La Croix Manquante pour la Pureté


 

Le Journal de George Fox - 1655 - 1656 - Plus de Ministère et la Prison de Lancaster <page 4 >


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Nous étions retenus en prison jusqu'à la prochaine assises ; avant laquelle beaucoup d'Amis, hommes et femmes, ont été envoyés en prison, qui avait été prise par les surveillants armés. Les assises arrivée, plusieurs d'entre eux furent appelés devant le juge et mis en accusation ; et bien que le geôlier les amenait au Tribunal, pourtant ils les mirent en accusation disant qu'ils étaient venus « par la force des armes » et d'une manière hostile ; et le juge leur fixa une amende, parce qu'ils ne voulurent pas enlever leurs chapeaux. Mais nous n'avons plus été appelés devant les juges.

Nous avons eu un grand travail et service pour le Seigneur, tant entre la Cour d'assises et après, parmi les professeurs et les gens de toutes sortes : car beaucoup étaient venus pour nous voir et à raisonner avec nous. Comme auparavant mentionné Elizabeth Trelawny de Plymouth, (fille d'un nommé baronnet), a été convaincu de la vérité ; les prêtres, professeurs et quelques grandes personnes de sa parenté étaient exaspérés et lui écrivirent des lettres. Être une femme sage et tendre et qui craignaient de leur donner un avantage quelconque, elle m'envoya leurs lettres ; à laquelle j'ai répondu et lui ai retourné encore une fois pour qu'elle puisse envoyer les réponses à ceux-ci, ce qu'elle fit ; jusqu'à ce que la croissance dans la puissance, l'esprit et la sagesse de Dieu, elle était elle-même en mesure de répondre au plus sage prêtre et professeur d'entre eux ; et elle avait la domination sur eux dans la vérité, grâce à la puissance du Seigneur, par laquelle elle resta fidèle jusqu'à sa mort.

Pendant que j’étais ici en prison, les Baptistes et les hommes de la cinquième monarchie prophétisèrent, que cette année Christ viendrait, et régnerait pendant des milliers d’années. Et ils voyaient ce règne comme étant un règne extérieur : alors qu’Il est venu intérieurement dans le coeur de son peuple, pour régner et gouverner ; Ces « croyants »ne l’avaient pas reçu dans leurs coeurs. Alors ils faillirent dans leur prophétie et leur attente, puis ils ne le possédaient pas. Mais Christ est venu, et Il habite et règne dans les cours de son peuple. Des milliers de coeurs, aux portes desquelles Il a frappé, lui ont ouvert ; et Il est entré, et a soupé avec eux, et eux avec Lui ; le repas céleste avec l’homme céleste et spirituel. Beaucoup de ces Baptistes et de ces gens de la Monarchie devinrent les plus grands ennemis des fidèles de Christ, mais Il règne dans le coeur de ses saints au-delà de toutes leurs envies.
 
Pendant les Assises, divers juges vinrent nous voir et furent relativement polis : ils discutèrent tranquillement des choses de Dieu avec nous, se sentant émus de pitié envers nous. Le Capitaine Fox, gouverneur du Château de Pendennis, vint et me regarda en face, sans prononcer une parole ; puis il retourna vers ses gens et leur dit qu'il n'avait jamais vu de sa vie un homme plus simple. Je le rappelai et je lui dis : « Attends, nous verrons qui de nous deux est le plus simple. » Mais il passa son chemin car c'était un homme léger et frivole.

Un nommé Thomas Lower vint aussi nous voir et nous offrit de l'argent ; nous acceptâmes son amour mais nous refusâmes son argent. Il nous posa de nombreuses questions concernant notre refus d'assimiler les Écritures avec la Parole de Dieu et concernant les sacrements et d'autres choses analogues ; nous pûmes le satisfaire entièrement. Je lui parlai, et il me dit ensuite que mes paroles avaient été pour lui comme un trait de lumière, tant elles l'avaient pénétré. Il dit qu'il n'avait jamais rencontré de sa vie des hommes semblables, qu'ils connaissaient les pensées de son cœur,et que leurs paroles étaient toute sagesse. Il fut convaincu de la Vérité et il est resté un Ami jusqu'à ce jour. Quand il revint à la maison de sa tante Hambly, où il habitait alors, il lui parla de nous ; elle et sa soeur, Grace Billing, entendant parler de la Vérité, vinrent nous voir en prison et furent aussi convaincues. Tous deux endurèrent de grandes souffrances et la spoliation de leurs biens, à cause de la Vérité.

