La Croix Manquante pour la Pureté


 

L'AMOUR des Premiers Quakers

Je vous donne un commandement nouveau,
que vous vous aimiez l'un l'autre ;
comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l'un l'autre.
A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples,

si vous avez de l'amour entre vous.

Jean 13:34-35


En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit ;
et vous montrer que vous mes disciples [véritables fidèles].

Jean 15:8

Ainsi vous les reconnaîtrez à leurs fruits.
Mat 7:20

Le fruit de l'Esprit est l'amour,
la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté,
la foi, la gentillesse [douceur, humilité], et la maîtrise de soi.
Gal 5:22-23

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Je me rappelle en 1980, lorsque je recherchais des preuves dans l'histoire Chrétienne de choses qui se rapprocheraient de ce qui est écrit dans la Bible, en amour et en puissance. J'ai trouvé un livre, appelé Les Écrits des Premiers Quakers, qui n'avait pas été écrit par les Quakers, dans lequel il était écrit que les hommes des tout premiers Quakers s'écrivaient des lettres entre eux, exprimant leur amour les uns envers les autres- chose qu'ils disaient unique dans toute leur recherche historique. Ce fut ce qui me poussa à creuser plus profondément dans le registre des premiers Quakers. Les Lettres exposés plus bas sont une réflexion de l'amour Chrétien que tous les frères et soeurs en Christ ressentent les uns pour les autres- un amour pur, propre, et saint qui se témoigne par leur véritable Chrétienté. Un amour qui n'est possible que lorsque l'esprit égoïste d'une personne est morte sur la croix intérieure du renoncement à soi-même, Afin d'être remplacé par l'Esprit d'Amour, tout comme cela était la requête de Christ pour ses disciples et pour ceux qui voudraient suivre Ses enseignement et ses paroles : pour qu'ils soient remplis du même amour que le Père avait accordé à Jésus Lui-même :

Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux. Jean 17:26.

Et Christ a également déclaré que cet amour divin, surpassant tous ce qu'il y a dans le monde, serait la marque de ses disciples, c'est ainsi que le monde les reconnaîtrait :

Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l'un l'autre ;
comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l'un l'autre.
A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. Jean 13:34-3

Quand vous ajoutez leur amour les uns envers les autres, à leurs persécutions, et que vous considérez la puissance qu'ils démontrèrent - alors leur authenticité ne se questionne pas. Et aussi, par conséquent, c'est leur promesse de perfection et de pureté, car celui qui amène le salut dévoile leurs péchés, et c'est le même qui les délivre.

Concernant le soins que prenaient les Quakers' pour les Amis à l'intérieur de la société : les veuves, les orphelins, les malades, les pauvres, ceux qui étaient en prison, les vieillards, les jeunes ; ils étaient tous pris en charge par les Quakers. Si une assemblée était surchargée par les dépenses de soins, les autres assemblées à travers le Pays et même outremer pouvaient leur venir en aide. Les soins pour les leurs étaient si complets, « qu'il n'y avait aucun mendiant parmi eux », et lorsqu'un Gouvernement local découvrait qu'ils pourvoyaient à de l'aide, ce qui faisant partie des l'obligations du gouvernement de fournir de l'aide, le gouvernement laissait soudainement tomber leur opposition envers les assemblées et les réunions. Du Journal de George Fox, « Les Juges et les officiers avouèrent que nous faisions là leur travail, ils se retirèrent paisiblement et avec bienveillance, rendant justice aux coutumes des Amis. »

Concernant leurs soins envers tous les hommes : extrait du Journal, « Parfois il pouvait y avoir environs deux cents parmi les pauvres venant de l'extérieur (non-Quakers) pour venir et attendre jusqu'à ce que se termine la réunion, (car tous le pays savait que nous nous occupions des pauvres) ; et après la réunion, les Amis faisaient chercher du pain chez le boulanger et donnaient à chacun de ces pauvres un pain, si nombreux qu'ils fussent ; car on nous avait appris à "faire du bien à tous" ; spécialement à ceux qui appartenaient à la foi." »

La Lettre de James Parnell aux frères et soeurs de Londres,
écrite à la Prison où il mourut,
il fut le premier des 869 Quakers du début à mourir en prison.


(Commentaire de l'Éditeur de ce site : Alors qu'il y a plusieurs autres écrits Quaker pour comparer, Je n'en ai découvert aucun qui surpasse la beauté des paroles, l'encouragement, et tout spécialement l'amour transmit dans ces lettres par James Parnell.)

À mes chers Amis, frères, et soeurs de la ville de Londres.

Pour vous qui êtes transportés, mon amour provenant de la vie qui coule. Vous qui êtes transportés et renouvelés dans le coeur et la pensée ; [Être transporté c'est être dans le Royaume], vous qui êtes séparés et rachetés de parmi les enfants de ce monde, et des pollutions ainsi que des abominations dans lesquelles ils vivent. En vous sont établit les oeuvres de la nouvelle création, là où demeure la justice. Vous êtes beaux à l'intérieur, et vous êtes parés à l'intérieur, et vous êtes décents à l'intérieur, et vous êtes lavés et purifiés à l'intérieur par le sang précieux de l'Agneau, avec qui vous êtes crucifiés ; vous qui êtes en Lui ; vous qui vous êtes vêtu des vêtements de noce, et qui êtes conviés à la table du Seigneur, et participants de la sainte union.

Oh, vous qui êtes bénis par le Seigneur, vous les bébés, les enfants du Très Haut, qui demeurez dans la pureté et régnez en majesté, qui avez établit et placés Son trône dans vos coeurs. En vous se trouve ma joie et mon grand délice. Oui, Je me souvient de vous, alors que vous étiez jeunes et naissants, mais dans l'attente du Seigneur, vous avez renouvelés vos forces, et des plus remplies est ma joie pour vous ; et vous êtes devenues précieux à mes yeux, vous êtes les Juifs intérieurs, de la circoncision du coeur, rachetés des tributs, des langues, des langages et du peuple, vous qui êtes parvenu à la Jérusalem Céleste, là afin d'adorer le Père en esprit et en vérité, vous qu'Il a choisi pour porter Sa sainte image qui a été tellement défigurée dans le monde, et en vous afin d'exalter, et glorifier Son nom dans la sainteté au milieux des païens, et de ceux qui ne le connaissent pas, maintenant en ce jour, où Il visite la terre avec jugement, et avec miséricorde, et avec son pouvoir tout puissant, pour appeler les habitants à rendre leurs comptes. Et béni êtes-vous, qui avez répondu à Sa voix ; vous chanterez, et vous vous réjouirez, alors que les autres pleureront, et se lamenteront, et hurleront ; quoique votre part [présentement] parmi eux soit les souffrance, le mépris, les moqueries, les dérisions, les calomnies, les insultes, les persécutions, la flagellation, et les emprisonnements ; mais vous avez apprit à voir ces choses comme des richesses, vous qui savez que le consolateur est en vous, et que votre rédempteur vie avec vous. Je me réjouis de toutes ces choses, étant maintenant devenu participant d'elles. Je ne suis pas inconnu pour vous ; ma voix vous la connaissez depuis longtemps. Oh combien je désir voir vos visages, mais en cela je suis restreint pour un temps ! Ma vie est liée aux coeurs de bon nombre d'entre vous, ce qui fait que je ne peux vous oublier, même si mon corps demeure dans des liens étroits ; mais l'étroitesse sera brisée, quand il aura perfectionné SA louange en eux, Lui qui est mon unique gardien et mon supporter.

