La Croix Manquante pour la Pureté


 

RAPPORTS DES PERSÉCUTIONS

Celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit.
Gal 4:29

Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.
2 Tim 3:12


D'autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ;
ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée, ils allèrent ça et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités,
eux dont le monde n'était pas digne
Heb  11:36-38

Et c'est de la même manière que les premiers Quakers ont souffert tandis que Babylone la Prostituée s'abreuvait du Sang des Saints.

Au sujet de ses véritables fidèles, Jésus disait : « Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi.» (Jean 15:20). Du temps de Fox, il y eut en Angleterre, cinq gouvernements : Charles Ier, Oliver Cromwell, Charles II, James II, puis William et Mary. Seulement au cours du règne de Charles II, 13,562 Quakers furent emprisonnés ; 338 moururent en raison de blessures qui leurs furent infligés lors de réunions ou d'emprisonnement, et 198 furent envoyés en mers en tant qu'esclaves. (Source : Catholic Encyclopedia). Sous la gouverne des quatre premiers, Les Souffrances de Besse dénote 869 Quakers qui sont mort en prison. De même que lorsqu'ils étaient envoyés en prison, leurs enfants étaient vendu comme esclaves. Sans conter les autres qui voyaient leurs biens personnels et fonciers saisies comme butins par la court ; pour avoir, par conviction refusés de prêter serment, pour avoir manqués d'enlever leurs chapeaux, pour avoir voyagés les Dimanches, pour avoir manquer d'assister aux services religieux approuvés par l'état, pour avoir manqués de payer leurs dîmes au ministre désigné par l'état, et pour s'être rassemblés dans des services d'adorations non-approuvés par le gouvernement.

Pourquoi les Quakers étaient-ils persécutés ?

Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés. 2 Tim 3:12

Les Quakers étaient persécutés pour ne pas enlever leurs chapeaux en cours, pour le refus de prêter serment en cours, parce qu'ils voyageaient le jours du soi-disant sabbat Chrétien, pour vagabondage, blasphème, et les rencontres d'adorations alors qu'ils ne suivaient pas le modèle de liturgie et d'adoration Épiscopalienne. Mais on pardonnaient ces choses aux autres sectes soi-disant Chrétiennes ; parce que, tout comme Paul fut envoyé aux assemblées Juives dans le but de prêcher le véritable évangile, de même les premiers Quakers furent envoyés vers ces sectes, en proclamant le Nom de Christ, afin de prêcher un salut qui devait être vécu en tant qu'expérience, entendu, ressenti, et vu à l'intérieur d'une personne, pas juste en présumant l'avoir reçu en déclarant une croyance et en devenant trempé.

Les premiers Quakers disaient que la véritable foi consistait dans l'obéïssance à Christ, la Lumière et la Parole à l'intérieur de l'homme, et non seulement dans le fai de croire dans l'exactitude des déclarations de la Bible sur la naissance, la mort et la résurrection de Jésus.

Écoutez ma voix, Et je serai votre Dieu, Et vous serez mon peuple. Jér 7:23

Il [Jésus] est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. Héb 5:9

Les Protestants disaient que la Parole était la Bible et qu'elle est la source du salut. Bien que la Bible fait référence aux paroles qu'elle contient en tant qu'Écritures et la Parole de Dieu comme étant Jésus. Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. Jean 1:14 (Il est clar qu'il ne s'agit pas ici de la Bible, il s'agit de Christ, la Parole de Dieu.) Ainsi, les Quakers à moins que vous n'entendiez parler le Seigneur à l'intérieur de vous, et qui vous croyiez en Lui comme étant le Fils de Dieu, en le témoignant par votre obéïssance à la Lumière et au commandements de la Parole qui vous est adressée, vous n'avez vraiment pas la foi telle que définie par Paul :

« La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. » Or, c'est la parole de la foi, que nous prêchons. Rom 10:8
Vous devez avoir la foi en la parole qui se trouve en vous, dans votre coeur et votre bouche ;
la foi pour écouter, et la foi pour obéïr aux commandements entendu.

Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole du Christ. Rom 10:17
La foi vient de ce que vous entendez la parole à l'intérieur de vous, et croyant que c'est Christ, la Parole de Dieu.

Le Christ a dit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! Luc 11:28

Comme aussi le Christ a aimé l'assemblée et s'est livré lui-même pour elle,
afin qu'il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d'eau par la parole ;
afin que lui se présentât l'assemblée à lui-même, glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable,
mais afin qu'elle fût sainte et irréprochable. Eph 5:25-27

Il est évident que la Bible ne peut sanctifier, ne peut pas nettoyer, ne peut pas laver, pour devenir saint sans tâche.
Mais si vous obéïssez aux paroles parlées par Christ de l'intérieur de vous,
vous recevrez sa pureté et sa sanctification bénie.

Ils enseignent qu'en obéïssant à la voix du Seigneur, la Parole intérieure, Christ, la Lumière apparait ensuite à l'intérieur de votre coeur ; Christ, la Lumière qui éclaire chaque homme qui vient dans le monde. Ils étaient persécutés parce qu'ils prêchaient qu'il nous faille recevoir les convictions de la Lumière qui est Christ, reconnue comme étant vraie et venue de Christ à l'intérieur, amenant la purification par la grâce de Dieu enlevant les imperfections du coeur ; en demeurant dans la Lumière, le sang du Christ pouvait les laver de tous les péchés. D'ailleur les Quakers disaient que l'on doit témoigner (voir et sentir) de leur salut, qui vient après la pureté avec le glorieux retour de Christ à l'intérieur, résultant en une union avec Dieu et l'entrée dans le Royaume des Cieux. Le baptême, fréquenter les services des sectes, prier sans que les paroles viennent du Saint-Esprit, et le simple fait de lire la Bible (sans la guidance de l'Esprit pour l'interprétation) était déclaré comme étant une abomination provenant de la pensée charnelle, ce qui est inimitié avec Dieu. Seulement lorsque le vieil homme est mort, et qu'une nouvelle créature complètement regénérée est apparut, avec un coeur circonscit - seulement à travers la croix, se trouve l'oeuvre achevé du salut. Donc au lieu de la présomption d'être sauvés, ils se doivent d'avoir même la tendance au péché enlevé par Christ dans leurs coeurs ; devenant ainsi purs, entrant dans le repos, entrant dans le Royaume, entrant dans le paradis. Les autres sectes étaient courroucés que quelqu'un puisse leur dire qu'ils n'étaient pas sauvés ; et dans leur colère, ils étaient impatient de réduire, violemment au silence quiconque avait cette insolence. Et les Quakers répliquaient : aimeriez-vous plutôt découvrir la vérité après votre mort, et qu'il soit trop tard ; ou être ébranlé de l'apprendre maintenant, tandis qu'il est encore temps de changer, de sorte que vous aussi soyez capables d'obéïr aux commandements de Dieu ? Les Quakers disaient qu'ils vivaient ce qu'ils prêchaient, qu'ils avaient été envoyés par Dieu afin de prêcher à ceux qui pouvaient entendre et qu'ils parlaient selon ce que le Saint-Esprit leur ordonnaient de dire. Puisque le message des Quakers était contraire à ca que les Protestants avaient appris de leurs ministres et leurs enseignants, beaucoups pensaient qu'ils étaient surement envoyés du diable. Ceux qui avaient faim et soif de justice, ceux qui étaient affligés par le péché qui était en eux, et ceux qui soupiraient d'entendre et de voir leur Sauveur, témoignaient de la vérité de la bonne nouvelle des Quakers dans leurs coeur. Que ceux qui peuvent entendre, entendent !

Les écritures ci-dessous résument sommairement ce que les Quakers disaient être une faille pour presque toute la Chrétienté à travers les âges - la prétention d'être sauvé- sans que l'obéïssance soit nécessaire- sans les expériences de voir Dieu et la communion avec le Père et le Fils, qui survient après la crucifixion de l'esprit égoïste sur la croix intérieure du renoncement de soi.

Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?' Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. Mat 7:21-23. Ces gens croyaient être des Chrétiens sauvés et pensaient qu'ils l'étaient en Son nom, mais ils étaient toujours dans le péché ; ils continuaient à commettre l'iniquité. Jesus ne les connaissaient pas parce que : Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l'avons connu. 1 Jean 2:3

En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Jean 8:34. Si quelqu'un demeure dans le péché, c'est un esclave du péché, et Jésus ne peut pas être son Seigneur, car nul ne peut servir deux maîtres. Mat 16:24, Luc 16:13. Vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice ? Rom 6:16. Car l'obéïssance à tous les commandements de Christ est requise.

Les premiers Quakers disaient que le salut c'est de voir son Sauveur apporter le salut, et d'avoir la communion avec Christ et Dieu - un salut qui résulte après la crucifixion de l'esprit égoïste vers la pureté sur la croix intérieure du renoncement à soi-même. Ils témoignaient de l'entrée dans le même Royaume des Cieux que Christ était venu prêcher. Les Quakers étaient envoyés pour prêcher à tous le même message que Jésus avait dit Paul de prêcher : « afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés ». Cette bonne nouvelle de l'obéïssance à la Lumière et à la Parole qui est en vous, produisant finalement la pureté, était une Hérésie aux yeux des Protestants ; qui recherchaient un Dieu extérieur dans un ciel lointain, et qui prenaient garde aux paroles de la Bible plutôt qu'à la Lumière et à la Parole (Christ) à l'intérieur d'eux. Les Quakers disaient à toutes les sectes que leur manquement de reconnaître et d'obéïr au Christ à l'intérieur était comme les Juifs, qui possédaient la connaissance des écritures, mais qui rejetèrent Christ en tant que leur Messie. Les Quakers furent pénalisés, emprisonnés, banni, et tués pour avoir prêchés le Christ intérieur ; malgré le fait que ce qu'ils prêchaient était pleinement déclaré partout dans la Bible, comme ce qui suit :

Suis-je un Dieu de près, dit l'Éternel, et non un Dieu de loin ? Jér 23:23

ils cherchassent le Seigneur, et qu'ils s'efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être.  Acte 17:24-28

J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. 2 Cor 6:16, Lév 26:12

Un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. Éph 4:6

en sorte que Christ habite dans vos coeurs par la foi ; afin qu'étant enracinés et fondés dans l'amour. Éph 3:17

à eux Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l'espérance de la gloire. Col 1:27

J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ; Gal 2:20

car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. Rom 1:19

J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Romains 8:18

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? 1 Cor 3:16

Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous. Gal 4:19

En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Jean 14:20-23.

Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. 2 Cor 13:5

Pour vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés. 1 Jean 2:27

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit ; (amour, paix, joie, patience, gentillesse, douceur). Jean 15:5-6, Gal 5:22-23
Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. Jean 15:8

Pour entendre, vous devez aller à Lui. Vous devez vous attendre à Lui - écouter silencieusement, avec l'humilité d'un pécheur qui a besoin de sa puissance transformatrice- grâce. Lorsque vous entendez, vous devez alors obéïr à tous ses enseignements et commandements- alors sa toute Puissance vous transformera. En faisant cela répétitivement, au fil du temps vous êtes purifiés par la foi et la grâce - une foi qui croit et qui obéï à la parole qui se trouve à l'intérieure.

De Mary Howgill, une prophétie sur la raison de la permission des persécutions :

Le gouvernement Puritain de Cromwell avait persécuté sévèrement les Quakers pour refus de payer la dîme et refus de prêter serment. King Charles II avait reprit le trône, et rapidement il proscrit tout service à l'exception de l'église d'Angleterre, avec des amendes excessives, des saisies de propriétés, des emprisonnements, et finalement l'exile vers les Caraïbes, dans les colonies de la Jamaïque et de la Barbade. Mais juste avant que cela n'arrive, Mary Howgill eut une vision des terribles persécutions à venir. Consternée, elle se tourna vers le Seigneur, le suppliant d'empêcher cela. En réponse, Ainsi dit le Seigneur :

Je vais laisser venir cette violence, et laisser les bêtes sauvages briser leurs chaînes, afin qu'ils prosternent un peuple au cou-raide et contredisant contre moi, et contre mon nom. Je vais endurcir le coeur de Pharaon, de sorte que je puisse révéler ma puissance sur chaque homme et femme ; je vais tolérer l'intensité d'aller dans leur violence, pour éprouver la foi de mon peuple, à qui j'ai fait connaître mon Royaume, et confié mes secrets, sur lesquelles je ferai briller ma lumière, et ils verront la gloire de mon trône, et ils exalteront mon nom. Et après la nuit de l'apostasie, et après la fureur du dragon, mon peuple sera revêtu d'un plus grand témoignage de mon grand et glorieux nom, et ils lègueront par écrit une déclaration plus clair et plus merveilleuse que ce que mes serviteurs précédants ont laissés, et cela sera connut à travers les âges, et dans les générations à venir, afin qu'ils puissent voir comment Dieu s'est manifesté Lui-même à Son peuple aux jours de grandes souffrances.

Une prophétie relatée par Mary Howgill, 4/1660.

Ainsi mes chers lecteurs et lectrices, les persécutions, que vous vous lisez présentement, furent permises pour trois raisons :

  1. Comme le Seigneur a dit : pour éprouver la foi de mon peuple -pour faire entrer de nombreux Quakers dans le Royaume ; Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Mat 5:10

  2. comme le Seigneur a dit : afin d'exalter Mon nom et que s'inclinent hommes au cou raide et les contredisants [les opposants]- à travers la honte définitive pour leurs actions brutales à l'encontre des agneaux et des colombes de Dieu.
  3. pour vous qui lisez, comme à dit le Seigneur : « Ils lègueront par écrit une déclaration plus clair et plus merveilleuse que ce que mes serviteurs précédants ont laissés, et cela sera connut à travers les âges, et dans les générations à venir, afin qu'ils puissent voir comment Dieu s'est manifesté Lui-même à Son peuple aux jours de grandes souffrances. »

Christ répondit à ses disciples, lorsqu'ils voulurent punir les gens qui ne l'écoutaient pas, il les réprima sévèrement : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés ; c'est l'esprit de Satan qui punit leur prochains sur la religion. Les persécutions ont été annoncées dans le Livre de l'Apocalypse, venant de la Prostituée de Babylone, ivre du sang des saints qui chevauche sur le dos de la bête qui a dix cornes comme un agneau, et qui a plusieurs noms, (Protestants et Catholic), imitant l'église du Christ. (Voir Babylone et l'Apostasie pour plus.)

-du Journal de George Fox
décrivant quelques uns de ses emprisonnements
(totalisant six et la moitié d'une année)

Comme les Assises étaient terminées et que le verdict qui nous condamnait était tel qu'il semblait peu probable que nous soyons relâchés de sitôt, nous cessâmes de donner au geôlier sept shillings par semaine pour nos chevaux et autant pour chacun de nous. Là-dessus, il devint très méchant et diabolique ; il nous mit à Doomsdale, un cachot sale et empesté où l'on mettait d'habitude les sorciers et les assassins après qu'ils avaient été condamnés à mort. Cet endroit était si infect qu'on disait qu'il était rare qu'on en sortit vivant. Il n'y avait pas de dépendance ; les excréments des prisonniers qui avaient séjourné là n'avaient pas été enlevés depuis des années (nous dit-on). Aussi c'était un fumier, et, par places, on enfonçait jusqu'au haut des souliers dans l'eau et dans l'urine ; et il ne nous permit pas de nettoyer cet endroit ni d'avoir des lits ou de la paille pour nous coucher. Le soir, quelques personnes compatissantes de la ville nous apportaient une chandelle et un peu de paille, et nous brûlions un peu de notre paille pour combattre la puanteur. Les voleurs étaient au-dessus de nos têtes, et le geôlier dans une chambre à côté d'eux, au-dessus de nous aussi. Il paraît que la fumée de notre cellule monta dans la sienne ; cela le mit dans une rage telle qu'il prit les cuveaux d'excréments des voleurs et les répandit par un trou sur nos têtes ; nous en fumes tellement aspergés que nous n'osions plus nous toucher nous-mêmes, ni les uns les autres. La puanteur augmenta de telle façon que nous faillîmes être étouffés par ces émanations putrides combinées avec la fumée. Nous avions auparavant la puanteur sous nos pieds ; maintenant nous l'avions aussi sur notre tête et sur notre dos ; comme il avait arrosé notre paille avec ses ordures, l'atmosphère était suffocante. En outre, il nous raillait de la façon la plus affreuse, nous appelant « têtes de chiens mal bâtis », et d'autres noms étranges, tels que nous n'en avions jamais entendu de semblables. Ainsi, nous étions obligés de rester debout toute la nuit, car nous ne pouvions pas nous asseoir, tant cet endroit était plein d'excréments immondes. Il nous lassa longtemps ainsi avant de nous permettre de le nettoyer, ou de nous laisser avoir d'autres vivres que ceux qu'on nous faisait passer par le grillage. Un jour, une jeune fille nous apporta un peu de viande ; il l'arrêta et la cita en justice comme si étant rendue coupable de viol de domicile en pénétrant dans la prison sans permission. Il causa beaucoup d'ennuis à cette jeune femme, ne sorte que d'autres se découragèrent et que c'est avec grande peine que nous pûmes obtenir un peu d'eau ou de vivres.

- et plus au sujet des emprisonnements de Fox dans son Journal

Je fus alors renvoyé en prison jusqu'aux prochaines Assises ; le Colonel Kirby donna ordre au, geôlier de me garder au secret, et de ne permettre à aucun être vivant de m'approcher, « car, disait-il, je ne méritais pas qu'on m'adressa la parole ». Je fus alors placé dans une tour où la fumée des autres pièces arrivait en nuées si épaisses qu'elle se posait comme de la vapeur sur les murs ; elle était parfois si épaisse que je pouvais à peine voir la flamme de la chandelle. Comme j'étais enfermé à triples tours, le gardien consentait à peine, lorsque la fumée était dense, à venir ouvrir une des portes supérieures, tellement il avait peur de cette fumée ; j'étais parfois presque étouffé. En outre, il pleuvait sur mon lit ; souvent, quand je me levais pour essayer d'empêcher la pluie d'entrer, au cours de la froide saison d'hiver, ma chemise était humide comme une éponge tant la pluie l'avait transpercée. Comme la pièce était située tout en haut de la maison et exposé à tous les vents, il arrivait souvent que, le vent soufflant avec violence, ouvrit la fenêtre que j'avais essayé de fixer solidement. C'est ainsi que je passai tout ce long hiver froid, jusqu'aux prochaines Assises ; à ce moment-là, j'étais tellement affamé, j'avais tant souffert du froid et de la pluie que mon corps était tout enflé et mes membres ankylosés.

- et l'un des exemples alors que Fox fut attaqué, extrait de son Journal

Le premier jour d'après j'allai à Tickhill, où les Amis de cet endroit s'étaient réunis, et il se passa un grand déchirement par la puissance de Dieu parmi les gens. Je sortis de la réunion, étant conduit par Dieu à aller vers la maison à clocher. Quand j'arrivai là, je trouvai le prêtre et la plupart des dirigeants de la paroisse ensemble dans le choeur. Je montai les retrouver, et commençai à parler ; mais tous s'abattirent aussi tôt sur moi ; comme je parlais, le secrétaire avec sa bible me frappa en plein visage, si fort que le sang gicla de mon visage ; et je saignais abondamment dans la maison à clocher. Les gens criaient, « Laissez-nous le sortir en dehors de l'église. » Lorsqu'ils m'eurent sorti, ils me battirent excessivement, me jetèrent par terre, me firent passer par dessus la haie. Ils me firent ensuite passer à travers d'une maison dans la rue, me lapidant et me battant tout en me trainant ; à tel point que j'étais tout recouvert de sang et de saleté.

- Expériences de Persécutions :

« Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » Mat. 5:44

Par Fox de son Journal :

« Les Amis n'ont jamais craint leurs actions, ni prisons, ni maison de correction, ni bannissement, ou la saisie de leurs propriétés personnelle ; non, ni même la perte de leur propre vie ; ni même les persécutions qu'il y eut, mais nous vîmes quels biens il en résulta ; ni aucunes des prisons où je fus captif, ou les souffrances, excepté que ce fut pour qu'une multitude puisse sortir de prison ; quoique ceux qui emprisonnaient la vérité, et qui étouffaient l'esprit qui est en eux l'auraient quand même emprisonné et étouffé dehors ; de sorte qu'il y eut un temps où tellement de gens étaient en prison, qu'il y avait comme un dicton, "la vérité est rare à trouver, partout sauf en prison." »

Les Quakers furent persécutés par les Puritains (Congrégationalistes), Baptistes, Presbytériens, et les Anglicans(Episcopaliens) de l'Europe et de l'Amérique. Les souffrances des premiers Quakers est un lourd témoignage de l'authenticité de leur foi, car Christ nous a dit que ses disciples rencontreront toujours la haine provenant du monde, particulièrement des professions religieuses du monde. Jamais ils ne cherchaient la vengeance, même alors que cela fut rarement possible en court. Les premiers Quakers supportèrent patiemment sous tous les gouvernements de leurs temps ; bénissant, pardonnant, et en priant pour leurs accusateurs et geôliers. Ils firent personnellement appel, de manière courtoise, aux autorités gouvernantes, mais jamais d'organisation protestation ou de résistance. Leurs patientes souffrances donnèrent finalement lieu à une loi passée par le Parlement garantissant la liberté de religion, qui fut aussi incorporée dans la Constitution des États-Unis. Le Seigneur utilisa leurs souffrances en tant qu'épreuve pour amener des hommes et des femmes à la perfection et dans le Royaume de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux, c'est ce que des milliers ont reçu. Mais plus bas, vous pouvez voir quelques unes des vengeances que Dieu exerça les persécuteurs de Son peuple. Il y eut tellement d'action accompli par Dieu contre les persécuteurs de Son peuple, qu'un livre fut écrit relatant les morts étranges des persécuteurs des permiers Quakers.

