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CHAPITRE IX Après avoir été relâchés, nous traversâmes la contrée d'Exeter où beaucoup d'Amis étaient emprisonnés, entre autres James Nayler. En effet, peu de temps avant notre sortie de prison, James s'était livré à son imagination, entraînant avec lui un groupe de gens; ce qui amena dans le pays une grande confusion. Il alla à Bristol et y causa de la perturbation; de là, il se rendait à Launceston pour m'y rencontrer, mais il fut arrêté eh chemin et emprisonné à Exeter. Le soir même de notre arrivée, j'allai lui parler car je croyais qu'il était dans l'erreur, ainsi que ceux qui l'avaient suivi. Le jour suivant étant un Premier jour, nous allâmes voir les prisonniers et nous tînmes une réunion avec eux dans la prison; mais James Nayler et quelques autres demeurèrent réfractaires. Le lendemain, j’allai de nouveau le trouver mais il ne fit aucun cas de ce que je disais; il était tombé dans l'égarement et l'obscurité; cependant il aurait voulu m'embrasser. Je refusai disant que puisqu'il s'opposait à la puissance de Dieu, je ne pouvais accueillir cette marque d'affection; j'avais le devoir de lui parler sévèrement et de le menacer de la puissance divine. Ainsi, après avoir guerroyé contre le monde, je trouvais maintenant parmi les Amis un esprit mauvais contre lequel il me fallait entrer en lutte!... Je le réprimandai, lui et ses amis. Quand il fut revenu à Londres, sa résistance à la puissance de Dieu en moi, et à la vérité que je lui annonçais, devint pour lui un fardeau insupportable. Il arriva à voir son égarement et à le condamner; au bout de quelque temps, il revint à la Vérité ... Le matin du Premier jour, j'allai à la réunion de Broadmead à Bristol; l'assistance était nombreuse et tout se passa paisiblement. On annonça pour l'après-midi une réunion dans un verger. Il y avait à Bristol un Baptiste grossier nommé Paul Gwin, qui avait déjà causé beaucoup de troubles dans nos réunions, encouragé et excité par le maire qui lui donnait parfois à dîner pour le récompenser. Il ameutait de telles foules dans nos réunions dans le verger qu'elles furent évaluées à dix mille personnes. Quand je fus arrivé au Verger, je me mis debout sur la pierre où les Amis avaient coutume de se tenir pour parler; je fus poussé par le Seigneur à ôter mon chapeau et à rester immobile un bon moment en laissant les gens me regarder; il Y avait là plusieurs milliers de personnes. Pendant que je demeurais ainsi silencieux, ce grossier Baptiste commença à critiquer mes cheveux, mais je ne lui répondis pas. Alors il se mit à discourir; il finit ainsi: « Vous, hommes sages de Bristol, vous me plongez dans l'étonnement quand je vous vois réunis ici pour écouter un homme qui serait incapable de vous prouver la vérité de ce qu'il affirme. » Alors le Seigneur ouvrit ma bouche (car je n'avais pas encore dit un mot), et je demandai aux gens s'ils m'avaient jamais entendu parler, ou s'ils m'avaient vu auparavant; je leur demandai ensuite ce qu'ils pensaient de l'impudence avec laquelle cet homme m'accusait de ne pouvoir prouver ce que j'affirmais, alors que ni lui ni aucun des assistants ne m'avaient jamais ni vu ni entendu. Il fallait donc qu'il y eût en lui un esprit de mensonge, d'envie et de méchanceté; et cet esprit venait du Diable, non pas de Dieu. Je lui commandai, dans la crainte et la puissance du Seigneur, de garder le silence; la puissance du Seigneur vint sur lui et sur tous ses compagnons. Nous eûmes alors une réunion glorieuse et paisible. La parole de vie fut répandu parmi eux; puis ils sortirent des ténèbres et entrer dans la lumière et en Jésus leur sauveur. Les Écritures leurs furent largement ouvert ; et toutes les traditions, les ruduments, les manières et les doctrines qui viennent des hommes furent dénoncés devant le peuple ; et ils se tournèrent vers la lumière de Christ, afin que par cela ils puissent voir ces choses, et qu'ils puissent le voir Lui, qui les conduit hors de ces choses. Je leur ouvrai également les types, les figures, ainsi que les ombres de Christ au temps de la loi ; et leur montrai, que Christ devait venir, et qu'Il finalisa les types, les ombres, les dîmes, et les serments, et qu'Il avait abolit les sermrents, et qu'au lieu de cela Il avait instauré le oui et le non, ainsi qu'un libre ministère; car maintenant il vient Lui-même pour enseigner son peuple, et qu'Il répand du haut des cieux son jour glorieux.'J'annonçai parmi eux pendant plusieurs heures la parole de vie dans la puissance éternelle de Dieu, afin que, par Lui, ils pussent naître à une vie nouvelle