La Croix Manquante pour la Pureté


 

Le Progrès du Chrétien

de George Whitehead

Introduction

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Le texte qui suit est la première partie du journal de George Whitehead, intitulé Le Progrès Chrétien de George Whitehed, et cela décrit sa sanctification et son entrée dans le Royaume de Dieu.

George Whitehead est né en 1636 à Sun rigg dans le comté de Westmorland. Il devint convaincu des principes Quaker alors qu'il était âgé que de 14 ans, puis il commença la prédication, limitée sous la direction du Seigneur, à l'âge de 16 ans. Il fut l'un des éminents du groupe des Soixante vaillants ; soixante hommes et femmes, qui, ayant premièrement prêché dans le Nord, commencèrent une mission évangélique afin de répandre la vérité à travers toute l'Angleterre. De ces soixante âmes braves, George Whitehead avait de 17 à 18 ans, James Parnell en avait 16, et Edward Burrough avait 18 ans. Ces jeunes hommes avaient été convaincus et enseignés personnellement par Christ, et une fois qu'ils furent suffisamment mûrs, commandés par Christ pour prêcher son véritable évangile à travers la puissance de Son Esprit. Leurs témoignages percutants sont la preuve de la puissance du Saint-Esprit pour enseigner même les jeunes, résultant dans leur connaissance étant grandement supérieure à ce que les ministres et prêcheurs de leurs temps et d'aujourd'hui apprennent dans les collèges et séminaires bibliques. Leur jeunesse, leur connaissance, ainsi que leur puissant ministère témoignèrent que Dieu demeurait puissamment dans le jeune qui cherchait Sa face, et qu'ils sont un rappel de ces Écritures :

Recherchez l'Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face, afin de demeurer en sa présence. 1 Chr 16:11

J'aime ceux qui m'aiment ; et ceux qui me recherchent me trouveront.
Prov 8:17.

Comme William Penn, le fondateur de la Pennsylvanie, a dit dans son conseil d'adieu à sa famille et enfants :

Dans votre jeunesse recherchez le Seigneur, afin que vous puissiez le trouver ; en vous rappelant son grand amour en vous créant ; du fait que vous n'êtes ni des bêtes, ni des plantes, ni des pierres, mais qu'Il vous a gardé, et qu'Il vous a donné Sa grâce à l'intérieur, et la substance à l'extérieur, et qu'Il a pourvu abondamment pour vous. Rappelez-vous ceci dans votre jeunesse, afin que vous puissiez être gardés du mal dans le monde ; car avec l'âge il sera plus difficile d'en vaincre les tentations.

George Whitehead fut parmi les quelques un des Soixante Vaillants à ne pas mourir de persécution durant les jours sombres des souffrances des premiers Quakers. Et lorsque vous lisez au sujet de ses réalisations tout au long de sa vie, il fut de toute évidence un instrument important dans la main du Seigneur, destiné à le servir si magnifiquement. On ne peut qu'être impressionnés de la grandeur qu'a été le service de George Whitehead pour la cause, non seulement comme ministre, comme prédicateur, comme évangéliste, dans d'innombrables débats, dans ses emprisonnements, et dans de dures souffrances —, mais aussi avec un dévouement patient à une prodigieuse effusion de lettres, pétitions, et des appels personnels dans les courts, aux magistrats, aux maires, aux justices, aux parlements, aux rois, aux fonctionnaires de courts, prêtres, évêques, aux autorités ecclésiastiques, etc. Dans tous ces efforts, comme tout ministre Quakers, il servit sans salaire, sans être payé, mais gagnant sa vie simplement comme épicier avec un magasin à Londres. Faisant de nombreux et longs appels au roi Charles II, Jacques II, et William III, George Whitehead parlait toujours sans faire d'accusation, sans sarcasme, ni amertume ; mais il parlait toujours avec amour, bonté, humilité, et respect. C'était un homme d'État chrétien, représentant magnifiquement le peuple de Dieu ; et une fois qu'il avait obtenu gains de cause devant le roi il était implacable à poursuivre la chose, peu importe si la porte était étroitement ouverte, pour la conclusion de : 1) la libération de prison de multitude, ainsi que des libérations individuelles, 2) liberté de se rassembler pour l'adoration, proposée par trois rois, et finalement approuvée par le parlement, 3) libre de ne plus être forcé de jurer, et 4) l'abandon des amendes pour n'avoir pas payé la dîme, qui conduisait à l'emprisonnement. Ses inlassables appels sont l'évidence classique de la vérité dans les proverbes :

Par la lenteur à la colère un prince est gagné, et la langue douce brise les os. Pro 25:15

Une réponse douce détourne la fureur, mais la parole blessante excite la colère. Pro 15:1

Ne fuyant jamais les menus travaux, à la suite de son grand succès en ayant obtenu de nombreuses concessions venant de plusieurs rois, il ne se reposait pas sur ses lauriers, mais il continuait inlassablement jusqu'à ce que chacun soit libéré, ou que la législation nécessaire eut été poussée par le parlement. Par exemple, après qu'il eut en personne persuadé le Roi Charles d'accorder le pardon à plus de 490 Quakers, certains ayant souffert en prison durant plus de dix années, il travailla nuit et jour pendant six mois à délivrer et distribuer les pardons aux prisons et aux courts de toute l'Angleterre et du pays de Galle, pour s'assurer qu'aucun ne passe le prochain hiver en prison, car tant de prisonniers avaient déjà trouvé la mort dans de telles conditions.

Lorsque la peste noire éclata à Londres, elle fit plus de cent-mille morts, y compris plusieurs Quakers. La plupart des gens fuyaient dans les contrées avoisinantes ; mais pas George Whitehead. Sans crainte, et avec une foi magnifique, George Whitehead apportait personnellement le ministère aux Quakers mourants dans les prisons fortement infectées, dans leurs demeures, et à bord des navires où ils contractaient la maladie et en mouraient, alors qu'ils attendaient la déportation forcée en pays étrangers. En toutes choses, il était inlassable, y compris les tâches ingrates, L'humble proverbial porteur d'eau, et merveilleusement accomplit- un éminent serviteur du Seigneur, un notable digne de son Maître, qui allait être une source d'inspiration pour toutes les générations futures. Provenant de la voix du Seigneur : « Et beaucoup furent convaincus par cet extraordinaire et puissant partisan comme un ministre capable et digne du Seigneur. »

Cette première partie, écrite en revue et comme une préface au Journal de sa vie, est particulièrement instructive dans son voyage spirituel pour la plénitude du Christ. Puisse t-elle vous servir à atteindre la même plénitude du Christ que George Whitehead a manifestement apprécié.

 jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi et de la compréhension
de la connaissance du Fils de Dieu,
à l'état d'homme fait,
(la complétude de la personnalité qui est rien de moin que le standard de hauteur de la perfection même du Christ),
à la mesure de la stature de la plénitude du Christ :et la complétude trouvée en Lui.
Éph 4:13

Le Progrès Chrétien

Son Premier Voyage Spirituel à Sion

Je me souviens de notre Seigneur notre Dieu gracieux dans Ses voies,et Ses traitements miséricordieux avec moi depuis mon enfance ; comment Il me trouva parmi Ses brebis perdues et errantes, sur les montagnes arides des professions sans fruits ; et comment Il m’attira vers une expérience intérieure de Sa puissance et de son oeuvre sanctifiante dans mon coeur ; et pour connaître Ses enseignements et son ministère spirituel. Ainsi, il m'a permis par des niveaux (diplômes), concrètement d’être ministre pour les autres. En même temps, Il m’a obligé à vivre en conséquence ; et à souffrir patiemment, avec l’abandon de la liberté et de la vie pour l’amour du Christ. Chaque fois que j'ai été appelé à souffrir, j’ai été soutenu par Sa puissance, et  joyeusement transporté au travers plusieurs grandes épreuves et profondes souffrances pour l’amour de Son Nom. Dès lors que j’ai joui depuis ma jeunesse de plusieurs délivrances éminentes et de protections, j'ai été plus préoccupé au sujet de mes amis et frères qui, par motif de consciences, ont profondément souffert par des emprisonnements et des saisies de leurs biens ; et dans les tendres entrailles du Christ Jésus, j’ai véritablement sympathisé avec les fidèles dans leurs souffrances et afflictions. Dans Son amour, j’ai été plusieurs fois poussé et amené à plaider leur cause innocente devant diverses instances gouvernementales, ainsi qu'à faire pression de leur part auprès des grandes industries. Je fus souvent dans la main du Seigneur, et Sa Présence et Son conseil m’ont fortifié et aidé, en réponse à mes prières et supplications. Sa puissance a prévalu graduellement à adoucir les coeurs de plusieurs au sein des différents gouvernements à notre égard. Gloire au Nom du Seigneur notre Dieu qui a plaidé la cause de l’innocent !

Pour ces raisons, une inquiétude est demeurée un bon moment dans mon esprit, de laisser quelques remarques et empreintes de pas, par un compte rendu historique, de mon progrès sous la conduite et l’aide du Seigneur pour Son œuvre et service. Pour pouvoir faire ceci, j’ai réuni plusieurs papiers, notes, et commémoratifs que j’avais réservé, concernant certains de ces exercices et transactions, dans lesquels j’ai été concerné autant activement que passivement pour le compte de la vérité. Ensuite, j’ai dû brièvement compiler ceci dans une forme qui était simple et plus intelligible, autant en faits qu’en doctrine. Ma bonne intention en relatant ces observations était qu’ils soient favorables à la gloire de Dieu, à l’honneur de Son excellent Nom, et à l’avantage du lecteur sérieux ; pour une plus grande considération de Sa grâce et bonté divine, qui dure à jamais, pour ceux qui l’aiment et qui le craignent.

Avec mes anciens penchants et désirs, le Seigneur fut gracieusement heureux d’attiser mon coeur à l'égard de Sa vérité bénie, comme il l'est en Christ Jésus ; pour attirer ma curiosité pour la connaissance de la Vérité ; et comment véritablement devenir pénitent, et témoigner d’un véritable amendement de vie d’une conduite aussi vaine. Dès ma jeunesse, j’ai été enclin à ceci, étant partiellement enseigné sous un ministère presbytérien, que le Seigneur m’a démontré qu'ils sont tombés à court dans plusieurs choses qu’ils professent et prétendent dans leurs adorations, prédications et prières. Avec ces compréhensions, je ne pouvais cordialement me joindre à eux. Avant d'entendre parler de ce peuple appelé Quakers, j’étais perplexe dans mon esprit concernant ce que parfois je désirais et voulais en secret. J’étais comme étourdi, et j’errais plus loin, cherchant parmi d’autres personnes qui avaient des notions plus élevées et plus raffinées concernant les dons spirituels. J'avais alors environ quatorze ans.

Après un court moment, j’ai entendu parler de certaines personnes appelées Quakers, qui tremblaient pour la Parole de Dieu. J’ai remarqué comme ils étaient couverts d’injures et de reproches par des personnes lâches et méchantes. Cela a suscité ma demande subséquente de renseignements, après quoi le Seigneur m’a guidé à croire qu’ils étaient Son peuple. Avant même que je n’assiste à l’une de leurs réunions, ou n’entende l’un d’eux prêcher, je les défendais ainsi que leurs principes, dans la mesure où ils m’étaient représentés favorablement.

Et malgré que le Seigneur ait fait jaillir en moi de bons désirs pour Lui, afin que je puisse connaître la véritable repentance dans la vie, ces désirs furent pourtant souvent réprimés ; et ma pensée était éloignée par une disposition désinvolte et légère, pour la musique, les vaines joies, et autres vanités. Cependant, le Seigneur était gracieusement heureux de me suivre secrètement avec jugement et réprimandes dans mes très jeunes années ; et Il a renouvelé en moi les désirs pour la juste voie. Cependant, je n’avais aucune paix d’esprit, à écouter les ministres et les autres croyants ; je ne connaissais pas et ne suivais pas non plus la lumière du Christ en moi, qui m’a convaincu et réprimandé pour les péchés de ma jeunesse.

