La Croix Manquante pour la Pureté


 

Un Journal ou Compte-rendu Historique


De la Vie, des Voyages, des Souffrances,

des Expériences Chrétiennes et du Labeur d’Amour dans les

Travaux du Ministère de cet

Ancien, Éminent, et Fidèle Serviteur de Jésus le Christ,

George Fox


LA PRÉFACE

Étant un récit sommaire des nombreuses dispensations de Dieu aux hommes,
À partir du commencement du monde jusqu'à notre époque,
par le ministère et le témoignage de son fidèle serviteur George Fox,
comme une introduction au Journal suivant.

 

Par William Penn, le cher Ami de George Fox, Frère en Christ, et admirateur

Willliam Penn
(1644-1718)

William Penn, fondateur de la Pennsylvanie et du Jersey occidental, faisait parti de la classe aristocrate, intellectuel de haut niveau, parlant plusieurs langues. En règlement de la dette du Roi envers son père, il lui fût octroyé par le Roi de vaste territoires, qui forment maintenant l'État de la Pennsylvanie et le New Jersey occidental. Il souhaitait nommer sa colonie Nouvelles Galles, mais le conseil du roi insista pour qu'elle soit appelée Pennsylvanie, en dépit de ses demandes.


Il établi des colonies dans le nouveau monde afin d'échapper aux persécutions religieuses que les Quakers éprouvaient de la part des Puritains, Baptistes, Presbyteriens, et des Anglicans de l'Angleterre et de l'Europe ; ces colonies qui eurent une  influence significative dans l'organisation du future Gouvernement adoptés par les États-Unis d'Amérique. Ses colonies possédaient la pleine liberté de religion, des jugements équitables, les représentant au pouvoir élus par le peuple, et une separation de pouvoir —encore des idées qui formeraient les Bases futures le la Constitution Américaine. Bien en avant de son temps, Penn écrivit et encouragea l'Union de toutes les colonies Anglaises lesquelles devînrent  les États-Unis d'Amérique. Il fût également le premier à proposer les États Unis d'Europe comme moyen de prévenir les guerres continuelles sur le continent. Pour plus d'information au sujet de William Penn, cliquez.

 Ce fût en Irlande, la première fois que William Penn fît connaîssance avec les Amis. Thomas Loe, un ministre de l'Angleterre, était à une réunion Quaker à Cork, en Irlande. Le père de Penn, l'Amiral Penn, qui résidait alors en Irlande, le fît venir chez lui. Sa prédication eût un tel effet sur la famille entière que William, qui n'était alors qu'un garçon de onze ans, ne l'oublia jamais. Lorsque à Oxford, quatre ans après, il rencontra à nouveau Thomas Loe, qui tenait quelques réunions là bas. Ses sérieuses impressions fûrent approfondies, et il décida de se joindre aux Quakers. Cela ne faisait pas partie des plans de l'amiral Penn que son fils devienne un Quaker méprisé, et plusieurs efforts ont été fait afin de le détourner de ce but.

Cependant, tous les résultat de son père  ne donnèrent aucun résultat et à l'age de vingt quatre ans il devînt ministre Quaker, et il servi loyalement son Seigneur et Maître durant toute sa longue vie en Angleterre, en Europe, et en Amerique. Avant que l'Amiral Penn mourût ses opinions avaient beaucoups changées, il confessa que son fils avait été sage en choisissant de servir Christ, plutôt que les applaudissements du monde.

En France et sur le continent de l'Europe ce grand hommes saisie par La Sainte Expérience de la Pennsylvanie comme étant le plus remarquable évènement de l'Age. Pour ces hommes, amenés sous une version Romaine de la Chrétienté et accoutumés aux atrocités ainsi qu'aux horreurs infligé par Cortes et Pizarro sur le peuple d'origine sud Américains, la pensée d'un Chrétien gardant sa promesse inviolé pendant plus de quarante ans avec les indiens paiens fut un idéalisme réalisé. Cela fut comme un rafraichissement dans un grand désert tourmenté. Qui était cet homme, et quel genre d'étrange Chrétien était donc celui qui tenait parole avec les paiens ; pour avoir fait ce que pesonne n'avait jamais été fait auparavant, et ce qui n'aurait jamais été fait ? Voltaire était enchanté, et dès ce moment il aima les Quakers ; et eut même l'idée d'aller en Pennsylvanie dans le but de vivre parmi eux.

Cette preface à elle seul un merveilleux livre, parce qu'elle témoigne non seulement de la vie de George Fox en Christ, mais aussi de la lumière de Christ à l'intérieur de chacun de nous comme puissance pour la Pureté, et au particularités du caractère de la vraie église de Christ. Il nous donna également une histoire de la vraie église jusqu'à son temps. Cette préface a été mis à jour, simplifiant la structure de la phrase et modernisant le language afin de le rendre plus compréhensible ; tout en préservant la teneur mélodieuse de sa puissante main d'écriture. Les écrits de Penn témoignent de sa propre possession de Christ en grande mesure.

____________________________

LA PRÉFACE

 On peut cliquer sur le texte en Bleu Pale, ou en caractère gras bleu pale pour voir le texte dans les écritures, ou détails dans les écrits.
Lorsque vous cliquez un verset de la Bible on-line, vous pouvez changer et choisir la version de la Bible que vous préférez.

Il y eut beaucoup de dispensations de Dieu depuis la création du monde, jusqu'aux fils des hommes ; mais la grande fin de tout cela a été la renommée de Son excellent Nom dans la création et la restauration de l'homme. L'homme restauré, l'emblème de lui-même, tels un dieu sur terre, et la gloire de toutes ces oeuvres. Le monde commença dans l'innocence. Tout ce que le Bon Dieu avait alors fait était bon ; et ainsi, il bénit les oeuvres de ses mains, ainsi que leurs natures. Alors, les étoiles du matin chantaient de joies ensemble, et toutes les parties de son oeuvre dirent Amen à sa Loi. Pas le moindre désaccord dans tout cet ordre ; l'homme dans le Paradis, les bêtes dans le champ, la volaille dans les airs, le poisson en mer, les lumières dans les cieux, les fruits sur la terre. Oui, les airs, la terre, l'eau, et le feu adorent, louent, et exaltent sa puissance, sa sagesse, et sa bonté. Oh saint sabbat ! Oh sainte journée du Seigneur !

Mais cette heureuse condition ne dura pas longtemps. Car l'homme, l'héritier et la gloire de la création entière, étant tenté d'aspiré à s'élever au-dessus de sa position, succomba malheureusement à l'encontre du commandement et du devoir, de même que de l'intérêt et du bonheur ; tombant en dessous de cela, perdant ainsi l'image divine, la sagesse, la puissance, et la pureté dans laquelle il fut créé. Par laquelle, n'étant plus digne pour le Paradis, fut expulsé du jardin de Dieu, de son habitat approprié et de sa résidence ; et il fut chassé, tel un pauvre vagabond, de la présence du Seigneur, pour finalement errer sur la terre, l'habitation des bêtes.

Pourtant Dieu, qui l'avait créé, eut pitié de lui ; car il voyait que l'homme avait été séduit, que ce n'était pas par méchanceté, ou bien par audace de sa part, mais à travers la subtilité du serpent, (qu'il était tombé la première fois de sa propre condition, par l'entremise de la femme, la nature même de l'homme, sa compagne, que le serpent l'avait trompé la première fois). Dans son infinie bonté et sagesse, Dieu pourvut à une façon de réparer la brèche, de recouvrer les pertes, et rétablir à nouveau l'homme qui était tombé, par un Adams encore plus noble et bien plus excellent, qui selon la promesse naîtrait d'une femme. De sorte que par l'entremise d'une femme par qui le diable avait prévalu sur l'homme, ainsi donc par une femme également devait venir au monde ce nouvel Adam des plus nobles, qui prévaudrait contre lui, et qui lui écraserait la tête, et délivrerait l'homme de son pouvoir. Ceci était, en quelque sorte un signal, pour la dispensation du Fils de Dieu en chair, dans la plénitude du temps, personnellement et entièrement accompli par Lui et en Lui, en tant que sauveur et rédempteur des hommes.

Mais la manifestation de la Puissance de Christ ne se limitait pas qu'à cette période ; avant de même que pendant sa manifestation bénie dans la chair, il était la lumière et la vie, le rocher et la force pour tous ceux qui ont toujours craint Dieu ; il a été présent avec eux dans leurs tentations, les suivants tout au long de leurs voyages et leurs afflictions, les soutenant et les portant à travers et par-dessus les difficultés qui les suivirent au cours de leur pèlerinage terrestre. C'est par cette puissance, que le coeur d'Abel excella sur celui de Caïn, et que Seth obtint la prééminence, et qu'Enoch marcha avec Dieu. Ce fut cette puissance qui lutta contre l'Ancien Monde, qui se rebellait contre elle, et qui a sanctifié et instruit Noé afin qu'il parvienne au salut.

Mais, la dispensation extérieure qui suivit l'état obscurci de l'homme, après sa chute, spécialement parmi les patriarches, était généralement amenée par des anges ; tel qu'il est souvent fait mention dans les écritures de l'Ancien Testament, comme avec Abraham, Jacob, etc. La dispensation suivante fut celle de la Loi par Moïse qui, comme nous disent les Apôtres, fut également amenée par les anges. Cette dispensation était externe, et convenue à une basse et infâme condition ; appelé ainsi, par l'apôtre Paul, tel un pédagogue, afin de préparer ce peuple et leur montrer à rechercher et désirer ardemment le Messie, qui les délivrerait de la servitude d'une cérémonieuse et imparfaite dispensation, en connaissant les réalités de ces mystérieuses représentations en elles-mêmes. En ce temps-là, la Loi était écrite sur de la pierre, les temples étaient construits avec des mains, occupées par un sacerdoce extérieur avec des rites externes et des cérémonies qui étaient des ombres des bonnes choses à venir. Ces ombres allaient seulement servir jusqu'à ce que la semence soit venue, (la manifestation plus excellente et plus générale du Christ). La semence, Christ, étant la promesse pour tous les hommes, en qui était-ce toujours « oui et amen » ; même de la mort à la vie, à l'immortalité et à la vie éternelle.

C'est ce que les prophètes avaient prévu, et qui réconfortait les Juifs qui croyaient à la certitude de cette promesse. Christ succéda à la dispensation mosaïque, ce qui mit fin au ministère de Jean, le précurseur du Messie. Car le ministère de Jean fut terminé en Christ, la plénitude de tout. Dieu qui, par le passé, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, a parlé à nos pères par ses serviteurs les prophètes, a maintenant parlé aux hommes par son Fils, Christ Jésus, « qui est l'héritier de toutes choses ». Christ étant le jour de la Bonne Nouvelle, qui est la dispensation des fils de Dieu. Christ amena un testament plus proche et un meilleur espoir, le commencement même de la gloire des derniers jours, et le rétablissement de toutes choses ; oui, la restitution du Royaume à Israël.

Maintenant, l'esprit qui avait été transmis plus modérément dans les dispensations antérieures, bientôt fut  « répandu sur toute chair », selon le prophète Joel, et la Lumière qui brille dans les ténèbres, auparavant de façon modérée, le Dieu le plus miséricordieux la fit briller dans les ténèbres, et l'étoile du matin commença à se lever dans le coeur des croyants, leur donnant la connaissance de Dieu dans le visage (ou l'apparence en eux) de Son Fils Christ-Jésus.

Maintenant le pauvre en esprit, le doux, les vrais affligés, l'affamé et assoiffé de justice, les pacifiques, le coeur pur, le miséricordieux, et le persécuté, sont restés tout spécialement en mémoire devant le Seigneur, et furent recherchés et bénis par le vrai Berger d'Israël. L'ancienne Jérusalem avec ses enfants est devenu désuet et, à la demande vînt la Nouvelle Jérusalem, la mère des fils du jour de l'évangile. Pour cette raison que, Dieu ne sera plus adoré dans tous ces endroits de la vieille Jérusalem ou à la montagne de Samarie ; car, voici, Il est, par son propre Fils, déclaré et prêché en esprit, et Il sera reconnu ainsi, et adoré en esprit et en vérité. Il viendra plus près qu'aux temps anciens, et Il écrira sa Loi dans les coeurs, et placera sa crainte et son esprit dans les parties intérieures, selon sa promesse. Alors les signes, les types, et les ombres sont disparus ; le Jour ayant découvert leur insuffisance, n'ayant pas atteint l'intérieur de la coupe, pour le nettoyage de la conscience ; et tous les services élémentaires sont expirés, en Lui et par Lui, qui est la substance de tous.

