La Croix Manquante pour la Pureté


 



Les Femmes Qui Parlent et Qui Prêchent


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George Fox fut un ardent défenseur du rôle des femmes dans l'Église. La position de l'égalité de la femme fut la cause de nombreuse désertions à l'intérieur des rangs des Quakers du 17ième siècle. Mais c'est juste parce qu'une femme, Margaret Fox, allait défendre remarquablement les droits ainsi que les registres des femmes dans l'Église de Dieu ; une position qui se trouve encore sous les attaques de ceux qui prennent deux versets hors contexte comparé aux centaine du reste de la Bible.

Vous qui arrivez à cette page en croyant fermement que les femmes ne devraient pas parler dans l'Église, ne reculez pas avant d'avoir lu la section entière. Si vous la lisez avec impartialité, vous verrez où les instructions de Paul s'appliquent aux femmes insoumises, qui ne sont pas encore sous le contrôle du Saint Esprit de Dieu ; et les nombreux, nombreux exemples scripturaires, cités ci-dessous, de ces femmes spirituellement matures, contredisant complètement l'application de l'instruction de Paul aux femmes en générale. Vous devez y voir la différence qui est grandement apparente. Ainsi les instructions de Paul peuvent se voir limiter aux femmes immatures, insoumises* et être compatible avec le reste de la Bible, qui témoigne et fait l'éloge des nombreuses, nombreuses femmes spirituellement matures, qui prophétisaient, prêchaient, enseignaient, réprimandaient, exortaient, jugeaient, et qui instruisaient- et oui, même les hommes. Car personne, ni homme, ni femme était supposé parler dans un service d'adoration Quaker, à moins que cela ne soit demandé par le Saint-Esprit. Il n'y avait aucun discours venant de la pensée charnelle ; chaque parole provenait de l'Esprit de Dieu ; tous prophétisaient ; hommes et femmes, telle qu' incité et avec les paroles provenant de l'Esprit de Dieu. Voyez Guide d'adoration pour ce qui est des écritures qui supportent le fait de parler, prêcher, chanter ou prier uniquement sous la conduite de l'Esprit.

*Fox citait à plusieurs reprises que Paul avait écrit au sujet des femmes indisciplinées. Longtemps après avoir écrit cette page web, en 2008, je reçu ce message fort et ferme provenant de la voix du Seigneur : « il n'y a plus de bienséance chez ces femmes indisciplinées ; ne pensez pas que vous êtes mieux ». J'attire l'attention sur le fait que c'était l'une des déclarations les plus fortes, et les plus fermes que j'avais entendu de la part du Seigneur ; c'était un commandement clair, sans aucun si, et, ou de mais. Ça fait longtemps que je crois ma femme être mon égale spirituelle, ainsi il semble que cela s'adresse à ces femmes que que je rencontrerai dans le futur, qui ont été changées par le Seigneur d'insoumises qu'elles étaient, à soumises par l'Esprit de Dieu : car tous ceux qui sont conduits [ en obéissance aux commandements entendu] par l'Esprit de Dieu, ils sont fils de Dieu, mâle ou femelle.

Dans 1 Cor 11:13, Paul dit : Mais chaque femme qui prie ou prophétise. Prophétiser ce n'est pas seulement prédire le futur ; c'est parler pour l'édification, et l'exhortation, et le réconfort. 1 Cor 14:3. Ici Paul montre que les femmes qui leur prophétisent, c'est à dire qui leur parlent à partir des incitations et enseignements du Saint-Esprit, parlent dans l'Église. Prophétiser c'est parler en présence d'auditeurs qui sont intéressés par ce qui est dit- des femmes parlant dans l'église, mais parlant sous le contrôle de l'Esprit. Ceci prouve que la restriction de Paul, ( se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi ; Et si elles veulent apprendre quelque chose, qu'elles interrogent leurs propres maris chez elles, car il est honteux pour une femme de parler dans l'assemblée. 1 Cor 14:34-35) s'applique seulement aux femmes qui étaient nouvellement initiées dans l'Église, toujours sous la Loi, dont les langues n'étaient pas sous l'Esprit de Dieu. De plus Paul nous dit que, homme ou femme, jusqu'à ce qu'ils suivent les commandes de l'Esprit, ils sont tous deux quand même soumis à la Loi : Mais si vous êtes conduis par l'Esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Gal 5:18.

Les actes démontrent plus loin que les femmes prophétisaient (parler pour l'édification, l'exhortation, et le réconfort.
1 Cor 14:3) : « Et il arrivera, après cela, que je répandrai mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards songeront des songes, vos jeunes hommes verront des visions. »

La plus longue Lettre de l'entière collection de George Fox, Épître No. 320, défend le rôle de la femme dans l'Église de Dieu, en citant toutes les femmes dans la Bible qui sont employées par Dieu. Également sur cette page, George Fox a une excellente défense en faveur de l'égalité de la femme en Christ, en conclusion des lettres de Margaret Fox.

Venant de la voix du Seigneur :

« Les femmes sont profondément victime de discrimination. Dans mon Église ils ne font qu'un, tout deux mâle et femelle sont un en Christ ; Paul parlait des femmes indisciplinées, nouvellement initiée. Vous les verrez apporter le ministère en puissance et en mon nom. La main est sur le cou afin de les guider dans l'humilité et de la garder humbles. Je suis d'accord avec vous ; l'humilité devrait être vu et non entendu, et pas plus que cela ne s'adresse aux individus qui ne peuvent contrôler leur langue et et dont l'ego n'est pas mort. »

Je trouve les Lettres de Margaret Fox, ci-dessous, vraiment très belles, plus que convenable, et entièrement appropriées ; une déclaration fière, mais humble du droit de parler et d'enseigner de la femme, Christ étant le même dans le Juif ou le Grec, mâle ou femelle. Si vous les lisez de manière impartiales, avec un esprit ouvert, elles toucheront votre âme avec un amour et un respect pour les femmes en générale, et en particulier celles en Christ.

Les Femmes
Justifiées, Démontrées, et Autorisées par les Écritures,

Toutes celles qui Parlent par l'Esprit et la Puissance du Seigneur Jésus.

Et Comment les Femmes Furent les Premières à Prêcher les Nouvelles de la Résurrection de Jésus, et Furent Envoyées par le Commandement de Christ, Avant Son Ascension Vers le Père.
Jean 20. 17

Au temps de ces écrits, Margaret portait le nom de son mari décédé, le Juge Fell. Trois ans après l'écriture de ces lettres ci-dessous, soit onze années après la mort de son premier mari, Margaret Fell épousa George Fox et devint Margaret Fox ; leur mariage était un commandement du Seigneur Jésus à George Fox. Elle s'était déjà établit en tant que Mère de l'Église, tout comme Fox était reconnu comme étant le père fondateur de la société.Elle passa un total de dix années en prison de plusieurs emprisonnements pour avoir tenu des réunions d'adorations dans sa propre maison et pour son refus de prêter serment, de jurer à la court.

par Margaret Fell -

Puisque ce fut une objection dans les pensées de nombreuses personnes, et qu'à maintes reprises ce fut objecté par le clergé, les ministres et autres, à l'en contre des femmes qui parlent dans l'Église ; et qu'en conséquence elles puissent être prises, qu'elles sont condamnées pour s'être ingérées dans les choses de Dieu. Le fondement de cette objection est prise à partir des paroles de l'apôtre, qu'il avait écrit dans son premier Épître aux Corinthiens, 1 Cor 14:34-5. Et aussi de ce qu'il a écrit à Timothée, 1 Tim 2: 11-12. Mais dans quelle mesure ils faussent les intentions des apôtres dans ces écritures, nous démontrerons cela clairement en temps et lieux. Mais dans un premier temps, laissez-moi déterminer comment Dieu Lui-même a manifesté Sa pensée et Sa volonté, concernant les femmes, et aux femmes.

