La Croix Manquante pour la Pureté


 

EDWARD BURROUGH
1634-1662

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Edward Burrough était généralement considéré comme l'un des géants des premiers Quakers. Quand le Seigneur suscita la première génération de ministres suite à la prédication de Fox, Edward Burrough fut l'un des soixante qui furent envoyés (les Soixante Vaillants ) par Christ à travers l'Angleterre dans le but de prêcher la parole de vie. Le fait qu'il fut envoyé à Londres, la ville la plus peuplée ainsi que le plus grand potentiel de moisson, démontre l'évidence de la considération qu'avait le Seigneur pour lui. Nous avons un compte rendu de première main de sa foi précoce, qui le conduisit à l'union avec Christ, provenant du livre d'Edward Burrough intitulé, Un Mémoire.

EDWARD BURROUGH est née en l'an 1634, à Underbarrow, ou tout près, un village dans la baronnie de Kendal, comté de Westmoreland, Angleterre. Ses parents furent des gens respectés pour leur vertu et leur honnêteté; et comme ils possédèrent une condition suffisante, ils offrirent à leur fils la meilleure éducation qu'ils purent lui procurer dans les environs d'où ils résidaient. Il démontrait beaucoup de virilité de caractère en bas âge, s'abstenant en grande partie des jeux normaux d'enfants, et semblait se délecter de la compagnie et de la conversation de personnes pieuses à l'esprit mûr et élargit. Il aimait beaucoup la lecture des Saintes Écritures, et ayant une mémoire fidèle, il devint bien versé en elles. Ses parents étaient membres de l'église Épiscopale et l'élevèrent dans la pratique des cérémonies prescrits par les rituels. À cette époque, Il décrit sa religion, consistant à « aller, un jour sur sept, pour écouter un homme prêcher-lire et chanter, et réciter une prière ; tandis que j'étais libertin, léger, et vivais dans les plaisirs sans la crainte de Dieu ; ne connaissant pas Dieu, si ce n'est que par rumeur et tradition ».

Très tôt il fut favorisé par la visitation de la grâce divine, le rendant mal à l'aise avec ses plaisirs sensuels et sa condition de pécheur, ce qui l'incitait à rechercher des choses meilleures. Il dit, « Quand j'arrivai vers l'âge de douze ans, quelque chose s'agitait en moi, et me montrait qu'il y avait une religion plus élevé que celle dans laquelle je pratiquais. » Il visita divers lieux d'adoration, dans le but de trouver une voie plus pure que ce dans qui il était alors ; et pensant que les Presbytériens avaient parmi eux plus de ce qui semblait être la vérité, que ceux avec qui il avait été éduqué. « Alors je devins Presbytériens », dit-il, « et j'ai suivi les prêtres et professeurs les plus éduqués de cette forme, et je grandis alors en faveur avec eux. Alors je délaissai certaine de mes petites vanités et légèretés, et l'orgueil grandit en moi, certaine de mes vieilles connaissances commencèrent bientôt à me mépriser. Et en oeuvrant ici, j'accumulai de la connaissance des choses extérieures, mais toujours je demeurais ignorant de la Vivante vérité. »

Lorsque j'ai eu dix-sept ans, il plut à Dieu de se dévoiler un peu à moi, et il y eu quelque chose qui me terrifia. Lorsque j'allais prier, j'entendais souvent la voix, « Tu est ignorant de Dieu ; tu ne sais pas où Il est ; quelle est la raison de ta prière ? » vint alors sur moi plus de crainte, qui cassa en moi l'habitude de prier plusieurs fois. L'angoisse s'empara de mon esprit, la peur tomba sur moi. Je fus arraché de mes plaisirs qu'autrefois j'aimais, et que j'avais rassemblé, et qui moururent en Dieu. Je laissai de côté la lecture des Écritures, car quelque chose me montrait que j'étais vraiment ignorant, et que je ne connaissais pas la vérité de Dieu ainsi que la beauté de toutes choses disparue. Je suis allé voir quelques personnes, pour leur demander qui 'était ce Dieu que l'on professaient; parce que j'ai dit, « Je ne le connais pas » ; mais je n'eus pas de réponse satisfaisante d'aucun d'eux.

À ce moment, poursuit-t-il, je me suis vraiment séparé des voies de ce monde vaniteux, et des personnes mondaines; et je fus amené à en réprimer beaucoup à cause de la méchanceté de paroles et de gestes; et beaucoup me tournèrent en dérision etme virent comme un objet de mépris. Les prédications de ceux qui autrefois m'enchantaient beaucoup, étaient flétris et pourris. Cependant il plut au Seigneur de se révéler à moi dans l'amour, et j'eus droit à un doux rafraîchissement dans mon âme, venant de Lui, de plus je reçu joie et paix en abondance; et des révélations de la vivante vérité en moi, que le monde n'a point connu. Le Mystère des Écritures me furent ouvert, n'ayant auparavant aucune idée de ce qu'elles représentaient ; et je vis en elles de glorieuses choses, qui sont cachées dans les écritures. Maintes fois je me suis réjouis en elles, et chantais des louanges, car j'avais été emmené hors du monde des ténèbres, et pouvais dire que j'étais dans la lumière.

Mais ne connaissant pas la croix de Christ, J'ai continué à courir, comprenant dans ma propre sagesse les mystères de Dieu. Ayant en moi une lumière qui brillait, j'acquis des notions, pour ce qui est de parler de choses profondes, car c'était là pour moi un plaisir que de comprendre ces choses dans mon esprit affairé. Ainsi, étant ignorant de la croix, pour ce qui est de demeurer humble en elle, j'ai couru au devant de mon guide pour chercher la compréhension, aussi étais-je au-dessus de beaucoup de prêtres et professeurs, et je suivais, si ce n'est uniquement pour entendre, ceux qui avaient de plus grandes notions, qui prêchaient des choses profondes. Mais l'homme charnel était libre en moi, et donc je devins un des leurs dans leurs discussions, et ils me prenaient pour quelqu'un qui en connaît beaucoup. La terreur précédente était passé, je me relevai de sous le jugement; l'orgueil grandit encore plus que jamais, l'arrogance, la présomption, et la liberté charnelle à l'esprit charnel; et mon bonheur consistait plus dans le fait de discourir ; alors que je donnais les saintes choses aux chiens, et jetais les perles devant les pourceau. La sagesse se cachait de moi. Je menais une vie agréable, car j'avais le véritable Dieu, et la vraie Vérité dans ma compréhension, que par mon savoir en la lumière j'avais compris, mais j'avais le monde dans mon coeur. L'orgueil et la convoitise, ainsi que l'esprit terrestre régnaient, et mes délices grandissaient dans ces choses qui, autrefois ne m'apportaient aucun plaisir, et la beauté des choses mondaines, qui avait semblé s'être dissipée, s'accrut. Ici je m'étais éloigné de mon époux pour courir après d'autres amours, j'avais abandonné le Seigneur mon Créateur qui s'était si aimablement manifesté à moi. Je devins ignorant, je perdis ce que j'avais eu, et j'avais en mémoire ce qu'auparavant j'appréciais. Je pouvais parler par expérience, mais c'était mort en moi; et quelque chose en moi commença à demander ce qu'il en était de moi ? car je me voyais être ignorant plus que je ne l'avais été autrefois, et je vis que je ne savais rien.

À cette période il ressentait le désir sincère de retrouver la condition d'où il était tombé; cependant n'étant pas assez soumis pour rechercher le rétablissement dans cette humiliation de soi qui pouvait le préparer à connaître les aimables promesses accomplies, « Cherchez et vous trouvere ». Il essaya de se réconforter lui-même en se remémorant les moments de communions  intérieures qu'il avait autrefois tant apprécié avec le Seigneur, en disant, « Quand Dieu aime quelqu'un une fois, Il l'aime pour toujours. » Cette doctrine, qui était prédominante au sein des Calvinistes Puritains, et qui a une tendance à être éminemment mauvaise, en calmant l'angoisse face au péché, que le Seigneur dans sa miséricorde, aussi bien que dans son jugement, place sur ses enfants rétrogrades, de manière à les inciter à rechercher la réconciliation avec Lui en Christ, par la repentance et l'amendement de vie. Edward Burrough ne pouvait cependant pas demeurer satisfait longtemps à se reposer sur ses expériences passées, tout en sachant par la condamnation qu'amenait en lui le Saint-Esprit, que son coeur n'était pas droit devant Dieu. À quoi cela aurait-il servi s'il avait été appelé à une condition d'existence différente de laquelle il fut un jour avantagé par la divine approbation, quand, selon son propre langage, « ce qui se trouvait être la tête dirigeante en moi, était ce que Dieu n'avait jamais aimé ». Le témoin de la Vérité en son coeur ne lui permettait pas de se reposer. Il devint las des prédications des prêtres, de même que celles des plus hautes professions, et à travers les découvertes de cette Lumière Divine qui brillait toujours dans son coeur, il perçut le vide et l'ignorance spirituel des professeurs de la Chrétienté.

Tandis qu'il était dans cette condition instable, il nous informait que, « Il avait plut au Seigneur d'envoyer dans les régions où il vivait, son fidèle serviteur et messager, George Fox. Il parlait le langage que je ne connaissait pas, en dépit de ma grande éloquence. » C'était le premier jour du quatrième mois, 1652, que George Fox vint à Underbarrow, où Edward Burrough le rencontra. Il avait précédemment été à Kendal, et là il avait prêché à une réunion avec un tel pouvoir prévalent, qu'un certain nombre de personne reçurent sa doctrine; et plusieurs d'entre eux vinrent à Underbarrow.