Et les apôtres témoignèrent de cette grande fin bénie de la dispensation du Fils de Dieu ; ces apôtres qu'Il avait choisi et oints de son Esprit, afin d'amener les Juifs à se détourner de leurs préjugés et de leurs superstitions, et d'amener les gentils à se détourner de leurs vanités et leurs idolâtries, pour se tourner vers l'Esprit et la Lumière de Christ qui brillait sur eux ; afin qu'ils puissent être ramenés à la vie hors des péchés et des transgressions par lesquels ils étaient morts, pour ainsi servir le Dieu vivant dans le renouveau de l'Esprit de vie, et marcher comme des enfants de la Lumière, et du jour, même du jour de la sainteté. Car ils sont de ceux qui ont « revêtu Christ », la Lumière du monde, « et qui n'ont pas soin de la chair, pour en satisfaire les convoitises ». De sorte que la Lumière, esprit, et grâce qui viennent par Christ, et qui apparaissent dans l'homme, fût ce même principe divin par lequel les apôtres ont pourvu, et vers lequel ils tournèrent l'esprit des gens, et dans le quel ils se réunirent et bâtirent les Églises de Christ de leurs temps. Afin de réaliser cette grâce, ils leurs recommandèrent de ne pas étouffer l'esprit, mais d'attendre pour l'esprit, de parler par l'esprit, de prier par l'esprit, et aussi de marcher par l'esprit ; parce que de telle action contrôlée par l'esprit leur montrait à être vraiment des enfants engendrés de Dieu,  « nés, non pas de la chair et du sang, ni de la volonté de l'homme, mais de la volonté de Dieu ;» en faisant Sa volonté, et reniant leur propre volonté ; en buvant à la même coupe que Christ, et étant baptisé de Son baptême du reniement de soi-même ; ceci était la voie et le chemin par lequel tous les héritiers ont toujours marché vers la béatitude. Mais hélas ! Même au temps des apôtres, (ces étoiles brillantes de premières magnitudes de l'Évangile de Lumière)quelques nuages, (prédisant une éclipse de cette gloire primitive), commencèrent à apparaître ; et plusieurs apôtres eurent tôt fait de donner des avertissements aux Chrétiens de leur temps ; car déjà il y avait, avec les années de plus en plus, une apostasie de puissance de la piété et de la pureté de cette dispensation spirituelle, par ceux qui croient être pieux en vivant de manière charnelle, en évitant les difficultés de la croix. En consolation, ils virent au-delà de l'apostasie vers un temps plus glorieux que jamais pour la vraie Église. Leur vision était vraie, et ce qu'ils prédirent aux églises, rassemblées par eux au nom et dans la puissance de Jésus, se produisit ; du fait que les Chrétiens dégénérèrent dans des observances extérieures : des jours, des repas, et autres cérémonies de toutes sortes. Et ce qui était encore pire, ils tombèrent dans des querelles et des démêlés entre eux, se séparant les uns des autres. Ils s'envièrent entre eux, et à mesure qu'ils obtenaient du pouvoir, ils se persécutaient les uns les autres, à la honte et au scandale de leur chrétienté respectif. Une telle persécution devînt une pénible pierre d'achoppement et offensait les païens ; le Seigneur ayant si longuement et si merveilleusement préservé les Chrétiens parmi les païens. Quand finalement les Chrétiens eurent le pouvoir mondain entre leurs mains, par des rois et des empereurs embrassant la profession Chrétienne, ils changèrent la conception du Royaume de Christ, lequel n'est pas de ce monde, en un Royaume mondain ; ou du moins, donna au royaume mondain qu'ils possédaient une allure de Royaume du Christ. Et ainsi, ils devinrent mondains, et non de vrais Chrétiens. Des innovations et des nouveautés humaines dans la doctrine et l'adoration furent rapidement et massivement introduites dans l'église. La porte était ouverte à ces nouveautés par la grossièreté et la sensualité qui apparussent alors à la majorité des Chrétiens, qui avaient abandonné depuis longtemps la guidance et les conseils de Dieu et de l'Esprit céleste, et s'abandonnèrent à des superstitions, d'adorations forcées, et de prétendue humilité. Et comme la superstition est aveugle, ainsi était-elle violente et furieuse ; car tous doivent s'incliner devant son zèle aveugle et ardent, ou périr par elle. Au nom de l'esprit, l'apparence même de l'Esprit de Dieu dans d'autres était persécuté et opposé ; le même auquel ils résistèrent en eux-mêmes, à savoir la lumière, la grâce, et l'Esprit du Seigneur Jésus-Christ. Ceci était toujours fait au travers d'accusations erronées d'innovations, hérésie, schisme, ou de quelconques noms plausibles. Bien que la chrétienté ne permette aucune excuse ou aucun prétexte pour quiconque persécute n'importe quel homme pour des questions de religions, soit disant chrétiennes elle persécute d'autres hommes. La véritable nature du vrai Christianisme est humble, douce, et abstinente, et consiste en la foi, l'espérance, la charité ; aucun persécuteur ne peut se réclamer de posséder cela. L'homme ne peut bien croire, bien espérer, ou avoir une charitable et douce attention envers les autres, et en même temps violer l'esprit d'un autre ou bien persécuter le corps d'une autre personne pour des questions de foi et d'adorations envers le Dieu de cette personne.

Ainsi, la fausse église prit naissance, et monta sur le trône. Mais puisqu’elle avait perdu sa vraie nature, elle essayerait de garder son beau nom en tant qu'épouse de l'Agneaux, qui est la vraie Église et la mère des fidèles. Cette fausse église força tout le monde à recevoir sa marque, soit sur leur front ou bien dans leur main droite ; ce qui est, publiquement ou bien en privé. Mais en fait et en vérité, elle était le mystère Babylone, la mère des prostituées ; mère de ceux qui, avec toutes leurs expositions et leurs religions extérieures, se sont adultérés et ont abandonné l'Esprit, la nature, et la vie de Christ ; a poussé en orgueil en étant mondain, ambitieux, avide, et cruel, portant les fruits de la chair et non de l'esprit.

Maintenant la véritable Église a fui dans le désert ; loin des superstitions et de la violence dans une condition de retraite solitaire et isolée. Là-bas, la véritable Église était cachée hors de la vue des hommes, cependant non pas hors du monde. Dans le jugement du Saint-Esprit, la visibilité habituelle de la véritable Église n'était pas essentielle. Elle était tout aussi vraie qu'une église dans le désert, bien que n'étant pas aussi évidente et éclatante, que lorsqu'elle était autrefois dans l'éclat de sa profession. À cette condition elle fit plusieurs tentatives de retour, mais les eaux du monde étaient encore trop hautes, et sa voie était bloquée. Beaucoup de ses excellents enfants de plusieurs nations, à travers les siècles, tombèrent par la cruauté de la superstition, parce qu'ils ne dévièrent pas de leurs fidélités envers la vérité.

La réforme du dernier âge est revenue légèrement vers la véritable Église, tous deux quant à la doctrine, l'adoration, et la pratique. Mais leur pratique faillit rapidement, car la méchanceté coula rapidement parmi les professeurs de la réforme, car la méchanceté existait déjà dans l'église qu'ils tentaient de réformer. Ils n'étaient point distingués par les fruits de leurs conversations. Et les enfants des réformateurs, si ce n'est les réformateurs eux-mêmes, tombèrent très tôt dans l'utilisation de la politique terrestre et du pouvoir afin de maintenir et continuer leur réforme qui, avait été enclenchée qu'avec des armes spirituelles. J'ai souvent pensé que leurs utilisations du pouvoir et de la politique terrestre étaient l'une des principales raisons pour lesquelles la réforme n'avait pas fait de meilleur progrès envers la vie et l'âme de la religion. Car tandis que les réformateurs étaient sans prétention et spirituellement disposés, faisant confiance à Dieu, et regardaient à Lui, et vivaient dans Sa crainte, et n'ayant pas d'égard pour la chair et le sang, ni ne recherchaient de délivrance dans leurs propres voies, il y avait quotidiennement de ceux qui s'ajoutaient à l'église, un devait raisonnablement dire, devaient être sauvé. [Penn nous dit ici de façon diplomatique que les gens, qui disent croire en Jésus et joignent l'église, ont tout de même besoin du salut]. Ceux-ci faisaient attention d'éviter la persécution, au lieu d'y faire face en demeurant fidèles et inoffensifs. Au lieu d'être plus concerné à répandre la vérité par leur foi et leur patience dans la tribulation, ils se concentraient sur le fait de prendre le pouvoir mondain des mains de ceux qui leur ont infligé les souffrances ; et ce sera bien si le Seigneur ne les laisse pas tomber par la même voie qu'ils ont décidé de suivre, par le renversement du pouvoir du monde. Dans la doctrine, il leur manquait quelque chose ; dans d'autres choses, pour éviter un extrême, ils accouraient dans un autre. Et comme pour leur adoration, elle provenait généralement plus de l'homme que de Dieu. Bien sûr ils possédaient l'esprit, l'inspiration et la révélation, et basèrent leur séparation et leur réforme sur le sens et la compréhension qu'ils reçurent de l'esprit, dans la lecture des écritures de vérité ; ceci était leur argument : l'écriture est le texte, l'esprit en est l'interprète, et il était donné à chacun d'interpréter pour soi-même. Pourtant, il y avait trop d'invention, de tradition, et d'art fait par des hommes qui demeuraient autant dans les prières que dans les prédications. Il y avait également trop d'autorité mondaine et de grandeurs mondaines parmi leurs ministres et spécialement en Angleterre, en Suède, au Danemark, et à quelques endroits de l'Allemagne. Cependant, Dieu était heureux de transférer des gens en Angleterre d'une secte à l'autre. Et le changement de secte d'après fût caractérisé par un humble ministère, de sorte qu'ils furent plus stricts dans leur prédication, fervent dans la prière, et zélés à garder le jour du Seigneur, et catéchisant les enfants et les domestiques, par des pratiques à la maison et dans leurs familles ce qu'ils avaient entendu en public.

Mais même pendant que cette secte se développait dans la puissance, ils n'étaient pas seulement là pour forcer le monde à sortir du temple, mais pour en astreindre d'autres à entrer dans le temple. Et ils semblaient plus stricts dans leurs esprits que dans leurs vies ; et se tenaient plus pour la secte que pour la piété. Ceci engendra d'autres gens, qui étaient plus retirés et fermés. Ils ne communiquaient pas en public, ou d'ordinaire avec les gens ; mais les églises formés parmi eux-mêmes de ceux qui pouvaient témoigner en quelque sorte de conversion, du moins d'expérience des plus prometteuses du travail de la grâce de Dieu sur leur coeur, et sous des accords mutuels et des alliances fraternelles, ils restèrent ensembles. Ces gens étaient de tempérament doux un tant soit peu, et semblaient favoriser la religion par les vertus de son amour, sa miséricorde, et de sa bonté, plutôt que par la terreur de ses jugements et de ses punitions ; à la façon des sectes précédentes qui terrifiaient les gens dans les religions.

Ils permirent aussi une plus grande liberté à prophétiser que les autres avant eux ; car ils permirent à n'importe quel membre de parler ou de prier en plus de leur pasteur, qu'ils ont toujours choisi plutôt que d'être choisi par le gouvernement. Si quiconque avait quoi que ce soit de pressant sur eux à prier, ou bien à dire, ils avaient la liberté de parler en assemblée, même sans la distinction laïque ou du clergé ; incluant des personnes de différents métiers, peu importe qu'il soit peu instruit ou mécanique. Mais, hélas ! Même ces gens ont souffert la grande perte ; car en goûtant à l'empire mondain, et à la faveur des princes, et du gain consécutif, ils ont dégénéré beaucoup trop. Ils ont déprécié les églises nationales, et les ministères, et leur maintenance. Mais quand ce fut leur propre tour d'essayer, quelqu'un d'entre eux tomba sous le poids de l'avantage et de l'honneur mondain, étant entrés dans de trop profitables presbytères, survivant et contredisant leurs propres principes. Encore pires, quelques-uns devinrent les persécuteurs absolus d'autres hommes pour la cause de Dieu, eux qui auparavant furent eux-mêmes persécutés. Ceux qui étaient persécutés se rebellèrent contre leurs oppresseurs pour une nouvelle formule de salut, et cela se passait dans l'eau : un autre baptême ; croyant qu'ils n'étaient pas baptisés de manière scripturaire, et espérant trouver la présence et la puissance de Dieu, en se soumettant à cette ordonnance aqueuse dont ils désiraient et qu'ils voulaient.

