La Croix Manquante pour la Pureté


 


CHAPITRE V

Nouveaux débats avec des Prêtres 1653-1654

PROSPÉRITÉ DES AMIS

Vers cette époque, des prêtres et des soi-disant pratiquants se mirent de nouveau à prophétiser contre nous. Ils avaient prédit depuis longtemps que nous serions tous anéantis avant un mois ; après cela, ils prolongèrent le délai jusqu'à six mois; puis, ce laps de temps expiré, et notre nombre s'étant considérablement accru, ils déclarèrent que nous nous dévorerions les uns les autres. Car il arrivait souvent, après les réunions, que des gens de santé délicate, ayant une longue distance à franchir pour rentrer chez eux, restassent à loger chez des Amis, parfois plus nombreux, qu'il n'y avait de lits pour les recevoir ; en sorte que quelques-uns durent coucher sur des meules de foin. Sur quoi la crainte qui était dans le cœur de Caïn s'empara de ces hommes soi-disant pieux et des gens du monde, car ils avaient peur que, lorsque nous serions dévorés les uns les autres, nous ne dussions être entretenus par les paroisses, tombant ainsi à leur charge. Mais au bout de quelque temps, quand ils virent que le Seigneur bénissait les Amis et augmentait leur nombre, comme Il l'avait fait pour Abraham, qu'Il gardait leurs entrées et leurs sorties, leur lever et leur coucher, qu'Il faisait prospérer leurs récoltes et que tout allait bien pour eux, alors ils virent la fausseté de toutes les prophéties qu'ils avaient faites contre nous, et ils comprirent qu'il était vain de maudire  quand  Dieu bénissait.

Quand des Amis, après avoir été « convaincus », ne se sentaient plus libres d'ôter leur chapeau devant les gens, ou de dire Vous à une seule personne, mais qu'ils lui disaient Tu et Toi, quand ils s'abstenaient de faire la révérence ou d'employer des paroles flatteuses en manière de salutation, ou de se conformer aux usages et aux coutumes du monde, ceux d'entre eux qui étaient dans le commerce perdaient d'abord leur clientèle, en sorte que, pendant quelque temps, certains Amis purent à peine gagner leur pain. Mais, par la suite, quand on commença à se rendre compte de l'honnêteté et de la véracité des Amis, quand on vit que leur oui était Oui et leur non Non, qu'ils tenaient toujours parole, qu'ils ne trompaient ni ne fraudaient, que, si on envoyait un enfant dans leurs boutiques, il était aussi bien servi que ses parents l'auraient été, alors la vie et l'exemple des Amis devinrent une prédication, et réveillèrent en bien des cœurs l'étincelle de vie divine qui y avait été déposée. Bientôt les choses changèrent tellement qu'on entendait toujours demander : « Y a-t-il ici un marchand de drap, un épicier, un tailleur, un cordonnier, ou n'importe quel autre commerçant qui soit Quaker ? »  En sorte que les Amis faisaient plus d'affaires que la plupart de leurs voisins, et qu'ils prirent dans la vie commerciale, une place toujours plus importante. Alors les mauvaises têtes changèrent de note et commencèrent à crier : « Si nous laissons ces Quakers tranquilles, ils s'empareront de tout le commerce du pays. »

... Quand il y eut un certain nombre d'Amis dans le nord, un prêtre de Wrexham, dans le Pays de Galles, un nommé Floyd, ayant entendu parler de nous, envoya deux de ses prédicateurs dans le nord pour faire une enquête sur nous, pour nous examiner et pour lui rendre compte de ce qu'il aurait vu. Mais quand ces enquêteurs furent au milieu de nous, la puissance du Seigneur les saisit; tous deux furent convaincus de la vérité et l'un d'eux y persévéra jusqu'à la mort.

Vers cette époque, le Seigneur agit dans les cœurs d'un grand nombre de ceux qu'il avait appelés; Il les envoya travailler dans Sa vigne, Il les poussa à voyager vers le sud et à se dépenser au service de l'évangile dans les régions orientales, méridionales et occidentales du pays; car le Seigneur avait suscité plus de soixante ministres, dans le pays du nord, et Il les envoya au loin; la responsabilité de leur travail pesait lourdement sur moi...

