La Croix Manquante pour la Pureté


 

Comment la Chrétienté est-elle devenue Babylone 

SECTION II

L'Entrée de l'Apostasie,
et du Déclin de la Pureté de Doctrine, d'Adoration, et de Pratique
– à partir de ce Temps-là jusqu'à l'Époque Actuelle

Christ a dit : « Or gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au dedans sont des loups voraces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » Mat 7:15-16 ; et, « et plusieurs faux prophètes s'élèveront et en séduiront plusieurs » : Mat 24:11. Ceci fut accomplit durant l'âge des disciples. Jean a rendu ce témoignage : « Petits enfants, c'est la dernière heure ; et comme vous avez entendu que l'antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c'est la dernière heure :ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres » ; 1 Jean 2:18-19. Et Pierre a dit : « De faux docteurs qui introduiront furtivement des sectes de perdition. » 2 Pi 2:1. Et Paul écrivit à Timothée : « l'Esprit dit expressément qu'aux derniers temps quelques-uns seront apostasiés de la foi, en s'attachant à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons, disant des mensonges par hypocrisie, ayant leur propre conscience cautérisée, de se marier prescrivant de s'abstenir des viandes » ; 1 Tim 4:1-3 ; eux qui sont ennemis de la croix du Christ. Ceux-là sont allés dans le monde ; et ceci se passa il y a plus de 1400 ans, lorsque le mystère de l'iniquité commença à oeuvrer : ils sont allés prêcher Christ en paroles, mais ils ont reniés la croix, et dit des choses qu'ils ne devaient pas dire, pour un gain honteux. Ce fut le début des mercenaires qui ne se souciaient pas du troupeaux : ils détenaient la forme, mais reniaient la puissance, car ils étaient hors de la puissance et hors de ce qui mortifie les oeuvres de la chair ; et ils se répandirent dans les nations, les tribus, les langues, et les peuples, eux qui désormais avaient le nom d'une église. Jean a dit : « que ceux-ci étaient les eaux sur lesquelles il vit le mystère de Babylone s'asseoir ; et, elle et ses enfants se tournaient contre la femme libre, la femme de l'agneau, et ils l'ont fait fuir dans le désert pour un temps, des temps, et la moitié d'un temps ; et le mystère Babylone étendit sa coupe d'or remplie d'abominations, et proclama que Christ est son mari, et elle était assise en reine, et les rois de la terre ont burent à sa coupe, et furent envoûtés par ses sortilèges. » Alors toutes les nations devenant comme les eaux, et instables, étant ivres avec les abominations de sa coupe, chancelant de haut en bas, étant hors de la puissance du Christ qui devrait les établir. Alors, une grande bête s'éleva de ces eaux, avec sept têtes et dix cornes ; et ces ministres apostasiés, qui prêchaient pour un gain honteux, et ceux qui croyaient en eux, se réfugièrent sous la bête, et crièrent : « qui peut faire la guerre à la bête ? » Et tous les rois de la terre lui donnèrent leur force ; et la fausse église la monta, et la chevaucha, et elle a fait ainsi durant toutes ces années ; et elle a voyagé dans la plénitude de sa force ; l'appelant elle-même du nom de la femme libre, et revêtant sa tenue extérieure, elle dit, je suis elle ; et ainsi elle a trompé les nations. Alors des lois ont commencés à être faites sur la religion ; puis ils ont commencé à forcer en matière de conscience, ce qui était contraire à la pratique de la véritable église. Maintenant Rome regarde tes débuts et voit ton antiquité. Si les nations, les tribus, les langues, et les peuples ont bu de la coupe du mystère Babylone depuis les jours de Jean, alors quelle raison avez-vous de vous vanter de votre antiquité et de votre universalité ? Cela prouve que vous êtes plutôt la prostituée que la véritable Église ; car si les nations, tribus, langues, et peuples, universellement, sont les eaux sur lesquels elle est assise et que la bête s'élève des eaux ; lisez vous-mêmes et lavez-vous de l'apostasie si vous le pouvez. Puisque Jean a vu la véritable Église, la femme revêtue du Soleil, qui enfanta le fils de l'homme, fuir dans le désert ; quelle raison avez-vous de vous vanter de la visibilité ou universalité ? Quand avez-vous été dans le désert ? Si votre église n'y a pas été, cela démontre alors que votre église n'est pas la femme revêtue du soleil ; car elle a fuit dans le désert comme avec les ailes d'un aigle.

Si la bête a fait la guerre avec tous ceux qui ne rendaient pas hommage à son image, alors nous vous avons comme dans une presse, entre nous et le temps des apôtres ; car il n'y avait pas de telle contrainte dans la véritable Église. Trouvez un exemple d'une telle chose, si vous le pouvez, provenant de leurs écrits ; où, de leur temps, des hommes et des femmes furent tuées par l'épée, ou par de persistants tourments ! De telles pratiques ne se retrouvent nulle part dans aucune autre église, excepté dans la vôtre [Rome] et dans celles qui, au mieux ne sont que dans vos banlieues, [les Protestants]. Et il est connu que votre église a été maintenu plus par la force et la cruauté que par la saine doctrine ; bien que vous dites, "Je suis net, Je n'ai persécuté personne à mort. Au lieu de cela j'ai une bête sur laquelle je chevauche, qui combattra pour ma ville, et contraindre à mon culte et à mes institutions. Je crierai à Lui pour plus de puissance et dirai, quiconque résiste à ceci, résiste à l'ordonnance de Dieu ; et il contraindra et détruira pour moi, et me nommera la sainte Église ; ainsi je serai net ?"

Ainsi il est clair que l'église de Rome est dans l'apostasie ; et ceci est aussi rendu évident par ses pratiques car :

Premièrement. Ses ministres ne sont pas en accord avec les ministres du Christ, des premiers temps ; leur appel ne l'est pas, ni leur pratique. Les ministres du Christ ont été fait ministre par le Saint-Esprit ; mais les leurs le sont par ordination et étude humaine.

Deuxièmement. Les Ministres du Christ prêchent l'évangile gratuitement ; mais elle,[Rome] a fait entrer les dîmes provenant du Judaïsme pour le maintien de ses prêtres ; et aussi elle a inventé des oblations, des héritages, et des cérémonies mortuaires dans le but de maintenir son ministère.

Troisièmement. Les Ministres du Christ n'obligent pas les gens en employant la force dans le but de les maintenir, qu'ils reçoivent ou non leur doctrine ; mais [Rome] contraint partout où elle en a le pouvoir, faisant ce qu'elle appelle l'Évangile à la charge.

Quatrièmement. Son sacrifice non-sanglant de la messe n'est d'aucun bénéfice pour personne ; car lorsqu'il n'y a pas de sang versé, il n'y a pas de rémission. Héb 9:22 ; par conséquent son sacrifice [Rome] est une abomination, et une idole.