La lumière a brillé dans les ténèbres, comme dans un endroit sombre, avant qu’elle ne brille hors des ténèbres. L’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux, même lorsque les ténèbres étaient à la surface des abîmes, avant que Ses œuvres les plus anciennes ne fussent forgées ; et maintenant, de façon à mettre de l’avant Ses œuvres de la nouvelle création, et de faire de nous de nouvelles créatures en Christ Jésus, Son Esprit se déplace sur les cœurs des gens, même lorsqu’ils sont aussi instables que les eaux. Sa lumière brille en eux avant qu’ils ne connaissent  Dieu ou Jésus-Christ, de façon à leur donner la connaissance de la gloire et de la puissance de Dieu et de Son cher Fils, Jésus-Christ.

Après quelques discussions religieuses avec certains jeunes hommes sobrement enclins, et ayant récemment entendu parler de quelques personnes appelées Quakers à Sedbergh, dans le Yorkshire, et à Kendal Barony dans le Westmoreland, j'ai voulu aller à l’une de leurs réunions. Une réunion de ces gens était tenue à Captain Ward's, dans une région appelée SunnyBank, près de la chapelle Grayrigg.

À ma première présence, lorsque je suis entré dans la réunion et que je me suis assis sérieusement parmi eux, après un petit moment de silence, un ami, un certain Thomas Arey, a parlé pendant un petit moment de délivrances spirituelles, de voyages et du progrès du peuple de Dieu dans sa voie et son travail ; faisant allusion à la délivrance d’Israël hors de l’Égypte, de sous le joug de Pharaon et de ses contremaîtres. Tout ceci, je pensais le comprendre de façon allégorique, autant que spirituellement, mais ce qui était le plus apparent pour moi était que, cela me parut être une immense œuvre pour la puissance de Dieu dans la réunion, brisant les cœurs de plusieurs en une grande tristesse, des pleurs ainsi qu’une pénitence de l’esprit ; ce que je croyais être une peine divine pour le péché, dans le but d’une repentance sincère.

Cela me fut encore plus confirmé, lorsque je vis une jeune femme sortir de la réunion en pleurant. Je l’ai suivi sérieusement pour observer sa triste condition ; et je l’ai trouvée assise sur le sol, le visage tourné vers le sol comme si elle ne regardait personne, alors qu'elle pleurait amèrement, elle s’est écriée : « Seigneur ! Rends-moi pure ; O Seigneur ! Rends-moi pure. » Cela atteignit mon coeur plus tendrement et profondément que ce que j’avais entendu parler. Cela a compté encore plus que toutes les prédications de tous les hommes que j’avais entendues ; et c’était certainement un témoignage pour moi, avec l’Esprit du Seigneur se manifestant à mon esprit, que c’était une œuvre véritable de Sa puissance sur son coeur. Sa puissance a opéré aussi sur le cœur des autres, causant des tremblements, de la tristesse et de la pénitence ; de façon à les amener vers véritable repentance et un amendement de vie,et pour ainsi véritablement vivre l'expérience de l’œuvre de régénération, et de sanctification du péché et de l’impureté. Les résultats ont été prouvés en conséquence pour plusieurs, gloire à notre Dieu à tout jamais ! Ces choses ayant fait une profonde impression sur mon esprit, c’était de plus en plus confirmé sur la croyance que j’avais eue, que le Seigneur était à l’œuvre parmi ce petit peuple méprisé ; et qu’Il était sur le point de rassembler et élever un peuple pour Lui-même,  pour l’adorer en esprit et en vérité. Car Il recherche des adorateurs, et cette adoration n’est pas dans les formes mortes et vides des volontés et pensées des hommes.

Sous ces considérations, je fus incité à quitter les curés, ou ministres qui étaient autorisés par la volonté de l’homme, mais qui n'avaient aucune autorité divine venant de Dieu, ni de commission venant de Christ pour enseigner aux autres. Ces prêtres et ministres n’étaient pas même de bons exemples pour le troupeau, leur orgueil et leur convoitise étaient contraires au commandement de Christ et de l’exemple de Ses ministres. Une fois que le Seigneur par Sa lumière eût ouvert mes yeux, afin que je puisse voir la cécité de ces guides que j’avais suivis par éducation et par tradition, ce fut évident ; je savais que je devais me détourner d’eux.

Et même si j'ai rencontré de l’opposition ainsi que de durs sermons venant de proches parents et autres, pour avoir confessé et justifié la vérité selon la petite mesure de compréhension que j’avais alors ; j’étais encore faible et jeune en âge, et harcelé par  plusieurs tentations et découragements. Le Seigneur mon Dieu m’a pourtant persuadé de prendre une résolution, non seulement d'abandonner complètement les prêtres, mais aussi d’assister de façon constante aux réunions de ce peuple méprisé appelé Quakers, et de m’asseoir parmi eux. Ils étaient très faibles en nombre alors, par rapport à l’augmentation de ce nombre depuis. Pendant un moment, les réunions que j’ai fréquentées se tenaient dans la paroisse de Sedbergh dans le Yorkshire, et quelques fois à Grayrigg, près de Kendal, dans le Westmoreland, le comté où je suis né.

J'étais persuadé et résolu de persévérer parmi les Amis et pleinement convaincu depuis un bon moment, avec mon esprit tourné vers la Lumière, lorsque j’ai entendu notre cher Ami George Fox. La première fois que je l’ai entendu prêcher, c’était dans la maison d’un ami chez le Captain Ward dans Sunny Bank. J’étais alors très bas, sérieux et absorbé dans mes pensées ; voulant voir et goûter par moi-même ; pour ma propre satisfaction intérieure. J’ai vu et ressenti que le témoignage de Fox était lourd et profond, et qu’il provenait de la vie et de l’expérience. Ses paroles parlaient de révélation divine. Elles tendaient à amener vers un sentiment intérieur et un sens de la vie et de la puissance de Christ avec une opération sanctifiante dans le coeur. Son discours n’était pas avec l’éloquence affectée d’un orateur, ou de sagesse humaine, mais dans la simplicité de l’Évangile, pour tourner la pensée vers la Lumière et la Vie de Christ ; et le Seigneur a abondamment béni son ministère pour plusieurs.

Nos réunions à Sedbergh se faisaient souvent dans plusieurs endroits, y compris à la maison de Thomas Blaykling, dont la famille était honnête et de bonne réputation ; dans la maison de Gervase Benson, qui avait été juge de paix ; chez Richard Robinson à Brigflats, qui était un homme modeste et fidèle ; ainsi qu’en d’autres endroits rapprochés de ces places.

Ayant rejoint ces gens que l'on appelait avec dérision Quakers, en étant par la grâce de Dieu résolu à continuer et à persévérer dans leur communion, puis à m'attendre à Dieu dans sa Lumière avec laquelle il avait éclairé ma compréhension d'une bonne mesure, cela me donna grande satisfaction. Nous étions sensibles, au fait que notre association et nos conversations les uns avec les autres, alors que nous avions reçu l'amour de la vérité, nous soient utiles et encourageantes, et que ceux-ci tendent à notre édification et notre réconfort. J'ai beaucoup aimé, aussi j'ai été enchanté par la libre conversation et par la fraternité des Amis fidèles et sobres. Lorsque j'étais un écolier, à l'école gratuite de Blencoe dans le Cumberland, je préférais la compagnie des étudiants sobres et studieux, bien que simples et pauvres dans le monde, plutôt que celle des garçons extravagants et relâchés, bien qu'issus de la noblesse, ou des mieux nantis, qui étaient beaucoup plus portés vers les jeux et les parties. Cette compagnie avec laquelle je me plaisais le mieux, nous étions les plus profitables les uns envers les autres pour notre apprentissage, et pour communiquer entre nous les effets de notre apprentissage. Dans un sens spirituel et plus grand, nous étions plus bénéfiques entre nous, lorsque nous sommes, en quelque sorte, venus à connaître la Vérité bénie dans la Lumière de notre Seigneur Jésus-Christ. Notre société Chrétienne et les communications de nos expériences intérieures contribuaient à notre aide et édification mutuelles dans l'amour de la Vérité. La Vérité est en Christ, la Lumière et la Vie, et notre grand apôtre et ministre ; qui enseigne ses vrais fidèles pour leur profit, dans cet amour et dans cette vie qui jaillissent de Lui, la Fontaine et le fondement de toutes nos miséricordes ; à lui seul soient la louange et la gloire pour toujours et à jamais !

Après que j'eus réglé dans mon esprit et conscience de me joindre dans la communion des Quakers, de fréquenter leurs assemblées, par l'assistance Divine mon progrès était de vivre les oeuvres du Seigneur Jésus-Christ en moi. LLe Seigneur, par Sa Lumière et par la Grâce de Son Saint-Esprit, m'a pleinement persuadé que sans être converti et pleinement convaincu, et sans être régénéré, sanctifié, et né de nouveau, je ne pouvais pas entrer dans Son Royaume ni en être héritier ; et que la pieuse tristesse menant à la véritable repentance, avec un réel amendement de la vie, doit être l'oeuvre de Sa Grâce et de Son bon Esprit en moi ; et sans la sainteté nul ne peut voir Dieu.

Sur ces graves considérations chrétiennes, je fus persuadé par la Grâce de Dieu, de m'abandonner à l'obéissance afin de suivre le Christ Jésus ; pour croire et obéir à Sa Lumière qui m'a été donnée ; et d'attendre là avec diligence de recevoir de Lui le pouvoir de devenir un véritable enfant de Dieu ; car à tous ceux qui reçoivent Christ le Fils de Dieu, Il donne le pouvoir de devenir des fils de Dieu.

J'ai vu que ma place était de me retirer intérieurement vers la Lumière, vers la Grâce de Dieu, la semence incorruptible et immortelle, la Parole implantée, qui est notre principe divin ; et qui est fréquemment témoignée parmi le dit peuple, selon les saintes écritures.

Et mon esprit étant tourné vers cette lumière, je suis venu simplement pour voir ma condition intérieure et extérieure ; à quel point j'étais tombé dans un état de dégénérescence, et combien dépravé, corrompu, et aliéné de la vie de Christ et de Dieu. La vanité de l'esprit et des pensées, dans lesquelles j'ai erré, séparé de la Lumière et de la Vie de Christ, devenu mon grand fardeau et exercice pour en être délivré, afin que je puisse être réellement renouvelé dans l'Esprit de ma pensée, et ainsi me joindre au Seigneur. Étant persuadé d'attendre dans la Lumière, dans la manière de ses jugements, et de supporter et de me soumettre à ses châtiments paternels et instructions de corrections-croyant que Sion doit être rachetée à travers le jugement, et ses convertis avec la droiture. Les vaines pensées, les imaginations, les errances de la pensée, devinrent pour moi une souffrance et un fardeau, et j'ai sérieusement cherché le Seigneur afin d'avoir le pouvoir de supprimer ces choses, et qu'Il puisse me donner la victoire sur ces choses, et que je puisse garder mon esprit sur Lui, de sorte que je puisse apprécier la récompense intérieure avec Lui.

J'avais un combat spirituelle à mener, et un corps de péché dont je devais me débarrasser et détruire, bien que je n'avais pas atteint cette maturité, comme plusieurs à l'âge mûrs, qui se sont rendus coupables de maux flagrants, par leur longue continuité et habitude à pécher ; néanmoins je connaissais la nécessité réelle de l'oeuvre de la sanctification, le nettoyage intérieure du péché, et d'être né de nouveau. C'est la nouvelle naissance qui consiste à naître d'en haut, qui est le seul droit pour le royaume de Christ et de God, et dont aucune personne impure ne peut hériter.