Commentaire de l'Éditeur de ce Site : Au tout début de l'Église, ils (en particulier Pierre) maintenaient la circoncision Juive, la loi diététique, et la coutume Juive des rites de purification par l'eau reconnue par les Chrétiens comme le Baptême d'eau de Jean. Pierre força également ces pratiques sur les gentils, jusqu'à ce que : le Saint-Esprit l'eut corrigé, Paul le corrigea, et le conseil des Apôtres publia une directive différente pour les gentils. Depuis que Christ et Jean le Baptiste ont parlé d'un meilleur baptême,ce baptême fût plus tard éliminé de la pratique Chrétienne et la foi a maintenu un seul baptême, le baptême de feu ou bien le baptême du Saint-Esprit.

Jean a dit : Moi, je vous baptise d'eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu. Mat 3:11
Jésus a dit : car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint Esprit. Actes 1:5
Paul a dit : Il y a un seul corps, et un seul esprit ; de même Dieu vous a appelé à une seule espérance lorsqu'il vous a fait venir à lui ;  Il y a un seul Seigneur,une seule foi, et un seul baptême, Eph 4:4-5
Car ce n'est pas pour baptiser que Christ m'a envoyer,c'est pour annoncer l'évangile : 1 Cor 1:17

Précisément l'unique baptême requis est le feu du Saint-Esprit, qui circonscit le coeur, jetant par terre le péché et l'iniquité, et qui enlève la mort de ce corps et les péchés de la chair afin que nous puissions être sans péché. Bien qu'à être évité comme un rituel inutile, le baptême de l'eau n'est pas nuisible, à moins que vous pensiez que cela puisse faire de vous quelqu'un de juste, empêchant de ce fait votre recherche de la justice, qui est le commandement prioritaire de Christ « Cherchez premièrement le Royaume et la Justice de Dieu. »

Ces gens nièrent également l'étude humaine comme qualification pour le ministère, en renonçant ou en censurant toute qualification autre que l'aide et les dons de l'Esprit de Dieu, et ces dons naturellement communs aux hommes ; et pour une fois, ils semblaient à l'instar de Jean le Baptiste, une ardente et éclatante lumière, aux yeux des autres sociétés.

Ils étaient très diligents, honnêtes et sérieux, forts en écriture, et audacieux dans la profession, supportant beaucoup de reproche et d'opposition. Mais ce qui causa la chute des autres, s'avéra de la même façon être la source de leur échec. Car aussi furent-ils corrompus par le pouvoir de la mondanité, ce qui bientôt les mit à l'épreuve, pour montrer ce qu'ils auraient fait s'ils avaient reçu plus ; et ils comptèrent également trop sur leur dispensation de l'eau, au lieu de passer à plus pleinement celle du feu et du Saint-Espri, ce qui était Son baptême qui vient avec son « van à la main, pour qu'il puisse complètement(et pas seulement en parti) nettoyer son aire », et enlever les impuretés et l'étain de son peuple, et rendre l'homme plus raffiné que l'or. Par conséquent, ils devinrent, grossiers et sournois, opposé à une plus grande connaissance ; perdant de vue leur enfance et leur jeunesse qui leur avaient donné quelque chose d'une réelle beauté. Beaucoup de gens laissèrent tomber aussi bien toutes les églises que les sociétés en vue, pour errer de haut en bas comme des brebis sans berger, et comme des colombes sans leurs compagnons, à la recherche de leur bien aimé. Mais ils ne pouvaient le trouver, comme leurs âmes désiraient le connaître, celui que leurs âmes ont aimé au-dessus de leur plus grande joie.

Ces gens étaient appelés Seekers par quelques-uns, et la famille de l'amour par d'autres. Quand ils firent connaissance entre eux ils se rencontraient quelques fois ensemble ; mais non formellement pour prêcher ou prier, en des temps ou des endroits fixés, selon leurs bon vouloir, comme ils avaient coutume de faire auparavant ; mais au lieu de cela, ils attendaient ensemble, et comme quelque chose se leva dans l'esprit de l'un d'eux qui leur semblait provenir de Dieu, ils pouvaient quelquefois en parler. Après une abondance de révélation, quelques-uns de ces gens, qui n'ont pas gardé l'humilité et la crainte de Dieu, furent exaltés à outre mesure ; et afin de vouloir garder leur esprit humblement dépendant de lui qui ouvrait leur compréhension pour voir de grandes choses dans sa loi, ils allèrent courir dans leur imagination, [ils commencèrent à enseigner et à prêcher avant même d'en être autorisés et finalisés par le Seigneur ]. la mêlant ainsi avec leurs ouvertures divine, ils apportèrent une monstrueuse naissance ; au scandale de ceux qui craignaient Dieu, et qui chaque jours attendaient dans le temple, qui est bâti non pas de mains d'hommes, pour la consolation d'Israel ; le Juif intérieur, circonscit dans l'esprit.

Ce peuple reçut le nom de Ranters par leurs discours et pratiques extravagantes. Car ils interprétaient la Loi accomplie par Christ pour nous, comme étant dans le but de nous soustraire de toute obligation et devoir que requérait la loi. Au lieu de la foi et la repentance remplaçant la loi, ils croyaient que ce n'était plus un péché de faire ce qui auparavant était péché. Ils croyaient que la crainte servile de la loi avait été enlevée par Christ, et que tout ce que l'homme faisait était bon, s’il y croyait. Tellement de gens tombèrent dans le mal à l'état brut et massif ; ayant comme excuse qu'ils pouvaient commettre les mêmes actions qui pour les autres étaient considérés comme péchés ; de cette façon donnant l'occasion de juger de péché ou pas. Ceci augmenta le péché par l'augmentation de la grâce, et tourna la grâce de Dieu en un manque de retenue quant au mal, autorisant le péché de façon plus sur que jamais ; comme si Christ était venu non pas pas pour nous sauver de nos péchés, mais pour nous sauver tout en continuant de pécher ; non pour enlever le péché, mais pour que nous puissions pécher encore plus librement à ses frais, et avec moins de danger pour nous-mêmes. Ceci en attira beaucoup, pour les mener à une complète et triste perte de leur condition éternelle ; et ils devinrent très ennuyeux pour les personnes responsables. Ils donnèrent également aux gens qui pratiquaient le péché, une excuse à leurs mauvais comportements.

C'était environ à la même époque, comme vous allez le constater dans les écrits qui suivent, que l'éternel, sage, et bon Dieu se plut, dans son amour infini, à honorer et visiter cette confuse et sombre nation avec son jour glorieux-déversé du haut des cieux. Dieu pourvut a un son plus sûr et plus certain de Sa parole de Lumière et de Vie, à travers le témoignage d'un vase élue. Ce témoignage fût efficace et prémédité de façon bénit, et dont plusieurs milliers peuvent dire, Gloire soit au Nom du Seigneur pour toujours !

Car comme ce témoignage atteingnait la conscience et brisait le coeur, il en ramena beaucoup dans le bon sens et à chercher. Ce que les gens avaient recherché vainement à l'extérieur, avec beaucoup de mal et de dépense, par ce ministère ils trouvèrent à l'intérieur ce qu'ils cherchaient et désiraient : la bonne voie pour la paix avec Dieu. Car ils étaient dirigés vers la Lumière de Jésus-Christ au dedans d'eux, comme la semence et le levain du Royaume de Dieu ; près de tous, car Il est en tous, et le talent de Dieu pour tous. La Lumière de Christ en eux étant un fidèle et véritable témoins et un surveilant juste dans chaques coeurs. La lumière de Christ étant le don et la grâce de Dieu pour le salut et la vie, qui apparait pour tous, bien que peu y porte attention. Le chrétien traditionnel a méprisé cette lumière comme quelque chose d'inutile et d'ordinaire, ou bien s'y est opposé comme à une nouveauté, sous de durs qualificatifs et noms. En raison de la vanité du Chrétien traditionnel envers lui-même, et étant fort dans ses propres volontés et son égoïsme, et étant dominé par un zèle et une passion ; il reniait, dans son esprit ignorant et coléreux, toute nouvelle manifestation de puissance et de l'esprit de Dieu dans l'homme de nos jours, bien qu'il était plus que jamais nécessaire pour faire de vrais chrétiens. Ce reniement était similaire à ces Juifs qui autrefois, rejetèrent le Fils de Dieu à cette même période où ils professaient aveuglément être en attente du Messie à venir ; parce qu'il ne leur étaient pas apparût tel que leur esprit charnel s'y attendait.

Cette confiance en la lumière du Christ amena ainsi beaucoups de livres injurieux, qui comblaient d'envies la plupart des personnes, et pour d'autres de la colère. Pour ceux qui reçurent la lumière de Christ, cette colère et cette envie rendaient le chemin de ce témoignage béni étroit et resserré en effet. Cependant, cet oeuvre appartenait à Dieu ; ce témoignage toucha, rassembla, réconforta, et établit efficacement celui qui était fatigué et lourdement chargé, l'affamé et l'assoiffé, le pauvre et l'indigent, et celui qui est tristr et souffrant de plusieurs maladie, ayant tous dépensé sur des médecins sans valeur, et attendant pour un soulagement venant du ciel, leur unique secour venant d'en haut. Après avoir sérieusement tous essayé, ces personnes vîrent que personne d'autre que Christ lui-même ne pouvait les aider, la lumière de Son visage, le fait de toucher Son vêtement, et un secours provenant de Sa main. La seule aide véritable provient de celui qui guérit la perte qu'avait cette pauvre femme, qui releva la servante du centurion, le fils de la veuve, la fille du centenier, et la mère de Pierre. Et, comme elle, ils ressentirent aussitôt Sa puissance et Son efficacité sur leurs âmes, mais ils lui furent obéïssants en témoignage à sa puissance ; lui obéïssant avec des volontés résignés et des coeurs fidèles,parmis toutes les moqueries, les contradictions, les confiscations, les violences, les imprisonments, et beaucoups d'autres périls auxquels ils furent confrontés à cause de Son Nom béni.

Et vraiment leur ennuis furent nombreux, et très grands ; de sorte que selon toute probabilité humaine ils auraient dû avoir été dévorés rapidement par les vagues fiers et violentes qui montaient et frappaient contre eux, sauf que le Dieu de toute leur miséricorde était avec eux dans toute son autorité, de sorte que les collines ont souvent fui, et les montagnes ont fondu devant la puissance qui les remplissait ; travaillant puissamment pour eux, aussi bien qu'en eux, l'un n'allant pas sans l'autre. Par cela ils virent simplement, au-delà de leur grande confirmation et de leur confort, « que toutes choses étaient possible avec Christ ». Et plus Dieu exigeait, ce qui semblait contarier la sagesse des hommes et les exposer à la colère de hommes, et plus Dieu semblait les aider et les porter à travers toute cette opposition pour sa gloire. L'aide de Dieu fût tellement grande que si jamais il y eût quelqu'un pour dire en vérité, « Tu es mon soleil mon bouclier, mon rocher et mon sanctuaire, et Avec toi je me précipite sur une troupe en armes, Avec mon Dieu je franchis une muraille, et avec toi nous avons mis en fuite des armées étrangères », cette personne aurait eu raison de le dire. Et comme Dieu avait libérés leurs âmes des  fardeaux fatiguants et de la vanité, enrichit leur pauvreté d'esprit, et rassasié leur faim et leur soif de justice éternel, qu'Il les avait rempli des bonnes choses provenant de sa maison, et fait d'eux des commissaires de ses dons multiples ; ainsi ils allèrent par tous les coins des nations, afin de déclarer à leurs habitants, ce que Dieu avait fait pour eux. Ils déclarèrent à tous ce qu'ils avaient trouvé, et où et comment ils avaient trouvé : la voie de la paix avec Dieu ; les invitant tous à venir, voir, et goûter par eux-mêmes cette vérité qu'ils leurs déclaraient.