{La Messe a acquise une variété de synonymes : Le Sacrifice Eucharistique, La Liturgie Eucharistique, ou simplement, la Liturgie ; c'est la célébration Eucharistique, le Saint Sacrifice, ou le Sacrifice de l'Autel. C'est le rituel de la communion du pain et du vin ou jus de la vigne. Ce sacrifice est supposé expier le péché.}

(Ce sacrifice de la Messe est tout à fait inutile, cela doit être évident pour tous ceux qui reçoivent la doctrine des apôtres : « Car, par une seul offrande, Christ a totalement lavé et rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés et rendus saints. » Héb 10:14. « CHRIST est la propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais pour les péchés du monde entier. » 1 Jean 2:2. « Il ne reste plus de sacrifice pour les péchés. » Héb 10:26. À partir de ces doctrines l'inefficacité des pénitences est aussi évidente ; et il est évident que le fait de dépendre d'elles et des messes pour l'expiation du péché, et pour l'acceptation de Dieu est idolâtre ; parce que ceux qui mettent leur confiance dans ces choses regardent à d'autres objets pour la propitiation de leurs péchés leur acceptation de Dieu, que le Seul que Dieu a établit, c'est à dire le Christ : Rom 3:25, C'est par Lui seul que nous avons accès au Père. Jean 14:6.)

Cinquièmement. Sa liturgie et ses prières dans une langue inconnue aux congrégations est une adoration vaine et inutile, et contraire aux paroles de Paul qui disait : « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ; mais, dans l'assemblée, j'aime mieux prononcer cinq paroles avec mon intelligence, afin que j'instruise aussi les autres, que dix mille paroles en langue. » 1 Co. 14:18-19. (Malheureusement, n'apprenant jamais, en juillet 2007, la messe en Latin la messe en latin a été rétablie par le pape Benoît, attestant leur aveuglement continuel pour les Écritures qu'ils professent si fort.)

Sixièmement. Sa doctrine du purgatoire pour laver du péché est une chose inventée et imaginaire, et contraire à la doctrine primitive, que « le sang de Christ nous lave de tout péché » ; 1 Jean 1:7. Et sa distinction entre le péché mortel et véniel, entretient seulement les personnes aveugles ; car « le salaire du péché c'est la mort ». Rom 6:23.

Septièmement. Le culte et l'invocation des anges et des saints, comme médiateurs entre Dieu et nous, est contraire à la doctrine primitive : « Il y a un seul médiateur entre Dieu et l'homme, l'homme Christ Jésus », 1 Tim 2:5 ; et Lui seul intercède pour tous ceux qui croient. L'ange a repris Jean quand il voulut l'adorer, en disant : « Garde-toi de le faire ; je suis ton compagnon d'esclavage », Apoc 22:8-9.

Huitième. Ses reliques et ses images sont contraires à ce que le Seigneur a commandé par les prophètes : « Vous ne vous ferez pas d'idoles, et vous ne vous dresserez pas d'image taillée, ou de statue, et vous ne mettrez pas de pierre sculptée dans votre pays, pour vous prosterner devant elles. » Lév 26:1, Deut 5:8-9, Ezé 6. Et dans Rom 1:23, Ils furent condamnés, ceux qui changèrent la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance de l'image d'un homme corruptible. Ainsi, l'Église de Rome peut voir, que le culte des images est interdit dans la loi, les prophètes, et dans le Nouveau Testament. Et comme pour son culte des reliques, il n'y a ni commande ni exemple de cela par le Christ ni par ses apôtres.

Neuvièmement. Les pratiques commandant de s'abstenir des viandes certains jours, et interdisant aux gens de se marier, sont énumérées parmi les « doctrines de démons » par l'apôtre Paul, 1 Tim 4:1-3.

Il y a aussi plusieurs autres choses qui doivent être énumérées, qui sont trouvées dans l'église de Rome, et qui sont des preuves de leur apostasie ; telles que sa doctrine de la réelle présence du corps et du sang du Christ, dans le pain et le vin après la consécration par les prêtres ; son observation de jour particulier dédié à des saints en particulier, la vente de pardon et d'indulgence, etc.

SECTION III

La séparation de l'Église de Rome

Maintenant Christ étant la tête de la véritable église, qui doit gouverner par son sceptre spirituel dans les coeurs et consciences du peuple, auquel tout pouvoir dans les cieux et sur la terre est remis par le Père, qui ne veut pas donner sa gloire à aucun autre - - la séparation des Églises protestantes, qui ont refusé le pape à la tête, est pour une bonne raison. Pourtant la réforme est très imparfaite ; car plusieurs de ses doctrines et pratiques sont en désaccord avec les doctrine primitive et sa pratique : comme d'établir une ordination externe, et une forme d'imposition des mains sans le Saint-Esprit ; et d'ordonner ministre ceux qui ont une certaine compétence dans les langues et l'art oratoire, les confinant dans des paroisses, à prêcher pour un salaire, exigeant des dîmes, etc. et usant d'instruments de musique dans les services religieux, ce qui appartient au culte Juif ; en comptant certains jours saint en particulier ; en limitant l'usage de certaines portions des saintes écriture à certains jours, et utilisant certaines formes de prières pour certains jours, et dans beaucoup d'autres choses ; suit ici, un bref histoire de l'introduction de certaines d'entre elles, parmi ceux qui professent être Chrétien :

Les Jeûnes des Fêtes et des Jour Saint

Les Juifs, dans la première alliance, avaient plusieurs jeûnes, festins et jours saints ; tels que, le sabbat, la Pâque, la pentecôte, le festin des nouvelles lunes, du pain sans levain, des tabernacles, et de la dédicace, qui sont largement démontrés dans les livres de Moïse ; toutes ces choses, comme l'apôtre a dit aux Hébreux, n'étaient que l'ombre des choses à venir, et non l'image même des choses ; qui allaient seulement demeurer jusqu’au jour de la réforme, et jusqu’à l’avènement d’un meilleur espoir, qui s'est tenu sur de meilleures promesses.

Dans les églises chrétiennes primitives, ils en sont venus à voir la fin de ces choses ; et furent amenés vers Lui qui était la substance, en qui toutes figures et ombres prennent fin. Par conséquent, l’apôtre dit : « Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d'un jour saint [ou autre jour particulier] ou de nouvelle lune, ou de sabbats qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps est du Christ. » Col 2:16-17. Maintenant, par la suite, lorsque le peuple s’est soucié de la forme plus que de la Puissance, ils se sont de nouveau précipités vers ces choses, avec de nombreux ajouts ; certains empruntés aux païens et d’autres issus de leur propre invention, et les ont enfoncées dans les ordonnances Chrétiennes et apostoliques. Et ces choses font force de loi avec plusieurs encore à ce jour, même parmi ceux qui se nomment réformés ! La tenue de jours fût inventée pour commémorer quoi que ce soit de remarquable en relation avec Christ, les apôtres, etc., et sans aucune autorité Divine ; et pour les événements remarquables, comme la nativité, la circoncision de Christ, et la purification de Marie, appelée Chandeleur. La Pâque, [Pâque juive] et la Pentecôte furent conservées par les Juifs. Ce fut décrété et ratifié à un conseil à Lyons en France, que ces jours où les saints quittaient cette vie, ou accomplissaient une action notable, devraient demeurer saints pour l’augmentation de leur religion. Sylvestre a assigné le jour de Advincula Sancti Petri, appelé communément Lamas, en mémoire des douleurs et persécutions de Pierre. Félix le Premier, de façon à augmenter l’éloge des martyrs, a statué qu’une oblation annuelle serait tenue en mémoire d’eux ; et Grégoire a dit que des messes seraient dites sur leurs tombes et tombeaux. Il a aussi décrété que ni la chair, ni ce qui avait des affinités avec celle-ci, comme le fromage, le lait, le beurre et les oeufs, ne devrait être mangé, en ces jours qui étaient de jeûnes.