Et premièrement, lorsque Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre : Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, Gen 1:27-29. Ici Dieu les unit ensembles dans sa propre image, et Il ne fait pas de telles distinctions et de différences comme le font les hommes ; car même si elles sont faibles, Il est fort ; et comme Il disait à l'apôtre, Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse.2 Cor 12:9. ET Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu`on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont,1 Cor :1-27-8. Et Dieu n'a fait aucune différence entre le mâle et la femelle, tel que le voudrait l'homme.

Il est vrai que, le serpent, qui était plus subtil que tous les autres bêtes des champs, s'approcha de la femme avec ses tentations, et avec un mensonge ; sa subtilité discerna en elle être le vase le plus faible, ou plus enclin à l'écouter, lorsqu'il dit, « Si vous en mangez, vos yeux s'ouvriront » ; et la femme vit, que le fruit était précieux pour ouvrir l'intelligence : à cet instant même, la tentation entra en elle, et elle en mangea, puis en donna à son mari, qui en mangea aussi ; et donc ils furent tout deux tenté dans la transgression et la désobéissance ; et par conséquent Dieu dit à Adam, (qui alla cacher sa nudité quand il entendit Sa voix ) « as-tu mangé du fruit de l'arbre, que je t'avais commandé de ne pas manger ?» Et Adam dit, « la femme que Tu m'as donné, m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé ». Et l`Éternel Dieu dit à la femme : « Pourquoi as-tu fait cela ? » La femme répondit : « Le serpent m`a séduite, et j'en ai mangé. » Ici la femme dit la vérité au Seigneur. Voyez ce que le Seigneur a dit, après avoir prononcé la sentence au serpent, « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. » Gen 3:15.

Puisse cette parole du Seigneur, qui était depuis le début, fermer la bouche de tous ceux qui  s'opposent aux femmes qui parlent dans la puissance du Seigneur ; car Il a mis l'inimitié entre la femme et le serpent ; et si la semence de la femme ne parle pas, c'est la semence du serpent qui parle ; car Dieu à placé l'inimitié entre les deux semences ; et il est évident que, ceux qui parlent contre la femme et sa semence qui parle, parlent de la bouche envieuse de la semence du serpent ancien. Et Dieu a accomplis Sa parole et Sa promesse, mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d`une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption. Gal 4:4-5.

D'ailleurs, il plut au Seigneur, lorsqu'Il mentionna Son Église, de l'appeler femme, par Ses prophètes, disant, Je te rappelle comme une femme délaissée et au coeur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, Ésa 54:6. Aussi, Jusque à quand seras-tu errante, Fille égarée ? Car l`Éternel crée une chose nouvelle sur la terre : La femme recherchera l'homme. Jér 31:22. Et David, quand il parlait de Christ et de son Église, il dit, Toute resplendissante est la fille du roi dans l'intérieur du palais ; Elle porte un vêtement tissu d'or. Elle est présentée au roi, vêtue de ses habits brodés, Et suivie des jeunes filles, ses compagnes, qui sont amenées auprès de toi ; On les introduit au milieu des réjouissances et de l'allégresse, Elles entrent dans le palais du roi. Psa 45.

Et aussi le roi Salomon dans son Cantique, où il parle de Christ et de Son Église, où elle appelle et soupire pour Christ, il a dit, Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Cant 1:8, et 5:9. Et Jean lorsqu'il vit un grand signe paraître dans le ciel, il vit une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c'était un grand dragon rouge, se tenant prêt à dévorer son enfant. Apo 12:1-3. Ici apparaît l'envie du dragon.

On pourrait ainsi démontrer encore plus, que l'Église de Christ est identifiée en tant que femme ; et que ceux qui parlent contre cette femme qui parle, parlent contre l'Église de Christ, et la semence de la femme, dont la semence est Christ ; c'est à dire, ceux qui parlent contre la puissance du Seigneur, et contre l'Esprit du Seigneur parlant dans la femme, simplement en raison de son sexe, ou parce qu'elle est une femme, ne  considérant pas la semence, ni l'Esprit, ni la puissance qui parle en elle ; ceux là parlent contre Christ et  contre Son Église, et ils sont issues de la semence du serpent, dans lequel habite l'inimitié. Et comme Dieu le Père n'a fait aucune différence, dans la première création, ni jamais depuis, entre le mâle et la femelle, mais toujours dans Sa bonté et Sa miséricorde, a eu soin des faibles. De même son Fils, Jésus-Christ, confirme la même chose ; lorsque les Pharisens vinrent à Lui, pour lui demander, s'il était permit à un homme de répudier sa femme ? Il leur répondit, « N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme et qu'il dit : C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » Mat 19:4-6.

Encore une fois, Jésus-Christ, quand Il vint dans une ville de Samarie, au puit de Jacob, là où se trouvait la femme de Samarie, que vous pouvez lire dans Jean 4. Comment il plut au Seigneur de lui prêcher l'évangile éternel ; et lorsque la femme lui dit, « Je sais que le Messie doit venir (celui qu'on appelle Christ) ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. » Jésus lui dit, « Je le suis, moi qui te parle. » Aussi Il dit à Marthe, lorsqu'elle a dit, Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. » Ici elle manifesta sa véritable foi salvatrice, que peu avait ce jour là pour croire ainsi en Lui. Jean 11:24-7.

Aussi cette femme, qui vint à Jésus avec un vase d'albâtre d'une précieuse huile parfumée, et, pendant qu`il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. Il est évident que cette femme en connaissait plus au sujet du pouvoir secret et de la sagesse de Dieu, que n'en connaissaient ses disciples, qui s'étaient indignés contre elle ; et par conséquent Jésus a dit, « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action à mon égard ; Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait. » Mat 26:6-13 et Marc 14:3-9. Luc disait plus loin, qu'elle était une pécheresse, qu'elle se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. Et lorsque Jésus vit le coeur du Pharisien qui l'avait invité à venir dans sa demeure, Il prit l'occasion pour parler à Simon, comme vous pouvez lire dans Luc 7 ; et Il se tourna vers la femme, et dit, « Simon, Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m`as point donné d`eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m`as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n`a point cessé de me baiser les pieds. Tu n`as point versé d`huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. » Luc 7:44-47.

Aussi, il y avait beaucoup de femmes qui suivaient Jésus de la Galilée, qui s'occupaient de Lui, et qui se tenaient non loin de Lui lorsqu'Il fut crucifié, Mat 27:55-56, Mark 15:40-41, oui, même les femmes de Jérusalem ont pleuré sur Lui, à tel point qu'Il leur dit, « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. » Luc 23:28.

Les douze étaient avec de lui et quelques femmes qui avaient été guéries d`esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d`Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l`assistaient de leurs biens.. Luc 8:2-3.

Ainsi  nous voyons que Jésus possédait l'amour et la grâce qui apparaissait dans les femmes, et Il ne méprisait pas cela : et par lequel il est cité dans les Écritures, qu'Il reçu autant d'amour, de bonté, de compassion, et de bon soins de la part des femmes, qu'Il en eut de la part des autres, au cours de sa vie, et aussi après qu'ils eurent exercés leur cruauté sur Lui ; car Marie de Magdala, et Marie la Mère de Jacques, se tinrent là où Il reposait ; Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre loin de l'entrée du sépulcre ? » Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Marc 16:1-4, Luc 24:1-2, et ils entrèrent dans le sépulcre, et comme a dit Matthieu, l'ange roula la pierre, et dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. » Mat 28:1-6. Maintenant Luc dit ainsi, voici, deux hommes leur apparurent, en habits resplendissants. Saisies de frayeur, elles baissèrent le visage contre terre ; mais ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n`est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu`il était encore en Galilée, et qu`il disait : Il faut que le Fils de l`homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu`il soit crucifié, et qu`il ressuscite le troisième jour. Et elles se ressouvinrent des paroles de Jésus. A leur retour du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux onze, et à tous les autres. Luc 24:1-10

Ce fut Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles qui dirent ces choses aux apôtres, qui tinrent ces discours pour des rêveries, et qui ne crurent pas ces femmes.. Notez ceci, vous qui méprisez la faiblesse des femmes, et vous vous considérez comme étant sages : mais Jésus-Christ n'est pas ainsi ; car Il utilise les faibles : car lorsqu'Il fut ressuscité et qu'Il rencontra les femmes, Il leur dit, « Je vous salue. Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : Ne craignez pas ; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c`est là qu`ils me verront. » Mat 28:9-10, Marc 16:9. Et Jean dit, qu'alors que Marie pleurait au sépulcre, que Jésus lui a dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Et alors qu'elle pensait que c'était le jardinier, Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Jean 20:15-17.