et être réconciliés avec Lui. Après les avoir tournés vers l'Esprit de Dieu qui est en eux, et qui les conduirait à la vérité, je fus poussé à prier dans la puissance souveraine de Dieu, et la puissance du Seigneur vint sur nous tous. Quand j'eus fini, cet individu recommença ses bavardages; John Audland fut poussé à lui dire de se repentir et de craindre Dieu. Alors, ses partisans et ses camarades eux-mêmes ayant honte de lui, il se retira et ne revint plus jamais troubler les réunions. La réunion se termina dans la tranquilité, et la gloire et la puissance du Seigneur brilla au dessus de tous. Ce fut un jour béni, et le Seigneur en reçut la louange. Après un moment ce Paul Gwin s'en alla outremer; et après plusieurs années , Je le rencontrai à nouveau à la Barbades ; ce qui sera mentionné à sa place chronologique. Le jour suivant nous allâmes à Marlborough où nous eûmes une petite réunion. Comme la Session avait lieu ce jour-là, on faillit m'envoyer un mandat d'arrêt; mais un juge Stooks, qui était présent à la Session, s'y opposa, disant qu'il y avait eu la veille chez lui une réunion à laquelle plusieurs milliers de personnes avaient assisté. Ainsi le mandat ne fut pas envoyé et la réunion fut tranquille; plusieurs reçurent Jésus-Christ, leur Maître, entrèrent dans la nouvelle alliance, et y demeurèrent.
GEORGE FOX ET OLIVER CROMWELL A HYDE PARK De là, nous allâmes à cheval à Londres; quand nous fûmes près de Hyde Park, nous vîmes un grand concours de peuple et, regardant dans cette direction, nous aperçûmes le Protecteur dans sa voiture. Alors je m'approchai de lui à cheval et je lui dis ce que le Seigneur m'inspirait, concernant ses propres besoins et les souffrances des Amis dans tout le pays, lui montrant combien ces persécutions étaient contraires à Christ, à Ses apôtres et au christianisme. Quand nous arrivâmes à la porte de James Park, je le quittai ; en prenant congé de moi, il me pria de revenir le voir chez lui. Le jour suivant, une des servantes de sa femme, dont le nom était Mary Saunders, vint me trouver chez moi; elle me dit que son maître lui avait dit qu'il avait une bonne nouvelle à lui annoncer. Quand elle avait demandé ce que c'était, il lui avait répondu que George Fox était en ville, ce qu'elle ne voulait pas croire. Quelque temps après, Edward Pyot et moi, nous allâmes le voir à Whitehall. Le Dr Owen, vice-chancelier d'Oxford, assistait à l'entretien. Nous fûmes inspirés de parler à Olivier Cromwell des souffrances des Amis et à les lui exposer en détail, faisant appel à la lumière du Christ qui éclaire tout homme qui vient en ce monde. Il répondit que c'était une lumière naturelle mais nous lui montrâmes le contraire. La puissance du Seigneur s'éleva en moi et je lui demandai de déposer sa couronne aux pieds de Jésus. Il ne voulut pas m'écouter, parlant contre la lumière de Jésus le Christ, et finalement s'en alla d'une manière peu digne. Pourtant la puissance du Seigneur vint sur lui par la suite et, rencontrant sa femme, il lui dit: « Nous ne nous sommes jamais encore quittés ainsi », montrant qu'il se sentait déjà jugé en lui-même. ---------------------------------------------------------------------------------- Car après que j'eusse été relaché de la prison de Lanceston, Je fus conduit par le Seigneur à voyager à travers presque tout le pays, (la vérité étant maintenant presque répandu, et bien planté dans la plupart des endroits), afin de pouvoir répondre et d'enlever de l'esprit des gens quelques objections, que des prêtres et des professeurs envieux avaient levés et répandu à notre propos ; car les prêtres disaient que nous étions les faux prophètes et les antéchrists dont Christ avait dit qui viendraient dans les derniers jours. A PROPOS DES SACREMENTS Maintenant, vous qui mangez ce pain et buvez ce vin extérieur en souvenir de la mort du Christ, et qui avez communion en cela, ne viendrez-vous pas plus près de la mort de Christ que de prendre le pain et le vin en mémoire de cela ? Après avoir mangé en souvenir de sa mort, vous devez venir dans sa mort, et mourir [la mort spirituel, la croix intérieure du reniement de soi-même] avec Lui, tout comme les apôtres ont fait, si vous voulez vivre avec Lui. Ceci est un état encore plus avancé, pour être avec lui dans la communion en sa mort, que de seulement prendre le pain et le vin en mémoire de sa mort. Vous devez avoir la communion avec Christ avec ses souffrances; 1 Pi 4:12-13 Ainsi ayant souffert avec Lui, mort avec Lui, et ayant été enseveli avec Lui, si vous êtes ressuscité avec Christ “cherchez ces choses qui viennent d’en haut