La Croix Manquante pour la Pureté


 

Le Journal de George Fox -1657 - 1661 - De retour en Angleterre - Fin du Volume 1 <page 1 >


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De Newcastle, nous avons voyagé, eu des réunions et visité des amis, dans le Northumberland et Bishoprick. Nous avons eu une très bonne réunion chez le lieutenant Dove, où beaucoup ont été tourné vers le Seigneur et son enseignement. Ensuite je suis allé visiter un juge de paix qui était un homme très sobre, aimable, qui confessa la vérité.

De là, nous sommes arrivés à Durham, où un homme était venu de Londres pour mettre en place un collège pour produire des ministres du Christ, comme ils disaient. Je suis allé avec quelques autres pour raisonner cet homme et pour lui laisser voir que, le fait d'enseigner aux hommes, l'hébreu, le grec, le latin et les sept arts, qui n'étaient tous que des enseignements de l'homme naturel, n'était pas la façon de faire pour en faire des ministres du Christ. Car les langues ont commencé à Babel ; et pour les Grecs, qui parlaient le grec comme langue maternelle, la prédication de la Croix du Christ était de la folie ; et pour les Juifs, qui parlaient l'hébreu comme langue maternelle, le Christ était une pierre d'achoppement. Les Romains, qui parlaient le latin, ont persécuté les chrétiens ; et Pilate, l'un des gouverneurs romains, a mis un signe écrit en Hébreu, grec et Latin au dessus du Christ quand il l'a fait crucifié. Nous voulions que cet homme voit que les nombreuses langues ont commencé à Babel, et qu'ils les ont mis au sommet du Christ, la parole, quand ils l'ont crucifié. Jean le divin, qui a prêché la parole qui était au commencement, a déclaré, « que la bête et la prostituée avaient pouvoir sur les langues et les langages, et qu'elles étaient comme les eaux ». Ainsi, je lui ai dit, qu'il peut voir que la prostituée et la bête ont pouvoir sur les langues et les nombreux langages, qui sont dans le mystère Babylone ; car ils commencèrent à Babel, et les persécuteurs de Jésus-Christ les établirent au-dessus de lui, quand il a été crucifié par eux ; mais lui qui était avant eux tous est ressuscité sur eux tous. « Maintenant, (j'ai dit à cet homme), pensez-vous faire des ministres du Christ par ces langages naturels, confus qui proviennent de Babel, qui sont admirés à Babylone et fixés (sur la croix) au-dessus du Christ, la vie, par un persécuteur ? Oh, non! » L'homme a acquiesça à beaucoup de ces choses. Puis nous lui montrâmes par ailleurs, « que le Christ a fait lui-même ses ministres leur a donné des dons et leur a dit « Priez le Seigneur de la moisson d'envoyer des ouvriers ».

Pierre et Jean, quoique incultes et ignorants (pour ce qui est de l'instruction scolaire) ont prêché Jésus-Christ, la Parole qui était au commencement, avant Babel. Paul aussi a été fait apôtre, non de l'homme ni par l'homme (pas plus qu'il n'a reçu l'évangile d'un homme), mais de Jésus-Christ qui set le même maintenant, et dont l'évangile aussi est resté le même. Quand nous nous fûmes ainsi entretenus avec cet homme, il se montra plein de douceur et d'affection ; et après y avoir réfléchi, il renonça à ouvrir son collège.

{Quand j'étais à Bishoprick, Anthony Pearson est venu à moi et désirait ardemment que j'aille avec lui pour voir Henry Vane ; mais j'avais peu en moi d'aller à ce moment-là. Il me le recommanda et me dit que Henry Vane s'était informé sérieusement à mon sujet. Quand je suis allé à la maison de Henry Draper, l'aumônier de Henry Vane s'approcha de moi et commença à me déclarer au sujet de la droiture de l'homme, de la libre justice et de la droiture de la Loi. Je lui répondit et dit que j'étais ans la droiture de Christ, dont la droiture était avant l'existence de libre justice et de la droiture de l'homme. L'aumônier répondit: « prenez garde au blasphème et à la présomption. » Je lui dis, Christ n'est-il pas la fin de la loi à cause de la droiture, et n'était-il pas avant la libre justice libre et de la droiture de l'homme, (ou la justice de la loi aussi) et n'existera-t-elle pas toujours quand leur justice ne sera plus; et la droiture de Christ accomplit la Loi ? » Puis je l'ai dit, « vous qui appelez ceci blasphème et présomption ne savez pas ce que vous dites. »

Alors il m'a demandé si je viendrais à Ray Castle, et je lui ai dit j'ai peu à dire à ce sujet, étant sous ordre du Seigneur]. Mais le lendemain, je suis descendu là et ils m'ont amené en haut dans la chambre avec l'épouse de Henry Vane. Après un certain temps, il est venu avec l'un des magistrats de la Nouvelle-Angleterre, m'a demandé si j'étais George Fox. J'ai été surpris à quel point il était jeune.

J'ai été mu par le Seigneur à lui parler de la vraie lumière qui éclaire tout homme qui vient au monde à l'intérieur, et que Christ a dit de croire en la lumière afin que vous puissiez devenir enfants de la lumière ; et comment le Christ avait promis le Saint-Esprit et l'esprit de vérité, qui devrait les amener dans toute la vérité, et c'est ce dont nous témoignons ; et comment la grâce de Dieu, qui apporte le Salut, est apparue à tous les hommes et que c'est elle qui enseignait les saints aux jours des apôtres jours et aussi maintenant.

Il a alors dit qu'il connaissait à propos de tout ce que j'avais dit. Alors j'ai dit : « comment peut-il en être ainsi, si vous ne croyez pas à la lumière comme étant les commandes de Christ ; et comment pouvez-vous venir dans la vérité, si vous n'avez pas été mené par l'Esprit de vérité, qui a conduit les disciples dans toute la Vérité, que Christ avait promis de leur envoyer ; et comment pouvez vous connaître le Salut si ce n'est par la grâce de Dieu qui l'apporte et qui l'enseigna aux saints ? Et alors, quel en est donc votre expérience ? Alors il a commencé à me dire comment la parole s'est fait chair et a habité parmi eux. J'ai dit : « oui, cela est vrai parmi les disciples, mais il est maintenant révélé par la lumière et l'Esprit, or, vous avez monté par une autre voie que par la porte, et vous avez connu une chose d'autrefois ; mais à présent il y a une montagne de terre et de l'imagination en vous, et de cela il y a une fumée qui s'élève et qui a obscurcit votre cerveau, et vous n'êtes pas l'homme que vous étiez autrefois. » Je lui déclarai que la promesse de Dieu était pour la semence, et celle-ci ils devraient la connaître à l'intérieur d'eux-mêmes ; que la parole est devenue chair, mais non pas de la chair corrompue car Christ n'a pas pris sur lui-même la nature des anges, mais la semence d'Abraham. Alors il [Vane]devrait connaître cette semence en lui-même que Christ prend sur lui, car ceux qui sont de la foi sont issus d'Abraham, et deviennent chair de la chair de Christ, et os de ses os.

Puis il a dit que j'avais dit que la semence était Dieu, et parce qu'il avait cité cette accusation , le Magistrat de la Nouvelle angleterre et lui l'affirmaient aussi. Mais je lui ai dit que je n'avais pas dit cela, mais que j'avais dit que Christ avait pris sur lui-même, non pas la nature des Anges, mais de la semence. Il se souvint de mes paroles et confessa son erreur, mais il a grandi dans une grande tourmente et une passion, de sorte qu'il n'y avait pas de place pour la vérité dans son cœur. J'ai été amené par le Seigneur à établir la semence, Jésus Christ, au-dessus de sa tête et comment cette semence, dont la promesse était pour ceux, non pas pour tous, mais pour tous ceux qui pourraient la sentir en eux-mêmes.

Et donc je suis parti, et il a dit à des amis par la suite que si Anthony Pearson et quelques autres n'avaient pas été avec moi, il m'aurait sorti de sa maison comme un forcené. Alors les Amis qui étaient avec moi ont pensé qu'il était étrange de voir sa noirceur et son impatience, mais la puissance du Seigneur est venu au dessus de tous.

J'ai vu que cet homme était vain, élevé, fier et prétentieux ; et que le Seigneur voulait qu'il explose et qu'il était contre Lui et il attrista la vie vertueuse. Il est resté très élevé, jusqu'à ce que le roi monte sur son trône, et par la suite, il a été décapité ; mais il ne pouvait guère tolérer les Amis à moins qu'ils lèvent leur chapeaux devant lui.}

De Durham nous sommes allés chez Anthony Pearson, de là, à Cleveland, et sommes passé par le Yorkshire jusqu'aux confins de Holderness, et avons eu de puissantes réunions, la puissance du Seigneur nous accompagnait.

Ensuite de chez Anthony Pearson, nous sommes allés par Hull et Pomfret chez George Watkinson, et avons visité la plupart e ces réunions de ces régions, jusqu'à ce que nous arrivâmes Scalehouse, et puis à Swarthmore ; la puissance éternelle et le bras de Dieu nous a mener à bien et nous a préservé. Ensuite j'ai visité les Amis là bas, j'ai passé dans le Yorkshire et Cheshire, et aussi par les autres campagnes dans le Derbyshire et le Nottinghamshire; et nous avons eu de glorieuses réunions, la présence du Seigneur étant avec nous.