La doctrine de la lumière de Jésus-Christ, rendu manifeste dans le coeur, qui réprouve le mal, procure une compréhension claire des Saintes Écritures, et qui conduit les humbles et les obéissants à la connaissance salvatrice de celui qui est mort pour eux, était calculé dans le but de produire une forte impression dans les esprit de ceux qui pendant longtemps avaient cherchés en vain la vérité et la stabilité religieuse, au milieu des cérémonies et des formes vides. Cependant la vérité qui leur était ainsi déclaré, en étant une croix pour la sagesse naturelle de l'homme, ne fut point reçu sans argumentation ni opposition; et parmi les concurrents qui étaient contre, il y avait Edward Burrough. Son aptitude dans l'argumentation, et son désir de se protéger contre la reconnaissance de l'erreur, ne lui fut toutefois d'aucun avantage. Car à travers la puissance du Saint-Esprit qui accompagnait la parole prêché, qui donna une force de réveil au langage de Vérité dans la bouche de George Fox, ce jeune homme à l'esprit fort fut forcé d'admettre la justesse de la doctrine qu'il venait d'entendre, ainsi que son uniformité avec le témoignage des Saintes Écritures. Mais à ses yeux ce qui importait le plus, c'est que son coeur était touché et attendri, alors que son esprit s'illuminait, alors il fut amené à reconnaître sa condition misérable et pécheresse. Il nous dit, qu'il a plut au Seigneur de lui montrer qu'il se trouvait dans la condition prodigue, au-dessus de la croix de Christ, en dehors de la pur crainte du Seigneur, dans la vieille nature remplit de corruption. Il se sentait comme un enfant de la colère, et « et indigne d'être appelé fils ». « Un jour de pleur, de lamentation et de misère », disait-il, « puis vint sur moi un jour de vengeance et de récompense, tel que j'en avais jamais connu. Une fiole de colère à la suite de l'autre, (était déversée), et alors je me séparai de toute les gloires du monde, et de toutes mes relations et mes proches, et me suis associé en compagnie des gens pauvres, méprisés et condamnés, appelés Quakers. À présent j'en suis un, de cette génération qui est toujours haïs du monde; et j'ai choisi de subir l'affliction avec eux, plutôt que de profiter des plaisirs du péché avec la grande multitude, malgré tout, les plaisirs mondains ne me manquent pas. Je porte le témoignage contre toute formalité dans la religion, contre les mercenaires, et les grands prêtres qui marchent dans les pas des scribes et des pharisiens, et des faux prophètes d'Israël, qui jamais n'avaient été envoyés par Dieu pour proclamer sa parole. Je suis méprisé de mon voisinage et connaissance charnel, et ne suis pas plus grand que mon Seigneur, qui se fesait appeler un blasphémateur et un séducteur, tout comme je le suis à présent. Mais gloire, gloire au Seigneur à tout jamais, qui m'a séparé du monde et des gloires mondaines, et qui a fait de moi un participant de son amour, en qui mon âme est remplit de contentement de joie et de satisfaction. »

Alors qu' il était ainsi amené à recevoir le baptême du Saint-Esprit afin de le préparer pour le service du Seigneur, aussi avait-il une importante part de problème et de conflit extérieure. Ses parents, qui avaient été instruit à croire que la religion consistait beaucoup dans le fait d'observer le rituel religieux, n'étaient pas préparés à tolérer en leur fils une profession qui classifiait ces choses comme étant de simples cérémonies et rituels externes, ainsi contraire à la spiritualité Chrétienne. Ils voyaient sans doute les Quakers comme des hérétiques, du au fait qu'ils niaient l'efficacité rédemptrice de ces rituels, que plusieurs croyaient, (bien que ce ne soit pas dans les Écritures), comme faisant parti de la Chrétienté même, et obligatoirement de tout. D'autres opposants, bien qu'ils pouvaient différer sur certain point de doctrine ou de discipline, s'accrochaient à ce qui était désigné comme étant des ordonnances, [baptême d'eau, le pain et le vin ]. Ils considéraient le geste extérieure d'administrer de l'eau comme Baptême Chrétien, et le partage du pain et du vin, après avoir prétendument été consacré [toujours pas dans les Écritures] par le prêtre, comme repas du Seigneur. Les Quakers, par conséquent, étaient condamnés par tous les professeurs de confession Chrétienne; et donc les parents d'Edward Burrough étaient courroucés contre lui pour s'être joint à de tels personnes, au point qu'ils ne lui permirent plus de demeurer dans leur famille. Lorsqu'ils l'eurent réprouvé en tant que fils, il leur offrit de demeurer et de travailler pour eux en qualité de domestique, mais on lui refusa cela aussi. Ayant désormais abandonné littéralement père et mère pour la cause du Seigneur et de l'évangile, il s'efforça de marcher en toute fidélité et obéissance pour Celui qui l'avait appelé, et en qui il a trouvé un riche « rémunérateur pour ceux qui diligemment le recherchent ». Celui qui déclarait, « quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma soeur, et ma mère », était avec lui dans cette séparation d'avec ses parents, le soutenant sous le sacrifice des gestes d'affections qu'il avait fait à sa famille.

En ayant ainsi tout abandonné pour la cause de Christ, et passé à travers plusieurs exercices et baptêmes dans le but de le préparer pour le service et la fonction qu'il était destiné à occuper dans l'église, il reçu un appel Divin pour l'oeuvre solennel en vue du ministère de l'Évangile; et s'y engagea environ deux mois après sa conversion.

Dans une préface qu'il écrivit par la suite à l'un des ouvrages de George Fox, il parle ainsi de cette période:

Cela fait maintenant sept années, depuis le jour où le Seigneur nous a suscité dans le nord de l'Angleterre, et qu'Il ouvrit nos bouches (pour prêcher l'évangile) en Son Esprit. Ce que nous étions avant cela, dans nos professions et nos pratiques religieuses, est bien connu de cette partie-ci du pays ; comment pour la plupart étions des hommes de la secte la plus rigoureuse, et la plus zélé dans l'exercice de la justice extérieure. Nous nous rendions de part et d'autres afin d'éprouver des enseignants de toutes sortes, et allions de montagne en montagne, et d'un homme à un autre, et d'une forme à l'autre, comme le font plusieurs de nos jours, et qui ne restent pas recueillit dans le Seigneur. C'est ainsi que nous avons recherché le Seigneur, et avons désiré connaître ses voies plus que tout. Il y en a un dont je pourrais parler, qui, depuis son enfance, d'à peine de quelques années, fixa son visage à rechercher et à trouver le Sauveur, et plus important que la vie, qu'un trésor ou que toute couronne, il recherchait de tout son coeur  la seule chose qui importe, à savoir, la connaissance de Dieu.

Après notre longue recherche, le Seigneur nous apparut, et nous révéla Sa gloire, et nous donna de son Esprit, et de Sa sagesse pour nous guider, ainsi nous avons pu voir tous ce monde, la véritable condition des choses, et la véritable condition de l'église. Premièrement, nous amena à voir que Dieu nous avait donné à chacun une lumière qui venait de Lui-même, brillant dans nos coeurs et nos consciences, c'est avec cette lumière que Christ, le Sauveur du monde, a éclairé chaque homme. Cette lumière que nous avons trouvé suffisante pour nous réprimander et nous convaincre de chaque mauvaise action, parole et pensée. Par elle nous en sommes venu à reconnaître le bien du mal, et ce qui vient de Dieu, et ce qui vient du diable. Cette lumière nous a donné de pouvoir discerner entre la vérité et l'erreur, la véritable voie de celle qui est fausse. De ce fait nous en vînmes à connaître comment était l'homme avant la transgression, comment il fut séduit et vaincu par le diable; comment il est mené loin de la présence de Dieu, toute la tristesse et l'angoisse qu'il éprouve. Par cette lumière nous en vînmes à connaître la voie et le moyen de rétablissement, et la condition de l'homme qui est sorti de la transgression et qui est rétablit. Ces choses nous furent révélé par la Lumière que Christ nous avait révélé, et par laquelle Il nous a éclairé.

Nous trouvions que cette lumière était l'enseignant qui convenait pour nous pour nous conduire à Christ, d'où elle est venu; et elle nous permet de recevoir Christ, et de témoigner qu'Il demeure en nous. Grâce à elle nous nous sommes arrivés à entrer dans la nouvelle alliance, devenir des héritiers du salut et de la vie. En toute chose nous avons trouvés que la lumière, qui est Christ, et par laquelle nous, ainsi que toute l'humanité avons été éclairés, est suffisante pour apporter la vie et le salut éternel; et que tous ceux qui possèdent en eux cette lumière, n'avaient besoin d'aucun homme pour les enseigner, mais le Seigneur était leur enseignant, de par Sa lumière dans leur consciences, et ils recevaient la sainte onction. Ainsi nous avons abandonnés les enseignement d'hommes, leurs adorations, les temples et les baptêmes, et nos propres paroles, professions, et pratiques de religions, dans les temps avant que celles-ci soient ardemment accomplit par nous, et nous sommes devenu fou pour la cause de Christ, afin que nous puissions devenir sage. Par cette lumière de Christ en nous, nous avons été conduit en dehors de toutes fausses voies, fausses prédications et faux ministères, et nous nous réunissons fréquemment et nous nous attendons au Seigneur dans un silence pur. Nous sommes à l'écoute de la voix du Seigneur, et sentons Sa parole brûler dans nos coeurs et détruire tous ce qui est contraire à Dieu, et nous avons obéi à la lumière de Christ, et suivit les mouvements du pur Esprit du Seigneur- nous avons pris la croix pour ce qui est de toute gloire terrestre, couronnes et voies, et avons renoncés à nous-mêmes, à nos relations, et à tous ce qui se tenaient en travers du chemin entre le Seigneur et nous. Nous avons choisi de souffrir avec Christ et pour Christ, plutôt que de profiter de tous les plaisirs qu'il y a sur terre, ou de toutes nos anciennes professions et pratiques en matière de religion, qui sont sans la puissance et sans l'Esprit de Dieu.

Alors que nous nous attendons au Seigneur en silence, comme souvent nous l'avons fait ensembles durant plusieurs heures, avec nos coeurs tournés vers Lui, en étant resté dans la lumière de Christ loin de tout désir ou geste charnel, souvent nous avons reçu de sa part un déversement de Son Esprit sur nous, et nos coeurs étaient dans la joie, nos langues étaient déliées, et nos bouches ouvertes, et nous parlions de nouvelles langues, alors que le Seigneur nous donnait de nous exprimer, et son Esprit qui était déversé sur les fils et les filles, nous conduisait. Par ceci, des choses inexprimables furent rendu manifestes, et la gloire du Père fut révélé. Alors nous commencâmes à chanter des louanges au Seigneur Dieu Tout-Puissant, et à l'Agneau, qui nous a racheté pour Dieu, et qui nous a amené hors des liens du monde, et mis un terme au péché et à la mort.

Tous ceci fut par et à travers la lumière de Christ en nous; et beaucoup plus pourrait être déclaré à ce sujet(ce qui pourrait ne pas être cru), au sujet de la manifestation de l'Esprit éternel qui nous fut donné. Mais ceci n'est que le résumé: la vie et l'immortalité furent amenées à la lumière, la puissance d'en haut, et la sagesse furent rendu manifeste, et le jour éternel nous est apparut. Le joyeux soleil de la justice s'est levé et a brillé pour nous et en nous, et nous avons reçu la sainte onction, l'Éternel Consolateur. L'héritier de la promesse a été amené à régner sur toute la terre, et sur l'enfer et la mort, par Lui nous sommes entré dans l'union éternel, la communion, et l'alliance avec le Seigneur Dieu, dont les miséricordes sont certaines et sa promesse ne faillit jamais. Nous avons été ramené de la la mort à la vie, et somme amené du pouvoir de Satan, à Dieu, et rassemblés loin de tous les mauvais bergers, et hors de toutes les montagnes stériles, au bercail du repos et de la paix éternelle; et les choses puissantes et merveilleuses que le Seigneur a forgé pour nous, et par nous, par son bras.

