La Croix Manquante pour la Pureté


 

FRANCIS HOWGILL
1618-1669

Francis Howgill était ministre de la Lettre, [la Bible] converti en un Ministre de la Vérité. Il était l'un des premiers Ministres Quakers après George Fox, faisant parti du dénommé groupe des Soixante Vaillants (Valiant Sixty), que le Seigneur envoya en Angleterre pour Proclamer la Vérité. Le Seigneur envoya Francis et Edward Burrough à Londres, où grande était la récolte. Il servit remarquablement, en amenant beaucoup à se tourner vers la vérité, pour apprécier les fruits de la sainteté et la communion dans les cieux avec le Père et le Fils.

Francis Howgill est né vers l'année 1618 ; et sa résidence se trouvait à Todthorne, près de Grayrigg, dans le Westmoreland. Il reçu une éducation à l'Université en préparation pour le ministère Épiscopal. Il devint ministre de l'église Épiscopale ; qu'il quitta par la suite, mécontent de voir les superstitions qui demeuraient là, il se joignit à quelques indépendants, parmi lesquels il devint un enseignant. Toutefois, manquant de ce réconfort spirituelle pour lequel son âme était assoiffé, il alla parmi les Anabaptistess, pensant qu'ils marchaient plus en conformité avec l'évangile de Christ. Pourtant il demeura dénué de cette paix de l'âme pour laquelle il soupirait si sincèrement ; et enfin, vers l'âge de trente-quatre ans, il fut convaincu* de la Vérité et joignit cette société persécutée appelée Quakers, cherchant le Royaume de Dieu à travers la croix du Christ. Il devint plus tard un membre éminent. En prison, il mourut en communion avec eux, après avoir passé seize éminentes années avec eux, en tant que ministre, nous laissant un compte rendu de ses écrits et de ses souffrances.

*Être convaincu, signifie avoir la certitude de la voie qui est nécessaire pour le salut ; non pas de recevoir le salut en soi. Howgill avait été un lecteur dévoué de la Bible, professant que Jésus était le Fils de Dieu, il avait été baptisé, conduit des services de sectes, etc. ; mais il était toujours captif du péché, et il savait qu'il devait y avoir un chemin pour devenir affranchi même du désir de péché. Lorsqu'il entendit le chemin proclamé pour devenir pur, pour être libéré du péché, son coeur porta témoignage de cette vérité ; ainsi il se joignit aux autre qui cherchaient à devenir pur, attendant en silence pour entendre l'Enseignant intérieur, pour lui obéir, et recevoir sa grâce transformatrice qui leur enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété ; pour être racheté de toute iniquité, et être purifié, et être ainsi zélés pour de bonnes oeuvres énergizées et incité par Dieu. Ce processus, de la conviction à la pureté, nécessite de leur part de continuer de travailler à leur salut jour après jour avec crainte et tremblement. Parce qu'ils tremblaient en présence de l'Esprit de Dieu oeuvrant dans leurs coeurs, leur montrant leurs péchés, les convainquant des secrets dans leurs coeurs, ils tremblaient - (Anglais to quake) - ainsi ils devinrent connu comme étant les Quakers.

Il nous a laissé un compte rendu détaillé de sa première expérience religieuse, dans une oeuvre intitulé, L'héritage de Jacob découvert après son retour d'Égypte ; dont voici un extrait ci-dessous :

À partir de l'âge de douze ans, J'ai mis tout mon coeur à  connaître ce Dieu que le monde professait, et au sujet duquel je lis dans les Écritures ; celui qu'Abraham, Noé, Moïses, les Prophètes, et les reste des Pères ont adoré. Je tombai dans l'adoration la plus stricte qu'il pouvait y avoir dans cette région où je vivais ; et souvent j'ai désiré rester seul, et m'occuper plus de la lecture et de la méditation. Et comme j'étais modéré et sérieux, Je commencai à voir que tous les sports, les passes temps, et ce genre de choses que la jeunesse apprécie ne sont que vanité, et que cela ne dure qu'un moment. Et alors que j'étais dans la folie et la dépravation, pratiquant ces choses, la nature qui avait courut vers la transgression je prenait plaisir avec elles ; mais dès que j'étais sortit du milieu d'elles, J'étais jugé en moi-même pour ce que j'avais fait ; et cela me faisait souvent pleurer. Alors je résolus en moi de ne plus jamais recommencer ; et pendant un certain temps je m'abstenais de pratiquer ces choses dans lesquelles je marchais ; mais dès que je revenais parmi elle, je faisais à nouveau ces choses, qui avant me semblaient n'être que vanité. Mais, longtemps avant cela, j'étais examiné sur plusieurs choses ; et aussi je marchais avec la condamnation en moi, et je n'avais pas la paix quand j'étais sérieux ; et alors, ne sachant que faire, j'étais encore plus triste quand je me retrouvais seul. J'avais un désir de solitude où je n'aurais pas à voir ni à endurer aucune folie de ce monde, et n'aurais pas à aller dans mes excès d'autrefois, malgré que quelque chose en moi continuait toujours à désirer ces choses ; mais lorsque je ne m'y abandonnais pas, j'étais alors heureux et en paix. J'ai commencé à résister à mes amis, avec lesquels j'avais marché dans un manque de retenu ; et ils  commençaient à m'injurier, et à me haïr, et à me mépriser ; Cependant je n'y prêtais pas attention.

Alors je me suis mis à lire plus, et je priais en paroles, souvent trois ou quatre fois dans une journée, malgré tout je ne savais pas où était Dieu, mais j'imaginais un Dieu éloigné ; et j'allai ainsi de l'avant. Alors j'ai commencé à grandir en connaissance extérieure, qui est sensuelle ; et j'étais gonflé d'orgueil à cause de ma connaissance, car le monde m'admiraient. Mais j'étais tout de même condamné à cause de mes paroles et de mes actions ; et la racine de l'iniquité grandit en moi. J'ai suivi un itinéraire plus stricte, souvent en voyageant quatre ou cinq miles afin d'entendre des méthodes plus excellentes, comme ils disaient, et avoir ainsi plus de paroles ; mais pourtant je restais le même, si ce n'est que j'étais pire, car la connaissance continuait d'élever mon orgueil. Ainsi, environ à l'âge de quinze ans, je voyageais, cherchant à entendre les plus excellents sermons ; et c'est ainsi que je fis la connaissance de tous ceux qu'on appelait les éminents Chrétiens, dans la région où je vivais. Mes parents m'ont méprisés ; et ils ont regardé le monde comme une merveille ; et j'ai reçu un grand reproche ; mais néanmoins je voyais bien qu'ils ne connaissaient rien, et donc, je ne m'en suis pas préoccupé. Ainsi, pendant trois ou quatre ans, ébauchons de tristesse s'abattit sur moi ; et quand je me tournais vers l'intérieur, j'étais jugé pour toutes mes iniquités commises, et mon coeur m'était toujours montré qu'il était corrompu ; mais comme je demeurais à l'intérieur, à la Lumière de ma conscience, les nombreuses actions que j'avais envie de faire étaient retenues ; et sur l'instant, quand j'allais commettre quelque injustice en parole ou en action, j'étais souvent freiné. Et quand j'ai vu que je ne pouvais pas résister et que je ne pouvais pas suivre la tentation, il s'éleva en moi une grande joie ; mais quand j'avais fait quelque chose d'inconsidéré ou d'effronté j'étais jugé. Mais les enseignants extérieur disaient que c'était là la conscience naturelle, qui gardait du péché, et qui le modérait ; ainsi j'étais à l'écoute de leurs imaginations et offensait la Lumière comme une chose trop faible pour n'être rien d'autre qu'une simple grâce qui préserve des méchancetés graves. Mais ils disaient que les saints avaient une grâce et une foi particulière ; et donc je les écoutais, et j'étais toujours convaincu de péché. Alors ils me disaient que les saints croyaient en Christ, et donc que le péché ne leur était pas imputé, mais que basé sur sa justice, ils étaient tous justes ; et qu'ainsi je devais le chercher par les moyens, comme la prière, et recevoir le sacrement, comme ils l'appelaient ; et ils me jugèrent comme étant un bon orateur ; et j'étais dans une grande crainte car je prenais le repas indignement. Personne ne pouvait m'instruire sur ce qu'était le corps du Christ.

À un moment j'ai lu tous les écritures parlant des souffrances de Christ. Les enseignants disaient que je devais croire qu'Il avait souffert pour moi ; et je croyais à tous ce qu'ils appelaient la foi ; malgré que je ne pouvais voir comment il était mort pour moi, et qu'Il avait pris mes péchés ; car le témoin dans ma conscience me disait, J'étais le serviteur du péché, que je m'y dévouais. Ils m'ont dit que je ne devais pas omettre cette ordonnance (ou ce que l'on appelle le sacrement de la communion), car par ce moyen la foi était confirmée et la force ajoutée. Ainsi d'un côté, ils pressaient ceci comme étant un devoir ; et de l'autre coté je voyais que l'Écriture disait : "Celui qui mange indignement, mange le jugement contre lui-même," J'étais dans la crainte, quoique personne ne pouvait m'accuser de l'extérieur ; pourtant une grande crainte tomba sur moi, et je pensais que j'avais péché contre le Saint-Esprit, et qu un grand trouble tombait sur moi. Alors ils disaient, que je n'étais pas préparé correctement pour le sacrement ; et ce malgré que j'eus toute la préparation dont ils parlaient ; mais ils n'étaient qu'une bande de médecins sans valeur.

Alors je jeûnais et je priais, et marchais tristement dans le chagrin, et je pensais que personne n'était comme moi, tenté de tous les côtés. Ainsi j'ai couru vers cet homme et l'autre puis ils m'ont appliqués la promesse ; mais ce n'était qu'en parole, car le témoin de Christ que la racine de l'iniquité était encore là, et que le corps de péché était entier. Et, en dépit du fait que je me tenais éloigné du vulgaire mal, il y avait toujours la tristesse qui m'entourait, et je me mis à douter de tous ce dont j'avais pu avoir, et qu'ils appelaient la grâce, la repentance, et la foi.