À Nottingham j'envoyai un message à Rice Jones, lui demandant d'informer son peuple que j'avais quelque chose à dire de la part du Seigneur. Il est venu et m'a dit, « que beaucoup d'entre eux vivaient dans le pays, et qu'il ne savait pas comment les contacter. Je lui ai dit, qu'il devrait informer ceux autour de la ville de cela, et envoyer un mot à tout ceux qu'il peut joindre. Le lendemain, nous nous sommes rencontrés au château, il y avait environ quatre-vingt-sept personnes, auxquels j'ai déclaré la vérité durant l'espace d'environ deux heures ; et la puissance du Seigneur était sur eux tous, alors qu'ils n'avaient pas le pouvoir d'ouvrir la bouche dans l'opposition. Quand j'eus terminé, l'un d'eux m'a posé une question, dont j'ai été peu enclins à répondre ; car cela pouvait mener à un grincement (argument doctrinal ) et n'avais pas envie d'argumenter, car certaines personnes que j'ai vu étaient tendres, pourtant je ne pourrais pas bien dire comment échapper à cela. Alors j'ai répondu à la question, et j'ai été mu à parler Rice Jones et à lui dire, « qu'il avait été l'homme qui avait dispersé ceux qui avaient été tendre ; et certains qui avaient été convaincus et ont été conduits hors les vanités du monde qu'il avait auparavant jugé ; mais maintenant, il a jugé la puissance de Dieu en eux, et eux étant simples se sont tournés vers lui ; or, lui et eux étaient tournés pour être plus vains que le monde ; car beaucoup de ses disciples était devenu les plus grands joueurs de football et lutteurs dans tout le pays. Je leur ai dit que c'est le serpent en lui qui avait dispersé et fait mal à ceux qui étaient tendres envers le Seigneur. Néanmoins, si il a attendu dans la crainte de Dieu pour la semence de la femme, Jésus Christ, qui brise la tête du serpent en lui, qui avait dispersés et fait le mal ; il pourrait venir pour rassembler à nouveau par cette semence céleste ; Bien que ce serait un dur labeur pour lui, de les regrouper à nouveau hors de ces vanités, dans lesquelles il les avait conduit. » À ceci Rice Jones a dit, « tu mens, ce n'est pas la semence de la femme qui brise la tête du serpent. » J'ai dit « Non ! Qu'est-ce alors? » « Je dis que c'est la Loi, » dit-il. « Mais, » j'ai dit , « les Écriture, parlant de la semence de la femme, disent, "Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon.; »maintenant, la loi a-t-elle un talon,' j'ai dit, « pour être brisé ? » Puis, Rice Jones et toute sa compagnie furent arrêtés ; et j'ai été amené dans la puissance du Seigneur à dire, « cette semence, Jésus Christ, la semence de la femme, qui devrait briser la tête du serpent, brisera votre tête et vous brisera tous en morceaux. » Ainsi j'ai laissé sur leurs têtes la semence, Christ ; et pas longtemps après, lui et sa compagnie furent dispersés en morceaux ; plusieurs d'entre eux sont devenus des Amis et le demeurent jusqu'à ce jour. Beaucoup d'entre eux avaient été convaincus environ huit ans avant, mais avaient été amené de côté par ce Rice Jones ; car ils avaient renié la Croix intérieure, la puissance de Dieu et sont donc allé dans la vanité. C'était il y a environ huit ans, puisque j'avais été autrefois parmi eux ; à cette époque je devais passer au-dessus d'eux et par eux, voyant qu'ils avaient méprisé la vérité du Seigneur et sa puissance et la visite de son amour pour eux. Mais maintenant le temps était venu pour moi d'être amené à aller les voir de nouveau, et ce fut d'une grande utilité ; car beaucoup d'entre eux ont été amenés au Seigneur Jésus Christ et ont été fixés sur lui, assis sous son enseignement et nourris par lui, où ils étaient gardés frais et vert ; et les autres qui n'ont pas voulu se réunir à lui ont fané peu de temps après. C'était ce Rice Jones, qui avait dit quelques années avant, « j'étais alors au plus haut, et devait tomber; » mais, le pauvre homme a donné la petite pensée comment près était de sa propre chute.

Nous quittâmes Nottingham, et allâmes dans le Warwickshire, Northamptonshire, et le Leicestershire, visiter les Amis, et ayant des réunions alors que nous voyagions. Nous sommes venus à Bedfordshire, où nous eûmes un grand rassemblement dans le nom de Jésus. Quelque temps après nous allâmes dans la maison de John Crook où devait se tenir une Assemblée Générale annuelle pour tout le pays. Cette réunion dura trois jours, et un grand nombre d'Amis venant de tous les coins du pays s'y rencontrèrent ; il y avait là plusieurs milliers de personnes, aussi les auberges des villes voisines étaient-elles toutes pleines. Malgré quelques troubles provoqués par un groupe d'individus grossiers qui s'étaient écartés de la Vérité, la puissance du Seigneur vint sur tous les assistants et ce fut une glorieuse réunion. L'évangile éternel fut annoncé ; beaucoup (car plusieurs sortes de professeurs étaient venus à la réunion) le reçurent, et cet évangile amena la vie et l'immortalité à la lumière en eux, et brilla sur tous.

Je fus amené par la puissance et l'Esprit du Seigneur à leur ouvrir les promesses de Dieu, qui avaient été faites à la semence, non pas aux semences, comme plusieurs, mais à une seule ; cette semence était Christ : et que tout le peuple, homme et femme, devraient sentir cette semence en eux, qui hérite de la promesse ; de sorte qu'ils puissent tous témoigner Christ en eux, l'espérance de la gloire, le mystère qui a été caché depuis les âges et les générations, qui était révélé aux apôtres, et qui est révélé encore maintenant après la longue nuit de l'apostasie. Aussi afin que tous puissent venir dans cette semence, Christ Jésus, qu'ils marche en elle, et s'assoient ensembles dans les lieux célestes en Christ Jésus, qui était le fondement des prophètes et des apôtres, le rocher des âges, et qui maintenant est notre fondement. Tous s'assoient en lui, s'assoient dans la substance, le premier et le dernier, qui ne change pas, la semence qui écrase la têtes du serpent, qui était avant qu'il fut, qui met fin à tous les types, figures, et ombres, et qui set la substance de tout ceux-là ; en qui il n'y a pas d'ombre. Maintenant, ces choses étaient sur moi pour que je les ouvres à tous, de sorte qu'ils puissent penser et voir dans quoi ils sont assis.

Tout d'abord, ceux qui sont assis dans Adam dans la chute, sont assis dans la dans la misère, dans la mort, dans les ténèbres et la corruption.

Deuxièmement, ceux qui s'assoient dans les types, les figures et les ombres et et sous la première prêtrise, loi et alliance, s'assoient dans ce qui doit avoir une fin, et qui n'a rien rendu parfait.

Troisièmement, ceux qui s'assoient dans l'apostasie, qui s'est levé depuis les jours des apôtres, s'assoient dans l'Égypte et Sodome spirituelle ; et boivent à la coupe de la prostituée, sous la puissance de la bête et du dragon.

Quatrièmement, ceux qui s'assoient dans l'État dans lequel Adam était avant sa chute, s'assoient un état où ils peuvent tomber ; car il est tombé de cet état, même si c'était parfait.

Cinquièmement, ceux qui s'assoient dans les prophètes, s'assoient dans ce qui doit être accompli ; et ceux qui s'assoient dans la fraternité de l'eau, du pain et du vin, ces choses étant temporelles, ils s'assoient dans ce qui est à court de Christ et de son baptême.

Sixièmement, s'asseoir dans une profession de toutes les écritures, de la Genèse à l'Apocalypse, et ne pas être dans l'esprit et la puissance comme étaient ceux qui les ont apporté, et qui doivent en être détournés par ceux qui sont venus dans la même puissance et esprit qu'étaient ceux qui ont apportés les Écritures.

Septièmement, ceux qui s'assoient dans les lieux célestes en Christ Jésus, s'assoient en lui qui n'est jamais tombé, et qui n'a jamais changé. Ici tous ses élus s'assoient en sécurité, son église, ses membres spirituels, dont il est la tête vivante, ses pierres vivantes, la maison de la foi ; de quelle maison qu'il est la pierre angulaire qui représente et respecte tous les temps. « Pour, » comme l'Apôtre dit : "nous a ressuscités ensemble [avec Christ], et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus, afin qu'il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus.» Maintenant les âges sont venus, que sa bonté et ses immenses richesses envers nous par Jésus Christ est vraiment manifesté en nous, tel que ce fut aux jours des apôtres ; même en nous, qui étions morts dans es péchés et les offenses, comme ils l'étaient ; mais maintenant nous sommes ressuscités, et assis ensembles dans les lieux célestes en Christ Jésus, le premier et le dernier, par qui toutes choses ont été crées ; qui est monté au dessus de tous, et qui est au dessus de tous, et dont la glorieuse présence est maintenant connue. Tous ceux qui sont assis ici, en Christ Jésus, voient où tous les gens sont assis, et en quoi. La promesse de Dieu étant pour la semence, qui est un, Christ Jésus ; tout homme et femme doivent venir pour témoigner de cette semence, Christ en eux, de sorte qu'ils puissent être héritiers de la promesse ; et en héritant de cela, ils hériteront de la substance.

Ces choses ont été déclarés en grandes parties ; l'état de l'Église, et la condition de la fausse Église depuis les jours de apôtres, ouvertes ; et comment la véritable Église a fuit dans le désert : et l'état des faux prophètes, que Christ a dit qui allait venir, et Jean a vu qu'ils allaient venir, et comment tout le monde a erré après eux ; et comment ils ont remplis le monde avec de fausses doctrines, de fausses voies, adorations, et religions : et comment l'évangile éternel est maintenant prêchée de nouveau à toutes les nations, tribus, langues et peuples ; car toutes les nations, tribus, langues, et peuple ont bu à la coupe de la prostituée, et elle était au-dessus d'eux, et assise sur eux. Dans cette nuit de l'apostasie la pure religion et l'adoration en esprit, qui était aux jours des apôtres, le chemin de vie et la vivante foi, et la puissance et le saint Esprit étaient perdus ; mais maintenant qu'ils sont venus pour être rétablis à nouveau par Jésus-Christ, ses messagers et ministres de l'Évangile, comme dans les jours des apôtres. Car comme Christ envoya ses disciples pour aller prêcher l'évangile partout dans le monde, et après que les faux prophètes et les antichrists sont allés dans le monde, et ont prêchés leurs fausses doctrines et traditions, et les rudiments Juifs et Païens, donc, maintenant encore l'évangile éternel doit être prêchée à toutes les nations, et à toutes les créatures, afin qu'ils puissent venir dans la pure religion, pour adorer Dieu dans l'Esprit et la vérité, et puissent connaître le Christ Jésus, leur chemin à Dieu, et lui comme étant l'auteur de leur foi, et qu'ils puissent recevoir l'évangile des cieux, et non des hommes ; dans cet évangile reçu des cieux, est la fraternité céleste, qui est un mystère pour toutes les fraternité dans le monde.