Étant préparé par le Seigneur, et ayant reçu la puissance d'en haut, nous allons de l'avant tel que commandé par le Seigneur, abandonnant toutes relations, et toutes les choses du monde derrière nous pour que nous puissions accomplir l'oeuvre du Seigneur, pour lequel Il nous a appelé. Nous ne consultons ni la chair ni le sang, ni aucune créature, ni ne prenons de conseil de la part des hommes, mais seulement du Seigneur, qui a levé nos têtes au-dessus du monde, et au dessus de toute les craintes et les doutes, et qui était avec nous en puissance et et souveraineté sur tous ce qui s'opposait à nous, qui était grand et puissant. Nous avons fait résonner la parole du Seigneur, et n'avons rien ménager; et avons amené les sourds à entendre, les aveugles à voir, et les coeurs endurcit à se réveiller ; et la crainte du Seigneur allait au devant de nous et derrière nous, et s'occupait de nos ennemis.

Premièrement nous voyageâmes du Westmoreland vers le Cumberland, le Northumberland ainsi qu'à quelques endroits de l'Écosse et Durham, Yorkshire, Lancashire, Cheshire, etc., et dans tous ces comtés nous rencontrâmes beaucoup d'opposition, de souffrances et de comportement cruels venant d'hommes de toutes sortes. Chacune des prisons pourrait témoigner, comment chacune d'elles nous ont gardés emprisonnés au cours de ces six dernières années; et au moins une maison à clocher ou un marcher pourraient témoigner des raclés, blessures, les contraintes et les périls que nous avons dû subir. Que le témoin de Dieu qui se trouve dans la conscience de tous les hommes, rende témoignage de la cruauté que nous avons enduré, et aussi de la patience et de l'innocence sous tous ce qu'ils nous ont fait.

Étant à Londres, un soir d'été il vit un groupe d'ouvriers travaillant dans un champ tenant des joutes de lutte après leur travail. Burrough alla vers eux. Lorsque la joute fut terminée, ils demandèrent si quelqu'un voulait bien monter dans l'arène pour défier le vainqueur. Burrough monta dans l'arène, au beau milieu de ces brutes, et commença immédiatement à prêcher l'Évangile. Les hommes surpris écoutèrent attentivement, plusieurs furent convaincus et joignirent les Quakers. C'est ainsi que ce prédicateur de Christ sans peur prêcha avec tellement de conviction que 10,000 âmes devinrent Quakers à Londres en 1674.

Mais par quelles adversités n'est-il pas passé! Injures, calomnies, succession de coups de poings et de cannes étaient souvent son lot; veiller et jeûner étaient souvent sa ration; il n'était pas sans connaître les emprisonnements, les grands périls et les dangers de la vie. Mais rien ne pouvait faire reculer ce héros; il était toujours à travailler et avait rarement quelques heures de repos à s'offrir. Dans sa prédication il était bien reçu, éloquent en parole, il avait la langue, (selon ce que relate un auteur éminent qui le connaissait depuis sa tendre enfance), d'un orateur érudit, à se déclarer lui-même pour la compréhension et la conscience de tout homme qu'il rencontrait. Il était aussi un grand écrivain, s'engageant souvent dans des contestations avec ceux ayant différentes convictions, ne ménageant aucune douleur, où il croyait servir le Seigneur et l'Église.

Edward Burrough écrivit une lettre au Protecteur, dans laquelle il lui dit, que la controverse du Seigneur était contre lui, car il n'avait pas été fidèle dans l'oeuvre de Dieu; mais il s'était appuyé et avait pris son aise sur une hautaine montagne d'orgueil et de vaine gloire ; s'étant élevé dans le but d'être adoré, exaltant son abondance, sans donner la gloire et l'honneur à Dieu. Qui plus est, il n'avait pas respecté ses voeux fait au Seigneur au jour de la détresse; et que maintenant, il permettait qu'une douloureuse oppression, que la cruauté et la tyrannie soient perpétré en son nom en persécutant, et en emprisonnant injustement le peuple du Seigneur. Par conséquent le Seigneur apporterait Ses jugements contre lui, à moins qu'il se repente et cesse ses persécutions contre le peuple de Dieu. Si audacieux que fut Burrough dans sa lettre à  Cromwell, il ne trouvait pas encore qu'il était fâché en rapport avec ceci. Mais Cromwell écoutait un peu trop les flatteries de ces enseignants, [Congrégationalistes Puritains, Baptistes, et Presbytériens] qui étaient maintenant au pouvoir à la place des Episcopaliens, qui l'exaltait comme leur idole par leurs applaudissements. Et lui, les vénérant comme quelqu'un qui veut renforcer son autorité sur le peuple, ferma les yeux sur cette grave persécution, par cette démence qui se perpétua contre les Quakers.

Burrough était un ministre si efficace qu'il fut surnommé Boanergès, le même nom que Jésus donna à Jean et son frère Jacques, signifiant Fils du Tonnerre.

Ce qui suit représente plusieurs de ses plus exceptionnelles lettres. Un Mémoire est aussi sur ce site ainsi que plusieurs autres lettres.

UNE DÉCLARATION AU MONDE ENTIER DE
Notre Foi, et de ce que Nous Croyons.

Ceci est écrit afin que tous les peuples de la terre puissent connaître par qui, et comment nous sommes sauvés, afin qu'ils espèrent pour la vie éternelles; et ce que nous croyons en ce qui concerne Dieu, Christ, et l'Esprit, et au sujet des choses éternelles, appartenant à toute l'humanité de connaître et de croire.

Concernant Dieu, Christ, et l'Esprit, ce que nous croyons.

Premièrement : C'est qu'il y a un seul véritable Dieu, qui est un Esprit, et sa présence remplit le ciel et la terre, et Il est éternel, le créateur et le conservateur de toute chose, des cieux et de la terre, et de toute chose qui s'y trouve, par Lui nous avons été crées et formés, et jusqu'à ce jour toute chose demeure par sa puissance, et quelque soit Sa volonté dans le ciel et sur la terre, Il l'accomplit par Sa parole et sa puissance. Nous croyons que seul ce Dieu est, et doit être craint, aimé, obéi et adoré par toutes les créatures, et rien d'autre que Lui dans les cieux ou sur la terre. Et nous croyons, l'adoration, l'obéissance, la crainte, et l'amour, doit être donné en esprit, cela même en quoi son propre esprit se meut et  conduit son peuple. Nous croyons que la véritable adoration, qu'Il exige et qu'Il accepte, n'est pas issus des traditions des hommes, dans les observances extérieures, ou des jours ou des endroits pré établit, ou de choses, mais Il est adoré uniquement en esprit et en vérité, sans égard du temps, de l'endroit, ou des choses, et que personne ne peut l'adorer dans la justice autre que ses enfants qui sont nés de son esprit, et qui sont de ce fait conduit et guidés. Nous croyons que ce Dieu a donné Son Fils Jésus-Christ dans le monde, un don pour le monde entier, et que chaque homme qui vient au monde est éclairé par Lui, que chaque homme doit croire, et être sauvé. Nous croyons qu'Il est donné au monde, et sans exception d'aucun pays, nation, ou peuple mais Il est le don de Dieu pour toute l'humanité, et Il les a éclairé, et chaque homme à travers le monde, qui croit et qui reçoit, Christ, qui est la sagesse et la puissance du Père, sera sauvé avec le salut éternel ; et tous ceux qui ne croient pas en lui, seront damnés, et possèderont à jamais la misère.

Nous croyons que le salut, la justification, et la sanctification, se trouve seulement en Lui, et oeuvre par lui, et par personne d'autre, car aucun autre nom n'a été donné sous le Ciel que Lui seul, par qui se trouve le salut. Nous croyons que tous ceux qui croient en Lui et qui le reçoivent, sont réconciliés avec Dieu, et sont ramenés à la vie à Dieu, afin de vivre pour Lui en toute chose, et qu'ils reçoivent le pardon des péchés, et qu'ils sont affranchis de toute injustice, et du corps du péché et de la mort, et qu'ils ont le témoin de l'Esprit en eux; et que l'Esprit du Père ils l'ont reçu, et Il témoigne en eux du Père et du Fils, et des choses qui appartiennent à leur paix; et c'est là le gage de leur héritage, et le Sceau de la promesse de la vie éternelle ; et c'est par cela que les choses profondes de Dieu sont révélés; et par cela le Père et le Fils demeurent dans les saints ; et par cela ils ont la communion les uns avec les autres ; le Père le Fils et l'Esprit sont Un. Ceci nous le croyons fidèlement.

Encore, concernant le Christ: Nous croyons qu'Il ne fait qu'un avec le Père, et qu'Il était avec Lui avant que le monde ne fut; et ce que le Père fait, c'est par le Fils, car Il est le bras du salut de Dieu, et la véritable puissance et sagesse du Créateur, et était, est et sera sans début ou fin. Nous croyons que tous les prophètes ont rendus témoignage de Lui, et qu'Il s'est manifesté en Judée et à Jérusalem, a accompli l'oeuvre du Père, fut persécuté par les Juifs, fut crucifié par Ses ennemies, fut enterré et ressuscita selon les Écritures. Nous croyons qu'Il est monté vers le Très-Haut, et est glorifié à la main droite du Père pour toujours; nous croyons qu'Il est glorifié de la même gloire qu'Il avait avant que le monde ne fut; et que le même qui est venu du ciel est remonté vers le ciel; et le même qui est descendu est celui qui est remonté.

Nous croyons que celui qui était mort, vit et vivra à tout jamais; et qu'Il vient, et reviendra pour juger le monde entier avec justice, et tout peuple avec équité, et rendra à chaque homme selon ses actions au jour du jugement, quand tous se lèveront pour la condamnation ou la justification, celui qui aura fait le bien recevra la vie, celui qui aura fait le mal, la condamnation à tout jamais. Nous croyons que l'on doit s'attendre à Lui en esprit, pour être connu d'après l'Esprit, comme Il était avant que le monde ne fut, et c'est la connaissance vers la vie éternelle; ce que reçoit quiconque croyant en Lui. Il soumet la mort et détruit celui qui l'a en son pouvoir, et restaure la mort vers la vie, et revivifie par Son esprit, tout ce que le Père lui a donné; nous croyons que certains sont justifiés et sanctifiés par Lui et que d'autres sont enseignés par Lui; mais Il condamne ceux qui ne croient pas en Lui, continuant dans l'incrédulité, et n'étant pas enseignés par Lui. Ceci nous le croyons fidèlement.

