. Nous avons vu des oiseaux tropicaux, beaucoup de harengs, un mangeur de hareng (un marsouin suivant les harengs, et les mangeant), et plusieurs dauphins.
  • 22e Encore vu beaucoup d'oiseaux tropicaux. George Fox est très malade ce soir. Il a été très malade ces derniers jours, jusqu'à ses os. les vents sont calmes. George Fox avait essayé de manger de la viande de porc qui était légèrement avariée et elle sentait tellement mauvais qu'à présent il a horreur de la chair et il a perdu son estomac pour cela.
  • 23e Il est encore très nécessaire de pomper. Nous avons vu un navire cet après midi. Solomon Eccles en est à son septième jour de jeûne, ne buvant pas d'eau, ne mangeant aucune nourriture, seulement rincer sa bouche occasionnellement avec du vinaigre. Il ne dort pas beaucoup non plus, il ne fait que sommeiller parfois alors qu'il est assis.
  • 24e Nous avons vu un autre navire. Il es venu très près de nous et nous avons persuadé le maître du navire de venir faire une pause pour elle. Elle est venu au côté de nous, et notre maître a bavardé avec elle ; elle a répondu qu'elle était venue de Londres environ le même temps que nous, et qu'elle était en route pour les Barbades aussi. George Fox est très malade et vomit un rhume, du phlegme liquide, bien qu,il n'a jamais eu le mal de mer.
  • 25e Nous avons encore vu le navire, mais avec un vent frais nous l'avons perdu de vu.
  • 26e Beaucoup de marsouins, beaucoup d'oiseaux. Un oiseau appelé Fregatidae, ressemble à un héron.
  • 29e Nous estimons être à environ 300 miles de la Barbades. Nous avons vu un oiseau appelé un Sula, aussi gros qu'une oie. Les Amis en général vont bien, et George Fox aussi. Ce jour est appelé la Saint-Michel.
  • 30e nous avons vu beaucoup de marsouins et tout un groupe d'oiseaux. Nous sommes à un ou deux jours de la Barbades.
  • En terminant , George Fox, bien qu'il va mieux n'allait pas bien, presque du temps où nous avions quitté l'Angleterre. En mer, ses jambes et son ventre avaient tellement enflé qu'on aurait dit que sa peau allait fendre. Avec les vieilles douleurs et les anciennes blessures[des coups qu'il a enduré] dans ses jointures, une grande douleur le frappait dans l'estomac et au coeur de sorte qu'il est devenu très faible au delà des mots, ce qui aurait pu tuer d'autres hommes. Et alors pour un mois, il ne pouvait pas transpirer du tout, ni en mer, ou lorsque nous avons accosté durant trois semaines. Nous lui avions donné plusieurs choses afin de le faire transpirer, mais cela ne faisait s'assécher encore plus. Il ne pouvait guère boire autre chose que de l'eau mélanger à un peu de Gingembre. Et après notre arrivée, il a été trois semaines sans transpirer et il a de grandes douleurs à ses os, jointures, et à tout son corps, incapable de dormir. Malgré tout cela, il reste joyeux et au-dessus de tout cela. L'ile est très excité de sa venue, et beaucoup d'Amis et de gens importants sont venus lui rendre visite à bord, mais il a été incapable de participer aux réunions et cela a quelque peu abattu et refroidi l'excitation dans l'île.


[Fox résume]. Je n'eus pas le mal de mer pendant le voyage, contrairement à beaucoup, mais les nombreux coups et blessures que j'avais reçus précédemment, les infirmités que j'avais contractées en Angleterre par suite du froid et des privations auxquels j'avais été soumis pendant mes longues périodes de captivité, se firent sentir à nouveau pendant la traversée ; j'avais l'estomac très malade et de violentes douleurs dans les membres et dans les os. Pendant près de trois semaines, j'eus beaucoup de transpiration, principalement à la tête ; des éruptions se formaient sur mon corps, mes jambes et mes pieds enflaient de telle façon que je ne réussissais à ôter mes bas et mes pantoufles qu'au prix de grands et douloureux efforts. Tout à coup, la sueur cessa et, quand nous fûmes dans un climat très chaud où mes compagnons de voyage transpiraient abondamment, je ne pouvais plus transpirer du tout ; ma chair était sèche et brûlante ; l'inflammation qui avait causé les boutons se porta sur mon estomac et sur mon cœur, j'étais très malade, d'une faiblesse inimaginable ; d'autres que moi en seraient morts. Je demeurai dans cet état jusqu'à la fin du voyage, c'est-à-dire environ un mois; car nous avions passé sept semaines et quelques dures journées en mer.

Le troisième jour du Huitième Mois, tôt dans la matinée, nous découvrîmes l'île des Barbades, mais ce ne fut qu'entre neuf et dix heures du soir que nous pûmes jeter l'ancre dans la baie de Carlisle. Nous débarquâmes dès que ce fut possible ; je me rendis avec quelques autres dans la maison d'un Ami, un marchand nommé Richard Forstall. Cette promenade si courte me fatigua au point que j'arrivai épuisé. Pendant plusieurs jours, je fus gravement malade, et quoiqu'on me donnât des remèdes variés pour me faire transpirer, on n'y arriva pas. Il semblait au contraire que tout cela ne servait qu'à faire empirer mon état. Je demeurai ainsi pendant près de trois semaines, avec de telles douleurs dans les os, les jointures et tout le corps que je ne pouvais goûter presque aucun repos ; pourtant j'étais assez gai et mon moral n'était pas atteint. La maladie ne m'empêcha pas de vaquer au service de la Vérité ; en effet, soit pendant la traversée, soit après mon arrivée aux Barbades, alors que j'étais incapable d'aller et venir, je composai plusieurs mémoires (un Ami écrivant sous ma dictée, John Hull), et je profitai de la première occasion pour envoyer plusieurs d'entre eux en Angleterre afin de les faire imprimer.

Après m'être reposé trois ou quatre jours chez Richard Forstall, où beaucoup d'Amis sont venus à me rendre visite, John Rouse, est venu me chercher chez son père, à la maison de Thomas Rouse ; dans un carrosse qu'il avait emprunté d'une connaissance à lui là, nommé Colonel Chamberlain. Mais il était tard, lorsque nous arrivâmes, et j'eus peu ou pas de repos cette nuit-là. Quelques jours plus tard, le Colonel Chamberlain, qui avait si gentiment prêté son carosse, est venu à me rendre visite ; et il s'est conduit de façon très courtoise envers moi.