Après que ces choses eurent été largement ouverts, ainsi que plusieurs autres choses concernant le Christ Jésus et son royaume, et que le peuple fut tourné à la divine lumière de Christ et son Esprit, par lequel ils peuvent venir à connaître Dieu et Christ, et les Écritures, et avoir la fraternité avec eux, et les uns avec les autres dans le même esprit, Je fus amené à ouvrir et à déclarer plusieurs autres choses aux Amis qui avaient reçus une part du ministère, concernant l'exercice de leurs dons spirituels dans l'Église ; qui, étant pris par écrit par un présent, allait de cette manière.

Amis,

Prenez garde de détruire ce que vous avez engendré : car ce qui détruit, c'est le naufragé et il s'éteint. Et bien que cela est vrai, oui et peut-être la vérité pure que quelqu'un dit, pourtant si il ne demeure pas dans cela et vit dans ce qui lui est propre, mais s'éteint, le même qui il est sorti de lui vient sur lui. Donc ce qui apaise et rafraîchit les esprits, va dans le monde entier et apporte au Père, pour hériter la vie éternelle ; et atteint les esprits en prison en tout. C'est pourquoi demeurez dans la parole vivante, et immuable du Seigneur Dieu, et dans sa renommée de cela ; et rester sur la Fondation qui est pure, et ce qui est sûr ; car celui qui s'éloigne de ce qui est pur, et qui ne prêche pas en cela et de cela, arrive à son terme et ne demeure pas ; Bien qu'il peut avoir eu un temps et peut avoir été utile pour un temps, alors qu'il vivait dans la chose.
 
Et prenez garde à beaucoup de mots ; qui atteignent la vie et règlent dans la vie. Ce qui vient de la vie, et qui est reçu de Dieu, parvient à la vie, et règle les autres dans la vie ; le travail n'est pas maintenant comme il l'était au début ; le travail c'est maintenant de s'installer et de rester dans la vie. Car comme les Amis ont été conduit à être ministres dans la puissance, et que la puissance a passé, ainsi il y a eu une croissance dans la compréhension parmi les gens du monde et les Amis, ainsi les Amis doivent demeurer dans la vie qui est pure, de sorte qu'avec cela ils puissent répondre la pure vie de Dieu dans les autres. Car si les Amis ne vivent pas dans la pure vie de laquelle ils parlent, pour répondre à la vie qu'il y a dans ceux auxquels ils parlent, l'autre partie intervient ; et alors arrive une connaissance extérieure, et il laisse cela venir sur lui. Mais comme chacun est gardé vivant dans la vie de Dieu, au dessus de toute ce qui set contraire, ils sont en leurs places; puis ils n'imposent pas les mains sur personne soudainement, qui est le danger maintenant ; car si quelqu'un le fait, il peut perdre son discernement, il pourrait imposer les mains sur la mauvaise part, puis laisser la tromperie venir trop près de lui ; et la tromperie volerait, de sorte que ce sera choses difficile pour lui de descendre. Il n'y a personne qui frappe son compagnon serviteur, mais premièrement il est sorti de ce qui est pur en lui-même ; car lorsqu'il s'éloigne de la lumière avec laquelle il est éclairé, alors il frappe ; et alors il a sa récompense ; la lumière, de laquelle il set venu, Christ, vient et lui donne sa récompense. Ceci est l'état des serviteurs mauvais. Le turbulent, le hâtif et l'inconsidéré, n'engendre rien à Dieu ; mais la vie, qui atteint la vie, est ce qui engendre à Dieu. Lorsque tous sont établis dans la vie, ils sont dans ce qui demeure pour toujours ; et ce qui est reçu là, est reçu du Seigneur ; et ce qu'une personne reçoit du Seigneur, il le garde ; alors il s'assoit tranquille, calme, et silencieux dans son esprit, et le donne alors qu'il est mu ; mais pour les prostituées, il y a le jugement.

Aussi, les Amis, Ceci est la parole du Seigneur pour vous tous, soyez attentifs et prudents dans toutes les réunions où vous allez ; car là où les Amis sont assis ensembles en silence, il y a beaucoup de temps rassemblés dans leurs propres mesures. Maintenant lorsque vient un homme nouvellement sorti du monde, d'apporte le ministère aux gens du monde, il sort de la saleté; et alors il a besoin de faire attention à ne pas être impétueux. Car lorsqu'il vient dans les réunions silencieuses, cela est un autre état; alors il doit venir, et sentir son propre esprit, comment il se sent lorsqu'il vient parmi ceux qui s'assoient en silence. Si il est impétueux, ils vont le juger; que ayant été dans le monde, et parmi le monde, la chaleur n'est pas encore hors de lui. Car il peut venir dans la chaleur de son esprit hors du monde; tandis que les autres sont tranquilles et calmes; et sa condition en cela, n'étant pas agréables pour eux, il pourrait plutôt les blesser, en les faisant sortir de leur calme dans un état échauffé ; s'il n'et pas dans ce qui commande son propre esprit, et lui donne de le connaître.

Il y a aussi un grand danger à voyager à l'étranger dans le monde. La même puissance, qui amène quelqu'un à aller de l'avant est ce que doit les garder. Car c'est le plus grand danger d'aller à l'étranger, sauf pour un homme qui est mu du Seigneur et qui va dans la puissance du Seigneur ; car alors, alors qu'il reste dans la puissance et est gardé par celle-ci dans son voyage et dans son travail ; et elle lui permettra de répondre au transgressé et à se garder au-dessus du transgresseur. Tout le monde ressent le danger en soi, notamment en voyageant à l'étranger, là la pure crainte sera placé et gardé dans le Seigneur. Bien que ceux qui voyagent puissent avoir des ouvertures lorsqu'ils sont à l'étranger, pour prêcher à d'autres ; Pourtant, pour leur propre croissance particulière, ils doivent demeurer dans la vie qui s'ouvre ; et qui gardera bas ce qui pourrait gonfler l'ego. Car le ministre vient dans la mort, à ce qui est la mort et en prison : et ainsi il retourne à nouveau dans la vie, dans la puissance et dans la sagesse, pour le conserver propre.

Ceci est la parole du Seigneur pour vous tous ; ressentez que vous vous tenez dans la présence du Seigneur ; car chaque parole d'homme sera son fardeau ; mais la parole du Seigneur est pure, et préserve la pureté qu'il y a en chacun. La parole du Seigneur est ce qu'il y avait au commencement, et elle amène au commencement. C'est un marteau qui brise le transgresseur, (non le transgressé), et comme un feu qui brûle ce qui est contraire à cela. Aussi, les Amis venez dans tout ce qui est au-dessus de tous les esprit du monde, qui brasse tous les esprits du monde, et qui se tient dans la patience ; avec cela vous pouvez voir où les autres se tiennent, et atteindre ce qui est de Dieu en chacun. Ici il n'y a pas de querelle, pas de contention, hors de la transgression : car celui qui va dans la querelle et dans la contention est loin du pur esprit. Car là où il y en a qui vont dans la contention, si quelques chose a été planté par lui avant, la nature litigieuse reprend le dessus, gâchant ce qui avait été planté et étouffant sa propre prophétie. Donc, si la nature de l'homme qui tend à la querelle n'est pas soumise par la puissance de Dieu pour commencer, la querelle se lèvera et résultera en une condition dangereuse.

S'il y en a qui sont amené par l'esprit à aller quelque part, une fois qu'ils ont dit ce qu'ils avaient reçu à dire du Seigneur, qu'ils s'en retournent à leurs demeures, et qu'ils vivent dans la pure vie de Dieu, et dans la crainte du Seigneur ; ainsi vous serez gardés dans la vie, et dans l'esprit solide et assaisonné, et votre vie prêchera aussi bien que vos paroles, car personne ne doit être léger ou sauvage. Car la semence de Dieu est lourde, elle amène à être solide, et elle conduit dans la sagesse de Dieu, par qui la sagesse de la création est connue. Mais si cette part qui court dans l'imagination est en place, et que cette part se tient là où s'éveille les imaginations, et que le pure esprit n'est pas profondément en place pour diriger et régner, alors cela fera sortir celui qui veut se glorifier, se vanter, et il expirera ; et c'est ce qui arrivera à ceux qui ont ouvert pour lui ; et ceci et pour la condamnation. Que chacun se concentre sur ce qui fait ressentir et qui commande son esprit, de sorte que chacun puisse connaître de quel esprit il est ; car il devrait premièrement éprouver son propre esprit, et alors il peut éprouver les autres ; il devrait premièrement connaître son propre esprit, et ainsi il pourrait connaître les autres. C'est pourquoi, ce qui commande tout ces esprits, là où entre et se lève les chaleurs et les brûlures, en cela attendez ce qui les enchaîne et les refroidit : c'est l'élu, l'héritier de la promesse de Dieu.