Alors je leur ai dit qu'il y avait en moi de la culpabilité ; et ils m'ont dit que le péché avait été enlevé par Christ, mais que la culpabilité allait toujours rester tant que je vivrai, et m'amenèrent la condition des saints qui étaient en guerre, pour confirmer cela. Alors je me suis dit que ceci était un bien misérable salut, que la culpabilité et la condamnation devrait toujours demeurer sur moi. Ainsi j'étais ballotté de montagne en colline, et les écoutais prêcher la confusion ; et par conséquent je ne me préoccupais pas d'eux, et disais, assurément ceci n'est pas le ministère de Christ ! J'ai donc cessé pour un certain temps à l'exception de courte poussée de chute, et ne fis pas attention à eux ; mais je restais tranquille à la maison et dans les lieux désert, solitaire, en larme. Tous ce que j'avais fait se retrouvaient devant moi, dans cela, chacune des pensées était jugées ; et j'étais sensible, et mon coeur était brisé. Et plus je ressentais la tristesse, plus j'avais la paix ; car quelque chose en moi parlait de la part du Seigneur ; mais je ne le connaissais pas alors. Et ils disaient, que de nos jours c'était là de l'hérésie de chercher à entendre la parole parlée venant du Seigneur, car la parole se trouvait seulement dans la Bible. Donc, la plupart du temps je n'en tenais pas compte ; Quoique souvent j'ai fait beaucoup de choses justes par la, puissance immédiate et la parole de Dieu. Et alors la paix et la joie jaillissaient en moi, et des promesses furent dites, Qu'Il m'enseignerait Lui-Même et qu'Il serait mon Dieu. Souvent je lui ai obéi contrairement à ma volonté, et je rejetait ma volonté. Mais ils m'ont dit que le fait d'obéir dans la crainte était du formalisme de la Loi, et qu'ainsi cela faisait de moi un esclave de la Loi ; mais qu'au lieu de cela je devait agir par obéissance évangélique. Donc j'était sans crainte, et encore dans les vieilles choses qu'ils appelaient ordonnances ; et ils disaient que c'était comme l'obéissance au fils, et que Christ avait tout fait ; qu'il n'y avait rien de plus que je pouvais faire.

Alors il semblait y avoir plus de beauté dans ceux que l'ont appelait les Indépendants [Congrégationalistes Puritains] ; et je les aimais, et donc je me joignis à eux ; et avec tous l'argent que je pus obtenir j'achetai des livres ; et je marchais avec les Indépendants,  je les voyais comme étant séparés encore plus du monde ; et ils insistaient sur la séparation. Mais à la fin je voyais que ce n'était qu'en parole, qu'ils choisissaient eux-mêmes leurs membres et leurs officiers ; et ainsi ils se sont fait une image, ils sont tombés et l'ont adoré. Pourtant au début il y avait en eux une certaine tendresse ; mais la doctrine était la même pour ce qui concerne le monde, les paroles extérieures, au sujet de la condition des autres ; [simplement de lire et de parler des expériences dans la Bible].

Alors ceux qui étaient appelés les Anabaptistes apparaissaient avoir plus de gloire, et marcher plus en accord avec les Écritures, en pratiquant de l'extérieur les choses écrites ; et je suis allé au milieu d'eux ; et il y avait parmi eux quelque chose que j'aimais. Mais, par la suite, ils rejetèrent tous ceux qui ne marchaient pas dans leur voie, comme étant en dehors de la communion des saints, et de la doctrine de Christ. Je vis que la base était la même ; et que leur doctrine était en dehors de la vie, avec le reste des autres enseignants du monde ; qu'ils s'étaient séparés, et qu'ils avaient fait une autre similitude. Mais toujours, tous disaient que la Bible était la parole et la règle ; et que Christ était à une certaine distance, à l'extérieure, qu'Il avait fait tous cela pour nous ; qu'il n'y avait rien que puisse faire un individu. Certain d'entre eux avaient le libre arbitre, les autres s'y opposaient, mais tout se faisait par leurs propres volontés.

Cependant j'aimais tous ceux qui marchaient honnêtement parmi eux. Mais bien que j'eusse vu et appartenu à tous ceux que j'avais entendu, sauf à cette image que je voyais être extérieure ; et qui était leur plus grande gloire, et que je voyais qu'ils allaient tous tombés pour elle, autrement aucune communion ; pourtant je ne trouvais ni paix, ni guide. Alors certains prêchaient la doctrine de la libre grâce, comme ils l'appelaient, que tous le péché était supprimé, passé, présent, et à venir ; qu'il suffisait seulement de croire à cette doctrine et tout était fini ; et ainsi prêchaient le salut à la première nature, et au serpent qui portait le pouvoir. J'écoutai cela un peu, et perdit alors ma condition intérieure. Mais pourtant, n'importe où que j'aille, cette voix parlais en moi :  « Tu es l'esclave de celui à qui tu obéi » ; et donc, étant dominé par le péché, je n'avais aucune justification à témoigner en moi.

Alors, certains prêchaient Christ à l'intérieur, mais eux étaient eux-mêmes à l'extérieur ; mais pourtant ils disaient que tout doit être à l'intérieur, auquel votre âme doit être fidèle.  Et ils parlaient de rédemption et de justification, et tous cela à l'intérieur ; et de Dieu apparaissant dans l'homme, et triomphant de la force du mal ; et la lumière dans ma conscience, témoignait qu'il se doit d'en être ainsi ; et j'étais excessivement pressé, d'attendre et de trouver cela ; et quelque chose en moi soupirait après le Dieu vivant. Et j'avais un véritable amour pour tous ceux qui marchaient honnêtement peu importe leur profession ; et je détestait que les gens s'insultent entre eux, qu'ils se battent entre eux, et qu'ils se persécutent ; et j'ai toujours pris part avec les victimes. Mais pourtant je voyais que, bien qu'ils parlaient des choses intérieures, et d'une puissance à venir, ils n'appréciaient pas ce dont ils parlaient ; for, car ils portaient les mêmes fruits.

À la fin j'ai vu que tous ceux qui marchaient comme des ministres du Christ, aucun de ceux qui prétendaient au ministère ne possédait ce don, ni le pasteur, ni l'enseignant ; ni aucun de leurs membres n'agissaient comme aux temps des apôtres.

Ainsi, ayant passé en haut et en bas, pressé ici et là, J'ai vu que tous les enseignants du monde, que eux-mêmes étaient à la recherche, et qu'ils nourrissaient les pauvres gens avec des noms mort et des tromperies ; et qu'ils n'étaient pas des ministres du Christ. Je les ai tous vu dans la tromperie, ceux qui n'habitent pas dans la doctrine de Christ ; et j'ai rompu mon association avec la plupart d'entre eux, pour toujours. Comme je différais de leur jugement, ils m'ont haïs et persécuté !

À présent cela m'était révélé, que le Seigneur enseignerait Lui-même son peuple. Ainsi, j'ai attendu, et beaucoup de choses s'ouvrit en moi en un temps rapproché. Parfois je voulais entendre un prêtre ; mais lorsque je l'entendais, j'étais conduit par le Seigneur, et sa parole en moi m'ordonnait de parler en opposition ; et souvent cela brûlait tel un feu, et un tremblement tombait sur moi ; mais je craignais le reproche, et alors je rejetais la directive du Seigneur.

Il fut révélé en moi d'attendre, et que je devrais connaître son conseille ; et que la parole du Seigneur était en moi, que le temps était proche, où les morts entendraient la voix du Fils de Dieu. Cela brûlait en moi tel un feu, que le jour était proche, alors qu'on n'entendraient plus dire, "Voici Il est ici, voici, Il est là ;" mais mais que tous le peuple du Seigneur serait enseigné de Lui. Mais tout de même mon esprit fuyait, hors de la crainte pour aller dans l'indifférence ; car je ne connaissais pas la croix du Christ. Pourtant, je dis, j'étais plus sage que les enseignants que j'ai rencontré dans cette génération. Je ne me glorifie pas de cela, car la condamnation est passé sur cela pour toujours. Mais pourtant, comme mon esprit était tourné vers la lumière, J'ai toujours eu de purs ouvertures ; et des prophéties de choses à venir ; et la croyance que je devrais voir le jour, et porter le témoignage pour Son Nom. Ainsi lorsque les choses s'ouvrent si rapidement, la sagesse de la chair les attrape ; et j'allais de haut en bas, prêchant contre tous le Ministère ; et aussi je courais au devant de mon guide avec cela, qui était révélé en moi. Je prêchais de long en large dans le pays, de la plénitude se trouvant dans la vieille bouteille ; et aussi j'étais demandé, et admiré par beaucoup, qui avaient pataugé de haut en bas comme j'avais fait moi-même. Nous nous nourrissions les uns les autres par des paroles ; et nous guérissions les uns les autres par des tromperies ; et tous allongés dans la tristesse, lorsque le jours du Seigneur fut rendu manifeste. Car j'étais renversé, et ma fondation avait été balayée ; et toutes mes justices et mes injustices étaient jugées, et pesées, et trouvées trop légères.

Aussitôt que j'entendis quelqu'un * déclarer, que la Lumière de Christ dans l'homme, est la voie vers Christ, j'ai cru à l'éternelle parole de vérité ; et la lumière de Dieu dans ma conscience scella cela. Ainsi, non seulement moi, mais plusieurs centaines de plus, qui avaient soif du Seigneur, mais qui furent trahi par la ruse du serpent, furent tous vu comme étant en dehors de la fondation. Toutes nos bouches furent arrêtées dans la poussière ; et nous étions tous là condamnés en nous-mêmes, et voyions notre nudité, et étions honteux ; bien que notre gloire était grande aux yeux du monde, mais tous n'était que vanité.

* George Fox à la foire de Sedburgh, plus de détails plus loin.