Vers cette époque, j'ai été amené à écrire l'exhortation suivante à des amis au sein du ministère :

Amis,

Amis, prenez garde à demeurer dans la puissance de vie et de sagesse et dans la crainte du Seigneur, le Dieu de la vie, du ciel et de la terre, afin que dans l'infinie sagesse de Dieu, vous puissiez être un objet de crainte et de salutaire frayeur pour tous les adversaires de Dieu, vous adressant à ce qui en eux est divin, éveillant le témoin intérieur, confondant l'hypocrisie, les rassemblant hors de la transgression, dans la vie, dans l'alliance de lumière et la paix avec Dieu. Que toutes les nations entendent le son en parole ou par écrit. N'épargnez ni vos pas, ni vos langues, ni vos plumes ; mais obéissez au Seigneur Dieu ; mettez-vous au travail ; soyez vaillants pour le service de la vérité ; foulez aux pieds tout ce qui lui est contraire . Vous avez la puissance, n'en abusez pas ; et la force et la présence du Seigneur ; l'oeil et la sagesse ; de sorte qu'avec elle vous puissiez tous être ordonnés pour la gloire du Seigneur. Restez dans la domination; restez dans la puissance au-dessus de toutes tromperies ; marchez sur eux en ce qu'ils vous laissent voir la fin du monde, et les extrémités de la terre. Régnez et gouvernez avec Christ, dont le sceptre et le trône sont maintenant établis, dont la domination se trouve sur toutes les extrémités de la terre ; dont la domination est une domination éternelle, son trône est un trône éternel, son royaume est une royaume éternel, sa puissance est au dessus de toutes puissances. C'set pourquoi ceci est la parole du Seigneur pour vous tous, « Restez dans la sagesse de Dieu », qui s'étend au-dessus de toute la terre; la sagesse de la création qui est pure d'en haut, indestructible. Car maintenant le salut sortira de Sion, pour juger la montagne d'Esaü ; maintenant la loi viendra de Jérusalem, pur répondre au principe de Dieu en chacun ; pour abattre tous les inventeurs et leurs inventions. Car tous les princes de la terre ne sont que de l'air dans la puissance du Seigneur Dieu, dans laquelle vous vous trouvez et à laquelle vous avez goûté. C'est pourquoi vivez en elle, qui est la parole du seigneur Dieu pour vous tous. N'en abusez pas; Demeurez humbles ; et prenez garde aux fausses joies, qui changeront. Amenez-les tous à l'adoration de Dieu. Labourez le sol en friche.

Battez et récoltez le maïs ; afin que la semence, le blé, puissent être recueillies dans la grange ; afin que tout le monde puissent venir au début, à Christ, qui était avant que le monde fût. Car la paille est venu sur le blé par la transgression. Celui qui amasse le blé hors de l'ivraie n'est pas de la transgression ; mais il comprend la transgression, marque une différence entre le précieux et le vil, peut choisir le blé parmi les mauvaises herbes et engranger le blé. Ainsi, il ramène l'espérance vivante à l'âme immortelle et l'âme immortelle à Dieu, d'où elle provenaient. Aucun ne peut adorer Dieu, si ce n'est ceux qui viennent au principe de Dieu, qu'ils ont transgressé. Aucun n'est labouré si ce n'est celui qui vient au principe de Dieu en lui qu'il a transgressé. Puis il sert Dieu ; ensuite il est planté, l'arrosé et grandit par Dieu. Ainsi, les ministres de l'esprit doivent alors prêcher à l'esprit qui est en prison, qui a été en captivité dans tout le monde ; de sorte qu'avec l'esprit de Christ, les gens puissent être amenés hors de la captivité jusqu'à Dieu, le Père des esprits, pour le servir et avoir l'unité avec lui, avec les écritures, et les uns avec un autre. Ceci est la parole de l'Éternel Dieu pour vous tous, une charge pour vous tout en présence du Dieu vivant ; soyez des modèles, des exemples dans tous les pays, lieux, îles, nations, où que vous veniez ; que votre vie et votre comportement puissent prêcher parmi toutes sortes de personnes, et à eux. Puis vous en arriverez à marcher gaiement dans le monde, répondant à cette part de Dieu qu'il y a en chacun de nous ; et qu'ainsi, en eux, vous puissiez être une bénédiction, et faire que le témoin de Dieu en eux vous bénisse ; puis pour le Seigneur Dieu, vous serez d'une bonne saveur et une bénédiction.