Dans l'attente de Dieu, et le cherchant sincèrement avec ma pensée retirée intérieurement, et mon âme le désirant et soupirant après Son nom et Sa puissance, Il se plaisait souvent à renouveler gracieusement Ses visites pleines de miséricorde pour ma pauvre âme. Au beau milieu des jugements et des châtiments, Il a montré sa miséricorde, afin qu’Il soit craint. Le sens de ceci a souvent brisé et attendri mon coeur, et m’a amené à devenir plus conscient de l’oeuvre du Seigneur notre Dieu, ainsi que ma plus grande conscience de l’opération de Sa main divine, dont la négociation avec moi était en jugement et en miséricorde. Par le jugement, Sa parole éternelle a causé ma crainte et mes tremblements en Sa présence ; en démontrant de la miséricorde envers moi, j’ai ressenti une rupture ainsi qu’une tendresse dans le coeur. Dans un souvenir intense, je trouve toujours de grandes raisons d’attribuer la louange et la gloire à Son excellent nom, puissance et bonté divine, manifestés à travers Son cher Fils, le Fils même de Son amour, notre Seigneur et Sauveur béni, Jésus-Christ

Durant les années 1652, 1653, et 1654, de nombreux prêtres presbytériens dans le Westmoreland, et autres régions nordiques de l’Angleterre apparaissaient envieux contre nous. Dans leurs réunions et sermons, ils injuriaient et réprimandaient les Quakers et leurs ministres venus dans les derniers temps en les appelant tricheurs et antichrists ; rassemblant tous les mauvais et faux rapports qu’ils pouvaient pour encenser leurs disciples croyants contre nous. Ils étaient comme des semeurs injustes [plein de préjugés], montant les voisins et les familles en divergences et en discorde.

Certains parmi leur congrégation étaient même de mes propres parents. Eux ainsi que d’autres, lorsqu’ils revenaient de leur adoration publique, où ils avaient entendu cette prédication contre les Quakers, sont revenus remplis de leurs enseignements, pour parler contre eux, souvent de balivernes. Souvent, je leur répondais d’une réponse chrétienne ; lorsque rejeté, j’ai plusieurs fois trouvé ma place dans le silence, et les ai laissés vociférer et se moquer. Les dirigeants du peuple, même ces prêtres, les ont fait errer, et avec leur levain amer, ont aigri les esprits de plusieurs jusqu’à l’hostilité, par laquelle ils en ont blessé plusieurs.

Mes parents ont été blessés par eux et influencés contre moi jusqu’à ce que le Seigneur change leurs coeurs et ouvre leur compréhension, pour mieux voir qu’ils ne l’auraient fait en suivant leurs guides aveugles, dont l’oeuvre était de créer des divisions. Pourtant, à leur façon, mes parents et relations avaient une grande affection naturelle et avaient soins pour moi. Car lorsqu’ils paraissaient offensés et en opposition, ce qui pour moi était une épreuve, parce que j’avais quitté leur église et leurs ministres, et que j'avais rejoint les gens appelés Quakers, leur peine et leur souci provenaient plus de leurs prêtres qui les influençaient contre nous, et de la crainte pour ma mauvaise fortune, ou la perte d’une position supérieure dans le monde, plutôt que d’un quelconque préjudice contre moi ou ma profession religieuse.

Ils ont conservé un amour naturel affectif pour moi, alors que je m'étais absenté d'eux dans le ministère et le service de la Vérité. Cela a duré à peu près trois ans, et c'est à ce moment-là que j'ai souffert de plusieurs emprisonnements difficiles, et d'autres pour les mêmes raisons, à Norfolk et Suffolk. Lorsque je suis retourné les visiter, ils étaient très accommodants et aimables avec moi, leurs coeurs et leur compréhension s’étaient ouverts à mon égard et à celui de mes amis qui étaient venus me visiter, lorsque j’habitais dans leurs maisons.

Ma mère, quelques années avant son décès, était vraiment convaincue de la Vérité, et est devenue une Amie dans son coeur ; et mon père, voyant la corruption, l’orgueil et l’avarice des prêtres, a maintenu de l’amour pour les Amis, et ce jusqu’à la fin de ses jours. De la même façon, ma soeur Aone, avant la mort de sa mère, est devenue amie de la Vérité et des Amis, et est demeurée une femme honnête, aimante et serviable jusqu’à la mort.

Cela est évident, les prêtres et les ministres de paroisse ne peuvent parvenir à freiner le progrès et l’expansion de la Vérité bénie et de la puissance du Christ, ni empêcher l’augmentation du nombre de nos amis avec toutes leurs conférences, leurs sermons injurieux et leurs prédications contre nous, leur travail consistait à encenser les magistrats, les justiciers ainsi que le gouvernement contre les gens appelés Quakers. Cette discorde fit que plusieurs justiciers et officiers furent engagés dans le but de persécuter et d'emprisonner plusieurs de nos Amis dans les prisons de Kendal et d’Appleby dans le Westmoreland, pour avoir témoigné contre eux. Je fus poussé dans l’appréhension et la crainte du Seigneur, à porter un témoignage public contre leur méchanceté dans plusieurs de leurs places d’adoration dans le Westmoreland [entre 16 et 18] avant que je ne voyage dans les parties sud de l’Angleterre. Toutefois, le Seigneur eut le plaisir de me préserver, de tout dommage ou emprisonnement, ayant pour moi une œuvre ultérieure dans d’autres parties de la Nation.

Depuis quelque temps, entre les années 1652 et 1654, j’étais au courant de nos amis et je fréquentais les réunions auxquelles j’appartenais dans le Westmoreland et le Yorkshire. J’étais très entraîné intérieurement dans l’attente du Seigneur parmi eux, où nous avions très peu de prédications. Nos réunions étaient souvent principalement dans le silence, ou avec peu de mots prononcés. Parfois, le Seigneur, par Sa puissance et Sa parole de vie, prenait plaisir à attendrir et à ouvrir mon coeur et ma compréhension, me donnant à moi ainsi qu’à certains autres, quelques paroles de vie à prononcer. [À 16 ans, il prêchait de façon limitée dans les réunions, mais ce fut deux ans plus tard qu’il fût envoyé par Christ pour être son évangéliste voyageur]. Ces paroles du Seigneur que l’on me disait d’annoncer dans les réunions, étaient pour leur propre réconfort et le mien, en Lui qui avait ouvert nos coeurs dans un grand amour l’un pour l’autre, qui alors augmenta et grandit dans les États-Unis ; bénis soit le Seigneur notre Dieu à tout jamais. C’était parmi de telles réunions fréquemment silencieuses, qu’il plût au Seigneur d’élever, et de produire des témoins vivants, de fidèles ministres, et de véritables prophètes, dans les premiers jours du Westmoreland, et autres parties nordiques, dans les années 1654 et 1656.

Le Seigneur, notre Dieu ayant, ces derniers temps et jours, eu le plaisir de visiter cette île par sa puissance avec son évangile du jour, selon la promesse faite aux Gentils, et les îles qui doivent attendre sa Loi ; et que ses élus, son Christ, en qui Son Âme trouve son plaisir, devrait amener le jugement aux Nations ; Ésaïe 42:1. en s'attendant à lui dans le véritable silence, et en regardant son apparition intérieure en esprit, et l'oeuvre de sa puissance en nous, nous sommes vraiment venu pour voir et sentir force renouvelée, dans la foi vivante, véritable amour et saint zèle pour son nom et sa puissance ; de sorte que le Seigneur nous a progressivement amenés à vivre l'expérience de ce qui a été dit autrefois, par son saint prophète ; “Faites silence devant moi, îles ; et que les peuples renouvellent leur force ! Qu'ils s'approchent ;... alors, qu'ils parlent ! Approchons ensemble en jugement !”

Ainsi, en gardant le silence devant le Seigneur, et en s'approchant près de Lui dans un cadre de véritable silence de l'esprit, afin d'entendre premièrement ce que le seigneur nous dit avant de parler aux autres, que ce soit pour le jugement ou la miséricorde, c'est la manière de renouveler nos forces, et d'être ses ministres, pour dire aux autres seulement ce qu'Il nous a premièrement dit. Ô ! Que les gens puissent réellement prendre conscience de cela ; afin qu'ils puissent considérer sérieusement ceci ; pour qu'alors ils n'aillent pas courir, ou suivre ce que leurs ministres, prêtres, ou prophètes, qui courent prêcher alors que Dieu ne les avait jamais envoyé ; et qui disent, Ainsi dit le Seigneur, « alors que Dieu ne leur a pas parlé »; et, « qui ne seront pas du tout utiles aux peuple ».

Bien avant d'être considéré comme étant Quaker ou d'avoir rejoint la communion avec eux, Certaines compréhension m'avaient été données concernant ces ministres paroissiaux, ou prêtres. J'avais compris qu'ils n'avaient pas été envoyés par Dieu ou Christ, qu'ils n'avaient aucune commission divine ni appel au ministère, mais ils avaient été établis et mis en place par la seule volonté de l'homme, [sans la directive ni même l'approbation du Christ]. Ils n'avaient pas l'expérience en Christ, mais ils étaient des prêcheurs artificiels de ce qu'ils avaient appris ou qu'ils avaient rassemblés venant des autres. Ils prêchaient ce qu'ils avaient composés à l'avance, sans attendre, ni recevoir d'ouvertures immédiates ou instructions venant de l'esprit de Christ. Ils étaient sans croyance réelle dans le Christ, et ils n'avaient aucun besoin de l'aide immédiate de l'esprit, ni de la puissance du Christ Jésus, pour son ministère, ni même pour le prêcher en ces jours. Mais au contraire, ils l'ont renié, et se sont opposés aux témoignages que nos Chrétien ont fait de Lui, ce qu'aucune brebis, ni aucun troupeau du Christ ne ferait, car ceux-ci entendent et reconnaissent la voix du Christ, et ils le suivent ; Lui qui est leur chef et leur commandant, et ils ne suivront pas un étranger.

Leur propre fierté et leur convoitise ont établi beaucoup de personnes bien disposées contre eux, et en ont amené certains à se détourner d'eux. Encore plus de personnes se tournèrent contre eux, lorsque beaucoup montrèrent leur envie et leurs convoitises par la persécution, l'emprisonnement, et opprimaient grandement le peuple appelé Quakers parce qu'ils refusaient consciencieusement de payer la dîme, qu'elle soit grande ou petite, ou de satisfaire la cupidité du prêtre. Pour la dîme de la valeur d'un porc ou d'une oie, etc.., ils ont emprisonné plusieurs honnêtes hommes pour les envoyer dans des prisons ; alors qu'ils estimaient la valeur du porc ou de l'oie qu’ils convoitaient, plus importante que la liberté ou la vie de leur voisin. Oh ! Combien inhumain et impitoyable étaient-ils ! Mais lorsque les prêtres devinrent nos rigides persécuteurs et nos oppresseurs, cela tourna grandement à leur propre désavantage, à leur disgrâce et à leur honte, et le tendre peuple se tourna contre eux ; et le nombre des Quakers augmenta d'autant plus. Bien que nous étions faibles, nous en sommes venu à être les plus confirmés contre ces ministres persécuteurs, ou prêtres de paroisses, sachant bien que la véritable religion chrétienne n'est pas une religion persécutrice ou cruelle, mais tendre, aimante, et compatissante, et non sans affection naturelle ; car elle ne peut être une bonne religion si elle est vide d'humanité, les uns envers les autres. Nous savons aussi que les véritables chrétiens étaient persécutés, mais ils n'étaient jamais les persécuteurs ; qu'ils étaient les patientes victimes, non pas les oppresseurs ; ils priaient pour leurs ennemis et persécuteurs, et ils ne cherchaient pas à se venger contre eux.