Peu de temps après que je suis venu à l'île, j'ai été informé d'un passage remarquable où la justice de Dieu avait éminemment apparue. Cela allait ainsi. Il y avait un jeune homme de la Barbades, dont le nom était John Drakes, une personne de quelque notoriété dans le compte du monde, mais un preneur de serment commun et un homme méchant. Quand il était à Londres, il décida d'épouser la fille d'une Amie, abandonnée très jeune par sa mère; avec un héritage considérable, elle avait été laissée au soin et à l'éducation de plusieurs Amis, dont je faisais partie. Il me fit une demande, s'il pouvait avoir mon consentement pour épouser cette jeune fille. Je lui ai dit que j'étais l'un de ses superviseurs nommés par sa mère, qui était veuve, pour prendre soin d'elle ; que si sa mère lui avait consentit à une match avec un quelconque homme du monde, elle aurait disposé d'elle en conséquence ; mais elle nous a remis sa fille à nous (Amis), afin qu'elle puisse être entraînée dans la crainte de l'Éternel ; et c'est pourquoi si je devais consentir à ce qu'elle épouse quelqu'un comme lui qui était en dehors de la crainte de Dieu, je trahirais la confiance placée en moi et je ne veux pas cela. »

Quand il a vu qu'il ne pouvait pas obtenir son désir, il retourna à la Barbades avec grande offense d'esprit contre moi, mais sans une juste raison. Par la suite, quand il apprit que je venais à la Barbades, il jura désespérément et menaça que , « lorsque j'arriverais là, si cela lui était possible , il me ferait brûler à mort. » Et un Ami qui entendit cela , lui a demandé, « ce que je lui avais fait pour qu'il soit si violent contre moi ? » Il ne voulût pa répondre, mais il dit encore: « Je le brûlerai. » En réponse, l'Ami a dit, « ne marche pas dans votre vie avec une colère incontrôlée, ou vous pourriez arriver prématurément à la fin de votre voyage. » Une dizaine de jours après, il a été frappé d'une violente fièvre brûlante dont il mourut ; par laquelle son corps était tellement brûlé que le peuple a dit, « il était noir comme un charbon; » et trois jours avant mon arrivé, son corps était déposé dans la poussière. Cela a été pris en note comme étant un triste exemple de vivre dans une rage hors de la crainte de Dieu.
 
Tandis que mon état de faiblesse ne me permettait pas de me rendre aux assemblées, les autres Amis qui m'avaient accompagné, s'activaient au service du Seigneur. Le lendemain de notre arrivée nous sommes allés sur la plage, et ils avaient une grande réunion au Pont, te après cela plusieurs autres réunions dans plusieurs parties de l'Île ; et cela alarma toute sorte de gens, de sorte que beaucoup vinrent à nos réunions, et quelques uns des plus hauts rangs. Car ils connaissaient mon nom, avaient compris que j'étais venu sur l'île, et ils s'attendaient à me voir à ces réunions ; ne sachant pas que j'étais incapable de voyager. Mon état de faiblesse se prolongea d'autant plus que mon esprit était oppressé par l'impureté, la corruption et l'injustice de cette population, qui pesait très lourd sur moi.

Mais quand j'eus passé un mois dans l'île, mon esprit éprouva quelque allègrement, je commençai à recouvrer dans une certaine mesure ma santé et mes forces, et à pouvoir aller et venir parmi les Amis. Dans l'intervalle, ayant une opportunité d'envoyer une lettre en Angleterre, J'écrivis aux Amis là bas pour leur faire savoir comment j'allais:

Chers amis, j'ai été très faible ces sept semaines passées et incapables d'écrire moi-même. Mon désir est à vous et pour vous tous, que vous puissiez vivre dans la crainte de Dieu et dans l'amour l'un pour l'autre et être sujet à l'autre dans la crainte de Dieu. J'ai été plus faible dans mon corps que je ne l'ai jamais été dans ma vie que je me souviens ; Oui, mes douleurs ont été tels que je ne peux pas les exprimer, pourtant ma santé et mon esprit sont forts. J'ai difficilement sué ces sept semaines passées, même si je suis dans un climat très chaud, où presque tout le monde transpire continuellement ; mais quant à moi, mes vieilles blessures, rhume, engourdissement et douleurs frappés intérieurement, même à mon coeur. Donc, j'ai eu peu de sommeil, et les meilleures choses qui étaient pour mon estomac étaient un peu d'eau et de la poudre de gingembre ; mais maintenant, j'ai commencé à boire une petite bière aussi bien que de l'eau et parfois un peu de vin mélangé avec de l'eau. J'ai ressenti beaucoup de douleurs et de travaille, et dans la mesure sous laquelle je suis ; mais ça va bien, ma vie en Dieu est au-dessus de tout. Cette île a été pour moi comme tous, un feu avant d'y arriver, mais maintenant cela s'est un peu résorbé et diminué. Je suis venu dans la faiblesse parmi ceux qui sont forts et j'ai ainsi continué ; mais maintenant je suis un peu joyeux et au-dessus de cela. Beaucoup d'Amis et quelques personnes importantes du monde, ont été avec moi. J'ai épuisé mon corps considérablement lorsque j'étais parmi vous en Angleterre ; C'est la puissance du Seigneur qui m'aide ; c'est pourquoi je désire que vous puissiez tous priser la puissance du Seigneur et sa vérité. J'ai été faible de corps lorsque je vous ai laissé, après que j'eus été dans mon grand travail parmi vous ; mais après cela, le mal m'a attaqué à nouveau dans mon corps qui n'était pas en très bonne condition après toutes les vicissitudes en Angleterre. Et puis j'étais tellement fatigué en mer que je n'ai pas pu me reposer, et j'avais peu ou pas d'appétit pendant une longue période. Depuis mon arrivée dans cette île, ma vie a été très accablée ; mais j'espère que, si le Seigneur me donne la force de gérer son travail, je vais travailler soigneusement et ramener des choses qui étaient hors de cours dans un meilleur ordre. Alors, chers Amis, vivez tous dans la paisible vérité et dans l'amour de celle-ci, servant le Seigneur en nouveauté de vie ; car des choses glorieuses et de précieuses vérités ont été manifestées parmi vous abondamment, et pour vous les richesses du Royaume ont été atteintes. J'ai été près d'un mois sur cette île, mais je n'ai pas été en mesure d'aller à loin ou d'en sortir ; seulement très récemment, je suis monté à deux reprises, un quart de mille à la fois, cela m'a beaucoup épuisé. Mon amour dans la vérité est pour vous tous.