Notez ceci, vous qui méprisez, et qui vous opposez au message du Seigneur Dieu, qu'Il envoie par les femmes ; que serait devenu la rédemption du corps entier de l'humanité, s'ils n'avaient pas eu raison de croire le message que le Seigneur Jésus envoya par ces femmes, et de ce qui concerne Sa résurrection ? Et si ces femmes n'avaient pas ainsi, de leur tendresse, et leurs entrailles d'amour qui ont reçu de Lui la miséricorde, la grâce, le pardon des péchés, la vertu et la guérison ; ce que grand nombre d'hommes reçurent également ; si leurs coeurs n'avaient été à ce point unis et liés à Lui dans l'amour, qu'elles ne pouvaient s'en aller comme l'avaient fait  les hommes ; mais elles assirent à attendre et à veiller, pleurant à côté de la sépulture jusqu'au moment de Sa résurrection, et ainsi, elles étaient prêtes à porter ce message, comme il est manifesté, autrement comment donc les Disciples auraient-ils su, eux qui n'y était pas ?

Oh ! Que le Seigneur glorieux soit béni et glorifié ; car même si la sagesse de l'homme n'a jamais connu Dieu, cela permet au corps entier de l'humanité de dire qu'Il est toujours disposé à faire exception envers le plus faible ; mais la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. 1 Cor 1:25.

Et dans Acts. 18:24-26, vous pouvez lire comment Aquilas et Priscille, ayant entendu Apollos, le prirent avec eux, et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu, lui étant un homme éloquent et versé dans les Écritures ; toutefois nous ne lisons point qu'il méprisa ce que Priscille disait, parce qu'elle était une femme, comme le font plusieurs de nos jours.

Et maintenant, pour ce qui est des paroles de l'apôtre, qui sont la base de la grande objection contre les femmes qui parlent. Et premièrement, 1 Cor 14. Que le lecteur lise attentivement ce chapitre, et voyez la fin et la glissade des Apôtres disant ces mots : car les Apôtres sont là, exhortant les Corinthiens à l'amour, et à désirer les dons spirituels, et à ne point parler dans une langue inconnue ; et de ne point être des enfants dans notre compréhension, même si nous devrions être des enfants dans la malice ; mais dans la compréhension, être des hommes. Et que les esprits des prophètes soient assujettis aux prophètes ; car Dieu n'est point l'auteur de la confusion mais de la paix. Ensuite il dit, « que les femmes se taisent dans les assemblées ».

Où il apparaît clairement, que les femmes, autant que quelques autres qui étaient parmi eux, étaient dans la confusion. Car il dit, « Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l'édification. » Ici, il n'y a aucune édification, que la confusion. C'est alors qu'il dit : « En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète ;s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Église, et qu'on parle à soi-même et à Dieu. » Ici, on ordonne à l'homme, aussi bien qu'à la femme de garder le silence lorsque confus et hors d'ordre.

Mais l'apôtre dit plus loin,  mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi ; Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

Ici, l'apôtre manifeste clairement son intention ; car il parle des femmes comme étant sous la Loi, et comme cette transgression dans laquelle Ève était, comme ils étaient pour l'apprendre, de ne point parler publiquement, mais d'en parler en premier à leurs époux ; car c'était une honte pour elles de parler à l'Église. Et il apparaît, que de telles femmes parlaient parmi les Corinthiens, par les Apôtres qui les exhortaient dans la malice, la querelle et la confusion ; et il leur prêche la Loi disant, « Il est écrit dans la loi : C'est par des hommes d'une autre langue et par des lèvres d'étrangers que Je parlerai à ce peuple. » 1 Cor 14:21

*[Ici il y avaient les femmes grecs croyantes dans l'assemblée Chrétienne de Corinthe qui étaient toujours sous la Loi ! Oui, la Loi s'applique encore à tous les croyants jusqu'à ce qu'ils soient sous la conduite du Saint-Esprit ; la loi est notre pédagogue nous menant vers la foi, qui vient lorsque vous entendez la parole de Dieu dans votre coeur, que vous la croyez comme étant vrai, que vous croyez que c'est Dieu qui vous parle, et qu'alors vous obéissez à tous ce qui vous est commandé de faire - c'est ça suivre Christ, en entendant Son esprit qui vous parle et qu'alors vous lui obéissez. Les paroles que Christ vous dit sont Esprit et elles transmettent la vie ; la vie de Dieu, que ceux qui suivent (obéisssent à ses conduites) Christ reçoivent. Si vous êtes conduit par l'Esprit, vous n'êtes plus sous la Loi, Gal 5:18 ; ceux qui sont conduit par l'Esprit. Rom 8:14.

Venant de la Voix du Seigneur : « Il n'y a pas de Loi lorsque vous êtes sous le contrôle total de l'Esprit ; vous marchez dans l'amour dans l'obéissance tel qu'incité - vous ne marchez pas dans la chair restreinte. » Pour en savoir plus à ce sujet, voir : L'Obéissance est toujours requise.]

Et qu'en est-il à propos de ces femmes qui parlent ? Qui ont l'Évangile qui dure à toujours à prêcher, sur laquelle la promesse du Seigneur est accomplie, et Son esprit s'est déversé sur eux, selon Sa parole, Acts. 2:16-18. Et si les Apôtres était pour s'arrêter juste au moment où l'Esprit du Seigneur se déverserait sur eux, pourquoi a-t-il dit juste avant : « et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser successivement ? » Ici il ne dit point, que de telles femmes ne devraient pas prophétiser même si la révélation et l'esprit du Seigneur se déversait sur eux ; mais leurs femmes  étaient sous la Loi, la transgression, la querelle, la confusion et la malice ; car s'il voulait arrêter les femmes de prier ou prophétiser, pourquoi a-t-il dit, « Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef ; Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chefJugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. » 1 Cor 11:3-4, 11:11-13

Aussi cette autre écriture dans 1 Tim. 2:8-13. Où il exhorte que la prière et la supplication soit faite partout,en élevant des mains pures sans colère ni doute ; de même il dit, que la femme soit « vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux », Il a dit, « Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite ; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. »

Ici l'apôtre s'adresse particulièrement à une femme en rapport à son époux, pour lui être soumise, et de ne pas enseigner, ni lui usurper son autorité, et par conséquent il mentionne Adam et Ève. Mais exagérons cela à l'extrême, tel que le voudraient les opposants de la femme qui parle, soit, qu'ils ne devraient pas parler ni prêcher dans l'Église, dont il n'y a rien ici. Pourtant l'apôtre s'adresse à celles auxquelles il enseigne la manière de se vêtir, quoi porter, et quoi ne pas porter ; celles qui n'en sont pas à se vêtir modestement, et celles qui n'en sont pas encore à la gêne et la sobriété ; mais il les exortait à ne se parer ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux,et à celles là, de ne pas prendre de l'autorité sur l'homme, mais qu'elles écoutent l'instruction dans le silence avec une entière soumission, telles que deviennent les femmes qui professent la piété et les bonnes oeuvres.