Jean Calvin, qui est de nos jours l'un des vénérés fondateur Protestant, fit bruler en homme du nom de Michel Servet parce qu'il avait rejeté le dogme de la trinité, et Calvin continuait à prôner le supplice du feu pour les personnes avec une opinion hérétique. Les enseignements de Calvin affectèrent les Luthériens, Presbytériens, Baptistes, et les Congrégationalistes Indépendants, (Puritains). Dès le commencement du mouvement Quaker, les Puritains avaient déjà une forte influence partout au sein du gouvernement de l'Angleterre, et ils s'emparèrent très tôt de la couronne par leur guerre civile du Parlement des Puritains contre le Roi et ses supporteurs Royalistes. Avec leur fondateur, Calvin, en retenant la défense des meurtre commit par la secte Catholique Romaine à ceux qui n'avaient pas le même point de vue religieux, les Puritains étaient prédisposés à tuer, imprisonner, et piller les Quakers.

Les Anglicans, (Épiscopaux) ayant été crées dans le but de justifier la convoitise du Roi Henry VIII pour les nouveaux mariés, avaient également l'habitude d'assassiner quiconque mettaient en doute leur autorité' ou la grande autorité religieuse du grand Roi. Plusieurs furent brûlés au bûcher pour avoir remis en question ce pain qui, par les sacrements était transformé pour devenir le corps du Christ. En Hollande, quiconque était re-baptisé risquait de même d'être brûlé.

Ainsi les étapes étaient fixées pour les actes de ce que Fox apellait « la génération la plus brutale des persécuteurs religieux de l'histoire de la terre », tous dirigés vers les Quakers qui jamais ne répliquaient, jamais ne se vengeaient, mais ils priaient pour leurs persécuteurs, et résonnaient avec eux-mais jamais ils n'ont protestés ou se sont opposés aux cinq différents gouvernements avaient été au pouvoir durant leurs persécutions. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ; et ainsi le reçurent-ils.

La bête du Livre de l'Apocalypse est la bête de l'autorité religieuse païenne, dont le pouvoir fût sévèrement diminué [une blessure à la tête] par le début du Christianisme, particulièrement en région Méditérranéenne. Mais, sous peu, surgit une seconde bête qui avait deux cornes semblables à celle d'un agneau, mais c'était une bête. Notez bien que cette bête semble apparaître comme étant Chrétien, et avec la prétention de détenir l'autorité de l'agneau, (cependant agissant avec la puissance du dragon, dérivé de la première bête de la religion païenne) forcant les hommes à se conformer à de telles traditions, cérémonies, et rituels, (en tant que devoirs Chrétiens), comme de rassembler les coutumes des païens, dans leurs superstitions et leurs adorations idolâtres. La terre entière suivit cette bête, et encore aujourd'hui. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Ainsi, la fausse église se leva, et personne ne put spirituellement acheter ni vendre, (tout comme dans la parabole des vierges folles et l'huile pour leurs lampes ), à moins qu'elles soient conformes à la bête et qu'elles aient reçu la marque de la fausse église. quiconque rejette cette fausse église, ou qui tente d'acheter ou vendre (des oeuvres spirituelles de l'esprit ou des mains) sans avoir le consentement de la fausse église était martyrisé, tout comme l'avaient été leurs prédécesseurs avant eux, sous le pouvoir des païens, ou la première bête. Et tandis que cette fausse église est souvents identifiés par les protestants comme étant l'église Romaine, les Protestants aussi sont tous issus de la même fausse prostitué ( la bête porte plusieurs noms) ; leur salut étant basé sur le fait de prononcer certain mots, l'eau, le pain et le vin- tous les rituels superstitieux- au lieu d'un complet changement du coeur- circonscit afin d'avoir un coeur et un esprit nouveau.

Non seulement quiconque, essayait d'enseigner ou même d'écouter une doctrine différente, afin d'acheter ou de vendre de l'huile spirituel, étaient arrêtés ; mais ils furent tués- les rendant ainsi incapable d'acheter ou de vendre.

Plusieurs persécutions Catholiques Romaines furent justifié par le fameux Saint?, Augustin : « Pourquoi... l'Église ne devrait-elle pas utiliser la force pour contraindre ses fils égarés à revenir, si des fils perdus en contraignent d'autres à leurs destructions ? » - Un exemple classique de la fin qui justifie les moyens, faisant perdre de vue le principal commandement de Christ « aimez vos ennemis », et non pas les détruire. Un autre soi-disant saint?, Thomas d'Aquin écrivit : « Au sein de l'Église, on a cependant de la miséricorde en vue de la conversion des égarés, c'est pourquoi elle ne le condamne pas immédiatement, mais " après la première et la deuxième remontrance, " comme l'enseigne l'Apôtre : après cela, si l'égaré s'obstine toujours, l'Église n'espérant plus sa conversion, recherche la salut des autres, en l'excommuniant et en le séparant de l'Église, et en outre le livrant au tribunal séculier pour être ainsi exterminé du monde par la mort.» Ces saints vénérés (?) cyniquement ignoré les Écritures du Nouveau Testament, qui indiquent clairement que nous devons aimer nos ennemis, que nous devons prier pour nos ennemis, que nous devrions tourner l'autre contrôle et que c'était satanique de même penser à tuer ceux qui qui ne partagent pas notre foi. Jésus dit encore que si quelqu'un viole les normes de l'église, (pécher), il est sensé être repris par un, alors par deux ou trois, et alors censuré par le corps des croyants, - et s'il refuse de se repentir de son erreur, il est supposé être expulsé et évité - non pas tué, ni emprisonné, ni torturé, ni perdre sa propriété. Nous sommes supposés aimer et prier pour nos ennemis, non pas les détruire.

Et la prostituée était ivre du sang des saints - les inquisitions et les massacres produits par l'église Romaine partout en Europe, par lesquels neuf millions d'âmes furent accusés de sorcellerie et mis à mort au cours du moyen âge (soit de l'an 800 apJ.C. à 1500 apJ.C.). Les fanatiques protestants d'Allemagne, inspirés par de Luther la radicale traduction de la Bible, violées, pillées et tué 100.000 catholiques et classe supérieure dans la Guerre des Paysans. Roi d'Angleterre Henry VIII, le fondateur de la secte épiscopale, avait 72.000 opposants tués, (surtout catholiques). L'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande subit de trois guerres civiles des puritains* contre les gouvernements au pouvoir, qui a laissé 190.00 morts en Angleterre, (3,7 % de la population) ; 60.000 morts en Ecosse, (6 % de la population) ; et 616.000 morts en Irlande, (41 % de la population, qui était essentiellement catholique).

* Justifiant leur révolution comme apportant le royaume de Christ à la terre, les puritains considéraient leurs adversaires comme des ennemis du Christ. Les officiers puritains de leur armée inspirés souvent leurs troupes en criant une citation de l'Ancien Testament contre l'idolâtrie païenne : « Maudit celui qui fera l'oeuvre de l'Éternel frauduleusement ! Maudit celui qui retiendra son épée loin du sang ! » Les puritains et parlementaires soldats victorieux, avec leurs noms bibliques extraordinaires — « Louange à Dieu Os Nus » et « Sergent Mit Agag en Pièces devant le Seigneur » — erraient à travers le pays, brisant les images dans les églises, en détruisant les orgues, briser les vitraux et stabulation des leurs chevaux dans les cathédrales.

Ceci a été suivie dans le 17ième siècle par les protestants de l'Angleterre et de l'Amérique, qui en cinquante ans étaient responsables de la mort de plus de 869 Quakers, (incluant trois hommes et une femme pendu à Boston par les croyants de la Bible Puritains), eu emprisonné des dizaines de milliers et avait saisi la propriété de dizaines de milliers ; les persécuteurs des Quakers incluaient les épiscopales, les presbytériens, congrégationalistes puritains et les baptistes.

La prostituée se vante qu'elle n'est pas veuve et qu'elle ne verra point le deuil. Elle se vante que Christ est son mari ; mais elle prend seulement son nom et son pardon pour le passé- mais ignore son commandement pour la repentance, son enseignement, ses exigences, ses avertissements, sa sainteté, son évangile, son Royaume, sa libération promise du péché, et sa croix du reniement de soi-même - la croix manquante pour la pureté.

Tous les sectes protestantes et catholiques qui ont tué, (ou même approuvés de tuer), ceux qui ont une opinion religieuse différente étaient très différentes de vrais chrétiens ; en même considérer assassiner, ils suivaient et cédant à leur père le diable, qui était le meurtrier dès le commencement

- venant du Témoignage d'Edward Burrough
qui, à 18 ans fut fait Ministre par Christ, et qui mourut en prison à l'âge de 28 ans :

Tous les prêtres et les gouverneurs étaient dans un tumulte au sujet de notre foi. Cela menaçait leurs fausses croyances. Les prêtres adressèrent des suppliques aux magistrats, et coururent de haut en bas d'une séance de la court et d'un tribunal à un autre, et firent de faux témoignages, et calomnièrent le juste par des reproches et des mensonges, dans le but de monter tout le monde contre nous. Et les magistrats lancèrent des mandats pour l'appréhension de certains, et donnèrent l'ordre de briser nos réunions, et que nous ne devions plus nous réunir le soir venu, et que de tels hommes ne devaient plus voyager ; et on nous fit ce genre d'oppression et d'opposition à tel point que cela nous est difficile de raconter ou d'expliquer. Il y avait de l'agitation dans les maisons à clochers, et du tumulte dans les marchés, et souvent nous étions trainés devant les magistrats, et abusés, menacés, et dénigrés, et toute sorte de mal et de méchanceté nous ont été fait ; ainsi que de grandes injustices, de la cruauté et de l'oppression vous ont été fait, partout où nous allions, tout cela avec l'aide des prêtres, qui ne manquaient pas d'ordonner et de concevoir des choses malicieuses contre nous, et cherchaient quotidiennement à ce que les magistrats nous persécutent, en prêchant de leurs chaires, et en priant contre nous, et se réservant des journées de prières à part dans le but de chercher leur dieu pour qu'il soit contre nous, en criant sans cesse, en publique et en privé, hérésie, erreur et blasphème, et que nous étions des séducteurs, des sorciers, des trompeurs, et ainsi de suite, les pires choses qu'ils pouvaient dire et imaginer, pour monter le coeur des gens contre nous, en courant souvent aux assises, aux séances et dans les courts, pour se plaindre, et informer par de faux témoignages contre nous ; et grâce à eux la quasi-totalité du pays était dans la colère et la fureur, les gouverneurs et autres personnes souvent nous ont emprisonnés, ont abusés de nous, et nous ont traités avec violence, nous bannissant des villes, et nous jetant en dehors des auberges, et souvent ils menaçaient de bruler nos maisons au-dessus de nos têtes ; souvent, des bandes de fier-à-bras se rassemblaient et attaquaient la maison ou l'auberge où nous étions entrés pour loger au cours de nos voyages. Nous fûmes souvent exposés à des déplacements et des voyages pénibles et difficiles, nous crucifiant nous-mêmes, afin d'ôter tout ce qui en nous était terrestre ; ne buvant souvent que de l'eau et couchant dans la paille, dans les étables, après une dure journée de voyage ; et tout de même pour toutes ces choses, la puissance et la présence du Seigneur était avec nous, et nous fûmes transportés par beaucoup d'audace dans la fidélité et de courage, sans peur ni doute, souvent au péril de nos vies de maintes façons, dans les tumultes, par des hommes mauvais, dans les marchés, et les maisons à clochers, et aussi par les brigands au cours de nos déplacements, et sur tous les chemins nous étions exposés aux risques et périls, mais à travers tout cela et au- delà de tout nous étions portés, et nous étions préservés jusqu'à ce jour.