Car aucun esprit hâtif, irréfléchi, instable, (même s'ils ont des prophéties), n'a tenu bon, et réussi, ils ne sont soumis dans la prophétie. Le terrestre ne demeurera pas car il est instable ; et dans cet état le ministère était celui d'un autre, et non celui du Fils ; car le fils a la vie en lui-même , et le fils a la puissance, et lorsque l'homme lui est obéissant, il peut être utile ; mais s'il s'éloigne de la pure puissance, il tombe et en abuse. C'est pourquoi, que votre foi se tienne dans la pure puissance de Dieu, et n'en abusez pas ; mais laissez cela sonder profondément, et continuer son oeuvre ; et que chacun se tienne dans la puissance du Seigneur Dieu qui atteint la semence de Dieu ; qui est l'héritière de la promesse d'une vie sans fin. Et ne vous empressez pas de parler ; car vous avez suffisamment le temps, et avec un oeil vous pouvez atteindre le témoin ; et n'allez pas reculer lorsque vous êtes mus ; car cela amène la destruction. La vérité a un honneur dans les coeurs des gens qui ne sont pas Amis ; de sorte que tous les Amis qui sont gardés dans la vérité, sot gardés dans l'honneur, ils sont honorable, car ce qui les honore ; mais si quelqu'un perd la puissance, perd la vie, ils perdent leur couronne, ils perdent leur honneur, ils perdent la croix qui devrait les crucifier, et ils crucifient le juste; et en perdant la puissance, l'agneau vient pour être tué. Et tel que c'est ici, de même il en sera dans les autres nations; pour tous les Amis, ici et là, sont une seule et même famille : la semence, les plantes, ils sont comme une famille. Tous étant gardés dans ce qui les soumets tous, et les garde tous sous, à savoir, la semence elle-même, la vie elle même, qui est l'héritière de la promesse ; et cela c'est le lien de paix : car il y a l'unité dans l'esprit de Dieu et les uns avec les autres. Celui qui est gardé dans la vie entend Dieu, et voit la condition de l'homme ; et avec cela il répond à la vie dans les autres qui entendent Dieu aussi ; ainsi, un Ami qui vient en cela comprend le monde aussi. Mais les Amis, ils doivent vivre dans ce dont ils parlent ; de sorte qu'ils puissent s'attendre à ce que les autres viennent dans ce dont ils parlent pour y vivre aussi.
       
Car la puissance du Seigneur Dieu a été abusée par certains, et ceux qui étaient digne de la vérité n'ont pas été consciencieux. Elle a été piétiné et gâchée par ceux qui abusent de la puissance. Mais maintenant chaque Ami doit demeurer dans la puissance, et y prendre garde ; car celui qui voudrait la piétiner et la gâcher doit être gardé par terre, et on doit vivre dans la pure vie et la puissance de Dieu au-dessus de cela ; afin que nul ne puisse fouler aux pieds, mais que chacun puisse être gardée dans la pure puissance et la vie du Seigneur. Puis l'eau de vie entre, et celui qui apporte le ministère en boit et en donne à boire aux autres.

Maintenant lorsqu'une personne est poussée à aller parler dans une maison à clocher ou dans un marché, tournez-vous vers ce qui vous y pousse, et soyez obéissants à cela ; que ce qui ne voudrait pas s'en aller puisse être gardé bas ; car ce qui ne veut pas s'en aller essayera d'avoir le contrôle. Et d'un autre côté prenez garde à ce que la partie embellissante ne se lève pas, car c'set d'une mauvaise saveur ; c'est pourquoi cela doit être gardé bas et soumis. Donc, attendez dans la lumière du Seigneur afin que vous puissiez tous être gardés dans la sagesse de Dieu. Car, lorsque la semence se lève dans chaque personne, il n'y a pas de danger ; mais lorsqu'il y a une ouverture et une prophétie, et que la puissance s'agite avant que la semence se lève, il y a quelque chose qui sera apte à courir imprudemment ; il y a le danger, et là vous devez être patient dans la crainte. Car c'est une chose lourde d'être dans l'oeuvre du ministère du Seigneur Dieu, et d'aller de l'avant dans cela. Ce n'et pas une prédication coutumière ; c'est d'amener les gens à la fin de toutes prédications extérieures. Car lorsque vous avez déclaré la vérité aux gens et qu'ils l'ont reçue, et qu'ils sont venus en celui de qui vous parlez ; le fait de proférer beaucoup de paroles et de longues déclarations hors de la vie, peut les engendrer dans une forme. Et si des gens devaient courir imprudemment encore dans les paroles, sans la saveur de la vie, ceux qui sont entrés dans la chose dont ils parlent les jugeront ; par cela il pourrait blesser encore ce qu'il avait levé avant. Ainsi, les Amis, vous devez tous entrer dans la chose dont il est parlé dans les ouvertures de la vie céleste parmi vous, et marcher dans l'amour de Dieu afin que vous puissiez répondre la chose qui vous a été dite.

Et prenez tous garde à ne pas tomber dans des affections excessives ; car quand les gens viennent à vous posséder, alors il y a danger qu'une fausse part se lève. Il y avait des dissensions parmi les disciples du Christ, à savoir qui serait être le plus grand ? Christ leur a dit, « Vous savez que ceux qui sont réputés gouverner les nations dominent sur elles ;mais il n'en est pas ainsi parmi vous. » Car Christ la semence devait se lever en chacun d'eux ; ainsi donc, qui est le plus grand ? Cette part au sein des disciples qui voulait être le plus grand, était cette même part qu'il y avait dans les nations. Mais celui qui vient pour vivre dans la parole qui le sanctifie, (ayant le coeur sanctifié, la langues et les lèvres sanctifiées), vivant dans la parole de sagesse, qui purifie les coeurs, et réconcilie à Dieu, toutes choses étant soutenues par la parole et la puissance ; comme il y a une demeure dans la parole de Dieu qui soutient les temps et les saisons, et qui donne d'accroître toutes choses, ici demeurant dans la parole de sagesse, si il y en a deux ou trois qui s'accordent sur ceci sur la terre, ce sera fait pour eux dans les cieux. Or, toutes choses doivent être ordonnées en ceci par la parole de sagesse et de puissance, qui soutient toutes choses, les temps, et les saisons, qui sont dans les mains du Père, pour la gloire de Dieu, où sa bénédiction peut se faire sentir parmi vous ; et ceci amène au commencement. Ceci est la parole du Seigneur Dieu pour vous tous : restez humble, restez simple, de sorte que rien ne puisse régner ni gouverner en vous, autre que la vie elle-même.

Maintenant, la puissance étant vécu à l'intérieur, la croix est vécu à l'intérieur ; et là òu les Amis viennent en celles-ci, ils attirent la puissance et la vie ; ils laissent un témoin derrière eux, en répondant au témoin de Dieu dans les autres. Et là où ceci est vécu, il n'y a pas de manque de sagesse, pas de manque de pouvoir, pas de manque de connaissance ; mais celui qui apporte le ministère en ceci, voit par l'oeil que le Seigneur lui ouvre en lui, ce qui est pour le feu, et ce qui est pour l'épée, ce qui doit être nourrit avec jugement, et ce qui doit être nourris. Ceci les amène tous à être humble, chacun restant dans la puissance ; car si un homme s'élève lui-même, il doit redescendre dans la puissance là où il l'avait laissé ; ce qu'il avait quitté, il doit y revenir. Or maintenant avant que tous ces esprits méchants qui se promènent à l'étranger puissent être abaissés, les Amis doivent avoir la patience, et ils doivent attendre dans la patience, dans la vie fraîche; et celui qui est dans la patience faisant le oeuvres du Seigneur, est celui qui a le goût et le sentiment de la puissance et autorité de l'agneau. Par conséquent que tous les Amis, restent calme et tranquille dans la puissance du Seigneur Dieu ; et tout ce qui est contraire sera soumis ; de sorte que l'agneau a la victoire, ans la semence, à travers la patience.

S'il y en a qui étaient poussés à parler, et qui ont éteint ce qui les poussait, ne laissez pas ceux-là aller par la suite dans des paroles jusqu'à ce qu'ils ressentent à nouveau la puissance se lever et les pousser de nouveau à y aller ; car après que la première motion est éteinte, l'autre part sera apte à se lever ; et si quelqu'un va de l'avant en cela, il y va de son propre chef, et le traître entrera en cela. Et tous les Amis, prenez garde à ne pas vous mêler avec le puissance de la terre; mais restez en dehors de toutes ces choses ; et comme vous demeurez dans l'autorité de l'agneau, vous répondrez de cette part de Dieu en eux, et les amènerez à faire justice, qui est la fin de la loi. Restez hors de toute argumentation ; Car tout ce qui est dans la transgression est hors de la loi et de l'amour ; mais tout ceux qui sont dans la loi de l'amour viennent à la puissance de l'agneau, dans l'autorité de l'agneau, qui est la fin de la loi extérieure. Car la loi étant ajoutée à cause de la transgression, Christ, qui était glorifié avec le Père avant le début de la parole, est la fin de la Loi ; amenant ceux qui vivent dans la loi de la vie, à vivre au-dessus de toute transgression ; que chaque personne doit ressentir en lui-même.

Beaucoup avaient été dit à tout ceux là en particulier ; qui n'avaient pas pris cela sérieusement.

Après la réunion, comme je me promenais dans le jardin de John Crook, un officier de police vint à la tête d'une troupe à cheval pour s'emparer de moi. Je l'entendis demander qui était dans la maison, et quelqu'un me nomma. « C'est l'homme que nous cherchons » dit-il, et entra dans la maison, où ils échangèrent plusieurs paroles avec John Crook, et les quelques Amis qui étaient avec lui. Mais la puissance du Seigneur les confondit de sorte qu'ils ne songèrent pas à me chercher dans le jardin et s'en allèrent furieux. Lorsque j'entrai dans la maison, les Amis étaient très heureux de les voir ainsi confondus et que je leur avais échappé. Et le lendemain je partis de là ; et après avoir visité des Amis à plusieurs endroits, je vins à Londres, la puissance du Seigneur m'accompagnait et me portait dans son service.