Et que signifie tout ceci pour celles dont la puissance et l'Esprit du Seigneur Jésus sont déversés sur elles, et auxquelles le message du Seigneur Jésus leur est donné ? Doivent-elles s'abstenir d'exprimer la Parole du Seigneur, à cause de ces femmes indécentes et irrévérencieuses dont parle l'apôtre et auxquelles il s'adresse dans ces deux écritures ? Et comment sont les hommes de cette génération aveugle, qui apportent ces écritures, pervertissent les paroles des apôtres, et corrompent son sens en parlant d'elles ? Et par ces écritures, ils s'efforcent freiner le message et la parole du Seigneur Dieu à l'intérieur de ces femmes, en les condamnant et les méprisant. Si l'apôtre avait voulu faire cesser ces femmes de parler, et qu'il ne leur avait pas permis ; pourquoi a-t-il prié son fidèle collègue, de les aider, elles qui ont combattu pour l'Évangile avec lui ? Phil. 4:3. Et pourquoi donc tous d'un commun accord, ils persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus, Acts 1:14, s'il ne leur était pas permis, et qu'elles avaient l'union et la fraternité avec l'Esprit de Dieu, où que ce puisse être révélé, dans les femmes aussi bien que les autres ? Mais toute cette opposition, et ce démenti à propos de ces femmes qui parlent, a émergé du puit sans fond, et l'esprit des ténèbres, qui parle depuis plusieurs centaines d'années ensemble dans la nuit de l'apostasie, depuis que les révélations ont cessé et qu'elles ont été cachées. Et à un point tel, que l'esprit les a réduit et lié à l'intérieur des limites de ses entraves ; et ne tolère ainsi que personne ne parle ; si ce n'est ceux que l'esprit des ténèbres approuve, homme ou femme.

Telle fut la misère de ces derniers âges passés, aux temps du règne de la bête que Jean vit émerger de la mer et de la terre, alors qu'il se tenait sur le sable de la mer, elle avait sept têtes et dix cornes, Apo. 13. Dans cette grande cité de Babylone, qui est la femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de sa prostitution ; et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête, et ils adorèrent le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête ; et cette femme ivre du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus. Et ce fut cette femme, qui parla, usurpant l'autorité pendant plusieurs centaines d'années. Puissent les temps et âges passés témoigner combien furent tués et massacrés, au cours des âges et générations passés ; chaque religion et profession, (comme cela fut appelé) se tuant et s'assassinant entre elles, ne voulant pas s'unir. Et alors l'Esprit de vérité ainsi que la puissance de notre Seigneur Jésus Christ, fut perdu parmi celles qui ont fait cela. Et cette mère de prostituées s'est assise comme une reine, disant qu'elle ne verrait aucun chagrin. Mais cependant, ses jours furent longs, même de plusieurs centaines d'années ; car il fut donné à la Bête de continuer pendant quarante-deux mois, de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Et tous ceux qui ont habité la terre l'adorèrent, ceux dont le nom n'était pas écrit dans le Livre de vie de l'Agneau, immolés dès la fondation du monde.

Mais béni soit le Seigneur, car elle arrive à sa fin, son temps était de mille deux-cent ans, les ténèbres sont passés et la nuit de l'apostasie tire à sa fin, maintenant brille la véritable lumière, la lumière du matin, l'étoile brillante du matin, la Racine et la Descendance de David, Il se lève, Il se lève, gloire au plus haut à tous jamais ; la joie matinale vient, et la mariée, l'Épouse de l'Agneau, se prépare, comme une épouse se parant pour son époux ; Il lui a été accordé, de se parer de fin lin, pur et blanc ; et le fin lin est la justice des saints ; la Sainte Jérusalem descend du ciel, venu de Dieu, ayant la gloire de Dieu ; sa lumière est comme le jaspe, claire comme le cristal.

Telle est cette femme libre, de qui sont nées tous les enfants de la promesse ; non pas l'enfant de la servante, qui est Agar, dont les tendances aux disputes et à l'asservissement, répondant à  Jérusalem, qui est asservie avec ses enfants ; mais c'est la Jérusalem qui est libre, qui est notre Mère à tous. Donc cette servante et son fils, qui sont nés de la chair, ont persécuté ceux qui sont nés de l'Esprit, encore aujourd'hui. Maintenant la servante et sa semence sont pour être chassés, elles qui ont été gardées captives si longtemps dans l'asservissement et l'esclavage, dans un espace limité ; cette servante et sa couvée sont pour être chassés, et notre sainte cité, la Nouvelle Jérusalem, descend du ciel, et sa lumière brillera sur toute la terre, même comme le jaspe, claire comme le cristal, qui nous apporte la liberté, et la rédemption complète de toute sa semence ; telle est cette femme, l'image du Dieu Éternel, que Dieu posséda, possède et possèdera à tout jamais.

Beaucoup plus pourrait être ajouté dans ce sujet, autant de l'Ancien que du Nouveau Testament, où il est évident que Dieu ne fait aucune différence, mais donne son bon Esprit, comme il Lui plaît, autant à l'homme qu'à la femme, comme Débora, Hulda, Sara. Le Seigneur appelle par Son prophète Ésaïe, « Écoutez-moi, vous qui poursuivez la justice, Qui cherchez l'Éternel ! Portez les regards sur le rocher d'où vous avez été taillés, Sur le creux de la fosse d'où vous avez été tirés ; Portez les regards sur Abraham votre père, Et sur Sara qui vous a enfantés ; oui, l'Eternel va consoler Sion. » Ésa. 51:1-3. Et Il y avait aussi une prophétesse, Anne, restée veuve, et âgée de quatre vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière ;Étant survenue, elle aussi, à cette même heure,(lorsque le vieux Siméon prit l'enfant Jésus dans ses bras) elle louait Dieu, et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem, Luc 2:36-38. Et étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste qui était l'un des sept,il y avait quatre filles non mariées qui avaient le don de prophétie. Acts. 21:8-9.

Et que cela serve à arrêter cet esprit d'opposition qui veut limiter la puissance et l'Esprit du Seigneur Jésus, qui est versé sur toute chair, fils et filles, maintenant dans Sa résurrection ; et depuis que le Seigneur Dieu,dans la création lorsqu'Il fit l'homme à Son image, qu'Il les fit homme et femme ; et depuis que Jésus-Christ, comme a dit l'apôtre, est né d'une femme, et que la puissance du Très-Haut la couvrit de Son ombre, que le Saint-Esprit vint à elle, et que le saint enfant qui fut née d'elle fut appelée Fils de Dieu ; et que lorsqu'Il était sur terre, Il manifesta Son amour, Sa volonté et Son esprit, à la femme de Samarie, à Marthe,  Marie sa soeur, et à plusieurs autre comme il fut démontré ; et après Sa résurrection, se manifestant à elle en premier, même avant Son ascension vers le Père. Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala, Marc 16:9. Et ainsi le Seigneur Jésus s'est manifesté lui-même ainsi que Sa puissance, sans considérations de personnes ; que toute bouche voulant le limiter se ferme, Lui dont la puissance et l'Esprit sont infinis, et qui le déverse sur toute chair.

Ainsi en réponse à ces deux écritures, qui furent une pierre d'achoppement, dont les ministres des ténèbres en ont fait toute une montagne : mais le Seigneur retire tout ceci et le met hors du Chemin.

Margaret Fell
En l'Année, 1666
.

(Mis à jour à partir de son livre : Une Brève Collection de Passages Remarquables, Londres, 1710, pp. 331-344.)

Un Ajout de plus, en Réponse à l'objection au sujet des femmes qui gardent le silence dans l'Église :

par Margaret Fell -

Car il ne leur est point permis de parler, mais d'être obéissantes ; comme le dit aussi la Loi, Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église. Maintenant ceci comme Paul écrit dans 1 Cor. 14:35. ne fais qu'un avec ce qui est écrit dans 1 Tim. 2:11, Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission.