Et après qu'il nous soit arrivé ces choses ; et beaucoup plus pourrait être dit, mais ceci n'est qu'une brève déclaration comment nous étions traités et menés par les prêtres, les dirigeants, et le peuple, à travers tous les comtés nord de l'Angleterre, dans notre premier avancement ; dès les premiers comtés que nous avons visités hors de Westmoreland, à travers le Cumberland, le Northumberland, et dans quelques parties de l'Écosse, du Durham, du Yorkshire, du Lancashire, du Cheshire, etc. Dans tous ces comtés, nous eûmes beaucoup d'opposition, et de terribles souffrances, et des traitements cruels de la part d'hommes de toutes sortes. Chaque prison pourrait témoigner, que dans chaque comté, chacune d'elles fût rarement sans l'un de nous ou de nos amis, emprisonnés durant ces six années ; et rares sont les maisons à clochers ou les marchés de toutes ces régions, qui ne pourraient témoigner des raclées, des meurtrissures, des coups portés au corps, trainés en court, des abus, et des périls que nous avons soufferts et endurés. Pas même un seul prêtre dans toutes ces régions ne peut se disculper de la haine et de la malice, et de la jalousie envers nous, et des méchancetés en paroles et en gestes, ou en pensées, ou en désires contre nous ; ni même une seule justice, ni aucun officier de paix ne peuvent être excusés d'avoir comploté et agit avec injustice envers nous, et en nous intimidant et en agissant cruellement contre nous. J'en appelle au ciel et à la terre pour témoigner, et à la lumière qui se trouve dans la conscience de chaque homme, et fait appelle à celle qui se trouve dans tous les genres de personnes, que par tous les genres nous avons supporté le mal, ainsi que des paroles et des actions injustes de leur part. Laissez le témoin de Dieu qui se trouve dans les consciences de chaque homme qu'il y a dans tous le nord de l'Angleterre, donner le témoignage des traitements et des cruautés dont nous avons été victimes, et de quelle manière nous avons traités avec, et aussi de notre patience et de notre innocence sous tous ce qu'ils nous ont fait.

Mais malgré tout ce qui nous a été fait et dit, plusieurs centaines d'honnêtes et sobres personnes nous ont donné raison, et aussi plusieurs personnes indécentes et irréligieuses se sont converties à la vérité ; je dis, plusieurs centaines dans tous ces comtés, en deux années, furent amenés à la connaissance du Seigneur et à nous reconnaître. Tout ce temps durant lequel nous avons oeuvré, et voyagé dans la patience, nous abandonnant nous-mêmes à la vie ou à la mort, et à toutes sortes de souffrances et de reproches, et de dures épreuves pour que nous puissions accomplir fidèlement ce à quoi nous étions appelés. Les souffrances extérieures, provenant de nos francs ennemis et de nos propres parentés et familles, et les souffrances intérieures, pour la cause de la semence-- nous avons bien connu ces choses avec douleurs ; quoique dans nos épreuves et nos afflictions, le Seigneur ne nous a jamais abandonné, mais sa sagesse, son amour, sa vie, et sa présence, tout cela augmente en nous et avec nous.

encore du Journal de Fox :

Le matin suivant j'allai [dans l'ile de Walney] sur le bateau de James Lancaster. Aussitôt que j'arrivai sur l'Ile, près d'une quarantaine d'hommes furent dépêchés, armées de bâtons, de clubs, et de cannes à pêche ; qui me tombèrent dessus, ils me battirent, me frappèrent, cherchant à me jeter dans la mer. Quand ils, y eurent presque réussi et que je m'attendais à être précipité dans l'eau, je me levai au milieu d'eux, mais ils me saisirent de nouveau, me renversèrent et m'assommèrent. Quand je revins à moi, je regardai et je vis la femme de James Lancaster qui me lançait des pierres à la figure. Son mari se penchait sur moi pour chercher à me protéger des pierres avec son corps. Ils avaient fait croire à la femme de James Lancaster que j'avais ensorcelé son mari ; et ils lui avaient promis que, si elle les prévenait du moment de mon arrivée, ils me tueraient. Quand ils eurent connaissance de ma venue, plusieurs sont venus de la ville avec des clubs et des bâtons dans le but de me tuer ; mais la puissance du Seigneur me préserva, de sorte qu'ils ne purent m'enlever la vie. Au bout d'un moment, je me remis sur pieds, mais ils me jettèrent dans la barque en me battant ; ce que James Lancaster remarqua, alors il se dépêcha à me venir en aide dans le bateau, et me fit descendre dans l'eau loin d'eux ; mais tant qu'ils purent nous atteindre, ils continuèrent à nous frapper avec leurs perches, et nous lancèrent des pierres. Quand nous fûmes arrivés de l'autre côté, nous les vîmes se jeter sur James Naylor  et tous criaient,‘ Tuez-le ! tuez-le !'

Quand j'allai de nouveau vers la ville, de l'autre côté de la rive, les villageois s'amenèrent armées de fourches, de faux, et de bâtons, pour me forcer à rester en dehors de la ville, en criant, « Tuez-le, donnez-lui des coups sur la tête ; amenez la carriole, et transportez-le dans la court de l'église.' Ainsi, après qu'ils eurent abusés de moi, ils me conduisirent un bon bout de chemin hors de la ville, et là ils m'abandonnèrent. Alors, James Lancaster revint de nouveau vers moi, pour chercher James Naylor ; et j'étais maintenant tranquille, je suis allé dans le ruisseau ; et après m'être lavé, je marchai environ trois milles jusque chez Thomas Hutton, là où logeait Thomas Lawson, le prêtre qui s'était converti. Lorsque j'entrai, j'avais tellement de contusions qu'il m'était difficile de pouvoir parler ; mais j'ai pu leur dire où se trouvait James Naylor. Sur cela, ils prirent leurs chevaux, et partirent à sa recherche puis ils le ramenèrent ce soir-là. Le lendemain Margaret Fell qui eut connaissance de cela, m'envoya un cheval ; mais j'avais trop de douleur due à mes blessures que j'étais incapable de supporter les secousses du cheval sans avoir de la douleur. Lorsque je vins à Swarthmore, le magistrat Sawrey et le magistrat Thompson, de Lancaster, lancèrent un mandat d'arrêt contre moi ; mais étant donné que le juge Fell était revenu à la maison, ils ne s'en servirent pas pour moi ; car il avait été en dehors du pays durant tout ce temps où je fus si cruellement maltraité. Quand il vint à la maison, il envoya un mandat dans l'Ile de Walney, afin d'appréhender tous ces bagarreurs ; sur quoi quelques-uns d'entre eux ont fui le pays. Par la suite, la femme de James Lancaster fut convaincue de la vérité, et elle se repentit du mal qu'elle m'avait causé ; et il en fut aussi de même de quelques-uns de ces persécuteurs acerbes ; mais le jugement de Dieu tomba sur quelques-uns, et la destruction est venue sur certains d'entre eux depuis. Le juge Fell désirait que je lui fasse un compte rendu de ma persécution ; mais je lui ai dit, qu'ils ne pouvaient pas faire autrement avec l'esprit dans lequel ils étaient ; et qu'ils manifestaient les fruits du ministère de leur prêtre, et de leur fausse religion et allégeance. Alors il prit sa femme et n'en fit rien ; étant donné que je parlais de cela de manière détaché ; car en effet la puissance du Seigneur m'avait de nouveau guérit.

De l'oeuvre admirable de William Penn appelé Un Discours aux Protestants

Penn décrit les persécutions ainsi. « Des milliers furent excommuniés et emprisonnés, des familles entières brisées, il n'est resté pas même un lit dans les maisons, pas même une vache dans le champ, non plus de maïs dans les granges ; les veuves et les orphelins furent déshabillés sans pitié, ils n'eurent aucune considération pour l'âge ou le sexe. Et pourquoi cela ? Seulement parce que leurs réunions pour l'adoration de Dieu se faisaient différemment de la forme d'adoration de l'Église d'Angleterre ; mais tout de même de manière très paisible.» . . . « Et quoique nous n'ayons pas reçu dédommagement, pas une session de parlement n'est passée ses dix-sept dernières années dans lesquelles nous n'avons pas humblement protestés. »

Extrait de UN RECUEIL DES SOUFFRANCES du PEUPLE APPELÉ QUAKERS, Joseph Besse, page 565

Les extraits suivants décrivent de quelles manières les étudiants du ministère à Oxford traitèrent les réunions Quakers :

Ce sont là les écrits d'un compte rendu signé par Jeremiah Hayward, Abraham Allen, Thomas Ryland, Henry Train, Laurence Willier, Thomas Swan, Alexander Green, et Abraham Badger, Témoins visuels, et Participants des traitements barbares subit par les Quakers, à leurs réunions à Oxford, souvent de la part des Étudiants là-bas.