Oh, vous tendres colombes, qui êtes assis sans aucun mensonge dans votre bouche ! Oh, combien je suis ravis par l'amour pour vous, lorsque je vous regarde en esprit ! Vous qui avez renoncés jusqu'à la mort, par la famine, par l'épée, et par le feu ; et qui avez patiemment soumit votre volonté à celle du Père, et qui avez volontairement sacrifiés vos convoitises ainsi que vos attachements ; votre foi vous est imputés à justice ; et le Dieu en qui vous avez donné votre confiance en qui vous avez cru, vous rendra riches en Lui, et vous donnera la substance incorruptible, et un héritage qui ne disparaîtra jamais. Dans la mesure où vous pouvez apposer vos sceaux à sur ce qui est écrit pour vous.

Mais certains ont écoutés les mauvais esprits, qui ont apportés de mauvaises nouvelles du bon monde ; et ceux qui sont retournés en Égypte et qui se sont liés avec les magiciens là afin de durcir le coeur de Pharaon contre les innocents, et remplir la bouche des païens avec des discours blasphématoires. Mais laissez-les aller ; « que celui qui est souillé se souille encore » ; car Il vient rapidement, et Sa rétribution est avec Lui pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre. Mais toutes choses concourent au bien de vous, qui demeurez dans la foi, qui n'êtes pas ébranlés par les vents qui soufflent ou la tempête qui fait rage contre vous, qui surveillez la main de la Providence en toute ces choses, qui amène le bien hors du mal à vous les enfants de Dieu, qui demeurez dans la vérité, et qui n'êtes pas égarés.

Ainsi, donc que vous avez goûtés, senti, connut et expérimenté de Lui, alors ayez confiance en Lui, et demeurez dans votre confident sur, qui a été crée en vous par Sa parole ; et soyez comme des lumières dans ce monde de ténèbres en parole et en conversation, qu'en toutes choses vous puissiez être approuvé par [l'Esprit] du Père dans votre conscience, comme des enfants fidèles et obéissants, chacun dans la vocation où vous avez été appelés, afin que vous puissiez obtenir le prix que se trouve à la fin de votre course. Oh, levez vos têtes et regardez vers le Père, et voyez comme Il vous a attendrit, et comment son amour envers vous s'est attendrit tout au long, Lui qui ne vous a pas laissé sans instructeur ni sans les soins des pères, qui ont veillés sur vous avec grands soins. En grand amour et tendresse je suis attiré vers vous mes petits, qui jaillissez de la racine de la vigne, parce que vous portez l'image de mon Père. Longtemps j'ai attendu pour vous écrire, et récemment j'ai reçu une ouverture[les ayant vu en Esprit] de vous, ce qui m'a amené à vous visiter avec cette épître ; car souventefois vous avez été dans ma mémoire, mais il ne m'était pas possible d'écrire. Et maintenant vous devez me lire dans cet amour, qu'aucune langue ne peut exprimer, et dans cette épître qui est écrite dans vos coeurs, sans papier ni encre, par l'immortelle Parole de vie, et là vous saurez qu'il y a mon nom.

Ainsi, que le Seigneur Dieu Tout Puissant, le gardien d'Israël, vous couvre de son ombre, et que dans Sa sainte présence Il vous garde purs et innocents, pour que vous puissiez manifester Sa louange sur la terre, et faire resplendir Sa louange sur la terre, et briller comme des fils et des filles de Sion ; dans la protection béni dont je vous engage, et me repose avec vous, qui suis assujetti aux liens extérieurs selon la volonté des hommes pour la cause de la Semence innocente, mais en liberté avec les fidèles, dont je suis appelé :

James Parnell

Écrit au Château de Colchester,
Le 12ième de 1er Mois, 1656

(Au moment d'écrire ces lignes, peu de temps avant sa mort, James Parnell avait 19 ans, ayant été ministre pour Christ les trois précédentes années, durant lesquelles il a engendré spirituellement de nombreuses personnes. Son mémoire est disponible sur ce site. La force de ses écrits, non seulement témoigne de son amour, mais aussi de son évidente scolarité par le Maître, Christ.)

Lettre de la part d'Isaac Penington à un Ami

CHER AMI,

J'ai toujours eu un amour pour toi, et un sentiment profond du sérieux travail de Dieu sur ton coeur, et les désirs honnêtes de ton âme envers Lui. Et, le fait que le Seigneur te garde toujours en vie, au milieux d'une si grande et languissante faiblesse, est merveilleux à mes yeux, et, J'espère, a une tendance à un honneur certain à Son nom, et du bien pour vous. Je me suis souvent questionné au sujet des retards te concernant, et j'étais heureux de comprendre la raison de mon questionnement, par une lettre de ta propre main ; à la lecture de celle-ci dans le sentiment retiré de mon coeur, J'ai senti se lever l'amour pour toi, et souffler au Seigneur pour toi ; et, Oh ! que tu puisse pleinement sentir, et être lié à la semence de vie, la semence du Royaume, que notre Seigneur Jésus-Christ, aux jours de sa chair, n'a pas dédaigné prêcher. Oh mon cher Ami ! Ne laisse aucune partie de ta vie se croire être au-dessus de la semence, mais qu'elle repose entièrement dans la semence elle-même, dans ton attente du Seigneur pour sa venu en toi, et dans tes sentiments. Oh, qu'est-ce qui devient de chair, individuel, et pharisaïque, quand ceci vit dans le coeur ? Ma religion, dont je béni quotidiennement mon Dieu pour cela, a commencé dans cette semence ; alors que je l'ai senti pour la première fois, et qu'avec discernement j'ai su que cela venait du Seigneur, pour Lui étaient mes pleurs : Oh c'est cela que j'ai longuement désiré et attendu ! Oh en cela mon âme est unit à toi pour toujours ! Ceci est le cadeau de Ton Fils de Ta part, la grâce de Ton Fils, la vérité de Ton Fils, la vie de Ton Fils, l'Esprit de Ton Fils ! Je ne désire rien de plus, que de n'être rien en moi-même, que Lui puisse être tout en moi ; et, ce que je reçois et témoigne, ce que je sent que le Seigneur Jésus-Christ a fait pour moi ici, personne ne le sait, ni ne peut savoir, seulement ceux qui ont senti la pur puissance de l'Esprit de vie, et qui furent conduit par elle dans la même expérience sainte et bénie.