C'est alors que Rices Jones, de Nottingham (qui avait été Baptiste) et ses adeptes, se mirent à prophétiser contre moi, disant que j'étais arrivé au faîte et que j'allais maintenant descendre aussi vite que j,'étais monté. Il envoya nombre de pamphlets de Nottingham à Mansfield, à Clawson et dans les villes environnantes, dans lesquels il reprochait aux Amis d'annoncer la vérité sur les places des marchés et dans les maisons à clocher. Mais ses prophéties et celles de ses amis retombèrent sur eux ; car ils furent dissous peu après et leurs réunions s'émiettèrent; quelques-uns continuèrent à se réunir le Premier jour pour jouer au palet. Beaucoup de ses disciples devinrent des Amis, et le sont restés. Par la puissance bénie du Seigneur, la Vérité et les Amis ont fait des progrès et continueront à en faire par la grâce de Dieu; et moi; par la même puissance, j'ai été et je suis préservé, gardé dans la Semence éternelle, qui ne s'altère ni ne se corrompt. Mais Rices Jones prêtait serment lorsqu'on lui disait de le faire, et ainsi il a désobéi à l'ordre du Christ. Beaucoup d'autres faux prophètes se sont élevés contre moi, mais le Seigneur les a détruits, et Il détruira encore ceux qui s'élèveront contre la divine Semence et contre moi. Ma confiance est en Lui; car quoiqu'ils puissent me faire, j'ai vu avant qu'Il m'eût envoyé, comment ils finiraient et comment le Seigneur les confondrait.

DES BOUCHERS MENACENT G. FOX

Alors je retournai chez Thomas Taylor, à trois milles d'Halifax, où il y eut une réunion d'environ deux cents personnes parmi lesquelles beaucoup de gens grossiers, entre autres plusieurs bouchers dont certains s'étaient engagés, sous serment, à me tuer (comme je l'appris ensuite). Un de ces bouchers avait déjà tué un homme et une femme. Ils entrèrent d'une façon très grossière, et dérangèrent beaucoup la réunion. Comme elle se tenait dans une propriété privée, Thomas Taylor se leva et leur dit : « Si vous voulez être convenables, vous pouvez rester, sinon je vous chasse de chez moi. » Mais cela ne fit qu'empirer les choses; ils dirent qu'ils feraient de cette propriété un endroit public; ils hurlèrent et firent autant de vacarme que s'ils avaient été à un combat d'ours. Ils s'amusaient à renverser et à bousculer les Amis et comme ceux-ci restaient paisibles, la puissance du Seigneur vint sur eux. Plusieurs fois, ils me firent tomber de la place où je me tenais debout, en me bousculant au milieu de la foule; mais chaque fois la volonté du Seigneur me remettait debout à la 'même place. Enfin, je fus inspiré par le Seigneur à leur dire s'ils voulaient discuter des choses de Dieu, ils pouvaient venir à moi, l'un après l'autre; et que, s'ils avaient quelque chose "â dire ou à objecter, je leur répondrais successivement; mais ils restèrent silencieux et ne trouvèrent rien à dire. Alors la puissance du Seigneur vint sur eux tous, répondant au témoin de Dieu qui était en chacun d'eux; ils furent liés par la puissance divine et nous eûmes une glorieuse et puissante réunion. Sa puissance vint sur nous tous, tous les cœurs se tournèrent vers Dieu, et vers Christ leur Maître.