Ils vinrent à la réunion, et tirèrent un ami dehors par les cheveux de sa tête ; le surveillant lui-même sortit John Shackerly en l'empoignant par les cheveux, et à l'extérieur des portes de la maison de Richard Betteris, et poussa violemment les autres  : Et à plusieurs reprises les écoliers ont lancé des pierres et des saletés aux Amis et mis la porte en pièce, et ont plusieurs fois brisés les fenêtres, et volés la clé de la porte, et enfoncèrent un crochet dans le trou de la serrure, et arrachèrent une partie de la véranda. — — Et quand les Amis vinrent dans la réunion, ou lorsqu'ils arrivèrent, les écoliers les ont coincés dans l'entrée de la porte, au point que certains furent blessés  : ET ils vinrent dans la réunion, et relevèrent les formes et les sièges sur lesquels étaient assis les Amis, et montèrent sur le dos des hommes et des femmes, comme des chevaux sauvages  : Et ce sont là les fruits des écoliers, qui se font appeller les jeunes Ministres d'Oxford, contre le peuple de Dieu, dérangeant quotidiennement leurs réunions, comme des chevaux sauvages, et ils apportèrent des pétards et de la poudre à canon, et y metttaient le feu, emplissant la pièce de fumée, et faisant éclater les pétards sous les vêtements des gens, comme pour mettre le feu à la maison, et détruire les gens ; et ils ont tirés des balles parmi les Amis pour leurs crever les yeux.——les frappant violemment et sauvagement comme des compagnons de taverne, en criant, Donnez-nous de la bière et du tabac. ——Et les écoliers se sont présenté dans la réunion parmi le peuple de Dieu, et ont réclamé des putains et des prostituées, comme s'ils étaient dans une vulgaire maison de débauche.——Et ils ont apportés de la bière forte à la réunion, et ont offert à boire aux Amis, et parce qu'ils ont refusé de boire, ils ont lancé la bière dans le cou et sur les vêtements, et l'assemblée. — — Et ils chantaient des chansons obscènes, blasphémant et jurant. — — Et à plusieurs reprises, ils vinrent aux réunions, exhalant et soufflant avec leurs pipes à tabac dans leurs bouches, en blasphémant, en jurant et en piétinant, puis en secouant de nouveau la maison.——Et ils tentèrent de porter leurs mains sous les tabliers des femmes, eten demandant Si l'esprit était là ? ——Et des écoliers sont entrés dans la réunion pour jouer Tobit et son chien, et l’un d'entre eux partage ses choses répugnantes en usages et en points, à la manière des prêtres, et autres sortes de doctrines d'un bohémien et d'un cordonnier, et beaucoup d'autres méchancetés comme des moqueries, et des sarcasmes, et des langages vulgaires. — — Et ces écoliers avaient tellement agi de manière sans scrupules, qu'une fois la réunion terminée, ils se sont introduit avec violence, et ils s'emparèrent de la nourriture qui était sur la table, entrèrent dans la maison des Amis où se trouvait la réunion, et prirent le pain, et le potage qu'il y avait dans la marmite, comme des chiens affamés, en léchant la marmite, et ils ont volés et emportés les livres qui se trouvaient dans la maison. — — L'un des serviteurs du Seigneur qui allait de la réunion à sa demeure, et qui passait par le Collège de John, se fit amener par un grand groupe d'écoliers qui l'attirèrent dans le collège, le forçant à entrer dans la salle, et par la force, et beaucoup de violence, le poussèrent sur une chaise, et alors usèrent de paroles abominables et méchantes, dans le but d'attirer la pensée de l'Ami hors de la crainte du Seigneur ; mais lorsqu'ils virent qu'ils en étaient incapables, ils amenèrent de la bière, et comme des bêtes qui bavaient et des pourceaux, ils se mirent à déverser la bière dans son cou, et le frappèrent et le battirent de plusieurs coups sérieux, et ils le pincèrent, à tel point qu'il en fut étonné, et, pendant un moment, il en perdit ses sens naturels à cause de l'empleur de leurs cruautés ; et il s'avéra qu'à cette période, cet homme n'avait pas mangé une seule miette de pain depuis dix jours, qu'il était très faible ; et ils lui enfoncèrent des aiguilles dans sa chair, et le pincèrent, et ils le gardèrent là en lui disant toutes sortes de méchancetés, en lui demandant, Si l'esprit l'avait conduit à présent. ——

Je suis dégouté de transcrire ces abominations, et je vais clore avec cette remarque, si sévère puisse-t-elle sembler, mais naturelle et juste, à savoir. Si ces écoliers avaient été éduqués là dans le but d'être des Ministres du Diable, ils n'auraient pas pu mieux prouver leur compétence.

Juste au cas où vous penseriez que ce ne fut qu'un cas isolé, il y a, ci-dessous une lettre d'évènements similaire qui se sont produit à Cambridge, venant des Lettres de Stephen Crisp.

Peu après le rétablissement du trône du Roi Charles II, une lettre lui fut présentée, signée par vingt neuf victimes d'une réunion de Cambridge le 2ième jour du cinquième mois 1660, elle nous donne une Idée précise de la durée de la persécution là-bas, et de la franchise et la simplicité de parole qu'avaient les Chrétiens avec les autorités, la voici :

Au Roi Charles le Second

Nous ne sommes pas un peuple qui va se plaindre en avant sans grande cause, ni par derrière ou bien refusant à se soumettre au bon plaisir du Seigneur, en comblant la mesure des afflictions de Christ dans nos corps, alors que d'autres sont comblés par la mesure de leurs péchés. Mais les choses qui, dernièrement, nous sont arrivés à Cambridge, étant tout à fait contraires à vos Déclarations au sujet de la Liberté et de la Protection de ceux qui sont soumit à votre gouvernement et qui vivent en paix, et bien au déshonneur de l'engagement royal que vous nous avez particulièrement fait, votre autorité étant pour les plus infâmes malfaiteurs ainsi que pour la plus grande insolence, de ce fait vous devez être abusés tout autant que nous le sommes, en déclarant une chose avec l'intention de faire autre chose, et beaucoups de maux pourrait s'en suivre si de telle choses sont ainsi permises. Par conséquent nous ne voulons point cacher ces choses au Roi, de sorte qu'il pourrait y avoir des recours contre ces transgresseurs présomptueux, ou du moins pour éviter que ces choses se produisent de nouveaux dans l'avenir, afin que les jugements de Dieu, puissent si possible être écartés, ces jugements prêts à tomber sur cette nation, qui est lente à se repentir et à la réforme, pour les torts qu'elle a causée à ses enfants, et puissiez-vous être préservés aux jours terribles de la colère de l'agneau, qui fait la guerre aux nations, et qui transmet sa terrible condamnation et sa sentence à la prostituée, au faux prophète, et au trône de la bête.

Sache, Ô Roi, qu'au 2ième jour du cinquième mois, alors que nous étions rassemblés à une réunion générale, à notre endroit habituel, qui est une maison que nous avons loué, un tumulte d'écoliers, de femmes obscènes, des gens de la villes, et des garçons, rassemblés aussi sur les lieux de la réunion comme des hommes de Sodome ; non satisfaits des habituelles injures, des insolences, et des humiliations commises et manifestées aux fidèles de l'agneau le mois d'avant, et non honteux ni effayés de répéter les mêmes gestes, même si les dirigeants et le gouverneur de la ville et de l'université avaient eu connaissance de la manifestation précédente, mais plutôt encouragés, du fait que leur chatiment mérité fut retardé Certains étaient préparés avec des excès de boissons, afin de pouvoir oublier tout humanisme, et de ne montrer aucune pitier, ils ne permirent à personne de passer là sans qu'ils soient maltraités ou autre, nous arrêtant et nous projettant de long en large, jettant quelques uns par terre, ou en lançant des saletés et des souillures sur leurs vêtements, ou à leur figure ; et de battre certain encore une fois, et de ne pas leur permettre d'aller à leur réunion, mêlant moqueries, injures et intimidations au reste de leurs abus ; et ne s'arrêtant pas là, ils nous tombèrent dessus dans notre réunion paisible comme nous étions dans l'attente du Seigneur dans la crainte, frappant tous ceux qu'ils pouvaient atteindre, attaquant les autres et faisant d'horribles bruits, avec des moqueries, en riant, raillant, criant, cognant, tambourinant sur les tables et rebords, et lançant parfois des produits inflammables(du goudron brulant) et de la poudre à canon dans la réunion, dans le but d'enterrer le son de ce qui nous était révélé dans le Nom du Seigneur, et ils exerçaient continuellement envers nous des actes de méchancetés ou autres, afin de nous déranger et de nous lasser pour nous faire fuir ce lieu ; et lorsqu'ils virent qu'ils ne pouvaient y parvenir de cette façon, ils brisèrent et abbatirent les portes et les murs de la rue voisine avec des marteaux et autres engins, et si nous leur rappellions la Déclaration du Roi, promettant la douce liberté de conscience, dès sa première venue en Angleterre, et que nous leur faisions voir l'illégalité de leurs gestes, de leurs voies de fait en se jettant sur nous, et en nous battant dans nos propres maisons louées ; ils nous appelaient des rebelles, et prétendaient que ce qu'ils faisaient était fait par ordre du Roi, et ils se jettaient violemment sur nous, et ils nous utilisaient comme si nos vies étaient entre leurs mains, nous trainant, nous jettant dehors, et frappant autant les hommes que les femmes(bien que ne levant pas la main sur eux) sans aucune pitié ni respect de l'age ou autre condition, avec des clubs, des grands fragment ou morceaux de portes et de poutre. Et même si ceux qui entraient dans la maison nous battaient avec tant de cruautés, les gardes qui se trouvaient à l'extérieur refusaient de nous laisser sortir, jusqu'à ce qu'ils eurent satisfait leur soif de sang en nous battant de nouveaux, tellement que bon nombre d'entre nous furent gravement blessés et meurtrit. Vingt deux perdit leur sang ; l'un de nous fut estropié au point qu'il fut laissé derrière, incapable de marcher à l'extérieur, et une femme fut presque tuée par leur usage cruel ; et en plus de cela, certains d'entre nous avons perdu nos chapeaux, et beaucoups d'entre nous avons eu nos vêtements déchirés, plein d'éclaboussures et barbouillés. Et malgré cela nos persécuteurs n'étaient toujours pas satisfaits. Quand ils nous eurent sorti de la maison, et débarrassés de la rue, ils retournèrent et abattirent le reste des murs et sections qui se trouvaient de chaques cotés de la maison de réunion à deux entrés suivante, et laissèrent tous cela à découvert sur les rues, puis ils nous cherchèrent encore et nous chassèrent de haut en bas de la maison de réunion, et ceux qu'ils prirent furent gravement maltraités et assaillit dans la maison du conseillé municipal là où quelqu'uns d'entre nous logeaient. Ils ont battu l'homme de la maison à sa propre porte, et ils s'en allèrent que pas très longtemps après il faisait jour.

Nous dont les noms figurent dans la présente attestons avoir été victimes, et msommes témoins de la véracité de tous ce qui a été écrit dans la présente lettre.

John Moone, William Pepper, John Ainsloe, John Parker, John Webb, Daniel Ward, George Clark, John Forster, Henry Marshall, John Adams, Jeremy Herne, Stephen Crisp, Gregory Tingy, Daniel Wallis, Benjamin Lunt, William Turner, Giles Fisher, William Witham, Philip Williamson, Jeremy Wood, Josiah Cole, John Ostler, William Warbies, Stephen Hart, Thomas Harris, Thomas Payne, James Allen, John Pollard, Thomas Rouse.