N'épargner aucune supercherie. Poser l'épée sur elle ; aller dessus. Tenez-vous purs du sang de tous les hommes, soit par la parole ou par écrit et gardez-vous propres, afin que vous puissiez vous tenir sur votre trône, et chacun avoir son lot et se tenir dans le lot dans l'Ancien des jours. Que la bénédiction du Seigneur soit avec vous et vous garde tous au-dessus des adorations et adorateurs idolâtres. Faites-leur connaître le Dieu vivant ; car les enseignements, les églises, les cultes mis en place par la volonté la compréhension et le savoir terrestre de l'homme, doivent être jetés par terre avec la puissance du Seigneur Dieu. Tout cela doit être jeté avec ce qui a donné les Écritures ; et ceux qui se trouvent en Lui, règnent sur tout cela. C'est la parole de l'Éternel Dieu pour vous tous. En cela Dieu est adoré, cela amène à déclarer sa volonté et apporte à l'église de Dieu, le fondement et le pilier de la vérité: car maintenant le jour terrible du Seigneur est apparu, et les flèches du tout-puissant sont sortis ; qui doivent rester dans le cœur des méchants.Maintenant, dit le Seigneur tout puissant, je me lèverai, pour fouler aux pieds et faire venir le tonnerre sur la tromperie qui a longtemps régné et souillé la terre. Maintenant j'aurai ma gloire de tout le monde. Que le Seigneur Dieu tout-puissant au-dessus de tous, dans sa force et sons pouvoir vous garde pour sa gloire, afin que vous puissiez venir pour répondre à cette part de Dieu en chacun dans le monde. Proclamer le terrible jour du Seigneur de feu et d'épée, qui sera adoré en esprit et en vérité ; et gardera dans la vie et la puissance du Seigneur Dieu, afin que les habitants de la terre puissent trembler devant vous ; que la puissance et la majesté de Dieu soient admirées parmi les hypocrites et les païens et vous dans la sagesse, la crainte, la vie, la terreur et la dominion préservés pour sa gloire ; que rien ne puisse gouverner ou régner mais seulement la puissance et la vie elle-même, et que dans la sagesse de Dieu, vous puissiez être conservé en elle. Ceci est la parole du Seigneur Dieu pour vous tous. L'appel est maintenant pour sortir de la transgression, l'esprit vous prie de venir. vous êtes maintenant appelés hors de tous les faux dieux et faux cultes, hors de toutes les inventions et les œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant. L'appel est à la repentance, à l'amendement de la vie, par lequel la droiture peut être amenée, et qui doit aller partout sur la terre. C'est pourquoi vous qui êtes choisis et fidèle, qui accompagnez l'agneau, allez par votre travail fidèlement dans la force et la puissance du Seigneur, et soyez obéissant à la puissance ; pour cela vous sauvera des mains des hommes déraisonnables et vous préservera à lui-même au dessus du monde. Par la présente, vous pouvez vivre dans le Royaume qui se tient en puissance, qui n'a pas de fin ; où se trouvent la gloire et la vie.