Boniface IV a institué les fêtes de St-Étienne et des Innocents, de Jean le Baptiste, le Jour de Dame Lawrence, la St Michel, la St Martin, etc.

Ce qui est appelé le jour Corpus Christi, fut déclaré jour-saint, et dédicacé par Urbain IV. Le jour de la messe des âmes débuta avec Odilon de Mercœur, abbé ou provincial de l’ordre de Cluny, parce qu’il avait entendu que de grands pleurs, des lamentations, et des larmes se faisaient entendre près du Mont Etna, la montagne brûlante en Sicile, qu’il prétendit être les pleurs des esprits mauvais qui se frappaient la poitrine parce que les âmes des hommes morts leur étaient retirées, à cause des pétitions et sacrifices venant des Chrétiens bien disposés ; par conséquent il désigna, dans son couvent, une oblation générale pour toutes les âmes, le jour après le festin de la Toussaint ; c’était vers l’an 1002.

Telesphore établit que le carême devait être observé avant la Pâque, et qu'une autre semaine devait y être ajoutée, qui est appelée la Quinquagésime ; et durant cette semaine il est commandé aux prêtres de jeûner plus que le Laïque.

Celles qui Sont Appelées Églises Paroissiales et Cours d'Églises

Les Églises paroissiales qui, à ce jour, demeurent autant avec l’église de Rome qu’avec ceux que l’on appelle l’Églises réformées, furent ordonnées, construites et dédicacées aux saints dans l’apostasie. Les apôtres et ministres de Christ, qui ont publié la Parole de la Réconciliation, et Christ la substance de toutes figures, ont rassemblé ceux qui ont cru, parmi les Juifs du temple et des adorateurs dans le temple, et des Gentils dans leurs temples et leurs idoles, pour adorer Dieu en esprit ; et ils se sont rassemblé dans des maisons et quelques fois au bord de la mer. Aucune église de paroisse dédiée aux saints n'est mentionnée dans les Écritures. La première église ou temple au sujet de duquel nous pouvons lire, et qui fût consacré, le fut par Pie 1er, évêque de Rome, vers le milieu du deuxième siècle, en l’honneur de la vierge Pudentienne. Ensuite, Calixte dit-on fit construire un temple pour la Vierge Marie dans un endroit de l'autre côté du Tibre, et a institué un lieu de sépulture et l’a nommé d’après son propre nom. Près de l’an 226, il fut ordonné que les cimetières soient vénérés, par Urbanus le seizième évêque de Rome. Denys, en l’an 267, attribua à plusieurs prêtres, dans la ville de Rome, les églises et cimetières ; et à d'autres en d’autres endroits, leurs paroisses et diocèses respectifs, afin que chacun soient confinés à l'intérieur de leurs propres frontières et limites.

Ce furent les débuts des églises paroissiales, des cimetières et des terres consacrées ; mais nous ne trouvons aucune lecture au sujet de terre consacrée au temps des Apôtres. Les premiers Chrétiens savaient que la terre appartient au Seigneur, et tout ce qu'elle contient, et que cela était propre, et bon, et béni, pour ceux qui croyaient.

Maintenant Protestants, qui avez renié l’église de Rome, regardez-vous et voyez comme vous êtes collés dans Babylone, et que vous continuez à acheter de sa marchandise. Quant à votre sainte terre, appelée cour d'église, dont vous jugez appropriée seulement pour y enterrer les morts, et contraindre tous le monde à y venir. N’est-ce pas parce que plusieurs officiants s'y trouvent à l’intérieur et aux alentours, qui sont avides de récompenses ; de sorte qui ne manquent rien de ce qui pourrait leur être bénéfique ; en obligeant ainsi tous à y venir pour leur propre intérêt ?

Depuis que l’apostasie y est entrée, et que l’on a commencé à renier la puissance de la piété, il y eut un certain nombre de noms qui se sont glissés dans l’Église, qui n'avaient pas été entendus avant ce temps, venant d’hommes recherchant des fonctions, de grands titres, de grands bénéfices et de grands revenus, plutôt que de servir le Seigneur gratuitement et volontairement et non pour des cadeaux et des récompenses. Parmi ces titres il y a : Le Pape, Sa Sainteté, le Vicaire du Christ, l’Évêque Universel, l’Évêque Métropolitain, le Cardinal, l'Archevêque, les Seigneurs Évêques, les Archidiacres, Doyens, Prébendiers, Docteurs de Divinité, Bacheliers de Divinité, Vicaires, Curés, etc., ainsi que des ordres variés de moines et de nonnes qui, si l'on compare avec les écritures, auront peine à rencontrer un quelconque parallèle soit dans la fonction, le travail ou la doctrine.

Il y a suffisamment de ministres de lettres alors que la maintenance demeure ; mais le ministère de l'Esprit, peu sont familiers avec celui-ci.

À l’établissement de la Loi, après qu'Israël sortit de l’Égypte, Dieu choisit Aaron et ses fils pour la fonction de la Prêtrise ; et le reste de la tribu de Lévi pour le service du Tabernacle. Puis Il donna en héritage aux Lévites, par commandement pour leur service, le dixième de tout en Israël. Et de leurs dîmes, les Lévites devaient offrir au Seigneur une part d’un dixième, et le donner à Aaron pour lui-même et ses fils ; si bien que les prêtres Lévitique n’avaient aucune autre part que le dixième du dixième ; car ce qui restait était pour les Lévites qui servaient au tabernacle, pour les étrangers, les orphelins et les veuves. Les prêtres avaient aussi, en plus du dixième des dîmes, les premiers fruits mûrs du sol ; du maïs, du vin et de l’huile, ainsi que la première toison. Mais comment se fait-il que ceux qui prétendent à un autre sacerdoce que celui-ci, de même qu'à être prêtres dans l’Église de Christ, doivent recevoir le dixième de tout, même des bêtes impures comme les porcs et les poulains ? Assurément, ils ne pouvaient distinguer le temps ou le ministère, car ils auraient été honteux de réclamer un titre à la dîme d’Aaron et des Lévites, qui n’avaient aucune part de la terre parmi leurs frères. Mais ces évêques, prêtres, etc. ont une grande part de certains pays pour leurs revenus. N’est-ce pas là rien d'autre que le joug du Pape ? Cela doit-il être reçu en tant que doctrine Apostolique ? Que ce ne soit jamais mentionné parmi ceux qui s’appellent eux-mêmes ministres de Christ, ou parmi quiconque qui se proclament eux-mêmes Chrétiens.