Nous croyons que pour chacun sur la surface entière de la Terre, est donné un temps et un jour de la visitation, pour qu'ils puissent revenir et être sauvé par Jésus-Christ, qui est offert par le Père pour appeler le pire des hommes à la repentance, et les plus impies des pécheurs sont convaincus par Lui de leurs oeuvres impies, pour qu'ils puissent croire, et être convertis, et sauvés. Nous croyons par la présente que l'amour de Dieu est manifesté à toute l'humanité, et qu'aucun n'est rejeté par Lui avant qu'ils ne fussent nés dans ce monde; mais à tout homme est donné une visite et pour ceux qui périssent, c'est parce qu'ils ne croient pas en Christ. La destruction vient de l'homme, mais le salut est de Dieu, à travers la croyance en Son Fils, qui enlève le péché, et nous renouvelle à Sa propre image, pour qu'ils puissent devenir héritiers avec Lui. Nous croyons qu'il y a une couronne de gloire éternelle, et un héritage de vie éternelle à apprécier à tout jamais par tout ceux qui croient et sont choisis de Dieu. Et qu'il y a de la misère et de la destruction sans fin à prendre en possession par ceux qui ne croient pas, mais qui persistent à être dans un état de réprobation, mais n'ont pas changés des voies du péché et de la mort, mais marchent au gré des convoitises de leurs coeurs, accomplissant la volonté de la chair, dans la méchanceté de ce monde, et ne suivent pas Christ la Lumière du monde, pour qu'ils puissent être sauvés. Et nous croyons que sur tout ceux-ci, demeure la colère de Dieu, et qu'ils n'ont aucune part dans l'héritage de Dieu. Nous croyons que c'est seulement celui qui est  né de nouveau de l'Esprit, qui marche d'après l'Esprit, qui est passé de la mort à la Vie, et qui est racheté du monde et de ses voies. Ceux-là uniquement doivent hériter du Royaume de Dieu, eux seuls y ont droit, personne d'autre que ceux qui sont lavés et nettoyés par le Sang de Jésus, par qui leurs péchés sont pardonnés. Car Son sang purifie de toute injustice et de tout péché, ceux qui marchent dans la lumière par laquelle néanmoins Jésus-Christ a éclairé le monde.

Nous croyons que les saints qui sont sur terre peuvent recevoir le pardon des péchés, et peuvent être parfaitement libérés du corps de péché et de mort, et en Christ peuvent être parfait et sans péché, et peuvent avoir la victoire sur toutes tentations par la foi en Jésus-Christ. Nous croyons que chaque saint qui est appelé de Dieu, se doit de tendre vers la perfection, et de vaincre le diable et ses tentations sur terre; et nous croyons que ceux qui s'attendent à cela l'obtiendront, et ils seront présenté sans péché à l'image du Père, et ceux-ci ne marchent pas d'après la chair mais d'après l'Esprit, et ils sont en alliance avec Dieu, et leurs péchés sont masqués et oubliés, car ils cessent de commettre le péché, étant nés de la semence de Dieu. Et nous croyons que l'Évangile de Christ est la puissance de Dieu pour le salut, et qu'il doit être prêché librement à tout peuple, et Christ être porté bien haut devant toute l'humanité par le ministère envoyé par Lui. Nous croyons que le ministère est reçu par le don de l'Esprit Saint, et ceux qui le reçoivent, sont légitimement appelés au ministère, et ils peuvent prêcher l'Évangile du Christ  gratuitement, comme ils le reçurent gratuitement; ce ministère n'est pas de l'homme mais de Dieu, et est rendu puissant dans la conversion des pécheurs, pour amener les gens à Dieu, et à la connaissance de Ses voies. Nous ne croyons pas que n'importe quel homme puisse être un ministre du Christ sans le don du Saint-Esprit, ou que l'Évangile peut être reçue par l'apprentissage naturel ou l'éducation. Nous croyons que quiconque prêche pour un salaire, n'est pas un ministre légitime de l'Évangile du Christ; mais de tels hommes sont orgueilleux, emportés et avides, ce qui ne profite pas au peuple du tout. Ceux qui prêchent pour de l'argent ont exploité de l'avant, et ne furent jamais envoyés par Christ qui appelle par Son esprit à l'oeuvre du ministère; et comme chacun a reçu le don de Son Esprit, ainsi peut-il pourvoir aux autres.

Concernant les dirigeants et les gouverneurs : Nous croyons qu'il devrait y avoir dirigeants et gouverneurs dans dans chaque nation, ville, comté, ou village, et que ce devrait être des hommes qui craignent Dieu, et qui détestent les voies du mal. Qu'ils devraient juger pour Dieu, et non pour l'homme, et juger en toute justice, équitablement, et juste, et rendre un véritable jugement à tous les hommes, sans corruption, ou d'exeption de personne, ne considérant pas le riche au-dessus du pauvre, mais étant une louange pour tous ceux qui font le bien, et une terreur pour tous ceux qui font le mal quels qu'ils soient, ayant la connaissance de la pur Loi de Dieu, et eux-mêmes de la pratiquer continuellement pour eux-mêmes. Nous croyons que chacune des Lois de l'homme devrait avoir pour fondement la Loi de Dieu, la pur raison et l'équité étant la fondation, que les témoins de Dieu en chaque hommes puissent répondre de cela; et la Loi devrait être connu de tous les gens avant que la transgression puisse leur être imputé ou qu'un homme soit punit. Nous croyons que chaque transgression se doit d'être punit selon sa propre nature, et que le châtiment ne devrait pas dépasser la grandeur de la transgression; et aucun transgresseur ne devrait échapper au châtiment; ni les faux soupçons ou la jalousie ne puisse être permis sans le témoignage de vrais hommes, ou la confession d'un parti. Nous croyons que les exécuteurs de la loi devraient être des hommes justes, et non pas des hommes adonnés à l'ivrognerie, ou autre méchanceté quelle qu'elle soit, et qu'ils devraient être choisi à chaque année, ou autrement, par le consentement unanime de tous le monde, et qu'aucun homme ne soit freiné dans son libre choix. Nous croyons que tous les gouverneurs et les dirigeants doivent être redevables au peuple, et au prochain gouverneur, pour toutes leurs actions, qui pourraient être informés sur l'occasion; et que les plus haut dirigeants soient soumis à la Loi, et punissables par elle s'ils la transgressent, tout autant que le monde le plus pauvre. Et ainsi le véritable jugement et la justice seront apportées sur terre, et que tous ceux qui font le bien auront la louange, et vivront dans la paix et le repos et tous les malfaiteurs quels qu'ils soient puissent être tenu en respect, et craindre Dieu, les hommes justes, et l'application des bonnes Lois.

Concernant la Religion: Nous croyons que c'est seulement l'Esprit du Seigneur qui rend les gens vraiment religieux, et qu'aucun homme ne devrait y être contraint, ni à aucun exercice ni aucune pratique religieuse, par aucune loi extérieure, ou puissance, mais que chaque homme devrait demeurer libre, alors que le Seigneur le persuadera en son propre esprit,ou en laissant ceci non fait, ou autre pratique de religion; et chaque homme de profession religieuse quelle qu'elle soit devrait être protégé en paix, à la condition qu'il soit lui-même homme de paix, ne cherchant pas à causer du tort au gens ou aux propriété.

Nous croyons que le fait de réprimer les fausses opinions, les doctrines non-fondées et les principes, en voulant à les convaincre qu'ils s'opposent à eux-mêmes, que ce soit par l'exortation, ou une vive réprimande, au moyen de parole ou par écrit, ne devrait pas être considéré comme étant une rupture de paix; ou le fait de s'efforcer aux choses qui concernent le Royaume de Dieu, par des hommes d'esprits, ou de jugements contraires, cela ne devrait pas être punissable par les Magistrats et leurs lois; car nous croyons que la Loi extérieure et les Pouvoirs de la terre ne servent qu'à protéger les individus et leurs patrimoines, et non pas pour protéger les opinions des hommes; la Loi des nations ne devrait pas non plus s'appliquer aux consciences des hommes, dans le but de les astreindre de telle ou telle jugement ou pratique de religion. Nous croyons que seul Christ est, et devrait être notre Seigneur et l'instructeur de la conscience des hommes, et seul Son Esprit doit nous conduire en toute vérité.

Nous croyons que la soumission et l'obéissance dans le Seigneur appartiennent aux supérieurs et que les sujets devraient leur obéir dans le Seigneur qui a régné sur eux; et que les enfants devraient obéir à leurs parents, et les épouses à leurs époux, et les serviteurs à leurs Maîtres en toutes choses, ce qui est en accord avec Dieu, ce qui se tient dans l'exercice d'une bonne conscience envers Dieu. Mais lorsque les dirigeants, parents, ou maîtres, ou autre, commandent ou exigent la soumission pour quelque chose qui est contraire à Dieu, ou en désaccord avec Lui, en de telles occasions les gens sont libres, et doivent obéir à Dieu plutôt qu'à l'homme; et nous croyons qu'ici Dieu les justifiera, étant guidés et conduit par Son Esprit en tous ce qui est bon, et en dehors de tous ce qui est mal.

Encore: Nous croyons concernant l'élection et la réprobation, qu'il y a un état d'élection, et un état de réprobation; une condition choisi de Dieu ; et une condition rejeté de Dieu, et que toute l'humanité se trouve dans l'une de ces condition; tous ceux qui sont élus, sont élus en Christ, et tous ceux qui ne sont pas en Lui sont dans la condition réprouvés, produisant des fruits de la mort et des ténèbres, en étant fils de la colère et de la désobéissance, dans l'aliénation et la séparation d'avec Dieu, dans la transgression, non-réconciliés avec Dieu, l'inimitié gouvernant leurs coeurs, étant dans la chute,et non pas ramenés de nouveau en Christ, mais plutôt ignorant de sa puissance, et de sa sagesse, en ayant l'entendement obscurcit de sorte qu'ils ne peuvent percevoir les choses qui sont éternelles ; et dans cette condition leurs meilleures oeuvres ce sont le péché, et quoiqu'ils fassent, ils ne peuvent être acceptés de Dieu, car ils sont morts pour Dieu, et vivant au mal, produisant toutes leurs oeuvres qui sont à la base maudites. Ceci est la condition de toutes l'humanité sur la surface de la terre, dans le premier Adam; et c'est là la condition de la réprobation, et tous ce qui demeure en cela est rejeté de Dieu, et n'héritera jamais la vie éternelle, mais va à la perdition. Pourtant tous ont leurs jour de visitation de sorte qu'ils peuvent sortir de leur condition de réprobation. Mais en haïssant la connaissance, et méprisant l'amour de Dieu, ils persévèrent dans un état réprouvé, et la colère de Dieu demeure sur eux. Mais ceux qui sont choisi de Dieu sont libérés de cette colère, car ils croient en la lumière, et deviennent des enfants de la lumière, et sont renouvelés dans la pensée et le coeur, et reçoivent l'amour du Père, et plantés en Christ le second Adam, Et ils sont choisi en Lui afin de produire du fruit au Père, et tous leurs fruits proviennent de ce sol qui est béni, car ils sont conduit par l'Esprit du Père, et ceux-là se trouvent dans la  condition d'élection, ce qui fait d'eux des héritiers avec Christ pour l'héritage éternel qui ne faillira jamais. Nous croyons fidèlement que la miséricorde n'est pas montré à celui qui est réprouvé, ni le jugement à celui qui est choisi de Dieu.