La Puissante Parole de Vie fût largement déclaré ce jour là, et dans la vie et l'Esprit de Dieu nous sortîmes de la réunions, et ces grossiers personnages s'en retournèrent à Halifax. Les gens leurs demandèrent, 'Pourquoi ils ne m'avaient pas tués, suivant le serment qu'ils avaient fait, et ils répondirent malignement qu'ils n'avaient pas pu le faire parce que je les avais ensorcelés. C'est ainsi que le Diable fut enchaîné cette fois-là. Les Amis me dirent que ces gens avaient l'habitude de venir de temps en temps, qu'ils étaient toujours très grossiers et indisciplinés, que parfois ils mettaient en pièces sièges et meubles, et qu'ils leur donnaient un mal terrible; mais maintenant la puissance du Seigneur les avait enchaînés. Peu après, le boucher qu'on accusait d'avoir assassiné un homme et une femme et qui était l'un de ceux qui avait juré de me tuer, tua un autre homme et fut envoyé à la prison de York. Un autre de ces grossiers bouchers qui avait aussi juré de me tuer et qui avait l'habitude de tirer la langue aux Amis quand ils passaient près de lui, eut la langue si enflée qu'il ne put plus la rentrer dans sa bouche et il en mourut. Plusieurs de ceux qui conspiraient contre moi furent victimes de châtiments étranges et soudains qu'il serait trop long de relater ici. La vengeance de Dieu descendait du ciel sur ces gens avides de sang; je les présentais tous au Seigneur, laissant agir Celui qui est plus puissant que tous; Sa puissance me préserva et me permit de continuer à travailler pour Lui.

Le Seigneur a suscité dans ce pays un peuple nombreux, qu'Il a attiré à Christ et rassemblé en son nom ; ils sentent la présence de Christ au milieu d'eux et se soumettent à Ses enseignements.


COMPLOT

Après avoir visité cette contrée, j'allai dans le Derbyshire; l'officier de police de Lincoln, qui avait été convaincu récemment, m'accompagnait. Dans une des réunions, une certaine opposition se manifesta, mais la puissance glorieuse du Seigneur surmonta tous les obstacles. Nous vîmes venir un soir un groupe d'huissiers et d'hommes qui me firent appeler. J'allai vers eux, accompagné de quelques Amis. Ils furent extrêmement grossiers et violents; ils avaient, semble-t-il, comploté de m'emmener de force, à la faveur de la nuit, pour me faire du mal; mais la puissance du Seigneur vint sur eux et les enchaîna, en sorte qu'ils ne purent pas accomplir leur mauvais dessein ; ils finirent par se retirer. Le jour suivant, Thomas Aldam, apprenant que ces hommes appartenaient à quelqu'un portant le titre de chevalier et qui ne demeurait pas loin de là, se rendit dans sa maison et lui raconta comment ses gens s'étaient comportés. Le chevalier les réprimanda et ne leur permit plus de se conduire ainsi à notre égard ...


LE JUSTE VERDICT DU QUAKER

Thomas Hammersley, ayant été appelé à faire partie d'un jury, obtint la permission de ne pas prêter serment; quand il apporta le verdict -  étant chef du jury -  le juge déclara « qu'au cours de sa longue carrière, il n'avait jamais vu un verdict aussi juste que celui que lui avait apporté ce Quaker ». On pourrait citer bien des faits de ce genre si le temps le permettait.