La raison de ces manifestations violentes de la part de ces étudiants ministériels n'est pas difficile à comprendre. Premièrement : ceux qui sont nés de la chair persécuteront toujours ceux qui sont nés de l'Esprit - il en a été ainsi depuis le jour où Caïn à assassiné son frère Abel. Deuxièmement : les Quakers rejetent tous ministres qui sont formés dans les Universités, au lieu d'être formés par Christ. Troisièmement : et le plus important, les Quakers vidaient les églises dans toute l'Angleterre de ses membres payants, menaçant sérieusement les chances de ces étudiants Bibliques d'un lucratif revenu paroissiale provenant de l'obligation des dîmes supportés par les courts. (Suivre l'argent).

Extrait de Sewel's History, Vol I :

Les premiers Quakers qui vinrent à Oxford étaient deux femmes, Elizabeth Heavens et Elizabeth Fletcher, venue tous les deux du nord du pays. C'était en Juin, 1654. Ces deux femmes parlaient aux gens dans les rues, et dans le collège elles exhortaient les étudiants ministériels, qui récompensèrent méchamment leur zèle, poussèrent violemment Elizabeth Fletcher contre une pierre tombale, et alors la jettèrent dans le tombeau ; et leur malice grandit à un degré tel, qu'ils attachèrent les deux femmes ensembles, et les placèrent sous la pompe. Après qu'elles furent excessivement trempées par l'eau qui avait été pompé sur elles, ils les jettèrent dans une mare boueuse, dans laquelle ils trainèrent Elizabeth Fletcher, qui était une jeune femme, et abusèrent sauvagement d'elle, de sorte qu'elle fut dans une douloureuse condition jusqu'à sa mort, qui survint pas longtemps après.  

Ainsi ces étudiants ministériels démontrèrent qu'ils n'étaient pas fait pour être appelés Chrétiens, encore moins de se présenter en tant que ministres du Christ. En fait leur formation universitaire les qualifiaient uniquement pour devenir des ministres de Satan à Babylone, en prétendant appartenir à Christ, mais seulement comme des sépulcres blanchis pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés ; suivant fidèlement les pas de leurs pères, les Pharisiens qui ont tué Christ. Les collèges Bibliques ne forment que des hyppocrites : ceux qui parlent de religion, tandis qu'ils marchent dans le péché, se gonflant avec leurs connaissance charnelle des paroles de la Bible, et n'ayant pas honte de ne pas prêter attention aux paroles dont ils se réclâment être experts.

Frapper des hommes et des femmes non-armées, qui ne peuvent se défendre par principe, c'est un acte d'une lâcheté diabolique.

Du Journal de George Fox 

Une autre fois, comme je marchais dans un champ un matin du Premier jour, le Seigneur ouvrit en moi une compréhension, « qu’être éduqué à Oxford ou Cambridge n’était pas suffisant pour qualifier et rendre les hommes compétents pour être ministres du Christ » ; et ceci stimula ma pensée à ce sujet parce que c’était la croyance commune du peuple. Mais je le vis clairement comme le Seigneur me l’avait clairement fait comprendre, et je fus convaincu de sa vérité. J’admirai la bonté du Seigneur, qui m’avait ouvert à cette compréhension ce matin-là. Ceci frappa le ministère du prêtre Stevens, c’est-à-dire, « qu’être sorti d’Oxford ou de Cambridge n’était pas assez pour rendre un homme qualifié pour être un ministre du Christ ». Donc la compréhension qui s'ouvrit en moi, je la vis frapper le ministère du prêtre.

Dans Le Progrès Chrétien de George Whitehead,
décrivant les horreurs de l'un de ses nombreux emprisonnements

Désormais nous étions placés dans une cellule commune parmi les criminels, dans un endroit inférieur semblable à un cachot, sous une bâtisse de marché, quoique notre hébergement se trouvait sur un plancher de terre humide recouvert de fourrage de seigle, nous nous en contentions, et l'endroit était sanctifié par nous. Mais ne consentant pas à contribuer à l'extorsion de fonds du geôlier, ni à la liberté d'acheter de sa bière, il tenait une maison clandestine, et divers de ses prisonniers étaient souvent ivres, alors il déversait souvent sa colère sur nous, ensuite nous étions au nombre de cinq, à être envoyés en prison successivement, et tous dans une cellule commune, et durant tout le temps de notre confinement à ne boire que de l'eau. La raison pour laquelle il devint plus enragé contre nous, fut parce que nous témoignions fréquemment et criâmes contre les horribles et répugnants péchés de l'ivrognerie, et des jurons, et autres usages excessifs et désordes qu'il y avait parmi les prisonniers, et dont les domestiques du geôlier occasionnaient en leur permettant de boire excessivement de la bière forte pour ses gains monétaires impies provenant de la vente de boisson aux prisonniers.

Mais le Seigneur nous incita encore plus ardemment à crier contre la méchanceté du geôlier, des serviteurs et des prisonniers pour leur répugnante méchanceté et leur désordre ; parce que le geôlier faisait profession de religion et de piété, étant membre d'une église Presbytérienne à Bury, et en appelant les prisonniers les premiers jours dans la soirée, afin de les instruire et d'exercer son genre de dévotion parmi eux. À cause du fait que je lui ai mentionné son hypocrisie à l'égard de cela, que ses fruits étaient tellement contraires, sa fille fut outragée, et dit, « Quoi ! oser appeler mon père un hypocrite, lui qui depuis plus de quarante années a été un saint ? » Maintenant, afin de vous montrer certains de ses fruits, et du traitement auquel nous avons eu droit de sa part et de la part de ses agents, observez ce qui suit :

Au 21e jour du dixième mois, 1655, le geôlier frappa George Rose à la figure jusqu'à ce que gicle le sang ; et au 28e jour, il frappa George Fox* et John Harwood les frappant en pleine figure devant plusieurs témoins. Au 21e du onzième mois, il a frappé George Whitehead à la figure jusqu'à ce que le sang sortit de sa bouche, simplement parce qu'on l'avait réprimandé et que l'on avait dénoncé quelques faussetés qu'il avait prononcées contre nous, dont certains qui étaient présents ont entendu ; à tel point qu'une femme de sa propre société et profession, en voyant sa fureur et sa violence, lui a dit qu'il déshonorait l'évangile. Il semble qu'elle était plus tendre et consciencieuse que lui

*Ce n'est pas George Fox, le fondateur des Quakers, mais un homme plus jeune qui avait le même nom, appelé George Fox, le cadet.

Plusieurs autres fois il abusa honteusement de nous autant en paroles qu'en action, par lui ses employés, le tavernier et le guichetier, et quelques prisonniers ivrognes furent grandement encouragés à suivre son exemple ; car son tavernier souvent abusa de nous, et non seulement en nous menaçant, mais il lança violemment une pierre, avec laquelle il heurta quelqu'un, et dans son emportement il prit un tabouret afin de frapper ou de le lancer à l'un d'entre nous, mais il fut stoppé par quelqu'un qui se trouvait là. Souvent, il nous calomniait et nous frappait à la figure, et il nous battait violemment avec ses poings, pour aucune autre raison que d'avoir réprimandé leurs méchancetés.

Certains prisonniers ont également souvent abusés de nous, en nous ôtant notre nourriture, en alléguant que le geôlier leur avait donné la permission d'agir ainsi, et en profitant de l'occasion pour nous insulter, plusieurs fois ils ont battu certains d'entre nous, nous lapidant, usant de nous méchamment, menaçant de nous tuer, et de frapper certain d'entre nous à la tête.

L'un d'entre eux a dit que s'il nous tuait, il ne serait pas pendu pour cela, et qu'il n'y avait aucune loi de notre côté s'il nous tuait ; et s'étant enivré avec la bière forte du geôlier, il donna des coups de pieds et blessa certain d'entre nous aux jambes, et abusa grandement de nous, sachant que cela était contre nos nos convictions et nos principes de combattre ou encore de le battre ; ce que nous aurions pu facilement faire à lui et au reste des ivrognes du geôlier qui abusaient de nous, si nos principes nous l'avaient permis, étant donné que nous étions cinq d'entre nous, pour la plus part, de jeunes hommes vigoureux et capables. Mais nous estimions cela de plus grande valeur et plus chrétien, de supporter patiemment de telles atteintes pour Christ, que de combattre pour Lui, ou de nous venger nous-mêmes ; mais plutôt, quand on nous frappe sur la joue, de tendre l'autre, que de punir encore. Ledit prisonnier ivrogne qui nous avait ainsi injuriés, quand il fut un peu plus sobre, confessa que le geolier lui avait fait pire que ce qu'il nous avait fait subir. Mais que par une telle pratique inhumaine, le geôlier ne pouvait pas nous forcer à nous soumettre à ses avides intentions, ou à ses pratiques dépravés pour un gain.

Au 19e jour du second mois, 1656, il vint dans la cellule commune, et il demanda si nous voulions le payer pour rester ici. Nous lui avons demandé ce que nous lui devions. Il a dit, « Quatorze deniers par semaine pour chacun de vous ; » quoique certain d'entre nous étaient dans cette cellule commune depuis trente et une semaines, et qu'aucun de nous ne s'était couché dans aucun de ses lits ; mais lorsqu'on nous amena de la paille afin que l'on puisse s'étendre, ce qui était alloué par le comté pour les prisonniers nous payâmes pour en avoir, ou bien nous n'en aurions pas eu. Nous avons dit au Geôlier que lorsque nous avons demandé à avoir une prison gratuite, il nous a placés dans cet endroit ; sur quoi il commanda au gardien de nous ôter nos vêtements de nuit, disant, « Enlevez-leur leurs vêtements, qu'ils n'aient rien d'autre que la paille pour se coucher, et ôtez leurs leur coffrets.» Ainsi, le gardien et le tavernier nous ôtèrent tout, et ne nous laissèrent rien de plus que nos couvertures de nuit, qui étaient suspendues à un panier au mur.

Et qui plus est, le geôlier nous menaçait de nous ôter nos manteaux de sur notre dos ; nous lui avons dit qu'il pouvait le faire s'il le voulait, car il pouvait tout autant prendre tous nos autres biens, comme notre vêtement de nuit, une veste et un manteau, et nos boites, dans lesquels se trouvait notre nourriture, i, e. pain, fromage, lingerie et autres choses. « Alors, » dit-il, « Je ne prendrai pas vos manteaux tant que la température ne sera pas plus chaude. » Nous lui avons dit qu'il faisait honte à sa profession. Il a dit, « Cela n'a aucune importance, vous êtes tous des hérétiques. » Après que nos biens mentionnés plus haut nous furent enlevés, la fille du geôlier a dit, « Ils vous ont dépouillés de tous. » Ces biens nous furent saisis durant vingt-quatre semaines, période au cours de laquelle nous avons été bien forcés de nous coucher sur des parties de nos vêtements habituels, sur la paille ; malgré cela le Seigneur nous apportait la patience et le réconfort dans nos souffrances, comme Il fit autrefois avec ses serviteurs, qui endurèrent avec joie d'être dépouillés de leurs biens ; aussi, non seulement sommes-nous disposés à endurer le dépouillement, mais à abandonner nos vies à la cause de Christ : gloire à son nom pour toujours, qui ainsi, nous encourage et nous réconforte dans nos tribulations.