George Fox

Comme je n'étais pas tout à fait en état de voyager, les Amis de l'île décidèrent de tenir leur assemblée d'hommes et celle de femmes pour le service de l'Église chez Thomas Rouse où je demeurais couché ; de cette façon, je fus présent à chacune de ces assemblées, et je pus y être très utile à la cause du Seigneur. Ils avaient en effet besoin d'être instruits sur bien des points, certains désordres s'étant introduits chez eux, par manque de soin et de vigilance. Je les exhortai, particulièrement à l'assemblée d'hommes, à se montrer prudents et vigilants en ce qui concernait les mariages, à empêcher les Amis de se marier entre proches parents, à empêcher les remariages trop rapides après la mort d'un mari ou d'une femme ; j'insistai sur les égards qu'il convenait d'avoir en pareil cas pour la mémoire du conjoint décédé. En ce qui concerne les enfants des Amis, dont certains se mariaient trop jeunes, dès l'âge de treize ou quatorze ans, je leur fis voir quels inconvénients et quelles conséquences fâcheuses pouvaient entraîner ces mariages d'enfants. Je leur recommandai également de prendre bien garde à ne rien dire, en dehors de leurs réunions, qui fût de nature à ternir et à salir la réputation d'aucun d'entre eux. De même, en ce qui concerne l'enregistrement des mariages, des naissances, des enterrements, je leur conseillai de consigner exactement ces événements, dans des registres séparés ; de tenir aussi un registre spécial où seraient mentionnés la condamnation de ceux qui s'écartaient de la Vérité pour commettre des actes répréhensibles, et le retour à Dieu de ceux qui venaient à résipiscence. Je leur recommandai encore d'avoir soin de se procurer des emplacements convenables pour l'enterrement des Amis, ce qui faisait encore défaut en certains endroits. Je leur donnai aussi des instructions concernant les testaments, les legs faits par les Amis pour des institutions publiques, et autres choses ayant trait aux affaires de l'Eglise. En ce qui concerne leurs nègres, je les engageai à tâcher de les élever dans la crainte de Dieu, aussi bien ceux qui avaient été achetés par eux que ceux qui étaient nés dans leurs familles, afin que tous puissent parvenir à la connaissance du Seigneur ; en sorte que chaque chef de famille pût répéter avec Josué : « Moi et ma maison, nous servirons le Seigneur. »Je désirais aussi, qu'ils amènent leurs surveillants à agir délicatement et doucement avec leurs nègres et de ne pas user de cruauté envers eux, comme ce fut la manière de certains ; et qu'après un certain nombre d'années de servitude, ils devraient les affranchir.

Note: Fox était bien en avant de son temps. Ceci se passa 200 ans avant l'abolition de l'esclavage en Amérique ; et c'était pour l'époque, une proposition radicale, mais cela provenait évidemment de la conduite du Seigneur, qui est toujours avance sur son temps].

En 1688, le gouvernement Quaker de la Pennsylvanie passa une résolution appelant pour la fin de l'esclavage, initiant la longue disparition de l'esclavage en Amérique.

Bien des choses douces et précieuses furent révélées dans ces réunions par l'Esprit, et dans la puissance du Seigneur, pour l'édification, l'affermissement et le développement des Amis, dans la foi et la sainte discipline de l'évangile.

Après ces réunions, le navire à destination de l'Angleterre n'étant pas parti, j'ai été mû d'écrire une autre lettre aux Amis là bas, dont voici la copie:

Chers Amis et frères, à qui est mon amour en ce qui ne change jamais, mais qui reste dans la gloire, qui est au-dessus de tout, le sommet et la pierre angulaire. En cela vous avez tous la paix et la vie, alors que vous demeurez dans la semence bénie. Ici tout est béni, sur ce qui amène le malheur ; où sont les tout essoufflement, les étroitesse d'esprit, la fragilité et irritabilité. Donc gardez le saint ordre de l'Évangile. Restez dans cette semence bénie, où tous pourront être maintenus dans la tempérance, la patience, et dans l'amour, en douceur, dans la droiture et la sainteté et dans la paix ; dans laquelle le Seigneur peut être vu parmi vous et nullement déshonoré, mais glorifié par tous. Dans toutes vos réunions, dans les villes, cités et pays, les réunions des hommes , réunions de femmes et autres, laissez la droiture affluer parmi vous, la Sainte vérité être sommitale, le pur esprit votre guide et leader et la sainte sagesse d'en haut qui vous commande, qui est pure, douce et facile à être imploré. Restez dans la religion qui nous préserve des taches du monde, qui est pure et sans tache devant Dieu. Restez dans l'adoration pure et Sainte, dans laquelle le pur et saint Dieu est adoré, c'est-à-dire dans l'esprit et dans la vérité, hors duquel se trouve le diable qui est l'auteur de toute impiété et de ce qui déshonore Dieu. Soyez tendre à la gloire de Dieu, et de son honneur, son nom béni et saint, dans lequel vous êtes réunis. Tous ceux qui professent la vérité, voyez à ce que vous marchiez en cela, dans la droiture, la sainteté et la piété ; car « la sainteté orne la maison de Dieu, la maison de la foi. » Ce qui orne la maison de Dieu, Dieu aime. Car il aime la droiture. Et c'est l'ornement qui orne sa maison et toute sa famille. C'est pourquoi voyez à ce que la droiture s'incruste dans toutes vos assemblées, afin qu'elle coule pour chasser toute iniquité. Cela préserve la paix avec Dieu ; car dans la droiture vous tous avez la paix avec le Dieu juste de paix et les uns avec les autres. Et donc, tout le monde qui porte le nom de l'oint, ce titre élevé d'être un chrétien, nommé d'après l'homme céleste, voyiez à ce que vous soyez dans la nature divine et rendu conforme à son image, même l'image du divin homme céleste, qui était avant cette image qu'avaient Adam et Eve de satan dans la chute; afin qu'à aucun d'entre vous cette image déchue ne puisse apparaître, mais seulement Son image, et vous rende conforme à lui. Ici la traduction est montrée dans la vie et de la conversation, non pas en paroles seulement ; Oui et conversion et repentance, qui est un changement de la nature, de l'esprit et du coeur, de l'esprit et des affections, qui étaient au-dessous et qui viennent à être établies au-dessus; et ainsi recevoir les choses qui sont par dessus et avoir la conversation dans le ciel, non pas cette conversation qui est selon la puissance du prince de l'air, qui règne maintenant dans les désobéissants. Alors soyez fidèles ; Ceci est la parole de l'Éternel Dieu à vous tous. Voyez cette piété, sainteté, cette droiture, vérité et vertu ; les fruits du bon esprit, couler sur les mauvais et ses fruits afin que vous puisiez répondre à ce qui est de Dieu en tous ; car votre Père céleste est glorifié, en ce que vous produisez beaucoup de fruit. C'est pourquoi vous, qui êtes les plantes de sa plantation, ses arbres de droiture, voyez à ce que chaque arbre soit plein de fruit. Restez dans la véritéble humilité et dans le véritable amour de Dieu, qui édifier son corps afin que la vraie nourriture de la tête, le rafraîchissement, jaillisse, et des rivières d'eau et le pain de vie puissent être grandement connue et ressenti parmi vous ; afin que des louanges puissent s'élever à Dieu. Soyez fidèle au Seigneur Dieu et juste et vrai dans toutes vos relations et actions avec et envers les hommes. Ne soyez pas négligent dans vos réunions d'hommes pour avertir, exhorter et reprendre, dans l'esprit d'amour et de douceur, et cherchez ce qui est perdu et ramenez à nouveau ceux qui s'étaient éloignés. Laisser toutes les pensées, esprits, âmes et coeurs, être courbé vers le bas sous le joug de Jésus Christ, la puissance de Dieu. Je pourrais écrire encore plus, mais je suis faible comme je l'ai été la plupart du temps depuis que je vous ai laissé. Les fardeaux et les labeurs sous lesquels j'ai été, et je suis passé par bien des choses ; mais c'est bien. Le Seigneur tout-puissant connait mon travail, pour lequel m'a envoyé de son éternel bras et de sa puissance, qui est d'éternité en éternité. Béni soit son saint nom, dans lequel je suisi, et là où est mon amour pour vous tous.