Ceci doit aller à travers le monde afin que tous les peuples puissent comprendre ce que nous croyons, et ce que nous avons reçu de Dieu; et ceux qui croient ceci seront, par l'Esprit du Père, sauvés; mais ceux qui ne croient pas, mais qui sont désobéissant à la vérité, seront condamnés à cause de leur incrédulité. Beaucoup plus pourrait être écrit, mais c'est dans l'amour que ceci est donné par l'un de ceux qui à cru et reçu la connaissance de ces choses de la part de Dieu;

 D'un Amis, à tous le monde,

Edward Burrough.

Londres, 1657

UN ÉPÎTRE GÉNÉRALE AUX AMIS À LONDRES

Mes chers amis et frères aimés, dans l'éternelle et infaillible Vérité, de laquelle vous avez été rendu participants, qui êtes appelés par Dieu à être témoins de Son nom et de Sa Vérité; avec mon cher amour je vous salut, chèrement et tendrement, et au reste des engendrés de Dieu dans cette ville, pour lesquels mon âme se languie, [même pour] votre croissance dans l'homme intérieur. Le Père Éternel vous renforce, et vous rafraîchit avec les courants vivants de Sa présence; que Son amour, Sa puissance et Sa grâce se multiplie parmi vous, à qui Il a ouvert une porte, et fait un accès au vrai repos, qui demeure pour vous, vers quoi le Seigneur de grâce vous rassemble, vous guide et vous porte comme des agneaux dans Ses bras, dans le troupeau du rafraîchissement perpétuel.

Mes chers coeurs, marchez dignement de l'amour de Dieu, avec laquelle Il vous a aimé, que vos lumières brillent bien haut dans le monde, qu'ils puissent voir vos bonnes oeuvres, eux qui vous surveillent d'un oeil méchant. Chers amis, vous qui croyez, Lui qui est la Lumière du monde est précieux. Par conséquent attendez dans la lumière, que votre compréhension puisse être ouverte et que vos pieds soient prêts à marcher dans les voies de Dieu, qui pour tous les enfants de lumière sont des voies agréables. Ne devenez pas empêtrés par aucun joug de servitude, qui pourrait vous accabler de courir la course qui est placée devant vous; mais dans la mort, tout  [ce qui est] mortel se tient. Et là, la vie immortelle vous verrez et en témoignerez, et le pain quotidien vous recevrez; cette Vie que l'amour du monde crucifie.

Ne savez-vous pas que l'amitié du monde est hostile envers Dieu; mais vous êtes appelés, non pour servir le monde, mais Dieu qui est la Lumière, et le monde doit vous servir. Donc prenez garde que vos affections, désirs et coeurs soient entraînés à côté de la véritable voie pure de la vie, vers ce qui est visible, ce qui ne durera pas toujours; car cette vie est mort et cette gloire est honte. Dans la lumière je vous lis, et peux percevoir plusieurs plantes agréables fleurissant dans le jardin de Dieu; et je vous en témoigne, certains parmi vous ont déposé leurs couronnes aux pieds de l'Agneau, et ont méprisé la gloire de Babylone et de l'Égypte. Assurément votre récompense durera à tout jamais, et le Seigneur remplira vos coupes aux yeux de vos ennemis, votre gloire sera au-dessus de la gloire terrestre, et vos couronnes ne terniront jamais.

Par conséquent, empressons-nous, et ne regardez pas en arrière, n'économisez pas le gras, pas plus que le meilleur de l'abattage, mais à l'épée, amenez tous vos ennemis qui furent ceux de votre propre maison [à l'intérieur de vous-même], qui ont eu prédominance sur vous. Mais le Seigneur se lève maintenant parmi vous, et vous avez vus le tremblement de la terre, du ciel, et la noirceur du soleil, et la chute des étoiles; par conséquent, attendez à la fin, que vous puissiez porter la couronne d'immortalité. Le jour commence à se lever parmi vous, donc mettez de côté vos oeuvres des ténèbres et marchez dans la lumière; car vous êtes la lumière du monde, une ville placée sur une colline qui ne peut être cachée. Que le Seigneur vous rende prospères, qu'Il vous préserve, et qu'Il soit avec vos esprits et vous établisse. Amen.

EDWARD BURROUGH

Dublin, le 14ième jour du Cinquième mois, 1655

À LIRE AUX RÉUNIONS DES AMIS DE LONDRES

CHERS AMIS de Dieu, appelés par Lui hors des ténèbres du monde dans sa merveilleuse lumière; à vous tous qui par la puissance de Dieu êtes gardés fidèles, pour marcher et demeurer dans la mesure du don de Dieu reçu; grâce, miséricorde et paix venant de Dieu le Père de vie soit multipliées en vous et parmi vous, que vous tous puissiez grandir dans la puissance de Dieu, hors des ténèbres et de l'ombre de la mort, dans lesquels vous avez été tenu captifs dans un pays étranger.

Chers Amis, nos âmes sont déversées pour vous, afin que vous puissiez demeurer dans ce que vous avez reçu et entendu, le chemin et le sentier de la vie, de la droiture, et de la paix éternelle. Marchez de manière digne de l'appel, auquel vous êtes appelés, et attendez dans la lumière par laquelle cous êtes éclairés, que toute tromperie en particulier et en général puisse être vues et jugées. Nous pouvons témoigner, qu'il y a un témoin de Dieu manifeste en vous, et de vrais désirs qui coulent à Dieu venant de vous; par conséquent prenez garde à la mesure de Dieu, que par elle vous puissiez entendre la voix de Dieu, et voir sa puissante présence; car ce que Dieu manifeste dans l'homme, Dieu parle, se meut, et agit, et se fait connaître à l'homme.

Ceux qui négligent la mesure de Dieu, de marcher en Lui, toutes leurs connaissances, leurs expériences, et leur profession sont pour la condamnation par Celui qui ne change pas. Or tout demeure dans la mesure, qui est la lumière, dans la croix qui juge et qui retient l'homme charnel; ainsi la compréhension sera gardée ouverte pour recevoir la miséricorde de Dieu, et marcher digne de la miséricorde reçue; mais en vous détournant de la lumière, vous négligez la miséricorde, et suivez les vérités mensongères, et errez loin du chemin de la justice, et vous vous placez vous-mêmes sous la condamnation. Car l'homme n'est plus apprécié par Dieu, à moins que l'homme demeure dans son conseil, dans sa crainte, où les secrets de Dieu sont reçus et manifestés par la Lumière, ce qui est la première entrée pour Dieu, et la plénitude de l'appréciation de Dieu. Prenez garde au monde, où résident toutes les tentations, dans but d'attirer vos pensées dans les choses visibles et charnelles, hors de la Lumière par laquelle la vie est appréciée; et alors la mort passe au-dessus de vous, et la condamnation vient sur vous, et la vie est perdue, et la misère est révélée contre vous.

Grand est l'amour de Dieu pour vous, de vous appeler et de vous choisir, et par conséquent n'abandonnez pas cet amour, mais marchez en Lui, jusqu'à Dieu, de qui la libre rédemption est manifeste pour celui qui se trouve dans la mort, vaincu par les ténèbres. Ne tombez pas dans vos propres volontés, ni à la voix de l'étranger ou du faux prophète, qui vous attirent dan les choses visibles ici et là ; mais soyez salés et ayez en vous le discernement, afin que vous puissiez sonder chaque geste, chaque esprit, et que vous puissiez par Celui qui est infaillible et ne se trompe point, comprendre ce qui est faillible et erroné, qui fleuri pour un temps, mais qui se fane et arrive à une fin. Votre connaissance et votre conscience placeront un sceau sur ceux-ci, qui ont été dispersés dans les montagnes dans les jours sombres et nuageux ; mais maintenant la lumière se lève, et le jour commence à apparaître; et vous tous qui demeurez fidèles verrez la gloire du Seigneur, et L'apprécierez dans le monde des vivants.

Nous vous donnons la responsabilité dans le Seigneur, que vous qui professez la vérité, marchiez en elle; et comme vous professez un changement, que vous le laissiez paraître en laissant tomber les oeuvre des ténèbres, qui, par la lumière vous sont rendues manifestes, et le témoin de Dieu en vous témoigne contre elles. Sachez ceci, que tout ce qui vit en vous et qui est contraire à Dieu, la Lumière de Christ témoigne contre ces choses, ce sera tel une piqûre dans l'oeil, et une épine dans le pied pour toujours. La colère, doit être révélée sur celui qui épargne le reste, et qui sauve le gras du jugement, car le massacre doit venir sur tous, de sorte que cette vie et gloire puisse être rendues manifestes. Celui qui regarde derrière dans les voies n'est pas prêt pour le Royaume; et celui qui retourne dans les pollutions, sa fin sera pire que son commencement, et ils ne peuvent échapper au jugement de Dieu.

Par conséquent attendez dans la puissance de Dieu, et demeurez dans la lumière qui est l'armure contre toutes les tentations, par laquelle les ténèbres et la mort, et celui qui a la puissance la mort, sont vaincus, et tous ceux qui aiment la lumière sont guidés par elle. Vous tous chers amis, qui avez goûtés l'amour et la puissance de Dieu, et qui témoignez du déchirement de la terre, demeurez dans la puissance et la pure crainte du Seigneur, de sorte que toutes tromperies puissent être retenues à l'écart et en dessous. Prenez garde des paroles des faux prophètes, ou de permettre à vos pensées de courir dans les ouvertures de sorte que vous puissiez dire ce qui est ouvert dans la lumière.

Nous vous engageons tous dans la présence du terrible Dieu de vie et de puissance, que vous attendiez tous en silence, et que vous attendiez pour avoir en vous-mêmes le sel et la saveur, pour reconnaître la voix du Christ versus. la voix de l'étrangers car jusqu'à ce que vous puissiez reconnaître cette différence en vous-mêmes, vous êtes incapables de juger. Par conséquent, attendez-tous dans la lumière qui est l'oeil, qui voit dans les mystères du royaume; et qu'aucun ne prononce une seule parole, que celle dont vous êtes divinement mus de dire, ou autrement la conscience de chacun témoignera contre vous. Ne soyez pas hâtifs, quand vous voyez des choses s'ouvrir dans votre esprit; gardez-les, et n'allez pas courir pour les dire, mais chérissez-les dans vos coeurs, et prenez garde, et restez humble dans la crainte du Seigneur, ne réveillez pas cette orgueil et cette présomption, ni que rien ne soit exalté au-delà de ce qui est pur. Chers Amis, vous êtes sur nous tel un grand poids et un grand fardeau, par crainte que nous ayons oeuvré en vain, mais nous espérons et avons confiance que le Seigneur vous préservera, si vous demeurez dans l'obéissance à ce que Dieu a rendu manifeste en vous, et ainsi vous grandirez. Prenez garde de vous efforcer et de lutter, mais jugez cet [esprit], chacun en vous-mêmes, afin que vous puissiez tous croître dans la pure vie de Dieu. Que la puissance éternelle de Dieu vous bénisse tous et vous garde dans cette puissance et cet amour éternelle, et qu'il vous donne la victoire sur vos ennemis, afin que vous puissiez venir témoigner de la vie rendue manifeste en vous par Dieu.