Et leur témoignage était pour la moralité de Dieu en l'homme, la perle de grand prix et le levain du Royaume, comme les seuls moyens béni désigné par Dieu pour rendre l'homme vivant, convaincu, sanctifié. Ils leurs expliquèrent ce qu'était l'Esprit de Dieu dans l'homme, et la raison pour laquelle il leur fût donné, et comment le reconnaître à partir de leur propre esprit, et l'apparence subtile du malin. Et ils expliquèrent ce qu'Il ferait à ceux dont l'esprit tournerait le dos à la vanité mondaine, ses enseignants et leurs voies sans vie. Ils expliquèrent la façon d'adhérer à cette lumière béni en eux- mêmes, qui dévoile et condamne le péché sous toutes ses apparences, et montre comment le vaincre, lorsque disposé et obéïssant à ses saintes manifestations et convictions. Ils démontrèrent comment la lumière donnait le pouvoir d'éviter et de résister à ces choses qui déplaisent à Dieu, et de grandie en force dans l'amour, la foi, et les bones oeuvres. Les actions de la Lumière donne à l'homme, dont le péché l'a rendu comme un désert, envahi de ronce et d'épine, l'opportunité de devenir comme le jardin de Dieu, cultivé par Sa Puissance Divine, et remplis des plus vertueuses et les plus belles plantes de Dieu planté par sa propre main habile, pour Son éternelle louange.

Mais ceux-ci, qui avaient expérimenté les interventions de la Lumière et qui étaient prédicateurs des bonnes nouvelles de la vérité et du Royaume de Dieu, ne pouvaient pas courir quand ils le voulaient, ou prier ou bien prêcher comme cela leurs plaisaient ; mais seulement après avoir été préparé par Christ leur rédempteur et conduit par Son Esprit béni, pour qui ils attendaient pendant leurs services et leurs réunions, et parlaient comme l'esprit leur donnaient le propos. Leurs paroles étaient comme ceux ayant autorité, et non pas comme les Pharisiens rêveurs, sèches, et formalistes. Et ainsi il était simplement évident pour celui qui était sérieusement disposé, dont l'oeil spirituel était ouvert dans une quelconque mesure par le Seigneur Jésus. À l'un fût donné une parole d'exortation, à un autre une parole de reproche, une parole de consolation ; et tous par le même Esprit et dans son bon ordre, pour la conviction et l'édification de Plusieurs.

Et vraiment, ils devinrent forts et confiants à travers la fidélité ; et par la puissance de l'esprit du Seigneur Jésus, ils devinrent vraiment fructueux. En peu de temps des milliers se tournèrent vers la vérité à travers le témoignage de leurs ministères et de leur souffrance. Ainsi dans la plupart des comtés, et dans plusieurs des viles considérables de l'Angleterre, des réunions étaient organisées ; et chaque jour s'ajoutait ceux qui devaient être sauvés. Car ils étaient assidus pour planter et pour arroser, et le Seigneur bénissait leur travail avec une très grande augmentation ; en dépit de toute opposition faite à leur progrès béni, par de fausses rumeurs, des calomnies, et d'amères persécutions. Cette opposition venait non seulement des puissances de la terre, mais de quiconque souhaitait leur faire du mal et abuser d'eux ; tellement qu'on aurait dit de pauvres brebis destinées à l'abattoir, et alors qu'une personne passait sa journée à tuer.

Cela prendrait un volume plutôt qu'une préface pour pouvoir répéter le contenu de leurs souffrances cruelles, autant de la part des « chrétiens » que de l'irrévérencieux, provenant également des magistrats aussi bien que de la populace. On pourrait bien dire à propos de ces personnes maltraitées et méprisées qu'ils sont allés semer au milieu des larmes versées, portant le témoignage à la précieuse semence, la semence du Royaume, celle qui ne se trouve point dans des paroles, (des paroles que pas même l'intelligence la plus grande et subtile de l'homme peut fournir), mais dans la Puissance. Le Royaume se trouve dans la Puissance du Christ Jésus, à qui Dieu le Père donna toute puissance dans le ciel et sur la terre, afin qu'Il puisse dominer les Anges d'en haut, et les hommes d'en bas. Christ leur a donné le pouvoir, comme en témoignent leurs oeuvres, par la multitude qui se tourna vers leur ministère en sortant des ténèbres pour entrer dans la Lumière, et quittant la voie spacieuse pour emprunter le chemin étroit. Ceci amena des personnes à une conversation importante, sérieuse, et pieuse ; la pratique de la doctrine qu'ils ont enseignée.

Commentaire de l'Éditeur de ce Site : A propos de ses vrais fidèles, Jésus a dit : « Le serviteur n'est jamais supérieur à son Maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. » (Jean 15:20). Au temps de Fox, Il y eût quatre gouvernements en Angleterre : Charles Ier, Oliver Cromwell, Charles II, and James II. Seulement durant le règne de Charles II, 13,562 Quakers furent emprisonnés ; 338 mort de blessures infligés dans les réunions ou emprisonnés, et 198 furent condamnés à l'esclavage en mers. (Source : Catholic Encyclopedia). Sous le reigne de tous les rois, Souffrances de Besse dénombre 869 Quakers qui moururent en prison. Quand on les envoyaient en prisons, même leurs enfants étaient vendu comme esclaves. D'autres innombrables virent leurs propriétés privés être saisi aussi « dépossédés » par ordre des tribunaux ; pour cause de refus de prêter serment par conviction, à défaut d'enlever leurs chapeaux à la court, de voyager le Dimanche, à défaut d'assister à des services religieux approuvés par l'État, à défaut de payer des dîmes à des personnages approuvés par l'État, et de se réunir en groupes dont le nombre dépassait cinq personnes. Fox écrivit dans son Journal : « Les Amis n'ont jamais craint leurs actions, prisons, geôle, maisons de correction, exil, ni la saisie de propriétés privés ; non, ni même la perte de leur vie ; n'eut-il été de quelque persécution que ce soit, mais nous vîmes combien cela pouvait produire quelque chose de bon. » La souffrance des premiers Quakers est un lourd témoignage de l'authenticité de leur foi, car Christ nous a dit que ses disciples rencontreront toujours la haine du monde, particulièrement des soi-disants religieux du monde. Les Quakers furent persécutés par les Puritains, Baptises, Presbyteriens, et en Europe par les Anglicans.

Il n'y a aucun retour à la vie ni de régénération des âmes mortes sans ce secret, la Puissance Divine. Ainsi, le manque de cette puissance et de cette vie génératrice et procréatrice est la raison pour laquelle les nombreux autres ministères ont produit que peu de fruits, maintenant et par le passé. Ah ! que les ministres et les gens étaient sensibles à cela ! Mon âme est souvent préoccupée par eux, j'ai de la peine et de la tristesse à cause d'eux. Ah ! qu'ils étaient sages ! Ah ! qu'ils auraient pu considérer et mettre la cape au coeur des choses qui les conduisent vraiment et sérieusement vers leur paix durable !

Deux choses doivent être brièvement évoquées : 1) la doctrine qu'ils ont enseignée, et 2) l'exemple qu'ils ont montré parmi les gens. J'ai déjà démontré leur principe fondamental, qui est la pierre angulaire de leur bâtiment ; et bien sur de leur caractéristique, ou bien leur principal point voir principe de distinction : la lumière de Christ à l'intérieur de tout homme qui vient dans le monde, comme le don de Dieu pour le salut des hommes. Ceci, dis-je, est la racine du bel arbre des doctrines qui poussent et se ramifie de là, ce qui est, et je cite, dans leur ordre naturel et expérimenté.

Premièrement, la repentance des oeuvres mortes pour servir le Dieu, ce qui comprend trois opérations :
   1) la vue du péché,
   2) une ferveur et un sentiment de tristesse, et
   3) un changement pour le futur.

Ainsi, ils prêchèrent sur la repentance avec insistance, et les gens se tournèrent naturellement vers ce principe.
Car par la lumière est venue la vue du péché ;
Et la vue du péché nous amène à un sentiment de tristesse ; 
Puis avec ce sentiment de tristesse à propos du péché révélé par la lumière, vint un changement de vie - la repentance.

Cette doctrine de repentance nous conduit à la justification ; étant le pardon des péchés commit en passant par l'unique propitiation, Christ ; ainsi que la sanctification ou la purification de l'âme de la nature fuyante et des habitudes du péché ; ce qui est la justification dans tout le sens du terme : comprenant la justification de la culpabilité des péchés commit, comme s'ils n'avaient jamais été commis, à travers l'amour et la miséricorde de Dieu en Christ Jésus ; et la créature étant rendu juste intérieurement à travers la puissance purificatrice et l'Esprit de Christ révélé dans l'âme, communément appelé la sanctification.

D'ici jaillît une deuxième doctrine dont ils furent conduits à déclarer, comme la marque du prix du grand appel : la perfection en dehors du péché, qui, selon les écritures de vérité, témoigne que cela est la fin de la venue de Christ, et la nature de son Royaume, et la raison pour laquelle son Esprit est là et qu'il nous a été donné. Mais ils n'ont jamais tenu la perfection de la sagesse et de la gloire dans cette vie, ni des infirmités naturelles ni de la mort, comme certains ont avec leurs mauvaises pensées, la faiblesse d'imaginer et d'insinuer contre eux. Ils appellent cela la situation de rachat, la régénération, ou bien la nouvelle naissance  ; qui enseigne partout, selon leurs bases, cela à moins que leur travail soit connu, il n'y avait aucun héritier du Royaume.

Troisièmement, ceci nous conduit à une compréhension des récompenses et des punitions éternelles. Évidemment, ils croient à cela. Contrairement à tout le monde, ils doivent être les plus misérables, eux qui pendant plus de quarante ans ont souffert grandement à cause de leur engagement  ; et ils furent traités, dans certains cas, plus méchamment que le pire des hommes - oui, comme des ordures et le rebut de toute chose.

C'était le but de leur doctrine et de leur ministère, dont, la majeure partit, est ce que les autres professeurs de la Chrétienté prétendaient détenir en paroles et en formules, mais non dans le pouvoir de la piété. Ce qui, de manière générale, fut depuis longtemps perdu par l'homme en s'écartant de ce principe et de cette de vie qui est dans l'homme, et que l'homme a négligée, et qui en a perdu le sens. Seulement par cette semence de vie peut-il être ravivé dans son esprit afin de servir le Dieu vivant en nouveauté de vie. Car alors que la vie de la religion était perdue, la plupart des gens vivaient et adoraient Dieu selon leurs propres volontés, et non selon la volonté de Dieu, ni la pensée de Christ, qui se trouvait dans les oeuvres et les fruits du Saint-Esprit. Ainsi, les Quakers n'exprimaient pas d'opinions, mais témoignaient à partir d'expériences, ils n'exprimaient pas non plus de formes de religion, mais démontraient par contre de la piété. Ils étaient sensibles en eux-mêmes, à travers les oeuvres de justice et de jugement de Dieu, et que sans la sainteté aucun homme ne peut voir le Seigneur avec réconfort.

À coté ces doctrines, et hors de ceux-ci jaillît plusieurs différentes doctrines, tel de plus grandes branches, qui démontraient et expliquaient davantage la vérité l'efficacité de la doctrine générale observé avant dans leurs vies et les exemples qui suivent :

I. La communion et l'amour les uns pour les autres : Ceci est une remarque noté par toute sortes de gens les concernants : « Ils se réunissent, ils s'entraident et sont solidaires. » Il n'est pas rare d'entendre certains dire, « Regardez combien les Quakers aime et s'entraident. » D'autres moins tolérants diront, « Les Quakers n'aiment personne d'autre qu'eux-mêmes. » Et si le fait de s'aimer les uns les autres, d'avoir une communion intime dans la religion, et un soins constant de rencontrer et d'adorer Dieu et de s'aider les uns les autres est la marque du Christianisme primitif, ils possèdent tout cela en abondance, béni soit le Seigneur.