À cela je dis, si vous reliez ceci à toutes les femmes extérieures, alors il y avait plusieurs femmes qui étaient veuves, n'ayant aucun mari de qui apprendre ; et plusieurs étaient vierges, n'ayant aucun mari ; et Philippe avait quatre filles qui étaient prophétesses ; une telle chose serait méprisée, ce que l'apôtre n'a pas interdit. Et si c'était dirigé contre toutes les femmes, qu'aucune d'entre elles ne puisse parler, alors Paul se serait contredit lui-même ; mais il y avait de ces femmes auxquelles l'apôtre fait référence dans Timothée, qui devinrent capricieuses, farfouilleuses, bavardes, et qui râlent contre le Christ. Car Christ dans le mâle et la femelle est Un, Il est l'Époux et Son épouse c'est l'Église ; Et Dieu a dit, que Ses filles autant que Ses fils prophétiseraient  : et où Il a déversé Son esprit sur eux, là ils doivent prophétiser, même si les prêtres aveugles vous disent le contraire, et qu'ils refusent de permettre à ces saintes femmes de parler.

Et là où il est dit, Je ne permets pas à la femme de parler, comme le dit la Loi  : mais là où les femmes sont conduites par l'Esprit de Dieu, elles ne sont plus sous la Loi ; car Christ dans l'homme et la femme est Un ; et là où il est manifesté dans l'homme et la femme, Il peut parler ; car Il est la fin de la Loi pour la justice à tous ceux qui croient. Donc ici vous devez faire la distinction entre les femmes auxquelles il est interdit de parler, comme celles qui sont sous la Loi, ou qui ne viennent pas à Christ, ou qui ne possèdent pas l'esprit de prophétie : car Hulda, Miriam, et Anna,  étaient prophétesses, elles n'étaient pas interdites au temps de la Loi, car elles ont toutes prophétisé au temps de la Loi ; comme vous pouvez le lire dans 2 Rois 22. Ce que Hulda a dit au prêtre ainsi qu'aux ambassadeurs qui lui furent envoyés par le Roi, elle leur dit, Dites à l'homme qui vous a envoyés vers moi, Ainsi parle l'Éternel : Voici, je vais faire venir des malheurs sur ce lieu et sur ses habitants, selon toutes les paroles du livre qu'a lu le roi de Juda parce qu'ils m'ont abandonné et qu'ils ont offert des parfums à d'autres dieux, afin de m'irriter par tous les ouvrages de leurs mains, ma colère s'est enflammée contre ce lieu, et elle ne s'éteindra point. Mais vous direz au roi de Juda, qui vous a envoyés pour consulter l'Éternel : Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël, au sujet des paroles que tu as entendues, parce que ton coeur a été touché, parce que tu t'es humilié devant l'Éternel en entendant ce que j'ai prononcé contre ce lieu et contre ses habitants, qui seront un objet d'épouvante et de malédiction, et parce que tu as déchiré tes vêtements et que tu as pleuré devant moi, moi aussi, j'ai entendu, dit l'Éternel ; c'est pourquoi voici, je te recueillerai auprès de tes pères, tu seras recueilli en paix dans ton sépulcre, et tes yeux ne verront pas tous les malheurs que je ferai venir sur ce lieu.

Maintenant, voyons si l'un d'entre vous, prêtres aveugles, peut parler de cette manière, et voyez si ce n'est pas là un meilleur sermon que ce que n'importe lequel d'entre vous pourrait faire, vous qui êtes contre les femmes qui parlent. Et Ésaïe, qui alla vers la prophétesse, ne lui interdit pas de parler ou prophétiser, Ésa 8:3. Et n'était-ce pas prophétisé dans Joël 2, que les servantes prophétiseraient ? Les servantes ne sont-elles pas des femmes ? Considérez ceci, vous qui êtes contre les femmes qui parlent, comment dans les Actes, l'Esprit du Seigneur se déversa sur les filles autant que sur les fils. Dans le temps de l'Évangile, quand Marie se leva, et s`en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. Dès qu`Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit ; elle s`écria d`une voix forte  : « tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. Comment m`est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ? Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l`enfant a tressailli d`allégresse dans mon sein ;  heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. » Tel était le sermon d'Élisabeth concernant le Christ qui encore aujourd'hui est conservé. Et Marie dit : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu`il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ;  parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint ;  et sa miséricorde s`étend d`âge en âge sur ceux qui le craignent ;  Il a déployé la force de son bras ; Il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses ; Il a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles ; Il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches à vide  : Il a secouru Israël, son serviteur, et il s`est souvenu de sa miséricorde, comme il l`avait dit à nos pères, — Envers Abraham et sa postérité pour toujours. » N'êtes-vous pas redevables envers la femme pour ce sermon, d'utiliser ses mots, pour mettre dans vos prières populaires ? Et quand même vous interdisez aux femmes de parler.

Maintenant ici vous pouvez voir comment ces deux femmes ont prophétisé de Christ, et prêché mieux qu'on pu le faire dans cet âge ces prêtres aveugles, et mieux que dans cet âge-ci, regardant avec attention vers ces femmes pour faire usage de leurs paroles. Et voyez, dans le livre de Ruth, comment les femmes la bénirent aux portes de la ville, de la lignée duquel vint le Christ. Le Seigneur fait la femme qui vient dans votre maison comme Rachel et Léa, qui ont bâti la maison d'Israël ; que vous puissiez agir dignement en Euphrate, et être célèbre à Bethléhem ; que votre maison soit comme la maison de Pérets, que Tamar enfanta de Juda, de la semence que le Seigneur te donnera de cette jeune femme. Et béni soit le Seigneur, qui ne t'a pas laissé en ce jour sans parents, et son nom sera perpétué en Israël. Voyez aussi dans le premier chapitre de Samuel, comment Anna pria et parla dans le temple du Seigneur,Éternel des armées ! si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n'oublies point ta servante. Et lisez dans le deuxième chapitre de Samuel, comment elle se réjouit en Dieu disant : Mon coeur se réjouit en l'Éternel, Ma force a été relevée par l'Éternel ; Ma bouche s'est ouverte contre mes ennemis, Car je me réjouis de ton secours ; Nul n'est saint comme l'Éternel ; Il n'y a point d'autre Dieu que toi ; Il n'y a point de rocher comme notre Dieu. Ne parlez plus avec tant de hauteur ; Que l'arrogance ne sorte plus de votre bouche ; Car l'Éternel est un Dieu qui sait tout, Et par lui sont pesées toutes les actions ; L'arc des puissants est brisé, Et les faibles ont la force pour ceinture ; Ceux qui étaient rassasiés se louent pour du pain, Et ceux qui étaient affamés se reposent ; Même la stérile enfante sept fois, Et celle qui avait beaucoup d'enfants est flétrie. L'Éternel fait mourir et il fait vivre. Il fait descendre au séjour des morts et il en fait remonter ; L'Éternel appauvrit et il enrichit, Il abaisse et il élève ; De la poussière il retire le pauvre, Du fumier il relève l'indigent, Pour les faire asseoir avec les grands. Et il leur donne en partage un trône de gloire ; Car à l'Éternel sont les colonnes de la terre, Et c'est sur elles qu'il a posé le monde ; Il gardera les pas de ses bien-aimés. Mais les méchants seront anéantis dans les ténèbres ; Car l'homme ne triomphera point par la force : Les ennemis de l'Éternel trembleront ; Du haut des cieux il lancera sur eux son tonnerre ; L'Éternel jugera les extrémités de la terre. Il donnera la puissance à son roi, Et il relèvera la force de son oint.

Ainsi vous pouvez voir ce qu'une femme a dit, lorsque le vieux prêtre Eli pensait qu'elle était ivre ; et voir si l'un d'entre vous, prêtres aveugles, parlant contre ces femmes qui parlent, peut prêcher de cette manière ; qui ne peut faire un tel sermon comme cette femme fit, et quand même échanger les paroles d'une femme pour ceux des autres.

Et la reine de Séba n'a-t-elle pas parlé, celle qui vint à Salomon, et reçu la Loi de Dieu, l'a prêché dans son propre royaume, et a béni le Seigneur Dieu qui aima Salomon, et le plaça sur le trône d'Israël ; car le Seigneur aima Israël depuis toujours, qu'il a établi roi sur lui pour qu'il fasse droit et justice ? Et tel était le langage de la Reine de Séba.