Vos frères dans l'oeuvre du Seigneur.

Edward Burrough

Francis Howgill

UN AVERTISSEMENT AUX PERSONNES DE TOUT GENRE

Vous les marchants, les commerçants, et les trafiquants, et vous tous qui achetez et vendez, soyez simples et le coeur honnête; et ne mentez pas, ne jurez pas, ne soyez point malhonnêtes pour un gain pour vous-mêmes, car cela est maudit du Seigneur, et c'est là le gain que reçoit celui qui est ainsi. Que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; ne flattez pas ceux avec lesquels vous négociez en feignant des paroles fourbes, tandis que la déception loge dans vos coeurs, pour faire une victime de votre voisin et de votre frère, car ceci est méchant aux yeux du Seigneur. Mais dites la vérité en toute chose, et que votre oui soit oui, et votre non soit non, en toute occasion, car le reste vient du malin. Quel avantage avez-vous à gagner dans la tromperie, ou dans le mensonge, ou une multitude de paroles vaines ? Ce sera une malédiction pour vous, et non une bénédiction pour vous et vos enfants. Que la vérité vous guide dans toutes vos relations les uns avec les autres, et que la crainte de Dieu soit dans vos coeurs dans toutes vos entreprises autant sur la terre que sur la mer. Je vous met tous en garde, ne cherchez pas à vous enrichir de façon malhonnête, non plus n'oppressez pas les gens avec lesquels vous faites affaire. Car vous ne savez pas combien long sera votre temps sur terre, ni quand le jour où vous aurez à rendre compte viendra, dans lequel chaque parole et chaque oeuvre sera apporté pour le jugement, oui car vous aurez à rendre compte de chaque parole vaine, et toutes ces paroles qui ne sont pas prononcées dans la crainte du Seigneur sont vaines ; par conséquent vivez et agissez dans la crainte du Seigneur, afin que vous soyez béni dans tous ce que vous faites.

Et vous tous que le Seigneur a béni en richesses et en accroissement, voyez à ne pas abuser de ce avec quoi Dieu vous a béni, mais qu'en toutes chose cela soit utilisé pour la gloire du Seigneur, et que ce ne soit pas gaspillé en excès de convoitise pour vos propres pensées. Car la création appartient au Seigneur, et toutes choses sont données par Lui, et sont reprises selon Son bon plaisir. Il désigne riche et Il désigne pauvre qui Il veut. Par conséquent, que chaque homme se contente de ce qu'il a, qu'il ne convoite pas les autres, ni ne se fraude l'un l'autre dans le but de s'enrichir soi-même, car le Seigneur maudit cela.

Vous tous artisans et ouvriers, craignez le Seigneur continuellement, et ne faite point usage de tromperies, de ruses ou de tactiques malhonnêtes dans ce que vous faites. Ne cherchez pas a aveugler les yeux des hommes par des apparences attrayantes, ni à tromper les gens ordinaires par un ouvrage négligent; mais que la Vérité vous guide, et cela vous enseignera à faire aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent, et ceci est acceptable aux yeux de Dieu. Que vos commodités soient justes et droites, que votre travail soit fait d'un coeur droit, et faites toutes choses comme étant sous le regard de Dieu, alors vous ne pouvez faire aucun mal, si la crainte de Dieu est devant vos yeux. Le mal en toute choses sera renié, et la corruption qui est entrée dans toute vocation ou commerce, sera jugée. Soyez des exemples de vérité et de justice les uns envers les autres; ne vous fraudez pas et ne vous escroquez pas l'un l'autre, n'utilisez pas non plus trop de mots ou de gestes vains, mais appropriez-vous le Seigneur comme votre enseignant, pour vous enseigner la vérité, afin que vous la mettiez en pratique et que vous en parliez en toutes choses.

Vous tous jeunes hommes et apprentis, apprenez la crainte du Seigneur, prêtez attention à la tentation, par crainte d'être détruit, le corps comme l'esprit. Apprenez à ne pas dissimuler ou à frauder, ni ne recevoir d'instructions sur comment tromper et tricher, mais recherchez premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et toutes ces choses vous seront accordées. Ne vous soumettez point au moindre mal. Prenez garde au vin et aux femmes, qui volent le coeur de plusieurs. ne vous soumettez point à la vanité ni n'accomplissez les désirs de vos propres esprits en toutes choses. Ne convoitez pas les richesses, n'étudiez pas non plus dans le but de devenir orgueilleux et vaniteux. Ne vous abandonnez pas à la ruse ou aux politiques humaines, ni à tromper qui que se soit; mais craignez Dieu et gardez ses commandements, soyez les sujets de vos maîtres, obéissez leurs en toutes choses qui sont bien, soyez dévoués envers eux pour ce qui est juste et bon, mais refusez-leurs tous ce qui est mauvais. N'apprenez pas la sournoiserie la fourberies de leur part, ni les vices, ni l'ivresse, tromperies, ou quoi que ce soit d'autre qui soit mauvais, mais réprouvez ces choses plutôt que de les suivre. Si vous pratiquez la vérité, que vous dites la vérité en toutes choses, et que vous vous gardez de tout ce qui est mauvais, alors le Seigneur vous bénira à l'extérieur et à l'intérieur, et la connaissance de Dieu sera votre couronne dans vos vieux jours. Mettez un terme à tous ces jeux, [de hasard] de sports vains, de tout comportement et plaisirs vains, immodérés ainsi que de toutes les oeuvres de la chair; car quiconque suit ces préceptes ne prospérera pas dans ce monde ni ne sera béni dans le monde à venir. C'est pourquoi prenez garde à vous, qui êtes jeunes dans le monde; ne soyez pas vaincus par le mal, ni ne suivez de mauvais stratagèmes, mais tenez vous dans le respect continuellement, et n'offensez point Dieu, qui vous donne la vie, la santé et toutes bonnes choses.

Et vous tous maîtres et chefs de familles, cet avertissement vous est adressé. Dans vos familles, soyez un exemple en toute bonne chose pour vos enfants et vos domestiques. Gouvernez avec autorité dans la crainte de Dieu, mais non dans la tyrannie nu d'un esprit sévère; enseignez et instruisez dans la crainte, et non dans la cruauté. Ne donnez pas de mauvais exemple d'orgueil, de vanité, d'ivrognerie, l'hypocrysie, ou de toute autre chose mauvaise, mais tenez-vous comme une nuisance pour le mal, et un supporter pour tous ce qui est bien. Ne restreignez pas la conscience de personne sous votre pouvoir, réprimez seulement le péché, et ne condamnez pas la justice. Recherchez l'enseignement de Dieu, et alors vous pourrez instruire dans Sa voie tous ceux qui sont sous votre responsabilité ; soyez indulgent envers vos enfants et vos domestiques, et passez par-dessus leurs offenses au-lieu de les punir avec cruauté. Et ne faites pas de vos domestiques des proies, dans le but de servir uniquement vos propres fins, seulement pour votre propre bien, et non les leurs; car de telles agissements sont mauvais aux yeux de Dieu, et doivent être condamnés. Ne laissez aucun excès, ne laissez pas non plus votre famille dans le besoin, mais que ce qui est honnête et droit. Aimez ces préceptes en toute chose, et suivez-les. Ne laissez pas votre colère et votre passion vous dominer lorsque l'on vous offense, et ne corrigez pas dans la cruauté, mais dans une bonne compréhension. Marchez dans la Vérité, et accomplissez la volonté de Dieu; et non celle qui vous est propre, et ceci a une grande valeur et est acceptable aux yeux du Seigneur.

Et  vous tous les tenanciers de tavernes et d'auberges, craignez le Seigneur Dieu, et n'oppressez pas votre hôte, ne nourrissez pas leur convoitise jusqu'à ce qu'ils deviennent saoul, car cela est maudit de Dieu autant en vous qu'en eux, et de cela Il prendra Sa vengeance. Oh, grande est cette abomination parmi vous. Beaucoup de bonnes créatures sont vainement et méchamment exploitées et abusées à l'intérieur de vos demeures. [Vous pensez] que votre bénéfice [gain d'argent] réside dans le fait d'abuser des créatures par l'excès, et avec vous le Seigneur est attristé à cause de cela.

Et tous les genres de personnes, riches et pauvres, de niveau modestes et élevés, maîtres et serviteurs, parents et enfants, acheteurs et vendeurs, commerçants et ouvriers, entendez le conseille de Dieu, et cherchez à connaître quelle est Sa volonté pour vous en toutes choses, en sorte que vous puissiez l'accomplir, en suivant tous ce qui est bien, et en reniant tous ce qui est mal, afin que vos âmes puissent vivre. Ne vous laissez pas mener par le diable, non plus, ne laissez en rien ses tentations l'emporter sur vous, mais résistez lui, quel que soit ce en quoi il voudraient vous entraîner, car c'est contre Dieu, et contraire à Lui.

Repentez-vous de tous le mal que vous avez pu faire, et laissez le Seigneur être votre guide, afin que vous ne puissiez pas périr être complètement exterminés, et votre cité détruite par votre faute. L'amour du Seigneur est dirigé vers vous, et Il attend pour être charitable envers vous, et Il désir votre retour, plutôt que votre destruction, et Il désire vous guérir si vous voulez vous attendre à Lui, et Il voudrait bénir votre cité, et faire en sorte que vous y soyez heureux, si seulement vous faites sa volonté, et renoncez à vous-mêmes.

Je suis un amis pour toutes vos âmes, et un proclamateur de paix, et de bonnes nouvelles à tous ceux qui ont soif du Seigneur; et Il m'a donné le pouvoir de vous mettre en garde pour toutes vos iniquités et vos abominations, d'y renoncer; et vous avertir de suivre ce qui est bien. Oh, si vous connaissiez en ce jour qui vous est  donné les choses qui appartiennent à votre paix, que vous puissiez les connaître à présent, avant qu'elles soient totalement cachées à vos yeux, et qu'il n'y ait plus de place pour la repentance, ou qu'il soit trop tard pour revenir. Ce jour viendra pour beaucoup, et ils ne pourront y échapper, ceux qui maintenant endurcissent leurs coeurs contre la voie de leur propre paix, et même qui la méprise pour être réprouvés pour leur transgression. Mon âme à pitié de ceux-là , qui sont en route pour la destruction, et qui se précipitent vers la perdition. Souventefois cela m'a rendu triste de les voir, quand je mesurai la condition de ces gens. Sur mon lit j'ai considéré quelles abominations il y avait en vous, et quelle serait la fin de tout cela,  et rien je n'ai désiré autant, que de pouvoir fidèlement vous mettre en garde, et m'affranchir, moi, ainsi que le Seigneur du sang de tous les hommes. De profondes pensées me sont venues, concernant le conseille que le Seigneur a pour vous, afin que je puisse manifester la Vérité, et dévoiler les abominations, et je n'ai pas ménager de crier la repentance aux pécheurs, afin que ceux-ci puissent se convertir, et se tourner vers le Seigneur. ET jusqu'ici je suis libre du sang de tous les hommes, et le Seigneur est libre, et si les méchants périssent, c'est à cause de leur incrédulité et de leur résistance au Seigneur. Ceci est le témoignage que je vous donne, à vous ainsi qu'à tous les peuples.