Note de l'Éditeur du Site : ainsi commencèrent les persecutions nombreuses et souvent horriblement cruelles de Fox et des Premiers Quakers, dont les croyances différaient de celles des religions Protestantes établies de ce temps. Jean Calvin, fut le principal fondateur du Protestantisme. Calvin fit arrêter Michel Servet et il écrivit des charges d'hérésie contre lui, il témoigna contre lui lors de son procès ; Le crime de Servet fut d'avoir renier le soutient scripturaire au sujet de la trinité et du baptême des enfants. Les accusations et l'arrestation de Servet par Calvin, conduisit Servet à être brûlé au bûcher. Calvin mena également trente quatre femmes à être brûlées au bûcher pour sorcellerie, accusée d'être responsables de la peste, tandis qu'à Genève un autre dénombre les crédits de sa théocratie à 58 sentences de mort. Calvin justifie l'exécution des hérétiques, en écrivant : Quiconque maintiendra que tort a été fait aux hérétiques et aux blasphémateurs à cause de leur châtiment, deviendra lui-même complice de leurs crimes, et coupables tout autant qu'eux. Ici, il est nullement question de l'autorité de l'homme ; c'est Dieu qui parle, et il est clair qu'il gardera cette loi dans l'église et ce, jusqu'à la fin du monde. Pourquoi exige t-il une si extrême sévérité, si ce n'est pour nous montrer que l'honneur qu'il lui est dû ne lui est pas rendu, ainsi nous n'épargnerons ni famille, ni le sang de personne, et nous oublierons toute humanité lorsqu'il est question de combattre pour sa gloire. Les excuses que donnait Calvin pour verser le sang et oublier toute humanité s'adressaient aux nombreux autres Protestants qui tuaient eux aussi des hérétiques- (l'excuse de dire : tout le monde faisait ainsi ; est-il mieux de dire : tous les grands hommes de Dieu ? étaient alors des meurtriers.).

La théologie des Puritains de Calvin influençait les Presbytériens, Baptistes, et Puritains indépendants [Congrégationalistes]. Même Luther fut influencé par Calvin. Les Puritains avaient déjà une forte influence dans le gouvernement à travers l'Angleterre, et allaient sous peu s'emparer de la couronne dans leur guerre civile du Parlement puritain contre le Roi et ses partisans royalistes. Avec leur fondateur qui encourageait le meurtre de ceux qui étaient en désaccord avec leur point de vue religieux, les Puritains étaient prédisposés à tuer, emprisonner, et voler les Quakers.

Un autre fondateur du protestantisme fut Martin Luther, qui était remplie de haine à l'égard des Juifs. Initialement, Luther préconisait la bonté à l'égard des Juifs, mais uniquement dans le but de les convertir au Christianisme : ce que l'on appelait Judenmission (La mission juive). Quand ses efforts pour les convertir eurent échoué, il devint de plus en plus acerbe envers eux. Il soutenait, que leurs synagogues devaient être brulées, leurs livres de prières Juifs détruits, leurs rabbins interdits de prêcher, de saisir leurs propriétés et argent, démolir leurs maisons, et de veiller à ce que ces « vers envenimés de poisons » soient placés aux travaux forcés ou expulsés pour toujours. Il semblait également recommander leur meurtre en écrivant « Nous sommes fautifs de ne pas les tuer ». Luther créa sussi la doctrine protestante du salut instantané, critiquant et ignorant les Livres de, Jude, Esther, Jacques, et de l'Apocalypse ; sa doctrine clâmait que quiconque croyait en Jésus était sauvé, un saint, et un fils de Dieu, quelle que soit leur comportement ultérieur. Peu de temps après, Luther inspira les despotes religieux qui tuèrent 100,000 personnes de la noblesse et des Catholiques Romains dans la Guerre des Paysants en Allemagne.

Les anglicans, (épiscopaliens), furent fondés par le Roi Henry VIII qui tua 72,000 personnes, Catholiques pour la plupart. Les Bûchers, décapitations, et pendaisons étaient pratiques courantes à ceux qui n'étaient pas d'accord avec les doctrines de la secte épiscopale.

Plusieurs persécutions Catholique Romaine (tuant 9,000,000 de personnes entre les années 900 et 1400 Apr. J.-C.) furent justifiées par le fameux Saint ? Augustin : « Pourquoi... l'Église ne devrait-elle pas utiliser la force pour contraindre ses fils égarés à revenir, si des fils perdus en contraignent d'autres à leurs destructions ? » -
Un exemple classique de la fin qui justifie les moyens, faisant perdre de vue le principal commandement de Christ « aimez vos ennemis », et non pas les détruire. Un autre soi-disant saint ?, Thomas d'Aquin écrivit : « Au sein de l'Église, on a cependant de la miséricorde en vue de la conversion des égarés, c'est pourquoi elle ne le condamne pas immédiatement, mais » après la première et la deuxième remontrance », ecomme l'enseigne l'Apôtr : « après cela, si l'égaré s'obstine toujours, l'Église n'espérant plus sa conversion, recherche la salut des autres, en l'excommuniant et en le séparant de l'Église, et en outre le livrant au tribunal séculier pour être ainsi exterminé du monde par la mort ».

Ces saints vénérés ignorent la réponse du Christ à ses disciples lorsque ceux-ci souhaitaient punir le peuple qui ne voulaient pas l'écouter, Il les réprimanda sévèrement en disant : Vous ne savez pas quel esprit vous inspire de telles pensées ! Si quelqu'un viole les normes de l'église, (pécher), il est sensé être repris par un, alors par deux ou trois, et alors censuré par le corps des croyants, - et s'il refuse de se repentir de son erreur, il est supposé être expulsé et évité - non pas tué, ni emprisonné, ni torturé, ni perdre sa propriété.

Ainsi l'étape était fixé pour mettre en place ce que Fox appelait « la plus brutale génération de persécuteurs religieux de l'histoire de la terre », tous dirigés vers les Quakers qui jamais ne rikpostaient, jamais ne se vengeaient, mais ils priaient pour leurs persécuteurs, et résonnaient avec eux- mais jamais ils ne protestaient ni ne s'opposaient aux cinq différent gouvernements qui tenaient place durant leurs persécutions. Bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice[droiture, vertu], car c'est à eux qu'est le royaume des cieux. ; et aussi ils le reçurent. Des dizaines de milliers de Quakers furent emprisonnés ; un millier sont morts en prison ou assassinés par les foules de protestants en colère ; des dizaines de milliers eurent leur propriétés saisies ; et plusieurs milliers furent bannis de leur pays. Bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice[droiture, vertu], car c'est à eux qu'est le royaume des cieux ; et aussi ils le reçurent.

Je fus convaincu et persuadé tôt que ces dîmes ne devaient pas être exigées ou payées sous la dispensation de l'évangile. Ceux appelés Quakers, qui sont vrais dans leurs principes Chrétien, ne peuvent par motif de conscience payer la dîme dans ces jours d'évangile parce que :

Premièrement, parce que le ministère de Christ est, et devrait être, un ministère gratuit, tel qu'Il l'a commandé à ses ministres ; « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

Deuxièment, parce que Jésus-Christ, la seule offrande, et le grand apôtre, Le Grand Sacrificateur de notre profession chrétienne a, par l'offrande et le sacrifice de Lui-même, mit fin aux dîmes et oblations, ou offrandes, et aux revenus des prêtres, ensembles avec ce sacerdoce et première alliance sous laquelle ils étaient maintenus et gardés ; selon les raisons et arguments que les apôtres donnent et sur lesquelles ils insistent dans Hébreux, dans les 7e, 8e, 9e et 10e chapitres. De sorte que le fait de demander des dîmes, des revenues, ou des bénéfices d'un ministère est un reniement de Christ crucifié, et dub fait qu'Il s'est offert une fois pour toutes, et en conséquence, un reniement des privilèges du ministère et de la dispensation de la nouvelle alliance, ratifiée par Lui à travers la mort de la croix.

Pour retourner à mon propre état intérieur, et expérimenter dans mon voyage spirituel et mon progrès - lorsqu’il plut gracieusement au Seigneur de me guider à travers la loi, le jugement et la condamnation contre le péché de la chair, que Christ vint condamner, de façon à m’amener au ministère plus glorieux et à la Loi de l'Esprit de vie en Christ Jésus, le fondement des prophètes, et à expérimenter spirituellement le mystère du ministère de la repentance de Jean, le lavement de la régénérescence, la cognée étant mise à la racine des arbres, l’émondage des branches superflues, tout autant qu’un minutieux travail de régénérescence peut être oeuvré ; ces choses étaient spirituelles, et expérimentées intérieurement par niveaux, à travers l’obéissance de la foi, en attendant et en persévérant dans la grâce, lumière et vérité reçues de Christ, de façon à obtenir la victoire sur le péché et sur Satan, afin que son œuvre de péché ainsi que son corps puissent être détruits, racines et branches. Et, quelles que soient les divines ouvertures, prophéties, vues ou découvertes, qu'il plut au Seigneur, en quelque occasion, de me donner par Son Saint-Esprit, pour mon encouragement, l’augmentation de la foi et de l’espoir, j'ai vu qu'il me faillait toujours rester conscient de son œuvre de grâce, de sanctification et de sainteté intérieure, afin qu’elle se poursuive et qu'elle prospère. Malgré qu’elle soit accompagnée de faiblesses et de tentations, Sa grâce était suffisante pour moi, et Il m’a souvent donné la force et la victoire sur l’ennemi de mon âme, et frustré ses mauvais desseins. Lorsque l’ennemi est venu comme un fleuve, avec plusieurs tentations et artifices, l’Esprit du Seigneur éleva contre lui un étendard, puis Il le repoussa : « Gloire à notre Dieu et à l’Agneau, en qui est notre salut et notre force aux siècles des siècles, dont le royaume est un royaume éternel, et Sa domination est sans fin. »

Comme notre Seigneur Jésus-Christ béni a déclaré, « Si quiconque fait Sa volonté, alors il connaîtra Sa doctrine. » C’était dans le jour de Sa puissance où la lumière est apparue, qu’un désir fut forgé dans mon cœur pour faire Sa volonté, alors que le même fut porté à ma connaissance, et de Le suivre dans le reniement de soi, et la prise de ma croix quotidienne, ce que chaque homme doit faire pour être Son disciple ; lumière et enseignements par lesquels dans la vie j’en suis venu à croire, comprendre et recevoir ces doctrines et ces principes essentiels à une vie chrétienne et au salut, spécialement et particulièrement ceux qui suivent, à savoir :

1. L’amour gratuit de Dieu en Son cher Fils Jésus-Christ, et Sa grâce universelle en Lui  pour l’humanité ; et que Christ est mort pour tous les hommes qui étaient morts dans leurs péchés ;  Il s’est donné comme rançon pour tous, comme un témoignage, au bon moment, de l’amour gratuit de Dieu pour l’humanité en général ; car c’était par la grâce de Dieu que Christ a goûté à la mort pour chaque homme. Afin que la grâce libre et l’amour de Dieu pour l’humanité, soient attestés et évidents, autant en Christ mourant pour tous les hommes, que par Son état de  « Lumière du monde, qui illumine chaque homme qui vient au monde. »

2. La nécessité de la repentance des hommes, et de la croyance véritable en l’Évangile, et d’être si converti à Christ, comme pour recevoir Christ, et d’expérimenter une foi vivante et inaltérable en Lui, Son nom et Sa puissance, de façon à devenir les enfants et fils de Dieu, étant rendu possible par Sa puissance, à travers la foi qu’elle contient, que les hommes deviennent les fils de Dieu ; et non d’une profession extérieure, ou d’une croyance traditionnelle sans Christ, ou sans recevoir spirituellement Christ en leurs coeurs, de connaître Son œuvre de la foi et Sa puissance en eux, jusqu’à la conversion, et un changement réel de leurs  coeurs et pensées, par le nettoyage de régénérescence qui est la sanctification, le seul baptême, qui est le baptême de l’esprit qui sauve, afin que nous soyons lavés de nos péchés, et restaurés vers la nouveauté de la vie en Christ Jésus. Pour comprendre et témoigner que l’adoration véritable et acceptable de Dieu  « Est en esprit et en vérité » ; et non selon les traditions humaines, ou formes de prescriptions des hommes ; ce fut une grande satisfaction pour mon âme, que d être retiré dans ma pensée et mon esprit, vers ce Saint-Esprit et cette vérité, même la Parole vivante, dans laquelle Dieu est véritablement adoré, vers Lequel on se prosterne, et l’on s’attend en véritable humilité, car en elle Il réconforte et rafraîchit Son peuple. Chaque véritable croyant en Christ, notre Lumière et Vie, comprend, et connaît la nécessité de chacune de ces choses, qui sont agréables au témoignage des Saintes Écritures.