George Fox

Après cela, j'ai pu voyager et aller un peu voir les Amis, quand je suis allé pour visiter le gouverneur. Lewis Morrice, Thomas Rouse et quelques autres Amis étaient avec moi. Il nous a reçus très civilement et nous a traités très gentiment ; nous a fait dîner avec lui et nous a gardé la majeure partie du jour avant de nous laisser partir.

La même semaine, je suis allé à Bridge town. Il devait y avoir une Assemblée générale des Amis cette semaine. Parce que l'aimable réception du gouverneur lors de notre visite fut généralement connut des officiers, civils et militaires, et beaucoup sont venus à cette réunion de la plupart des régions de l'île, et ils n'étaient pas tous d'humble position ; plusieurs étaient des juges ou des magistrats, des colonels ou des capitaines. Donc, nous avons eu une grande réunion d'Amis et d'autres. La puissance bénie du Seigneur a été abondamment avec nous, et bien que j'étais un peu limité par moment, trois autres Amis avaient parlé avant moi, le Seigneur ouvrit les choses à travers moi, des choses à la grande satisfaction générale de ceux qui étaient présents. Le colonel Lewis Morrice est venu à cette réunion, et avec lui un juge dans le pays, dont le nom était Ralph Fretwell et qui furent bien satisfaits et reçurent la vérité.

Paul Gwin, un Baptiste bavard, est venu à la réunion et commence à babiller et à me demander : « Comment j'épelais Caïn ? et si j'avais le même esprit qu'avaient les apôtres ? » Je lui ai répondu « Oui ». Et il a dit au juge de prendre connaissance de cela. Je lui ai dit, « vous n'avez pas une mesure du même Saint-Esprit, que les apôtres avaient, et vous êtes possédé par un esprit impur. » Et puis il s'en alla.

J'allai à la maison avec Lewis Morrice cette nuit-là, qui était à environ neuf ou dix miles ; faisant une partie de la voie en bateau, le reste à cheval. L'endroit où était sa plantation, j'ai pensé que l'air y était le plus fin de l'île. Le lendemain Thomas Briggs et William Edmundson sont venus me voir, ils tentèrent de quitter l'île le jour suivant et d'aller sur le service du Seigneur à Antigua et Nevis. Lewis Morrice est allé avec eux. À Antigua, ils ont eu plusieurs bonnes réunions, auxquelles il y avait une grande ressource de personnes ; et beaucoup furent convaincus. Mais quand ils entrèrent à Nevis le gouverneur, un ancien persécuteur, envoya des soldats à bord du navire, pour les arrêter et ne voulut pas leur permettre d'atterrir. C'est pourquoi, après les Amis de l'endroit montèrent à bord du navire avec eux, et ils ont été doucement rafraîchis, ensemble, dans le sentiment de la puissance du Seigneur et de sa présence parmi eux, ils retournèrent à Antigua ; Lorsque ayant séjourné un certain temps plus longtemps, ils sont revenus à nouveau à la Barbades ; Thomas Briggs étant très faible et malade.

Des autres Amis qui sont venus avec moi, James Lancaster, John Cartwright et George Pattison, avaient quittés peu de temps avant pour la Jamaïque et d'autres Amis à d'autres endroits ; alors que peu sont restés à la Barbades avec moi. Pourtant nous avons eu de nombreuses réunions grandes et précieuses, tant pour l'adoration que pour les affaires de l'église ; à l'ancienne de laquelle beaucoup des sectes sont venus. À l'une de ces réunions, le Colonel Lyne, une personne sobre, a été tellement bien satisfait avec ce que j'ai déclaré qu'il a dit par la suite, « maintenant je peux disputer tous ceux que j'entends qui parlent mal de toi, qui disent que vous ne possédez pas le Christ ou qu'il est mort, parce que je vois que vous exalter le Christ dans toutes ses fonctions au-delà de ce que j'ai jamais entendu parler avant. » Cet homme, observant une personne prendre par écrit les paroles que j'avais déclaré, lui demanda de lui laisser avoir une copie de cela et resta un autre jour avec nous avant de s'en aller, un amour si grand s'était élevé en lui pour la vérité. Et en effet il y eut une très grande persuasion il était dans la majeure partie de l'île, ce qui fit que les prêtres et certains professeurs étaient inquiet et en colère. Nos rencontres furent très grandes et exempt de perturbations causées par le gouvernement, bien que les prêtres envieux et les professeurs s'efforcèrent d'attiser les magistrats contre nous. Quand ils s'aperçurent qu'ils ne pouvaient pas réussir de cette façon, certains d'entre eux qui étaient baptistes sont venus à la réunion à la ville, qui était pleine de gens de plusieurs grades et de qualités. Une grande compagnie est venu avec eux ; et ils ont apporté un document diffamatoire écrit par John Pennyman, avec lequel ils ont fait un grand bruit. Mais le Seigneur m'a donné la sagesse et la parole pour répondre à leurs objections frivoles ; pour que l'auditoire en générale reçu satisfaction et ces professeurs querelleurs perdirent du terrain. Lorsqu'ils furent eux-mêmes fatigués avec la clameur, ils s'en sont allés ; mais les gens sont restés, la réunion s'est poursuivie ; leurs sophismes frivoles furent encore ouvert et clarifiés, et la vie et la puissance de Dieu est venu sur l'ensemble. Mais la rage et l'envie dans nos adversaires n'ont pas cessé ; ils s'efforcèrent de diffamer les Amis avec de nombreux rapports faux et scandaleux, qu'ils ont propagé à travers l'île. Sur quoi j'ai, avec d'autres Amis, écrit un document, pour aller de l'avant au nom du peuple appelé des Quakers, pour clarifier la vérité et les amis de ces faux rapports. Cela alla de cette manière :

 
Pour le gouverneur de la Barbades, avec son Conseil et l'Assemblée,
et tous les autres au pouvoir, tant civil que militaire, dans cette île.
de la part des gens appelés Quakers.