Ah ! Le péché n'a pas part ici, dans cette semence béni ; mais il en est exclut, par la vie et la puissance qui est plus fort que lui. Ici, Christ est établit dans l'âme, d'une vérité. Ici, les vêtements noirs de l'injustice, (oui, et de l'homme soi-disant juste aussi), sont enlevés ; et à sa place le vêtement est revêtu. Ici, la sainte image est amenée en avant dans le coeur, même l'image du cher Fils, qui partage la nature divine du Père. Ici, l'âme est nouvellement crée en Christ Jésus. Ici, n'est rencontré aucune tromperie d'aucune sorte, mais uniquement la vérité venu de Dieu, de même que la véritable vie, la lumière, la vertu, la puissance, du Seigneur Jésus-Christ, comme étant concrètement tombées dans vos coeurs, et comme étant efficacement opérationnelles, comme jamais ne pourra jamais l'être la puissance du péché. [La victoire sur le péché et la mort].

O ! Puisse-tu quotidiennement discerner ceci, et le sentir grandir en toi de plus en plus, et mourir à toutes notions, même des choses célestes elles-mêmes, hors de cela ; afin que ton âme puisse pleinement vivre dans la vie, l'Esprit, la puissance du Seigneur Jésus-Christ ; et que rien d'autre que la vie, l'Esprit, et la puissance, puisse vivre en toi ; pour la gloire de Dieu le Père, et pour la grande joie et le bonheur de nos coeurs en Sa présence ! Amen.

Ton Ami, dans l'amour sincère et véritable de la semence céleste et éternelle.

I. P.

13ième jour du douzième mois, 1678

Extrait d'une Lettre de William Edmundson,
à Margaret Fox,
écrite à Dublin, le 7ième jour du 9ième mois, 1672.

Chère Margaret Fox :

Que j'aime et estime, et que j'honore dans l'immuable vérité bénie, en laquelle consiste notre maintien et notre bien-être éternel, et en laquelle mon tendre amour et ma vie vous salut. Et cher Margaret, ceci vous donnera un compte rendu de notre voyage en Amérique.........
... et dans le Long Island et le Shelter Island Je rencontrai notre mari à nouveau. Il allait très bien, et je ne l'ai pas vu aussi en forme et de bonne humeur depuis plusieurs années, nous en étions très heureux....
.. Ainsi cher Margaret, avec mon véritable amour pour vous et les vôtres dans la vérité éternelle, je reste votre ami véritable et votre frère.

W Edmundson

De William Penn, Fondateur de la Pennsylvanie, Écrits de l'Amour Quaker

(Tiré de la remarquable Introduction de William Penn au Journal de George Fox)

L'amour des Quakers les uns pour les autres a suscité des remarques de toute sorte de la part des gens à leur égard : « Ils vont se réunir, ils vont s'entraider et adhérer ensembles. » Alors qu'il est normal d'entendre, « Voyez comment les Quakers s'aiment et comme ils prennent soins les uns des autres. » D'autres moins tempérés diront, « Les Quakers n'aiment personne d'autres qu'eux-mêmes. » Et si l'amour les uns pour les autres, et avoir une communion intime dans la religion, et un soins constant pour rencontrer et adorer Dieu et d'aider les autres est une marque du Christianisme primitif, ils possédaient cela en abondance, béni soit le Seigneur.

Mais ils aimaient aussi leurs ennemis, car Christ enseigna et enseigne à aimer nos ennemis : Ceci ils l'enseignèrent et le pratiquèrent ; car ils ne cherchaient jamais à se venger pour les préjudices qui leurs était faits, et blâmer une vengeance comme pour un esprit non-chrétien. Mais ils pardonnèrent gratuitement, oui, aider et soulager ceux qui avaient été cruel avec eux. Ils pardonnaient et aidaient, même lorsque c'était en leur pouvoir de de se venger ; dont plusieurs exemples pourraient être démontrés ; s'efforçant de surmonter toute injustice et oppression, et prêchant la doctrine comme des Chrétiens afin que d'autres la suivent.

Alors que les Quakers ne recherchaient jamais la vengeance, le Grand Dieu du Ciel exerçait souvent Sa vengeance. cliquez ici

Un Extrait du Témoignage de Thomas Ellwood pour Isaac Penington

Je suis poussé en mon esprit à écrire quelques lignes également concernant mon cher amis décédé ; pour qui, Je le confesse, Je suis amené, et en quelque sorte engagé, par la double obligation d'affection et de gratitude. Je l'aimais, et cet amour était entièrement, et j'en suis certain, très mérité ; car en effet il était digne de l'amour de tous les hommes, mais plus particulièrement du miens, envers qui il fut abondamment aimable ; car le jour où il plut au Seigneur de réveiller mon âme, et de m'appeler hors des pollutions de ce monde, par respect pour l'adoration et la conversation, (pour laquelle je devint la risée de mon pays, dédaigné et méprisé de mes amis et connaissances, et aussi en quelque sorte rejeté, exposé au monde comme si c'était pour être devenu différent), combien je fus bien accueillit par lui ! Oh combien affectueusement me reçu t-il ! Combien merveilleux furent les soins qu'il me prodigua ! Combien tendrement et comme un père veilla t-il sur moi, afin que je ne puisse être amené à reculer, ou en tout cas trahi de la simplicité de la vérité, alors que je la reçu ! Et comment pourrai-je oublier son amour, ou laisser ses nombreuses gentillesses s'échapper de mon esprit ! Oh non ; le souvenir de lui m'est agréable, et je ne peut penser à lui sans éprouver de plaisir. Car en tant qu'ami, je l'aimais véritablement ; comme un père, (car comme tels furent les soins qu'il me prodigua), je le respectais ; comme un aîné, je l'honorais, et cela, (comme il le méritais bien), d'un double honneur. Mon esprit étais vraiment unis au sien ; oui, mon âme était liée et jointe à la sienne dans la sainte alliance de la vie, que la mort n'a pas pu dissoudre. Par conséquent ayez quelque peu d'indulgence envers moi, Je vous supplie, qui que vous soyez, sous les yeux desquels pourraient tomber ces lignes, si je prend la liberté d'exprimer mon sentiment envers mon bien-aimé ami ; en qui, si je semble quelque peu particulier, sachez que ma relation avec lui était ainsi.