L’apôtre avait ordonné dans les premières églises qu’une offrande hebdomadaire soit faite par les saints ; que chacun puisse offrir librement de ce dont Dieu l’avait béni, qui était placé dans les groupes des Diacres, et de ceci, on pourvoyait aux pauvres et aux services nécessaires.

Dans l’âge suivant, des offres mensuelles étaient faites, non exigées mais données librement. Tertullien a dit : « Tous ce que nous avons dans le trésor de nos églises, n’est pas prélevé par taxation, comme si nous placions les hommes en rançon pour leur religion, mais chaque homme, une fois par mois ou lorsque cela lui plaît, donne ce qu’il pense être bien ; car aucun homme n’est obligé, cela est laissé à sa propre discrétion ; et ce n’est pas accordé par vanité, mais pour le soulagement des pauvres, pour le soin des enfants pauvres, destitués de parents, et pour les gens âgés, ainsi que ceux qui sont jetés en prison pour avoir professé la foi Chrétienne. » Ce mode de contribution s’est poursuivi jusque vers l’an 304, selon Eusèbe, Tertullien, Origène, Cyprien et d’autres.

Origène a dit : Ce n’est pas légitime pour un ministre de posséder des terres données à l’Église, pour son usage personnel.

Le Concile d’Antioche, en l’an 340, en constatant qu’il y avait beaucoup de faute parmi les Diacres, qui avaient le devoir de bien distribuer les offrandes de dons gratuits, là où besoin il y avait, et qui les gardaient pour leurs propres fins cupides, ordonna que les Évêque puissent distribuer les biens ; mais exigèrent qu’ils ne retiennent aucune part pour eux-mêmes, ou pour l’usage des prêtres ; en utilisant l'exhortation de l'Apôtre : « Mais ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits. »

Chrysostome, qui a vécu vers l’an 400, a grandement fait pression sur le peuple pour des contributions généreuses à des usages saints, et il a dit : « Je ne dis pas ces choses en commandant, ou en interdisant qu’ils devraient en donner plus, pourtant je pense cela juste qu’ils devraient donner pas moins que le dixième d’une part » , évêque de Milan, vers la même période, a prêché pour que les dixièmes soient offerts à des usages saints, comme la phrase alors était ; mais il a produit son autorité entièrement à partir des écrits de Moïse. Augustin, évêque d'Hippone, se joignit à Ambroise, ils menacèrent ceux qui ne donnaient pas leurs dixièmes, avec de dures sanctions et de très lourds jugements de Dieu ; qui, disaient-ils, étaient réservés pour l’usage des pauvres. Avant ceci, [ quatre-cent ans avant,] ce n'était pas considéré comme une doctrine positive de les payer comme le faisaient les Juifs ; mais les Juifs furent portés à titre d'exemple, que les chrétiens ne devraient pas donner moins. Léon, vers l'an 440, fut très fervent à remuer la dévotion des hommes afin qu'ils donnent à l’Église ; mais ne parle pas un mot quant à la quantité. Grégoire non seulement conseilla le paiement de la dîme à partir de la loi de Moïse ; mais aussi l'observation du carême, qu’il comptait comme étant la part d’un dixième dans l’année, disant : « Il nous est commandé dans la Loi de donner le dixième de toute chose à Dieu. »

Vers l'an 600, le pape Grégoire 1er, envoya le moine bénédictin Augustin de Cantorbéry en Angleterre, par lequel Æthelbert roi de Kent fut convertit, comme ils appellent cela ; mais ce fut seulement au papisme. Augustin et son clergé ont pendant longtemps suivit l'exemple des âges anciens, vivant en commun sur les offrandes venant de leurs convertis ; mais par la suite, ayant amené une grande partie de la nation à leur foi, ils commencèrent à prêcher, que les dîmes devaient être payées ; et ayant enseigné le peuple « que le pardon des péchés se méritait par les bonnes oeuvres, et que les tourment de l'enfer étaient évités par la charité », il n'était pas difficile de les persuader, non seulement leurs dixièmes, mais leurs terres et autres richesses ; de sorte qu'au fil du temps, le clergé eut environ le tiers de tout le pays dans ses mains. Bien que par la loi de Moïse, ils ne devaient avoir aucune possession dans le pays, à l'exception de la banlieue très limitée des Lévites.

Le roi de Mercie et Ethelwulf roi de Northumberland, qui étaient eux aussi convertis au papisme, décrétèrent que les deux royaumes devaient payer des dîmes.

Malgré les menaces de certains grands évêques, ce ne fut que vers l'an 800, que la doctrine de la dîme à payer, a été reçue dans l'ensemble ; et puis elles furent reçues dans la caisse commune et disposées ainsi : un quart aux prêtres, dont chacun avait sa part ; un quart pour le secours des pauvres, des malades, et des étrangers ; un quart à la construction et la réparation des lieux de culte public ; et un quart aux évêques, qui vivaient généralement dans un monastère et son clergé avec lui ; d'où il les envoyait prêcher dans les régions, où ils recevaient ces offrandes qui étaient faites, et les apportaient au trésor.

Aucun des huit premiers conciles généraux n'a même jamais mentionné le nom dîme ; mais le neuvième concile, tenu à Latran, sous le pape Calixte II, vers l'an 1119, parle des dîmes qui avaient été données à l'église par une consécration spéciale ; car en ce temps là, le peuple croyant que les dîmes devaient être données aux pauvres, les donnaient aux chefs et dirigeants des maisons religieuses, qui disposaient de celles-ci. Eux qui gardaient les maisons ouvertes aux pauvres et aux étrangers, et qui étaient considérés comme de saints et bons trésoriers pour les pauvres, comme le témoigne Cassion. Mais le concile tenu sous le pape Alexandre III, en l'an 1180, voyant que l'on donnait beaucoup aux pauvre et peu aux prêtres, fit un décret afin de restreindre la liberté du peuple.

Il n'y eut aucune loi, canon, ni constitution de concile générale pour commander la dîme, ou expressément la tenir comme un devoir, avant celui du concile de Latran, en l'an 1215, sous le pape Innocent III ; époque où le pouvoir du pape pris de l'ampleur. Et alors le peuple avait plus à coeur de la donner aux pauvres plutôt qu'aux prêtres ; ce qui fit crier Innocent contre ceux qui donnaient leurs dîmes et premiers fruits aux pauvres, et non aux prêtres, les qualifiant de délinquants odieux.