Je n'étais pas à Londres depuis longtemps quand j'appris qu'un Jésuite, qui était venu accompagné d'un Ambassadeur de l'Espagne, avait mit au défi tous les Quakers de venir débattre à la maison du comte de Newport ; sur quoi quelques Amis lui firent savoir qu'ils y seraient. Alors il nous envoya un mot, disant qu'il voudrait rencontrer douze des hommes les plus sages, et les plus instruits que nous avons. Peu de temps après, il nous renvoya un autre mot, disant qu'il voulait en rencontrer seulement six,  et à nouveau il nous renvoya un message, disant cette fois qu'il voulait que seulement trois ne vienne. Nous fîmes notre possible afin d'arriver au plus vite ; de peur que dans sa grande fierté, il ne finisse par annuler. Quand nous sommes arrivés à la maison, Je demandai à Nicholas Bond et Edward Burrough d'y aller et débuter la discussion avec lui ; car je voulais marcher un peu dans le jardin. Je montai ensuite les rejoindre. Je leur conseillai de lui poser cette question ; L'église de Rome, tel quelle se présente maintenant, n'est-elle pas dégénérée de la vraie Église qui fût aux tout débuts, de la vie et la doctrine, de la puissance et de l'esprit qui était en eux ? Et ils lui posèrent ainsi la question ; et le Jésuite rétorqua, que l'église de Rome était dans la virginité et la pureté de l'Église primitive. Et à ce moment je me joignis à eux. Alors nous lui demandâmes s'ils avaient le Saint-Esprit déversés sur eux, tout comme aux jours des Apôtres ? Il dit que non. Alors je lui dit : « Si vous n'avez pas le même Saint-Esprit déversés ainsi sur vous, ni la même puissance ni l'Esprit, vous êtes dégénérés de la puissance et de l'Esprit qui fût dans l'Église primitive. » Il y aurait eu un peu plus à dire concernant cela. Alors je lui demandai ; « Quel Écriture ont-ils qui justifie qu'il puisse y avoir des nonnes cloîtrés, des abbayes et des monastères pour hommes, pour tous leurs différents ordres, pour leurs chapelets de prières et pour les images, pour la fabrication des croix, pour l'interdiction des viandes, pour les mariages, et la mise à mort des gens à cause de la religion ? » Je lui dit : « si vous êtes dans la pratique de l'église primitive, dans sa pureté et sa virginité, bien regardons dans les écritures si ils ont jamais pratiqués de telle choses ». (Car il fût convenu de la part des deux parties, qu'il nous fallait prouver nos déclarations par les Écritures.) Alors il nous dit qu'il y avait la parole écrite, et la parole non écrite. Je lui demandai d'expliquer ce qu'il entendait par la « parole non écrite ». Il dit : « La parole écrite ce sont les Écritures, et la parole non écrite ce sont les paroles des Apôtres, prononcés seulement de vives voix, soit toutes ces traditions que nous pratiquons. » Je lui offris de prouver cela par les Écritures. Alors il amena cette écriture là où l'Apôtre dit dans 2 Thes 2:5. « Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j'étais encore chez vous. »  Et il ajouta, « Je vous ai dit ces choses à propos des nonneries et des monastères, et de la mise à mort pour la religion, et de prier avec des chapelets et sur des images, et tout le reste des pratiques de l'église de Rome, qui fût la parole non écrite des Apôtres, qu'ils avaient dit alors, et qui, depuis a continué par tradition jusqu'à ce jour. » Ensuite je lui demandai de lire cette Écriture à nouveau, afin qu'il puisse voir à quel point il venait de pervertir les paroles des Apôtres. Ce que l'Apôtre dit ici dans Thessaloniciens, il leur avait dit avant, ce n'est pas une parole non écrite, mais c'est bien là, écrit ; à savoir, que l'homme du péché, le fils de la perdition, sera révélé avant le grand et terrible jour de Christ, écrivant ce qui devait arriver : donc ceci ne parlait aucunement de ces choses pratiqués par l'Église de Rome. De la même manière l'Apôtre, au troisième chapître de l'Épître, parle à l'Église à propos de quelques personnes désordonnés, il avait apprit qu'il y avait parmi eux ; des officieux, qui ne travaillaient pas du tout ; pour lesquels il leur avait recommandé par cette parole non écrite, lorsqu'il était parmi eux, que si quelqu'un ne travaillait pas, il ne devait pas manger non plus : ce qu'il commande encore ici dans sa parole écrite, dans cet Épître. 2 Thes 3:10. Ainsi cette Écriture ne fournissait aucune preuve à leurs traditions inventés, et il n'eût pas d'autres Écriture à offrir comme preuve. Par conséquent je lui dit, que c'était une autre dégénérescence de leur église dans de telles inventions et traditions que les apôtres et les saints primitifs n'ont jamais pratiqués.

Après ceci, il [le Jésuite commença à parler au sujet de la communion] en vînt aux sacrements de l'autel, commençant avec l'agneau pascal, puis la démonstration du pain, puis en arriva aux paroles du Christ, « Ceci est mon corps” et puis l'écriture de l'Apôtre concernant cela dans les Corinthiens ; conclusion, « après que le prêtre ait consacré le pain et le vin, ceux-ci sont immortel et divin, et celui qui le reçoit, reçoit la plénitude de Christ ». Je le suivais à travers les Écritures qu'il amenait, jusqu'à ce que j'arrive aux paroles de Christ et aux lettres des Apôtres. Je lui montrai, que le même Apôtre a dit aux Corinthiens, après qu'ils eurent pris le pain et le vin en mémoire de la mort de Christ, qu'ils furent réprouvés, [rejetés, perdu dans le péché] « si Christ n'était pas en eux » ; mais si le pain qu'ils mangeaient était Christ, il serait nécessairement en eux après l'avoir mangés. [ce qui est impossible car ils sont alors réprouvés : Preuve #1]. D'un autre coté, si ce pain et ce vin, que les Corinthiens mangeaient et buvaient, était le corps de Christ, alors comment Christ pouvait-il avoir son corps au ciel ? [Preuve #2]. Aussi, je lui fis cette observation, autant les disciples au souper, que les Corinthiens plus tard, mangeaient le pain et buvaient le vin en « mémoire de Christ, et ainsi annoncèrent sa mort jusqu'à ce qu'Il vienne », ce qui prouve pleinement que le pain et le vin, qu'ils prenaient, n'était pas Son corps. Car si réellement cela avait été Son corps qu'ils avaient mangés, Alors cela signifierait qu'Il serait déjà venu, et aurait été là parmi eux, et cela aurait été inconvenant de faire une telle cérémonie en sa mémoire, s'Il avait été alors présent avec eux, comme ça aurait été le cas si ce pain et ce vin qu'ils ont mangés et bu avait été Son vrai corps. [Preuve #3].  comme ces termes employés par Christ, « Ceci est mon corps », Je lui ai dit : « Christ s'est appelé Lui-même une vigne, et une porte, et se nomme Lui-même dans les Écritures un roc. Donc Christ aurait-il pour autant l'apparence d'un roc, d'une porte, ou d'une vigne ? »  « Oh », a dit le Jésuite : « ces paroles doivent être interprétés » ; Alors je lui dit ; « il en est de même de ces paroles de Christ, "Ceci est mon corps" ». [Preuve #4]. Comme le Jésuite n'avait plus d'argument, je lui fis cette proposition : comme il avait dit que, « le pain et le vin était immortel et divin, et que c'était littéralement Christ ; et que quiconque les les avait pris, avait reçu la plénitude de Christ » ; je dis ; « organisons une réunions avec quelques uns d'entre vous que le Pape et ses Cardinaux nommeront, et quelques uns d'entre nous ; que l'on apporte une bouteille de vin et une miche de pain, et divisons-les en deux parties, ainsi vous pourrez consacrer partie, celle de votre choix. Ensuite mettons le pain qui est consacré et celui qui ne l'est pas ensemble, puis plaçons le avec le vin dans un endroit sur, sous une surveillance accrue ; et que l'on fasse ainsi le test, voyons si le pain consacré et le vin ne perdront pas leurs qualités, que le pain ne deviendra pas sec et moisi,  et que le vin ne tournera pas au vinaigre, tout comme lorsqu'il n'est pas consacré. De cette façon », J'ai dit: « La vérité de cette manière peut être rendue manifeste. Et si le pain consacré et le vin ne changent pas, mais qu'ils maintiennent leurs saveurs et leurs qualités, ceci pourrait en amener beaucoup à votre église ; mais s'ils changent se délabrent, et perdent leurs qualité, alors vous devrez confesser et abandonner votre erreur, et ne plus verser de sang pour cela ; car trop de sang a été versé à cause de ces choses ; comme au temps de la reine Mary. » À ceci le Jésuite fit cette réponse : « Prenez un nouveau morceau de tissus, coupez le en deux, et avec les deux morceaux faites-en deux vêtement, puis placez en un sur le dos du roi David, et l'autre sur un mendiant, et le vêtement du premier se portera aussi longtemps que celui de l'autre. » Je lui demandai : « Est-ce là votre réponse ? » « Oui », dit-il. « Bien », J'ai dit : « par ceci la compagnie peut être satisfaite que votre pain consacré ainsi que votre vin ne soit pas Christ. [Preuve # 5]. Avez-vous racontés aux gens depuis si longtemps, que le pain et le vin consacrés étaient immortels et divins, et qu'il s'agissait du vrai corps et le vrai sang de Christ, et dites-vous maintenant qu'il se portera aussi longtemps ou qu'il se délabrera aussi bien que les autres ? Je doit vous dire, " Christ demeure le même aujourd'hui qu'hier, " et ne se délabre jamais ; mais Il est la nourriture céleste de tous les saints de toutes générations, par lequel ils ont la vie. » Il ne répondit rien à cela, étant disposé à laisser tomber ; car les gens qui étaient présents virent qu'il était dans l'erreur, et qu'il ne pouvait défendre cela. Alors je lui demandai : « pourquoi l'église persécute t-elle, et fait-elle mourir les gens pour de motifs religieux ? » Il répliqua, que ce n'était pas l'église qui avait fait cela,mais les magistrats. Je lui demandai si ces magistrats n'étaient pas comptés ou appelés des croyants ou des chrétiens. Il dit, « oui », J'ai dit : « alors pourquoi ? Ne sont-ils pas membres de votre église ? » « oui », dit-il. Alors je laissai aux gens le soins de juger par leurs propres concessions, si l'église de Rome ne persécutait pas ni ne faisait pas mourir les gens. Ainsi nous partîmes, et sa subtilité fût réfuté en toute simplicité.