Un Amour si Fort,
qu'Ils Étaient Volontaires pour Aller en Prison à la Place de leurs Frères


L'amour qui existait aux sein des premiers Amis était si fort, que lorsqu'un Ami subissait un long et pénible emprisonnement, les autres Amis pouvaient aller voir les autorités, et offrir de les remplacer en prison et de payer l'amende nécessaire pour leur liberté. Un événement fameux parmi les nombreuses offres, fut l'offre fait au Lord Protecteur Oliver Cromwell, de prendre la place de George Fox en prison. L'un d'entre eux alla voir le Lord Protecteur, Oliver Cromwell, et lui offrit d'être emprisonné à Doomsdale à la place de George Fox. Le Protecteur, frappé par ce geste fraternel, regarda à ses sujets autour de lui et leur demanda : « Lequel d'entre vous voudrait en faire autant pour moi s'il m'arrivait d'être dans la même situation ? » Et bien que Cromwell n'eut pas accepté l'offre des Amis, disant qu'il ne pouvait pas faire cela, car cela était contraire à la Loi ; quand même, ce geste d'amour vint puissamment sur lui en tant que véritable geste d'amour.


Ci-dessous se trouve la lettre de Humphrey Norton à George Fox, lui faisant part de l'offre. Du Cambridge Journal :

Humphrey Norton à George Fox 1656

Cher George Fox :

Toi, dont la beauté et la grâce des paroles ne peuvent être exprimées. Je suis poussé à t'écrire ceci et m'abandonnant librement à l'amour de la semence ; et l'amour de la semence qui repose sur toi, pour t'adresser ce message. Le 17ième jour du mois dernier, J'avais été dans l'attente du Seigneur. Dans ma vie, tu es apparut. Depuis lors, j'eus sur moi ce lourd fardeau de faire quelque chose en ce qui te concerne ; et maintenant mon attirance fait que j'en suis à cet endroit. Puisque tu es le prisonnier d'Oliver [Cromwell, le dirigeant de l'Angleterre], Il m'est maintenant nécessaire de lui offrir mon corps en échange de ton corps en prison, et je suis prêt à faire cela même au prix de mon sang. Si tu reçois mon offre dans cette lettre, et que tu considère cette offre faite avec sagesse, et que tu me laisse ainsi me présenter devant lui avec la somme de tes injustes souffrances et de tes amendes à payer, de sorte qu'il n'aura aucunes excuses, et je serai libre de ce qui est exige de moi. Tu es précieux et privilégié ; répond-moi vite, car je vois la grande nécessité pour toi d'être libre. J'étais l'un des premiers à être à Swarthmore, et dans ce réunions il y en avait beaucoup qui parlaient et qui priaient, et un chant qui ne ressemblait à rien de ce que j'ai pu entendre jusqu'à maintenant ; et de même que l'illumination qui était au-milieu d'eux, que je vis et senti. Je ressent le besoin de te faire part de cela à toi ainsi qu'à James Naylor, à vous deux ces choses vous suffisent, (et leur raison et la différence de cela et de Kendall). Le manque de votre présence à Israël repose sur moi. Jusqu'à ce que je reçoive de vos nouvelles, mes paroles sont très sincères, moi, Humphrey Norton suis prêt à remettre ma vie à la volonté du Père,
                        et par Sa puissance, suis prêt à procéder à ce que j'ai mentionné dans cette lettre.
Londres. ce 4ième du 2ième
        mois (1656)

Du Journal de George Fox, parlant des persécutions sous Cromwell :

Maintenant c'était un temps de grande souffrance ; et plusieurs Amis étant en prison, et plusieurs autres Amis se sentaient conduit à aller au Parlement, afin de se proposer eux-mêmes pour aller en prison où se trouvaient leurs Amis, de sorte que ceux qui étaient déjà en prison puissent en sortir, et ne pas périr dans ces prisons puantes. Ceci nous le faisions dans l'amour de Dieu, afin qu'ils ne puissent pas mourir dans les prisons ; et par amour pour ceux qui les y jetaient, afin d'éviter qu'ils ne répandent le sang des innocents sur leurs propres têtes ; sachant que ce sang allait crier au Seigneur, et qu'Il déverserait Sa colère, Sa vengeance, et des plaies sur eux.

Lettre de Richard Farnsworth à Margaret Fell :

La lettre suivante, adressée à Margaret Fell par Richard Farnsworth, à quelques mois près, suivant sa conversion, pourrait servir à démontrer l'amour et l'intérêt soutenu qu'il avait pour son établissement dans la vérité :

Balbie, Yorkshire, 12ième mois, 1652

CHÈRE SOEUR :

efforce-toi de demeurer dans le conseil du Seigneur, qui retiendra tous ce qui peut-être exalté, et ne te contraindra pas à te conformer à rien d'autre qu'à ce qui est pur. Oh ! sois fidèle à ce que tu connais ; et demeure parfaite dans la volonté de Dieu ; et le Seigneur te gardera, en Lui dans Sa puissance et à chaque endroit Il t'armera de Son amour et de Sa puissance. Reste dans Son conseil, et cela dévoilera toutes les concertations de l'ennemi ; et dispersera toutes imaginations, et ne permettra pas qu'elles prenne place en toi, en étant simplement obéissante à Lui. N'aime pas le monde, mais recherche ce qui pourrait t'amener à l'obéissance pur à Lui qui est pur ;  et en demeurant dans la pur crainte, Il ôtera toute crainte servile, et ne permettra pas de te mêler au monde pour quoi que ce soit ; mais tu sera gardée dans l'obéissance au Seigneur dans ce qu'exige ; car la crainte du Seigneur conserve le coeur pur ; et cela te gardera pur, et ouverte à recevoir les enseignements du Père. Oh ! reste ferme dans la liberté avec laquelle Christ t'a affranchi, et elle te protégera des embrouillements du monde ; la fin de ce qui est ta préservation, en demeurant dans le conseil du Seigneur, Lui qui est le Puissant Conseiller, l'éternel Prince de Paix ; qui te conduira et te guidera dans le Royaume éternel du Père, là où il y a Paix, joie, repos, quiétude et assurance pour toujours ! Abandonne-toi entièrement au Seigneur, ce qui te permet de demeurer dans la fidélité et la pureté ; et que le Dieu Tout Puissant te garde, ainsi que tous le reste de tes chers amis, dans la puissance de Son amour, et dans la puissance de Sa vérité, et de Sa volonté parfaite ; de sorte que tu puisse te fortifier tout au long de ta croissance, et être établie dans la vérité éternelle ; et que Lui seul puisse en être glorifié, Lui qui est le Seigneur des seigneurs, et le Roi des rois ; à Lui soit la gloire, l'honneur et la louange, et les remerciements, pour toujours et à jamais ! Amen.