Lors d'un concile tenu à Lyons, sous le pape Grégoire X, en l'an 1274, il fut établit, que désormais il serait illégal pour les hommes de donner leurs dîmes selon leur propres plaisirs, comme ils avaient l'habitude de faire avant, mais qu'ils devraient tout payer à la l'Église mère. Le grand décret qui en parle le plus clairement est celui qui a été fait au concile de Trente, sous le pape Pie IV, en l'an 1560. Il commandait que les dîmes soient payées sous peine d'excommunication.

À la lumière de ce qui a été déclaré, on peut voir que, durant plusieurs centaines d'années après Christ, les dîmes n'étaient même pas reconnues comme étant dues ; et qu'en fait, elles n'ont jamais été dues dans la seconde alliance, Christ ayant mit un terme au premier sacerdoce, avec toutes ses ombres et ordonnances charnelles.

Les Psaumes, des Matines, Litanie, et de la Messe

Les Juifs avaient beaucoup d'officiers qui appartenait au culte du temple, parmi lesquels étaient des chanteurs, comme les Ezrabitcs, et les fils de Koré, et Asaph, etc C'était sous la première alliance, et appartenait à cette prêtrise qui ne pouvait par continuer à cause de sa défectuosité.

Mais les chrétiens dans les temps primitifs, qui avaient reçu le Saint-Esprit, se réjouissaient en cela, et ceux qui chantaient, chantaient avec l'Esprit et avec la compréhension provenant du sentiment de la présence et de l'assurance de Dieu, qu'ils avaient dans leurs coeurs. Et ceux qui vainquirent furent rachetés de la terre, ceux qui ont suivit l'Agneau, qui leur avait donné la victoire sur le péché, la mort, et la tombe ; chantèrent un cantique nouveau, que personne ne pouvait apprendre sinon ceux dont les noms furent écrit dans le Livre de vie de l'Agneau. Il s'agit des cantiques des rachetés, que Dieu avait délivré des mains de leurs ennemis ; et ceux qui les chantaient étaient témoins de Ses oeuvres merveilleuses, et ils le louèrent dans l'Esprit avec la compréhension ; ils n'avaient pas une forme de parole.

Les premiers Chrétiens aussi priaient en Esprit, et avec compréhension, alors qu'ils étaient mus par le Saint-Esprit ; et ils n'étaient pas limités à la longueur du temps, ou aux heures, ou aux temps fixés, mais uniquement selon que l'Esprit leur donnait de s'énoncer ; et alors leurs prières étaient acceptées, et elles étaient d'un doux parfum.

Mais depuis l'entrée de l'apostasie, l'Esprit et la puissance ayant été perdue par plusieurs, ils ont mis en place des imitations. Hiérome fixa les matines à des heures précises, comme a dit Polydore Virgile ; et Pélage II, fut le premier qui commanda les prêtres à les dire quotidiennement, en disant : « Comme le juste tombe sept fois, aussi par des prières instantanées et des matines, il peut aussi souvent se relever s'amender. »

Pontien, le dix-septième évêque de Rome, ordonna que les Psaumes et les Matines soient chantées nuit et jour dans l'Église, afin d'en chasser les mauvais esprits.

Damase, Évêque de Rome, donna le commandement que les Matines soient chantées dans toutes les églises ; et y ajouta « Glória Patri (le Gloire au Père) », à la fin de chaque Psaume. Aussi il institua que les Psaumes et Matines devraient être chantées en chemin.

Urbain II ordonna que ceux appelés Matines de la Dame devaient être dit tous les jours, et il le confirma dans un conseil qui s'est tenu au Mont Clare en France.

À la longue les matines et prières devinrent si nombreuses dans l'Église de Rome, qu'ils furent heureux d'avoir des billes de chapelets pour les dire.

Concernant la Messe et la Litanie, il y eut de nombreux auteurs qui les ont les disposées qu'ils sont presque passées au numérotage. Célestin ordonna que les prières soient dites par le prêtre quand il se rétrocédait lui-même en commençant par, "Judica me Domine ». Damase institua la confession au début de la messe ; et Gorgius fit dire la confession neuf fois dans l'église latine. Telesphore ordonna que les Évangiles et les Épîtres soient lus ; et Damase les divisa comme elles sont lus à ce jour dans certaines des églises professant être réformées. Anastase 1er ordonna que le peuple se lève debout à la lecture de l'Évangile ; Le pape Marc ordonna que la première partie du credo soit lue, ensuite ce fut fait par le Concile de Nice La deuxième partie, ainsi que le Spiritum Sanctum fut composé par le concile de Constantinople. Eutychien institua l'offertoire, elle était chantée tandis que les gens offraient quelque chose aux pauvres. Gélase fit quelques unes des préfaces ; Léon III ordonna que l'on brûle de l'encens, ce qui appartenait à Aaron dans la première Alliance ; La privatisation de la messe, appelée commune, a été faite par différentes personnes ; Gélase fit, « Te igitur » ; et Alexandre ajouta, « Qui pridie » ; Léon, fit l'ajout de « Hanc igitur » ; et Grégoire ajouta trois pétitions dans la même. « Dies qui nostras,... » . Innocent institua que les prêtres dans la partie supérieure du Choeur devaient s'embrasser les uns les autres, et que la pax (paix) devaient être portée au peuple. Serjius ordonna que « Agnus Dei » soit chanté par le clergé au temps de la communion, sept-cent ans avant l'ascension du Christ ; le prêtre souvent se tournait vers l'autel et roulant au sujet de lorsqu'il dit : « Dominos vobiscum », ou « Oratis Fratres ».

Félix décréta que la messe devait être dite seulement dans des endroits consacrés ; et personne d'autre ne devrait se mêler avec les mystères de la consécration que le prêtre. Anaclet ordonna qu'aucune messe ne devrait être dite à moins d'être en présence d'au moins deux personnes, par crainte que le prêtre ne dise en vain à des murs vides, « Dominus vobiscum », « Le Seigneur soit avec vous », alors qu'il n'y a personne.

Ainsi, une pièce fut ajoutés à une autre, et ainsi, l'esprit des gens a été éloigné pour ne plus s'attendre à l'Esprit de Dieu, mais pour écouter ces cérémonies ridicules et ces charmes inventés, et c'est ainsi qu'ils ont été menés dans l'ignorance et l'ombre de la mort, où beaucoup en ont fait leur demeure ; et les marchants de Babylone ont fait affaire depuis plusieurs centaines d'années, avec de telles marchandises, sous le nom de sainte ordonnance apostolique et d'institutions saintes.

Commentaire de l'Éditeur du Site : Peut-être que vous commencez à voir à quel point les églises protestantes et catholiques actuels sont éloignées. Ils ont perdu de vu beaucoup de choses, y compris ce que Jésus a dit : Mais l'heure vient, et elle est maintenant, que les vrais (véritables) adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ;
car aussi le Père en cherche de tels qui l'adorent. Jean 4:23

Dieu est un Esprit, et ceux qui l’adorent, doivent l’adorer en esprit et en vérité. Jean4:24
Pour être en Esprit et en vérité, vous devez d'abord être changés par Dieu tout en demeurant dans Sa Parole Parlée et dans Sa lumière.
Ainsi toutes adorations, qui ne sont pas dans l'Esprit de Dieu avec la vérité en vous aussi, déplaisent à Dieu.