là où Christ, est assis à la droite du Père.” Mangez le pain qui descend du ciel, qui n’est pas un pain extérieur ; et buvez la coupe du salut celle qu’Il donne dans son Royaume, qui n’est pas un vin extérieur. Et ainsi il n’y aura pas de recherché des choses que l’on voit (tel que sont le pain le vin et l’eau extérieurs), comme les apôtres disent, “Les choses qui sont visibles sont passagères, mais les choses invisibles sont éternelles.” Ainsi, voici plusieurs états et conditions qui doivent partir avant que les gens puissent en arriver à voir, et à être participant à ce qui “vient d’en haut :” Car, premièrement, il y avait “prendre le pain et le vin en mémoire de la mort du Christ.” Ceci n’était que temporaire, et non nécessaire ; mais à leur guise, “Toutes les fois que vous en boirez,..”. Deuxièmement, ce doit être “une venue à l’intérieur sa mort, une souffrance avec Christ ;” et cela est nécessaire au salut ; et non temporairement, mais continuellement : cela doit être une “mort quotidienne.” Troisièmement, un “ensevelissement avec Christ.” Quatrièmement, “une résurrection avec Christ.” Cinquièmement, après qu’ils sont ressuscités avec Christ, alors “une recherche des choses qui proviennent d’en haut, la recherche du pain qui vient du ciel” de même que “s’y nourrir et avoir communion en cela.” Car le pain, le vin, et l’eau proviennent d’en bas, et sont visibles et passagers ; mais, a dit l’apôtre, “Nous ne regardons pas aux choses que l’on voit, car les choses que l’on voit ne sont que passagères, mais les choses que l’on ne peut voir sont éternelles.” Ainsi, la communion qui dépend de l’utilisation du pain, du vin, de l’eau, de la circoncision, des temples extérieurs, et des choses que l’on peut voir aura une fin ; mais la communion qui dépend de l’évangile, de la puissance de Dieu, qui était bien avant que le diable ne soit, et qui amène à la lumière la vie et l’immortalité, par laquelle les gens peuvent voir au-delà du diable qui les a assombrit, cette communion durera, car elle est éternelle. Et tous ceux qui sont dans la véritable communion recherchent ce qui est céleste et éternel, ce qui vient d’en haut, et qui est placé dans le mystère éternel de la communion de l’évangile, qui est caché aux yeux de ceux qui regardent seulement aux choses visibles. L’apôtre a dit aux Corinthiens, qui étaient dans la confusion concernant l’eau, le pain, et le vin, qu’il ne “désirait connaître parmi eux, rien d’autre que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.” Cette année-là, la Vérité se répandit par tout le pays et plusieurs milliers d'hommes et de femmes vinrent au Seigneur. Il y eut, à cette époque, rarement moins d'un millier des nôtres en prison, les uns pour refus de payer les dîmes ecclésiastiques, les autres pour refus de prêter serment ou encore d'ôter leurs chapeaux, etc. Après avoir arpenté la plus grande partie du pays, je retournai donc à Londres. C'est alors qu'Olivier Cromwell commença à devenir plus dur, que beaucoup d'Amis furent destitués de leurs places de juges et d'autres fonctions qu'ils occupaient, et renvoyés de l'armée. J'écrivis aux Amis une courte épître pour les encourager à maintenir leurs réunions dans la puissance du Seigneur. Vers cette époque; beaucoup de bouches s'ouvrirent dans nos réunions pour louer la bonté de Dieu; ceux mêmes qui étaient jeunes et peu avancés dans la vérité prononçaient parfois quelques paroles de reconnaissance et de louange envers Dieu. Afin que cela n'engendrât aucun désordre dans nos réunions, je fus poussé à écrire une épître aux Amis, pour leur adresser quelques avis à ce sujet. Elle était ainsi conçue :
Etant demeuré quelque temps à Londres, après avoir visité les réunions d'Amis dans la Cité et dans les environs, et m'être déchargé des services que le Seigneur m'avait imposés à ce moment-là, je voyageai dans le Kent, le Sussex et le Surrey. Nous poursuivîmes notre route jusqu'à Exeter; nous nous arrêtâmes à l'enseigne des Sept Etoiles, une auberge située en bas du pont et nous y eûmes une assemblée générale des Amis de Cornouailles et du Devonshire. TROUBLES A BRECKNOCK Nous traversâmes cette contrée, tenant des réunions et rassemblant le peuple au nom de Christ, et, arrivés à Brecknock, nous laissâmes nos chevaux à une auberge. Je me promenai alors un court moment dans la campagne, et quand je revins, je trouvai la ville en émoi. Quand j'entrai dans ma chambre à l'auberge, je la trouvai remplie de gens qui parlaient gallois; je les priai de parler anglais, ce qu'ils firent, et nous entretînmes longuement. Vers le soir, les magistrats s'assemblèrent