II. Aimer vos ennemis : Ça, ils l'enseignaient et le pratiquaient ; car jamais ils ont cherché à se venger pour le mal qui leurs a été fait, et condamnaient la vengeance comme étant un esprit non chrétien. Mais ils pardonnaient gratuitement, oui, ils aidaient et soulageaient ceux qui avaient été cruels envers eux. Ils leur pardonnaient et leur apportaient de l'aide, même lorsque la revanche fut en leur pouvoir ; à ce sujet, beaucoup d'exemples pourraient être cités ; s'efforçant, par la patience, de surmonter l'injustice et l'oppression, et prêchant cette doctrine en tant que Chrétien afin que d'autres puissent suivre l'exemple

III.Ils pensaient qu'il était suffisant de toujours dire la vérité, d'après le commandement de Christ en ses propres mots : « que votre parole soit oui, oui, non, non ». Ils ont suivi l'interdiction formelle de Christ, « de ne jurer aucunement », Mat 5:34. étant assujettie et lié par la vérité en eux-mêmes, il n'était pas nécessaire de prêter serment, s'aurait été une honte pour leur honnêteté Chrétienne que de garantir leur vérité par une façon si extraordinaire de parler. En même temps, ils offrirent d'être punis pour un faux témoignage, tout comme les autres pour motif de parjure, si jamais ils avaient été trouvés coupables. Ils écartaient tout serment profane, pour lequel le pays est toujours affligé, et pour lequel le grand Dieu était, et n'en demeure pas moins offensé.

IV.Ne pas combattre, mais plutôt souffrir est un autre témoignage particulier de ces personnes. Ils affirment que le Christianisme enseigne les gens, « de leurs épées à forger des socs à charrues, et de leurs lances, à en faire des émondoirs, et ne plus jamais apprendre à faire la guerre, afin que le loup puisse se coucher avec l'agneau, et le lion avec le veau, et que plus rien de destructeur ne soit nourri dans le cœur des gens » ; les exhortant à employer leur zèle contre le péché, et à retourner leur colère contre satan, et plus jamais de guerre les uns contre les autres ; parce que toutes les guerres et les combats résultent des passions provenant du cœur de l'homme, selon l'apôtre Jacques et non du doux esprit du Christ Jésus, qui est le capitaine d'une autre guerre, qui s'effectue avec d'autres sortes d'armes. Ainsi, comme nous le disons, la vérité a annulé le serment, tout comme la foi et la patience ont annulé le combat, dans la doctrine et la pratique de ces gens. En cela seraient-ils désagréables aux yeux du gouvernement civil, puisqu'ils ne peuvent pas se battre pour cela, ni se battre contre cela, ce qui n'est pas moins sécuritaire à toute situation ; non plus est-il raisonnable que ces personnes puissent être blâmées de ne pas vouloir se battre pour les autres, quand ils ne peuvent même pas se battre pour eux-mêmes. Et mis à part le christianisme, si les coûts et les fruits de la guerre étaient longuement mûri, la paix avec ses inconvénients est généralement préférable. Mais bien que s'opposant aux combats, ils étaient tout de même soumis au gouvernement ; et cela non seulement par la crainte, mais aussi par motif de conscience, là où le gouvernement n'interfère pas avec la conscience, croyant cela être une ordonnance de Dieu, et quand il est administré avec justice, c'est un grand avantage pour l'humanité. Bien que ç’ait été leur sort, à travers le zèle aveugle de certains, et d'autres par intérêt, d'en avoir senti les coups avec un poids plus grand et une rigueur plus grande que toute autre persuasion dans cet âge ; alors que, de tous les autres (mis à part la religion), ils ont occasionné au magistrat civil le moins d'ennuis dans l'exercice de sa fonction.

V.Une autre caractéristique de ces gens est leur refus de payer des dîmes ou de soutenir le ministère national. Ils refusent pour deux raisons : 1) ils croient que tout service par obligation, même pour les ministres de l'évangile, est illégale, et expressément contraire au commandement de Christ ; « Tu as reçu gratuitement, donne gratuitement » et croyant qu'au moins le service des ministres de l'évangile devrait être gratuit et non forcé ; et 2) parce que ces ministres ne prêchent pas l'évangile, ils ne se basent pas sur le Saint-Esprit, mais plutôt sur des enseignements et des principes humains. Leur refus n'est pas en raison de leur mauvaise humeur ou de leur hargne, mais de pure conscience envers Dieu. Ils ne peuvent aider à soutenir les ministres nationaux là où ils demeurent ; car de tels ministres nationaux possèdent beaucoup trop de biens et ont visiblement part à la voie de la mondanité avec ses avantages et ses promotions.

VI.Ne pas faire acception de personne était une autre de leurs doctrines et de leurs pratiques, pour lesquelles ils étaient battus et maltraités. Ils affirmaient qu'il est pécheur de donner des titres flatteurs, ou d'user de gestes et de compliments futiles de respect. Ils ont honoré la vertu et l'autorité, mais de façon pure et simple. Leur manière était toujours sincère et sérieuse, rappelant les exemples de Mardochée et de Elihu ; mais plus spécialement le commandement de leur Seigneur et Maître Jésus-Christ, qui interdit à ses disciples d'appeler les hommes rabbi, ce qui implique le Seigneur et Maître. Aussi ils rejetaient et refusaient les souhaits et les salutations qui étaient à la mode en ce temps-là  ; de sorte que le narcissisme et l'honneur auxquels l'esprit fier de l'homme est enclin dans sa basse condition, ne devait pas être nourrit, mais plutôt réprimandé.

VII.Ils utilisaient aussi le langage simple comme le « Tu » et le « Toi » pour s'adresser à une seule personne, peu importe quelle était sa position parmi les hommes. Et en effet, la sagesse de Dieu se fit remarquer, en amenant ainsi ces personnes d'apparence si simple ; car c'était une étroite et remarquable épreuve pour les esprits de ceux qu'ils affrontaient ; exposant ce qu'il y avait en eux et ce qui prédominait, peu importe la religion qu'ils professaient haut et fort. Pour beaucoup d'entre eux, ce langage était dur, et ils en étaient si affectés qu'ils disaient, « Tu, à moi ! Toi mon chien ? Si tu me tutoies, je vais t'enfoncer tes dents dans ta gorge » ; en oubliant le langage qu'ils emploient quand ils s'adressent à Dieu dans leurs propres prières, et la manière courante des écritures, et cela est une façon absolue et essentielle de parler. Et quel bien leur religion leur a-t-elle fait, à eux dont la sensibilité fut frappée d'indignation à cause de l'utilisation de ce langage simple, honnête et vrai ?

Commentaire de l'Éditeur de ce Site : Toi et tu était également enseignés dans les livres de grammaire de ce temps-là comme la manière appropriée de s'adresser au singulier ; et ceux qui avaient de « l'importance » exigèrent plutôt être adressés à la forme plurielle « vous » . Puisque ce n'est plus enseigné comme étant la manière correcte, l'utilisation du « tu » et du « toi » n'est plus un témoignage contre l'honneur, exigé par l'homme.

VIII.Ils recommandèrent le silence par leur exemple, usant de très peu de paroles en toutes occasions. En affaire, ils étaient de parole  ; et les nombreuses paroles de leurs clients ne pouvaient les tenter ; car ils avaient plus de respect pour la vérité que la coutume, pour l'exemple plutôt que pour le gain. Ils recherchaient la solitude ;mais lorsqu'ils étaient en compagnie, ils ne voulaient ni avoir ni entendre volontairement des discussions inutiles et illégales. Gardant ainsi leur esprit pur et paisible loin des pensées peu lucratives et des diversions. Ils refusaient également les usages habituels « Bonne nuit, Bon matin, et Que Dieu te fasse prospérer. »Car ils savaient que la nuit était bonne, et que le jour était bon, sans avoir recours à des souhaits d'aucune sorte  ; et que dans l'autre expression, le saint nom de Dieu était utilisé trop légèrement et de manière inconsidérée, et par conséquent, pris en vain. Sans compter que c'était des mots et des souhaits bien sûr, et qui avaient peu de signification ; tout comme il n'y a aucun amour ni service dans la coutume de mettre votre chapeau à vos genoux et de vous incliner. Ces coutumes et paroles excessives, aussi bien que les autres choses, étaient écrasantes pour eux ; et donc, non seulement ils refusèrent de les utiliser, mais ils les dénoncèrent aussi.

IX. Ils refusèrent pour la même raison de porter un toast, (de boire à l'honneur de quelqu'un), ou de boire le premier pour ensuite passer la coupe à l'autre, à la manière du monde. Des pratiques qui étaient non seulement jugées inutiles, mais mal ; car ils encourageaient à boire plus qu'il était profitable pour les gens, car cela était fallacieux et païen.

X.Leur manière de se marier leur est propre et démontre un soin de distinction au-delà des autres sociétés qui professent le christianisme. Ils disent que le mariage est une ordonnance de Dieu, et que seulement Dieu peut joindre correctement l'homme et la femme dans le mariage. Par conséquent, ils n'ont recours à ni prêtre ni magistrat, mais l'homme et la femme concernés se prennent l'un et l'autre en présence d'un nombre de témoins digne de foi, « en se promettant à l'un et l'autre, avec l'assistance de Dieu, de s'aimer fidèlement dans cette relation jusqu'à ce que la mort les sépare ». Mais avant le mariage, ils se présentent premièrement à la réunion mensuelle pour les affaires de l'église où ils résident ; et là, déclarant leur intention de se marier, s'assurant que la réunion n'y voit aucune objection. On leur pose les questions nécessaires, comme à savoir si les parents ou les responsables ont consenti à leur intention. La marche à suivre de la réunion est de transcrire leur déclaration, et de désigner les personnes appropriées afin de s'enquérir de leur conversation et de la clarté de la part des autres, et s’ils se sont acquittés de leurs devoirs envers leurs parents et leurs responsables. Ces investigateurs rédigent rapport à la prochaine réunion mensuelle en présence des fiancés. Dans le cas où, il apparait qu'ils ont procédé dans l'ordre, la réunion approuve alors leur proposition, et transcrit cela dans le livre de réunion. Et dans le cas d'une femme qui serait veuve, et qui aurait un enfant, tout le soin est pris afin de faire le nécessaire pour ses enfants avant le remariage. Ils avisent alors les parties concernés pour décider du temps et de l'endroit qui conviennent, et donnent les consignes appropriées à leurs parenté, amis et voisins qui désireraient être témoins de leur mariage. Dans la réunion, ils se prennent l'un et l'autre par la main, et prononcent leurs noms, promettent réciproquement amour et fidélité tels qu'exprimés auparavant. On fait un certificat narratif dans lequel les mariés sont les premiers à signer, de ce fait constituant leur acte et leur contrat  ; et alors, les parents, les spectateurs, et les auditeurs signent leurs noms en tant que témoins de ce que le couple a déclaré et écrit. Ce certificat est ensuite inscrit dans le registre officiel de réunion où le mariage a été célébré. Après que cette pratique de mariage eut été disputé et contesté pour le manque de formalité habituelle du prêtre et de l'anneau, comme il se doit, il fut jugé à la court de la loi comme étant un mariage approprié. Cette société refuse les cérémonies d'anneaux et de prêtes en se basant sur leur conscience, étant raisonnablement soutenu par les exemples des écritures, démontrant qu'un prêtre n'a aucune part dans un mariage autre que d'être l'un des témoins, devant lequel les Juifs s'unissaient l'un à l'autre dans les liens du mariage. Ces gens voyaient en la nécessité d'un prêtre dans le mariage, une mesure pour faire avancer le pouvoir et le profit du clergé. Ils considéraient l'utilisation de l'anneau, comme étant païenne et vaine, ce qui ne fut jamais pratiqué parmi le peuple de Dieu, les Juifs, ou les premiers Chrétiens. Les paroles des formes habituelles, telles que « avec mon corps, je t'adore, »etc.sont difficilement défendables. En bref, leur méthode est plus soignée, exacte, et constante que n'importe quelle autre forme qui est utilisée de nos jours, et libre de tout inconvénient des autres méthodes. Leurs soins et leurs contrôles sont tellement nombreux qu'aucun mariage clandestin ne peut être exécuté parmi eux.

XI.Je ferai mention de leurs naissances et de leurs enterrements, que trop de sois- disant chrétiens assistent avec beaucoup de splendeur et de solennité. Pour la naissance, les parents donnent un nom à leur propre enfant, ce qui est habituellement fait quelques jours après la naissance, en présence de la sage femme, (si elle peut être là), et ceux qui étaient présents lors de la naissance, etc. Ces témoins par la suite signent l’acte de naissance et de nom du poupon ou de l'enfant, qui est enregistré dans le livre approprié de la réunion mensuelle à laquelle appartiennent les parents, tout cela fait sans accoutumance à des cérémonies ou des festivals.