J'ai reçu ta lettre, ce qui m'a beaucoup réjouit. Quand ta lettre, amenée par James et George, m'est parvenue, J'étais alors allé en direction de Derbyshire, où j'ai rencontré l'assemblé d'une église. Je suis allé à bon nombre de service depuis que je t'ai quitté. Les Amis sont courageux et fortifiés, ils ont rencontrés de grandes oppositions ainsi que des persécutions ; mais tout est en position ; l'ennemi est grandement silencieux ; et le Seigneur continu bien Son oeuvre, pour Sa louage ; à Lui seul soit la gloire, et l'honneur, pour toujours et à jamais !

Ma chère, l'amour dans le Seigneur se présente de Lui-même à vous tous, à ton fils George, à tes filles, et à tous tes domestiques dans la vérité de Dieu ; et puisse le Seigneur tous les amener à croître dans la vérité, afin qu'Il puisse être exalté au milieu de vous tous. Vous tous mes chers coeurs, prisez l'amour et la miséricorde du Seigneur, et demeurez fixés sur votre croissance, dans ce qui est éternel ; et que l'amour éternel et la puissance du Seigneur vous garde tous dans la fidélité envers Lui de ce que vous connaissez. Conservez votre croix, et ainsi croîtra la pureté. Le plus sur chemin est celui de la croix ; prenez votre croix chaque jours ; efforcez-vous d'être guidés par cela même qui crucifie votre propre volonté, et cela amènera toute futile parole, pensée et geste au jugement en vous ; et ainsi le vieil homme sera crucifié, avec ses penchants et ses convoitises ; et vous y trouverez le Seigneur assis en tant que raffineur, afin de juger tous l'ancient levain, la vieille nature ; et ainsi le nouvel homme sera relevé ; et Christ, la puissance de Dieu, gouvernera et régnera en vous avec justice, Lui qui est le Roi des saints ; à Lui seul soit toute la louange et les remerciements à jamais ! Amen !

Richard Farnsworth

De William Caton à Margaret Fell

Oh ! l'amour qui abonde en ce jour parmi nous, particulièrement dans cette famille ! et Oh ! la fraîcheur de la puissance de Dieu, qui était alors au milieu de nous ; et le zèle pour Lui et sa volonté, le réconfort et le rafraîchissement que nous avons par Sa présence, la proximité et la tendresse qui se trouve parmi nous, les uns envers les autres, les ouvertures et les révélations que nous avions alors ! Mon coeur est touché par ce souvenir d'eux et de cette journée là.

William Canton

Il écrit encore dans son Journal :

Mon Amie spéciale Margaret Fell, l'épouse du Juge, en voyant ma condition, ne fut pas disposée à me permettre d'aller à l'école plus que je n'étais libre, mais m'incita à rester à la maison afin d'enseigner ses enfants, et de l'accompagner lorsqu'elle se rendait à l'étranger, et d'écrire pour elle, ce qui fut, pour moi, un agréable moment. Après que j'eus quitté l'école, Je fus vraiment exercé à l'écriture des choses précieuses et salutaires qui ont trait à la vérité ; ainsi j'en vint à avoir de bonne occasions pour converser avec les Amis, dans lesquels la vie de justice commença à bourgeonner et ainsi éclore, puis de grandir dans l'amour et l'unité, avec eux mon coeur fut excessivement touché ; et je désirais beaucoup être un avec eux en cela, de sorte que par ceci je puisse partager avec eux, car mon âme se réjouissait de cela, et en cela, bien au-delà des plaisirs et des réjouissances de ce monde transitoire...

Oh ! l'amour qui en ce jour abondait parmi nous, particulièrement dans cette famille moi et la fraîcheur de la puissance du Seigneur Dieu, qui alors, était parmi nous ; et le zèle pour Lui et pour Sa vérité, le réconfort et le rafraîchissement que nous recevions de Sa présence, - la proximité et la tendresse se trouvant parmi nous les uns envers les autres, - les ouvertures et les révélations que nous recevions alors ! J'avoue être moi-même insuffisant au plus haut point pour déclarer ces choses ; ni ne tenterai-je maintenant de les décrire ; car alors je pourrais en faire un beaucoup plus grand volume, que je ne le puis maintenant ; mais, mon coeur est touché par ces souvenirs d'eux, de ce jour-là.

En ces jours les réunions étaient excessivement précieuses pour nous, à tel point que certains d'entre nous, généralement, passaient du temps tous les soirs dans l'attente du
Seigneur ; oui, souvent après que le reste de la famille soit allés se coucher : et, oh ! le réconfort et le rafraîchissement que nous avions ensembles, et les bénéfices que nous en récoltions, comment pourrai-je déclarer cela ! Car si nous avions subi la perte, aux jours où nous étions à l'étranger, de nos affaires et tous cela, alors nous fûmes rétablis à nouveau en grande mesure, à travers l'amour, la puissance, et la miséricorde de notre Dieu, qui abondait beaucoup en nous.