Alors que beaucoup de calomnies et de mensonges scandaleux ont été jetés sur nous, pour nous rendre odieux, comme celle que "nous nions Dieu et le Christ Jésus et les écritures de la vérité, » etc.. La présente est pour vous informer que tous nos livres et déclarations, qui, depuis ces nombreuses années, ont été publiées dans le monde, témoignent clairement du contraire. Pourtant, pour votre satisfaction, nous avons maintenant clairement et sincèrement déclaré que nous possédons et croyons en Dieu, le seul Dieu sage, omnipotent et éternel, qui est le créateur de toutes choses, aussi bien dans les cieux et sur la terre, et le gardien de tout ce qu'il a fait ; qui est Dieu au dessus de tous, béni à jamais ; à qui appartient tout l'honneur, la gloire, la domination, la louange et l'action de grâces, maintenant et pour toujours ! et nous possédons et croyons en Jésus-Christ, son bien-aimé et seul fils, en qui il est bien content ; qui a été conçu par le Saint-Esprit et né de la Vierge Marie ; en qui nous avons la rédemption par son sang, même le pardon des péchés ; qui est l'empreinte du Dieu invisible, le premier-né de toute créature, par lesquels se trouvaient toutes les choses créées qui sont dans les cieux et sur la terre, visible et invisible, qu'ils soient trônes, dominions, principautés ou pouvoirs ; toutes choses ont été créées par lui. Et nous possédons et croyons qu'il a été fait sacrifice pour le péché, qui ne connaissait aucun péché, ni aucune ruse ne s'est trouvée dans sa bouche ; et qu'il a été crucifié pour nous dans la chair, sans les portes de Jérusalem ; et qu'il a été enterré et qu'il est ressuscité le troisième jours par la puissance de son père, pour notre justification ; et nous croyons qu'il est monté dans le ciel et qu'il se trouve maintenant à la droite de Dieu. Ce Jésus, qui était le fondement des saints prophètes et des apôtres, est notre Fondation ; et nous croyons qu'il n'y a aucune autre Fondation à établir, mais celle qui est établie, Jésus Christ lui-même ; qui, nous croyons, a goûté la mort pour chaque homme et a versé son sang pour tous les hommes et qu'il est la propitiation pour nos péchés et pas pour les nôtres seulement, mais aussi pour les péchés du monde entier ; Selon ce que Jean le Baptiste a témoigné de lui, quand il dit : « Voici l'agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde. » Jean 1:29. Nous croyons que lui seul est notre Rédempteur et Sauveur, même le capitaine de notre Salut, qui nous sauve du péché, ainsi que de l'enfer et de la colère à venir et qui détruit le diable et ses œuvres ; qu'Il est la semence de la femme qui écrase la tête du serpent, à savoir Jésus Christ, l'Alpha et l'oméga, le premier et le dernier. Qu'il est (comme disent les écritures de la vérité de lui) notre sagesse et notre droiture, la justification et la rédemption ; il n'y a pas de salut en aucun autre, car il n'y a pas d'autre nom sous le ciel donné parmi les hommes, par lequel nous puissions être sauvés. Lui seul est le Berger et évêque de nos âmes. Il est notre prophète, que Moïse long a depuis témoigné de, disant: « Le Seigneur, votre Dieu, vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; vous l'écouterez en tout, tout ce qu'il vous dit ; et il arrivera que toute âme qui n'écoutera pas et qui n'obéira pas à ce prophète [Jésus] sera ainsi détruit et enlevé du peuple." Actes 3:22-23. Il est venu « et nous a donné une compréhension, que nous puissions reconnaître que c'est vraie. » Et il gouverne dans nos coeurs par sa loi d'amour et de vie et nous affranchit de la loi du péché et la mort. Nous n'avons pas de vie, autrement que par lui ; car il est l'esprit vivifiant, le second Adam, le Seigneur du ciel, par ce sang nous sommes purifiés, et arrosé de notre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant. Il est notre médiateur, qui fait la paix et la réconciliation entre nous offensants et Dieu offensé ; Il est le serment de Dieu, la nouvelle alliance de lumière, de vie, de grâce et de paix, l'auteur et le consommateur de notre foi. Maintenant ce Seigneur Jésus Christ, l'homme céleste , l'Emmanuel, Dieu avec nous, nous le possédons tous et croyons en lui; lui contre qui le grand prêtre rageait contre et disait, qu'il avait blasphémé ; dont les prêtres et les anciens des Juifs avaient pris conseil ensemble contre et mis à mort ; le même que Judas a trahi pour trente pièces d'argent, que les prêtres lui avaient donné en récompense pour sa trahison ; qui a aussi donné beaucoup d'argent aux soldats pour forger un horrible mensonge, c'est à dire , « Que ses disciples étaient venus et l'avaient volé pour l'emporter loin de nuit pendant leur sommeil. » Et après qu'il fut ressuscité d'entre les morts, l'histoire des actes des apôtres résument comment le chef prêtres et les anciens ont persécutés les disciples de ce Jésus pour avoir prêcher le Christ et sa résurrection. Nous le disons, c'est ce Seigneur Jésus Christ, que nous reconnaissons être notre vie et notre salut.

Et en ce qui concerne les saintes Écritures, nous croyons qu'elles mont été données par le Saint-Esprit de Dieu, à travers les saints hommes de Dieu, qui (telles que les écritures elles-mêmes le déclarent , 2 Pi 1:21.) « ont parlé en étant poussés par le Saint-Esprit.» Nous croyons qu'elles doivent être lues, crues, et accomplies, (celui qui les accomplie c'est Christ); et elles sont « profitables pour la doctrine, pour reprendre, pour la correction, et pour instruire dans la droiture, de sorte que l'homme de Dieu puisse être parfait, profondément fourni en toutes bonnes oeuvres, (2 Tim 3:16-17), et elles sont capables de rendre sage pour le salut, à travers la foi dans le Christ Jésus ». nous croyons que les saintes Écritures sont les paroles de Dieu ; car il est dit dans Exode 20:1, « Dieu a prononcé ces paroles, en disant,… »  parlant des dix commandements qui avaient été apportées sur le mont Sinaï. Et dans Apoc 22:18-19, Jean a dit: « je rends témoignage à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre, que si quelqu'un ajoute à ces choses,et que si quelqu'un ôte quelque chose des paroles du livre de cette prophétie » [non pas la Bible qui n'avait même pas été imprimée aux temps de l'Écriture du livre de l'Apocalypse ; les paroles de ce livre de prophétie, Apocalypse].  Aussi dans Luc 1:20, « Parce que vous n'avez pas cru mes paroles. » Et aussi dans Jean 5:47, 12:47, 14:23, 15:7. De sorte que nous appelons les saintes écritures, comme Christ, les apôtres, et saints hommes de Dieu les appelaient, c'est à dire les paroles de Dieu.