Comme je tournais mes pensées vers l'intérieur, vers la lumière de Jésus-Christ, avec laquelle j'étais éclairé, qui auparavant me condamnait pour toute vanité, et aussi comme je lui était soumis, elle me conduisait dans toute la justice, J'ai vu que c'était le témoin fidèle et véritable de Jésus-Christ. Mes yeux furent alors ouvert ; et toutes les choses que j'avais pu faire me revinrent en mémoire ; et le redoutable jour du Seigneur tomba sur moi ; la tristesse et la douleur ; la peur et la terreur, à la vue de ce que je voyais de mes propres yeux. Le matin je souhaitais que vienne le soir, et dans la soirée je souhaitais que vienne le matin ; et je n'avais aucun repos, mais des troubles de tous côtés. Et tous ce que j'avais pu faire fut jugés et condamnés ; et toutes choses furent maudites. Alors le lion connut la faim. Mes yeux étaient obscurcit par les larmes ; ma chair maigrissait ; mes os étaient desséchés, et ma vigueur diminuait. Je devint un proverbe pour tous ; oui, ceux qui avaient été en relation avec moi se tenaient éloignés de moi. Les colonnes du ciel furent ébranlés ; un malheur après l'autre était déversé. Ce jour là j'ai cherché la mort, et ne pus la trouver ; elle me fuyait. J'ai chercher à me couvrir de toutes les façons, ou avec n'importe quoi, mais je n'ai pas pu. Et Babylone, la mère des prostituées, s'est souvenu de ce jour ; et la mer s'est asséché, et tous les marchants qui ont traités avec elle se sont tenu éloignés, car la coupe de sa colère fut déversée. J'aurais voulu courir afin de me cacher ; mais il n'y avait que des pleurs, et des grincements de dents, et de la tristesse, et de la terreur. J'ai rugit par manque de sérénité dans mon coeur ; et parce que le royaume était remplit de ténèbres. Je ne reconnaissais pas ma main droite de ma main gauche. Je suis devenu un parfait imbécile, et je ne connaissais rien, comme un homme confus. Tout était bouleversé ; Je souffrais la perte de tout. Je voyais que tout ce que j'avais pu faire, était dans la nature maudite.

Alors quelque chose en moi cria, "juste et véritable est son jugement." Ma bouche était arrêtée ; Je n'osais pas mentionner Son Nom. Mais comme je portais en moi l'indignation du Seigneur, quelque chose en moi se réjouissait ; la tête du serpent commençait à se briser ; et comme le jugement fut prononcé, quelque chose cria, "Juste est-tu Ô Seigneur, dans tous tes jugements !” Et comme j'abandonnais tout au jugement, le captif sortit de prison, et se réjouit. Mon coeur était remplit de joie ; et alors j'ai vu celui que j'avais percé. Mon coeur était brisé. J'ai vu la croix du Christ, et je me tenais par elle ; et l'inimitié fut brisé par elle. L'homme nouveau était crée ; et ainsi la paix était crée ; et la vie éternelle fut amenée, à travers la mort et le jugement. Ainsi je reçu le don parfait, qui venait de Dieu ; et la sainte Loi de Dieu fut révélé en moi ; et furent écrit dans mon coeur Sa crainte et Sa parole, qui avait tué, et qui maintenant vivifie.

"'Maintenant il a plut au Père de révéler en moi Son Fils à travers la mort ; et donc je suis venu à témoigner de la purification par son sang, qui est éternel. Gloire à son nom pour toujours ! Et j'ai le repos et la paix en faisant la volonté du Seigneur ; et je suis entrée dans le véritable repos, et je me repose dans le bercail de Dieu, avec les agneaux de Dieu, là où les fils de Dieu se réjouissent pour toujours, et que les saints sanctifient les jours. Gloire à Son Nom pour toujours !"

Il apparaît que le grand changement auquel il se rapporte, se produisit dans l'esprit de Francis Howgill, en l'année 1652. Il était à une foire, à Sedburgh, à l'Ouest de Yorkshire, là où passait George Fox, déclarant le jour du Seigneur. George Fox alla ensuite dans la cour de la maison à clocher ; et plusieurs personnes se trouvant à la foire allèrent le voir, avec un nombre de prêtres et professeurs de religion. Là il y déclara la vérité éternelle du Seigneur, et la parole de vie durant plusieurs heures : montrant que le Seigneur était venu afin d'enseigner Lui-même son peuple ; et pour les amener à sortir de toutes les voies du monde, et des enseignants ; que ces enseignants étaient comme ceux d'autrefois, condamnés par les prophètes, par Christ, et par les apôtres. Il exhorta le monde à sortir des temples faits de mains d'hommes ; et à attendre pour recevoir l'Esprit du Seigneur, afin qu'ils puissent se reconnaître eux-mêmes comme des temples de Dieu. Aucun des prêtres n'ouvrit la bouche contre ce qu'il déclarait ; mais un capitaine à dit : "Pourquoi ne veut-tu pas entrer dans l'église ? n'est-ce pas là un lieu approprié pour prêcher ?" George Fox lui dit, qu'il reniait leur église. Alors Francis Howgill se leva, il n'avait jamais vu George Fox avant, et entreprit de répondre au capitaine ; et bientôt le mit au silence, en disant : "cette homme parle avec autorité et non comme les scribes."

Le compte rendu qui suit d'une remarquable réunion, à laquelle, Francis Howgill, John Audland land, John Camm, Richard Hubberthorn, et beaucoup d'autres furent convaincu de la vérité éternelle,est extrait du Journal de George Fox :

Le premier jour suivant Je vint à la chapelle de Firbank, dans le Westmoreland, où Francis Howgill et John Audland avaient pêchés dans la mâtiné. La chapelle était remplit de personne, tellement que beaucoup ne purent y entrer. Francis disait qu'i pensait que je regardais dans la chapelle, et que son esprit était sur le point de défaillir, tellement la puissance du Seigneur l'avait surprit ; mais je n'avait pas regardé à l'intérieur. Ils se hâtèrent, et eurent vite terminé, et eux ainsi que quelques personnes allèrent déjeuner ; mais la plupart revinrent jusqu'à ce qu'ils revinrent. John Blakelin et d'autres vinrent me voir, et me demandèrent de ne pas les réprimander publiquement ; car ils n'était pas des enseignants paroissiaux, mais des hommes gentils et modérés. Je ne pouvais pas leur dire si j'allais le faire ou pas, bien qu'à ce moment je n'avais aucune intention de déclarer publiquement contre eux ; mais je leur ai dit qu'ils devaient m'abandonner à la guidance du Seigneur. Tandis que les autres étaient parti déjeuner, J'allai à un ruisseau afin de prendre un peu d'eau, puis ensuite je revins m'asseoir sur le dessus d'un rocher près de la chapelle. Dans l'après midi les gens se rassemblaient autour de moi, avec plusieurs de leurs prédicateurs. Nous estimions qu'il y avait là environ mille personnes, auxquelles j'ai proclamé la vérité éternelle de Dieu et la parole de vie gratuitement et grandement durant près de trois heures. Je les ai tous dirigés vers l'Esprit de Dieu en eux-mêmes afin qu'ils puissent se détourner des ténèbres pour se diriger vers la lumière. Et qu'en croyant en la lumière : ils puissent devenir des enfants de la lumière, et puissent être détournés de la puissance de Satan pour aller vers Dieu ; et être guidés dans toute la vérité par l'Esprit de vérité, et de sensiblement comprendre les paroles des prophètes, de Christ, et des apôtres ; et qu'ils puissent tous venir à reconnaître Christ comme étant leur enseignant, pour les instruire, leur conseiller, pour les diriger, leur berger pour les nourrir, leur évêque pour les superviser, et leur prophète afin d'ouvrir pour eux les mystères divins ; et qu'ils puissent connaître leurs corps préparés, sanctifiés, et devenu des temples dans lesquelles demeurent Dieu et Christ. Dans les ouvertures de la vie céleste, Je leur ouvrais les prophètes, et les figures et les ombres, et les dirigeais à Christ, la substance. Alors ouvrais les paraboles et les paroles de Christ, et les choses qui pendant longtemps furent cachées ; démontrant les intentions et l'étendu des écritures des apôtres, et que leurs épîtres furent écrites pour les élus. Lorsque j'eus ouvert la condition des apôtres, Je leur montrai aussi la condition de l'apostasie qu'il y avait depuis les jours des apôtres. Que les Prêtres avaient les écritures, mais qu'ils n'étaient pas dans le même esprit qui les avaient apportés ; qu'ils les avaient placé en chapitres et en versets, dans le but de faire commerce des paroles des hommes saints ; que les enseignants et les prêtres se retrouvent maintenant dans les pas des faux prophètes, des grands prêtres, scribes, et Pharisiens d'autrefois, et ils sont comme ceux contre lesquels Christ et les apôtres avaient criés, et de même sont-ils jugés par l'Esprit des véritables prophètes, de Christ,et de ses apôtres : et qu'aucun de ceux qi ont cet esprit et qui sont guidés par cela ne leur appartiennent. Beaucoup de personnes âgés allèrent dans la chapelle, et regardèrent par les fenêtres, pensant que cela était chose étrange qu'un homme prêche sur le haut d'une colline ou d'une montagne, et non dans leur église, comme ils appelèrent cela ; sur quoi je fus incité à informer les gens, « Que les maisons à clocher, ainsi que leur emplacement, n'étaient pas plus saint que cette montagne ; et que ces temples, qu'ils appelaient les redoutables maisons du Seigneur, n'avaient pas été établit par le commandement de dieu et de Christ ; et que leurs prêtres n'étaient pas appelés, comme l'était le Sacerdoce d'Aaron ; ni leurs dîmes n'étaient pas désignées par Dieu, comme l'étaient celles des Juifs ; mais que Christ était venu, ce qui avait mit fin aux temples et à leurs adorations, et les Prêtres et leurs dîmes ; et que tous désormais devaient l'écouter Lui : car Il a dit, " Apprenez de moi " ; et Dieu a dit de Lui, " Voici mon Fils bien aimé , en qui j'ai mis toute mon affection ; écoutez-le ! " » J'ai déclaré que le Seigneur m'avait envoyé afin de prêcher l'évangile éternel et la parole de vie parmi eux ; et pour les amener à sortir de tous ces temples, dîmes, prêtres, et rudiments du monde, qui s'étaient élevés depuis les jours des apôtres, et qui avaient été  mise en place par ceux qui avaient erré loin de l'esprit et de la puissance qui étaient dans les apôtres. « Très largement fussé-je ouvert à cette réunion, et la puissance convainquante du Seigneur accompagnait mon ministère, et atteignait les coeurs des gens ; sur quoi, plusieurs furent convaincu, et tous les enseignants de cette congrégation (qui étaient nombreux), furent convaincu de la vérité éternelle de Dieu ce jour là. »

Dans un témoignage concernant Francis Howgill, par George Fox, il déclare :

Francis Howgill fut l'un des valeureux du Seigneur, qui prêcha son éternelle parole de vérité, environ depuis l'année 1652, jusqu'à l'an 1668. Il possédait une grande connaissance avec la haute classe des prêtres ; et après qu'il eut reçu la puissance du Seigneur, et la parole de vie, il fut pour eux un sujet de tourment et il confessa à quelques uns de ces prêtres, qu'au sujet de la connaissance de Dieu et de sa vérité, « il n'en connaissait pas plus, lorsqu'il était des leurs, pour ce qui est de plaisir intérieur de cela, qu'un enfant de cinq ans. » 

Dans une lettre à Margaret Fell, Howgill disait au sujet de George Fox : « Nous saluons chèrement George Fox ; une heure passé en sa compagnie nous serait d'une grande joie. [Burrough et lui-même]. » En dépit de la grandeur qu'affichait la mesure de Christ d'Howgill dans les écrits ci-dessus, il en déférait clairement plus à Fox, montrant aussi son humilité.