Oh Londres, écoute et considère! Ceci est le jour de ta visitation, et il n'y a pas d'autre chemin pour la vie, ni pour échapper à la mort et à la destruction éternelle, que celui que vous a montré le Seigneur. Béni soit celui qui peut le recevoir, et ceux qui rejettent cela périssent complètement sans miséricorde. Je suis un étranger au milieu de vous, pourtant bien connu du Seigneur, et le témoignage de Dieu vous concernant demeurera pour toujours, car c'est la vérité, et ce ne sera pas confondu,même si les méchants la rejettent pour leur propre destruction.

Edward Burrough

Londres, le 15ième Jour du Sixième Mois, 1657

Pour Tous les Appelés et les Élus pour la Fidélité en Jésus-Christ,
et à Ceux qui sont Trouvés Dignes de Souffrir.
(Cette Lettre fut envoyée dans le but de soutenir les Quakers lorsque James Naylor tomba publiquement).

Que votre fraternité soit dans la vie et la puissance de Dieu, et ne vous connaissez point l'un l'autre en paroles seulement, et en apparences extérieures, mais témoignez les uns les autres en esprit et en vérité, et ayez une communion là, en rompant le Pain de Vie, pour que le jour de Jésus-Christ soit vu et entendu en vous. Et vous membres pour le servir Lui ainsi que les uns les autres, tous recevant la sagesse de la tête et la vertu du vin, Jésus-Christ, que vous puissiez abonder en amour, miséricorde, paix, et tous les fruits de la justice vers le Père. Reposez dans la crainte et le conseil de Dieu, soyez sujets à Sa volonté, ne méprisant pas la croix, qui est la puissance de Dieu, qui extermine la naissance née de la chair, qui n'est pas l'héritier de la promesse; mais marchez dans la croix quotidiennement, que votre compréhension reste ouverte, tentant de discerner tout esprit à savoir s'il est de Dieu.

Ne croyez pas tout esprit car il peut s'élever parmi vous des esprits mensongers, voulant vous éloigner de la lumière qui n'est pas la Vérité, mais la prétention et l'hypocrisie, avec des fausses visions et de l'imagination frauduleuse, manipulant la parole de Dieu avec duplicité, puis corrompant et pervertissant la véritable voie de Dieu; ayant la forme mais non la puissance, après avoir laissé la puissance en quittant la lumière. Certains expriment les paroles de vérité sans la Vie, ils sont comme la paille par rapport au blé, l'on doit les dénier et leur résister, et ne pas les joindre, car craignez que l'innocence et la simplicité soient trahis, et votre foi annulée. Ainsi vous serez détruit de la Vie de Dieu, la mort vous surprend, les ténèbres pénètrent dans votre habitation, ainsi que l'incroyance, le doute, les murmures, la convoitise du mal s'élève en vous, et vous serez pervertis de l'adoration du véritable Dieu, et affliger Son esprit juste en s'inclinant devant des idoles et en poursuivant d'autres amours. Ainsi le véritable Dieu, qui vous a sortis d'Égypte, qui a manifesté Sa puissance en vous, soit oublié, et que la foi en Son Fils fasse naufrage, et que votre fin ultérieure soit pire que le commencement, et que le nom du Seigneur soit déshonoré par vous; alors malheur à vous, Sa colère se déchaînera sur vous. Par conséquent entendez et craignez, écoutez la parole du Seigneur. « Il a fait que Sa lumière brille au plus haut, et que Sa voix soit entendue; Il a publié Son nom parmi vous, et a fait que Sa merveilleuse lumière vous approche quand vous étiez dans les ténèbres, dans la vallée de l'ombre de la mort. Quand vous étiez perdus, Il vous recherchait. Et quand vous étiez chassés et éparpillés, il vous a trouvés et ramenés à la maison. Lorsque vous étiez ensanglantés et qu'aucun oeil ne daignait vous accorder la pitié, Il vous accorda Sa miséricorde, vous pansa et vous guéris. Lorsque vous étiez mort, Il vous dit: Vivez, et il en fut ainsi. Lorsque que vous étiez emmenés captifs par le diable sous la puissance de la mort, Il brisa vos chaînes et vous libéra; et lorsqu'il n'y avait plus personne a aider ou sauver, Son propre bras apporta la délivrance, le salut, et le chemin de vie et de paix qu'Il plaça devant vous. » Et maintenant tout ceci, Son propre bras l'a accompli, pour que vous puissiez être une louange pour Lui à tout jamais. Si vous marchez dans le chemin qu'Il a placé pour vous, et que vous gardez l'alliance qu'Il a fait avec vous, que vous accomplissez Sa volonté, que vous marchez dans la justice, l'amour, l'unité, la modestie, la simplicité, l'humilité, dans la sobriété, dans la prudence et la crainte de Son nom; alors Sa présence jamais ne vous abandonnera, non plus que Son bras tendu ne cessera de vous défendre et vous préserver. Il ira devant vous et sera votre récompense; et Il sera votre Dieu et vous serez Son peuple; vous habiterez en Lui et Il sera votre lieu de refuge; Il sera pour vous un père, et vous serez Son enfant; et Sa bénédiction et Sa paix seront dans votre foyer encore et toujours. Ne croyez pas cet esprit ni ne suivez celui qui prêche aux autres ce qu'il n'a pas appris du Père, qui a les mots sans la puissance, et qui ne vit pas dans la puissance des mots qu'il prêche, ou qu'il déclare, mais est en apparence, dans l'hypocrisie et la prétention, ne cherchant pas à atteindre la vie de Dieu, mais la voiler et la couvrir; cet esprit n'est pas du Père et doit être dénié et jamais reçu.

Ne croyez pas cet esprit, ne le suivez pas non plus, ce qui est une liberté dans la chair, et fait en sorte que cesse l'offense porté à la croix, et est glorifié hors de la crainte du Seigneur, dans la liberté des choses terrestres qui crucifie la vie et assombri l'oeil. Cet esprit revendiquera la joie et la paix, l'expérience et la connaissance, et prononcera de grands mots pour les esprits élevés, et vous guidera vers la gloire au-dessus de la croix, jusqu'à ce que vous passiez outre à ressentir la vie; et cet esprit produit l'amour du monde, qui est éphémère.

Prenez garde à cet esprit car il n'est pas du Père et doit être condamné.

Ne croyez pas cet esprit ni ne le suivez, car il est précipité, d'avance, et téméraire; car cela sort du conseil de Dieu et trahi le juste, et s'efforce d'être le plus grand, d'être au-dessus du plus faible, et Le mépriser, voulant être maître et non serviteur, voulant régner et ne pas être gouverné dans le gouvernement humble et modeste du Christ. Cet esprit jugera promptement et amèrement, et condamnera un autre dans ce qu'il est coupable en secret. Prenez garde à cet esprit car il n'est pas de Dieu mais doit être jugé avec la vie de Dieu.

Ne croyez pas cet esprit qui tente à vous ramener dans le monde, dans ses débauches, sa liberté et ses modes qui ne font qu'un temps. Cet esprit oublie Dieu et vous ramènent, car son âme n'éprouve aucun plaisir en lui, mais s'en offusque, où la croix est rendue inefficace, puis entre la fausse liberté, tuant la vie. Cet esprit est du diable et doit être condamné.

Et maintenant à tous les amis de Dieu de partout, qui le connaissent, et qui sont connu de Lui, ceux qu'Il a rassemblé en dehors de cette génération rebelle, soyez diligent dans vos appels, et conservez fidèlement vos réunions, en vous attendant au Seigneur, afin que tous vous puissiez recevoir Sa plénitude, et que vous puissiez être nourrit par Lui; comme des arbres de justices, plantés de sa main droite, pour répandre son nom et sa gloire, comme un peuple sauvé par Lui. et ceci savoir et comprendre, que tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n'est pas de Dieu  qui détruit les oeuvres du diable, et enlève les péchés. Croire et suivre ces Esprit qui condamne le péché, et qui le détruit, et qui l'enlève, et qui ainsi procure la paix avec Dieu dans vos consciences, et vous conduit dans toute vérité, et vous garde de tout mal. Vous qui témoignez ceci, vous connaissez le Fils, et vous connaissez le Père, qui demeure avec vous, et en vous; et c'est le premier et le dernier. Croyez en Lui, et suivez-le, et ne recherchez rien d'autre; et en ceci le Père de vie et de gloire, dont la souveraineté est sans commencement ni fin, vous établit, et vous préserve; amen et amen.

Edward Burrough

Londres le 2ième du troisième Mois, 1657

Le Décès d'Edward Burrough:

Durant plusieurs années Edward Burrough avait beaucoup été à Londres, et il y prêchait avec de puissantes et pénétrantes déclarations. Et cette ville était si près de lui, que souventefois, quand les persécutions devenaient intenses, il disait à Francis Howgill, son ami proche, « Je peux aller librement dans la ville de Londres, et donner ma vie en témoignage à cette vérité, que j'ai déclaré à travers la puissance et l'Esprit. » Étant en cette année à Bristol, et les environs, puis je suis reparti pour Londres, il disait à plusieurs de ses amis, lorsqu'il prit congé d'eux, qu'il ne savait pas s' il allait revoir leur visage à nouveau ; et par conséquent il les exortait à la fidélité et à l'immuabilité, à l'intérieur de ce en quoi ils avaient trouvés le repos pour leurs âmes. Et à quelques uns il dit, « Je suis à présent de nouveau en route pour la cité de Londres, afin de donner ma vie pour l'évangile, et à souffrir avec mes Amis à cet endroit. » Peu de temps après son arrivé à Londres, prêchant à la à la maison de réunion appelée le Bull and Mouth, il fut violemment projeté par terre par des soldats, et amené devant le conseillé municipale Richard Brown, puis envoyé à la prison de Newgate. Plusieurs semaines après, étant amené à la court de Old Bailey, il fut condamné par la court à une amende de vingt marks, et à demeurer en prison jusqu'au remboursement. Mais jugeant cela déraisonnable au plus haut point il ne pu s'y soumettre par motif de conscience. Il fut gardé en prison environ huit mois avec six ou sept vingtaine d'autre prisonniers, sur le même motif. Mais ils étaient si entassés, que dû au manque d'espace leur ils suffoquèrent. [Il mourut de la fièvre de geôle, probablement le typhus répandu par des parasites, dans des conditions froides et antihygiéniques]. Beaucoup d'autres Quakers devinrent malades puis moururent dans cette prison. Et malgré le fait qu'un ordre spéciale de la part du Roi, fut envoyé au shérif de Londres, pour sa libération ainsi que celle de quelques autres prisonniers, cependant l'inimitié de certains des magistrats de la ville, spécialement Brown, fut telle qu'ils firent tout ce qui était en leur pouvoir pour empêcher l'exécution de l'ordre du Roi. Et ainsi Edward Burrough demeura prisonnier, en dépit du fait que sa maladie empirait. Durant le temps de sa faiblesse, il était très fervent dans la prière, tant pour ses amis que pour lui-même; et plusieurs consolations ainsi que de glorieuses expressions sortaient de sa bouche. Une fois on l'entendit dire, « J'ai eu le témoignage de l'amour du Seigneur envers moi depuis ma jeunesse: et mon coeur, Ô Seigneur, s'est abandonné pour faire ta  volonté. J'ai prêché l'évangile gratuitement dans cette ville, et souvent j'ai abandonné ma vie pour la cause de l'évangile ; et maintenant Ô Seigneur, déchire pour ouvrir mon coeur, et voit s'il n'est pas droit devant Toi. » Une autre fois il a dit, « Il n'y a pas d'iniquité devant ma porte; mais la présence du Seigneur est avec moi, et je sens Sa vie me justifier. » Un autre jour on l'entendait en prière à Dieu, « tu m'a aimé d`s que je fus dans le sein; et Je t'ai aimé depuis mon berceau : et depuis ma jeunesse jusqu'à ce jour; et je t'ai servi fidèlement dans ma génération ». Et à ses amis qui se trouvaient près de lui, il disait, « Vivez et aimez dans l'amour et la paix, et aimez-vous les uns les autres. » Dans le Journal de Cambridge, il est aussi cité, disant, « Si il [George Fox] avait été avec moi ne serait-ce qu'une heure, je me porterais bien. » (En ce temps là Fox était loin de Londres). Et une autre fois il a dit, « Le Seigneur emmène les justes loin de la méchanceté qui vient. » Et priant pour ses ennemis et ses persécuteurs, il disait, « Seigneur, pardonne à Richard Brown, s'il lui est possible d'être pardonné. » Et alors qu'il sentait approcher sa mort, il a dit, « Même si ce corps d'argile doit s'en retourner à la poussière, j'ai pourtant le témoignage d'avoir servi Dieu dans ma génération; et cet esprit qui a vécu, agit et gouverné en moi, se divisera pourtant en milliers. » Le matin avant de quitter cette vie, (c'était la fin de cette année là ), il a dit, « À présent mon âme et mon esprit sont centrés en leurs être avec Dieu; et cette forme de personne doit retourner d'où elle fut prise. » Et peu de temps après il rendit l'âme.

Ce fut là la sortie d'Edward Burrough qui, dans ses années florissantes, vers l'âge de vingt huit ans à l'état de célibataire, échangea cette vie de mortel contre celle qui est incorruptible, et dont la jeune fleur d'été fut coupé en hiver, après avoir très ardemment prêché l'évangile durant dix années. C'est vers l'âge de dix-neuf ans, qu'il vint pour la première fois à Londres avec un témoignage publique, et continua durant presque huit années ensemble à prêcher la parole de Dieu dans cette ville ; avec tant de succès que beaucoup furent convaincu, et l'église là-bas prospéra grandement. Dans sa jeunesse il surpassait les autres de son âge en connaissance. Il n'était pas habile dans les langues, cependant il avait le langage d'un érudit; et dans son ministère publique il était très fluent, et d'un discours élégant, même selon le jugement d'autres érudits. Ses ennemis commencèrent maintenant à se réjouir, car ils semblaient s'imaginer que le progrès de cette doctrine, qu'il prêchait avec tant de puissance et de succès, par son décès aurait été stoppé ou retardé; mais ils avaient tort.

Thomas Ellwood, l'éditeur du journal de George Fox,
et un grand poète Quaker, en souvenir d'Edward Burrough

Burrough fut la première personne à avoir convaincu Ellwood de la Vérité, alors qu'il prêchait à la maison d'Isaac Penington. Concernant la mort de Burrough, Ellwood a dit :

la grande affection que j'avais pour lui, affecta si profondément mon esprit que cela prit un certain temps avant qu'il puisse prévaloir de s'exprimer lui-même par des paroles, si vraies que je découvris celles de la tragédie:

Les douleurs légères se rompent, et se déchargent facilement,
Les grandes, à travers la stupeur, sont contenues fermement.

À la longue, ma muse, ne supportant plus longuement le mutisme, a exprimé cet acrostiche, » (un poème dans lequel la première lettre de chaque lignes, est aussi un message - ici c'est ELLWOODS LAMENTATION FOR HIS ENDEARED EDWARD BURROUGH] « qui est appelé- »

UN TOUCHANT ÉLOGE POUR LA MORT
DE CE CHER ET FIDÈLE SERVITEUR DE DIEU,
EDWARD BURROUGH,

Qui mourut le 14ième jour du douzième mois, 1662.
Et c'est ainsi qu'elle débute:-

Douleur, jusqu'à quand seras-tu étouffée ? ah! jusqu'à quand le cachet de la tristesse scellera -t-il ma langue muette ?
Jusqu'à quand suffoqueront mes soupirs, amenant
mes lèvres à frémir, et la douleur dans mon coeur ?
Jusqu'à quand avec peine réprimerai-je mes pleurs,
et chercherai-je des trous pour sécher mes yeux larmoyeurs ?
Pourquoi ne puis-je, sous l'oppression du chagrin,
déverser cette peine sur un autre sein ?
Si ce qu'on m'a dit un jour est factuel,
« que le véritable deuil se vit seul: »
Alors je puis vraiment dire, vrai est mon désespoir,
Puisque très peu ont pu le percevoir.
Mais à présent, non là ne serait mon but, que ma peine soit ainsi connu
de ceux par qui ces versets seront lus;
Si ce n'est de soulager mon coeur enflé de tristesse,
Que le silence me poussa à goûter si profonde douleur.
Ceci est ma conclusion, qu'ainsi je puisse éviter
l'éclatement du navire par un épanchement approprié.

Qui peux se retenir, quand de telles choses dites il entend,
Son tombeau beigné d'un flot de larmes tel un étang ?

Echos des bois rappelez; résonnez, vous les profondeurs,
Larmes et pâleurs, qu'elles recouvrent la face de tout homme.
Les gémissements, tels claquements de tonnerre, puissent-ils percer l'air,
W -alors que je déclare la cause de mon juste chagrin amer.
O que mes yeux pourraient, tel les torrents du Nil,
Outre border de leurs rives imbibées; et toi dans l'intervalle,
De boire mes larmes qui s'écoulent, oh terre assoiffée.
Si rassasié de fruit puisse tu désormais te retrouver.

Lamente-toi, mon âme, lamente-toi ; elle est profonde ta perte,
Amours de Sion, assoyez-vous tous, et pleurez
Mêmement vous Ô vierges, et que la tristesse
En soit pour chaque demoiselle la dot, et, (hélas, pour moi!)
Ne jamais laisser mon âme ni mes soupirs s'arrêter
Tant que de nouveau je n'embrasserai mon ami qui est monté;
Aussi jusqu'à ce que je sente la vertu de sa vie,
Tendrement me consoler, et mon chagrin apaiser:
Infuse dans mon coeur l'huile de l'allégresse
O davantage besoin, et par sa vigueur d'enlever cette tristesse, et de
Nouveau presser mon esprit, et restaurer

Finalement cette joie que j'avais en lui auparavant;
O duquel un mot j'aurais volontairement bégayé,
Relâcher mon coeur plutôt que de montrer sa valeur:

H
a! sa valeur, mon chagrin, dont les mots sont trop superficiels, pour
Intégralement annoncer le témoignage,
Soupirs, sanglots, sont à présent mes plus grands interprètes.

Envie, sort d'ici ! Noir Momus, quitte ce lieu!
Non Zoïle, ne montre jamais plus ton visage plissé.
Douloureux coeurs saignants, approchez-vous, vous qui êtes désolés
Egales à moi ; en lui vous avez partagés les mêmes choses.
Additionnez toutes vos pertes, et vous verrez, n'en
Restera rien d'autre que pauvre de moi.
Et vous précieux agneaux, vous qui avez la pierre blanche,
De Dieu connaissez-vous bien le nom- est-il vôtre.

Eternisé est ce digne et juste nom ;
Dont la mort ne tua que le corps, et non sa renommée
W -et dans sa splendeur à jamais pourra demeurer,
Ainsi telle une boite de pommade au doux parfum. Sa
Robe était la justice ; éclatante majesté
Diapré de parure sur son front ; son aspect était céleste.

Beaucoup de courage dans les disputes de son Maître
il avait, lui
Un inébranlable ; fidèle aux commandements de son Seigneur.
Rendant le bien pour le mal ; en orientant
Résolument tout dans le chemin qui mène hors de la chute.
Ouvert et libre pour tout agneaux assoiffés ;
U-sans tache, pur, propres, saints, sans blâme.
Gloire, lumière, splendeur, éclat, était sa couronne,
Heureux changement pour lui ; une perte pour nous.

Vertu seule, qui est l'évidence à avoir,
Rend les hommes heureux, même au delà de la tombe.


Puisque j'ai ainsi exhalé ma peine,
En espérant ainsi obtenir quelque soulagement,
J'ai entendu, j'ai crut entendre Sa voix me dire, « Cesse de pleurer :
Je suis vivant; et malgré le voile de chair qui un jour est emporté,
qui est à présent enlevé, dissous, et mis de côté,
Mon esprit est avec toi, et ainsi le restera. »
Ceci m'a apaisé; par terre ma plume j'ai jeté,
Désirant désormais me soumettre à Dieu, à sa pure volonté.

Thomas Ellwood

La mort de Burrough fut un tel coup pour les Amis, que George Fox écrivit dans son Journal:

Je ne suis pas resté longtemps à Londres, mais j'allai dans l'Essex et à Norfolk, j'eus de grandes réunions. Lorsque j'arrivai chez le Capitaine Lawrence à Norwich, il y avait un grand danger d'émeute; mais la réunion était paisible. Partant de là vers Sutton et puis vers Cambridgeshire, J'entendis la nouvelle de la mort d'Edward Burrough. Et étant conscient de combien la douleur et la détresse devait être grande pour les Amis qui l'avaient accompagnés, J'écrivis ces quelques lignes en guise de réconfort et d'apaisement pour leurs esprits.

Amis,

Soyez tranquilles et calmes dans vos propres conditions, et établit dans la semence de Dieu, qui ne change pas ; qu'en cela vous puissiez sentir cher Edward Burrough parmi vous dans la semence, dans laquelle et par laquelle il vous a engendré à Dieu, avec lequel il est. Et que dans la semence vous puissiez tous le voir et le sentir dans laquelle se trouve l'unité; et ainsi l'apprécier dans la vie qui ne change pas, qui est invisible.

George Fox

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