Une autre calomnie qu'ils ont jeté sur nous, est, « que nous enseignons aux Nègres à se se rebeller » ; une chose que nous abhorrons et détestons tout à fait dans nos coeurs, le Seigneur sait cela, Lui qui sonde tous les coeurs et qui connaît toutes choses et qui peut témoigner pour nous, qu'il s'agit d'un mensonge des plus abominable. Car ce dont nous leur avons parlé, c'est de les exhorter et de les admonester pour qu'ils soient sobres, de craindre Dieu, d'aimer leurs maîtres et maîtresses, et d'être fidèle et diligent dans leur service et affaires et alors leurs maîtres et surveillants allaient les aimer et les traiter avec bonté et douceur ; aussi qu'ils ne devraient pas battre leurs femmes, ni les épouses leurs maris ; et que les hommes ne devraient pas avoir beaucoup d'épouses ; qu'ils ne devraient pas voler, ni être ivre, ni commettre l'adultère ou la fornication, ni maudire, ni jurer, ni mentir, ni donner de mauvais mots un à l'autre, ni à personne d'autre ; car il y a quelque chose en eux qui leur dit, qu'ils ne doivent pas pratiquer ces choses ni tout ce qui est mal. Mais si ils doivent le faire, nous leur laissons savoir qu'il y a que deux voies, celle qui mène au paradis où les justes vont aller ; et l'autre qui mène à l'enfer, où les méchants et les débauché, les prostitués, adultères, assassins et les menteurs vont aller. À ceux-là le Seigneur dira: « venez, vous les bénis de mon Père, hériter du Royaume préparé pour vous depuis la Fondation du monde ; » Aux autres, « Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges ; » là où iront les méchants « le châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » Matthieu 25: 31-44. Considérez, Amis, ce n'est pas une transgression pour un maître de famille d'instruire sa famille lui-même, ou pour d'autres de le faire en son nom ; mais c'est plutôt une très grande obligation qui leur incombe. Abraham et Josué l'ont fait : du premier, nous lisons que le Seigneur a dit, Gen.18:19, « je sais que Abraham commandera ses enfants et sa maison après lui ; et elles se tiennent à la façon du Seigneur, de faire la justice et du jugement, que le Seigneur peut apporter sur Abraham les choses qu'il a parlé de lui. » Et ce dernier, nous lisons, qu'il a dit, Josué 24:15. « Vous choisissez aujourd'hui qui vous servirez, mais moi et ma maison, nous servirons le Seigneur» Nous déclarons que nous estimons cela être le devoir qui nous incombent de prier avec et pour, pour enseigner, instruire et admonester ceux qui appartiennent à nos familles ; ce qui est une commande du Seigneur, la désobéissance de cela va provoquer, son mécontentement ; comme on le voit dans Jér 10:25, « déversez votre fureur sur les païens que vous ne connaissez pas et sur les familles qui n'appellent pas à votre nom. » Maintenant, les Nègres, Tawny, Indiens, composent une très grande partie des familles dans cette île pour lesquels un compte sera exigé par lui, qui vient pour juger les vivants et les morts au grand jour du jugement, lorsque tout le monde doit être « récompensé selon les actes accomplis dans le corps, qu'elles soient bonnes ou qu'elles soient mauvaises; » ce jour-là, dit-on, de la résurrection du bon et du mauvais et du juste et de l'injuste, quand, « la révélation du Seigneur Jésus du ciel avec les anges de sa puissance, en flammes de feu, exerçant la vengeance contre ceux qui ne connaissent pas Dieu, et contre ceux qui n'obéissent pas à l'évangile de notre Seigneur Jésus Christ ; lesquels subiront le châtiment d'une destruction éternelle de devant la présence du Seigneur et de devant la gloire de sa puissance,quand il viendra pour être, dans ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru, car notre témoignage envers vous a été cru.» 2 Thess 1:8-10. Voir aussi, 2 Pi 3:7.

Cette méchante calomnie, que nos adversaires (qui s'efforçaient de faire de faire rebeller les nègres)ont eu l'occasion de soulever, contre nous qui avions eu des réunions parmi les Nègres ; car nous avons eu plusieurs réunions avec eux dans plusieurs plantations, ici nous les exhortions à la justice, à la sobriété, à la tempérance, à la chasteté et à la piété et à être soumis à leurs maîtres et aux gouverneurs ; ce qui était complètement contraire aux accusations que nos envieux adversaires avaient malicieusement portés contre nous.

Étant donné que j'avais visité le gouverneur dès que je fus arrivé et que j'en fus capable, le gouverneur est venu me rendre visite chez Thomas Rouse et a été très courtois.
 
Après avoir été trois mois ou plus à la Barbades et après avoir visité les Amis, et soigneusement réglé les réunions et organisé le service pour lequel le Seigneur m'avait amené là ; que j'ai senti mon esprit libéré de cette île et attiré vers la Jamaïque. Ce qui, lorsque j'eus communiqué aux Amis, j'ai également fait la connaissance du gouverneur, et plusieurs de ses conseillers avec mon intention ; ce que je fis de sorte que comme ma venue là était ouverte et publique, or mon départ le fut aussi. Avant que j'eus quitté l'île, j'ai écrit la lettre suivante à mon épouse de sorte qu'elle puisse comprendre des fois comment c'était avec moi, et comment j'ai procédé lors de mes voyages.

Mon cher cœur,

À qui est mon amour et à tous les enfants dans la semence de vie qui ne change pas, mais qui est au-dessus de tous ; Béni soit le Seigneur pour toujours ! J'ai subi de grandes souffrances dans mon corps et mon esprit, au-delà des mots ; mais le Dieu du ciel soit loué, sa vérité est au dessus de tous. Je suis maintenant bien ; et, si le Seigneur le permet, en quelques jours, je vais passer de la Barbades à la Jamaïque ; et je pense demeurer seulement un peu de temps là. Je désire que vous puissiez tous être gardés libre dans la semence de vie, hors de toute encombre. Les Amis en général vont bien. Rappelez- moi aux Amis qui se renseignent à propos de moi. Ainsi rien de plus, que mon amour dans la semence et la vie, qui ne change pas.

George Fox
Barbades, 6ème du 11e mois, 1671

J'ai mis le Cap de la Barbades à la Jamaïque le huitième du onzième mois, 1671 ; Robert Widders, William Edmundson, Solomon Eccles et Elizabeth Hooton sont venus avec moi. Thomas Briggs et John Stubbs sont resté à la Barbades, avec lesquels étaient John Rouse et William Bayly. Nous avons eu un passage facile et rapide à la Jamaïque ; où nous avons de nouveau rencontré James Lancaster, John Cartwright et George Pattison, qui étaient allés travailler là bas au service de la vérité ; et nous nous sommes joint à eux pour ce travail, voyageant de haut en bas de cette grande île. C'est un pays magnifique, bien que beaucoup de gens sont débauché et méchant. Nous avons eu beaucoup de service. Il y eut une grande persuasion, et beaucoup ont reçu la vérité ; certains d'entre eux étaient des gens de compte dans le monde. Nous avons eu là beaucoup de réunions, qui furent grandes et très calme. Les gens étaient civiles avec nous, de sorte que pas une bouche n'a été ouverte contre nous. J'ai été à deux reprises avec le gouverneur et quelques autres magistrats, qui se sont tous porté eux-mêmes aimablement avec moi.
 
Environ une semaine après être débarqué en Jamaïque, Elizabeth Hooton, une femme âgée, qui a beaucoup voyagé au service de la vérité, et souffert beaucoup pour celle-ci, quitta cette vie. Elle se portait bien la veille de son décès ; et elle est partie en paix, comme un agneau, portant le témoignage de la vérité jusqu'à son départ.

Remarque : Elizabeth Hooton a été une des premières personnes à être convaincu de la vérité par George Fox et la première femme à devenir un ministre Quaker en 1650. Elle était l'épouse d'un mari de la haute société, et elle fut non seulement la première femme ministre Quaker, mais la deuxième ministre de la société et comptait parmi les soixante Vaillants, un groupe d'évangélistes suivant George Fox pour être envoyé par le Seigneur dans toute l'Angleterre.