Alors que le Fils de Dieu vint se révéler en lui, il commença à connaître son commandement de le prêcher puissamment et gratuitement, ainsi que Sa parole de vie. John Audland et lui voyagèrent ensembles. Tous les jours de leurs vies, après leur conversion, ils prêchèrent Jésus-Christ gratuitement, tel qu'ils l'avaient reçu, et tournèrent beaucoup de gens à Dieu. Mais, il eut tôt d'ouvrir la bouche, que prêtres, magistrats, et professeurs, commencèrent à s'enrager contre Lui, et à s'offenser de la parole de Dieu, et de l'évangile. Dans le passé, John Audland et lui avaient reçu de l'argent pour avoir prêché, dans une paroisse appelée Colton, à Furnace Fells. Maintenant qu'ils avaient reçu l'évangile de vérité gratuitement, et par la parole de vie de la part de Christ, ils furent commandés par le Seigneur, d'aller et de ramener cet argent à la paroisse et aux gens, d'où ils l'avaient reçu ; ce qu'ils firent : et ceci rendirent les prêtres et les professeur, encore plus enragés.

Plus tard, Francis fut envoyé à Londres avec Edward Burrough. Ensembles ils oeuvrèrent durant environ 10 années, la plupart du temps à Londres, avec des visites en Irlande, Bristol, et en d'autres parties de l'Angleterre. Ils eurent beaucoup de succès, avec au delà de 10,000 Quakers à Londres seulement.

Extrait des Vaillants pour la Vérité :

Parmi les soixante ministres, (qui devinrent connu comme étant les Soixante Vaillants), il y en avait deux, qui différaient beaucoup en âge et en caractère, mais qui étaient unis par leur zèle pour la vérité. C'était Francis Howgill et Edward Burrough. Tout deux venaient de Yorkshire, et leur apparence simple et leur dialecte provinciale ne faisait pas grande impression à première vue sur les subtiles Londoniens. Leur sagesse et leur zèle, toutefois, produisit beaucoup d'effet ; et, transporté par une force qui n'était pas propre à eux, les fruits de leur ministère prirent une telle ampleur qu'après trois mois de service beaucoup d'autres réunions s'établirent, à part les deux de la maison des frères Dring, et les endroits pouvaient difficilement contenir le nombre de personne qui se réunissait.

Finalement un vaste lieu de réunion connu sous le nom de Bull and Mouth, pouvant contenir un millier de personne, fut obtenu. Ici, au milieu des disputes et des hostilités, certains exaltaient les Quakers et certains les accusaient d'hérésie, Edward Burrough, le plus jeune des deux évangélistes, monta sur un banc, avec une Bible dans sa main, et s'adressa à la tumultueuse assemblée qui était devant lui, avec tant de pouvoir que tous devinrent calmes et attentifs. Francis Howgill et Edward Burrough donnèrent leurs vies pour la religion. Howgill à la prison d'Appleby, où il fut emprisonné à vie ; Edward Burrough à Newgate. Après dix années de ministère couronné de succès « le Fils du Tonnerre », comme il était appelé, fut enfermé avec une centaine d'autres dans des quartiers tellement petits que plusieurs mourut de la fièvre de geôle ; l'un d'entre eux fut cet ardent évangéliste Edward Burrough, à l'âge de vingt huit ans.

Francis Howgill fut envoyé par le Seigneur à Londres, la plus grande ville et le plus grand potentiel pour les moissonneurs de semence ; ainsi étant une indication de l'estime qu'avait le Seigneur pour Francis. Il fit grande impression, car en 1676 ils étaient 10,000 Quakers dans la région métropolitaine de Londres.

Une partie des documents plus bas ont été tirés de Histoire d'un Peuple Appelé Quaker. Par William Sewel 1695. Sewell écrivit au temps où les témoignages étaient encore frais ainsi, plusieurs témoins visuels ont pu témoigner. Pour cette raison, il est considéré comme l'autorité en matière d'histoire du mouvement des premiers Quakers, et fut la source de nombreux livres écrits dans les années 1800 au sujet des Quakers.

Howgill Livre un Message de Dieu
Déclarant que les Premiers Quakers Seraient à Tout Jamais Commémorés

À Londres, dans un temps de grande persécution, Francis Howgill écrivit au sujet de sa profonde, exaltante expérience dans les cieux :

Les agitations de mon coeur avaient été nombreuses, profondes, et lourdes depuis ces quelques mois, semaines, et jours, concernant ces gens que le Seigneur avait suscité dans le but de porter le témoignage en Son Nom, en ce jour de Sa puissance ; et l'intercession devant le Seigneur pour eux a souvent été faite, ainsi qu'une patiente attente de connaître sa volonté en ce qui les concerne pour les temps à venir ; souvent j'ai reçu satisfaction pour ce qui est de moi-même mais jusqu'à présent  il y avait quelque chose que le Seigneur m'amenait à attendre, que je devais consoler et fortifier son troupeau par un témoignage certain. Et tandis que j'étais dans l'attente hors de toute chose visible, et tranquille hors du monde dans mon esprit, et sur mon coeur rien d'autre que le Dieu vivant, le Seigneur m'ouvrit les sources des grandes profondeurs, et immergea entièrement mon coeur d'amour et de lumière ; et mes yeux étaient comme une fontaine à cause des larmes de joie, à cause de son héritage, qu'Il me montra, et me dit dans une puissance vivante, fraîche et remplie, et un témoignage saint et remplie, de sorte que mon coeur était ravi par une joie indicible, et j'étais hors de mon corps avec Dieu dans son Paradis Céleste, où je ressentais et voyais des choses inexprimables, et au delà de toute démonstrations ou de langage. À la fin, la vie conclut avec ma compréhension, et mon esprit était à Son écoute ; et l'éternel Dieu a dit, « Cacherai-Je quoi que ce soit à ceux qui cherchent ma face dans la justice ? Non, Je le manifesterai à ceux qui me craignent ; Je parlerai, et vous écouterez, et publierez cela parmi tous mon peuple, afin qu'ils puissent être consolés, et que vous puissiez être satisfait. »

Et ainsi dit le Dieu vivant du ciel et de la terre, en ce 28ième jour du troisième mois 1662.

Le soleil abandonnera sa brillante clarté, et cessera de donner sa lumière au monde ; et la lune sera entièrement ténèbres, et ne donnera pas de lumière à la nuit ; les étoiles cesseront de connaître leur fonction ou leur place ; mon alliance avec le jour, la nuit, les temps, et les saisons, seront aussitôt arrivées à une fin, que l'alliance que j'ai fait avec mon peuple, dans laquelle ils sont entrés avec moi, prendra fin, ou sera brisée. Oui, bien que la puissance des ténèbres et de l'enfer combine contre eux, et que les mâchoires de la mort ouvrent leur bouche, pourtant je les délivrerai, et les ferai passer à travers tous cela. Je vais confondre leurs ennemis tout comme j'ai fait en Jacob, et je les disperserai tout comme j'ai fait autrefois en Israël. Je prendrai leur ennemis ; Je les projetterai ici et là, comme des pierres projetées à la fronde ; et le souvenir de cette Nation, [les premiers Quakers] qui pour moi est saint, ne sera jamais déraciné, mais vivra à travers les âges, comme une nuée de témoins, dans les générations à venir. Je les ai amenés à la naissance, oui, Je les ai produit ; Je les ai emmitouflés, et ils m'appartiennent. Je les nourrirai et les porterai, comme sur les ailes de l'aigle ; et malgré les nuages qui se rassemblent contre eux, Je ferai ma voie à travers eux ; malgré les ténèbres qui s'amoncellent, et les sortes de tempêtes, Je les disperserai comme in vent de l'Est ; et les nations connaîtront qu'ils sont mon héritage, et ils  connaîtront que je suis le Dieu vivant, qui plaiderai leur cause contre tous ceux qui se lèveront pour s'opposer contre eux.

Ces paroles sont saintes, fidèles, éternelles, bonnes, et véritables ; béni sont ceux qui entendent et qui croient jusqu'à la fin : et à cause d'eux, pendant un certain temps il ne m'est resté aucune force ; mais à la fin mon coeur était remplit de joie, tout  comme lorsque l'Arche de Dieu avait été emmenée de la maison d'Obed-edom, quand David dansa, et que Israël criait de joie.

Francis Howgill

Howgill Écrit la Parole du Seigneur à Cromwell dans un Avertissement Menaçant

Francis Howgill, lorsqu'à Londres, alla à la court afin de livrer un très sérieux avertissement de la part du Seigneur à Oliver Cromwell, qui était alors la tête dirigeante de l'Angleterre, avec plusieurs paroles venant directement de Dieu. Cette Lettre est aussi un témoignage de la vie en Christ que Francis Howgill appréciait ; car la longue déclaration du Seigneur par la main de Howgill témoigne de lui comme étant un véritable prophète de Dieu. Après lui avoir parlé, il crut convenable de s'exprimer plus encore par écrit ; ce qu'il fit dans la lettre qui suit.

Ami,

J'ai été incité par le Seigneur à venir vous voir, afin de déclarer la parole du Seigneur ainsi que l'amour du Seigneur. Et lorsque je vous parlais, Je fus commandé de ne pas solliciter quoi que ce soit de votre part ; mais de déclarer ce que le Seigneur m'avait révélé, vous concernant. Quand j'eus livré ce qui m'avait été commandé, vous avez questionné cela, à savoir si c'était là la parole du Seigneur ou pas, et avez cherché à ignorer cela par votre raison. Depuis nous avons attendu quelques jours, mais n'avons pu vous parler. Par conséquent j'ai été incité à vous écrire, et éclaircir ma conscience, et de vous laisser. Par conséquent entendez la Parole du Seigneur.