J’ai toujours eu un amour pour la Bible, et pour lire ce qui y était écrit, depuis mon enfance, quoi que je ne comprenais pas véritablement, ni expérimentais ces doctrines essentielles au salut, ou la dispensation de la Nouvelle Alliance, jusqu’à ce que ma pensée se tourne vers la Lumière de Christ, la Parole vivante éternelle, dans laquelle l’entrée donne la lumière et la compréhension aux simples. Je considère toutefois que c’était un certain avantage pour moi de lire les Saintes Écritures lorsque j’étais ignorant, et que je ne comprenais pas les grandes et excellentes choses attestées qu’elles contenaient. Car lorsque le Seigneur a, dans ma vie et dans une certaine mesure, ouvert ma compréhension des Saintes-Écritures, par ma lecture fréquente de la même par le passé, ayant un meilleur souvenir, c’était souvent de l’aide et un avantage pour mes méditations secrètes, lorsqu’un sens vif et un réconfort par les Écritures m’était donné en mesure par l’Esprit, j’étais par conséquent plus induit à la lecture sérieuse et à la considération de ce que j’avais lu dans les Saintes-Écritures, et au réconfort que je connus par le Saint-Esprit, illuminant ma compréhension. Toutes les promesses de Dieu qui sont oui et amen en Christ Jésus, sont véritablement réconfortantes lorsqu’appliquées par le même Esprit, car cet Esprit ne fera aucune fausse application ; cet Esprit n’appliquera jamais la paix aux méchants, ni aux personnes vivant dans leurs péchés ; ni dira aux injustes qu’ils sont justes, ou vertueux aux yeux de Dieu. C’est par la foi qui est en Christ, disent les Saintes Écritures, que l’homme de Dieu est fait, “Sage jusqu’au salut, et profitable pour viser, vers la doctrine, la réprimande et l’avertissement, et l’instruction dans la justice, afin qu’il soit parfait et complètement fourni en chaque bonne parole et action.” Sans aucun doute, Paul a jugé que la connaissance des Saintes-Écritures de Timothé depuis son enfance, être un certain avantage et une aide pour lui, mais c’était principalement au travers de la foi, qui est en Christ Jésus, [particulièrement la partie parfaite – de laquelle les Écritures ne sont d’aucun secours du tout – de devenir parfait peut seulement venir de la grâce reçue lorsqu’on s’attend au Seigneur dans Sa lumière].

Commentaire du Rédacteur du Site : Avant d'avoir besoin d'une expertise dans les Écritures, vous avez besoin d'être parfait. Mais vous avez besoin de savoir ce que disent les Écritures concernant ce qui est péché et ce qui est faux. Cette connaissance est essentielle afin d'éviter les fausse voix et fausses lumières, qui se font passer pour le Seigneur. La Voix du Seigneur est douce, gentille, pure, facilement comprise, facilement acceptée, paisible, complète, toujours moralement convenable, encourageante - jamais un soupçon de sarcasme, d'amertume, ou de condamnation - jamais incomplère pour vous faire devener ce qu'Il veut ; mais ce sont plutôt des paroles remplies d'amour- de son Esprit d'amour- car Il est Amour. Sa voix sera aussi toujours la même. Il y a plusieurs autres voix que l'on peut entendre ; mais elles sont amères, sarcastiques, incomplètes, confuses, condamnante, pleine de railleries, de questions- la Voix du Seigneur n'est pas ainsi. Pour distinguer la voix du Seigneur vs. celle de la tromperie c'est de distinguer à juste titre la Parole de Vérité. Tout ce qui vient de Lui sera également moral comme testé avec les Écritures venant de la Bible. Il m'a dit, « Pour connaître ce que la Bible dit ce qui est faux ce qui est dignes ; tous Mes grands hommes connaissaient les Écritures. »

La lecture et l'étude de la Bible ce n'est pas chercher Dieu, ou demeurer en Lui.
La lecture de la Bible est une oeuvre de chair, qui ne profite de rien.

La lecture de la Bible c'est comme l'étude de la Loi. La Voix du Seigneur.
Les paroles que je vous dis sont esprit et elles sont vie. Jean 6:63
La Bible ne fut pas imprimée avant l'an 1516, mais la première Église a prospéré jusqu'en l'an 320 AD.

La Voix du Seigneur m'a dit, « Le Monde se cache dans la Bible. » Le monde se cache de Dieu dans la Bible.
La lecture de la Bible est un substitut à avoir Dieu qui vous enseigne, examine votre coeur, qui vous convainc, et qui vous purifie.
Le monde se cache de Christ, la Parole viviante qui juge les pensées et attitudes du coeur. Hebreux 4:12
Elle se cache de Christ la Lumière, qui amène à la lumière ce qui est caché dans les ténèbres et qui expose les motifs des coeurs des hommes. 1 Cor 4:5
Combien cela est triste de penser chercher Dieu par la lecture de la Bible, Mais Lui nous voit comme nous cachant de Lui.
Nous couvrons notre nudité avec la Bible et nous cachons dans l'arbre de la connaissance. Gen 3:8-10
« Je dis cela à votre honte. Bien que vous ayiez une grande connaissance des Écritures
et que vous les professiez, vous ne possédez pas celui de qui elles parlent.
» (la Voix du Seigneur)
Vous sondez les écritures car vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Jean 5:39
Mais vous ne voulez pas venir à moi afin que vous puissiez avoir la vie. Jean 5:39-40

Avant qu'un homme vienne dans la condition spiortuelle pour être ccapable de comprendre la profondeur du sens des Écritures', la lecture des écritures est profitable pour : 1) bâtir l'espérance, 2) la définition de ce qu'est le péché, et 3) les promesses de Dieu à obtenir. C'est une grave erreur, de ne pas tenir compte de l'ensemble des Écritures ; même pour celui qui est immature spirituellement, leurs lecture est très bénéfique ; mais l'erreur qui est trops commune c'est de ce pas rechercher Celui dont les Écritures témoignent, de seulement lire à Son sujet, plutôt que de le vivre en s'attendant silencieusement à Lui pour recevoir Ses enseignements et Sa grâce transformatrice. Quelque soit le temps que vous allouez à la lecture de la Bible, vous devriez donner beaucoups plus de temps à l'attente silencieuse du Seigneur.

Ces choses étant considérées, je voudrais tout de même insister pour que les parents chrétiens soient responsables de l'éducation de leurs enfants, les amener à lire les Saintes Écritures, en les incitant à apprendre et lire souvent la Bible. Quand ils en viennent à avoir leur compréhension éclairée par l'Esprit et à connaître la vérité telle qu'elle est en Jésus-Christ, cela peut être rentable pour eux, et d'un réel avantage. J'ai vu que les enfants en lisant la Bible ont été touchées par les bonnes choses qu'ils ont lues ; et qu'ils ont une croyance secrète d'elles, ce qui leur a fait une telle impression, qu'ils ont été induits à une plus sérieuse considération, quand le Seigneur a ouvert leur compréhension dans une certaine mesure, par la lumière de sa grâce en eux.

Même pour les prophètes évangéliques de Dieu c'était sans doute un avantage pour eux de connaître la Loi de Moïse et de comprendre les jugements déclarés de Dieu et les menaces qu'il y avait. Lorsque ces prophètes révélaient qu’Israël était en danger de tous ces jugements, ils ont un avantage pour les mettre en garde et pour déclarer ces jugements pour leurs grandes transgressions ; et leurs avantages sur les peuples étaient encore plus grands parce qu'ils avaient la loi de Moïse qui était lue parmi eux, qui professaient la même chose. Or les ministres du Christ, qui connaissent les Saintes Écritures, ont un plus grand avantage sur les professeurs hypocrites de la Bible pour qui celle-ci est leur seule règle, et qui démontrent une conduite et des conversations incontrôlées, corrompues, et désordonnées.

Par ce que j'ai déclaré ici dans la recommendation de l'Écriture Sainte, et de ses avantages, Je ne voudrais pas être compris pour limiter le don de l'Esprit de Dieu, ou de Son ministère, ou de ses dons divins, par les illettrés, les ignorants, ou par les personnes de faible éducation, - - comme les laboureurs, bergers, pêcheurs, etc. Car Dieu a donné à ceux-ci de Son bon Esprit, et dons spirituels, et Il a promit « de déverser de Son Esprit sur toutes chairs ; et que ses fils et ses filles prophétiseraient. » Et Moïses a dit, « Ah ! que plutôt tout le peuple de l'Éternel fût prophète ; que l'Éternel mît son Esprit sur eux ! » ; parmi lesquels, il voulait dire autant les hommes que les femmes, les érudits que les ignorants sont inclus.

Mon entrée, et mon commencement dans l'Esprit, et ma croyance dans la Lumière de notre Seigneur Jésus-Christ, fut réellement de manière à venir dans la nouvelle alliance et dispensation ; Christ ayant été donné pour être une lumière et une alliance, et pour être le salut de Dieu jusqu'aux bouts de la terre. Cette nouvelle alliance est l'alliance de la grâce, de miséricorde et de paix avec Dieu, en son cher Fils Jésus-Christ. C'est cette réconciliation, cet accord de rapprochement avec Dieu et Christ, dans lequel l'homme doit venir, s'il veut jouir de la paix véritable. Tous le peuple de Dieu et tous les Chrétiens le connaissent dans cette alliance, du plus petit au plus grand ; et ils sont tous enseignés de Dieu, ayant aussi la Loi d'écrite dans leurs coeurs et placée dans leurs esprits par Son Saint-Esprit. Son doigt divin est dans cette alliance de sorte que le Seigneur efface leurs anciennes transgressions oubliées et qu'Il ne se souvienne plus de leurs péchés ni de leurs iniquités, à condition qu'ils demeurent dans cette alliance éternelle et dans ses bontés. Pous ceux qui le craignent vraiment, il est un Dieu qui garde cette alliance et cette miséricorde pour toujours, Oh ! mon cri, le soupir de mon âme, mon travail spirituel intérieur, mes veilles et mes prières furent, « Ô Seigneur, préserve et garde moi dans Ta sainte crainte, dans l'humilité, dans le sens de ton pouvoir ; afin que jamais je ne me sépare de Toi, ni de Ton alliance ; afin que je ne puisse jamais déshonnorer Ta vérité, Ta sainte profession. » Avant cela le seigneur m'avait aidé dans mon voyage spirituel et dans ma course vers le prix : J'attribue la gloire et la louange à Lui seul, qui donne le pouvoir au faible ; et à ceux qui sont sans force, Il augmente la force, et souvent dans ma faible condition, Il a manifesté la force. Le salut et la force viennent de Lui qui est le Dieu de notre salut, de sorte que ses rachetés puissent chanter au sujet de son salut ; oui, de ses jugements et de ses miséricordes, et quils attribuent le salut à Notre Dieu, et à l'Agneau qui est assis avec Lui sur le trône, dans la gloire et la majesté pour toujours.