dans les rues avec une multitude de gens qu'ils excitèrent à hurler; de sorte que, pendant deux heures, il y eut un bruit tel que nous n'avions jamais rien entendu de pareil, et les magistrats les excitaient à continuer quand ils faisaient mine de s'arrêter. Ce vacarme dura jusqu'à la nuit; et si la puissance du Seigneur n'y avait pas mis un terme, il semble qu'ils auraient été capables de mettre en pièces et la maison et nous. Le soir, la tenancière de l'auberge voulut nous faire souper dans une autre chambre, mais, devinant le piège, nous refusâmes. Alors elle voulut faire entrer une demi-douzaine d'hommes dans notre chambre, sous prétexte qu'ils voulaient s'entretenir avec nous. Nous lui répondîmes que personne n'entrerait dans notre chambre ce soir-là et que nous n'irions pas non plus les trouver. Enfin, quand elle vit qu'il n'y avait rien à faire, elle nous apporta notre souper, furieuse! Ainsi elle et les autres furent empêchés par Dieu d'accomplir leurs mauvais desseins, car ils voulaient nous faire du mal. Le lendemain matin, j'écrivis une lettre aux autorités au sujet de leur conduite peu chrétienne, leur montrant les fruits que portaient leurs prêtres et leurs magistrats. En sortant de la ville, je parlai au peuple et lui dis qu'il était une honte pour le christianisme et la religion.
CHAPITRE X Nous allâmes au Pays de Galles, et nous arrivâmes ainsi dans le comté de Radnor où nous eûmes une réunion si nombreuse qu'on se serait cru dans une ville investie. Quand tous furent bien installés, j'allai à la réunion et restai debout sur une chaise pendant environ trois heures. Je restai ainsi un bon moment avant de commencer à parler. Au bout de quelque temps, je sentis la puissance du Seigneur se répandre sur toute l'assemblée; sa vie et sa vérité éternelles brillèrent sur tous. Les Ecritures leur furent révélées et leurs objections réfutées. Ils furent conduits à la lumière du Christ, l'homme céleste; ils purent tous ainsi voir leurs péchés, comprendre que Jésus-Christ était venu pour être leur Sauveur, leur Rédempteur et leur Médiateur, apprendre à se nourrir de Lui, Pain de vie, qui est descendu du ciel. Beaucoup se tournèrent ce jour-là vers Jésus-Christ et Son enseignement gratuit; les gens dirent qu'ils croyaient que, si je revenais, tout le pays serait converti. Tous étaient courbés sous la puissance de Dieu; en sorte que, bien que la multitude fût si grande que beaucoup devaient rester à cheval pour pouvoir entendre, il n'y eut pas d'opposition. Un prêtre, qui était assis sur son cheval avec sa femme, écoutait attentivement et ne fit pas d'objection. La foule se retira, paisible et en bon ordre, entièrement satisfaite ; beaucoup d'entre eux dirent qu'ils n'avaient jamais entendu un sermon pareil, ni une semblable explication des Ecritures. Je retournai de là à Leominster où il y eut une grande réunion dans un enclos; plusieurs centaines de personnes y étaient réunies. Il Y avait parmi elles environ six prêtres ou prédicateurs Dissidents. Je me levai et je prêchai pendant près de trois heures; aucun des prêtres ne fut capable d'ouvrir la bouche pour me contredire, tant ils furent frappés et enchaînés par la puissance et la vérité du Seigneur. Enfin un prêtre s'éloigna à la distance d'environ une portée de fusil, entraîna avec lui plusieurs personnes et se mit à les enseigner. Ainsi je gardai ma réunion et lui la sienne. De cet endroit je continuai mon voyage dans le Pays de Galles, jusqu'à Tenby ; tandis que je montais la rue à cheval, un juge de paix sortit de chez lui et me pria de descendre et de loger chez lui, ce que je fis. Le Premier jour, le maire et sa femme, ainsi que plusieurs des principaux de la ville, vinrent vers dix heures et assistèrent à toute la réunion. Elle fut glorieuse. John-ap- John, étant alors avec moi, se rendit à la maison à clocher, et le gouverneur le jeta en prison. Le matin du Second jour, le gouverneur envoya un de ses fonctionnaires me chercher dans la maison du juge; ce qui affligea le maire et le juge; car tous deux étaient avec moi quand l'officier se présenta. Le maire et le juge me précédèrent chez le gouverneur; un moment après je partis avec l'officier. Quand j'entrai, je dis : « La paix soit sur cette maison.» Et, avant que le gouverneur eût commencé à m'interroger, je lui demandai pourquoi il avait jeté mon ami en prison. Il me répondit: « Pour être resté dans l'église avec son chapeau sur la tête. » Je lui répondis: « Est-ce que le prêtre n'avait pas deux bonnets sur sa tête, un noir et un blanc ? Enlevez les bords du chapeau et alors mon ami n'aura eu qu'un