Ainsi dit le Seigneur : Je t'ai choisi hors de toutes les nations, alors que tu était petit à tes propres yeux, et jeté les montagnes et les puissances de la terre devant toi, qui a établit la méchanceté par une loi, et j'ai retranché et brisé le joug et les liens de tes oppresseurs, et je les ai fait s'abaisser devant toi, et j'ai fait en sorte qu'ils soient comme une plaine devant toi, pour que tu marche sur eux, et piétine leur cou. Mais ainsi dit le Seigneur, maintenant ton coeur n'est pas droit devant moi, mais tu prend conseille,et non pas de moi ; et tu instaure la paix, et non par moi ; et tu met en place des lois, et non par moi ; et mon nom n'est pas craint, et on ne me cherche pas ; mais tu établis ta propre sagesse. Quoi donc, dit le Seigneur, n'ai-je pas jeté tous tes oppresseurs, et brisé leurs lois, et tu es maintenant sur le point de les rétablir, et tu es sur le point de rebâtir ce que j'ai détruit ?

Par conséquent, ainsi dit le Seigneur : Me limiteras-tu, et me fixeras-tu des bornes, où, quand, et comment, et par lequel je déclarerai moi-même et vais publier mon Nom ? Alors Je vais briser ta corde, et enlever tes poteaux, et je me glorifierai dans ta défaite.

Par conséquent ceci est la parole du Seigneur pour toi, sot que tu va entendre ou t'abstenir : Si tu n'enlève pas toutes ces lois que tu as établit concernant la religion, par lesquelles le peuple qui est cher à mes yeux est opprimé, tu ne sera pas établit ; mais tout comme tu as marché sur tes ennemis par ma puissance, ainsi on te marchera dessus par ma puissance, et tu connaîtra que Je suis le Seigneur ; car mon évangile ne sera pas établit par mon épée, ni par ta loi ; mais par ma puissance, et par mon pouvoir, et par mon Esprit.

À toi s'adresse ceci qui est la Parole du Seigneur : Ne restreint pas l'Esprit éternel par lequel je publierai mon Nom, où, quand, et comment Je le ferai ; car si tu fais cela, tu seras comme la poussière dans le vent ; La Bouche du Seigneur a parlé, et Il va accomplir Sa promesse. Car ce que Je cherche est en face de toi, dit le Seigneur que tu dois annuler les lourds fardeaux, et laisser les opprimés aller librement. Sont-ils pas nombreux enfermés dans les prisons, et certains étaient gardés, certains lapidés, certains traités de manières honteuses ? Et certains sont jugés en tant que blasphémateurs par ceux qui ne connaissent pas le Seigneur, et par ces lois qui ont été instaurés par la volonté de l'homme, et qui ne sont pas la volonté de Dieu. Et certains souffrent maintenant parce qu'ils ne peuvent arrêter les types, et donc renient que Christ est venu en chair ; et certains ont été enfermés en prison, parce qu'ils refusèrent de prêter serment et qu'ils demeuraient dans la doctrine de Christ ; et certains pour s'être proclamés ouvertement contre le péché, ont souffert comme des malfaiteurs. Et à présent, si tu les laisse souffrir de la sorte par ces lois, et que tu  considère que cela est juste ; je te visiterai pour ces choses, dit le Seigneur, Je briserai leur joug de leurs dos d'une autre façon, et tu connaîtra que Je sis le Seigneur.

Incité par le Seigneur à écrire ceci, par un serviteur de la Vérité pour la cause de Jésus, et un amoureux de  votre âme appelé,

Francis Howgill

Comment ceci fut reçu, Je ne suis pas au courant ; mais j'ai cru comprendre que certains des serviteurs de Cromwell, Theopholius Green, et Mary, après être devenue l'épouse de Henry Stout, furent tellement touchées par le discours de Francis, que par après ils devinrent membres de la société des Amis.

Mais à cause que Cromwell ignora cette avertissement ainsi que tous les autres messages d'avertissements des Quakers de la part de Dieu à lui, il mourut en fonction. Plus tard son corps souffrit l'indignité d'être déterré, pendu à la potence, et décapité, et sa tête suspendu sur un pieu à l'Abbaye de Westminster. Il fut mis en garde maintes et maintes fois, par un Dieu patient, qui est lent à la colère.

Lettre de Howgill à Margaret Fell,
Évoquant le souvenir de leur première communion spirituelle à Swarthmore

La très belle lettre qui suit fut adressé à Margaret Fell à Londres par Francis Howgill, qui, par la suite mourut lui aussi en prison, pour le témoignage de la vérité : (à cette époque Margaret Fell était mariée au Juge Fell, et elle avait ouvert sa maison aux premiers Quakers. Francis et plusieurs autres ont grandit et mûrit en Christ là, dans les réunions quotidiennes de ceux qui demeuraient là. Nous pouvons lire les paroles de Francis pour entendre la profondeur de sa foi et ainsi voir comment il fut converti d'un ministre de la lettre qu'il était, à un ministre de l'Esprit. Nous pouvons aussi discerner le rôle significatif qu'a joué Swarthmore dans le développement de ces premiers géants Quakers. Une lettre complémentaire similaire fut écrite par William Caton, qui, lui aussi devint un remarquable ministre de la Vérité, lettre dans laquelle il fait les éloges du soin et de l'affection qu'il a reçu dans la croissance spirituelle de sa foi par Margaret Fell à Swarthmore, un lieu de refuge, de rafraîchissement, de fraternité, d'amour, et de croissance pour les premiers Quakers.)

Grayrigg, 29th 9th Mo., 1661

CHÈRE MARGARET

En Lui, qui est devenu un endroit de grande rivières et de torrents en nous, et la portion de notre coupe, et le lot de notre héritage, Je te salut très chèrement. Les jours précédents non pas été oubliés en ce qui me concerne, ni les années passées, lorsque nous étions tous à boire d'une même coupe, et étions baptisés dans la mort et la souffrance de Christ : et étions à boire cela volontairement, sachant que c'était là la portion qui nous était attribuée par le Seigneur, que nous n'aurions pas laissé passé, mais devons boire pour cela. Et quoique ce fut ennuyeux et douloureux pour nous, quand notre force n'était que faiblesse, cependant Dieu, dans son amour et sa miséricorde infinie, nous fortifia afin de porter, et de supporter, et de rejeter ce qui nous cache l'immortalité et la vie. Et Il nous porte dans ses bras, et nous fait endurer avec patience les souffrances et la mort ; en sorte que nous puissions obtenir la résurrection de la mort ; qui effectivement fut un temps bénie ; bien que pendant un moment cela semblait douloureux. Mais à présent, ayant obtenu la résurrection de la mort, étant baptisé dans la résurrection et dans la vie, nous connaissons plus de béatitude, même des bénédictions spirituelles, que Dieu nous a donné d'apprécier dans les lieux célestes en Jésus-Christ : que comme nous avons souffert les uns pour les autres, et les uns avec les autres, en sorte que puissions être fait pour nous réjouir l'un avec l'autres, et pour l'autre, et en Lui seul ; en qui se trouvent toutes nos sources fraîches, et de qui jaillit notre notre joie, notre bonheur et notre consolation. Il a ouvert les sources des grandes profondeurs, et en a fait jaillir la vie, par lesquelles ses petits se rafraîchissent, et se fortifient les jeunes hommes, et que les anciens et honorables confirment et établissent. Saint et vénéré soit Son Nom à jamais, qui exalte sa glorieuse montagne au dessus du sommet de toute la terre ; et faisant de Jérusalem la louange la gloire et l'admiration de toute la terre. Et laisse moi te dire, Je ne suis pas plus que le premier jour où la faucille à été mis à la moisson ; lorsque nous sommes allé semer les semences en larme : mais voyant les gerbes amenées à la maison, et les granges remplies, et de grandes prises dans les filets de pêches, cela m'a fait regarder au delà de la défaillance- béni soit le Seigneur. Je suis heureux que tu sois demeurée longtemps dans cette ville(Londres), dans laquelle nous avons eu beaucoup de fardeaux et de journées chargées ; mais ce fruit est apporté au Seigneur, compensant pleinement tout, et me faisant oublier le travaille. Je suis allé vers le Nord dans le Northumberland, Bishoprick, et sur la mer de l'Est, et puis revenus à York ; vraiment le jardin pour ce qui est de l'ensemble est très agréable, et il procure une belle odeur maintenant lorsque le vent du Sud souffle dessus.

Adieux Très cher dans la sainte alliance de la vie,

Francis Howgill

La Mort d'Howgill en Prison :

Arrêté et emprisonné pour refus de prêter serment, avec la saisie de sa propriété et une sentence à vie, il mourut en prison. L'injustice de son procès est aussi détaillé dans son mémoire.