Voir Le Culte Approprié pour des conseils sur la façon de revenir aux standards des premiers Chrétiens.

Jurer

Dans la première alliance, il était commandé aux Juifs de jurer par le Seigneur, et les serments étaient observés par eux. Mais la doctrine du Christ, venu pour mettre fin à cette alliance, et pour établir une alliance éternelle fut :"de ne pas jurer du tout,” ni par la tête, ni par aucune autre chose ; et que votre oui devait être oui et non, non en toutes choses. Et Jacques, un apôtre du Christ Jésus, qui connaissait la nouvelle alliance qui est éternel et qui a vu les ordonnances de la première alliance, a dit : « avant toutes choses, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment ; mais que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement ». Jacques 5:12. Et ce fut une doctrine apostolique et catholique dans les églises du début. Mais par la suite les gens ont commencé à établir à nouveau des serments, en imitant les Juifs, qui étaient sous la première alliance, et en justifiant leurs actions avec les commandements qui étaient donnés aux Juifs. Justinien, (St. Justinien le despote ), l'empereur de Rome, a été le premier à établir une règle voulant que les hommes ne jurent que par l'Évangile, ou le livre intitulé l'Évangile, en plaçant la main dessus tout en l’embrassant et en disant : « Dieu aide moi ».

Beaucoup de gens, plutôt que de jurer et porter sur eux-mêmes la condamnation, qui était la conséquence de ceux qui refusaient de prêter serment, ont renoncé à leurs biens et à leur liberté, et heureux seront ceux qui n'auront pas aidé à provoquer celui qui est juste, en cherchant à le détourner de la voie du Christ, car le malheur viendra assurément sur  ceux qui auront aidé à faire cela.

Ainsi nous pouvons voir que le refus de prêter serment n'est pas quelque chose de nouveau.  Nous avons ici quelques exemples de fidèles qui ont été martyrisés dans les siècles passés, et il serait facile d’amener une nuée de témoins des autorités ecclésiastiques, qui ont nié tous les serments à différents âges, quelques témoignages de ces gens sont mis en place ici.

Basilide, qui fut martyrisé parce qu'il était tenu de prêter serment, indiqua clairement qu'il était illégal pour lui de jurer, parce qu'il était chrétien semblait-il le genre de chrétien était de ne pas jurer. Walter Brute, un martyr, un enseignant au sein du peuple de Dieu appelés Lollards, rendit ce témoignage : « En ce qui concerne les serments, je crois, et j’obéi à la doctrine du Dieu Tout-Puissant et de Jésus-Christ mon maître, qui enseigne que l'homme chrétien, dans l’affirmation d’une vérité, devrait surpasser la droiture des Scribes et Pharisiens ou de l'Ancien Testament, autrement Il les exclut du Royaume des Cieux. » Et en ce qui concerne les serments Il dit : « il a été dit aux anciens, Tu ne te parjureras pas, mais tu rendras au Seigneur tes serments ; but Mais moi, je vous dis de ne pas jurer du tout ; ni par le ciel, ni par la terre,.. . Mais que votre parole soit : Oui, oui ; non, non ; car ce qui est de plus vient du mal » ; par conséquent, comme la perfection des anciens hommes de l'Ancien Testament consistait à ne pas se parjurer, alors la perfection d'un Chrétien est de ne pas jurer du tout, parce qu'ils sont commandés ainsi par Christ, dont les commandements en aucun cas ne peuvent être brisés.

Les Vaudois ou Léonistes, qui étaient d’anciens et vrais protestants, professaient qu'il n'était en aucune manière légitime pour un chrétien de jurer, auquel cas l'archevêque Usher, primat d'Irlande, plaida pour la même chose, en citant ce commandement du Christ de commandement : « Ne jurez pas du tout », Mat 5:34 étant pour eux un argument suffisant.

L'un des articles de John Wyclif, dont les œuvres étaient autant prisés par les protestants de l'Angleterre, que détesté par les papistes : « Ces serments qui sont faits entre hommes  pour tout contrat ou règlement au civil sont illégaux. »

« La complainte du laboureur », dans les prières, dit : « Seigneur tu nous a donné un commandement de Vérité, en disant dites oui, oui, et non, non, et ne jurez de rien. Tu nous a donné un commandement d'humilité et un autre de pauvreté ; mais, Seigneur, celui qui se désigne lui-même ton vicaire sur terre, a rompu tous ces commandements, car il fait une loi pour obliger les hommes à jurer. » Actes et Mon. fol. vol. 1 p, 459. 9th. Edit.

Chrysostome, évêque de Constantinople, blâme fortement, ceux qui amènent un livre pour jurer dessus ; en commandant les clercs qu'ils ne peuvent d'aucune façon contraindre une personne à jurer, qu' ils pensent qu'un homme jure vrai ou faux, en disant : « C'est un péché de jurer ainsi. »

L'étendue du pouvoir des rois et des magistrats en matière de conscience

Lorsque le Seigneur fit sortir Israël du pays d'Égypte à main forte, et à bras étendu, Il fit une alliance avec eux, et leur donna la loi, et les statuts, et les ordonnances sur le mont Sinaï par la main de Moïse, le juge d'Israël. Les lois et statuts à l'époque qui furent  données à Israël pour qu’ils marchent par elles, concernaient les choses civile et morale, et elles concernaient aussi l’adoration du vrai Dieu. Voir Exode, Nombres et Deutéronome. Et ceux qui n’adoraient pas  le vrai Dieu, conformément au commandement qui avait été donnée dans cette alliance, le jugement s’exécutait sur eux selon la loi. Et Moïse, ainsi que le reste des juges d'Israël, devraient veiller à ce que les lois et les statuts soient exécutés sur les transgresseurs, s'il y avait des idolâtres et adorateurs de faux dieu, ou blasphémateurs, ou perturbateurs du sabbat, ils devraient être lapidés à mort, et leur sang devait retomber sur leurs propres têtes. Cela était conforme à la loi de Dieu.

Et lorsque Israël a convoité un Roi, Dieu leur en donna un ; et ils eurent de nombreux rois, qui furent oint de Dieu, par sa nomination, qui devaient gouverner de la même manière que Moïse, Josué, et le reste des juges avait fait. C'était avant que le Christ ait été manifesté en chair, c’était l'ancienne manière, les anciens sentiers dans lesquels Israël devait marcher, mais cette alliance était imparfaite, comme l'apôtre dit, et les ministres qui étaient de cette alliance ne pouvaient pas continuer parce que la mort les empêchait de demeurer. La loi, le sacerdoce, les ordonnances et le culte ont été modifiées, lorsque le Christ, la fin de la Loi pour la droiture, a été manifestée.