bonnet au lieu de deux, et ce bord est destiné à garantir son cou de la pluie. » - « Ce sont là des propos frivoles », dit le gouverneur. - « Eh bien, » lui dis-je, « est-ce que tu jettes mon ami en prison pour des motifs frivoles ? Alors il commença à me demander si je croyais à l'élection et à la perdition. « Oui, répondis-je, et tu es parmi les réprouvés. » Cela le mit en fureur, et il dit qu'il m'enverrait en prison où je resterais jusqu'à ce que j'eusse fait la preuve de ce que je venais d'affirmer; mais je lui dis que je pouvais le lui prouver tout de suite, si seulement il voulait se montrer de bonne foi. Alors je lui demandai si la colère, la fureur et la persécution n'étaient pas ce qui marquait les réprouvés ; car celui qui est né de la chair persécute celui qui est né de l'Esprit; mais Christ et Ses disciples n'ont jamais persécuté personne. Alors il reconnut franchement qu'il y avait en lui trop de colère, de promptitude et de passion. La puissance du Seigneur l'atteignit et le vainquit de telle façon qu'il confessa la Vérité; l'autre juge vint et me serra amicalement la main. Comme je m'en allais, je fus poussé à parler encore au gouverneur, et il m'invita à dîner avec lui ; il mit mon ami en liberté. Je retournai dans la maison du juge; et, au bout de quelque temps, le maire et sa femme, le juge et la sienne, et divers autres Amis de la localité nous accompagnèrent à environ un demi mille hors de la ville, au bord de l'eau; et là, quand nous nous séparâmes d'eux, je m'agenouillai avec eux et priai le Seigneur de les préserver. Ainsi, après les avoir recommandés au Seigneur Jésus-Christ, leur Sauveur et leur Maître, nous nous retirâmes dans sa puissance, et Dieu fut glorifié ... Nous arrivâmes ensuite dans une grande ville et nous allâmes à l'auberge. Quelques-uns de ceux qui l'occupaient étaient ivres et ils auraient bien voulu nous mettre à la rue; mais, voyant leur intention, je leur dis que, s'il y en avait parmi eux qui craignissent le Seigneur et fussent désireux d'entendre la vérité, ils pouvaient venir à l'auberge avec nous; ou, s'ils le préféraient, avoir une réunion avec nous le lendemain matin ; quoique les gens fussent lents à recevoir la vérité, cependant la semence fut jetée; et le Seigneur se suscita un peuple dans cette région. C'est dans cette auberge aussi que, ayant tourné le dos à l'homme qui donnait l'avoine à mon cheval, je le vis, quand je me retournai, en train de remplir ses poches de la nourriture destinée au cheval. C'étaient des gens méchants et voleurs de priver ainsi de sa subsistance une pauvre créature muette; j'aurais préféré qu'ils me volassent moi. UNE COLLINE MÉMORABLE Après cela, il nous donna des instructions pour la suite de notre voyage, et nous arrivâmes à une montagne qu'on dit haute de deux ou trois mille pieds; du flanc de cette montagne, j'embrassais un vaste horizon; je montrai à John-ap-John (un dévoué prêtre gallois) les endroits où Dieu se susciterait un peuple qui se ferait instruire par Lui-même. Il prit note de ces endroits, où, en effet, des groupes nombreux d'enfants de Dieu se sont formés. J'ai fait de même dans bien des localités où la population était rude et grossière; j'ai pourtant été poussé à annoncer que le Seigneur avait une postérité dans ces endroits ; et nous avons vu ensuite se constituer là un peuple de braves qui entraient dans l'alliance de Dieu et qui se réunissaient au nom de Jésus, en qui ils ont trouvé le salut et l'enseignement gratuit. De là, nous allâmes à Beaumaris, ville où John-ap-John avait autrefois été prédicateur dissident. Lorsque nous eûmes mis nos chevaux à l'auberge, John sortit et parla à travers les rues; comme il y avait une garnison dans la ville, on le prit et on le mit en prison. La femme de l'aubergiste vint me dire que le gouverneur et les magistrats m'envoyaient chercher pour me mettre en prison aussi. Je lui dis qu'ils avaient déjà été trop loin et qu'ils avaient agi contrairement au christianisme en emprisonnant un homme pour avoir réprouvé le péché et annoncé la vérité dans les rues. Bientôt après, quelques personnes bienveillantes vinrent m'avertir que, si j'allais dans la rue, on me mettrait aussi en prison; c'est pourquoi elles me conseillaient de rester à l'auberge. Là-dessus, Dieu me poussa à sortir et à arpenter les rues; je dis aux gens combien ils avaient agi d'une façon peu chrétienne en jetant mon ami en prison. Comme c'étaient des pratiquants de marque, je leur demandai si c'était leur façon de recevoir les étrangers; s'ils voudraient qu'on agît ainsi à leur égard; et si eux qui faisaient profession