Au 20ième jour du Premier Mois appelé Janvier, 1668-9, Francis Howgill, après neuf jours de maladie, mourut dans la prison d'Appleby, là où durant les cinq dernières années il fut gardé. Durant sa maladie il était dans un parfait état de bonne compréhension, et souvent très fervent dans la prière, exprimant beaucoup de réconfort, au grand rafraîchissement de ceux qui se trouvaient avec lui. Souvent on l'entendait dire, qu'il était satisfait de mourir,et de louer Dieu pour tous les rafraîchissements et doux plaisirs qu'il avait reçu dans le lit de sa prison sur lequel il était couché, pardonnant librement à tous ceux qui l'avait conduit dans cette captivité. Et disait-il, « Ceci était l'endroit de mon premier emprisonnement pour la Vérité, ici dans cette ville, et si c'est ici le lieu où je dois quitter mon corps, Cela me satisfait. » Plusieurs personnes de haut rang, des résidents d'Appleby, comme le maire, et d'autres, vinrent le visiter ; et quelqu'un d'entre eux priant que Dieu parle de paix à son âme, il rétorqua, « Cela Il l'a déjà fait. » Environ deux jours avant son départ, étant sous les soins de son épouse, et de plusieurs de ses amis, il leur dit : « Mes Amis, pour ce qui est des paroles, vous ne devez pas vous attendre à beaucoup plus de ma part, ni est-il plus grand besoin de cela, ou de parler de sujets de foi à vous qui êtes satisfait : seulement que vous rappeliez mon cher amour à tous les amis qui se sont informés de moi ; car j'ai toujours bien aimé les amis, ou tous ceux en qui apparaît la vérité. En vérité, Dieu reconnaîtra son peuple, comme Il l'a toujours fait jusqu'à présent, et comme nous en avons été témoins à chaque jour ; car à peine eurent-ils commit ces actes d'expulsions, à la grande souffrance de plusieurs amis, que le Seigneur attisa leurs ennemis contre eux, par lesquels la violence de leurs mains fut enlevée. Je le dis encore, Dieu reconnaîtra son peuple, même tous ceux qui sont fidèles. Et en ce qui me  concerne, Je vais bien, et content de mourir. Je ne suis pas du tout effrayé par la mort ; mais j'avais récemment une chose dans mon coeur, et que je prévoyais l'écrire à George Fox et les autres, même ce que j'ai observé, qui est, que comme cette génération passe rapidement ; nous voyons beaucoup de bons et précieux amis à l'intérieur de ces quelques années avoir été pris du milieux de nous ; et par conséquent les amis ont besoins de veiller et être vraiment fidèle de sorte que nous puissions laisser une bonne, et non pas une mauvaise saveur, à la prochaine génération à venir ; car nous voyons que ce n'est que peu de temps que chacun de nous avons à rester ici. » Quelques heures avant son départ, quelques amis de d'autres endroits étant venu pour le visiter, il  s'informait de leur bien-être, et pria avec ferveur, avec beaucoup d'expressions céleste, que le Seigneur, par son pouvoir tout puissant, puisse les garder de toutes ces choses qui pourraient tacher et souiller. Sa voix alors, en raison de sa grande faiblesse, lui faisait défaut, et peu après avoir recouvré quelque force, il dit, « J'ai cherché la voie du Seigneur depuis qu j'étais un enfant, et j'ai vécu dans l'innocence parmi les hommes ; et si l'on s'informe au sujet de mon décès, faites-leur savoir que je suis mort dans la foi dans laquelle j'ai vécu, et pour laquelle j'ai souffert. » Après ces paroles, il parla de quelqu'autres, en prière à Dieu, et ainsi termina discrètement ces jours en paix avec le Seigneur, dans la cinquantième année de son âge.

Il laissa derrière lui une bonne réputation parmi tous ceux qui le connaissaient. Parfois devant sa maladie, considérant son état instable, et jugeant en lui-même d'une certaine dégénérescence du caractère, il fit sa volonté dans laquelle, comme son amour pour ses amis, avec lesquels il avait oeuvré dans le ministère, était très précieux, il donna donc à chacun d'eux un souvenir de son amour pour eux ; et laissa aussi un héritage à ses amis pauvres des régions où il vivait.

Car bien que ses biens mobiliers étaient pour toujours la propriété du roi, la confiscation de son bien immobilier était seulement pour la vie ; ainsi ayant quelque chose à léguer, il pouvait en disposer selon sa propre volonté.

Au cour de son emprisonnement, il ne négligea pas de réconforter et de fortifier ses frères par écrit, effectuant par écrit ce qu'il ne pouvait pas en parole de sa bouche : il défendait aussi sa doctrine contre ceux qui s'y opposaient, et parmi les autres, il écrivit un large traité sur les serments, contredisant l'opinion de ceux qui qui considéraient légale le fait de jurer sur la Bible.

L'Excellent Conseille Paternelle de Howgill à Sa Fille :

Alors qu'il demeurait emprisonné à vie, deux ans environ avant son décès, il écrivit une épître d'avertissement et de conseille de sa part comme dernière volonté et testament à sa fille Abigail, un enfant qu'il a beaucoup aimé, qui st née à une époque de difficulté et de pratique profonde, mais néanmoins par la bonté du Seigneur il fut amené à passer à travers ; c'est pourquoi ils nommèrent cette enfant Abigail, qui signifie la joie du père. Cette lettre fut réédité plusieurs fois, car cela parlait alors, et encore aujourd'hui, avec sagesse et simplicité. L'avertissement est aussi bonne au 21ième siècle qu'elle l'était en 1666. Dans ce testament, il lui donne des instructions pour la conduite futur de sa vie comme ceci :

Ma fille Abigail,

C'est pour toi, afin que tu l'observe et le garde, et que tu y porte attention, pour tous les jours de ta vie, pour diriger ta vie et ta conversation dans ce monde, pour que ta vie soit heureuse, et que tu aies une fin bénie, et que Dieu soit glorifié par toi dans ta génération. Ces choses je te les transmet et te conseille de toujours les observer, car ce sont les principales et uniques choses que j'ai à te donner, que je chérie plus que toutes les richesses extérieures. Observe et garde mes paroles ; et je t'en charge devant Dieu, et par la venu de notre Seigneur Jésus-Christ, que tu observe ce que je dis, ce dont je suis conduit par le Seigneur à laisser derrière moi pour toi, et d'un amour tendre et une affection pour toi, ma fille, que le Seigneur puisse te donner sa bénédiction et rende tes voies prospères, et tes derniers jours en paix.

Je ne suis pas né au milieu de grand biens, je n'ai pas non plus hérité de grandes choses dans ce monde ; mais le Seigneur m'a toujours accordé suffisamment et assez, et Il a été aussi tendre à mon égard qu'un Père, parce que mon coeur avait confiance en Lui, et aimait la voie de la justice depuis l'enfance. Je n'ai pas de grande part des choses de ce monde à te transmettre ; tu es une part de ce que j'ai, et Dieu m'a béni avec, mais il y a quelque chose que je te donnerai, que je ne mentionnerai pas ici, et tu le sauras à mon décès ; mais aussi je vais te confier à ta mère, pour qui mon coeur a été honnête devant le Seigneur et dont j'ai la confiance qu'elle subviendra suffisamment pour toi. Elle avait eu une part suffisante ainsi qu'une dot quand je l'ai marié, ce dont je suis désolé d'amoindrir ou de diminuer ; et tous ce qui lui appartenait, s'il plait au Seigneur que je meurs avant elle, Je lui laisse librement, comme cela a toujours été mon intention et mon but, ce qui n'a pas changé, et qui ne changera pas, par la force de Dieu, comme Dieu seul sait, et Il est mon témoin ; et cela sera dévoilé à tous en son temps, comme ça l'est pour Dieu, qui a été avec moi au milieu de mes nombreux malheurs, épreuves, et souffrances, et qui a levé ma tête au-dessus de mes adversaires, parce que j'avais confiance en son Nom ; Il fut pour moi un refuge, et un secours présent en temps de besoin ; et de même Il en sera pour toi, si tu crains son Nom, et que tu place ta confiance en Lui pour toujours.

Et maintenant ma chère enfant, écoute les paroles de ma bouche, et écoute mon conseille ; médite ces choses que je laisse derrière moi, afin que tu les observe, afin que tes jours soient longs sur terre, et qu'ils soient bénit et confortables pour toi, et un honneur pour Dieu dans ta génération. Le temps où tu est née, et où tu es venue au monde, fut un temps d'exercice profond et de problème pour moi, non pas de la part du Seigneur, qui m'a toujours parlé de paix, et qui m'a soutenu ; mais en raison de l'adversaire de l'humanité, qui a toujours cherché à dévorer le bien qu'il y a en chacun, et qu'il est le semeur de discorde et de méchanceté dans les coeurs de ceux qui ne recherchent pas la crainte du Seigneur ou qui ne gardent pas son conseille ; alors il entre en eux, et donne lieu à ses tentations, et corrompt la pensée. Mais malgré que cela fut pour moi une grande épreuve, le Seigneur a gardé mon coeur dans la droiture envers Lui et me donna beaucoup de patience ; de sorte que même si la terre avait été enlevé dans l'océan, et que toutes les choses extérieures étaient entrées dans la confusion, et que la nature avait changé son cours, le Seigneur m'a donné la force de ne pas être troublé, ni offensé ; parce qu'Il me supportait.

Tu es née durant cette période, et par conséquent je t'ai donné le nom d'Abigail, ce qui signifie la joie ou le bonheur du père, car en toi j'était réconforté, et alors mes troubles étaient soulagés.

Mon conseille pour toi est que que tu te souvienne de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, et que dans ta jeunesse tu craigne le Seigneur, et que tu apprenne à le connaître et à le servir tous le long de tes jours. Recherche premièrement le Royaume de Dieu et sa justice ; il n'est pas loin de toi ; il en toi. Il consiste en la vie et la puissance, et il se trouve dans la droiture, la vérité, et l'équité ; dans la justice, la miséricorde, la longanimité, la patience, l'amour, la lumière, et la sainteté ; c'est là l'existence et le centre de cela. Par conséquent ne cherche pas Dieu dans ces lieux ça et là à l'extérieur de toi, dans telle ou telle observation extérieure, car beaucoup cherchèrent là et n'ont jamais trouvés ; mais cherche et tu trouveras, attend et tu recevras.

Si tu te demande, en quoi dois-je chercher ? Et en quoi dois-je attendre ? Et de quelle manière dois-je chercher ? Je t'informe que, tu dois faire taire toutes tes propres pensées, et tu dois tourner ton esprit vers ce qui est pur, et saint, et bon à l'intérieur de toi et chercher et attendre en cela, dans la lumière de Jésus-Christ, par lequel tu es éclairée, qui te montre lorsque tu fais ce qui est mal, et qui te surveille et te réprimande. Prête attention à Lui, et il te montrera tes mauvais penchants et pensées ; et comme tu l'aime, Il les détruira,et pour les temps à venir Il te conservera hors du mal. Car bien que sois venu au monde en étant une créature raisonnable, tu dois quand même naître de nouveau, et devenir une nouvelle créature, ou autrement tu ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Tu dois connaître la semence et le Royaume en toi, d'où tu dois naître et formée à nouveau à l'image de Dieu. Je t'avais dit Dieu a semé cela en toi, une semence de cela, une mesure de cela, une portion de cela, une mesure de lumière et de vérité, de justice et de sainteté ; garde tes pensées focalisées sur cela, et aime le, et tu sentiras le Père Céleste travailler en toi, et te former pour vivre en Jésus-Christ qui t'a éclairé. En faisant cela, tu ressentiras la puissance du Seigneur te fortifier, à partir de ton petit début, et te faisant croître dans la semence immortelle de son Royaume, surpassant et dépassant tout mal. De sorte que tu mourras chaque jours au mal, et ne trouveras plus aucun plaisir en lui ; mais ton plaisir sera plutôt dans le Seigneur, et dans sa bonté et sa vertu déversée dans ton coeur, que tu pourras goûter et sentir intérieurement, et dans lequel tu auras la joie et le réconfort.