RETOUR AU VILLAGE NATAL

J'allai alors à Drayton pour voir ma famille. Aussitôt que je fus entré, Nathanael Stephens, le prêtre, ayant pris un de ses collègues avec lui et fait connaître à tous mon arrivée, me fit dire de venir les trouver car ils ne pouvaient rien discuter sans moi. Etant resté trois ans sans voir ma famille, je ne connaissais rien de leurs intentions. Je me rendis enfin près de la maison à clocher où étaient les deux prêtres et où ils avaient réuni une grande affluence de gens. Quand j'arrivai, ils voulurent m'y faire entrer. Je leur demandai ce que j'avais à faire là ; ils me répondirent: « Mr. Stephens ne supporte pas le froid.» Je leur dis qu'il pouvait le supporter aussi bien que moi. Nous entrâmes enfin dans une grande salle, Richard Farnsworth étant avec moi. Nous eûmes un grand débat avec ces prêtres au sujet de leurs pratiques; nous leur montrâmes combien elles étaient contraires à celles de Christ et de Ses apôtres. Les prêtres voulaient savoir où les dîmes étaient interdites ou abolies. Sur quoi je leur montrai que, d'après le septième chapître de l'Épître aux Hébreux, “ que non seulement les dîmes mais la prêtrise qui persevait les dîmes était abolie; qu'il y avait annullation de la loi par laquelle la prêtrise avait été instaurés, et par laquelle il y avait ordonnance de percevoir les dîmes” Alors les prêtres excitèrent alors la foule à montrer de la grossièreté et de la rudesse. Je connaissais le prêtre Stephens depuis mon enfance; c'est pourquoi je pus faire voir ce qu'il était et comment il prêchait; et comment lui, ainsi que les autres prêtres, appliquaient les promesses à la première naissance, celle qui est destiné à la mort. Mais je démontrai que les promesses étaient pour la semence, et non pour plusieurs semences, mais pour l'unique semence, celle de Christ; qui est la semence mâle et femelle: car tous doivent être “nés de nouveau, avant de pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu.” Alors il dit que je ne devais pas juger ainsi. Je lui dit que, “l'homme spirituelle juge de tout.” Alors il convînt que, cela était pleinement scripturaire; “Mais, voisins,” ajouta-t-il,“ voilà l'affaire : George Fox est éclairé par la lumière du soleil, et il veut maintenant éteindre la clarté de mon étoile.” Mais je lui dis que je ne voudrais pas éteindre la plus petite lueur de Dieu en qui que ce soit, bien moins encore la clarté de son étoile, s'il s'agissait de la véritable lumière de l'Etoile du Matin. Mais j'ajoutai que, s'il avait quelque chose à dire de la part de Christ ou de Dieu, il devrait le dire gratuitement, et non se faire payer des dîmes pour prêcher puisque Christ a commandé à ces ministres de donner gratuitement, comme ils avaient reçu gratuitement. Alors je lui ai demandé de ne plus prêcher pour des dîmes ou aucune autre autre compensation. Mais il a dit qu'il ne se soumetterait pas à cela. Peu après les gens commencèrent à être vain et grossier, à un point tel que nous avons arrêté le débat. Cependant ce jour là, quelques uns reçurent l'amour de la vérité. Avant de partir, Je leur ai dit, “Si le Seigneur le permet, J'avais l'intention de revenir en ville ce jour là à sept heure du soir.” Entre-temps Je suis allé dans le pays, faire quelques réunions, et je fus de retour ce soir là à sept heure. Durant mon absence ce prêtre avait demandé l'aide de sept autres prêtres; car il avait annoncé à la lecture au jour du marché à Adderston, que aujourd'hui il y aurait une réunion et une dispute avec moi. Je n'en savais rien; mais j'avais seulement dit que j'allais revenir ce soir à sept heure. Ces huit prêtres avaient rassemblé des centaines de gens dont la plupart venaient des campagnes environnantes, et ils auraient voulu me faire entrer dans la maison à clocher; mais je n'acceptai pas, je montai sur une colline et c'est de là que je parlai aux prêtres et à la foule. Thomas Taylor, James Parnell, et plusieurs autres Amis. Les prêtres croyaient avoir foulé aux pieds la vérité ce jour-là; mais la vérité vint sur eux. Alors ils devinrent méprisant et les gens furent grossier. Les prêtres ne voulaient plus débatre avec moi;mais pouvaient débattre un peu ici et là avec l'un des Amis ou bien avec quelqu'un d'autre. Enfin un des prêtres amena son fils pour discuter avec moi, mais il eut bientôt la bouche fermée. Quand il ne savait comment me répliquer il allait demander conseil à son père; et le père était tout aussi embarrassé pour répondre Enfin, quand ils furent exténués d'avoir essayé, ils s'en allèrent, furieux, dans la maison du prêtre Stephens, pour boire. Quand ils sortirent, je leur dis : « Je ne suis jamais allé à un endroit où tant de prêtres réunis aient refusé de se mesurer avec moi. » Là-dessus, eux et quelques-unes de leurs