Comme ce fut ma première croyance et persuasion, lorsqu'ils sont convaincu de la vérité béni, que ceux qui sont vraiment appelés au ministère de Christ, pour être ministre de l'évangile éternel, et prédicateurs de la droiture, doivent être sanctifiés, divinement inspirés, et recevoir le don pour cette oeuvre sacrée et le service de notre Seigneur béni Jésus-Christ. Ils doivent prendre garde à ce que leurs conversations demeurent un crédit pour l'évangile ; ils doivent vivre de bonnes vies, aussi bien dire de bonnes paroles ; ils doivent être hommes craignant Dieu, évitant le mal ; craignant vraiment Dieu, et détestant la convoitise, et ne commettant aucune infraction en rien, afin que le ministère ne soit pas sensuré. Le Seigneur a jetté sur moi un soin pieux, qui demeure toujours sur moi, pour moi et les autres, que notre ministère ne soit pas blâmé ; ni qu'aucune offence ne soit crée, qui résulterait d'un blâme ou d'un discrédit. À quoi bon appeler les gens Chrétiens lorsqu'ils sont mort ? Qu'est que cela va leur servir ; à ces personnes lâches, vaniteuses, orgueilleuses, avares, ou non sanctifiées, de prétendre être dans les ordres sacrés, alors qu'ils sont tous sont impies, pollués, et pleins de péchés ? Dans mes très jeunes années j'étais pleinement persuadé que Jésus-Christ n'employait ni les personne méchantes ni corrompus dans les services sacrées du ministère, et qu'Il ne leur offrait pas Sa présence dans leur prédication, peu importe s'ils prétendaient ou professaient son nom. Les fidèles ministres du Christ sont ceux qui Lui obéissent vraiment et qui suivent son exemple, de sorte qu'Il les accompagnera avec sa présence divine et qu'Il les aidera dans leurs ministère et dans leur témoignage de l'évangile. C'est à ceux-là qu'Il donna ce grand encouragement et cette promesse : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » ou à travers tous les âges.

Pour quelle raison David ce prophète royal pria-t-il Dieu instamment, dans Psaume 51, établissant vraiment l'état et la condition des véritables ministres de l'évangile, dont le monistère est accompagné de Sa puissance et de sa présence, et de ce fait rendu efficace pour la conversion des pécheurs à Lui. « Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie moi de mon péché. Crée-moi un coeur pur, ô Dieu ! et renouvelle au dedans de moi un esprit droit. Ne me renvoie pas de devant ta face, et ne m'ôte pas l'esprit de ta sainteté. Rends-moi la joie de ton salut, et soutiens-moi avec un esprit de bonne volonté. Alors j''enseignerai tes voies aux transgresseurs, et des pécheurs se retourneront vers toi. »

Ces choses je les ai sincèrement eus à coeur, et je les ai sérieusement désiré venant du Seigneur, en voyageant intérieurement en esprit de mon âme et tout mon coeur. Et le Seigneur dans la mesure me répondit en eux, avant que je commence à voyager à l'extérieur dans le ministère de l'Évangile de Christ, l'évangile même de la grâce de Dieu ; Lui qui peu à peu, m'a donné et a augmenté en moi à partir de modestes débuts ; béni soit Son très excellent nom pour toujours. Car Il a promis à Son peuple, en disant : « Et je vous donnerai des pasteurs selon mon coeur, et ils vous paîtront avec connaissance et avec intelligence. » Ceux qu'Il donne vraiment sont les seuls vrais pasteurs et ministres, et Il en a donné beaucoup et Il continuera d'en donner en ce jour de l'évangile, selon ce qui fut témoigné par un prédicateur [l'apôtre Paul] à la fois de Christ alors qu'Il était venu dans la chair, et du ministère du Christ alors qu'Il est venu dans l'esprit. « Savoir le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant révélé à ses saints, auxquels Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c'est-à-dire Christ en vous l'espérance de la gloire, lequel nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous présentions tout homme parfait en Christ :à quoi aussi je travaille, combattant selon sa puissance qui opère puissamment en moi. »

C'est selon une réelle croyance et conviction que Dieu révèle ce mystère du Christ en nous, que j'ai été tendrement soucieux de m'attendre pour la même chose, afin de pouvoir vivre l'expérience, témoigner et sentir intérieurement en esprit la puissance et la venue du Christ, pour sanctifier mon coeur et me donner la compréhension pour que je puisse faire sa volonté. Et lorsqu'Il m'appela pour porter le témoignage pour son nom et sa puissance, et aussi pour son oeuvre intérieure et spirituelle dans l'homme, je me suis engagé à attendre dans l'esprit pour que sa puissance et Son Esprit oeuvrent en moi et m'incitent ; et que je puisse oeuvrer à son service selon qu'Il oeuvre en moi par son Esprit, et pas autrement comme pour courir ou m'efforcer de faire selon ma propre volonté, ma propre sagesse ou force, alors que je sais que sans Christ, sans sa puissance et sa présence, son aide ni son conseil, je ne pourrais rien faire de moi-même, ni personne d'autre ne le pourrait. Et lorsque ma capacité était très restreinte, et que souventefois j'avais beaucoup de faiblesse, de crainte et de tremblement, le Seigneur m'aida et augmenta ma force et ma capacité dans mes labeurs au-delà de mes attentes. Ce soin repose toujours sur moi, même dans mes premiers voyages, pour le ministère seulement selon la capacité et le don que m'a donnés le Père Céleste ; ainsi pour garder à l'intérieur des limites de mon propre don et capacité. Lorsque l'Esprit du Seigneur a ouvert et incité seulement quelques paroles, je ne dois pas parler plus que ce qui m'a été ordonné de dire ; mais dire seulement selon les instructions qui me sont données de dire et ensuite m'asseoir en silence. Plusieurs fois dans l'attente du Seigneur, soupirant secrètement en silence, pour que se lève la source de vie, et qu'elle ouvre à nouveau le conseil pour le rafraîchissement et la consolation de mon âme et de celle des autres. Mon âme s'est souvent affaiblie, et le Seigneur m'a aidé et Il a renouvelé ma force pour persévérer dans son service ; étant sensible à la faiblesse que j'avais en moi-même et plus dans ma crainte envers Dieu, quoique plus je fusse simple et faible, plus Il manifeste Sa puissance, et bénit mes efforts et services. Puisse-t-il avoir la louange pour tout, Lui qui est digne pour toujours.

Les Missions d'Évangélistes commencent

Après plusieurs saisons à l'aise et bénies et des rafraîchissements provenant de notre Père Céleste que nous avons apprécié dans nos réunions, dans les parties nord ; et ayant libéré ma conscience dans le témoignage pour la vérité, en paroles et en conversation chrétienne avec mes parents et mes relations, en ayant été quelques temps avec eux avant, j'ai voyagé à l'étranger dans les parties sud de l'Angleterre. Une lourde préoccupation est venue sur moi de laisser la maison de mon père et le comté de Westmoreland, et de voyager à l'étranger vers le sud. J'informai mes Amis à propos de mes plans, et mon cher ami Edward Edwards qui, à l'époque, était un jeune homme vivant à Gervase Benson's près de Coatley Cragg, en haut de Sedbergh, et bien qu'alors il n'était pas appelé au ministère, il abandonna pour partir avec moi, et me tenir compagnie à York, six miles plus hauts, c'était après la récolte, en l'année 1654. Tous les deux nous voyagions à pieds, et nous sommes allés directement à York, où nous sommes restés deux ou trois nuits, et le premier jour là-bas nous sommes allés à une réunions des Amis, c'était une petite assemblée, et quelques paroles me furent données venant de la Vie afin de leur déclarer.

Ainsi, nous avons voyagé vers le sud dans le Yorkshire, et nous avons rencontré notre bien-aimé ami et frère en Christ, George Fox, chez un capitaine de Bradford, où, le soir, nous somme allés à une réunion avec lui ; et par la suite nous avons voyagé dans East Holderness, chez Joseph de Storr, où, encore une fois, nous avons rencontré George Fox, ainsi que plusieurs autres amis, nous avons été réconfortés ensembles, et voyagé un peu dans ce pays pour quelques réunions là où il se trouvait, qui alors avait tenu un service public à part entière là bas, pour le renforcement et l'enracinement des Amis dans la Lumière et la Vérité.

Avant de quitter ce comté, il m'incombait d'apporter un témoignage à deux maisons à clocher, et je n'ai rencontré aucun préjudice si ce n'est d'être forcé de partir ; tandis que le Seigneur me supportait dans la foi et l'espérance pour le service qu'Il avait pour moi plus loin vers le sud. Mon cher et honnête ami, Edward Edwards et moi partîmes dans le Holderness ; et Thomas Ralison, qui voyageait avec George Fox, vint avec moi à Hull, d'où nous allâmes cette nuit-là par la rivière Humber à bord de leur bateau, étant environ quatre miles de plus, dans le Lincolnshire. Il y avait dans le bateau des gens ivres, rudes et violents, qui nous injuriaient et autrement qui nous menaçaient, mais le Seigneur nous préserva d'être violenté par eux.

Une fois à pieds, George Fox et Alexander Parker nous emmenèrent sur le chemin menant vers Lincoln. Nous arrivâmes de nuit à un endroit où il y avait une réunion le lendemain, étant le premier jour. Un fardeau m’est venu pour aller porter un témoignage pour la Vérité à deux églises avec clochers, une le matin et l’autre dans l’après-midi. Je n’ai expérimenté aucune douleur ou violence à ni l’une ni l’autre des deux églises, sauf être tiré et poussé vers l’extérieur. Mais Thomas Ralison était là cet après-midi et fut abusé, battu, et ensuite suivi dans le champ par une bande de jeunes hommes. J’en étais désolé de voir comment il était méchamment traité.

Le jour suivant, lui et moi sommes partis et nous prîmes congé de George Fox et les Amis ensemble. J’ai voyagé vers Lincoln, arrêtant en chemin pour une réunion, où le Seigneur a ouvert ma bouche dans un témoignage vivant. Plus tard, après avoir parcouru quelques miles supplémentaires, je suis arrivé à Lincoln cette nuit-là et j’y ai rencontré John Whitehead. Il avait été en exercice dans le service public de cette ville, avait rencontré une certaine acceptation ; et il nous avait donné quelques détails. Je ne suis demeuré qu’une seule nuit à Lincoln, étant poussé en esprit d’aller de l’avant vers Cambridge et Norwich, quoi que laissé seul pour voyager et toujours à pied. Je suis allé à Cambridge en partance de Lincoln en moins de trois jours ; les jours étaient alors courts. Quoique mes pieds avaient beaucoup de galles et de cloques, même avant que je ne quitte le Yorkshire, ils se rétablirent alors que je voyageais, avant que je n’atteigne Norwich, et je fus préservé en bonne santé tout au long ; ce que j’ai estimé avec gratitude comme étant une grande miséricorde de Dieu, n’ayant alors pas dix-huit ans

À Cambridge je fus reçu gentiment par l'échevin Blakeling et son épouse, et par les quelques Amis de là. James Parnell m’avait rencontré avant que je n’aille là, et nous nous réconfortions l’un l’autre autant que parmi les Amis. Après être resté deux ou trois jours là, j’étais encore pressé en esprit de me diriger vers Norwich à partir de Cambridge. Thomas Lightfoot a voyagé avec moi vers Norwich. Avant que la température humide et pluvieuse ne nous arrête, nous étions à moins de trois miles de Thetford dans le Norfolk. C’était vraiment difficile de trouver le gîte avec notre argent dans un petit village où nous sommes restés, ils étaient si gênés ou craintifs à propos de nous ; tout de même à une maison où ils vendaient de la bière, nous avons convenu avec eux de nous laisser passer la nuit là. La chambre dans laquelle nous avons logé était froide et pauvre, et la vitre était tellement éclatée que la neige entrait pour se déposer sur nous. Le jour suivant, nous avons voyagé vers Windham, qui est à peu près à six miles de Norwich, où Robert Constable et sa femme nous ont gentiment reçus. Ils avaient été convaincus peu de temps auparavant par notre cher ami Richard Hubberthorn, qui était alors prisonnier dans le château de Norwich pour avoir porté le témoignage de la Vérité à une église à clocher à Windham, là où ceux qui se faisaient appeler Indépendants se rencontraient avec John Money comme leur prédicateur.