George Fox

Après les Assises, le «  shérif  » vint avec quelques soldats pour conduire à l'exécution une femme qui était condamnée à mort ; nous eûmes une longue discussion avec eux. L'un d'entre eux dit méchamment : « Christ était un homme aussi passionné que n'importe quel autre homme » ; ce pour quoi nous le réprimandâmes. Une autre fois, nous demandâmes au geôlier quels cas avaient été entendus aux Assises ; il nous répondit : « Des choses sans importance ; seulement une trentaine de cas de bâtardise. » Nous trouvâmes très étrange qu'ils puissent faire profession de christianisme et considérer ce délit comme une chose sans importance. Mais ce geôlier était très mauvais lui-même ; je l'exhortais souvent à la sobriété ; mais il injuriait les gens qui venaient nous voir. La femme d'Edward Pyot lui envoya de Bristol un fromage ; le geôlier le prit et l'apporta au maire, pour voir, dit-il, s'il ne s'y trouvait pas de lettre compromettante ; et quoique ce ne fût pas le cas, ils le gardèrent. Ce geôlier aurait pu être riche s'il s'était conduit convenablement, mais il fut l'artisan de sa propre ruine, qui l'atteignit bientôt. L'année suivante, il fut destitué et emprisonné lui-même pour quelque méfait ; alors il mendia auprès de quelques Amis. Il commit quelques écarts de conduite, en punition desquels le geôlier qui lui succéda l'enferma à Doomsdale, lui mit les fers aux pieds et le battit ; il lui dit de se rappeler comment il avait traité ces braves gens qu'il avait méchamment, sans aucune cause, jetés dans ce vilain donjon ; il lui déclara que les souffrances qu'il endurait maintenant étaient bien méritées ; qu'on le mesurerait avec la mesure dont il s'était servi. Il devint très pauvre et mourut en prison ; sa femme et sa famille tombèrent dans la misère.

Pendant que j'étais en prison à Launceston, un Ami alla vers Olivier Cromwell et offrit de prendre ma place à Doomsdale, si on voulait l'accepter et me remettre en liberté. Il en fut tellement frappé qu'il dit à ses conseillers : « Lequel d'entre vous en ferait autant pour moi, si j'étais dans une semblable condition ? » Et, quoiqu'il eût repoussé la proposition de l'Ami comme étant illégale, cependant la vérité s'imposa à lui avec force à cette occasion. {Voici la lettre adressée à Fox de la part de l'Ami qui, par amour, s'était porté  volontaire pour prendre sa place :

Humphrey Norton à George Fox 1656

Cher George Fox :

Toi, dont la beauté et la grâce des paroles ne peuvent être exprimées. Je suis poussé à t'écrire ceci et m'abandonnant librement à l'amour de la semence ; et l'amour de la semence qui repose sur toi, pour t'adresser ce message. Le 17ième jour du mois dernier, J'avais été dans l'attente du Seigneur. Dans ma vie, tu es apparut. Depuis lors, j'eus sur moi ce lourd fardeau de faire quelque chose en ce qui te concerne ; et maintenant mon attirance fait que j'en suis à cet endroit. Puisque tu es le prisonnier d'Oliver [Cromwell, le dirigeant de l'Angleterre], Il m'est maintenant nécessaire de lui offrir mon corps en échange de ton corps en prison, et je suis prêt à faire cela même au prix de mon sang. Si tu reçois mon offre dans cette lettre, et que tu considère cette offre faite avec sagesse, et que tu me laisse ainsi me présenter devant lui avec la somme de tes injustes souffrances et de tes amendes à payer, de sorte qu'il n'aura aucunes excuses, et je serai libre de ce qui est exige de moi. Tu es précieux et privilégié ; répond-moi vite, car je vois la grande nécessité pour toi d'être libre. J'étais l'un des premiers à être à Swarthmore, et dans ce réunions il y en avait beaucoup qui parlaient et qui priaient, et un chant qui ne ressemblait à rien de ce que j'ai pu entendre jusqu'à maintenant ; et de même que l'illumination qui était au-milieu d'eux, que je vis et senti. Je ressent le besoin de te faire part de cela à toi ainsi qu'à James Naylor, à vous deux ces choses vous suffisent, (et leur raison et la différence de cela et de Kendall). Le manque de votre présence à Israël repose sur moi. Jusqu'à ce que je reçoive de vos nouvelles, mes paroles sont très sincères, moi, Humphrey Norton suis prêt à remettre ma vie à la volonté du Père,
                        et par Sa puissance, suis prêt à procéder à ce que j'ai mentionné dans cette lettre.
Londres ce 4ième du 2ième
         mois (1656) }

Commentaire de l'Éditeur du site : 149 Quakers ont également envoyé une lettre au Parlement en proposant de remplacer leurs frères souffrants en prison. Il s'agit d'une remarquable offre d'amour et de sacrifice de soi, disponible pour la lecture sur ce site (en Anglais pour l'instant).