femmes m'entourèrent et commencèrent à pousser les Amis ça et là pour les séparer de moi et pour m'avoir tout à eux. Au bout d'un moment, plusieurs vigoureux gaillards arrivèrent, me saisirent et me portèrent sous le porche de la maison à clocher, voulant me faire entrer de force; mais la porte étant fermée à clef, ils tombèrent en tas, moi au-dessous d'eux. Dès que je le pus, je me dégageai et je remontai sur la colline. Alors ils vinrent m'y chercher pour m'amener au mur de la maison à clocher, et ils m'installèrent sur un tronc en guise de tabouret; tous les prêtres, étant revenus, s'assirent au-dessous de moi avec la foule. Les prêtres criaient: « Allons, discussion! discussion! » Je leur dis que « je ne reconnaissais pas leur voix, car c'était la voix des mercenaires et des étrangers. » Ils crièrent: « Prouvez-le, prouvez-le. » Je leur indiquai alors le dixième chapître de Jean,où ils pourraient voir ce que disait d'eux le Christ; Il disait “qu'Il était le vrai berger qui donne Sa vie pour Ses brebis, et que Ses brebis entendaient Sa voix et Le suivaient; mais que le mercenaire fuyait quand venait le loup, parce qu'il était un mecenaire.J'offris de leur prouver qu'ils étaient aussi des mercenaires. Alors les prêtres me firent descendre du tronc et eux-mêmes montèrent sur de petits bancs sous le mur de la maison à clocher.
Je sentis alors la puissance souveraine du Seigneur sur nous tous, quoique les gens commençassent à devenir quelque peu grossiers; je leur dis que s'ils voulaient m'entendre et se tenir tranquilles, je leur montrerais par les Ecritures pourquoi je reniais ces huit prêtres qui étaient devant moi, et tous les prêtres mercenaires du monde; et je me baserais pour cela sur les Ecritures.  Les prêtres et l'assemblée y consentirent. Je leur montrai, d'après les prophètes Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Michée, Malachie et d'autres, qu'ils suivaient les traces de ceux auxquels Dieu avait envoyé Ses vrais prophètes pour qu'ils les censurent. « Car, leur dis-je, vous êtes semblables à ceux que le prophète Jeremie dénonca au Chapître 5 lorsqu'il dit, “ Les prophètes prophétisent avec fausseté, Les sacrificateurs dominent sous leur conduites ;” ce qu'il appelait une horrible chose souillé . Vous êtes comme ceux qui ont pris leur propre parole, et ont déclaré, Ainsi dit le Seigneur, bien que le Seigneur ne leur a jamais parlé . Comme ceux qui ont suivi leur propre esprit; et n'ont rien vu; mais qui ont donné de fausses prédictions sortis de leur propre pensée ; et par leur mensonge et leur témérité ont poussé les gens dans l'égarement . Jer 23:3132. Vous êtes comme ceux qui suivent leur chemin à la poursuite de leurs gains; qui étaient comme des chiens voraces, qui n'en avaient jamais assez, auxquels le Seigneur envoya Son prophète Ésaïe afin de les dénoncer : Ésaïe. 56:11. Vous êtes comme ceux qui enseignaient pour quelques poignés d'orges et des morceaux de pains, qui ont cousu des oreillés sous l'ouverture des manches des gens, afin qu'ils puissent se vautrer tranquillement dans leurs péchés . Eze 13. Vous êtes comme ceux qui enseignaient dans le but d'en retirer la toison et la laine, et font que les gens deviennent des proies . Eze 34. Mais maintenant le Seigneur rassemble ses brebis loins de vos bouches, et de vos montagnes stériles; et les emmène à Christ, le seul Berger qui a été placé à la tête du troupeaux; tel que l'avait déclaré son prophète Ezekiel. Vous êtes comme ceux qui prédisent pour de l'argent, et qui prêchent pour un salaire; si un homme ne remplit pas leurs bouches ils lui déclarent la guerre , comme le dit la plainte du prophète Michée au Chapître.3.' Ainsi j'avais tellement cité les prophètes que j'en vînt à me répéter. Puis arrivé au Nouveaux Testament, Je leurs montrai à partir de là, qu'ils étaient comme les souverains sacrificateurs, les scribes, et les Pharisiens, à qui Christ “malheur à vous.” Mat 23. Et qu'ils étaient comme ces faux apôtres, que les vrais apôtres dénoncèrent, qui enseignaient en échange de biens sordides; comme les antichrists et les séducteurs qui convoitent les choses du monde, et qui ne servent pas notre Seigneur Jésus-Christ, mais plutôt leurs propres ventres; car ceux qui servent Christ donnent gratuitement et prêchent gratuitement, tout comme Il leurs a commandé. Mais ceux qui ne prêcheront pas sans salaire, dîmes, ou autres moyens extérieurs, servent leurs propres ventres, et non Christ; et par les bonnes paroles des écritures, et des paroles de leurs propres inventions, ils exploitent les gens, tout comme (J'ai dit) vous faites maintenant. Quand J'eus largement cité les Écritures, et que je leurs eus montré qu'ils étaient comme les Pharisiens, aimant être appelés par les hommes “Maître” , à