Éloge de Francis Howgill Envers son Ami Bien-Aimé, Edward Burrough :

Lorsque son cher ami et compagnon prédicateur, Edward Burrough, mourût à la prison de Newgate plus tôt, alors Francis Howgill rendit ce merveilleux et puissant témoignage qui suit : [ce qui, en même temps est une descriptions des accomplissements de Francis]

Les jours, ou les mois, ou les années, épuiseront-ils ton nom, comme si tu n'avait jamais été ! Oh non !
Tes nobles et vaillantes actions, et les puissantes oeuvres que tu as forgé
par la puissance de celui qui t'a séparé de la matrice, ne survivront-elles pas dans les générations à venir ! O oui !
Les enfants qui ne sont pas encore né, auront ton nom dans leurs bouches,
et tes oeuvres témoigneront de toi, dans les générations, qui ne sont pas encore là, et te diront béni.
Est-ce que ta vie s'en est allée telle le bout brûlé d'une chandelle ? Oh Non !
Tu as pénétré le coeur de beaucoup, et la mémoire du juste vivra pour toujours ;
et sera renommé à jamais parmi les enfants des hommes.
Car tu en as tourné beaucoup vers la justice,
et tu brille comme une étoile de Dieu dans le firmament de la puissance de Dieu, pour toujours et à jamais ;
et ceux qui y sont déjà, te verront là, et s'en réjouiront,
bien que tu soit parti d'ici, et que l'on ne puisse plus te voir dans la mutabilité ;
ta vie et ton esprit courront parallèlement avec l'immortalité.
Oh, Edward Burrough !
Tu ne peut être en deuil de toi,
déjà comme quelqu'un qui n'a pas d'espoir ou de foi,
et sachant et en ayant un témoignage parfait de ton bien-être dans mon coeur, par l'Esprit du Seigneur ;
déjà ton absence est grande, et les années à venir connaîtront un un manque de toi.
Ne me lamenterai-je pas tout comme fit David pour un homme moindre que toi, même pour Abner qui,
dans la colère il périt par la main de Joab, sans juste raison, bien qu'il fusse un homme vaillant ?
David se lamentait sur Abner, et dit, Abner mourut-il comme meurent les insensés ? (Oh, Non ! il fut trahi dans sa vie.)
de même as-tu été dépossédé de ta vie par la main de l'oppresseur, dont leurs habitations sont remplies de cruauté.
Oh, ton âme, n'entre pas dans leurs secrets,
car ils auront exigé ton sang des mains de ceux qui ont soif de prendre ta vie ;
et il aura crié comme celui d'Abel qui était dans la foi ;
ainsi en est-il de toi, il pèsera autant qu'une lourde meule attachée à leur cou,
qui les écraseront, et seront comme des vers qui rongent, et ils ne mourront pas.
Quand je pense à toi, Je fond en larme de véritable tristesse ;
et à cause du besoin que l'héritage du Seigneur a de toi, ma substance en est comme dissoute.
Ne dirai-je pas comme David a dit au sujet de Saül et de Jonathan, lorsqu'ils furent tués au mont de Gilboa,
la beauté d'Israël est tué sur les hauts lieux ;
de même que toi qui fut asphyxié dans les trous puants, et les prisons, ainsi que tous ceux qui étaient précieux aux yeux du Seigneur :
et certainement précieux était-tu pour moi, oh cher Edward ;
Je suis dans la détresse pour toi mon frère, très agréable as-tu été à mon endroit,
et mon amour pour toi était merveilleux, surpassant l'amour d'une femme :

Oh, toi dont l'arc n'a jamais fait défaut, dont l'épée jamais n'a été taché du sang de personne ;
par le massacre du puissant ;
ce qui fait que les nations et les multitudes tremblent par la parole de vie qui est dans ta bouche.
Tu fus très redoutable devant les ennemies du Seigneur, car tu étais tranchant comme un rasoir.
Et alors que la semence de Dieu fut amené de l'avant, tes paroles coulaient comme de l'huile, et tes lèvres comme un rayon de miel.
Tu sera inscris parmi les vaillants d'Israël, qui parvinrent au premier degré,
par la puissance du Seigneur, qui, en ton jour, oeuvra puissamment en toi,
et tu as été digne d'un double honneur, à cause de tes oeuvres.
Tu étais expert dans le maniement de l'arme,
et par toi le puissant est tombé,
et les victoires du Seigneur furent nombreuses.
Beaucoup ont été transpercés au coeur par la puissance de la parole de la vie ;
et par les brasiers du feu de ta vie qui sortaient de ta bouche,
qu'en de nombreux bosquets, et parmi beaucoup de bruyères et d'épine ils en virent à s'allumer,
et dévora beaucoup de chaume qui encombraient le sol, et souillaient la terre.
Oh, combien certain fut le son de ta trompette !
Et combien grande fut l'alarme que tu fit retentir en ton jour,
qui produit une grande détresse parmi la multitude d'incirconcit !
Quel homme si vaillant, même Goliath de Gath, n'aurait pu rivaliser avec ton courage,
alors que beaucoup méprisèrent ta jeunesse !
Et comment t'aurai-je vu avec ta fronde et ta pierre, (détestant les armes de guerre), blesser le puissant !
ce qui avait paru méprisable aux partisans du dragon, tout comme l'os de la mâchoire d'un âne,
avec cela tu as tué des tas de Philistins, tel Samson.
Tu as mis la main sur le marteau du Seigneur,
et souvent tu as enfoncé des clous dans la tête des ennemis de l'Agneau, comme Jael fit à Sisera ;
et combien de pierre brute as-tu polis et équarri, et rendu convenable pour la bâtisse de Dieu ;
et combien de bois noueux as-tu taillé en ton jour, qui ne fut pas convenable pour le bâtiment de la maison de Dieu.
Oh, toi prophète du Seigneur,
tu sera inscrit pour toujours dans le livre de vie de l'Agneau, parmi ceux qui sont trouvés dignes par le Seigneur,
qui ont suivit l'Agneau à travers de grandes tribulations,
comme tous ceux qui peuvent témoigner pour toi depuis le tout début ;
et qui, à la fin ont réussi,
et ont été trouvés dignes de se tenir avec l'Agneau sur la montagne de Sion, la montagne de Dieu ;
tel que je t'ai souvent vu,
et ton coeur bien accordé telle une harpe, pour louer le Seigneur, et pour faire retentir son grand salut ;
qui, mainte fois a rendu joyeux les coeurs de ceux qui ont cru,
et fortifié leur foi et leur espérance.
Bien, tu es au repos, et retourné dans le faisceau de la vie ;
et je sais que les larmes coulaient de tes yeux, non parce qu'il y avait de la tristesse en toi :
car nous savons que tu as témoigné que les vieilles choses s'en étaient allés, et qu'il n'y avait point de malédiction,
mais que les bénédictions étaient déversés comme la pluie sur ta tête, et la paix comme une puissante averse,
et que les problèmes étaient loin de ta demeure ;
alors que dans l'homme extérieur les problèmes l'environnent de tous côtés,
et que tu as eu un grand partage de cela, pour la cause de l'évangile, (bien qu'étant jeune), en ton temps, plus que bon nombres ;
mais maintenant tu es libéré de cela, et tu as obtenu un nom par la foi, avec les saints dans la lumière.
Bien, avait-tu plus à perdre que ta vie pour le nom de Jésus dans ce monde ? Non ;
et afin de sceller le témoignage que tu as accompli avec ton sang,
comme tu as souvent dit en ton jour, ce qui demeurera comme une couronne sur toi pour toujours et à jamais.