Elle a enduré plusieurs emprisonnements, parfois pendant plusieurs mois. En 1651, elle fut emprisonnée à Derby sur plainte d'avoir réprimandé un prêtre et durant l'année suivante, elle a été emprisonnée dans le château de York pour avoir exhorté une congrégation à Rotterdam à la fin du service. En 1664, elle a subi cinq mois d'emprisonnement à Lincoln pour avoir perturbé une congrégation. À Selston, Nottinghamshire, elle a été violemment agressée en 1660 par Jackson, le ministre du village, parce qu'elle était un Quaker, bien qu'elle ne semblait pas même lui avoir parlé.

En 1661, alors qu'elle avait plus de soixante ans, elle est allée en Amérique, en voyage missionnaire, arrivant à Boston en 1662. À cause des lois puritaines contre les Quakers, elle a eu beaucoup de mal à obtenir de la nourriture ou un abri. En visitant certains Quakers en prison, elle a été amenée devant le gouverneur, John Endicott, qui, après l'avoir insulté, l'a envoyé en prison. Elle a été emmenée par la suite, portée deux jours dans la forêt et abandonnée là à mourir de faim. Elle a réussi à trouver son chemin jusqu'au Rhode Island, obtenu un passage pour la Barbades, puis elle est retournée à Boston, et après qu'un bref séjour elle revint en Angleterre. Ayant obtenu une licence de Charles II pour s'installer dans des colonies américaines, Elizabeth Hooton est retournée à Boston, où elle a tenté de s'installer, mais là-bas la licence du roi fut déclarée non valide par les règles de la ville. Elle se rendit ensuite à Cambridge, où, parce qu'elle ne voulait pas nier sa croyance, elle a été jetée dans un cachot et gardé sans nourriture ni boisson pendant quarante-huit heures (une personne qui lui est venu en aide a été condamné à une amende de 5 livres pour l'infraction). Elle a été par la suite ordonnée par la Cour pour être fouettée à travers trois villes, ce qui fut fait dans les profondeurs de l'hiver et avec grande sévérité. Elle fut là encore porté dans les profondeurs de la forêt et abandonnée ; elle retrouva encore son chemin jusqu'à une ville, où elle se lia d'amitié et puis elle quitta ; Après avoir visité l'île de Rhode, elle retourne à Cambridge, où elle fut à nouveau soumise à la maltraitance barbare.

Elle retourna en Angleterre et repris son travail comme prédicateur itinérante, mais en 1665, elle fut internée à la prison de Lincoln pendant trois mois sur une accusation de troubler une congrégation.

Elle fit trois visites religieuses aux Amériques, et elle accompagna George Fox en Amérique lors de sa visite, où en Jamaïque où elle tomba soudainement malade, mourant le jour suivant, vers l'âge de 71 ans. Elle fut une ministre évangéliste Quaker durant 21 ans.

Il y a un Mémoire à Elizabeth Hooton sur ce site avec plus de détails au sujet de sa vie et de ses souffrances.

Au bout d'environ sept semaines en Jamaïque, et après avoir amenés les Amis dans un bon ordre et installés plusieurs réunions parmi eux, nous avons laissé Solomon Eccles là. Le reste d'entre nous embarqués pour le Maryland, laissant les Amis et la vérité prospérer en Jamaïque ; la puissance du Seigneur étant au-dessus de tous et sa postérité bénie qui règne.
 
Avant de quitter la Jamaïque, j'ai écrit une autre lettre à ma femme, comme suit :

Mon cher cœur, à qui est mon amour et aux enfants, dans ce qui ne change pas, mais qui est au-dessus de tous ; et à tous les Amis dans ces régions. J'ai été en Jamaïque pendant environ cinq semaines. Les Amis en général vont bien; et voici une persuasion ; mais les choses seraient trop grandes pour les écrire. Les souffrances partout m'assistent ; mais la semence bénie est au-dessus de tous ; le grand Seigneur soit loué, qui est le Seigneur de la terre et de la mer et de toutes les choses qui y sont. Si cela plaît au Seigneur, nous avons l'intention de passer d'ici vers le début du mois prochain en direction du Maryland. Que chacun d'entre vous demeurent dans la semence de Dieu. Dans sa vérité, je repose dans l'amour pour vous tous.
     

George Fox
Jamaïque, 23e du 12e mois, 1671

Nous sommes montés à bord le 8e jour du premier mois 1671 ; et en raison des vents contraires, nous passâmes une semaine complète à naviguer de l'avant et à reculons, avant de ne plus apercevoir la Jamaïque. Cela s'est avéré un voyage difficile et assez dangereux, surtout lors de notre passage à travers le golfe de la Floride, où nous avons rencontré beaucoup de vents et des tempêtes. Mais le grand Dieu, qui est Seigneur de la terre et de la mer, et qui chevauche sur les ailes du vent, nous a préservé par sa grande puissance à travers les nombreux et grands dangers, lorsque par un stress extrême des conditions météorologiques, notre bateau a été plusieurs fois susceptible d'être renversé, et qu'une grande partie de son gréement s'est cassée. Et en effet, nous avons été sensibles que le Seigneur a été un Dieu à portée de main, et que son oreille était ouverte pour les supplications de son peuple. Car quand le vent soufflait si fort et bruyamment, et les orages et les tempêtes étaient si grandes, que les marins ne savaient pas quoi faire, mais laissèrent le navire aller dans le sens qu'il voulait ; puis nous avons prié le Seigneur ; qui nous a gracieusement guérit et accepté et a calmé le vent et la mer, nous a donné la condition météo saisonnière et nous a fait nous réjouir de son Salut ; béni et loué soit le Saint Nom du Seigneur, dont la puissance a domination sur tout et à qui les vents et mers obéissent !

Nous étions entre six et sept semaines dans ce passage de la Jamaïque, au Maryland. Quelques jours avant notre arrivée à terre, après avoir entrés dans la baie de Patuxent River, une grande tempête se leva, qui amena un bateau vers nous pour un abris; dans lequel il y avait de nombreux hommes et femmes de renommée dans le monde. Nous les avons pris mais le bateau a été perdu ainsi que cinq cents livres sterling de marchandises dedans, comme ils on dit. Ils ont continué à bord avec nous pendant plusieurs jours, n'ayant aucun moyen de descendre ; et nous avons eu une très bonne réunion avec eux à bord du navire. Mais les provisions diminuèrent, parce qu'ils n'en avaient apporté aucune avec eux ; et les nôtres, en raison de la longueur de notre voyage, étaient déjà presque toutes consommés lorsqu'ils sont venus à nous ; alors qu'eux aussi vivaient de cela aussi, il ne nous en restait à présent que très peu ou pas du tout. Voyant cela, George Pattison pris un bateau et risqua sa vie pour aller à terre ; le danger était si grand, que tous sauf les Amis étaient d'avis qu'il allait faire naufrage. Pourtant il a plu au Seigneur de l'amener sans danger jusqu'à terre ; et peu de temps après les amis de l'endroit sont venus pour nous amener à terre aussi, en temps approprié parce que nos provisions avaient toutes été consommés.