montrer leurs longues robes, à faire de longues prières dans les synagogues, les meilleurs places dans les banquets, et ainsi de suite; et lorsque sous les yeux du peuple, je les eus comparés à des faux prophètes, séducteurs, scribes, et Pharisiens, et démontrés sans exception comment ceux-ci furent jugés et condamnés par les vrais prophètes, par Christ, et par les apôtres. Je les orientai vers la Lumière de Jésus, qui éclaire tout homme qui vient au monde; que par elle il puisse voir que ces choses qui ont été dites sont vraies. Quand j'eus fait appel à cette part de Divinité dans leur conscience, la Lumière de Christ Jésus en eux, ils ne purent demeurer pour l'entendre.Ils étaient tous tranquilles jusque-là; mais alors un professeur dit, “George, finiras-tu bientôt de parler?” Je lui ai dit, “J'aurai bientôt fini. Alors j'ai continué encore un peu, puis je quittai dans la puissance du Seigneur. Quand j'eus terminé, tous les prêtres et le peuple restèrent silencieux pendant un moment; enfin un des prêtres a dit qu'ils voudraient bien lire les Écritures que j'avais cité. Je leur ai dit que j'accueillais leur lecture avec tout mon coeur. Ils commencèrent à lire le vingt troisième chapître de Jeremie, et ils y virent la marque des faux prophètes contre lesquels il s'était levé. Quand ils eûrent lu un verset ou deux, J'ai dit, “Remarquez, peuple;” mais les prêtres dirent, “retiens ta langue, George.”Je leur ai demandé de lire tout le chapître en entier, car il leur était entièrement adressé. À ce moment ils s'arrêtèrent, ne voulant pas en lire plus; mais me posèrent une question. Je leur dit que j'allai répondre à leur question, bien qu'ils eurent premièrement admit que je les avais accusé d'être: de faux prophètes, de faux professeurs, des antichrists, et des séducteurs, tel que les vrais prophètes, Christ, et les apôtres avaient dénoncés. Un professeur a dit Non à cela; mais je lui dit, “Oui: car vous abandonnez l'affaire, et passez à autre chose, cela semble consentir à la preuve de la précédente accusation.” Puis je répondis à leur question, qui était ceci: Voyant que ces faux prophètes étaient adultérés, Est-ce que j'avais jugé le prêtre Stephens être un adultère? À cela je répondis, “Qu'il était adultéré de Dieu dans sa pratique, tout comme ces faux prophètes et ces Juifs.” Ils ne voulurent pas le défendre mais terminèrent la réunion. Alors les prêtres murmurèrent ensembles, et Stephens vînt vers moi et demanda si mon père, mon frère, et moi voulions aller avec lui dans un endroit à part afin qu'il puisse me parler en privé pendant que les autres prêtres garderaient les gens éloignés de nous. J'étais très peu disposé à aller à part avec lui; mais les gens criaient, “vas y George, vas avec lui.”Ayant peur que si je n'y allais pas, les gens disent que j'étais désobéïssant envers mes parents, J'allai tandis que les autres prêtres maintenaient les gens éloignés; mais ils ne purent les maintenir car les gens voulaient entendre donc ils s'approchèrent plus près de nous. Je demandai au prêtre ce qu'il avait à me dire. Il dit que, s'il était en dehors de la voie, de prier pour lui, et que si j'étais en dehors de la voie, il prirait pour moi, et il me dit qu'il me donnerait les parole à réciter dans ma prière pour lui. Je répliquai, “Il semble que tu ne sais pas si tu es dans la bonne voie ou non ; tu ne semble pas savoir non plus si je suis dans la bonne voie oui ou non; mais Je sais que je suis dans la voie de l'éternité, Christ-Jésus, hors duquel tu es. Et tu veut me donner les paroles avec lesquels je devrais prier, pourtant tu nie le Livre de Prière Publique comme outil de prière aussi bien que moi, et je renie tout aussi bien ta formule de parole. Si tu veux que je prie pour toi par des formules de paroles, n'est-ce pas là renier la doctrine des apôtres et la pratique en priant par l'esprit, comme cela donne des mots et des paroles précises?' sur ce point les gens ont commencé à rire, mais j'étais plutôt amené à parler encore plus à Stephens. Quand j'eus dégagé ma conscience de lui et d'eux, nous quittâmes; avant de partir je leur avais dit que, Dieu voulant, je serais en ville ce soir là encore à sept heure. Puis les prêtres s'en allèrent, et beaucoups de gens furent convaincu ce jour là; car la Puissance du Seigneur vînt sur tous. Bien qu'ils s'attendirent à confondre la Vérité ce jour-là, beaucoup furent convaincus par elle; et beaucoup de ceux qui étaient déjà convaincus furent fortifiés dans la Vérité et y demeurèrent; les prêtres en furent grandement ébranlés. Eh oui, mon père, bien qu'il fût un auditeur fidèle du prêtre, fût tellement satisfait qu'il cassa sa canne sur le sol en disant, « Eh bien ! je vois que celui qui demeure ferme dans la vérité est soutenu par elle. »