Aime le Seigneur de tout ton coeur et de toute ton âme, Lui-même t'a fait, et t'a donné t'a vie, et toute chose dans les cieux et sur la terre. Reste tranquille et attend de recevoir en toi la connaissance de Lui-même. Il n'est pas loin de toi, mais près de toi, et de tous ceux qui en appellent à Lui avec un coeur pur. Cherche le conseille de ta chère mère ; elle t'informera ; elle le connaît, ainsi que la voie de la paix et de la vie ; et écoute ses instructions.

Dieu est un esprit, de lumière, de vie, et de puissance, qui sonde les coeurs, et qui te montre lorsque tu fais, ou que tu pense, ou que tu parle le mal, et Il montre à l'homme ou à la femme leurs pensées. Ce qui dévoile le mal est bon, et ce qui dévoile le mensonge est vérité ; ceci est à l'intérieur, porte y attention. Dans les Écritures ceci est appelé l'Esprit de Dieu ; crois en Lui, aime Le, et Il ravivera ton coeur dans la bonté, et Il assujettira le mal Voici ton enseignant est près de toi ; aime le, et si tu agis contrairement, Il te condamnera. Par conséquent prend garde à son esprit de vérité, et Il t'éclairera et t'animera, et Il ouvrira ton entendement, et te donnera de savoir qui est Dieu, et de faire ce qui est bon et acceptable à ses yeux ; cet esprit ne se trompe jamais, mais il te conduit en dehors de toute erreur dans toute vérité.

O Abigail, crois en mes paroles ! Ce sont les paroles de Dieu, et la Vérité. Soit sérieuse dans ta jeunesse, et attend toi au Seigneur en dedans ; écoute le. Dieu est lumière immortelle, vie immortelle, vérité immortelle, un Esprit éternelle : Il parle spirituellement et invisiblement dans les coeurs et les consciences des hommes et des femmes : entendez ce qu'Il dit, et obéissez à sa voix, et votre âme vivra ; craignez de l'offenser, ou de pécher contre Lui, car le salaire du péché c'est la mort. Par conséquent prise son amour dans tes jeunes et tendres années, et lis les écritures de même que les livres des Amis, et porte attention à ce que tu lis et efforce toi de t'y conformer, pour autant que tu comprenne ; et prie souvent le Seigneur, afin qu'Il te donne sa connaissance, et qu'Il ouvre ton entendement aux choses de son Royaume ; sonde ton coeur souvent avec la lumière du Christ en toi ; manifeste et apporte lui tes actions, de sorte qu'elles puissent être éprouvées. Examine toi-même ce qui en est entre le Seigneur et toi ; et si tu vois que tu est à tort, humilie toi et regrette, et puis tourne toi vers Lui, et Il te montrera sa miséricorde. Et prend garde à l'avenir, de ne pas faire le même mal à nouveau. Conserve ton coeur pur, et veille contre le mal en toi-même par la lumière qui dévoile le mal ; cette lumière dans laquelle il y a la puissance, et par conséquent vous avez le pouvoir de surmonter tout le mal.

Et, chère enfant, ne prête pas attention aux plaisirs du péché, qui ne durent qu'un moment, et se terminent dans la misère ; mais restreint et crucifie ta volonté et tes affections, ainsi ta pensée ne prendra pas plaisir dans le mal, mais dans le bien ; et tu sentiras la semence immortelle jaillir en toi, cela étant aussi la paix et l'amour de Dieu.

Oh Abigail ! Ce sont là de grandes et importantes choses, à ne pas négliger. Recherche la compagnie des gens qui craignent le Seigneur, adore le en esprit et en vérité, et mène une vie sainte et sans blâme qu'il en soit de même pour tes conversations ; ne rejette pas ces gens, mais aime les, et souffre avec eux. Prend garde de ne pas suivre les enseignants et prédicateurs salariés, qui prêchent par gain et pour de l'argent, et qui ne demeurent pas dans la doctrine de Christ. Ne les crois pas, ne fait pas attention à eux, ils ne font aucun bien aux gens. Mais tu les verra par toi-même. Parfois ils démontrent une apparence extérieure de piété, mais ils renient la puissance de Dieu et la véritable sainteté ; Rappelle toi de ce que je t'ai dit, moi pour avoir eu une véritable connaissance d'eux. Mais sois certaine de ne laisser rien te séparer de l'amour de Dieu et de son peuple. Son peuple a toujours été haït et détourné, et persécutés par les personnes méchantes et mauvaises aux moeurs relâchées, qui ont toujours parlées en mal d'eux. Son peuple ce sont ceux qui gardent sa Loi, et qui obéissent à la voix de Christ, et qui mènent une vie sainte ; ce sont eux, le peuple de Dieu, et son amour, sa paix, et sa bénédiction les accompagne. Aime son peuple et associe-toi avec eux alors que tu grandis comme une branche naturelle, (parmi eux), de la vigne vivante,et demeure tout au long de ta vie en obéissance à la volonté de Dieu, et tu sentira la joie et l'amour dans ton coeur ; ce que tu devrais désirer par dessus toute chose, et tu atteindra et obtiendra cette paix éternelle que le Seigneur nous accorde, selon les richesses de sa grâce et de son amour, qui dure pour toujours et à jamais. Amen.

Et maintenant, Abigail, en ce qui concerne ton bien être dans cette vie, ceci est mon avis et conseille pour toi : aime ta chère mère, et toujours obéi lui et honore là, et vois à ne pas la chagriner. Ne sois pas têtu ni obstinée, mais sois soumise à elle, et agis telle une enfant obéissante avec elle, dont l'amour et les soins pour toi et tes soeurs ont été si grand, qu'elle s'est donné beaucoup de peine. Apprends dans ta jeunesse à lire et à écrire, à coudre et à tricoter, et tous les points de bonne main d'oeuvre qui appartiennent à une ménagère, et fuis la fénéantise et la paresse, qui nourrit le péché. Et alors que tu grandis avec les années, oeuvre dans les affaires du pays, et méfie-toi de l'orgueil, et de l'agitation, et de la curiosité, mais contente toi des vêtements que t'autorise ta mère, de sorte que tu sois un bon exemple pour les autres. Ne sois pas relâchée, ni incontrôlée, ni légère, mais tempérée, modérée, et chaste ; et non effronté en paroles, ni en langage, mais prompt à entendre, et lent à parler ; et vie toujours avec ta mère, et sois une aide pour elle, et chérie là dans sa vieillesse et ses dernières années, de sorte qu'elle puisse être réconfortée en toi, et que son âme puisse te bénir. Aime tes soeurs, et sois toujours courtoise avec elles et avec ton frère ; encourage les à bien agir.

Et si tu vie afin d'être une femme de naissance parfaite, conserve toi sans tache, et ne laisse pas ta pensée être distraite par les sports et les passes-temps ; la fin de tous cela n'est que tristesse ; ni par les jeunes hommes. Si tu as le désire de te marier, ne cherche pas mari, mais laisse le mari te chercher. Et si tu vis ta vie honnêtement et vertueusement dans la crainte de Dieu, ceux qui cherchent la crainte de Dieu te chercheront ; ne te laisse pas séduire par tous ceux qui t'offent leur amour, mais sois prévenante. Et par dessus toute chose, choisi quelqu'un, (si tu te marie), qui aime et craint le Seigneur, et dont tu connais bien les manières et les conversations, et son cours de vie, avant de donner ton consentement. Sois discrète et sage, ne cache rien à ta mère, elle te conseillera, sans doute, pour ton bien ; et si elle est alors vivante, ne te marie pas sans son consentement. Et si tu te joint à un marie, sois certaine que dans ton coeur tu l'aime, et sois obéissante envers lui, et honore le parmi tous, ainsi son coeur sera plus pour toi, et son amour grandira. ne l'attriste pas, mais sois gentille, et conciliante, et fais attention à tes propres affaires ; et si le Seigneur te donne des enfants, élève les dans la crainte de Dieu, et le bon exercice,et garde les soumit à toi, et sois un  exemple de vertu et d'honnêteté pour eux, afin que tu puisse ressentir les bénédictions du Seigneur dans ta jeunesse, à l'âge adulte, ainsi que tout au long de ta vie.

Oh, Abigail souviens toi de ces choses, garde les dans tes pensées, relis souvent cette lettre, fais en des copies, et place mes paroles dans ton coeur, et fais ce qu'elles te prescrivent, ainsi tu seras heureuse dans cette vie, et dans la vie à venir. Ces choses je te les donne afin que tu les observes, de même que ma pensée, ma volonté, et mon conseille inaltérable envers toi, comme témoignage de ceci, j'ai apposé mon écriture.