XII.Leurs enterrements s'effectuent avec la même simplicité. Si le corps du défunt est près d'un quelconque endroit de réunion publique, il est habituellement porté là, afin que la réception accommode mieux ceux qui l'accompagnent à son lieu d'enterrement. Bien que la réunion se rassemble pour les funérailles, de temps en temps quelqu'un a un mot d'exhortation, dans l'intérêt des personnes qui sont présentes. Après quoi le corps est emporté par les jeunes hommes, ou par ceux de leur voisinage, ou encore par les proches du défunt. Le corps est placé dans un cercueil, modeste et simple sans aucun recouvrement ni aucune sculpture dessus. À l'endroit de l'ensevelissement, ils font une pause pendant quelques instants avant de descendre le cercueil dans sa fosse, permettant à quiconque à un penchant pour exhorter les personnes à ne pas être désappointées. Ceci permet aux parents d'être plus réservés et solennels tandis qu'ils se séparent une dernière fois le corps de leur parent défunt. Cette occasion permet également aux spectateurs d'avoir le sens de la mortalité et de réfléchir sur leur propre fin de vie. Autrement, ils n'ont aucun rite, ou de cérémonie en place. Les parents du défunt ne portent pas non plus d'habit de deuil, qu'ils considèrent comme de pompeuses cérémonies mondaines. Ils considèrent que le seul deuil Chrétien qui est approprié est celui de l'esprit, sensible à la perte, et à l'amour qu'ils avaient pour eux, et a leur mémoire. Ce deuil devait être extérieurement exprimé par un respect de leur avis et une attention envers ceux qu'ils ont laissés derrière eux, et leur amour envers leurs bien-aimés. Une telle conduite de leur part, bien que démodée, ne laisse rien d'important qui est négligé ou inachevé. Puisqu'ils aspirent à vivre dans la simplicité, voici ce qu'ils observent avec grande satisfaction, bien qu'ils fussent parfois ridiculisés par le monde illusoire dans lequel ils vivent. 

Ces pratiques semblaient grossières et désagréables pour la plupart des gens, ils les jugeaient radicales, à vrai dire, dans un certain sens ils l'étaient ; mais pas plus que Paul qui lui fut reproché, c'est à dire de ramener à nouveau les choses dans leur bon ordre primitif. Car ceux-ci et de pareilles pratiques comme les leurs ne provenaient pas de l'humour, comme certains s'imaginaient, mais du fruit d'un sentiment intérieur, que Dieu, à travers sa crainte, avait crée en eux. leur but n'était pas de contredire le monde , ou de se différencier eux-mêmes ; rien de tel n'était pas leur affaire, et tel n'était pas leur intérêt. Ce n'était pas leur but de déclarer ou de recommender le shisme ou bien la nouveauté. Mais Dieu, leur ayant donné une vision d'eux-mêmes, ils voyaient le monde entier à travers le même miroir de vérité ; et ils étaient sensible à discerner les  penchants ainsi que les passions des hommes, également les montés et les tendances des coutumes qui gratifiaient « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et la vanité de la vie, qui ne vient pas du Père, mais du monde ». Cela et bien d'autres vaines coutumes jaîllirent des penchants et des passions des hommes, qui étaient dans cette nuit de ténèbre et d'apostasie qui planait sur le peuple, par leur dégénérescence de la Lumière de l'Esprit de Dieu. De vaines coutumes comme celle-ci, sont vu par le jour céleste de Christ, qui pénètre l'âme, afin de reconnaître leur méchanceté, ou pour éprouver la douleur de leur pratique. Et bien que ces choses aient semblés insignifiantes pour certains, et qu'elles aient rendu ces personnes avares et vaniteuses selon les opinions de telles personnes, il y avait et il y a beaucoup plus de vanité dans ceux qui les jugent, qu'ils ne l'imaginent. Ce n'était pas vraiment facile pour nos Amis primitifs de se faire remarquer, d'être donné en spectacle, ainsi qu'être les « Méprisés et la risé du monde » ; ce qu'ils avaient facilement perçu comme étant le résultat de leur pratique non-conformiste Mais dans la folie de ces choses du monde, on a pu y voir la sagesse de Dieu.

Premièrement : Qu'ils ont découvert la satisfaction et l'intérêt que les gens avaient pour les tendances de ce monde ; toute déception relatif à la négligence de suivre la mode les rendaient désagréables en dépit de leur grande honnêteté, de leur vertu, leur sagesse et leur capacité.

Deuxièmement : Leur pratiques ont stoppés la conversation de manière profitable et opportun ; rendant leurs parents et autres connaissances mal à l'aise en leurs compagnie, cela leur donna l'occasion pour plus de temps de retraite et de solitude, pour être en meilleur compagnie, le Seigneur Dieu lui-même, leur Rédempteur. Ils grandissaient en force dans Son amour, dans sa Puissance, ainsi que dans Sa sagesse, et ils éaient mieux qualifiés pour être à Son service ; et leur succès le démontrait abondamment ; béni soit le Nom du Seigneur.

Et bien qu'ils n'étaient pas reconnu ni instruits aux yeux de ce monde, (car alors ils ne cherchaient pas de fidèles pour leur propre mérite et autorité), déjà qu'ils étaient parmi les plus tempérés dans les métiers qu'ils occupaient, et avaient la plus grande réputation d'être religieux. Plusieurs d'entre eux avaient une bonne position, une richesse, de même qu'une bonne réputation parmi les hommes.

Certain parmi eux ne désiraient pas de richesse, ni d'instruction, ou de domaine. Bien que comme dans les temps anciens,il y eut peu de sage ou de dignitaire appelé, ou du moins qui ont accepté l'appelle de la vocation céleste, à cause de la croix de Christ, une obligation pour ceux qui professent sincèrementde telles croyances.

Mais ni la richesse ni l'instruction ne font de l'homme de meilleurs Chrétiens, bien qu'ils peuvent faire des hommes de meilleurs orateurs et argumentateurs. C'est l'ignorance des gens au sujet du don divin de la purification qui amène ce malfaisant et vulgaire mépris de la profession dans la chair impure. Les théories et la pratique, la spéculation et le plaisir, les paroles et la vie, sont deux choses. Ah  ! C'est le pénitent, le réformé, le modeste, l'attentif, celui qui s'oublie, et l'âme sainte qui est le Chrétien ; et cette armure en est le fruit et l'oeuvre de l'Esprit, qui est la vie de Jésus. Cette vie, (bien que caché pleinement en Lui), en Dieu le Père, est déversée dans les coeurs de ceux qui croient vraiment. Ah  ! Si seulement le peuple savait que cela fait en sorte de les purifier, de les circoncire, de les vivifier, et fait d'eux de nouvelles créatures bien sûr  ! Recréé et régénéré à la manière de Christ Jésus pour de bonnes oeuvres ; afin qu'ils puissent vivre pour Dieu, et non pour eux-mêmes. Afin qu'ils puissent faire monter des offrandes de prières vivantes, et des louanges vivantes, au Dieu vivant, par son Esprit vivant, en lequel Il doit seulement être adoré en ce jour de l'évangile. Ah ! Puissent ceux qui lisent ceci puissent comprendre mon sentiment ; car mon coeur est touché par cette compatissante visite du Père de la lumière et des esprits à cette pauvre nation, et au monde entier, à travers le même témoignage. Pourquoi les habitants devraient-ils le rejeter ? Pourquoi devraient-ils en perdre l'avantage béni ? Pourquoi ne se tourneraient-ils pas vers le Seigneur avec tous leurs coeurs, et dire de tout leur coeur, « Parle Seigneur, car maintenant ton pauvre serviteur est à l'écoute ? » Ah ! que Ta volonté soit faite, ta sainte, grande et bonne volonté, sur la terre comme au ciel  ! Fait la en nous, quelle est faite sur nous, fait de nous ce que tu veux ; car nous sommes à toi, et nous désirons te glorifier, notre Créateur, en tant que notre Créateur et parce que Tu es notre Rédempteur. Car tu nous rachète hors de la terre, des vanités et des pollutions, afin d'être un peuple mis à part pour toi. Ah ! ce serait un beau jour pour l'Angleterre, si elle pouvait vraiment dire cela. Mais malheureusement il en est autrement. N'en résultant que de quelques uns en Angleterre, Ah terre de mon enfance, pleurant sur toi des larmes amères de désolation et de lamentation. Leurs têtes ont été vraiment comme les eaux, et leurs yeux comme des fontaines de larmes, à cause de vos transgressions et de votre entêtement. Parce que vous n'écouterez pas, vous ne craignez pas, et retournez pas vers le Rocher, votre Rocher même, Oh Angleterre,  à partir duquel vous avez été taillé

Mais soyez prévenu, oh terre de grandes professions religieuses- vous devez Le recevoir dans votre coeur. Voici, c'est Lui qui est resté là si longtemps frappant à votre porte, mais vous n'aurez rien de Lui. Ah  ! Réveillez-vous, par crainte que les jugements de Jérusalem vous rattrapent rapidement, à cause des péchés de Jérusalem qui abondent en vous Car Jerusalem abondait en formalité, mais elle s'est rendu dépourvu des choses importantes de la Loi de Dieu, tout comme vous.

Jérusalem résista au Fils de Dieu venu en chair, et vous, vous résistez au Fils de Dieu dans l'esprit. Il l'aurait recueilli, comme une poule recueille ses poulets sous ses ailes, mais elle a refusé  ! Ainsi, Il vous aurait recueilli hors de votre profession religieuse sans vie, et vous aurait amené à hériter de l'absolu ; vous faire connaître sa puissance et son pouvoir, ce dont pourquoi il frappait à l'intérieur, par sa grâce et son esprit, et à l'extérieur, par ses serviteurs et ses témoins ; pourtant, vous n'avez pas voulu vous rassembler. Mais au contraire, tout comme Jérusalem qui autrefois a persécuté le Fils de Dieu manifesté en chair, de même qu'elle l'a crucifié, puis a flagellé et emprisonné ses serviteurs ; ainsi, oh terre, vous aussi avez à nouveau crucifié le Seigneur de la vie et de la gloire, et agi avec méchanceté envers l'Esprit de Grâce. Vous avez méprisé la visitation paternelle en persécutant les dispensateurs bénits de la visitation par vos lois et vos gouvernements officiels. Puis vous les avez persécutés, bien qu'auparavant tout comme récemment ils aient intercédé auprès de vous par la puissance et l'esprit du Seigneur, cela dans l'amour et l'humilité, afin que vous puissiez connaître le Seigneur, et le servir, pour ainsi devenir la gloire de tout le pays.

Mais vous les avez traités méchamment et exercés des représailles contre eux. Vous avez ignorés tous leurs conseils, et n'avez acceptés aucune réprimande, comme vous devriez avoir eu. Leur apparence était trop sévère et leurs compétences étaient trop modestes pour que vous puissiez les recevoir, pareil à ces Juifs qui autrefois criaient, « N'est-ce pas là ce fils de charpentier  ; et n'est-ce pas là ses frères qui sont parmi nous ; celui auquel croient les scribes, des érudits (des églises) ? » Vous avez prophétisé leur élimination dans une année ou deux, vous avez mis en place de sévères lois puis les avez exécutés afin que cela arrive, tentant de les effrayer hors de leur sainte voie, ou de les détruire parce qu'ils y demeuraient fidèles. Cependant, vous avez pu voir combien de gouvernements se sont levés contre eux, de même que déterminés à provoquer leur chute, mais qui ont été renversés puis éteint. Ils sont toujours protégés, puis ils sont devenus un grand peuple, considérable aux milieux de la bourgeoisie de vos nombreux habitants. Et en dépit des nombreuses difficultés, extérieur et intérieur, sous lesquelles ils eurent à travailler, depuis la première fois que le Seigneur Dieu Éternel les rassembla, ils sont un peuple grandissant. Le Seigneur continue d'ajouter à leur nombre, en divers endroit, ceux-ci seront sauvés, s'ils persévèrent jusqu'à la fin. Et pour toi Oh Angleterre, ont-ils été et sont-ils élevés comme un modèle, et comme une ville bâtie sur une montagne, de même que pour les nations autour de toi. Élevés, de sorte que par leur lumière vous puissiez venir pour voir la lumière même en Christ Jésus, la lumière du monde  ; et ainsi voir votre lumière, également votre vie, si simplement vous vouliez vous détourner de vos mauvaises voies qui sont nombreuses, afin de recevoir et d'obéir à la lumière « Car les nations qui sont sauvés doivent marcher dans la lumière de l'agneaux », tel que l'écriture le témoigne.