Voyez quelles expressions glorieuses la reine Esther utilisa pour réconforter le peuple de Dieu, qui était l'Église de Dieu, comme vous pouvez le lire dans le livre d'Esther, qui procura de la joie et de l'allégresse dans le coeur de tous les Juifs, qui priaient et adoraient le Seigneur en tout lieux ; elle mit sa vie en péril allant,contrairement aux ordres du roi, lui parler dans la crainte et la sagesse du Seigneur, obtenant ainsi les moyens par lesquels elle sauva la vie du peuple de Dieu ; et Mardochée le Juste ne lui interdit point de parler, mais dit : Si elle avait gardé le silence sur ceci, elle et la maison de son père auraient été détruits. Et ainsi par la présente, vous prêtres aveugles, êtes contraires à Mardochée le Juste.

Également vous pouvez lire comment Judith parla, et quels gestes nobles elle accomplie, comment elle parla aux anciens d'Israël, leur disant : Chers frères, voyant que vous êtes les honorables anciens du peuple de Dieu, appelés à la mémoire de nos pères qui furent tentés dans les temps anciens, pour qu'ils puissent être éprouvés s'ils voulaient adorer Dieu correctement : ils doivent se souvenir aussi comment notre père Abraham, étant éprouvé à travers de multiples tribulations, fut trouvé ami de Dieu ; ainsi était Isaac, Jacob, et Moïse, ils plaisaient tous à Dieu, et sont restés fidèles dans la foi à travers de nombreux troubles. Lisez aussi sa prière dans le livre de Judith, comme les anciens lui ordonnèrent, disant, Tout ce que vous dites est vrai, aucun homme ne peut censurer vos paroles ; priez donc pour nous, car vous êtes une sainte femme, qui craignez Dieu. Donc ces anciens d'Israël, ne l'empêchèrent pas de parler comme vous, prêtres aveugles le faites ; pourtant vous êtes prêts à monnayer les paroles d'une femme, lui prendre ses textes et prêcher ses sermons ; et quand même vous vous écriez que les femmes ne doivent pas parler, qu'elles doivent être silencieuses. Donc vous êtes loin de la pensée des anciens d'Israël, qui louaient Dieu pour la parole d'une femme. Mais la Jézabel, la femme, la fausse Église, la grande prostituée, le babillage des femmes ignorantes et farfouilleuses,  sont interdites de prêcher, qui ont parlé et babillé depuis un long moment, sont interdit de parler par la véritable Église dont Christ est la tête ; ces femmes qui sont en transgression par rapport à la Loi, sont appelées  « femme » dans l'Apocalypse.

Et voyez plus loin comment la femme sage cria à Joab sur le mur, et sauva la ville d'Abel, comme vous pouvez lire, 2 Sam. 20. Comment dans sa sagesse elle parla à Joab, en disant, « Je suis une des villes paisibles et fidèles en Israël, et tu cherches à faire périr une ville qui est une mère en Israël ! Pourquoi détruirais-tu l`héritage de l`Éternel ? » Alors la femme alla vers tout le peuple avec sa sagesse ; et ils coupèrent la tête à Schéba, qui s'était élevé contre David, le oint du Seigneur : alors Joab sonna de la trompette, et tous le monde se dispersa en paix. Et cette délivrance survint par les paroles d'une femme. Mais les bavardes et les farfouilleuses sont interdit de prêcher par la vraie femme, dont Christ est l'époux, à la femme autant qu'à l'homme, tous étant compris dans l'Église. Et donc dans cette véritable Église, les fils et les filles prophétisent, les femmes oeuvrent à l'évangile : mais l'apôtre ne permet pas aux bavardes, farfouilleuses, et autres du genre d'usurper l'autorité de l'homme, celles qui ne veulent pas de Christ pour régner, ni pour parler dans l'homme et la femme ; ceux et celles dont la Loi ne permet pas de parler ; celles qui doivent apprendre de leurs époux. Mais de quels époux les veuves peuvent-elles apprendre, autre que Christ ? Et n'était-ce pas Christ l'Époux des quatre filles de Philippe ? Et ne peuvent-elles pas alors parler celles qui ont appris de leurs époux ? Mais la Jézabel, et les farfouilleuses, et la prostitué, qui rejette la révélation, il ne leur est pas permit, celles qui ne veulent pas apprendre de Christ. Et ceux qui sont en dehors de l'Esprit et de la puissance du Christ dans lequel se trouvaient les prophètes, ceux qui se trouvent dans la transgression, et ignorants des écritures. Et ceux là  sont contre les femmes qui parlent, et aussi contre les hommes qui prêchent ce qu'ils ont reçu du Seigneur Dieu ; mais ce qu'ils ont prêché, et ce qu'ils prêchent retombera sur leurs têtes, oui, sur la tête de la fausse église, le Pape ; car le Pape est la tête de la fausse église, et la fausse église est l'épouse du Pape. Ainsi, lui, et les siens et ceux qui viennent de lui, sont contre les femmes qui parlent dans la véritable Église, alors que lui et la fausse église sont appelés femme, dans Apo. 17 ; et alors ils sont dans la transgression, et veulent usurper l'autorité de l'homme, Jésus-Christ, et de Son Épouse aussi, et ils ne veulent pas de Lui pour régner ; mais le jugement de la grande prostituée vient. Mais, Christ qui est la tête de l'Église, la véritable femme qui est Son Épouse, en elle Ses filles prophétisent. Elles qui sont au dessus du Pape et de son épouse, bien au delà d'eux. Et ici Christ est la tête de l'homme et de la femme, qui peuvent parler ; et l'Église est appelée le sacerdoce royal ; donc la femme doit offrir la même chose que l'homme. Apo. 22:17. L'Esprit dit vient, et l'Épouse dit vient ; et donc l'Église n'est-elle pas l'Épouse ? et l'Église est-elle uniquement consisté d'hommes ? Vous qui reniez les femmes qui parlent, répondez à ceci : ne se compose-t-elle pas de femmes autant que d'hommes ? L'Épouse n'est-elle pas considérée comme l'Église entière ? Et L'Épouse ne dit-elle pas vient ? L'Épouse ne parle-t-elle pas à l'Époux, Jésus-Christ, l'Amen ? Et la fausse église ne tente-t-elle pas de fermer la bouche de l'Épouse ? Mais ce n'est pas possible ; car l'Époux est avec Son Épouse, et Il lui ouvre la bouche. Jésus-Christ, s'en va en conquérant et pour conquérir ; Il tue et massacre de Son Épée, qui est la Parole de Sa bouche ; l'Agneau et les saints auront la victoire, les véritables portes parole des hommes et des femmes sur le faux-orateur.

Margaret Fell

1666

(Mis à jour à partir de son livre : Une Brève Collection de Passages Remarquables, Londres, 1710, pp. 344-365.)

En 1669, soit onze ans après le décès de son mari, le Juge Fell, Margaret Fell épousa George Fox pour devenir Margaret Fox ; leur mariage était un commandement du Seigneur Jésus à George Fox. Elle s'était déjà établit en tant que Mère de l'Église, tout comme Fox était reconnu comme étant le père fondateur de la société.

En accord et dans l'unité de l'Esprit, ci-dessous est une Lettre de George Fox, écrite Duc de Holstein, qui avait bannit les Quakers pour avoir permit aux femmes de parler dans leurs assemblées :

Pour le Duc de Holstein ;
Que j'implore, dans l'amour de Dieu, de lire ce qui lui est envoyé dans l'amour.