Pendant le temps que je passai à Londres, bien des travaux m'échurent en partage ; car on était dans une période de grandes souffrances. Je me sentis poussé à écrire à Olivier Cromwell, lui exposant les maux qu'enduraient les Amis, soit dans ce pays, soit en Irlande. On parlait à cette époque de nommer Cromwell roi ; ce qui me détermina à l'aller trouver. Je le rencontrai et lui dis que ceux qui s'apprêtaient à le couronner causeraient sa mort. Il me pria de m'expliquer. Sur quoi je répétai que ceux qui cherchaient à ceindre son front d'une couronne lui ôteraient la vie ; et je lui recommandai de penser à la couronne immortelle. Il me remercia et me dit de revenir le voir. Plus tard je lui écrivis encore pour traiter cette affaire d'une façon plus complète.

Vers cette époque, celle qu'on appelait Lady Claypole (Elizabeth Cromwell (1629-1658), deuxième fille du Protecteur, devint Lady Claypole) tomba gravement malade ; son esprit était abattu et rien ne pouvait la consoler, je lui écrivis

Amis,

Soyez tranquilles et calmes dans vos propres pensées et esprit, et ainsi vous ressentirez le principe de Dieu tourner vos pensées au Seigneur Dieu, de qui vient la vie ; de sorte que vous puissiez recevoir sa force et sa puissance pour calmer toutes les provocations, les tempêtes, et les orages. C'est cela qui fait oeuvrer dans la patience, dans l'innocence, dans la sobriété, dans la tranquillité, dans l'égalité, dans la quiétude, jusqu'à Dieu, avec sa puissance. C'est pourquoi concentrez-vous sur la parole du Seigneur pour vous, afin que vous y ressentiez l'autorité de Dieu, et votre foi, pour chasser ce qui vous trouble. Car c'est cela qui garde la paix et amène le témoin en vous, qui a été transgressé, pour chercher Dieu et sa puissance et sa vie, qui est un Dieu d'ordre et de paix. Quand vous êtes dans la transgression de la vie de Dieu en vous-mêmes, la pensée s'envole dans les airs, la créature est conduit dans la nuit, la nature sort de son court, et les vieux vêtements continuent, et un vêtement plus haut : et votre nature étant menée hors de son cours, devient tout en feu dans la transgression, et cela défigure la gloire du premier corps. C'est pourquoi, restez tranquilles quelques temps loin de vos propres pensées, de sonder, de chercher, des désirs, et des imaginations, et fixez-vous sur les principes de Dieu en vous, de sorte qu'il puisse élever votre pensée vers Dieu, et restez fixés sur Dieu, et vous trouverez de la force venant de Lui, et trouverez qu'il est un Dieu qui se tient tout près, une aide présente en temps de troubles et besoins. Et vous étant parvenus au principe de Dieu, qui a été transgressé, cela vous gardera humble; et l'humble Dieu vous enseignera sa voie, qui est paix, et vous montrera ce qu'il exalte. Maintenant, comme le principe de Dieu en vous a été transgressé, venez à lui, de sorte qu'il puisse garder votre pensée humble au Seigneur Dieu ; pour renoncer à vous-mêmes, et à votre propre volonté, qui est terrestre, et dont vous devez vous abstenir. Alors vous sentirez la puissance du Seigneur, qui amènera la nature en son cours, et vous laissera voir la gloire du premier corps. Là la sagesse de Dieu sera reçu, (qui est Christ, par qui toutes choses ont été faites et crées), et vous, de ce fait serez gardés et ordonnés à la gloire de Dieu. Là, vous arriverez à recevoir et à ressentir le médecin de valeur, qui habille les gens dans leurs pensées droites, par lesquelles ils peuvent servir Dieu et faire sa volonté. Car toutes les distractions, l'indiscipline et la confusion se trouvent dans la transgression ; cette transgression doit être abaissée, avant que le principe de Dieu, qui a été transgressé, puisse être élevé ; par cet esprit vous puissiez être assaisonné et calmé, et qu'une juste compréhension du Seigneur puisse-être être reçue et qu'alors entrent ses bénédictions qui se feront sentir sur tout ce qui est contraire à la puissance du Seigneur Dieu qui élève le principe de Dieu intérieur qui donne un sentiment pour Dieu, et en son temps, qui donnera la domination. Restez dans la crainte du Seigneur Dieu ; C'est là la parole du Seigneur pour vous. Car toutes ces choses vous arrivent à vous pour votre bien et pour le bien de ceux qui sont concernés pour vous, pour vous amener à vous connaître vous-même et votre propre faiblesse, et que vous puissiez connaître la force et la puissance du Seigneur, et puissiez avoir confiance en lui.

Laissez le temps qui passe suffire à tous ceux qui, dans quelque chose, ont été levé dans la transgression de la puissance du Seigneur ; car il peut faire tomber et abaisser les puissants et les étendre dans la poussière de la terre. C'est pourquoi, demeurez tous humble dans sa crainte, qu'ainsi vous puissiez recevoir les secrets de Dieu et de sa sagesse, et que vous puissiez connaître l'ombre du Tout-Puissant et vous asseoir en dessous de Lui, dans toutes les tempêtes, les orages et les chaleurs. Car Dieu est un Dieu à portée de main, et le Très Haut règne chez les enfants des hommes. Il s'agit là de la parole de l'Éternel Dieu pour vous tous : ce que la lumière rend manifeste et dévoile comme, les tentations, les distractions, les confusions ; ne regardez pas aux tentations, aux confusions, aux corruptions ; mais à la lumière qui les découvre et les rend manifestes ; et avec la même lumière, vous pourriez sentir au dessus d'eux, recevoir la puissance pour vous opposer à ces choses. La même lumière qui vous permet de voir le péché et la transgression, vous permettra de voir l'Alliance de Dieu, qui efface votre péché et votre transgression, qui donne la victoire et la domination sur elle et l'amène dans l'alliance avec Dieu. Car, regarder en bas au péché, à la corruption et à la distraction, vous êtes engloutis en elle ; mais en regardant à la lumière qui les découvre, vous verrez au dessus d'eux. Cela vous donnera la victoire, et vous trouverez la grâce et la force ; Il est le premier pas vers la paix. Cela apportera le Salut ; et par cela vous pourrez voir le début, et la « gloire qui était auprès du père, avant le commencement du monde »; et apprendre à connaître la semence de Dieu ; qui est héritière de la promesse de Dieu et du monde qui n'a pas de fin ; et qui brise à la tête du serpent qui empêche les gens de venir à Dieu. Afin que vous puissiez sentir la puissance d'une vie sans fin, la puissance de Dieu qui est immortel, qui apporte l'âme immortelle vers le Dieu immortel, en qui elle se réjouit. Ainsi dans le nom et la puissance du Seigneur Jésus-Christ, que le Dieu tout-puissant vous fortifie.

George Fox

Quand on lui lut ma lettre, elle déclara que c'était ce qu'il lui fallait à ce moment pour retrouver son équilibre. Par la suite beaucoup d'Amis s'en procurèrent une copie, en Angleterre et en Irlande, et ont la lu aux gens qui étaient troublés dans leurs esprit ; et elle fut utile pour soulager les esprits de beaucoup.

Vers cette époque il y eut une déclaration d'O. Cromwell, le protecteur, pour une « collecte vers le soulagement de diverses églises protestantes, chassés de Pologne et d'une vingtaine de familles protestantes, chassés des confins de la Bohème ». Et aussi, ayant fait une déclaration similaire publiée peu de temps avant pour inviter la nation à une journée de jeûne solennel et d'humiliation, pour une contribution à apporter face à la souffrance des Protestants des vallées de Lucerne, Angrona, & c. qui avaient été persécutés par le duc de Savoie. Je fus mu du Seigneur d'écrire au protecteur et aux chefs de la magistrature, à cette occasion, pour leur montrer la nature d'un véritable jeûne, (tel que Dieu exige et accepte), et les rendre sensible à leur propre injustice et leur propre condamnation en blâmant les papistes de persécuter les Protestants à l'étranger, alors qu'en même temps, eux qui se nomment eux-mêmes Protestants, étaient persécutent leurs voisins protestants et leurs Amis à la maison. Ce que je leur écrivit allait de cette manière :

Aux chef et gouverneurs de cette nation, qui ont mis de l'avant une déclaration pour garder un jour de jeûne solennel et d'humiliation, pour la persécution (comme vous dites) de nombreuses personnes outremer qui professent la religion réformée, qui, vous dites, leur a été transmise par leurs ancêtres.