Et maintenant tu est libéré des tentations de celui qui avait le pouvoir sur la mort ;
et de tes ennemis extérieures, qui te haïssaient à cause de l'amour qu'il y avait en toi ;
et tu te tiens à la droite de Dieu, où il y a joie et plaisir à tout jamais dans la lumière éternelle ;
ce dont tu as souvent témoigné, selon la parole de prophétie qui est dans ton coeur,
qui t'avait été donné par le Saint-Esprit ;
et pour cela tu repose dans la perfection, dans la beauté de la sainteté ;
tout de même je ressent ta vie, ton esprit comme étant présents, et comme en étant en union avec, et en eux,
au-delà de toutes choses crées et visibles assujetties aux mutations et aux changements ;
et ta vie entrera dans les autres, pour rendre témoignage de la même vérité allant d'éternité en éternité ;
car Dieu a suscité, et suscitera des enfants à Abraham, de ceux qui jadis étaient comme des pierres mortes ;
Son pouvoir est Tout-Puissant, grand dans Son peuple parmi leurs ennemis.  

Par ces expressions sublimes Francis Howgill fit l'éloge funèbre de son Ami bien-aimé Edward Burrough. Il y a des parties de ce site dédiés à Francis Howgill et Edward Burrough.

Lettre de William Penn à Stephen Crisp, un autre Quaker,
alors que Penn mit le cap pour la Pennsylvanie la toute première fois :

Chère Stephen,

Nous le savons l'un comme l'autre. Je n'ai pas besoin de t'en dire beaucoup ; mais je tiens à te dire ceci, que ton adieu demeure avec moi, ou plutôt ton amour à l'heure de mon départ. Combien innocent, combien tendre, tout comme le petit enfant dépourvu de malice. Le Seigneur bénira ce sol, (Philadelphie). J'ai également reçu ta Lettre qui m'a été d'un réconfort ; car nombreuses sont mes épreuves, mais encore moindre que mes ressources provenant de mon Père Céleste, de qui je recherche la gloire ; et assurément Stephen, il y a assez de travail à faire, et de pièce dans lesquelles oeuvrer. Sûrement que Dieu y viendra pour prendre part dans cette oeuvre d'ensemencement, et que le levain fera lever la masse en son temps. Je ne crois pas que la providence du Seigneur à courut de cette manière vers moi, mais qu'Il a une fin céleste et un service en cela. Ainsi avec Lui je quitte tout, et moi-même, et toi, et Son cher peuple.

William Penn

Lettre de George Fox pour toutes les réunions des Quakers dans le Monde :

Chers et tendres Amis,

Mon amour est pour vous tous dans la vérité de Dieu ;
mes prières et les désires de mon âme s'adressent à Dieu,
pour que vous puissiez demeurer dans la simplicité de la vérité en Christ Jésus,
en grandissant dans la puissance de Sa résurrection,
et en étant rendu conforme à Son image,
et en ayant la communion avec Lui dans ses souffrances ;

et que tous vos coeurs puissent être liés ensembles dans l'amour,
et en un seul esprit à Dieu,
et que vous soyez gardés hors de ce monde mauvais,de ces coutumes, de ces tendances,
de ces paroles, de ces oeuvres, de ces manières, de ces ordonnances, et de ces commandements,
tous cela va périr, tous ce que le monde retient d'un esprit charnel,
et l'homme charnel pratique ces choses.
Car tous ce qui est vu d'un oeil charnel, est charnel.
Voyez si vous trouvez quelque chose dans votre entendement qui soit rendu manifeste,
qui soit éternel, pour guider vos esprits hors de toutes choses externes,
qui se flétrit, et se fane.
Car la croix est pour la pensée charnelle ;
vos pensées charnelles allant dans les choses charnelles et mondaines,
ou vos yeux et vos convoitises vont dans la terre,
où se trouve l'insouciance, l'imprudence, la colère, l'amertume, et la présomption,
alors la langue ira aléatoirement et à sa guise ;
et et celui qui n'a pas le pouvoir de retenir sa langue, sa religion est vaine,
et l'esprit de légèreté l'emporte.
Mais la lumière intérieure, qui vous convainc,
vous montrera, lorsque la pensée ira ainsi ;
et vous montrera votre croix quotidienne, qui consiste à crucifier cette pensée charnelle ;
car la pensée charnelle pense à ce qui est charnel ;
et la croix est réservé à la volonté de l'homme,
car celle-ci n'entrera jamais.

Par conséquent ne donnez pas libre cours à vos volontés,
ne vous attardez pas ni de vous préoccuper
par des paroles inutiles et insouciantes, ou ce genre de choses,
car elles vous voileront, et attireront vos pensées loin de Dieu.
Mais restez à l'intérieur.
Et lorsqu'ils diront, « Il est ici, » ou « là c'est le Christ »,
n'en croyez rien ; car Christ est au dedans de vous.

Et ce sont des séducteurs et des antichrists,
essayant d'éloigner vos pensées de l'enseignement qui se trouve au dedans de vous.

Car la mesure est à l'intérieur,
et la lumière de Dieu est à l'intérieur,
et la perle est au dedans de vous, cachée ;
et la parole de Dieu est à l'intérieur de vous,
et vous êtes les temples de Dieu ;
et Dieu a dit, qu'Il demeurerait en vous, et marcherait en vous.
Et alors quel besoins avez-vous d'aller vers les idoles' les temples qui se trouvent à l'extérieur de vous ?
La véritable Église(les saints) se trouve en Dieu ;
mais l'imitation de l'église est dans le monde, en dehors de Dieu.
Les séducteurs sont dans le monde ;
les antichrists et les trompeurs sont dans le monde,
et les faux prophètes sont dans le monde ;
et la convoitise est dans le monde ;
et toute hypocrisie, et toute hérésie,
et toute dissimulation, et toute orgueil,
et toute recherche d'honneur se trouve dans le monde ;
et celui qui recherche cela, est du diable.
Et toute futilité, de geste de folie, et toute légèreté, vaine conversation,
qui semblent inconvenant, sont dans le monde.