de se régler d'après les Ecritures pourraient s'autoriser de l'exemple de Christ ou de Ses apôtres pour légitimer leur conduite. Au bout de peu d'instants, ils remirent John-ap-John en liberté. Le jour suivant, qui était un jour de marché, il fallait traverser une grande rivière; non loin de l'endroit où nous devions prendre notre bac, beaucoup de gens du marché s'approchèrent de nous; nous fîmes là un bon travail pour le Seigneur. Après que la vérité leur eut été annoncée dans la puissance de Dieu, et que l'enseignement gratuit de Christ eut été opposé à celui des docteurs mercenaires, je dis à John de faire entrer son cheval dans le bac qui était prêt à partir. Il y avait un groupe très agité de messieurs (ainsi on les appelait mais nous trouvâmes que c'étaient des hommes très grossiers), qui entrèrent dans le bateau et se joignirent à d'autres pour empêcher le cheval d'entrer. Je m'approchai du bac et je leur parlai, leur montrant combien leur façon d'agir était peu humaine et peu chrétienne; je leur dis qu'ils faisaient preuve d'un esprit également indigne du christianisme et de l'humanité. Tout en parlant, je sautai à cheval dans le bac au milieu d'eux, pensant que le cheval de John suivrait le mien; mais l'eau étant profonde, John ne put pas faire entrer son cheval dans le bateau. C'est pourquoi je sautai de nouveau à cheval dans l'eau et je restai avec John de ce côté de l'eau jusqu'au retour du bac. Nous attendîmes là,de onze à deux heures, jusqu'à ce que le bac revînt nous chercher ; et nous eûmes ensuite quarante-deux milles à faire à cheval ce soir-là; quand nous eûmes payé notre passage, il ne restait plus dans la bourse qu'un groat (Pièce de quarante centimes.) pour nous deux. Nous fîmes seize milles et nous achetâmes alors un peu de foin pour nos chevaux. Reprenant notre route, nous arrivâmes dans la nuit à un débit, mais voyant que nous ne pouvions avoir là ni avoine ni foin, nous repartîmes et voyageâmes toute la nuit; vers quatre heures du matin nous arrivâmes à un endroit à six milles de Wrexham; c'est là que nous nous rencontrâmes ce jour-là avec beaucoup d'Amis et que nous eûmes une glorieuse réunion. Nous étions très fatigués, après ce dur voyage à travers le Pays de Galles; dans bien des endroits, nous avions de la peine à nourrir nos chevaux et à nous nourrir nous-mêmes. Le jour suivant, nous allâmes dans le Flintshire, proclamant le jour du Seigneur à travers les villes; nous arrivâmes de nuit à Wrexham. Beaucoup de gens vinrent vers nous de Floyd; c'étaient des gens grossiers, bruyants, superficiels et qui avaient bien peu le sens de la Vérité; cependant quelques-uns furent convaincus. Le lendemain matin, une dame, qui avait chez elle un prédicateur, m'envoya chercher. J'y allai, mais je trouvai que, soit elle, soit son prédicateur, étaient bien légers et bien superficiels; trop légers pour recevoir les vérités substantielles de Dieu. Dans sa frivolité, elle vint me demander si je ne voulais pas qu' « elle me coupe les cheveux»; mais je l'engageai à couper ses iniquités avec l'épée de l'Esprit de Dieu. Elle se vanta ensuite, comme une écervelée, d'être venue derrière moi et d'avoir coupé une boucle de mes cheveux; mais ce n'était pas vrai. .. Je voyageai à travers tous les comtés du Pays de Galles, prêchant l'évangile éternel de Christ; et il y a maintenant dans ce pays un peuple de braves qui l'ont reçu et qui se soumettent à l'enseignement de Christ ... De là, nous allâmes à Manchester; comme la session s'y réunissait ce jour-là, beaucoup de gens grossiers étaient venus de la campagne. Pendant la réunion, ils me jetèrent des morceaux de charbon, de la terre, des pierres et de l'eau; cependant la puissance du Seigneur me permit de les dominer et ils ne réussirent pas à me faire tomber. Enfin quand ils virent qu'ils n'arrivaient pas à leurs fins en me jetant de l'eau, des pierres et de la boue, ils allèrent nous dénoncer auprès des juges de la session; ceux-ci nous envoyèrent alors chercher par leurs gens d'armes. Les gens d'armes entrèrent pendant que j'annonçais la parole de vie au peuple ; ils me saisirent violemment et me traînèrent devant leur Cour. Quand j'y arrivai, une grande confusion et un grand désordre régnaient. C'est pourquoi je demandai où étaient les magistrats, puisque personne ne tenait la foule en respect. Quelques juges me dirent qu'ils étaient magistrats. Je leur demandai alors pourquoi ils ne faisaient pas taire la foule et ne rétablissaient pas l'ordre. Je racontai aux juges comment nous avions été injuriés dans notre réunion par des gens grossiers qui nous avaient