Une profession de la religion réformée peut être transmise de génération en générations, et ainsi être crut seulement par tradition ; et en cela, là où la profession et la tradition est maintenue, un jour de jeûne et d'humiliation est seulement dans la volonté de l'homme. Ceci n'est pas le jeûne que requiert le Seigneur, « de courber la tête comme un roseau pour une journée », et le jour suivant être dans la même condition qu'ils étaient le jour d'avant. Je m'adresse à la lumière du Christ Jésus dans vos consciences qui témoigne pour Dieu chaque jour, et témoigne contre tout péché et toute persécution ; cette mesure de Dieu, si vous êtes guidés par elle, ne limite pas Dieu à un jour, mais elle conduit au jeûne que le Seigneur exige ; qui est « de perdre les liens de la méchanceté, faire tomber les lourds fardeau, et briser tout joug, et envoyer libre les opprimer ». Ésa 58:6-7. Ceci est le jeûne que le Seigneur exige, et ceci ne se tient pas dans la transmission des temps, ni dans les traditions des hommes. Mais ceci tient de ce qui était avant que les temps fussent, et qui conduit hors du temps, et qui sera lorsque le temps ne sera plus. Ceux qui enseignent pour doctrine des commandements d'hommes, sont ceux qui sont toujours persécuté la vie te la puissance, lorsqu'elle est venue. Et là où vous mentionnez un décret ou un édit qui avaient été fait contre les dits protestants persécutés, tous ces décrets ou édits proviennent du fondement de la religion et suprématie du pape. C'est en cela que réside sa tyrannie et sa cruauté, produite dans cette volonté qui est dans cette nature qui exerce la domination les uns sur le autres, tel que vous pouvez lire dans, Marc 10:42, et Luc 22:25 tels que le font tous les païens, et qui ont toujours fait. Et dans la nature païenne se trouve toute la tyrannie et la persécution exercé par ceux qui sont en dehors de l'obéissance à la lumière du Christ Jésus dans la conscience, qui set le guide et le conducteur de tous ceux qui sont sensibles à cette part de Dieu dans la conscience. Mais ceux qui ne sont pas conduit par celle-ci, ne savent pas ce que c'est de souffrir à cause de la conscience. Maintenant tandis que prenez en considération la triste persécution, la tyrannie, et la cruauté exercée sur ceux que vous appelez vos frères Protestants, et pourvoyez et subvenez à leurs besoins extérieurement ; ceci est bien à sa place, et nous en convenons ; et voyons qu'il est bien de pourvoir aux besoins des autres, et à faire le bien pour tous ; et nous, qui sommes victimes d'une loi dérivée du pape, sommes désireux de nous joindre et contribuer avec vous à leurs besoins physiques. Car « la terre appartient au Seigneur et tout ce qu'elle renferme »; ce qui est bien pour tous, gracieux pour tous, et désireux que tous puissent être sauvés, et qu'ils parviennent à la connaissance de la vérité. Mais en même temps, alors que vous faites ceci, et que vous prenez note de la cruauté de la tyrannie et de la persécution des autres, tournez votre regard sur vous mêmes, et voyez ce que vous faites à la maison. Je m'adresse à la lumière du Christ Jésus dans toutes vos consciences qui ne peut mentir, ni errer, ni porter de faux témoignages ; mais qui porte témoignage pour Dieu , et qui crie pour l'égalité et la justice, et que la droiture soient exécutés. Voyez ce que vous faites vous qui professez le Écritures, qui furent données par les saints dans la lumière, qui demeure dans la lumière et dans leurs vies. Car ceux-ci qui témoignent en eux maintenant de la même lumière, de la même vie, et de la même puissance qui apporta les Écritures, que vous vous professez en Paroles, ceux-là vous le persécutez, ceux-là vous les traînez hors de vos synagogues et de vos marchés ; vous les battez, les méprisez et emprisonnez. Laissez cette part de Dieu dans vos consciences, qui set juste, droit, et équitable, examiner et éprouver à savoir si vous avez un exemple ou un précédent pour exercer cette persécution qui maintenant fait souffrir beaucoup de gens de cette nation qui sont inoffensifs et innocents, marchant dans l'obéissance envers Dieu. Et même si vous considérez hérésie la voie de la vérité dans lesquelles ils marchent, pourtant ils s'exercent eux-mêmes à toujours garder une « conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » ; tout comme vous pouvez lire que les saints d'autrefois faisaient de même, Actes 24:14-16 en ne faisant tort à aucun homme, ni en donnant aucune juste cause d'offense, seulement d'être obéissant aux commandes du Seigneur, à déclarer alors qu'ils y sont amenés par le Saint-Esprit : et à se tenir pour le témoignage d'une bonne conscience, parlant la vérité en Christ, leurs consciences leur portant témoignage qu'ils ne mentent point : pour ceci ils souffrent par vous qui en paroles professez la même chose pour laquelle ils souffrent. Maintenant voyez si un âge ou une génération a déjà persécuté comme vous le faites ? Car vous professez Jésus-Christ qui révèle le Père, et persécute ceux qui témoignent la révélation du Père par Jésus-Christ à eux. Vous professez Jésus-Christ, qui est la lumière du monde, « qui éclaire tout ceux qui viennent dans le monde » ; pourtant vous persécutez ceux qui portent le témoignage et qui donnent le témoignage de Sa lumière. Vous professez que la parole est devenue chair, pourtant vous persécutez ceux qui la témoignent en eux. Vous professez que quiconque ne confesse pas que Jésus Christ est venu en chair est un antichrist, pourtant vous persécutez ceux qui Le confessent être venu en chair, et les appelez antichrists et séducteurs. Vous professez que le royaume de Christ est venu, pourtant vous persécutez ceux qui témoignent qu'il vient. vous professez Jésus Christ la résurrection et a vie, pourtant vous persécutez ceux qui témoigne la même chose. Si vous dites : « Comment saurons-nous que ces gens, qui disent témoigner de ces choses, le font oui ou non ? » Je répond, tournez vos pensées vers la lumière avec laquelle Jésus-Christ vous a éclairé, qui est un même lumière tous ; et si vous marchez dans la lumière, vous aurez la lumière de la vie ; puis vous reconnaîtrez et verrez ce que vous avez fait, vous qui persécutez le Seigneur de gloire, (dans son peuple), en qui est la lumière, et la vie est la lumière des homme. Nous ne vous tournerons à aucun autre point de référence, mais dans vos propres consciences ; et là vous trouverez la vérité de ce que vous avez déclaré en vous, selon les saintes Écritures. Lorsque les Livres de consciences seront ouverts, et tous seront jugés à partir de cela, alors vous témoignerez-vous que nous sommes de Dieu, et que notre témoignage est véritable. Même si maintenant vous fermez vos oreilles, et que vous endurcissez vos coeurs, alors qu'ils sont appelés aujourd'hui, alors vous reconnaîtrez ce que vous avez fait, et contre qui vous avez transgressé ; ainsi vous verrez qu'aucun persécuteur, dans aucun âge avant vous ou dans votre génération, n'a jamais transgressé la lumière et la mesure de Dieu rendu manifeste autant que vous l'avez fait. Car bien que Christ et les apôtres étaient persécutés en leurs temps, les Juifs pour la plupart ne savaient pas qu'il était le Christ quand il est venu, malgré qu'ils avaient les Écritures qui prophétisaient à son sujet ; non plus, ils n'ont pas cru qu'il était ressuscité lorsque les apôtre ont prêché Sa résurrection. Mais vous dites, « vous croyez qu'il est venu, vous croyez sa résurrection » ; pourtant vous persécutez ceux qui le témoignent être venu en chair, ceux qui sont ensevelit avec Lui dans le baptême, ceux qui sont conforme à sa mort, et qui connaissent la puissance de Sa résurrection : ceux que vous persécutez, traînez devant le magistrats, et permettez qu'ils soient battus dans vos synagogues ; ceux dont vous vous moquez et que vous faites fouetter, que vous traitez honteusement, que vous jetez en prison et les gardez là, telles que nombreuses prisons de cette nation à ce jour peuvent le témoigner devant vous. C'est pourquoi, considérez honnêtement ce que vous faites tandis que vous prenez note de la cruauté des autres, de peur de passer par-dessus la vôtre. Il y a plusieurs point qui diffèrent entre la religion papiste et et celle que vous appelez protestante, mais quant à la persécution de la vôtre, il n'y a aucune différence; car vous confesserez que la base de votre religion est fondée sur les Écritures, pourtant vous persécutez ceux qui sont dans la même vie que ceux qui ont amené les Écritures, vous-même étant dans l'intervalle sous une profession de paroles qu'ils disent ; ceci vous le témoignerez un jour. Aussi vous avez une profession et une forme, et vous persécutez ceux qui sont dans la possession, la vie, et la puissance. Sachez qu'assurément vous allez venir au jugement ; car il est rendu évident pour celui auquel tout jugement est remis. À la lumière du Christ Jésus dans vos consciences,qui vous sonde et vous éprouve, tournez vos pensées ; restez tranquilles, et attendez là de recevoir la juste loi, qui est en accord avec cette part de Dieu dans votre conscience, qui se lève et porte témoignage maintenant contre toute impiété et toute injustice des hommes ; et ceux que vous persécutez sont manifestes à Dieu, et cette part de Dieu dans toutes les consciences portera témoignage pour nous que nous sommes de Dieu ; vous témoignerez de ceci un jour, soit que vous voulez entendre ou vous abstenir. Notre réjouissance se trouve dans le témoignage de notre conscience, que dans la simplicité et pieuse sincérité, (non pas avec une sagesse charnelle, mais par al grâce de Dieu ), nous avons eu notre conversation dans le monde,ne falsifiant point la parole de Dieu, mais, par la manifestation de la vérité, nous recommandant nous-mêmes à toute conscience d'homme devant Dieu ; et et si aussi notre évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périssent. Pour le témoignage de garder le mystère de la foi dans une conscience pure nous souffrons, et sommes soumis par motif de conscience. Ceci est vraiment digne de grâce si un homme, par motif de conscience, supporte la douleur et la souffrance à tort. En ceci est notre joie et notre réjouissance, ayant une bonne conscience, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ceux qui calomnient votre bonne conduite en Christ, soient confus; ce qui est non seulement le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d'une bonne conscience, par la résurrection de Jésus Christ. Ceci nous le témoignons comme étant manifesté, (louange éternelle au Dieu vivant !) et nous rendons témoignage à celui qui l'a dit dans la vie et la puissance des apôtres. Par conséquent nous attestons et témoignons contre ceux qui, étant entrés dans une forme et une profession de cela, persécutent la vie et la puissance. Pour la lumière du Christ Jésus, celui qui sonde et éprouve tous les coeurs, tournez vos pensées, et voyez ce que vous faites ; par crainte que vous détourniez votre fondation, sur laquelle vous prétendez vous tenir, alors que vous professez les Écritures, et que vous persécutez la vie, la lumière, et la puissance, dans laquelle étaient ceux qui les ont apportés. Car la pierre qui s'est détachée sans mains, frappe maintenant les pieds de l'image, la profession qui est établie, et qui se tient dans la volonté de l'homme. Maintenant cela est rendu manifeste à Celui auquel tous doivent répondre, et paraître devant le trône du jugement de Christ ; que chacun puisse recevoir les choses faites en son corps, selon ce qui a été fait, selon que c'est bien ou mal. Connaissance par conséquent la terreur du Seigneur, nous persuadons les hommes; mais nous sommes rendus manifestes à Dieu, et serons rendus manifeste dans toutes vos consciences, lesquelles vous témoignerez.