Je me suis promené un peu partout dans la campagne, puis revins ce soir là à sept heure car nous avions prévus une réunions à la maison de mes parents. Le prêtre Stephens, ayant été prévenu de mon arrivée, avait fait venir encore un autre de ses collègues. Ils avaient avec eux une compagnie de soldats et ils me firent chercher. Mais je leur fis dire que notre réunion était arrangée et qu'ils pouvaient y venir s'ils le voulaient. Les prêtres ne vinrent pas; mais les soldats s'y montrèrent ainsi que beaucoup de gens très grossiers. Ils avaient demandés aux soldats de prendre les noms de toutes les personnes présentes et leur donner l'ordre de rentrer chez elles; et celles qui n'y consentiraient pas, ils les emmèneraient avec eux. En conséquence ils se mirent à l'œuvre, ils prirent plusieurs noms et commandèrent aux gens de rentrer chez eux ; mais, quand ils arrivèrent à mon nom, mes parents leur dirent que j'étais déjà rentré à la maison; ainsi ils ne purent pas m'emmener cette fois. Néanmoins,ils prirent mon nom; mais la puissance du Seigneur fut sur eux, et tous s'en allèrent, fâchés et vexés de n'avoir pas atteint leur but. Plusieurs furent cependant convaincus ce jour-là et ils admirèrent l'amour et la puissance de Dieu. C'est ce même prêtre Stephens qui avait dit un jour de moi: « On n'a jamais vu son pareil en Angleterre. » Pourtant, plus tard, il raconta que j'avais été emporté dans les nuages, et qu'on m'avait retrouvé couvert d'argent et d'or; et il colporta toutes sortes de mensonges et de faux bruits à mon sujet, mais le Seigneur les balaya tous. La raison pour laquelle je ne voulais pas aller dans leurs maisons à clocher, c'est que j'étais appelé à rendre témoignage contre elles, et d'en faire sortir les gens , de les amener vers l'Esprit de Dieu afin qu'ils puissent considérer leurs corps comme des temples du Saint-Esprit, et qu'ils s'éloignent de ces professeurs mercenaires, allant plutôt vers Christ, qui enseigne gratuitement, qui est mort pour eux, et qui les a rachetés par son sang.

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