jeté des pierres, de la terre et de l'eau; comment j'avais été traîné hors de la réunion et amené là, contrairement à la Loi qui disait : « Aucun de ceux qui professent d'appartenir à Dieu et au Seigneur Jésus-Christ ne doivent être molestés dans leurs réunions ». C'est à cette catégorie que j'appartenais. Ainsi la vérité vint sur eux, si bien que, lorsqu'un de ces grossiers individus cria qu'il voulait prêter serment, un des juges l'arrêta en lui criant: « Qu'est-ce que vous voulez jurer ? tenez-vous tranquille. » Enfin, ils dirent à l'officier de me ramener chez moi, et de m'y faire garder jusqu'au lendemain, où ils me feraient chercher. Ainsi l'officier me ramena chez moi; le long du chemin, les gens furent extrêmement mauvais mais je leur fis voir les fruits de leurs doctrines, je leur dis qu'ils faisaient honte au christianisme et qu'ils déshonoraient le nom de Jésus dont ils se réclamaient. Le soir, nous allâmes dans la maison d'un juge de la ville, qui se montra plutôt modéré ; je causai longtemps avec lui. Le lendemain, nous fîmes demander à l'officier s'il avait encore quelque chose à nous dire. Il nous fit répondre que nous pouvions aller où bon nous semblait. Le Seigneur s'est suscité depuis lors dans cette ville un peuple d'hommes qui proclament Son nom et Sa vérité en face de ces pratiquants frivoles. Nous quittâmes Manchester, et nous eûmes beaucoup de réunions bénies en plusieurs endroits jusqu'à notre arrivée à Swarthmoor, où les Amis furent heureux de me revoir. Je restai là deux Premier jours, visitant les Amis des environs dans leurs réunions. Ils se réjouirent avec moi dans la bonté du Seigneur, qui, par Sa puissance éternelle, m'avait fait traverser et surmonter beaucoup de difficultés et de dangers à Son service; qu'Il en soit jamais béni ! Après mon voyage, je me reposai un peu, Et je fus conduit à écrire cette Lettre aux Amis : Vous tous Amis du Seigneur de partout, dont les esprit se sont tourné vers le Seigneur, portez attention à la Lumière au dedans de vous, qui est est la Lumière de Christ ; qui, comme vous l'aimez, fera appelle à vos esprits intérieurs, qui sont étrangers aux choses de ce monde ; de sorte que par Elle vos âmes puissent être renouvelés, et être tournés vers Dieu en ce qui est pure, afin d'adorer le Dieu vivant, le Seigneur des armées, au delà de toutes les choses du Monde. Ce qui appelle vos esprits hors des convoitises du Monde, les appellera hors des attachements et des désirs, et vous tournera pour fixer votre attachement plutôt sur les choses célestes. Le même qui appelle votre esprit à hors de ce monde, jugera les attachements et les convoitises de ce monde ; le même qui appelle vos esprits hors des enseignants et des choses du monde, afin de renouveler vos esprits. Là votre obéissance est trouvé et reconnu ; là l'image de Dieu est renouvelé en vous, et vous grandissez en cela. Ce qui appelle vos esprit hors de la terre, et qui les retournes vers Dieu, là où l'enfant pure est né de la vierge ; et la nourriture de bébé est connu, le pain de l'enfant, qui vient du Dieu vivant, et qui le nourrit de la vie éternelle ; que les bébés et les enfants reçoivent leurs sagesse d'en haut, du pure Dieu vivant, et non de parole d'homme ; car cette sagesse céleste est foulé sous les pieds de tels hommes. Tous ceux qui haïssent cette Lumière, dont les esprits sont à l'étranger dans les choses du monde, dans le monde, et dans l'image du diable, procurez-vous les paroles des saints, (qui ont reçu leurs sagesse venant d'en haut), dans leur vieille nature et leurs esprits corrompu. Ces personnes sont les meurtrier du juste et les ennemis de la croix du Christ; dans ces gens le prince de l'air a son logis, le fils de la perdition, le traître du juste. Par conséquent prêtez attention à cette Lumière, qui est opprimé par la nature charnelle ; cette Lumière, alors qu'Elle se lève, condamnera cette nature qui est maudite, l'expulsera, et la jettera hors de la maison. Ainsi vous viendrez voir la chandelle allumée , et la maison étant balayée et proprement balayée. Alors ensuite surgit la perle pure, et alors le Dieu éternel est exalté. La même Lumière qui appelle vos esprits hors du monde, (qui sont étranger), celle là même les tourne vers Dieu le Père des Lumières. Ici dans le pure esprit le Dieu pure est attendu pour la sagesse venant d'en haut ; et le Dieu pure est vu nuit et jour, et la paix éternelle , qui est sans fin, est apprécié. Les gens peuvent avoir des révélations, et voir quand même leurs pensées aller dans les convoitises de la chair ; mais là les attachements ne sont pas