Un bon moment après cela, il envoya le major-général Desborough faisant prétendant nous remettre en liberté. Lors de notre rencontre avec lui, il nous a offrit la liberté si nous si nous lui disions que, « nous allions rentrer à la maison et ne plus prêcher ; » mais nous ne pouvions pas lui promettre cela. Puis il a insisté que nous devions lui promettre de rentrer à la maison si le Seigneur le permet: « sur ce, Edward Pyot lui a écrit cette lettre suivante :

Au major-général Desborough

Un ami, bien que l'on pourrait parler longuement de la liberté des Anglais de voyager dans n'importe quelle partie de l'Angleterre, que c'est comme la maison de l'Anglais par la Loi et qu'il doit y être protégé en tout lieu ; et si il transgresse la Loi, la peine sur le transgresseur doit lui être infligée. Et quant à la liberté de conscience, qui est un droit naturel et un droit fondamental et l'exercice de celui-ci par ceux qui professent la foi en Dieu par Jésus Christ, cela doit être protégé, tel qu'il apparaît par l'instrument du gouvernement, bien qu'ils diffèrent dans la doctrine, dans le culte et dans la discipline ; pourvu que la liberté ne s'étendent pas au papisme ou à la Prélature, ni au libertinage. Lorsque ces droits nous sont reniés, nos libertés sont violées, qui sont le prix de beaucoup de sang et trésor dans les dernières guerres. Pourtant, nous sommes dans la puissance de Dieu au dessus de tout ce par quoi tous doivent d'être gouverné ; et en elle nous demeurons, et par elle seule nous sommes guidés pour faire la volonté de Dieu ; dont la volonté est libre, et nous marchons par la puissance dans la liberté de sa volonté, soit comme il nous le commande ou nous le permet sans aucune condition ou renforcement par loi à son sujet par les hommes ; car nous devons suivre alors que la puissance nous y amène, soit par commande ou permission. Et bien que nous ne pouvons pas promettre ou faire une condition pour aller n'importe où dans la région, ou de faire telle ou telle chose, si le Seigneur le permet, (car ce serait faire la volonté de l'homme par la permission de Dieu), mais il est probable que nous allons passer par ces parties du pays dans la liberté de la volonté de Dieu, tels que nous pouvons souvent y être mus et guidés par la puissance pure et non pas à cause de notre nécessité. Lorsque nous avons été appréhendés, nous étions engagés à Dieu alors que nous voyagions en direction de nos maisons ; et, autant que je sache, nous pouvions quitter, si les portes de la prison avaient été commandés d'être ouvertes, et nous étions été libérés de nos liens. Si nous devions rester, après que le Seigneur nous ait commandé de nous en aller ; ou si nous devions aller après que le Seigneur eut commandé de rester ; ou n'avoir aucune commande de rester, mais avoir la permission de partir d'ici, la puissance pure nous amenant à faire ainsi, mais qu'au lieu de cela, nous restions ; ou si nous allions, alors que nous aurions été commandés d'y demeurer ; en effet, nous serions alors des vagabonds ; car les vagabonds sont ceux qui s'écartent de la volonté et la puissance de Dieu et voyagent partout par leurs propres volontés et pensées terrestres. Et aussi, dans la crainte du Seigneur Dieu, peser et pensez y bien, avec le juste poids et le juste équilibre, afin que vous puissiez fournir la justice pour les justes et les innocents en prison.


Edward Pyot

Quelque temps après être passé après que ce qui précède lui eut été livré et qu'il n'ait pas donné aucun ordre pour notre décharge, je lui ai aussi écrit comme suit :