Rappelle-toi, Oh pays de grande profession, combien le Seigneur a attendu après toi depuis les jours de la réforme, et les nombreuses grâces et jugements qu'Il a plaidé avec toi ; puis de te réveiller et de sortir de ton profond sommeil, et encore entendre sa parole dans votre coeur, afin que vous puissiez vivre.

Ne laissez pas votre jour de visitation vous passer au dessus de votre tête, ne négligez pas non plus un si grand salut tel que celui qui est entré dans votre maison, Oh Angleterre ! Pourquoi devrais-tu mourir, Oh terre que Dieu désire bénir ? Soit assuré qu'il a été au milieux de ce peuple, parmi vous ; et ceci n'est pas une illusion, tel que vos enseignants erronés vous ont fait croire. Et ceci vous les reconnaîtrez par leurs marques et leurs fruits, si vous les considérez dans un esprit de modération. Car :

I. Ils furent eux mêmes des hommes changés afin qu'ils soient allés dans les environs afin d'en changer d'autres. Leurs coeurs étaient déchirés tout comme leurs vêtements étaient changés, et ils ont connût la puissance et le travail que Dieu a accompli sur eux. Ceci se remarquait par les grand changements qu'Il a fait, et par leur manière de vivre plus stricte, ainsi que par une conversation plus pieuse qui se poursuivait immédiatement sur le même sujet.

II. Ils ne sont pas sorti ou bien ils n'ont pas décidé d'aller prêcher par eux mêmes, mais dans la volonté de Dieu. Ils ne parlaient pas sur la base d'une écriture qu'ils avaient étudié, mais ils parlaient que lorsqu'ils étaient ouvert et conduit par l'Esprit de Dieu, par lequel ils étaient bien informés dans leur propre conversation ; ce qui ne peut être exprimé à l'homme charnel par une quelconque initiative intelligible ; car pour eux, comme Christ a dit, c'est « comme le souffle du vent, lequel aucun homme sait quand il vient, ni où il va ». Pourtant cette preuve et ce sceau allaient avec leur ministère. De sorte que beaucoup se détournèrent de leur confession sans vie, et de la méchanceté de leurs voies, pour aller vers une expérience et une connaissance intérieure de Dieu et de la sainte vie, ainsi que des miliers peuvent en témoigner. Et comme ils ont reçu gratuitement du Seigneur ce qu'ils ont à dire, ainsi ils le distribuent gratuitement aux autres.

III.La direction et l'effort de leur ministère étaient la conversion à Dieu, la régénération, et la sainteté  ; pas d'arrangements de doctrines de récitations de crédo, ni de nouvelle forme d'adoration. À la place, ils ont abandonné ce qui est inutile dans la religion, et réduit la partie cérémonieuse et ritualiste. Ils mirent l'accent sur la partie qui est essentielle, nécessaire, et profitable pour l'âme  ; ainsi, tous se doivent de reconnaître une sérieuse réflexion.

IV. Ils dirigèrent les gens vers un principe, par lequel ils soutenaient, prêchaient, et exhortaient les autres à faire de même. Ainsi, cela leur était connu par l'expérience pour être vrai ; ce qui est une haute et distinguée marque de vérité de leur ministère  ; qu'ils avaient la certitude de ce qu'ils disaient par expérience, et ils ne craignaient pas d'être éprouvés. Parce qu'ils étaient confiants de certitude, ils n'ont pas demandé l'approbation de l'autorité humaine. Ils se basaient sur la conviction certaine de l'expérience, qu'ils affirmaient posséder, et ils instruisaient les autres à faire de même, pour qu'ils puissent eux aussi examiner et prouver leur réalité, et ça fonctionnait tel que ce fut révélé chez l'homme. Et c'est bien plus que les nombreux prétendus ministères dans le monde. Les autres parlent de religion  ; ils disent plusieurs choses vraies provenant des paroles écrites de Dieu, de Christ, et de l'Esprit, concernant la sainteté et le Paradis  ;que tous les hommes devraient se repentir et changer leurs vies, ou ils iront en enfer, etc. Mais que disent les autres Religions de leur propre connaissance et expérience venant directement de l'Esprit  ; ou bien ont-ils jamais dirigés l'homme vers l'Esprit divin placé par Dieu dans l'homme, pour l'aider ; ou bien on-ils dirigés l'homme quant à la manière de reconnaitre l'Esprit et comment attendre pour la puissance afin d'oeuvrer dans le bien ainsi que dans la volonté acceptable de Dieu ?

D'autre en effet ont parlé de l'esprit, et de ses actions pour la sanctification, et de la célébration de l'adoration de Dieu. Mais c'était toujours un mystère quant à où et quand le trouver, et attendre pour accomplir notre devoir envers Lui. Un mystère réservé à l'échelon supérieur de la réforme. Ainsi ces gens insistaient non seulement en paroles, à la repentance, à la conversion, et à la sainteté, mais le faisait avec connaissance et expérience ; Et amenaient ceux à qui ils prêchaient vers un principe fondamentale, et ils leurs disaient où Il se trouvait, et par quelles évidences ils pouvaient le trouver, et de quelle manière ils pouvaient en expérimenter la puissance et l'efficacité pour le bonheur de leurs âmes. Ceci est beaucoups plus que de la théorie et de la spéculation, sur lesquelles reposent la plupart des ministères ; car cela est la certitude : une base sur laquelle chaque homme peut paraître avec confiance devant Dieu au grand jour du jugement.

V.Ils atteignirent l'état et la condition intérieurs des gens, ce qui est l'évidence de la vertu de leur moralité, et de leur ministère qui en découle ; et non dans leur imagination, ni par de brillantes paroles, ou des commentaires sur une écriture. Car rien d'autre ne peut toucher le coeur que ce qui sort du coeur, ou ce qui pénètre la conscience c'est ce qui provient d'une conscience vivante. Il est souvent arrivé, que des gens confiassent en toute discrétion leur état ou leur condition à quelques amis proches ; plus tard leurs états furent révélés par ces ministres de manière si précise, qu'ils doutèrent de leurs amis croyant qu'ils avaient divulgués leurs secrets, et révélés leurs conditions aux ministres. Les véritables pensées et desseins des coeurs de beaucoups ont été si simplement détectés, qu'ils ont, comme Nathanaël, crié à cause de l'apparition intérieur de Christ, « Tu es le Fils de Dieu, Tu es le Roi d'Israel. »  Et ceux qui embracèrent ce principe divin, ont trouvé cette marque de sa vérité et de sa divinité, que cette femme de Samarie avait reconnu en Christ lorsqu'Il était en chair, en tant que Messie. « Il leur avait dit tous ce qu'ils avaient jamais fait » ; en leur montrant leur intérieur, les secrets les plus cachés de leurs coeurs, et les jugea complètement par les profondeurs de sa droiture ; dont des miliers aujourd'hui peuvent en témoigner. La puissance et la vertu de ce principe céleste a été affirmé par ces gens, ceux qui ce sont tourné vers cela, on pu voir que c'était vrai, et plus ; ils trouvèrent deux fois plus que ce à quoi ils s'attendaient de la puissance, de la pureté, de la sagesse, de la miséricorde, et de la bonté de Dieu en cela.

VI. Les accomplissements de ce principe convenaient même à quelques-uns des plus pauvres parmi ces gens pour leur travail et leur service. Quelques un d'entre eux il leur fut donné de recevoir une extraordinaire compréhension des choses divines, et une admirable facilité de parole ainsi qu'une manière captivante de s'exprimer. Ceci donna l'occasion pour certain de demander, se disant entre eux, tout comme cela avait été dit de leur Maître « Cette personne n'est-il pas simplement le fils du mécanicien ? Comment peut-il en savoir autant ? » Quelques uns suspectèrent et insinuèrent même qu'ils étaient des Jésuites déguisés, qui, par le passé, avaient la réputation d'être des hommes bien informés, bien que la connaissance des Jésuite ne contenait pas la moindre vérité.

VII. Ils étaient modestes, méprisés et haït, comme l'étaient les premiers Chrétiens, sans avoir recours à la sagesse ou la puissance mondaine, tout comme bénéficiaient les anciennes réformes religieuses en partie. Mais nous pouvonst dire que presque tout ce peuple a émergé de la croix, en contradiction avec les manières, l'adoration, la mode, et les coutumes de ce monde  ; oui, contre vents et marées, afin qu'aucune chair ne puisse se glorifier devant Dieu.

Ils n'ont eu aucun désir charnel pour ce travail : pour s'exposer au mépris et à l'abus, to à consacrer et à se dévouer ; quittant femme et enfant, maison et terre, et tous ce qui peut être cher aux yeux de l'homme, qui ont leurs vies en mains. Ils étaient quotidiennement en péril, dans le but de déclarer ce message primitif, (1 Jean 1:5), ravivé dans leurs esprits par le bon Esprit et la Puissance de Dieu : « Que Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en Lui de ténèbres ; et qu'Il nous a envoyé Son Fils pour être la lumière dans le monde, afin d'éclairer tout homme en les guidant vers le salut ; et et que ceux qui disent avoir la communion avec Dieu, et qui disent être ses enfants et son peuple, mais qui continuent à marcher dans les ténèbres, (en désobéissance à la Lumière dans leurs consciences, et dans la vanité de ce monde), ils mentent et ne pratique pas la vérité. Mais qu'ainsi ceux qui aiment la lumière, et qui amènent leurs actions, et marchent dans la lumière, comme Dieu est la lumière, le sang de Jésus-Christ son fils  devrait les purifier de tout péché. »

VIII. Ils souffrirent à cause de leur témoignage avec patience et persévérance, à travers toutes sortes de persécutions ; allant même parfois jusqu'à la mort, se faisant battre, broyer, de longues périodes dans des prisons remplies, et des cachots répugnants. En nouvelle Angleterre, quatre d'entre eux furent pendu de la main d'un bourreau, pour avoir prêcher purement parmi le peuple. Ils souffrirent l'exile, les pillages excessifs, et des saisies de leurs biens et de leurs demeures, presque partout. De telles souffrances sont difficilement exprimables, et encore moins facilement supportables, sauf pour ceux qui ont l'appui d'une bonne et glorieuse cause ; refusant toute délivrances qui soit immorale et malhonnête, à chaque fois que cela leur était offert.

IX. Non seulement ils n'étaient pas disposés à se venger, même quand ils étaient en pouvoir de l'exiger, mais ils pardonnaient à leurs ennemis cruels, démontrant de la miséricorde pour ceux qui n'en avaient pas pour eux.

X. Ils parlaient franchement à ceux qui faisaient parti de l'autorité, non différemment des ancients prophètes. Sans aucunes craintes ils leurs ont révélé en face leurs péchés publiques et privés, et ils leurs prédirent des afflictions ainsi que leur chute, lorsque ces autorités furent à l'apogée de leur gloire et de leur puissance. Ils prophétisèrent également des jugement à l'échelle nationale,tel que la peste et l'incendie de Londre ; de même qu'ils eûrent des prophétie particulières pour divers persécuteurs, qui arrivèrent tel que prévu ; et qui étaient très notables dans la région où ils vivaient. Dans le temps ces prophéties ont pu être rendu publique pour la Gloire de Dieu.

Commentaire de l'Éditeur de ce Site : Un livre avait été publié concernant les jugements de Dieu rendu aux persécuteurs des Quakers, décrivant les fréquents déces ainsi que la ruine des familles et des demeures de nombreux persécuteurs des Quakers.

Ainsi lecteur, vous voyez ces gens dans leur ascension, leurs principes, leur ministère, ainsi que dans leurs progrès, général et particulier ; par lequel vous pouvez être informé comment ils ont pu devenir un peuple si considérable. (Note  : vers 1700 il y avait 650,00 en Angleterre seulement.) Il me reste ensuite à vous montrer également leurs soins, leur conduite, ainsi que leur discipline, en tant que Chrétien et société réformée, qu'ils puissent être trouvés à vivre selon leurs propres principes et confessions. Ils souffrirent à cause d'injustes charges d'erreur et de fausses accusations de désordres. Une telle calomnie en effet, a toujours suivie la vraie réforme, et sous ces accusations, personnes n'a souffert autant que les premiers Chrétiens eux-mêmes, qui furent l'honneur de la Chrétienté, aussi qui furent de grandes lumières ainsi qu'un exemple pour leurs âges également pour les autres qui suivirent.