Je comprend que jadis, vous eûtes été informé de par certaines personnes mal intentionnées, que lorsque Élisabeth Hendricks est venu à Frederickstadt dans le but de rendre visite aux gens appelés Quakers, « que ce fut là un scandale pour la religion Chrétienne, que puisse être ainsi toléré qu'une femme prêche dans une réunion publique, rassemblées dans un motif religieux ». Sur quoi vous donnâtes l'ordre aux dirigeants de Frederickstadt, « de faire en sorte que ces personnes quittent immédiatement l'endroit, ou de les expédier au loin ». Mais les dirigeants en question, étant Arméniens, et eux, ou leurs pères, ayant vécu la persécution en Hollande, il y a de cela à peine plus de soixante-dix ans, répondirent au duc « qu'ils n'étaient pas disposés à persécuter les autres par motif de conscience, considérant à ce compte la persécution comme étant anti-Chrétien ». Mais après cela, le peuple de Dieu, appelé avec mépris Quakers, vous a écrit de Frederickstadt ; et depuis ce temps, ils ont retrouvés leur liberté, leurs réunions se sont déroulées paisiblement au service et à l'adoration de Dieu durant presque ces vingt années, à Frederickstadt et ses environs, librement sans harcèlement ; cette liberté qu'ils ont reconnu comme étant une faveur et une bonté de votre part.
 
Et maintenant,Ô duc, vous professez la chrétienté du grand et puissant Nom de Jésus-Christ, qui est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, ainsi que les saintes écritures de Vérité de l'Ancien et du Nouveau Testament, ne faites-vous pas usage de beaucoup de paroles venant des femmes de l'Ancien et du Nouveau Testament lors de vos service et adorations ? L'Apôtre a dit, « Que vos femmes gardent le silence dans vos églises » ; et qu'il « ne permettait pas à la femme de parler, mais de demeurer obéissante ; et que si elle désirait apprendre quoi que ce soit, de demander à son mari à la maison ; car il est honteux qu'une femme parle dans l'Église ». Et 1 Tim 2:11-12. « La femme doit apprendre en silence, et il ne lui est pas permit d'enseigner, ni de prendre autorité sur l'homme, mais de garder le silence. » 1 Cor. 14:34. Ici le duc peut voir quel genre de femme devait garder le silence et la soumission, celles dont la Loi obligeait à garder le silence et et de ne pas usurper l'autorité de l'homme, ni de parler dans l'Église ; celles-ci étaient des femmes insoumises. Dans le même chapitre il commande « de ne pas orner, ni tresser leurs cheveux, de ne pas se parer d'or, de perles, ou d'apparâts coûteux ». Ces choses étaient interdit par l'apôtre, et la femme qui portait ces choses devait apprendre en silence et demeurer soumise, et ne pas prendre autorité sur l'homme ; car c'est une honte que de telles femmes parlent dans une Église. Mais ce genre de femme comme celles qui se parent d'or et d'argent, de perles et d'apparâts éclatants et coûteux, et qui ornent et tressent leurs cheveux, ne parlent-elles pas dans votre Église, quand vos prêtres leurs font chanter des psaumes ? Ne parlent-elles pas lorsqu'elles chantent des cantiques ? Considérez ceci, O duc ! Pourtant vous dites, « Que vos femmes doivent garder le silence dans l'Église, et qu'elles ne doivent pas parler dans l'Église » ; mais lorsqu'elles chantent des cantiques dans vos Églises, sont-elles silencieuses ? Bien que les apôtres l'interdisait, comme je l'ai mentionné juste avant, de parler dans l'Église, pourtant à un autre endroit il encourage les bonnes et saintes femmes à être enseignantes des bonnes choses. Tites 2:3-4. L'apôtre a dit également, « Et toi aussi, fidèle collègue, oui, je te prie de les aider, elles qui ont combattu pour l'Évangile avec moi, et avec Clément et mes autres compagnons d'oeuvre, dont les noms sont dans le livre de vie. » Ici il reconnaît ses saintes femmes, et encourage celles qui oeuvrent avec lui dans l'évangile, et il ne les interdit pas . Phil 4:2-3. Il recommande également Phoebe à l'Église des romains, il l'appelle une « diaconesse de l'Église de Cenchrée », envoie par elle de Corinthe son épître aux romains, et désire que Rome la « reçoive dans le Seigneur, d'une manière digne des saints » ; et qu'ils l'assistent dans les choses où elle aurait besoin d'eux ; car elle a donnée aide à plusieurs ainsi qu'à lui-même. Et il a dit, « Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d'oeuvre en Jésus Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n'est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens. » Maintenant ici le duc peut voir que celles-ci étaient de bonnes et saintes femmes, auxquelles l'apôtre n'interdisait pas de parler, Rom16:1-4, mais il lui commanda ainsi qu'à Prisca et Aquilas « d'instruire et d'exposer plus exactement à Apollos la voie de Dieu ». Acts 18:26. Donc ici Prisca était une enseignante tout autant que l'était Aquila, donc, l'apôtre n'interdisait pas les saintes femmes. Pas plus qu'il n'interdisait aux filles de Philippe, qui étaient vierges, de prophétiser. Les femmes devaient prier et prophétiser dans l'Église, 1Cor 11:5. L'Apôtre montrèrent aux Juifs l'accomplissement de la prophétie de Joël : « Que dans les derniers jours Dieu déverserait sont esprit sur toute chair, que leurs fils et filles, serviteurs et servantes prophétiseraient par l'Esprit de Dieu ». Ainsi l'apôtre encourageait les filles et les servantes à prophétiser, autant que les fils ; et s'ils prophétisent, ils doivent parler à l'Église ou aux gens, Joël. 2:28. Acts 2:17. La prophétesse Miriam ne chantait-elle pas au Seigneur, ainsi que toutes les femmes avec elle, quand le Seigneur avait libéré les enfants Israël de Pharaon ? Ne louait-elle pas le Seigneur, et prophétisait dans la congrégation des enfants d'Israël ? N'était-ce pas cela dans l'Église ? Ex 15:21. Moïse et Aaron ne lui avaient pas interdit de prophétiser ou de parler ; Mais Moïse a dit, « Dieu désire-t-Il que tous le peuple du Seigneur soient des prophètes ! » Et le peuple du Seigneur ce sont des femmes autant que des hommes. Débora était un Juge et une prophétesse ; et dans vos services et adorations, ne faites vous pas usage des paroles de Débora et de Miriam ? Voyez Jude 4:1-31. Les grandes paroles et chansons de Débora. Barak ne l'interdit pas, ni aucun des prêtres Juifs. Ne fit-elle pas ce discours et ce chant dans la congrégation ou l'Église d'Israël ? Dans le Livre de Ruth il y a de bons discours de ces femme saintes, qui n'étaient pas interdites. Anne pria dans le temple avant Eli, et le Seigneur répondit à sa prière. Voyez quel discours que fit Anne, ainsi qu'une louange de Dieu devant Éli le sacrificateur, qui ne lui interdit point. 1 Sam 2:1-10. Le roi Josias envoya ses sacrificateurs, avec plusieurs autres, afin de demander conseil à la prophétesse Hulda, qui habitait à Jérusalem dans l'autre quartier de la ville. 2Rois 22:14-15 2 Chr 34:22-23. Donc ici le roi et ses sacrificateurs ne méprisait pas le conseille de cette prophétesse ; et elle prophétisa à l'assemblée d'Israël, comme on peut le voir dans ces chapitres. Dans Luc 1:41-45, voyez quel pieux discours que fit Élisabeth à Marie, et quel grand et pieux discours que prononça également Marie. Marie a dit, « Parce que le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. » Et dans votre adoration et votre services ne faites vous pas usage des paroles de Marie et Élisabeth Luc 1:41-55, à l'intérieur de vos Églises, et pourtant vous y interdisez de parler vos femmes, et de ne demeurer que dans le silence ? Pourtant toutes sortes de femmes parlent dans vos Églises lorsqu'elles chantent, et qu'elles disent Amen. En Luc 2:36-38, il y a Anne la prophétesse, une veuve, âgée de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. Ne confessait-elle pas Jésus-Christ dans le temple, en rendant grâce à Dieu, « et elle parlait de Christ à tous ceux qui cherchaient la rédemption à Jérusalem » ? Luc 2:36- 38. Donc ces femmes là n'étaient pas interdites de parler dans l'Église, ni dans la Loi, ni dans l'évangile. N'était-ce pas Marie de Magdala et l'autre femme qui furent les premières à prêcher la résurrection de Christ aux apôtres ? En fait, la femme (c'est à dire Ève) a été la première dans la transgression ; donc ce fut des femmes les premières à prêcher la résurrection de Jésus-Christ ; car Christ a dit à Marie, « va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ». Jean 20:17. Et Luc 24:10. Ce fut Marie de Magdala, Jeanne, and Marie la mère de Jacques, et les autres femmes qui étaient avec elles, qui dirent aux apôtres, « Christ est ressuscité des morts ; pour les apôtres, leurs paroles, de même que les paroles de ces femmes furent tenu pour des rêveries, et ils ne les crurent pas. » Luc 24:8-12. « Certaines femmes aussi de notre compagnie nous ont étonné », dirent-ils. Donc ont peut voir ici que les femmes qui prêchaient la résurrection de Christ étonnèrent les apôtres. Christ envoya ces femmes pour prêcher sa résurrection ; ainsi il n'y avait aucune honte pour ces femmes de de prêcher Jésus-Christ, ni qu'elles devaient garder le silence quand Christ les a envoyé. Les apôtres ont dit, « Chaque langue confessera Dieu », Rom 14:11. et « Chaque langue confessera que Jésus-Christ est Seigneur, à la Gloire de Dieu le Père. » Phil 2:11. Donc ici il est clair que, si chaque langue doit confesser, la femme doit confesser Christ tout autant que l'homme. Et l'apôtre a dit, « Il n'y a n'y mâle, n'y femelle, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » Gal 3:28.
 