Au major-général Desborough

Ami,

Nous qui sommes dans la puissance de Dieu, le souverain de tous, le garant de toutes choses, et qui connaissons et demeurons dans sa puissance, nous devons y être obéissants ; ce qui nous amène à demeurer en dehors des volontés de tous les hommes sans exception. Dire, « Nous allons si le Seigneur le permet », cela peut être fait en cas d'achat et de vente pour obtenir un gain, si l'intention est de le faire ; mais nous nous trouvons dans la puissance de Dieu pour faire Sa volonté et sommes hors de la volonté de l'homme. Si l'homme propose que, « nous allons être libérés si nous disons quelque chose, et nous irons dans nos foyers, si le Seigneur le permet, ou si c'est la volonté de Dieu » ; et parce que nous ne pouvons pas dire ces paroles dans ce cas, nous n'aurons pas notre liberté, car nous savons que la volonté de Dieu est différente en ce que nous sommes tenus « d'aller pour parler à un autre endroit quelconque », ici, nous ne pouvons pas dire ces paroles vraiment. Car, de dire, « nous irons dans nos foyers, si tel est selon la volonté de Dieu, » quand on sait que la volonté de Dieu est autrement ; il nous est impossible de le faire, vraiment et clairement. Aucun homme non plus, ne peut lui dire cela, et exiger cela de lui ; qui se tient dans la puissance et connaît la puissance de Dieu qui le conduit, selon la volonté de Dieu, et il le conduit à un autre lieu que son domicile vers l'extérieur. Mais le fils de Dieu, qui est venue pour faire, et qui a fait la volonté de Dieu, n'avait pas d'endroit pour poser sa tête; et les apôtres et beaucoup de disciples du Christ, n'avaient aucun lieu d'habitation certain. Maintenant si les apôtres avaient été limités, parce qu'ils ne pouvaient pas dire qu'ils allaient se rendre à la maison, si c'était la volonté de Dieu, et qu'ils savaient que c'était la volonté de Dieu, qu'ils n'aillent pas à la maison, et ils puissent faire ainsi la volonté de Dieu faisant et que par conséquent ils ne pouvaient pas dire ces paroles pour satisfaire la pensée et volonté de l'homme une restriction n'aurait-elle pas été mauvaise ! Abraham ne pouvait pas faire la volonté de Dieu à moins qu'il ne quitta son pays natal ; et ceux qui sont de la foi sont d'Abraham, de qui le Christ est venu selon la chair. Maintenant, si vous alléguez, « C'est laisser libre tous les lâches t paresseux », je dis non : ceux qui sont dans la puissance de Dieu, qui font la volonté de Dieu, viennent pour recevoir sa sagesse, par qui toutes ses créatures ont été créées, et par lequel ils sont utilisés pour sa gloire. Je dirai ceci, celui qui est amené par le Seigneur Dieu de gloire et de puissance à aller à leurs habitations extérieures, ceux-là d'entre nous peuvent aller à nos maisons vers l'extérieur ; et là être diligent à servir le Seigneur, de sorte qu'ils soient une bénédiction de Dieu dans leur génération ;le servant avec diligence dans la vie et la doctrine, dans les manières, dans la conversation, en toutes choses. Et qui sont amenés par le Seigneur à aller à n'importe quel autre endroit, nous nous tenons dans sa volonté et étant mus par sa puissance qui comprend toutes choses et qui ne doit ne pas être limitée, nous ferons sa volonté qui nous est commandé de faire. Puisse le Seigneur Dieu ouvrir votre compréhension, afin que vous puissiez voir cette grande puissance du Seigneur, qu'il manifeste à présent parmi ses enfants en son jour ; auquel vous ne pourriez résister dans nos Amis qui sont entrés en la puissance de Dieu et en Dieu, et le connaissent lui par qui le monde a été fait, par qui toutes choses qui ont été crées ont été créés, et rien n'a été fait, si ce n'est ce qui a été fait pour lui, à lui et par lui ; qui est la puissance de Dieu et qui éclaire tout homme qui vient au monde. Maintenant nos amis étant venus à cette lumière qui vient du Christ, et ayant reçu la puissance de lui par qui toutes choses ont été créées, auquel est donné toute puissance dans les cieux et sur la terre, qui est la sagesse de Dieu ; nous avons reçu la sagesse et la puissance de lui, par qui le Seigneur nous donne de savoir comment utiliser et ordonner les créatures à Sa gloire, Lui, le créateur de toutes choses. Aussi, nos amis ici sont enseignées du Seigneur à être diligent, à Le servir ; et qui viennent dans la vie, par celui de qui les écritures ont été donnés, et ils sont abandonnés pour servir le Seigneur. De cela, j'ai un témoin dans toutes vos consciences. Donc, si vous ouvrez la porte de la prison, nous n'allons pas y rester. Si vous envoyez une libération et que vous nous libérez, nous n'allons pas rester en prison ; car Israël doit sortir libre, dont la liberté est achetée par la puissance de Dieu et le sang de Jésus. Mais celui qui va hors de la puissance de Dieu perd sa liberté.