De Windham nous nous sommes dirigés vers Norwich le jour suivant, et j’ai visité Richard Hubberthorn en prison, où nous nous sommes joyeusement donné l’accolade d’un amour cher et tendre, et nous étions réconfortés ensemble dans le Seigneur. Il y avait quelques Amis dans la ville qui avaient été convaincus par son témoignage et sa souffrance ; lorsqu’ils l’avaient visité en prison, ils ont été convaincus par la Vérité et devinrent des Amis. L’Ami le plus remarquable et le plus serviable alors dans cette ville, fut Thomas Symonds, un maître-tisserand, qui recevait les Amis-voyageurs. C'était un homme aimable et honnête, qui reçut un don dans le ministère et qui est demeuré fidèle jusqu’à sa mort. Il vécut et mourût dans la foi, puis il fut un participant des promesses, qui sont oui et amen en Christ Jésus. Il fut exemplaire dans la Vérité, et serviable autant dans la ville de Norwich que dans le comté de Norfolk, où il vécut.

Quoique je m’attendais à subir l’emprisonnement dans cette ville, pourtant comme le Seigneur l’avait ainsi ordonné, j’ai eu la liberté pendant quelques semaines d’avoir plusieurs réunions dans la maison de Thomas Symonds dans le Norwich, et à Windham chez Robert Harvey, un gantier, qui était un homme honnête et innocent, qui avait reçu la Vérité, dans l’amour de celle-ci. Le Capitaine John Lawrence est venu à une réunion à sa maison, il fut alors affecté par la Vérité et requit que je tienne une réunion dans sa maison à Wramplingham, ce que j’étais volontaire et heureux de faire.

Trois ministres sont venus dans cette réunion, Jonathan Clapham, le ministre de la ville, et deux autres pour s’opposer à moi ; ils sont restés, dans le parloir jusqu’à ce que la réunion soit commencée. D'abord, ils se sont montrés pour me voir, me jugeant seulement comme un garçon ; et à cause de ma jeunesse, j’étais quelque peu méprisable à leurs yeux pour discuter avec eux ; et je compris qu’ils me sous-estimaient plus à cause de cela. Cependant, Jonathan Clapham commença à s’opposer et à m’interroger à propos de nous ne respectant pas les personnes en s’inclinant, etc. ; lui étant un être ambitieux, recherchant plus l'honneur mondain, et les personnes respectables, que l'honneur qui est d'en haut. Il a plaidé au mieux de ses capacités en faveur de ses intérêts, et le Seigneur me donna des réponses appropriées et scripturaires, que dans l’esprit d’humilité je retournai vers lui et son parti, mettant à découvert certaines de leurs pratiques non-scripturaires et infondées. Ressentant la puissance et le conseil du Seigneur avec moi, le territoire me fut donné pour justifier la Vérité, confondant les opposants. Après un court moment, Jonathan Clapham ainsi qu’un autre ministre, nommé Purt, se retirèrent ; mais le troisième est resté jusqu’à ce que la réunion soit terminée. Après que la divergence avec les deux autres prêtres fut terminée, j'eus une opportunité bénie pour déclarer la Vérité, et ouvrir plusieurs questions de poids, comme il a plu au Seigneur de me les ouvrir, et accroître mon esprit à leur démontrer, tellement qu’à cette même réunion, la plupart des membres de la famille de John Lawrence ainsi que plusieurs autres, furent convaincus et persuadés par la voie de la Vérité. Le Seigneur me donna un grand réconfort ainsi que des encouragements, de Sa divine assistance à Son œuvre et service ce jour là ; et les Amis qui étaient présents furent grandement satisfaits. Le dédain des ministres à mon égard, Son pauvre serviteur et faible instrument, s’est changé en dédain et disgrâce d’eux-mêmes. Ainsi, c’est ce que j’ai eu alors, et j’ai souvent eu des raisons d’attribuer la gloire et la louange à notre Seigneur Dieu, et de déclarer que, « Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé ta force, à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l'ennemi et le vengeur » ; bien qu’à propos de ces choses, les ministres très en vue sont très malheureux.

John Lawrence reçut la Vérité dans laquelle, moi, ainsi que d'autres messagers du Seigneur, avec un grand amour et une grande tendresse, nous nous sommes abandonnés librement dans l'obéissance. Lorsqu'il connut le commencement dans l'Esprit, il ne se retourna point, mais il persévéra, et porta un témoignage fidèle dans la souffrance pour la Vérité, tant dans sa personne que dans ses biens. Grâce à lui et à sa famille se tournant vers la vérité, ainsi par que ses amis, cela attira plusieurs autres après eux, loin des prêtres mercenaires, à Christ, sa lumière et son ministère gratuit ; afin qu'ils puissent le connaître comme étant leur ministre, leur Grand Prêtre, leur Berger, et l'Évêque de leurs âmes.

Vers ce temps là, au cours du neuvième et du dixième mois de 1654, j'ai eu plusieurs réunions à Windham et ses environs, ainsi qu'à Norwich. Le Seigneur était avec moi et m'a aidé à publier Son nom et Sa vérité ; à prêcher l'Évangile éternel ; et et à tourner plusieurs des ténèbres vers la Lumière, et du pouvoir du péché et de Satan, à Dieu et à Sa puissance. Par ce détournement le peuple cessa de fréquenter leur religion de formes vides et d'ombres et vinrent à la vie et à la substance de la véritable religion ; te à la puissance de la piété, pour connaître Christ comme étant leur enseignant et leur leader, dont la voix est entendue de ses brebis et et celles-ci ne suivront pas la voix d'un étranger. Beaucoup en ces endroits furent convaincus de la vérité de ces choses et se tournèrent vers la vérité de Christ en eux. Puisse l'oeuvre du Seigneur, qui a commencé en ces jours et qui a prospéré depuis dans ce pays, Le louer, tant dans la progéniture d'un grand nombre qui ont ainsi reçu premièrement l'amour de la vérité, que dans tous les autres que le Seigneur a béni dans leur obéissance et leur volonté à le servir ; eux, étant arrivés à l'aube du jour du de la puissance de Christ, dans lequel son peuple est un peuple disposé.

La première opposition que j'ai rencontré fut à une réunion dans la ville de Norwich à la maison de Thomas Symond par un prêcheur antinomien, qui plaidait en faveur du péché qui continu, même dans le meilleur des saints, durant toute la vie. Il cita à partir de la lutte de Paul, etc., Rom 7, et que même s'ils demeurent des pécheurs, ils ne sont pas sous la loi, mais sous la grâce, et comptés comme étant justes en Christ. Nous avons rencontré une foule de doctrine qui excusaient les péchés venant des professeurs [croyants] de ce temps là, auxquelles nous avons résisté dans le nom du Seigneur, tout comme nous avons fait avec les antinominiens ; et par l'aide du Seigneur, nous nous sommes élevés sur lui et sur ses arguments pervers, sur sa confusion. Je vis que ces - aAntinomiens étaient dans une doctrine très obscurs et corrompue, contraire à l'oeuvre de Christ, qui est de détruire le péché, et à sauver son peuple du péché et de la transgression.

À cette réunion il y avait quelques personnes réputées pour être Ranters, * qui plaidaient pour la liberté de pécher. L'un des principaux d'entre eux avait semblé reconnaître ce que j'ai dit contre l'antinomien, J'eus alors le sentiment qu'il avait un esprit corrompu, et je le lui ai dit, J'ai aussi démenti son esprit, tout comme je fis pour celui des opposants, car je me sentais un zèle venant du Seigneur contre eux tous. La puissance du Seigneur était sur tous, dans le service pour lequel il m'encourageait d'une réunion à l'autre, tellement que j'étais certain que le Seigneur me soutenait et qu'Il fortifiait mon esprit dans son travail et son service. Plus je voyageais et travaillais pour Lui, plus ma force en Lui augmentait ; pour cela, mon âme louait souvent Son glorieux Nom, et Lui chantait des louanges même en des lieux solitaires. Un peu de temps après j'ai eu une autre réunion à la maison de Thomas Symond dans le Norwich, le premier jour de la semaine, et un groupe de Ranters sont venus ; y compris la même personne qui avait semblé avoir pris ma défense contre l'opposant antinomien. La puissance et la crainte du Seigneur Dieu vinrent sur moi de manière si puissante pour témoigner contre le péché et la méchanceté, sa racine et sa branche - contre la convoitise de la chair, la convoitise de l'oeil, l'orgueil de la vie, et l'amour du monde - que la puissante parole du Seigneur perçait à travers la réunion et frappa si merveilleusement les esprits de ces Ranters, et autres esprits relâchés, qu'ils vinrent à moi ce soir là comme des hommes considérablement blessés et descendirent de leurs grandes notions flottantes de Ranters. Ils remirent en cause leur salut, qui auparavant leur semblait si assuré, comme si leur montagne n'avait jamais pu être déplacée ; pourtant, ils étaient désormais dans le doute et la crainte, et des questions telles que : “Hommes et frères, que ferons-nous pour être sauvés ?”

*Les Ranters étaient très nombreux en Angleterre. Ils croyaient que le Christ avait détruit la Loi, qu'il n'y avait plus de péché. Ils croyaient aussi qu'ils étaient fils de Dieu avec la liberté de faire tout ce qui leur plaisait, tant qu'ils ne pensaient pas que cela était pécher. Ils ressemblaient beaucoup à sauvé une fois - sauvé pour toujours, peu importe le péché et le nombre de péchés commis plus tard. La plupart des Ranters finirent par devenir Quakers, en voyant les erreurs de leur croyance. .

Par compassion pour leurs pauvres âmes, je les exhortai sérieusement à porter le jugement final du Seigneur et son indignation parce qu'ils avaient grandement péché contre Lui ; de sorte qu'ils puissent trouver la miséricorde venant de lui, à travers une humiliation et une repentance véritables ; avec plus de conseils et de mises en garde nécessaires comme ceux-ci, tel que le Seigneur par sa Lumière m'avait alors montré qui était le plus adapté à leurs conditions. Je n'avais jamais été en relation avec ce genre de personnes avant ceux de Norwich. La plupart d'entre eux furent convaincus de la vérité, et plusieurs d'entre eux devinrent réformés dans leurs vies et conversations ; malgré que certains retournèrent à leur liberté charnelle corrompue, par négligence et manque de vigilance, sans demeurer dans la crainte de Dieu.

Nous avons vu de nos jours, que lorsque la blessure mortelle de la bête, ou que sa nature bestiale fut guérie chez ceux qui ne sont pas allés de l’avant avec la mortification, et qui n'ont pas attendu patiemment pour voir le jugement produit en victoire, ils ont échoué, et se sont détournés de la grâce de Dieu pour retomber dans l’immoralité, ou ils ont adoptés le monde, et ont ainsi vendus la vérité, et se sont vendus eux-mêmes, jusqu’à leurs pauvres âmes, pour leurs propres iniquités. « Voici, vous vous êtes vendus par vos iniquités. »

 Quelque temps après la réunion mentionnée plus tôt chez John Lawrence, je suis allé le visiter ainsi que sa famille et ses relations qui étaient avec eux. Sa femme, ainsi que la belle-sœur de sa femme, Élizabeth Bedwell, et les autres de la famille qui avaient été convaincus, était véritablement aimable avec les Amis, comme l’étaient leurs enfants. Ils étaient heureux du bon service que j’avais eu à cette réunion, où les trois prêtres furent si grandement désappointés dans leurs conquêtes désignées et tellement confondus. Élizabeth Bedwell m’a dit qu'elle avait eu une conversation avec la femme du prêtre de la Ville avant la réunion, et qu'elle s’attendait à une certaine dispute entre les prêtres et les Quakers. La femme du prêtre lui avait demandé en disant : « Madame Bedwell, de quel côté serez-vous ? » Élizabeth lui avait répondu agréablement, « Je serai du côté le plus fort. » Après que la réunion fut terminée, la femme du prêtre dit à Élizabeth, « Je sais maintenant, Madame Bedwell, que vous serez du côté des Quakers, ou pour les Quakers, car vous avez dit que vous serez du côté le plus fort. »

John Lawrence parlait souvent de cette réunion avec grand plaisir, se rappelant du service de la vérité et la déception des trois prêtres, et combien ils avaient souvent paru mal. Élizabeth Bedwell, qui serait du côté le plus fort, est demeurée une fidèle, innocente et aimante Amie dans la vérité, ainsi qu’un exemple d’humilité jusqu’à la mort ; et son mari était un homme aimable, ami de la vérité et des Amis, en particulier dans ses dernières années. Il est intéressant de se rappeler, qu’autant la mère de John Lawrence, que la mère de sa femme, qui tous les deux étaient des femmes très anciennes, en vinrent à être convaincue et qu'elles reçurent la vérité en même temps, continuant à être des Amis dans leur vieillesse, et ce, jusqu’à la fin.