Par conséquent laissez tomber toute souillure
et excès de malice,

et craignez Dieu, et donnez-Lui gloire,
et n'adorez pas la bête ;
car la bête et le faux prophète doivent être jetés dans l'étang de feu.
Les vraies figures ainsi que les types étaient extérieures,
et visible à l'oeil extérieure et à la pensée ;
mais la pensée charnelle se doit d'être enlevée, et détruite.
Car les figures typifient la substance ;
quand la substance est venu,
les figures ont été enlevés, et les types prirent fin.
Et les (fausses) imitations de Christ et de Dieu se trouvent dans le monde ;
et les vaines adorations du monde sont des adorations de la bête,
et ne sont pas de Dieu.
Car « Dieu est Esprit ;et celui qui l'adore,
doit l'adorer en esprit et en vérité. »

La nature bestiale qui se trouve dans l'homme et la femme retiennent la bête,
ainsi que ses coutumes et ses adorations ;
et les plaies de Dieu doivent être déversés sur la bête,
et sur tous ceux qui adorent la bête et le faux prophète.
Et ceux qui demeurent dans la vérité,
n'adorent pas la bête intérieurement, ni extérieurement,
mais renient toute adoration de la bête et des faux prophètes',
et ils adorent Dieu en esprit et en vérité.
Et ceux qui ne demeurent pas dans la vérité,
retiennent l'adoration de la bête, et des faux prophètes ;
et ceux qui agissent ainsi, auront leur part ensembles.
Les plaies seront déversés sur ceux-là.
Et vous qui connaissez Dieu,
demeurez dans la vérité, et pilez sur la tromperie ;
car Dieu seul sera glorifié.
À Lui soit la gloire et l'honneur pour toujours !
Amen.

George Fox

Lettre de Henry Fell (aucune lien avec) à Margaret Fox

Chère Margaret Fox

Ma très chère et bien aimée amie dans le Seigneur, que j'aime et honore. Votre Lettre du 1er mois 8ième jours 1672, Que j'ai reçu de Swarthmore, qui pour moi, était vraiment la bienvenue, et dont le conseil m'a été très approprié et tout comme le conseil d'une douce mère à son enfant. Je ne pouvais faire autrement que recevoir et louer ce conseil comme provenant d'une fontaine d'amour, que le Seigneur a ouvert dans vos coeurs. Je ressent vos soins, dont je sais qui m'ont été adressés pour mon bien-être et ma préservation, et ce, depuis le tout premier jours de ma conversion à la vérité béni du Seigneur. Si j'avais continué et demeuré fidèle dans la vérité, Je t'aurais en quelque sorte retourné ton amour et tes attentions envers moi, ce qui aurait d'une certaine façon réjouit et réconforté nos deux coeurs, et non la tristesse et la peine qu'il y a. Quoiqu'il en soit, ta récompense se trouve dans le Seigneur, qui (Je le crois) récompense et récompensera encore ton travail et ton amour en ton sein.

Chère amie, ce temps-ci mon amour est pour vous, dans ma mesure de la vérité et de l'éternelle Lumière de Jésus-Christ, l'alliance béni que le Seigneur a établit avec tous les peuples, qu'ils soient Juifs ou Gentils, libres ou esclaves. À la lumière tous doivent venir, dans laquelle tous doivent marcher, autrement ils ne peuvent connaître le Seigneur ou bien avoir communion avec Lui, ou la communion avec ses saints [dans l'esprit]. Ni que le sang de notre alliance éternelle ne peut-être connu, ou témoigné, ce sang qui nettoie et qui nous lave de tous péché et de toute injustice. Mais à cette lumière nous devons être assujettis, et lui obéir et marcher en elle, tout comme les Anciens prophètes le témoignèrent, disant : toutes les nations qui sont sauvés doivent marcher dans Sa lumière. Et cela fut semé pour le juste afin qu'il y marche, et c'est le sentier de l'homme juste, là où ne peuvent marcher et que jamais ne marcheront l'impie, le méchant, et l'injuste ; et donc ils sont mis à la porte de Dieu, avec qui il n'y a pas d'iniquité, là où les travailleur d'iniquités sont rejetés à jamais.

Béni soit le Nom du Seigneur, qui encore a ouvert un oeil en moi. Avec son infinie bonté et miséricorde, Il m'a laissé voir ma chute et ma perte en grande mesure ; et non seulement ma chute, mais la voie pour retourner vers Lui. Il m'a ramené dans cette voie avec mesure, et dans la guerre spirituelle contre ce qui me sépare de Dieu. Il m'a amené à m'attendre à Lui, dans les voies de ses jugements. Mon espérance c'est qu'Il me mènera à la victoire ; et que la captivité sera renversée ; ce qui m'a amené dans la captivité toujours conduit à la captivité, par la puissance de la semence bénie ( qui était l'ancienne promesse de briser la tête du serpent), par Christ-Jésus, qui à jamais a l'autorité de régner sur tout.

Oh, Je ne peut que me rappeler ce grand et merveilleux amour de Dieu pour toutes les pauvres âmes incluant la mienne ici dans cette île, en nous envoyant ses serviteurs et ses apôtres nous visiter, notamment George Fox et les autres avec lui. Oh, ce fut une visitation bénie d'amour envers nous, même pour réveiller mon âme qui était morte dans les péchés et le trépas ; mais qui est maintenant ressuscité par la puissance de l,évangile éternelle, par lequel l'aveugle recouvre la vue et que le sourd peut entendre, et que le mort peut-être relevé- même comme Lazare hors de la tombe. De sorte que mon âme à de grande raisons de louer et de magnifier le nom du Seigneur pour ses représentants[Fox et ses associés] dont les oeuvres d'amour du Seigneur ont été et seront récompensées pour toujours.....

Ainsi chère amie, je désire avoir souvent de tes nouvelles comme tu en aura l'occasion et la liberté car je suis heureux d'avoir de tes nouvelles à tous moments. Alors dans ma mesure de ta vérité bénie, mon amour te salut et te dit au revoir en demeurant

Ton Ami comme je demeure en celui qui est
un Ami pour mon âme
Henry. Fell.

Écrit en 1654 à la Barbade à la conclusion de la visite de George Fox dans l'île.

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