Nous partageâmes également une autre grande délivrance au cours de ce voyage à travers la bonne providence du Seigneur, et cela nous l'avons compris par la suite. Lorsque nous avons déterminé de venir à la Jamaïque, nous avons eu le choix de deux navires, qui avaient tout deux la même destination. L'un était une frégate, l'autre un yacht. Nous avons pensé que le capitaine de la frégate demandait un montant qui n'était pas raisonnable pour notre passage, nous avons donc accepté l'offre du maître du yacht de dix shillings pièce moins cher que l'autre pour nous transporter. Nous sommes montés à bord du yacht, et la frégate est sorti avec nous, avec l'intention que nous fassions le voyage ensemble; et durant plusieurs jours, nous avons navigué ensemble : mais avec les vents calmes et contraires, après un certain temps, nous fûmes séparés. En perdant son chemin, la frégate fut capturée par les Espagnols, pillée et volée, tandis que le capitaine et le second ont été faits prisonniers. La frégate a été ensuite reprise par les anglais puis renvoyée à ses propriétaires en Virginie. Lorsque nous avons appris cela, nous avons vu et admiré la providence de Dieu qui nous a préservé de mains de nos ennemis ; et celui qui avait été cupide est tombé aux mains des cupides.

Ici, nous trouvâmes Burneyate, qui avait l'intention de naviguer bientôt pour la Vieille Angleterre ; mais à notre arrivée il a modifié son intention et nous a rejoint dans le service du Seigneur. Il avait nommé une Assemblée générale pour tous les Amis dans la province du Maryland, afin qu'il puisse les voir ensemble et prendre son congé d'eux, avant son départ à l'étranger ; et il était ainsi ordonné par la bonne providence de Dieu, que nous avons atterrîmes juste à temps pour cette réunion ; ce qui signifie que nous avons eu une occasion très à point de réunir les Amis de la province. Il s'agissait d'une réunion très importante, qui dura quatre jours et à laquelle assistèrent les Amis et beaucoup d'autres personnes dont plusieurs occupaient des postes importants dans le monde ; car il y avait cinq ou six juges de paix, le Président de leur Assemblée, un de leur Conseil et d'autres notables , qui semblèrent bien satisfaits de la réunion.

Après les réunions publiques, les réunions des hommes et des femmes ont commencé ; ici, j'ai expliqué aux Amis que les réunions était des services destinés à leur grande satisfaction. Après cela, nous sommes allés vers les falaises, où une autre Assemblée générale fut nommée. Nous fimes une partie de la route par voie terrestre, le reste sur l'eau. Une tempête a surgi et notre bateau a échoué, en danger d'être battu aux pièces, et que l'eau entre. J'étais dans une grande sueur,le temps était devenu très chaud après la réunion d'avant et maintenant nous étions mouillée avec l'eau en plus ; Mais, ayant foi en la puissance divine, j'ai été gardé d'être blessé, Béni soit l'Éternel ! Beaucoup sont venus à cette réunion et ont reçu la vérité avec révérence. Nous avons eu aussi la réunion des hommes et la réunion des femmes. La plupart des rétrogrades sont revenus de nouveau ; et plusieurs de ces réunions ont été mis en place pour prendre soin des affaires de l'église.

Après ces deux assemblées générales, dans le Maryland, nous séparâmes la compagnie, nous divisant en plusieurs côtes, pour le service de la vérité. James Lancaster et John Cartwright sont allés par mer pour la Nouvelle-Angleterre ; William Edmundson et trois autres Amis se sont embarqués pour la Virginie, où les choses étaient très désordonnées ; John Burneyate, Robert Widders, George Pattison et moi, avec plusieurs Amis de la province, sommes allés par bateau jusqu'à la rive orientale et a eu une réunion là au cours premier jour ; où beaucoup de gens ont reçu la vérité avec joie et les Amis ont été considérablement rafraîchie. Ce fut une réunion très importante et céleste. Plusieurs personnes de qualité dans ce pays étaient là, dont deux étaient des juges de paix.

Note de Vaillants pour la vérité : alors que George Fox était dans sa mission en Amérique, ses frères à la maison se réjouissaient dans un repos temporaire de persécution. En 1672, professant d'être poussés par les souffrances d'une grande partie de ses sujets et par un désir de promouvoir l'union, le roi Charles II publia une proclamation suspendant « l'exécution de toutes les lois pénales contre ceux qui n'étaient pas conformes à la doctrine, la discipline et le gouvernement de l'église établie par la Loi. »

Peu de temps après la publication de la présente déclaration d'indulgence, les Amis, toujours sur le qui-vive pour aider leurs frères, s'empressèrent de prendre les mesures nécessaires en ce qui concerne les quatre cents personnes qui souffraient d'être incarcérés dans la prison, dont certains avaient été là pendant dix ou onze ans. George Whitehead (à 26 ans) et Thomas Moore ont été autorisés à se présenter à la salle du Conseil à Whitehall pour représenter leur cause. Plaidoyer de Whitehead a été effectué avec tant de succès que le roi a dit, « Je leur donne le pardon », et a ordonné que les lettres patentes nécessaires soient rédigées. Comme le nombre de prisonniers était si grand, les frais pour se procurer leur décharge distincte auraient constitué une grosse somme, mais le roi ordonna que le pardon, bien qu'il comprenait beaucoup, soit chargée qu'à une seule personne, et le Lord gardien remis volontairement ses honoraires. Onze peaux de parchemin ont été nécessaires pour faire une copie du document, et beaucoup de travail a été nécessaire, afin de le rendre disponible dès que possible à ceux qui étaient las d'être deepuis si longtemps séparés de leurs maisons et leurs Amis. Les amis à Londres, cependant, nn'étaient pas découragés par le trouble ou les frais, et en peu de temps ils avaient l'assurance bénie que tous ceux qui relevaient du champ d'application des lettres patentes seraient remis en liberté.

Il y avait les d'autres dissidents [non-Quakers] en prison, et George Whitehead, l'agent actif des Amis, a été sollicité afin d'aider à leur délivrance. Cela il accepta gaiement, car il a dit : « Notre être de jugements et de sociétés n'abattent pas ma charité ou compassion, même envers ceux qui ont été mes adversaires dans certains cas. Béni soit le Seigneur mon Dieu, qui est le Père et la fontaine de miséricordes, dont l' amour et la miséricorde dans le Christ Jésus à notre égard doit nous obliger à être miséricordieux et aimable les uns avec les autres. » Il a conseillé que les noms des prisonniers soient adressées au roi, avec une pétition pour son mandat, pour qu'ils soient insérées dans le même brevets avec les Quakers. Le roi acquiesça à la pétition, et ils furent également remis en liberté. Parmi le nombre ainsi libéré se trouvait John Bunyan, dont la peine d'emprisonnement de onze ans dans la prison de Bedford a donné au monde l'allégorie, (Le Voyage du pèlerin). John Bunyan était un pasteur baptiste et un ennemi des Quakers, a écrit plusieurs livres critiquant sévèrement la foi Quaker.

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