Le 28e jour, Mary Petche, une pauvre et honnête Amie, qui s'employait à nous apporter les nécessités dont nous avions besoins, en venant à la prison avec quelques vêtements pour nous, comme  : deux chemises, deux capes, deux bandages et quatre mouchoirs. Auparavant nous on nous avait dérobé ce qu'il nous restait. Le geôlier lui prit tout ce qu'elle avait apporté, et ne voulait pas qu'elle nous apporte ces choses. Le jour même, le gardien enleva le manteau de George Rose, celui qu'il portait toujours ; en d'autres temps, ne permettant pas que nous soient livrées nos provisions allant même jusqu'à arrêter la femme qui nous apportait cela et fouiller dans son panier, afin de voir ce qu'elle nous apportait.

Ne consentant pas à demeurer dans les appartements du geôlier, à 2s. 4d.*par semaine pour chacun de nous, ni à lui payer 1s. 2d. chacun, qu'il nous demandait, pour le temps que nous avions passé dans la prison gratuite, dans la cellule commune, il proposa de nous offrir quelques privilèges si nous voulions bien nous soumettre à ses termes ; donc lorsque nous avons refusé, sa colère se prolongea encore contre nous, tellement qu'au 3e jour du troisième mois, il commanda à son tavernier d'enlever le chapeau de George Fox, alors le tavernier lui ôta le chapeau qu'il portait sa tête ; mais le même jour, la femme du geôlier, étant plus compatissante que son mari, lui rapporta son chapeau, et elle a dit qu'elle ne savait pas que son mari avait ordonné à son tavernier qu'il le lui enlève.

*Avant 1971, la livre (dérivée du mot latin Libra) se divisait en vingt shillings, dont chaque shilling équivalait à douze deniers, pour un total de 240 deniers pour une livre. Le shilling était symbolisé par un s — non pas à cause de la première lettre du mot, mais plutôt à cause du mot latin solidus. Le symbole pour le denier (en anglais penny) c'était le d, première lettre du mot denier, qui en retour provenait du mot Latin denarius (le solidus et le denarius étaient des pièces Romaines). À cette époque, avec un denier on pouvait acheter une miche de pain. Il y avait aussi des demi-pièces de deniers et des quarts de pièces de deniers (liards).

Ayant démontrés de tels exemples de malices et ayant abusés de nous, quelques-uns des prisonniers quand ils étaient quasi ivres, étaient encouragés à répéter leurs violences contre nous, particulièrement l'un d'entre eux, qui était souvent le plus vil et le plus grossier, nous battant et nous donnant des coups de pieds, et nous frappant à la figure, sans avoir de répréhension de la part du gardien ou du tavernier, lorsqu'ils furent présent et qu'ils ont eurent connaissance que nous étions malmenés ; mais au lieu de cela, le tavernier alors se mit lui aussi à frapper l'un de nous à la figure, quoique lorsqu'ils n'étaient pas en boisson, et ni courroucés par le geôlier, ils étaient généralement tranquilles.

Mais le 19e jour du troisième mois, deux des prisonniers frappèrent si violemment George Fox Jr. en plein visage, que le sang sortait de sa bouche et de son nez. Le 21e jour suivant, l'un d'eux cracha scandaleusement aux visages de George Rose et de George Fox jr, les tirant par le nez, de la même manière qu'ils nous ont fait souventefois ; et le 22e jour du même mois, George Fox se tenant à la porte interne, une chaudière de charbon et de cendres lui fut lancée au visage par l'un des prisonniers. Ainsi, jour après jour pendant un certain temps nous avons été malmenés, battu, roués de coups, de coups de pied, repoussés, et utilisés méchamment, pour aucune autre raison que d'avoir témoigné contre l'ivrognerie courante, les jurons, la méchanceté et la mauvaise façon de gouverner dans cette prison ; et témoignant contre la tyrannie, la cruauté, et du mauvais exemple du responsable de la prison, de son gardien et de son tavernier. Il m'est trop pénible d'énumérer les sévices et les actes de violences et de cruautés qui furent commis envers nous. Ils furent avertis et conscients qu'ils pourraient bien être dénoncés. Par crainte de dénonciation le gardien menaça de nous enlever notre matériel d'écriture, et il nous en saisit une certaine partie, ainsi que de nombreux papiers, en disant que nous ne devions plus jamais écrire, souvent il nous surveillait pour nous empêcher d'écrire.

Nous ayant souvent menacés de nous enfermer dans le quartier des femmes (une pièce médiocre et souillée), à cause de notre témoignage constant contre leurs vulgaires désordres, et aussi contre le fait de permettre au tavernier de laisser les prisonniers boire à l'excès tant de boissons fortes, et d'abuser d'eux et des autres ; le geôlier, au lieu de réformer, allait de l'avant en permettant, de manière injustifiée, de tels excès, et en nous punissant pour nos témoignages justes.

Le 26e jour du troisième mois, il amena George Rose pour le placer dans la cellule des femmes ; sur quoi George Whitehead a dit au geôlier de remarquer que c'était pour avoir parlé contre l'ivrognerie et contre les jurons, dont lui-même était de connivence, qu'il avait fait en sorte de le placer là. Sur ses paroles le geôlier fit aussitôt en sorte que lui aussi soit enfermé dans la même cellule ; et de même que George Fox Jr. et Henry Marshall, nous faisions un dans notre témoignage ; alors, nous étions tous les quatre enfermés et confinés durant près de deux heures ; et quand nous lui avons demandé seulement un petit tabouret pour nous asseoir, ils ont refusé de nous en prêter.

Après qu'ils nous eurent laissés sortir, ils placèrent George Rose à nouveau dans la même cellule, et ils le confinèrent là pendant environ quatre heures, et des pierres furent lancées à la fenêtre, il fut atteint par l'une d'elles ; aussi le tavernier pris de la boisson forte et lui cracha à la figure comme il regardait par la fenêtre. Mais notre châtiment du geôlier ne s'est pas terminé là. Alors que George Rose était enfermé dans la cellule des femmes, le geôlier est venu voir George Whitehead et George Fox, et leur a dit, « Si vous vouliez bien convaincre George Rose de rester tranquille, il pourrait sortir. » George Whitehead lui répondit qu'il ne voulait pas le convaincre de ne pas crier contre la méchanceté. À tel point que dans sa rage, il nous menaça de nous envoyer tous les trois dans le donjon, et il fit sortir George Rose de la cellule des femmes, et menaça de nous faire descendre dans le donjon avec une corde de carriole ; mais lui et le gardien nous ont fait descendre (George Whitehead, George Fox Jr, and George Rose), par une échelle dans le donjon, où ils envoient rarement quelqu'un, sauf quelques personnes vraiment batailleurs et meurtrier ; car cela se trouve à environ quatre mètres de profondeur sous le sol, et il y fait très noir, et il n'y avait qu'une petite borne au fond. Au milieu de cela se trouvait un grillage de fer, dont les barreaux étaient distancés de plus d'un pied les uns des autres, en dessous se trouvait une fosse ou un trou, dont nous n'avions aucune idée de sa profondeur. Mais nous avons été mis en garde par une femme qui nous a vu descendre, et qui avait pitié de nous. Ainsi, nous sommes restés près des parois du donjon pour ne pas tomber dans le trou. Là, nous avons été détenus près de quatre heures, en chantant et louant le Seigneur notre Dieu, dans le doux plaisir et la vivante sensation de sa glorieuse présence, n'étant pas le moindrement terrifiés ni épouvantés par leurs cruautés, mais étant de bon coeur résignés à souffrir pour Son nom et pour la cause de la vérité, même s'ils nous avaient laissés périr dans ce sombre, lugubre, et infect donjon ; bien que le Seigneur n'aurait pas permis cela. D'un autre côté, le geôlier aurait peur d'être pendu s'il nous avait détenus, et que nous étions morts dans le donjon.

Quand on nous laissa sortir du donjon, le gardien nous enferma dans la cellule commune, et permit à un malveillant prisonnier d'entrer et de frapper violemment George Rose à la tête, sans même le réprimander pour cela ; mais cela était pratique courante de la part des persécuteurs, particulièrement lorsqu'ils étaient ivres.

Lorsque nous étions dans le donjon, plusieurs de nos Amis venant de Norwich, Colchester, Halsted dans l'Essex, et autres endroits étaient venus pour nous rendre visite, mais il ne leur fut pas permis de nous voir, ni ne pouvions leur parler. En d'autres temps, ils ont parallèlement négocié avec nos Amis et nous, lorsqu'ils avaient parcouru plusieurs miles pour nous voir. Lorsque nos amis étaient laissés dehors et qu'ils venaient à la porte de la prison ou bien à la fenêtre, les employés du geôlier leur lançaient de l'eau, en prétendant qu'ils avaient reçu ordre des juges qu'aucun de nos amis ne pouvait venir nous voir ; quoique sa femme et lui leur ont dit que s'ils payaient le gardien, ils pourraient venir nous voir. Le gardien leur a dit que s'ils consentaient à lui donner 6d. ou 4d. pièce, il les laisseraient venir nous voir ; mais ils refusèrent de satisfaire sa convoitise de cette manière. À maintes reprises, nos Amis ont été injustement empêchés de nous voir ; oui, alors que quelques Amis de Norwich ont dû attendre longtemps dehors pour pouvoir venir nous voir à l'intérieur, eux de même que nous avons été déçus quand on nous a empêchés de nous voir. Ainsi, nos Amis auront été gardés à l'extérieur sans pouvoir nous voir, tandis que nous, à l'intérieur étions quotidiennement persécutés.

Le prisonnier qui était le plus injurieux envers nous, étant l'un des ivrognes du geôlier, lança violemment un couteau à l'un de nous, et quand il nous manqua, il menaça de tuer l'un d'entre nous, en disant qu'il serait, pour cela, pendu et qu'il n'avait qu'une seule vie à perdre. Aussi il emporta certaines de nos choses. Nous avons signalé le voleur au geôlier, et nous lui avons dit que s'il y avait encore du sang versé par ce prisonnier, il se répandrait jusqu'à sa porte ; et que s'il n'approuvait pas ce qu'il nous avait fait, nous souhaitions qu'il lui ordonne de nous rapporter nos choses ; mais au lieu de faire cela, sa réponse fut, « Laissez-le donc faire ce qu'il veut, » ce qui fut entendu par le plus injurieux des prisonniers ; et ainsi, il fut encouragé à abuser encore plus de nous, tout autant que de la femme Amie, qui nous apportait nos nécessités ; dont il empoigna violemment, la poussa en arrière. Aussi cette nuit-là le gardien frappa deux d'entre nous pour avoir réfuté certaines de ses calomnies lancées contre nous, et il a dit qu'il ne nous traitait pas assez méchamment.