George Fox, et le reste qui souffrent pour la vérité dans la prison Lanceston.

Le 13ième du 6ième mois, 1656.

Après cela le Major Desborough vint à Castle Green et joua aux boules avec les juges et d'autres gens. Plusieurs Amis allèrent les exhorter à ne pas employer leur temps de façon si frivole ; leur faisant remarquer que, quoiqu'ils fissent profession d'être chrétiens, pourtant « ils s'adonnaient cependant au plaisir, et laissaient les serviteurs de Dieu en prison ».

Les Amis leur ont aussi dit, « que le Seigneur allait plaider avec eut et les visiter pour de telles choses ». Mais ma.gré ce qui lui a été écrit ou dit, il s'en alla et nous laissa en prison. Nous apprîmes ensuite qu'il avait remis l'affaire au Colonel Bennett qui avait le commandement de la prison. Quelque temps après, en effet, le Colonel Bennett se montra disposé à nous remettre en liberté à condition que nous payions les frais au geôlier. Mais nous lui dîmes que nous ne pouvions pas le faire, car nous avions souffert injustement ; comment pouvaient-ils nous réclamer des redevances après les tortures qu'on nous avaient fait endurer ? Après un certain temps le colonel Bennet vint en ville et et nous envoya chercher pour le rejoindre dans une auberge, et il insistait encore sur les frais, que nous refusâmes. Finalement la puissance du Seigneur vint sur lui de sorte que 13e jour du Septième Mois 1656 nous fûmes remis en liberté. Il y avait neuf semaines que nous avions été faits prisonniers à la première Assise, appelée l'Assise du Carême, qui avait lieu au printemps.

Alors que j'étais un prisonnier ici, j'ai pu observer combien les gens, (en particulier ceux qui ont été appelés à la petite noblesse), étaient accrocs aux plaisirs et aux vaines récréations ; et je fus mû, avant que quitter l'endroit, d'émettre plusieurs documents comme un avertissement pour eux et à tout ceux qui dépensent mal leur temps. L'un d'eux étant ainsi :

Ceci destiné à l'extérieur pour ceux qui sont adonnés aux plaisirs et à l'exubérance.

Les péchés de Sodome et Gomorrhe étant la fierté, la plénitude de pain et l'abondance d'oisiveté. Leur conversation immonde vexait l'âme droite de Lot le juste jour après jour et ils ne voulaient pas prendre d'avertissement ; auxquels Dieu envoyé le feu et les tourna en cendres. Et en Sodome et Égypte spirituel notre Seigneur Jésus Christ a été crucifié ; et il est écrit: « le peuple s'est assis pour manger et boire et s'est levé pour jouer ; avec lesquels Dieu n'était pas très heureux, et il en est tombé trois et vingt mille en un seul jour. » Ceux-ci, l'Apôtre commanda aux saints, de ne pas les suivre ; car ces choses qui leur sont arrivé à eux pour être des exemples et elles sont écrites pour notre admonition. Et Dieu n'a pas épargné l'ancien monde ; mais réservant Noé, un prédicateur de droiture, amena le déluge sur le monde des impies, faisant d'eux un exemple à tous qui après voudraient vivre dans l'impiété.

Remarquez, vous les impies, qui êtes comme des bêtes aussi naturelles brute, qui parlez avec de grandes paroles orgueilleuses de vanité, séduisant par les convoitises de la chair, à travers beaucoup de gratuité, comme ceux qui comptent comme un plaisir l'émeute pendant le jour, jouant vous-mêmes avec vos propres tromperies ; vous recevrez la récompense de toute injustice. Vous êtes comme des chiens et des porcs, qui se tournent vers le vomi et se vautrent dans le bourbier, parlant en mal de choses que vous ne connaissez pas ; et à moins que vous vous repentiez, vous périrez totalement dans votre propre corruption. Vous avez vécu dans le plaisir de la terre et avez été dévergondés. Vous avez nourri vos coeurs, comme dans un jour de l'abattage.Vous avez condamné et tué le juste, et il ne vous résiste pas. Vous allez pleurer et hurler pour la misère qui vient sur vous. Elle qui vit dans les plaisirs, est morte alors qu'elle vit, Dieu a condamné les villes de Sodome et Gomorrhe, faisant d'elle un exemple pour tous ceux qui après vivent comme des impies, dans la conduite méchante, souillée ; remarquez, voici votre exemple. Entendez ceci, vous ce qui êtes adonnés aux plaisirs et lisez vos exemples.