Maintenant comme Aaron et le reste des grands sacrificateurs sous la loi, ils n'étaient que des types et des figures de Christ, le Roi des Rois, le Roi des saints, le Législateur et le Juge ; et leur pouvoir extérieur de contraindre à la vraie adoration, ou à restreindre de l'idolâtrie sous cette alliance continua seulement jusqu'au moment de la réforme, et n'était qu'un type du pouvoir spirituel du Christ, de ses armes, et de l'exécution du jugement sur ses ennemis, qui ne sont pas soumis à son gouvernement et à son pouvoir.

La première alliance et ses ordonnances, et le pouvoir d'ordonner le culte, et punir l'idolâtrie, appartenait uniquement aux Juifs, qui étaient sous cette Alliance, et non aux Gentils ; comme il est écrit : « Il annonce ses paroles à Jacob, ses statuts et ses ordonnances à Israël. Il n'a fait ainsi à aucune nation » Psa 147:19-20. Par conséquent, ceux qui maintenant voudraient amener les gens sous cette Alliance, et son pouvoir, renient virtuellement la deuxième et éternelle alliance.

Les ministres de l'Antichrist ont fait pression sur les rois et les dirigeants, que Dieu a exigé d'eux de forcer tous les gens au culte, même s'ils sont eux-mêmes divisés entre eux ; sur une chose et sur une autre. Et parce que les rois d'Israël faisaient ainsi, et avaient le pouvoir de faire ainsi, ils ont conclut que les princes et les juges doivent faire la même chose ; et par ce moyen, ils leur ont fait mettre le cou dans un joug, qui est trop lourd pour celui qui le porte ; que le Seigneur n'a pas exigé de leurs mains. Grâce à ces ordonnances et d'engagements, beaucoup d'hypocrites ont été créés, et beaucoup des consciences du peuple de Dieu ont été blessés et brûlés : et à cause d'eux, plusieurs rois et dirigeants ont perdu leur empire sous les jugements de l'Éternel. Tous ceux qui ont pénétré sur la prérogative du Christ et sur sa souveraineté, ne sont que des usurpateurs de cette puissance que le Père a donné à Son fils, et qu'Il ne donnera à personne d'autre, pour être Juge et Législateur dans les coeurs et consciences de Son peuple.

On peu s'objecter que les apôtres, que les apôtres exhortent à la soumission à toutes les ordonnances de l'homme pour le Seigneur ; 1 Pi 2:13-14: « Soit au roi comme étant au-dessus de tous,soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part » ; et Rom. 13:1-2 « Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d'elle ; car il n'existe pas d'autorité, si ce n'est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu. De sorte que celui qui résiste à l'autorité résiste à l'ordonnance de Dieu. » Or, à partir de ces écritures plusieurs déductions erronées ont été faites ; telles que les rois et les dirigeants devaient être obéis en toutes choses ; et qu'ils avaient pouvoir dans les choses spirituelles, de faire des lois quant à la sorte de culte de leur choix, et d'interdire les autres ; et que toutes ces choses doivent être respectées. Dans l'apostasie, les ministres de l’antichrist ont mis en place de nombreuses inventions, des traditions et des institutions humaines, pour  le culte divin, et ils ont contraints les dirigeants à faire des lois, et forcé toutes les personnes à les recevoir, bien qu'ils étaient contraires à la véritable adoration de Dieu. Ces enseignants ont poussé les gens à obéir comme un devoir, sur la base de ce que disent les dites Écritures.

Or, ces Écritures doivent être comprise comme parlant de soumission à des choses qui sont justes et équitables, qui sont uniquement de nature civile ou morale, et d’ordonnances pour le bon et sain gouvernement d'un État, et que cela ne peut inclure les choses spirituelles, ou relatives à l'adoration de Dieu, sinon Pierre et Jean auraient eux-mêmes été des transgresseurs, de même que les autres apôtres qui, lorsqu'ils enseignaient hardiment dans le nom de Jésus, et qui étaient commandés par les dirigeants de ne plus parler en ce nom, désobéirent au commandement, disant : « Jugez s'il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu. Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne pas parler des choses que nous avons vues et entendues. »

L'Adoration d'Image, les Décrets des Conciles,
et l'Infaillibilité de l'Église de Rome
.

Léon, empereur de Rome, ordonna que toutes les images et images de saints, soient retirés des églises, afin de prévenir l'idolâtrie, en l'an 726, mais Grégoire II lui résista, et Léon, pour confirmer, convoqua un concile des évêques, ils étaient environ 800, et puis en l'an 730, ils décrétèrent que toutes les images puissent être enlevés et détruites. Mais Grégoire II demanda un autre concile à Rome, de près d’un millier évêques, et ils condamnèrent Léon et trois cents évêques pour avoir enlevé les images des églises, et décréta qu'elles devraient être adorées avec révérence. Pourtant, l'ancien conseil et ce conseil-ci étaient tous d'une même foi, et de cette église catholique romaine dont ils disent qu’elle ne peut se tromper.

Le concile d'Elvire décréta qu'aucune image ne devrait être placée dans les Églises, ni adorée ; et que les murs ne devraient pas être peints. Le concile de Constantinople décréta, que les images ne devaient pas être permises dans les Églises ou le lieu de rencontre. Mais le deuxième concile de Nice détermina, que des images devaient non seulement être placées dans les églises, mais être aussi adorées.

Au début du 7ème siècle, Grégoire 1er  blâma Serenus de Marseille, un évêque, pour avoir fait enlever toutes les images et qu’elles soient chassées des lieux de culte et détruites, parce que les Francs, qui s'étaient installés dans le sud de la Gaule, s’étaient mis à les utiliser au moment de leur conversion, et furent insensiblement ramené à l'idolâtrie par elles. Saint Grégoire dit à cette occasion : « Bien que les images n'étaient pas placées  dans les églises pour être adoré, elles servent néanmoins à instruire les ignorants. » Mais le concile de Trente déclara : « les images ont été placées dans les Églises, afin qu'on leur rende l'honneur et l'adoration qui leur sont dus ». Si donc la doctrine de Trente était bonne, la doctrine de Grégoire était hérétique. Les doctrines des deux sont, toutefois, contrairement à la doctrine des Saintes Écritures Sainte et il serait bon pour tous ceux qui sont dans la pratique de s'agenouiller devant les images et les peintures, ou de les adorer, de considérer comment ils pourront se tenir, au jour du jugement, devant Dieu, qui a commandé : « Tu ne te feras point d'image taillée, ni aucune ressemblance de ce qui est dans les cieux en haut, et de ce qui est sur la terre en bas, et de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne t'inclineras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux », Exode 20:4-5.

Le dernier concile, sous Julius II, révoqua les décrets du concile de Pise. Le concile de Bâle-Ferrare-florence-Rome détermina, qu'un concile d'évêques était supérieur au Pape, et que ceux qui en jugeaient autrement étaient hérétiques ; mais le concile de Latran sous Léon, décréta, que le Pape était au dessus du concile ; et que quiconque pensait autrement était tenu pour hérétique.