Aussi Joseph Lawrence, qui était le frère de John Lawrence, ainsi que sa femme, reçut la vérité ainsi que les Amis dans un amour véritable, et devint très serviable. Avant qu’il ne meure, Joseph a considérablement souffert pour la vérité, par emprisonnements. Sa femme ne vécut pas bien des années après avoir reçu la vérité, mais en son temps elle était très vertueuse, sobre, ingénieuse, et une Amie aimante, et par sa vie sobre et exemplaire, elle laissa une douce saveur derrière elle.

Notre ancien et fidèle ami, William Barber, de Gissing, dans le comté de Norfolk, ainsi que sa femme, avaient un peu plus tôt reçu la vérité et les Amis d’un grand amour et avec tendresse en 1654. Je l’ai rencontré pour la première fois à Diss, dans Norfolk, et je lui ai déclaré la vérité, à lui et à certains autres qui étaient présents, ouvrant quelque chose du mystère de Christ ainsi que du ministère et de l’œuvre de Son esprit à l’intérieur ; et parlant aussi de l’œuvre contradictoire de l’ennemi en l’homme, comme il a plu au Seigneur de m’ouvrir et me le permettre. William fut tendrement touché et éclata en larmes, et son esprit s’est humilié, malgré qu’il fut un grand homme et un capitaine dans l’armée ; la vérité était près de lui. Je l’ai senti près d’elle, et mon cœur était ouvert et tendre envers lui dans l’amour de Christ. C’était un certain temps après cela que j’ai vu sa femme. Elle était une femme honnête et sobre, recevant la vérité et les Amis d’un grand amour et avec tendresse ; elle est demeurée une fidèle, innocente et aimante Amie jusqu’au jour de sa mort. J’ai observé que le Seigneur l’avait doté de beaucoup de patience, considérant la grande et longue souffrance que son mari a enduré par emprisonnement dans le château de Norwich, pour l’espace de vingt ans ou plus, principalement pour non-paiement de la dîme à un vieux prêtre de la paroisse, qui est apparu implacablement malicieux à son procès, ou plutôt la persécution et la revenge. William Barber a porté un témoignage fidèle par la patience et une longue souffrance. Je n’en connaît aucun qui a souffert comme lui dans ces places, quoi que plusieurs Amis par là ont profondément souffert du même compte, et le Seigneur les a supportés dans leurs souffrances.

Après avoir travaillé et voyagé pendant quelques semaines dans ce comté, à l’œuvre du Seigneur et de Son évangile, à l’hiver de 1654, une lourde préoccupation m’est venue de voyager dans le comté de Suffolk, et premièrement dans une certaine partie de High Suffolk. Comme nous sommes allés, Robert Constable, l’Ami qui est venu avec moi, a organisé une réunion en soirée dans une ville appelée Budsdale, où les gens étaient très civils et tranquilles. Le jour suivant nous sommes allés à Mendlesham dans le Suffolk, vers Robert Duncan, de qui j’avais une bonne considération auparavant, et de son désir que certains Amis le visitent dans ces secteurs ; car il se tenait depuis un certain temps à sa maison, une réunion d’un peuple à l’esprit honnête, contestant les prêtres de paroisse et leur adoration ; et tout de même, ils avaient plusieurs prédicateurs, ou ceux qui s’estimaient eux-mêmes spirituellement doués, jusqu’à un certain degré, qui prêchaient et priaient parmi eux.

Lorsque je suis venu dans la maison de Robert, il m’a reçu gentiment. Le jour suivant était le premier jour de la semaine, et je me suis rendu à la réunion à sa maison. Nous nous sommes assis en silence pendant un certain temps, s’attendant au Seigneur dans un sainte crainte pour voir et ressentir ce qu’il Lui plairait par Sa puissance en s’ouvrant vers moi pour déclarer au peuple, qui attendait pour entendre ce qui leur serait déclaré. Certains de leurs enseignants semblaient un peu anxieux, dû à notre long silence. Robert Duncan prononça alors quelques paroles dans ce but : que peut-être ils étaient trop dirigés vers les paroles, ou dépendants de l’enseignement des hommes ; et que par conséquent, Dieu trouverait peut-être adapté de les diriger vers le silence, afin qu’ils en viennent à dépendre plus de Lui pour être enseignés.

Certains prédicateurs tendaient plus à presser l’un ou l’autre d’entre eux à prier. Je les ai laissés seuls et les ai patiemment supportés dans leur discussion sans l’influence de l’Esprit, leur dévotion volontaire. Après une courte pause, le Seigneur a fait qu’une voie s’ouvre pour que je leur prêche la vérité ; pour tourner leurs pensées vers la vraie lumière. J’ai prêché afin qu’ils puissent connaître la semence et la naissance immortelle, qui vient d’en haut, vers quoi l’amour éternel de Dieu est dirigé ; aussi opposé à cette semence et cette naissance qu’il hait, assujettie, crucifie et qu’il tue. Je désire véritablement qu’ils viennent tous vers l’œuvre intérieure de Son esprit, et vers la connaissance de Christ en esprit ; et qu’ils puissent connaître l'enseignement de Dieu par Son Esprit.

J'étais réellement parmi eux dans un état de grande humilité, de douceur et de pauvreté d'esprit ; dans lequel le Seigneur était avec moi, et par sa puissance invisible Il m'a aidé, c'est à cause de Son Nom- oui, et à cause de sa semence, que je me suis retrouvé parmi ce peuple. Le Seigneur avait une tendre semence et un peuple parmi eux, envers lesquels mon âme était vraiment infectée, dans l'amour et les entrailles du Christ Jésus mon Seigneur et chef, qui allait devant moi dans l'oeuvre et le service de Son évangile ; à Lui soit la gloire pour toujours.

La réunion s'est tenue et terminée très sérieusement et sobrement, et il n'y eut aucune opposition à ce que le Seigneur m'a donné de leur déclarer. Ils furent pour la plus part bien disposés et convaincu de la vérité, dont ils ont confirmé par leur témoignage. La réunion continua d'être tenue à cet endroit. Les gens étaient si pleinement satisfaits avec la vérité et la dispensation de l'Esprit, telle que les possédaient et professaient le peuple appelé Quakers, que les amis étaient content d'attendre le Seigneur dans le silence ensembles, pour connaître et recevoir la vie, la puissance et l'enseignement aussi venant de Lui. Le Seigneur les a fait prospéré pendant plusieurs années. Au début, alors que leurs réunions étaient réduites à connaître un état de silence, certains de leurs prédicateurs la quitta pour un temps ; mais par la suite ils y retournèrent, en particulier celui qui était le plus remarquable, à savoir Edward Blumsted, senior. Lui, sa femme, ainsi que toutte sa famille devinrent des Amis bien aimés dans notre société ; et il devint prédicateur de la Vérité parmi les Amis durant quelques années avant sa mort.

Lors de ma première visite chez la famille de Robert Duncan, sa femme fut convaincue et reçue la Vérité avec beaucoup d'amour et de tendresse, ce qu'elle me démontra aussi à moi. C'était une femmeà la santé fagile et elle avait été confinée durant quelques temps dans sa chambre. Par la puissance du Seigneur sa santé et sa force furent rétablis, si bien qu'elle pouvait faire plusieurs miles à pieds, et demeurer une Amie aimable, fidèle, et aimable, jusqu'à la mort. Robert lui-même fut en son temps un grand instrument dans la main du Seigneur, dans le support et l'encouragement de cette réunion à sa maison, aussi bien que par son grand amour pour les Amis, en leur permettant souvent aussi de demeurer à sa maison. Il fut un surveillant vraiment hospitalier, et le Seigneur l'a bénit autant intérieurement que extérieurement.

Après cette réunion je fus à nouveau concerné en esprit pour retourner en direction de Norwich, là où nous eûmes un service efficace dans la vérité bénite et pour la vérité bénite, au millieu des Amis convaincus et autres personnes bien inclinées. J'ai aussi rendu visite à mon ami et frère bien aimé, Richard Hubberthorn, aussi souvent que j'ai pu. Il était toujours retenu prisonnier dans le château de Norwich, où il n'avait qu'un pauvre trou pour se loger in au bout d'un mur croisé. C'était un vieux trou ou une vieille pièce voûté et restreint ; et au bout de quelques années, cette pièce s'est brisée et s'est écroulée. Ce fut la miséricorde du Seigneur qui fit que cela ne s'était pas écroulé alors que Richard Hubberthorn y était.

Mon cher ami, Thomas Symonds, est le beau frère de Robert Duncan. Thomas avait un grand amour pour Robert et voulait son bien. Il avait été à la réunion dans la maison de son beau frère, puis nous sommes retournés ensembles à Norwich.

Quelques jours après, c'était vers la fin du dixième mois, 1654, il y eut une lecture sur la place appelée Peter's church à Norwich. Je croyais que le Seigneur me demandait d'aller là pour pour porter ses témoignages tels qu'ils Lui auraient plut de me donner. J'étais revêtu d'un saint zèle contre l'iniquité, l'orgueil et la convoitise que démontraient même les grands prêtres en ces jours ; autant que, j'avais de la compassion pour l'ignorance et l'aveuglement des gens qui étaient induit en erreur par les prêtres.

Lorsque le prêtre, nommé Boatman, eut terminé son sermon, Il me fut permi de dire que quelques mots contre l'iniquité, etc., quand certains prêtres de l'audience, virent sur moi violemment pour me contraindre à sortir, certain me tiraillant par un bras, et un autre par l'autre bras, dans le sens opposé ; quelqu'un s'efforçait de me faire sortir par la porte côté Nord, et un autre par le porche côté Sud. Par leur violence je fus blessé et endolori d'un côté de ma poitrine en état tiré des deux côtés ; mais en quelques jours il plût au Seigneur de guérir la blessure et la douleur reçu provenant du traitement cruel. De la maison à clocher je fus emmené à Guild-hall ; devant le maire Thomas Toft, qui après examen sur le baptême d'eau, et certaines autres choses, m'envoya à la prison de la ville.

Le Maire semblait chercher des raisons contre moi parce qu'il n'en avait aucune. Il me questionnait au sujet du baptême d'eau, en me demandant : « si le baptême de Jean était du ciel, ou des hommes » ? À cela je lui répondis : « si ceux qui maintenant plaident pour le baptême d'eau pouvaient prouver, ou démontrer qu'ils ont reçu la commission des cieux de baptiser, tout comme l'avait Jean, je pourrais alors le reconnaître ». Mais je supposai qu'il n'en avait pas l'intention ; mais il était pour l'aspersion des enfants. Toutefois, parce qu'il n'eut aucun avantage contre moi, il m'envoya en prison.

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