Comme ce peuple grandissait quotidiennement tant en ville qu'à la campagne, une sainte préoccupation vint sur quelques-uns des ainés qui étaient parmi eux pour le bénéfice et le bien de l'Église. Et la première affaire qu'ils avaient en vue, d'après l'exemple des saints primitifs, était l'exercice de la charité, subvenir aux besoins des pauvres, et soulager les besoins semblables. C'est pour cette raison, ainsi que plusieurs autres services dans l'église, que les collectes eurent tôt fait d'être institué et cela de manière libérale, confiée à des hommes fidèles, craignant Dieu, et de bonne réputation, qui ne se lassait pas de bien faire  ; ajoutant souvent eux-mêmes des montants significatifs, auxquels ils n'ont jamais tenu compte ni jamais désiré qu'il en soit fait mention, encore moins que ça leur soit remboursé, car aucun ne voulait, d'un service qui soit lent ou manquant.

Ils faisaient également très attention à ce que chacun d'eux puisse se comporter tel que ce qu'ils professent parmi les hommes en toutes occasions  ; qu'ils vivent paisiblement, et démontraient un bon exemple en toutes choses. Ils consignaient par écrit leurs souffrances, ainsi que les services aussi bien que les mariages, ce dont ils ne pouvaient exécuter selon les méthodes habituelles du Pays, mais seulement entre eux. Ils prenaient soins à ce qu'il n'y ait avec les fiancés qui devaient se marier, aucun engagement qui ne soit pas adressé entre eux ou à quiconque. Il était rare alors que quelqu'un conçoit un tel penchant pour se marier à moins qu'il ou qu'elle en fasse part en secret à quelques-uns des Amis vraiment sérieux et éminent parmi eux, afin qu'ils puissent amener un point de vue sur le sujet  ; le fait de rechercher le conseil et l'accord de leurs frères a une grande importance pour eux. La responsabilité envers les pauvres, le nombre d'orphelins, les mariages, les souffrances, et les autres sujets multiples, donc les églises avaient besoins de méthode et de manière de procéder entre eux dans de telles affaires, pour qu'en fin de compte ils puissent mieux correspondre entre eux, lorsqu'un membre de l'une des réunions avait quelque chose à faire avec un membre d'une autre réunion. Il a plu au Seigneur dans Sa sagesse et sa bonté d'ouvrir la compréhension à un ainé, afin qu'une bonne marche à suivre soit mise en place  ; puis il ressentit un saint souci de visiter les églises à travers cette nation, afin de pouvoir établir la communication et la coopération entre elles. Et par ces lettres, ce fut également possible avec les autres provinces et nations étrangères, qu'il visita par la suite afin de les aider dans ce service, comme il sera noté quand j'en viendrai à parler de lui.

Maintenant le soin, la conduite, et la discipline, dont j'ai parlé, et qui maintenant sont pratiquée parmi le peuple, comme suit  :

Cet ainé rempli de piété, (George Fox), dans chaque comté qu'il visita, il les exhorta, afin que quelques-uns puissent se rencontrer une fois par mois après les réunions, afin de se consulter pour les besoins et des événements. Au besoin, ces Réunions Mensuelles étaient plus ou moins nombreuses selon leurs comtés respectifs  ; quatre à six Réunions d'adorations normalement pour une Réunion d'affaires mensuelle. Et en conséquence les frères l'on rencontré d'un endroit à l'autre, et ont débuté les Réunons Mensuelles, pour les pauvres, les orphelins, le bon ordre, l'intégrité de leur profession, les naissances, les mariages, les funérailles, les souffrances, etc. Dans chaque comté, ces Réunions Mensuelles devaient être composés d'une Réunion trimestrielle, où les plus ardents et éminents parmi les Amis du comté devaient s'assembler afin de communiquer, de conseiller, et s'aider les uns les autres, spécialement lorsqu'il y a une affaire qui semble difficile, ou lorsqu'une réunion mensuelle était peu disposée à régler une question.

Aussi ces Réunions Trimestrielles devaient résumer les rapports des Réunions Mensuelles, ainsi qu'en préparer un pour le comté qui va à la Réunion Annuel, à laquelle les Réunions Trimestrielles apportent leurs affaires à être résolu. Cette rencontre Annuelle est tenue à Londres, où les églises de cette nation, des autres nations et provinces se rencontrent, en se choisissant un membre de leurs comtés respectifs, afin de se communiquer mutuellement les affaires de leurs églises, ainsi que pour conseiller de mêmes que pour être conseillé pour toute question non résolue conduisant à l'amélioration. Ils se réunissent également afin de fournir les fonds pour l'acquittement des dépenses généraux. Pour ce qui est des services généraux de l'église, il n'est pas nécessaire ici de donner d'explication.

Lors de ces Réunions, tous les membres des églises peuvent venir, si cela leur plaît, et faire part de leurs pensées librement dans la crainte de Dieu sur n'importe quel sujet  ; mais la pensée de chaque Réunions Trimestrielles est remise par des personnes choisies et autorisées pour chaque réunion.

Au cours de leur Réunion Annuelle, pour laquelle les Réunions Trimestrielles ont référé certaines questions pour y être résolue, le soins est pris d'en sélectionner un nombre, pour ce service qui est choisi par l'assemblée générale, afin d'élaborer les minutes de la réunion comprenant les différentes questions qui sont à l'étude de sorte que les réunions Trimestrielles et Mensuelles respectives puissent être au courant de toutes les démarches, de même qu'une exhortation générale à la sainteté, à l'unité, et à la charité. Dans toutes les démarches des Réunions Annuelles, Trimestrielles, et Mensuelles, un rapport écrit est gardé par une personne désignée pour ce service, ou qu'il a entrepris volontairement. Habituellement, ces réunions s'ouvrent, et se concluent, dans leurs attentes solennelles de Dieu, qui parfois se plait à leur répondre avec bienveillance avec de semblables évidences notables de son amour et de sa présence, comme dans tout autre de leurs réunions d'adorations.

On remarque encore que dans ces assemblées solennelles au service de l'église, il n'y a personne qui préside parmi eux comme c'est la façon de faire des autres assemblées du peuple ; ils ont uniquement Christ comme président, comme Il se plait à apparaitre dans la vie et la sagesse dans l'un ou plusieurs d'entre eux. Peu importe leur fonction ou bien leur rang, les autres écoutent avec une ferme unité, non pas de l'autorité mais, par conviction, ce qui est l'autorité Divine et la manière de la puissance et de l'Esprit de Christ dans son peuple ; accomplissant sa promesse bénie, « Qu'Il serait au milieu des siens,  toutes les fois qu'ils se sont rencontrés ils se sont rassemblés en son Nom, et même jusqu'au bout du monde, ainsi en est-il. »

Maintenant, il peut être attendu que je devrais mentionner quelle est l'autorité qui est exercée sur les membres de leurs sociétés, dont les vies ne correspondent pas avec ce qu'ils professent, étant hors de ce bénéfique et salutaire ordre placé parmi eux. Cette société n'a pas cherché de reproche ni de souffrance provenant de langues et de plumes concernant de tels écarts de conduite.

Le pouvoir qu'ils exercent est celui que Christ a donné à son propre peuple pour la fin du monde, en les personnes de ses fidèles  : de « surveiller, exhorter, réprimander », et après de longues souffrances et d'attente afin que le désobéissant se repente, pour les désavouer de leur société  ; dont l'expulsion résulte en eux de ne plus être chargé à la vue et au jugement de Dieu ou des hommes par leur conversation ou leur comportement comme une de leur assemblée. Cette autorité est exercée  : premièrement, relative à la vertu commune et générale de la communauté  ; et deuxièmement, au sujet de ces choses qui se rapportent de façon plus stricte à leur propre caractère et leur profession ainsi qu'à ce qui les distingue de tous les autres qui professent la Chrétienté. Cette autorité est exercée en évitant deux extrêmes sur lesquels beaucoup se sont divisé  : la persécution et l'immoralité. La persécution étant un pouvoir oppressif qui fouettait les gens dans le temple  ; tandis que ceux qui ne voulaient pas se conformer, même contre la foi et la conscience, étant persécuté et personnellement punit ou ils perdaient leur propriété. L'immoralité étant l'autre extrême : partant en toute liberté afin de faire n'importe quoi, inexplicable pour personne à part Dieu et le magistrat. Cela était fait sous réserve que rien n'est pire que l'abus du pouvoir de l'église par ceux qui permettent leurs passions et leurs intérêts privés de recourir à la force extérieure et à la punition corporelle  : une pratique qu'ils ont appris à détester de par leurs extrêmes souffrances, aussi bien que leur principe connu d'une liberté de conscience universelle.

D'une part, ils détestent également une indépendance dans la société  ; une qui est inexplicable en pratique et en conversation aux limites de leur propre assemblée, et à ceux qui en sont membre. Ils distinguent entre  : 1) imposer toute pratique qui concerne immédiatement la foi ou l'adoration, ce qui ne doit jamais être fait, ni faire souffrir, ni soumettre à  ; et 2) exiger une conformité Chrétienne à ses méthodes qui respectent seulement les affaires de l'église dans sa partie plus civile, ainsi que son intérêt, et qui considèrent l'entretien discret et ordonné du caractère de la société, comme une communauté sobre et religieuse. Leur utilisation ainsi que leur limite du pouvoir de l'église est de s'assurer que leurs membres pratiquent ce qu'ils prêchent, vivent au-delà de leurs propres principes, et de ne pas être en liberté pour être des hypocrites sans reproches  ; tout cela étant fait afin de promouvoir la sainteté et la charité. Ils ne contraignent personne à les joindre, mais obligent ceux qui sont des leurs à marcher convenablement, ou bien ils sont reniés par eux  ; cela est la marque qu'ils ont placée sur eux, ainsi que le pouvoir qu'ils exercent, ou juger une société Chrétienne peut s'exercer sur ceux qui en sont membres.

La manière dont ils procèdent contre ceux qui ont manqué ou transgressée est celle-ci  : Il est visité par certains d'entre eux  ; et le fait lui est présenté, que ce soit n'importe quelle pratique mauvaise contre la vertu connue en général, ou n'importe quelle branche de leur témoignage qu'il professe avec eux en commun. Ils travaillent avec lui dans beaucoup d'amour et d'ardeur pour le bien de son âme, l'honneur de Dieu, ainsi que la réputation de leur profession, afin qu'il admette ses fautes, et qu'ainsi il les condamne, suffisamment pour réparer le mal ou le scandale qu'elles ont causés  ;ce qui pour la plupart, est exécuté par un certain témoignage écrit sous la main de la partie. Et s'il arrive que la partie s'obstine, et qu'elle ne soit pas disposée à clarifier la vérité qu'ils professent du reproche ou de sa mauvaise action ou de son infidélité, après des supplications répétées et dues attendant pour un signe de repentance, ils donnent ainsi un papier qui désavoue un tel comportement, ainsi que la personne fautive  ; écrivant de même comme témoignage de leurs soins pour l'honneur de la vérité qu'ils professent.

Et si il ou elle clarifie leur propos ainsi qu'eux-mêmes, en reconnaissant sincèrement leurs fautes, et en étant pieusement affligé d'avoir agi ainsi, ils sont reçus, et considéré à nouveau comme des membres de la communion. Car tout comme Dieu, son véritable peuple ne critique aucun homme après la repentance.

Ceci est le compte rendu que j'avais à donner à propos du peuple de Dieu appelé les Quakers ; quant à leur ascension, leur apparence, leurs principes, de même que leur pratique dans cet âge de ce monde, avec respect pour leur foi et leur adoration, leur discipline, ainsi que leur conversation. Et je juge cela très approprié en ce lieu, car cela est en Préface du Journal du premier instrument glorieux et béni de cette oeuvre. Ce compte rendu est un témoignage pour lui dans ses compétences et services singuliers, dans lesquels il a excellé abondamment en ce jour. Ces pratiques sont dignes d'être montré en exemple à tous les temps qui se succèdent, pour la Gloire du Dieu très Haut, ainsi qu'en juste mémoire à cet homme excellent et digne, son fidèle apôtre et serviteur pour cette génération du monde

 

<Haut> <Prochaine partie>

La raison d'être de ce site internet est de montrer comment être
libéré du péché
en bénéficiant de la puissance transformatrice de Dieu par la croix,
menant à l'union avec Dieu dans son Royaume