Le concile de Trente commanda que les évêques devraient enseigner le peuple, et qu'ils ne devraient pas avoir plus d'avantage pour promotion, qu'une place ; mais depuis ils ont annulé ce décret, et maintenant toutes les campagnes sont trop petites pour eux ; et les Protestants les imitent.

Quel a été la validité de ces conciles d'hommes, agissant sans la vie et sans la puissance de Dieu, qui mènent la semence de Dieu en esclavage ? Maintenant, Rome, voyez votre infaillibilité, votre universalité et votre unité, que vous avez tant proclamé, tandis que l'un met une chose en place, l'autre le jette par terre à nouveau, lorsque cela ne sert pas d'intérêts en particulier.

Ainsi, le peuple a été mené ici et là depuis des générations ; et il y a eu de la persécution à propos de choses changeante et altérables ; et la vie, qui rachète le monde à Dieu, n'a pas été recherchée. Que tous ceux qui désire avoir la paix, et apprécier le témoignage des bénédictions de l'Esprit de Dieu, sorte de cette Babylone, cette-ville de confusion, dont le siège est érigé sur le sable, dont la fondation est établie dans les eaux, et dont la foi est placée sur des institutions humaines ; qui sont variables et sujet à la mutation. Puisse t-ils venir à connaître « le rocher des Âges », et l'inaltérable concile du Seigneur, et la Sagesse du Très Haut, pour qu'Il gouverne dans leurs coeurs. Qu'ils attendent dans la Lumière immortelle de Dieu, qui est intérieur, afin qu'ils puissent regarder par dessus ces montagnes de ténèbres, qui sont élevés haut dans l'apostasie ; et au-dessus des institutions, des décrets, des statuts, ordonnances, et inventions des hommes ; et qu'ils viennent à Lui qui est « le Commencement de la Création de Dieu », qui est cet esprit vivifiant, par lequel tous ceux qui croient sont ramenés des morts, et rendus participants de la Vie, qui est immortelle, qui ne ne disparaît point ; et ainsi ils seront rendus capable d'adorer le Seigneur en esprit et en vérité.

Loin de tous les types, figures, ombres, et voiles, avec des institutions humaines, et des ordonnances d'hommes, de vaines cérémonies et superstitions, dans lesquelles Dieu ne prend point plaisir, qui ne sont d'aucun profit ; car la Vie s'est levée ; « le voile qui couvre tous les peuples, et la couverture qui est étendue sur toutes les nations », est déchiré ; la nuit s'en est allée ; le jour est venu, il a paru dans la Luminosité ; les ombres ont disparu, et le matin de la droiture est apparu ; le Fils de Dieu, qui a donné à son troupeau une compréhension, est venu, en qui résident la vie, les bénédictions, et la consolation éternelle ; Qu'Il fait reposer sur son peuple pour toujours.

SECTION IV

Comment Tous Peuvent Sortir de l'Apostasie
et Devenir Membres de la Véritable Église,
l'Épouse de l'Agneau, Qui est en Dieu

Jusqu'à présent, quand Dieu apparaissait, ou qu’Il se manifestait pour les enfants des hommes dans tous les âge, par des ombres, des figures ou d'autres apparences extérieures, le mauvais esprit, la semence du serpent, le malfaiteur  prenait toujours la forme de la chose, lorsqu’il a fait sa réputation.

Les Juifs avaient les types, les chiffres, et les ordonnances de la première Alliance, et ils se sont opposés à Christ, la Lumière et l’Alliance Éternelle, et aussi à ceux qui Le prêchaient et qui le publiaient. Et lorsque le nom de Christ s’est répandu à l’extérieur, de faux apôtres et des ouvriers trompeurs, qui étaient ennemis de la Croix, et de la Puissance de Dieu, ont prêché un Christ de discorde et d'envie, et pour un gain honteux [l'argent] ; et par des pratiques méchantes ils ont rendu le nom de Chrétien odieux parmi les païens, et, par leurs actions impies, ils ont amenés le digne nom par lequel les saints sont sauvés, à être blasphémé.

Lorsque l'apôtres rassembla beaucoup de ceux qui avaient cru, et qu'il les installa dans l'ordre de l'évangile, et que cet ordre ainsi que la conversion des saints sont devenu bien considéré, de faux apôtres et des ouvriers trompeurs se sont levés ; et alors que les apôtres et les saints se rassemblaient dans des maisons, de faux apôtres se sont glissés dans leurs maisons, et ils avaient la forme de piété mais en reniaient la puissance ; et ils ont du se détourner de telles gens, selon l'exhortation de Paul à Timothée.

Dès lors que la véritable Église s'est enfuit dans le désert la fausse église est devenue visible, pour s'asseoir en tant que Reine sur les eaux, les nations et les peuples ; d'autres choses furent incorporés qui n'avaient pas été instituées par Christ ni par les Églises primitives ; et le monde s'est égaré dans ces choses, dans la nuit de l'apostasie, dans laquelle le culte a été établit en partie selon celui des Juifs, en partie selon celui des païens, et en partie selon les inventions de ceux qui étaient dans l'apostasie ; eux étant corrompu, et les Écritures ayant été perverties chaque jours, pour confirmer toute cette tromperie.

Plusieurs ont jugé que, le fait d'abandonner les anciennes pratiques superstitieuses et de reprendre la forme et la pratique de manière extérieure, comme ce fut aux temps des apôtres, c'est sortir de l'apostasie. Mais sachez tous ceci, que le culte et le service que Dieu exige à présent, et le seul dans lequel Il se manifestera Lui-même, est celui dans l'Esprit ; que tous les peuples doivent attendre, de sorte qu'ils puissent sortir de la nuit de l'erreur, et être témoins du rétablissement de l'épouse de l'Agneau.

Maintenant, une mesure de l'Esprit de Dieu est donnée à chacun en vue de l'utilité commune, qui, alors que l'Esprit veille, Il montre ce qu'est le péché, la transgression, les anciens cultes, et les transformations de tromperies, et Il conduit ceux qui croient, hors de ce qui est pollué, à Christ, le fondement sûr, et la puissante puissance de Dieu ; et Il les amène à connaître la paix de Dieu, et la bonne volonté pour tous les hommes. Cela même qui ramènera tous ceux qui croient, tous doivent l'attendre, t témoigné qu'il est manifesté dans leurs coeurs, et le recevoir. Ceci fera sortir les hommes de l'apostasie ; mais sans ceci ils ne peuvent ni en sortir, ni voir la fin de ces choses qui doivent être abolies ; car seule la puissante puissance de Dieu, doit être témoignée et reçue par chaque homme qui viennent pour être une pierre vivante de la sainte cité, un fils vivant de la femme libre, et un véritable membre de la Jérusalem Céleste, qui est d'en haut.

Ces paroles sont fidèles et vraies ; et bienheureux sont ceux qui les entendent, les croient, et les reçoivent.

Le but de ce site web est de montrer comment être
libéré du péché
en bénéficiant de la puissance transformatrice de Dieu à travers la croix,
qui mène à l'union avec Dieu dans son Royaume.