George Fox

Une autre, lorsque que j'ai remarqué les joueurs de boule qui venaient jouer dans castle-green, allait comme suit :

La parole du Seigneur est à vous tous, peuple à l'esprit vain et au ralenti, qui êtes amateurs de sports, de plaisirs, d'exercices stupides et de récréations, comme vous les appelez ; considérez vos manières, et ce que vous êtes en train de faire. Était-ce la fin de votre création ? Dieu a-t-il fait toutes choses pour vous, et vous, pour servir vos désirs et plaisirs ? Le Seigneur n'a-t-il pas fait toutes choses pour vous et vous, pour lui-même, pour le craindre et l'adorer en esprit et en vérité, dans la véritable sainteté et la droiture ? Mais où est votre service de Dieu, alors que vos coeurs courent après les convoitises et plaisirs ? Vous ne pouvez servir Dieu et les plaisirs folles du monde, comme le bowling, boire, la chasse, la fauconnerie et autres. Si ces choses ont vos coeurs, Dieu n'aura pas vos lèvres. Examiner cela, car il est vrai. C'est pourquoi, venant du Seigneur vous devrez tous témoigner du malheur et de la misère, de la tribulation et de la colère, qui continuent dans l'amour et la pratique de vos vains sports, désirs et plaisirs. Aujourd'hui est le jour, alors que tous, partout, sont exhortés à se repentir. Ô peuple insensé, méchant et lent de coeur à croire les menaces du grand Jéhovah contre les méchants ! Qu'allez-vous faire au jour de la féroce colère du Seigneur qui se hâte à venir sur le monde des hommes impies ! À quoi bon avoir vos sports stupides et les délices que vous en faites, maintenant, qu'ils sont passés ? Ou quel bien vous feront-ils, quand le Seigneur appellera vos âmes ? Par conséquent, réveillez-vous tous maintenant de votre sommeil et voyez où vous êtes ; et laisser la lumière de Jésus Christ, qui brille en chacune de vos consciences, vous sonder profondément et il vous permettra de voir clairement, pour tous votre profession de Dieu, de Christ, et des écritures, que vous en êtes ignorants et ennemis, et de vos propres âmes aussi ; et ayant été trouvés vivant dans les plaisirs, vous êtes morts alors que vous vivez. C'est pourquoi le Seigneur par de nombreux messagers vous prévient et vous appelle à la repentance et à une profonde humiliation ; pour que vous puissiez abandonner le mal de vos faits et gestes, ce jour de votre visite est pour vous, et tandis que vous avez du temps prisez-le ; de peur que les choses qui appartiennent à votre paix soient cachées à vos yeux pour votre désobéissance et votre rébellion contre le Saint. Et alors, il aurait été bon que vous n'eussiez jamais été né : Repentez-vous, car le Royaume des cieux est proche. Encore une fois, je le dis, Repentez-vous !

Écrit à la prison de Lanceston, en Cornwall
Aux joueurs de boules.

Étant libérés nous nous procurâmes des chevaux et chevauchâmes en direction de chez Humphry Lower où nous le croisâmes sur la route. Il nous a dit qu'il était très troublé dans sa pensée à notre sujet et ne pouvait pas reposer à la maison ; mais au lieu de cela il se rendait chez le colonel Bennet pour chercher notre liberté. Lorsque nous lui avons dit que l'on nous avait redonnés notre liberté et que nous étions en route pour chez lui, » il était extrêmement heureux. Nous sommes allés à sa maison et avons eu une bonne, et précieux réunion ; beaucoup furent convaincus et se sont tournés vers l'esprit du Seigneur à l'enseignement du Seigneur Jésus Christ.

Chez lui, nous sommes allés chez Loveday Hambley, où nous avons aussieu une grande et bonne réunion. La puissance du Seigneur sur nous tous ; beaucoup furent également convaincus là et tournés vers leur enseignant, le Seigneur Jésus Christ.

 

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