Ton cher Père,

Francis Howgill

Le 26ième jour du Cinquième Mois, 1666

L'Éloge de Francis Howgill à Son Cher Ami Edward Burrough :

Lorsque son cher ami et compagnon prédicateur, Edward Burrough, mourut subitement dans la prison de Newgate, Francis Howgill livra le magnifique et puissant témoignage qui suit : [ce qui décrit aussi les propres accomplissements de Francis]

« Les jours, les mois, ou les années ne détérioreront pas ton nom, comme si tu n'avais pas existé ! Oh non !
Tes nobles et vaillantes actions, et tes puissantes oeuvres que tu as accomplis
à travers Celui qui t'a séparé de la tombe, ne vivront-elles pas dans les générations à venir ! Oh oui !
Les enfants qui ne sont pas encore nées, t'auront dans leurs bouches,
et tes oeuvres témoigneront de toi, dans les générations, qui ne sont pas là encore, et ils te diront béni.
Ta vie s'en est-elle allé telle la mèche d'une chandelle ? Oh non !
Tu as pénétré le coeur de beaucoup, et le mémorial du juste vivra à jamais ;
et auras été dans la renommée parmi les hommes pour toujours.
Car tu en as tourné beaucoup vers la justice,
et brillé comme une étoile de Dieu dans le firmament de la puissance de Dieu, pour toujours et à jamais ;
et ceux qui sont en cela, te verront là, et apprécieront de te voir,
Bien que tu sois parti loin d'ici, et que tu ne pourras plus être vu dans la mutabilité ;
ta vie et ton esprit marcheront quand même parallèlement avec l'immortalité.
Oh Edward Burrough !
Je ne peut faire autrement qu'être dans le deuil pour toi,
néanmoins non pas comme quelqu'un sans espérance ni foi,
en sachant et en ayant un parfait témoignage de ton bien être dans mon coeur, par l'Esprit du Seigneur ;
malgré cela ton absence est grande, et les années à venir connaîtront un manque de toi.
Ne vais-je pas me lamenter comme le fit David pour un homme pire que toi, même pour Abner ;
lorsque dans la colère, il périt de la main de Joab, sans aucune raison valable, bien qu'il fut un homme vaillant ?
David se lamenta sur Abner, et dit, Abner est-il mort comme meurt un insensé ? (Oh Non ! Sa vie fut trahi.)
De même que toi tu as été dépossédé de ta vie  par la main de l'oppresseur, dont la demeure est pleine de cruauté.
Oh ton âme, ne vient pas dans leur secret,
car ton sang sera réclamé de la main de ceux qui sont assoiffés de ta vie ;
et il criera comme celui d'Abel, qui se trouvait dans la foi ;
de même en était-il de toi, il pèsera telle une lourde meule sur leurs cous,
ils seront écrasés en dessous de celle-ci, et ils seront comme un vers qui ronge, et ils ne mourront pas.
Quand je pense à toi, Je suis fondu en larme de véritable chagrin ;
et en raison du besoin que l'héritage du Seigneur a de toi, ma substance en est même comme dissoute.
Ne dirais-je pas comme David avait dit de Saül et de Jonathan, lorsqu'ils furent tués dans la montagne de Gilboa,
la beauté d'Israël est tuée sur les hauts lieux ;
De même on t'a étouffé dans les trous dégoûtants, et dans les prisons, ainsi que beaucoup d'autres qui étaient précieux aux yeux du Seigneur :
et assurément tu étais précieux pour moi, Oh cher Edward ;
Je suis dans la tristesse pour toi, tu étais très sympathique envers moi,
et mon amour pour toi était merveilleux, dépassant l'amour d'une femme :

Oh toi dont la révérence n'est jamais revenu en arrière, ni l'épée tachée du sang du mort ;
du massacre de la part du puissant ;
qui a ébranlé les nations et les multitudes avec la parole de vie dans ta bouche.
Tu étais vraiment redoutable pour les ennemis du Seigneur, car tu étais tranchant comme un rasoir.
Et cependant pour apporter à la semence de Dieu, tes paroles coulaient comme de l'huile, et tes lèvres comme un rayon de miel.
Tu seras compté au nombre des vaillants d'Israel, toi qui as atteint le premier degré,
à travers la puissance du Seigneur, qui oeuvrait avec puissance en ton jour,
et fus digne d'un double honneur, à cause de tes oeuvres.
Tu étais expert pour manier ton arme,
et par toi le puissant est tombé,
et les morts pour le Seigneur ont été nombreux.
Beaucoup ont été percé au coeur à travers la puissance de la parole de vie ;
et des charbons de feu venue de ta vie sortait de ta  bouche,
que dans plusieurs bosquets, au milieu des ronces et des épines et venaient à s'embraser,
et dévoraient tous le chaume qui encombrait le sol, et qui souillait la terre.
Oh le son certain que pouvait faire ta trompette !
Et quelle grande alarme tu sonna en ton jour,
plaçant la horde des incirconcis dans une grande détresse !
Quel homme vaillant, de même que Goliath de Gath, n'aurait pas osé affronté ton courage,
alors que beaucoup méprisaient ta jeunesse !
Et  combien de fois je t'ai vu avec ta fronde et ta pierre, (mépriser les armes de guerre), blesser le puissant !
Et ce qui semblait méprisable pour le partisan du dragon, telle que l'os de la mâchoire de l'âne,
avec laquelle tu as tué les Phillistins en les empilant les uns sur les autres, tout comme Samson.
Tu as mis la main sur le marteau du Seigneur,
et tu as souvent enfoncé les clous dans la tête des ennemis de l'Agneau, comme fit Jael à Sisera ;
ainsi que les nombreuses pierres brutes que tu as polis et équarri, et rendu parfaites pour les bâtisses de Dieu ;
et tous le bois noueux que tu as taillé en ton jour, qui n'étaient pas convenables pour bâtir la maison du Seigneur.
Oh, toi prophète du Seigneur,
ton Nom sera pour toujours inscrit dans le livre de vie de l'Agneau, parmi ceux qui sont trouvés digne du Seigneur,
qui ont suivit l'agneau à travers les grandes tribulations,
comme plusieurs peuvent témoigner pour toi depuis le début ;
et qui vainquirent à la fin,
et qui furent trouvés digne de se trouver avec l'Agneau sur la montagne de Sion, la montagne de Dieu ;
telle que je t'ai souvent vu,
et ton coeur bien accordé telle une harpe servant à louer le Seigneur, et à faire retentir son grand salut ;
qui souventefois rendait heureux les coeurs de ceux qui croyaient, et qui  fortifiaient leur foi ainsi que leur espérance.
Eh bien, tu es au repos, et remonté à la source de la vie ;
et je sais que les larmes ont été essuyés de tes yeux, parce qu'il n'y avait plus aucune raison de tristesse en toi :
parce que tu témoignait des anciennes choses abolit, et qu'il n'y avait aucune malédiction,
mais des bénédictions étaient déversées telle la pluie sur ta tête, de même qu'une puissante averse de paix.
Le trouble était loin de ta demeure ;
malgré que pour l'homme extérieure, le trouble se trouve de chaque côtés,
et tu en as reçu une grande portion, pour la cause de l'évangile, (bien qu'étant adolescent), en ton temps, comparativement à plusieurs ;
mais maintenant, tu est libéré de tous cela, et tu as obtenu un nom par la foi, avec les saints dans la lumière.
Eh bien, avais-tu plus à abandonner dans ce monde que ta vie pour le nom de Jésus ? Non ;
et pour sceller de ton sang le témoignage, qui t'as été confié,
tel que tu as souvent dit en ton jour, et qui demeurera comme une couronne sur ta tête pour toujours et à jamais.

Et maintenant tu es libéré des tentations de celui qui avais le pouvoir sur la mort ;
et des ennemis extérieurs, qui te haïssaient à cause de l'amour qui demeurait en toi ;
et parce que tu demeure à la droite de Dieu, là où il y a joie et plaisir à jamais dans la lumière éternelle ;
celle dont tu as souvent témoigné, selon la parole de prophétie dans ton coeur,
qui te fut donné par le Saint-Esprit ;
et tu es au repos dans sa perfection, dans la beauté de la sainteté ;
pourtant je sens la présence de ton esprit et de ta vie, et je suis en union avec elles, et en elles,
au delà de toute chose crée et visible, qui sont assujettie aux mutations et aux changements ;
et ta vie entrera en d'autres, pour témoigner de la même Vérité, qui va d'éternité en éternité ;
car Dieu a suscité et suscitera des enfants à Abraham, de ceux qui était des pierres mortes ;
son pouvoir est Tout Puissant, grand est son peuple au milieu de leurs ennemis. »  

Avec ses expressions sublimes Francis Howgill déplora son ami bien-aimé Edward Burrough.

Remarque de l'Éditeur de ce Site : J'attire votre attention pour cette éloge ci-dessus, où il dit à Edward : mon amour pour toi était merveilleux, surpassant l'amour d'une femme. Comme Christ disait :

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.
A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres.
Jean 13:34-35

Je me souviens lorsque j'étais à la recherche pour une preuve dans l'histoire Chrétienne pour quelque chose se rapprochant de ce qui est écrit dans la Bible, en amour et en puissance. Je suis passé à travers un livre appelé Les Écrits des Premiers Quakers, qui n'était pas écrit par les Quakers, où ils mentionnaient que les hommes parmi les premiers Quakers s'écrivaient des lettres entre eux, exprimant ainsi leur amour pour chacun d'eux- quelque chose qu'ils disaient était unique dans toute leur recherche historique. C'était là pour moi le signal de creuser plus en profondeur dans les registres des premiers Quakers. La déclaration de Howgill c'est une réflexion au sujet de l'amour Chrétien que tous les frères et soeurs en Christ ressentent les uns envers les autres- un amour pur, propre, et saint qui prouve leur véritable Chrétienté. Lorsque vous additionnez l'amour de chacun d'eux, à leurs persécutions, et que vous considérez la puissance qu'ils exhibent - l'authenticité de leurs promesses, leur foi est incontestable. Et donc, ainsi est leur promesse de perfection et de pureté, car la grâce qui nous apporte le salut, nous dévoile nos péchés, et elle même nous les enlève.  

Francis fut arrêté et condamné à la prison à vie, pour refus de prêter serment dans son procès pour une accusation non spécifiée. Ceci il le fit de bon coeur, et il mourut dans les liens, après plus de cinq années d'emprisonnement, [tel que relaté ci-dessus ]. C'était un homme instruit, et un grand écrivain au sein de ses compagnons-croyants ; à tel point que, durant son confinement non seulement il écrivit de nombreux épîtres édifiants afin de les exhorter à demeurer dans la constance et l'immuabilité de la doctrine de la Vérité, mais aussi quelques livres pour réfuter les adversaires de celle-ci. Francis Howgill fut un géant dans la véritable Église du Christ. Ses Écrits vivront pour toujours, principalement son message de Dieu concernant la mémoire des Quakers et la lettre à sa fille. Sa mort subite en prison fut un grand choc pour tous ceux de son temps, mais son esprit vit avec ceux qui continuent à communier avec ces âmes dans les cieux, rendu à la perfection, en compagnie des saints anges, de Christ, et de Dieu.

Cette page n'est qu'un exemple de ses écrits, plusieurs autres sont disponible dans son Mémoire et ses excellentes Lettres.

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