mortifiés. Par conséquent écoutez cela, portez attention à cela, à ce qui appelle vos esprits hors des attachements et des convoitises du monde pour les avoir renouvelés. Cela même tournera vos esprits vers Dieu ; cette même Lumière fixera vos attachements là haut, et vous amènera à attendre pour la pur sagesse de Dieu qui vient de là haut, qui peut être justifié en vous. Attendez tous en cela (la lumière ) qui appelle vos esprits intérieurs et les tourne vers Dieu; voilà la véritable croix. Cette esprit ne se nourrira sur rien qui puisse provenir de ce monde, mais sera gardé pans la pure Lumière de Dieu,afin de se nourrir avec de la nourriture vivante qui provient du Dieu vivant. Que le Seigneur Dieu Tout Puissant soit avec vous, cher petits, et qu'Il vous garde tous dans Sa force et Sa puissance pour Sa gloire, au dessus du monde entier, vous dont les esprits sont appelés à en sortir,et à se tourner vers Dieu,pour adorer et servir le Créateur, et non pas la créature. La Lumière de Dieu qui appelle l'esprit à sortir des créatures et qui le tourne vers Lui-même, et qui l'amène dans un état de joie et de paix sans fin. Ici il y a toujours un Dieu présent qui voit tout, qui n'est pas connu du monde, dont les coeurs sont portés vers les créatures, qui n'ont qu'une connaissance charnelle, dont les esprits ne sont pas ravivés. Par conséquent vous tous Amis, la semence de Dieu demeure en vous et s'occupe de vous, afin de régner au dessus des injustes ; de même que la Puissance du Seigneur demeure en vous , pour vous garder claire dans vos compréhensions, afin que la puissance de Dieu puisse régner en vous tous ; la semence de Dieu , qui est un en tous, c'est Christ dans le mâle et dans la femelle, auxquels s'adresse la promesse. 'Attendez-vous au Seigneur car le juste règne l'injuste, car la semence de Dieu règne sur la semence du serpent , et est au dessus ; et que tous ce qui est mortel puisse mourir ; car de cela ressortira la présomption. Ainsi portez-vous bien, et que le Dieu Tout Puissant vous bénisse, vous guide, et vous garde dans Sa sagesse.' George Fox « NOTRE RELIGION» Beaucoup de gens qui avaient l'habitude de porter des rubans, de la dentelle et des ornements coûteux à l'occasion des séances du Parlement, et qui festoyaient ensuite en cachette avec des prêtres et des soi-disant pratiquants, arrivèrent à renoncer à ces choses quand ils eurent été convaincus de la Vérité éternelle. Ils vaquèrent alors au service de Dieu, dans le même esprit qui avait inspiré l'Apôtre. Ils abandonnèrent leurs étranges ornements de rubans et de dentelles, leurs festins et leurs réjouissances, ils ne voulurent plus aller à des soirées, à des représentations ou à des spectacles, comme ils le faisaient autrefois; ils ne voulurent plus porter de bijoux, de dentelle ou de rubans, ni en fabriquer. Alors les prêtres et les pratiquants furent extrêmement irrités contre nous et ils nous attaquèrent par leurs écrits; ils dirent que pour nous, la religion consistait à s'abstenir de porter de beaux habits, de la dentelle et des rubans, à refuser de faire bonne chère, parce que nous ne pouvions plus, comme nous l'avions fait autrefois, offrir des festins à des prêtres et à des gens haut placés. Pourtant, s'ils avaient voulu, quand ils donnaient des festins, se joindre à nous pour y inviter ceux qui ne pourraient pas leur rendre la pareille, nous aurions volontiers offert un festin à tous les pauvres de la paroisse. Et ceci était conforme au commandement de Christ, mais leur égoïsme ne leur permit jamais de s'associer à nous pour cette œuvre. Nous leur disions, quand nous les voyions aller à leurs sports, à leurs jeux, à leurs amusements de toutes sortes, qu'ils feraient mieux de servir Dieu que d'employer leur temps d'une manière si frivole. Et quant à ces ornements coûteux, ces dentelles qui pendaient autrefois sur notre dos sans nous tenir chaud, nous pouvions, avec l'argent qu'ils nous auraient coûté, entretenir bien des pauvres gens qui n'avaient pas de vêtements. Notre religion consistait à « visiter les pauvres, les orphelins et les veuves, et à nous abstenir des souillures du monde » (ce qui est « da religion pure et sans tache devant Dieu»). Voilà la religion que nous professons, celle dont les apôtres vivaient il y a plus de 1600 ans; et nous répudions toutes les religions vaines qui ont surgi depuis ; non seulement elles sont entachées de mondanité, mais elles prétendent assujettir l'homme jusqu'au tombeau à la loi du péché et de la mort; pendant que les veuves et les orphelins sont réduits à mendier dans les villes et dans les campagnes. |