George Fox

Plusieurs fois, soit au temps du long parlement, et celui du protecteur, (comme il se faisait appeler), te du comité de sécurité, lorsqu'ils proclamaient le jeûne, j'étais amené à leur écrire, et leur dire que leurs jeûnes étaient comme celui de Jézabel car généralement, quand ils proclamaient un jeûne, il y avait quelque méfait produit contre nous. Je savais que leur jeûne était une raison de querelle et de débats, et pour frapper avec le poing de la méchanceté ; tout comme les professeurs de la Nouvelle Angleterre firent peu de temps après ; qui , avant d'avoir mis à mort nos Amis , avaient eux-aussi proclamé le jeûne

{J'ai eu de grandes souffrances à cette époque, et il y avait une grande confusion et de la distraction parmi les puissances et les gens. J'ai passé dans plusieurs endroits dans la campagne, et j'ai eu une réunion chez le sergent Bricketts, où il y avait beaucoup de gens et quelques uns de positions lors d'une glorieuse réunion. Les écritures furent ouverts pour eux, et Christ était au dessus de tous {si bien, qu'un homme parmi eux fut tellement touché, qu'il a dit , « cet homme est une perle. »}

C'était donc un temps de grandes souffrances ; beaucoup d'Amis étant en prison, un grand nombre d'autres Amis se sentirent poussés à se présenter devant le Parlement, offrant de prendre la place de leurs amis en captivité pour permettre à ceux-ci de sortir de leurs horribles cachots où ils risquaient de laisser leur vie. Nous agissions ainsi par amour pour Dieu et pour nos frères, pour empêcher ceux-ci de mourir en prison ; et aussi par charité pour ceux qui les y avaient mis, afin que le sang innocent ne retombe sur leur têtes ; que nous savions qu'il crierait au Seigneur, et apporterait sa colère et sa vengeance, et des plaies sur eux. Mais notre offre ne fut pas bien accueilli par les membres du Parlement, ils entraient en fureur et menaçaient de faire fouetter et de renvoyer chez eux les Amis qui venaient les trouver. Il arrivait fréquemment alors qu'ils perdaient leur place peu après ; c'étaient eux que le Seigneur renvoyait chez eux, eux qui n'avaient pas su faire le bien pendant qu'ils étaient au pouvoir. Mais ils ne partaient pas sans avoir été avertis, car j'étais poussé à leur écrire, individuellement, comme je l'avais fait pour les membres du Long Parlement auxquels j'avais annoncé, avant sa dissolution, que des ténèbres épaisses allaient venir sur eux, un jour de ténèbres dont ils se souviendraient.

Et parce que le Parlement qui maintenant siégeait, était constitué essentiellement de hauts professeurs qui, prétendant être plus religieux que les autres, étaient en effet les grand persécuteurs de ceux qui étaient vraiment religieux, Je fus mu d'envoyer la lettre suivante comme reproche à leur hypocrisie :

Oh Amis, n'allez pas vous couvrir ni vous masquer : il y a un Dieu qui connaît vos coeurs, et qui vous découvrira. Il voit votre voie. « Malheur à celui qui se couvre, mais non avec mon Esprit, a dit le Seigneur. » Vous agissez contrairement à la Loi, et ainsi vous la mettez contre vous ! Vous négligez la miséricorde et le véritable jugement. Regardez, ce qui a été dit contre ceux-là. Mon sauveur parle contre eux; « j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; infirme et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Mais ils ont dit, « quand est-ce que nous t'avons vu en prison, et que nous ne sommes pas venus ?» « En tant que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, vous ne l'avez pas fait non plus à moi. » Amis, vous emprisonnez ceux qui sont dans la vie et la puissance de la vérité, et pourtant vous professez être les ministres de Christ ; mais si Christ vous avait envoyé, vous les feriez sortir de prison, hors du joug et vous accueilleriez les étrangers. Vous avez vécu dans les délices sur la terre, et vous vous êtes livrés aux voluptés ; vous avez rassasié vos coeurs comme en un jour de sacrifice ;vous avez condamné, vous avez mis à mort le juste : il ne vous résiste pas.

George Fox

Après cela, comme je sortais de la ville avec deux Amis, nous rencontrâmes deux soldats appartenant au régiment du Colonel Hacker, qui nous ramenèrent avec eux et nous gardèrent prisonniers. Mais la puissance du Seigneur fut sur eux et ils nous mirent en liberté peu après. Le même jour, j'allai en bateau à Kingston et de là à Hampton Court, pour parler au Protecteur des souffrances des Amis. Je le rencontrai à cheval dans le Parc de Hampton Court, et, avant de l'approcher, comme il était à la tête de sa garde, je vis et je sentis le souffle de la mort passer sur lui ; et quand je l'abordai il avait l'air d'un homme mort ! Après que je lui eus exposé les souffrances des Amis, et que je l'eus averti comme je me sentais poussé à le faire, il me dit d'aller le voir chez lui. Le lendemain, lorsque j'arrivai à Hampton Court pour continuer mon entretien avec lui, j'appris qu'il était très malade, et on ne me permit pas de le voir. Je ne devais plus le revoir ensuite.

De Kingston J'allai chez Isaac Penington, dans le Buckinghamshire, là où j'avais fixé une réunion ; la vérité et la puissance du Seigneur fût manifesté précieusement parmi nous. Après avoir visité les Amis dans ces régions, Je retournai à Londres ; et tout de suite après  j'allai en Essex ; où je n'y fût pas très longtemps, après avoir appris la mort du protecteur, et la nomination de son fils Richard comme protecteur à sa place. Sur cela je revint à Londres

Auparavant, avait été promulguée la « Profession de foi de l'Église », qu'on disait avoir été composée en onze jours. Je m'en suis procuré un exemplaire avant la publication, et j'ai écris une réponse ; de sorte que, lorsqu'on vendit dans les rues « la Profession de foi », ma réponse fut vendue en même temps. Quelques membres du Parlement en furent irrités ; l'un d'eux me dit qu'il me ferait enfermer à Smithfield. Je lui répondis que j'étais hors d'atteinte de leurs feux et que je ne les craignais pas. Raisonnant avec eux, je souhaitais qu'il considère, que tous les peuples avaient été sans foi ces dernières mil-six-cent années, que maintenant les prêtres doivent faire qu'ils deviennent un. Les apôtres n'ont-ils pas dit que Jésus était l'auteur et le finisseur de leur foi ? Et puisque le Christ Jésus était l'auteur de la foi des apôtres, de la foi de l'Église dans les temps primitifs, et de la foi des martyrs, les gens ne devraient-ils pas regarder à lui comme étant l'auteur et le finisseur de leur foi, et non les prêtres ? Nous eûmes beaucoup de travail à faire sur la soi-disant foi des prêtres. Ils nous appelaient les plantes grimpantes de maison, menaient captives les femmelettes, parce que nous nous réunissions dans les maisons, et que nous ne voulions pas entretenir leurs prêtres ni leurs temples qu'ils avaient érigés et bâtis. Je leur ai dit, que c'était eux qui mènent captives des femmelettes, et s'introduisaient dans les maisons, qui gardaient le peuple pour qu'lis apprennent toujours d'eux, qui sont convoiteurs, et qui une forme de la piété, mais reniant la puissance dans laquelle étaient les apôtres. Ceux-là ont commencé à s'introduire aux jours des Apôtres ; mais maintenant ils ont les magistrats de leurs côtés, qui entretiennent ces maisons pour eux, dans lesquelles ils se sont introduit, leurs temples, avec leurs dîmes ; alors que les apôtres amenaient les gens à sortir de même ce temple, et ces dîmes et ces offrandes, que Dieu avait commandé pour un temps. Et les apôtres se rencontraient dans diverses maisons privées, étant conduit à prêcher l'évangile dans toutes les nations ;ce qu'ils firent gratuitement, tel que Christ leur avait commandé. Ainsi nous faisons, qui amène le peuple hors de ces prêtres, temples, et dîmes, (que Dieu n'a jamais commandé), pour se rencontrer dans des maisons, ou sur les montagnes,** tels que faisaient les saints d'autrefois, qui étaient réunis dans le nom de Jésus ; et Christ était leur prophète, prêtre, et berger.

* Smithfield était l'endroit à Londres où les hérétiques religieux, (ceux qui avaient une opinion différente de ceux au pouvoir), furent brûlées sur le bûcher, particulièrement lorsque la Reine catholique Mary d'Angleterre fit brûler 274 Protestants sur le bûcher.

**Les Quakers se sont souvent rencontré dans les granges, les maisons privées et les champs – durant de nombreuses années avant d'avoir des maisons de réunions. Pour cette raison ils étaient dénigrés, ont les voyait comme étant non civilisé, ils étaient appelé les « coureurs de maisons» ; parce qu'ils ne se réunissaient pas dans les grands bâtiments qui reflètent la vanité et l'orgueil de l'homme. George Fox a un écrit détaillé qui montre comment Christ, les disciples, et les apôtres se rencontraient souvent dans les maisons, ou à l'extérieur. Une anecdote intéressante: Avant que furent bâties les maisons de réunions Quaker, (sobres et fonctionnelles), ils se rencontraient à l'extérieur. George Whitehead fait rapport des réunions à l'extérieur sous la pluie et la neige durant deux années dans le grésil glacial de l'hiver ; malgré cela ils restaient quand même plusieurs heures, ils ne prenaient pas froid, et n'étaient jamais malade – un soin surnaturel provenant de notre Père et Fils bien aimé, veillant sur ses brebis.

 

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