Et puisqu'il est dit, « que les femmes doivent s'en remettre à leurs maris à la maison », le duc sait très bien que les vierges n'ont pas d'époux, ni les veuves ; car Anne, la prophétesse, était une veuve ; et si Christ est l'époux, les hommes doivent lui demander conseil à la maison, aussi bien que les femmes, avant qu'ils puissent enseigner. Et supposez que la femme d'un Musulman soit Chrétienne, ou que la femme d'un Papiste puisse être Luthérienne, ou une Calviniste, doivent-elles demander et apprendre de leurs mari à la maison avant qu'elles puissent confesser Jésus-Christ dans l'assemblée du Seigneur ? Leurs conseils seraient qu'elles se convertissent et que'elles se fassent Musulmanes ou Papistes.

J'implore le duc de prendre en considération ces choses, Je le supplie de porter attention à la grâce et là la vérité de Dieu dans son coeur, qui viennent par Jésus-Christ, que par son Esprit de grâce et de vérité il puisse en venir à adorer et à servir Dieu en Son Esprit et Sa vérité ; de sorte qu'il puisse servir l'éternel Dieu vivant qui l'a fait, dans sa génération, et qu'il pisse avoir cette paix en Christ que le monde ne peut ôter. Et je désire pour lui Sa bonne paix et la prospérité dans ce monde, et Sa joie ainsi que son réconfort dans le monde qui est éternelle, Amen.

George Fox

Londres, le 26ième jour du 8ième mois, 1684


Plus du Journal de George Fox :

Nous avons rencontré beaucoup d'opposition de plusieurs, qui se sont dressés contre les réunions de femmes ; dont je me suis senti poussé par le Seigneur à recommander à certains amis, au bénéfice de l'Église du Christ. « Donc, ces femmes fidèles, appelées à la croyance de la vérité, rendues participantes de cette même foi précieuse, et héritières de ce même évangile de vie et de salut qui dure à tout jamais, comme les hommes le sont, pourraient de cette manière venir à posséder et pratiquer l'ordre de l'Évangile. Là, elles peuvent devenir partenaires avec les hommes dans la restauration, dans le service de la vérité, et dans les affaires de l'Église, comme elles le sont à l'extérieur dans le civil ou les choses temporelles. Pour que la famille entière de Dieu, les femmes comme les hommes, puisse savoir, posséder, exécuter et s'acquitter de leurs fonctions et services dans la maison de Dieu. De cette manière, le pauvre pourrait être celui dont on s'occupe le mieux ; les plus jeunes, instruits, informés et éduqués dans la voie de Dieu ; ceux de moeurs relâchées et désordonnés réprouvés et réprimandés dans la crainte du Seigneur ; la clarté des personnes se demandant en mariage, plus rapprochées et strictement questionnées dans la sagesse de Dieu ; et tous les membres du corps spirituel de l'Église pourraient se surveiller et s'entraider l'un l'autre dans l'amour.  » Après que ces opposants rencontrèrent beaucoup de conflits et de querelles, la puissance du Seigneur terrassa l'un de leurs chefs, Coleman, pour que son esprit agonise, et il fut sensible au mal qu'il avait fait, en s'opposant à la puissance divine de Dieu. Il confessa ses erreurs devant des amis et plus tard, écrivit une lettre de réforme dans lequel il écrit, « Il s'opposa obstinément (malgré que je l'aie souvent averti de prêter attention), jusqu'à ce que le feu du Seigneur brûle en lui, et il vit l'Ange du Seigneur avec l'épée tirée à la main, prêt à le retrancher. »

{Je lui dis que s'il sentait le pardon du Seigneur, contre lequel, dans son pouvoir il s'opposa, empêchant ainsi son peuple de l'obtenir, je le lui offrirais librement. C'est alors qu'il vint à moi m'offrant ses services pour m'aider dans l'établissement des réunions féminines, mais je lui dis d'attendre jusqu'à ce qu'il ressente le pardon dans la puissance du Seigneur, car le Seigneur n'avait aucun besoin de lui dans cette condition.

Nous eûmes une rencontre bénie lors de l'établissement des réunions féminines ; et dans la puissance bénie de Dieu, tous ses héritiers prirent possession de l'Évangile et ses commandements.

Mais Coleman et les autres, lorsqu'ils s'opposaient aux réunions féminines, me demandèrent si ce n'était pas un commandement de Dieu qu'un homme devrait dominer son épouse, et par conséquent, il la dominerait ; et l'apôtre ne dit-il pas que, « Je ne permets pas à la femme d'enseigner » ; donc où avons-nous lu à propos de doyennes ou de femmes-apôtres ? Il dit aussi que c'était une offense aux anciens que d'instaurer des réunions féminines.

Je lui dis que lui et les autres étaient des anciens dans la chute, dominant leurs femmes dans la chute ; mais qu'ils ne doivent pas dominer les veuves, les jeunes femmes célibataires, et les épouses d'autres hommes. Je lui montrai que Dorcas était une disciple et que l'apôtre commanda que les doyennes soient enseignantes des bonnes choses pour les jeunes femmes. Même quand l'apôtre disait, « Je ne permets pas à la femme d'enseigner ou d'usurper l'autorité sur l'homme, comme la loi le dit aussi, car Ève fut la première pécheresse », de tels enseignements comme Ève enseignant à son mari, usurpa l'autorité de l'homme, ce qui est interdit ; mais l'apôtre dit aussi que les filles et les servantes devraient prophétiser, ce qu'elles firent, dans le temps de la loi et de l'évangile. L'homme et la femme furent partenaires bien avant leur chute de l'image de Dieu avec justice et sainteté, et donc ils redeviendront partenaires à travers le rétablissement de l'homme et de la femme en Christ Jésus. Je lui dis que sa domination sur sa femme ainsi que son ancienneté restait dans la chute, car il était encore dans la transgression ; et il n'était pas un ancien à l'image de Dieu, ou à Sa justice et Sa sainteté, comme c'était avant la transgression ; mais après que l'homme et la femme sont restaurés à l'image de Dieu, ils redeviennent partenaires dans la souveraineté de tout ce que Dieu a fait.}

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