Ce prisonnier abusif, qui avait menacé de tuer l'un d'entre nous, en s'encourageant par l'exemple du geôlier, du gardien et du tavernier, une nuit alors qu'il était furieusement ivre, après que nous eûmes été embarrés et boulonné fermement dans notre cellule commune, était résolu cette nuit à tuer l'un de nous, et en blasphémant il menaçait continuellement ; rien ne pouvait le contenter, à moins de tuer l'un d'entre nous. Mais dans la foi dans le nom et la puissance du Seigneur, nous nous sommes tenues devant lui, croyant qu'il n'aurait pas la capacité de tuer aucun de nous, quoiqu’il essayât en prenant un tison ; mais nous vîmes que sa capacité était limitée, qu'il était incapable de nous faire du mal, encore moins de tuer l'un d'entre nous.

Il avait avec lui son garçon de dix ans qui se trouvait dans cette même cellule, et comme le garçon était agenouillé contre le mur, effrayé de voir son père dans une telle rage, le père prit sur-le-champ une bouteille faite en pierre, et la lança violemment à son pauvre garçon, mais il le rata, et la bouteille éclata en morceaux sur le mur, le pauvre sauva sa vie de justesse. Car s'il l'avait frappé à la tête, il aurait tué son garçon. Tout de même, l'outrageux ivrogne continua dans sa colère ; cette nuit-là il était déterminé à tuer quelqu'un, soit son pauvre garçon, ou quelqu'un d'autre ; autrement il ne pourrait se calmer. Le voyant ainsi résolu à commettre un meurtre, il me vint immédiatement un grand fardeau, qui je crois venais du Seigneur, ne permettait par qu'un meurtre puisse être commis en notre présence. À tel point que, j'ai dit à mes compagnons dans la souffrance, saisissons-le, et retenons-lui les mains et les pieds, jusqu'à ce qu'il veuille rester tranquille ; et ils se hâtèrent de le retenir, et de l'étendre doucement sur le dos, et de lui retenir fermement les mains et les pieds, pendant, je pense, plus d'une heure, durant laquelle il poussait des hurlements, mais sans raison ; nous avions pris soins d'être assez loin dans un coin inférieur et sombre, difficile à se faire entendre des autres endroits de la prison ; non, je suis persuadé, quiconque d'entre nous avait crié au meurtre, il aurait été difficile d'avoir quelqu'un pour nous secourir.

Toutefois, nous avons pu éviter une intention de meurtre, et retenant les mains et les pieds d'un meurtrier, jusqu'à ce qu'il se calme et qu'il s'endorme. Nous lui avons fait une promesse avant de le relâcher, en le regardant sévèrement, pour l'empêcher de faire des méchancetés ; car bien que nous n'eussions eu de corde pour pouvoir l'attacher, nous étions tout de même conscients qu'il avait besoin d'être attaché pour restreindre ses mauvaises actions, autant que n'importe quelles autres personnes méchantes et excessives.

Whitehead décrit le réconfort de Dieu ceux qui sont affligés de souffrances :

Whitehead venait juste d'être libéré d'un cruel emprisonnement, qui est décrit partiellement ci-dessus, de quinze mois, pour avoir adressé une lettre à la justice signée avec l'initiale de son prénom et son nom de famille au complet, au lieu d'avoir écrit son prénom et nom en entier. Il n'avait pas de lit, pas de couverture, pas de visiteur, aucun droit à des provisions provenant de l'extérieur, il se fit volé sa nourriture, ses manteaux, il a été battu, méprisé continuellement, et menacé de mort — ayant été enfermé dans une pièce commune avec des meurtriers et des voleurs. Malgré cela, il relate qu'il a reçu le réconfort secret de la part du Seigneur

Malgré cela je demeure véritablement et humblement reconnaissant au Seigneur notre Dieu, en souvenir de son immense bonté envers nous,- combien il nous a merveilleusement supportés et réconforté tout au long, à travers toutes ces tribulations, ces confinements étroits, et ces mauvais traitements, et il préservé notre santé physique. Dans le plaisir réconfortant de sa glorieuse puissance et de sa divine présence, souvent plusieurs d'entre nous se sont mis à chanter des louanges à haute voix à Son glorieux nom ; oui, Ses grandes louanges auront été dans nos bouches souventefois, à la grande stupéfaction et au grand étonnement des malfaiteurs enfermés dans la même pièce que nous. Quand nous marchions là, nos coeurs furent élevés en une vivante louange au Seigneur, souvent durant plusieurs heures ensemble, avec des voix mélodieuses. Oh ! la douce présence et la puissance du Seigneur notre Dieu, combien précieux pour être apprécié dans les prisons et les donjons, et les confinements étroits. Ô mon âme, continue de bénir le Seigneur, et de toujours louer son merveilleux nom, car le véritable sentiment intérieur et l'expérience, que tu as souvent et longtemps reçu et que tu possèdes toujours, de sa divine puissance et de son indicible bonté. Gloire et domination soit à ton Dieu, et à l'Agneau qui est assis sur le trône, pour toujours et à jamais. Que la louange soit à celui qui est notre aide, notre salut et notre force.

Quoique nous fussions confinés dans un quartier commun bruyant et étroit, une cour dégoutante, sans aucune commodité, le Seigneur, par son pouvoir, sanctifia ce confinement pour moi, de sorte que j'eusse une grande paix, un réconfort, et un doux apaisement, et je fus quelquefois transporté et enveloppé dans l'esprit, comme si j'étais dans un agréable champ ayant un arôme parfumé, et un doux parfum de fleur et de plus en plus de choses, bien que je ne fusse point en extase ou en transe, mes sens étaient affectés de la sorte. Le Seigneur m'avait adouci les choses amères, et m'avait facilité les difficultés ; quoique nous fussions conscient de toute cette grande cruauté qu'avaient nos persécuteurs et oppresseurs envers nous, si nous allions tous périr dans cette prison, eux s'en moquaient bien. Mais notre confiance et notre espérance était dans le nom du Seigneur Jéhovah, l'Éternel en réside la force et la sécurité ; à Lui appartiennent l'éternelle gloire, la domination et la louange, et un monde sans fin.

Plus tard Whitehead fut arrêté dans une assemblée de silence en Affington ou Suffolk, où il fut accusé de vagabondage et d’itinérance, puis condamné à être puni par une flagellation publique. Whitehead relate l'exécution de la sentence

Alors, l’agent de police me déshabilla au-dessus de la ceinture, car il ne put me persuader de le faire. Je les laissai plutôt agir à leur propre cruauté. Son camarade, muni d'un long fouet tranchant, me l'envoya si violemment qu'il blessa et incisa mon dos et ma poitrine par de longues meurtrissures déchirant ma peau et mon sang coulait, jusqu'à ce que quelques personnes présentes se mettent à crier pour qu'il cesse. Un grand nombre personnes étaient présents, puisque cela se faisait dans un lieu public, comme une place de marché dans la rue, et beaucoups pleuraient à la vue de leur cruauté ; malgré cela, grâce à la puissance du Seigneur J'ai pu supporter tous cela gaiement >avec patience, grand réconfort et réjouissance, même en pleine exécution, ce dont plusieurs furent frappés d'étonnement. Combien de meurtrissures eus-je, droit, je ne sais trop, mais je me souviens que les marques sont restées longtemps après sur mon dos et ma poitrine.

J'ai également un très beaux souvenir, combien merveilleusement le Seigneur, par Son pouvoir divin, m'a soutenu, même alors qu'ils infligeaient à mon corps leur châtiment et leurs cruautés ; que même pendant ce temps-là mon esprit était élevé, et ma bouche ouverte à chanter tout haut des louanges au Seigneur, mon Dieu, qu'Il m'a trouvé digne de souffrir pour Son nom et au nom de la vérité.

Lorsque la main du bourreau s'était retenue de me battre, par les cris ou les demandes qui étaient faites pour qu'il s'arrête, J'ai dit aux gens que cela était une preuve du ministère de Christ, d'endurer patiemment les afflictions, les persécutions, les meurtrissures, les emprisonnements, comme l'avaient témoignés les saints apôtres ; « Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles », comme cela est dit plus pleinement dans 2 Cor 6:4. Et pendant que je me tenais là devant eux, nu, avec mes blessures et mes meurtrissures, Je dis alors à l'officier concerné, que s'ils en avaient plus à me donner, j'étais prêt à me laisser aller à souffrir, cela étant pour la cause de Christ, pour cause de conscience. Je ne pourrais oublier le merveilleux pouvoir, l'aide, et le réconfort que le Seigneur m'accorda dans cette affligeante condition, et l'outrage que mes persécuteurs avaient jalousement fomentés pour nous faire subir, à mes àmis et à moi, ce genre de chatiment, légalement réservés aux crapules et aux voleurs, mais qui fut injustement affligé à moi qui était innocent.

En lisant ceci, il ne fait aucun doute que les premiers Quakers étaient véritablement unis à Dieu en Christ, qui permit leur persécution, mais aussi qui les réconfortait et compensait en déversant sur eux Sa force et Son amour, comme il aida, et aidera, ses enfants alors qu'ils sont persécutés par les enfants envieux des ténèbres.

 

Un Compte Rendu de la Cruauté Infligée au Peuple Appelé Quakers
à Londres par les Dirigeants de la Ville

- tiré de Histoire d'un Peuple Appelé Quakers de William Sewel 1695
(À l'époque de la publication de Sewel, les persécutions mentionnées ci-dessous s'étaient produites seulement trente ans auparavant,
ainsi William Sewel fut capable de parler aux victimes de même qu'aux témoins visuels et put examiner les rapports encore frais de la court.)

La condition de la persécution à Londres, où la fureur fait maintenant rage ; malgré que ce n'était pas uniquement dans cette principale ville que les Quakers le plus grièvement persécutés  : car peu de temps avant ce jour il y eut une publication par écrit d'un court résumé de la persécution dans toute l'Angleterre, signé par douze personnes, montrant que plus de quatre mille et deux cents de ces dénommés Quakers, tant homme que femme, étaient dans les prisons en Angleterre ; et dénombrant le nombre d'entre eux qui étaient emprisonnés dans chaque comté, que ce soit pour avoir fréquenté des assemblées, ou pour avoir refusé de prêter serment, etc. Plusieurs d'entre eux ont été gravement battus, ou se sont fait déchirer leur linge ou enlevés de sur eux ; et quelques-uns furent mis dans ces donjons infects, dont quelques grands hommes ont dit qu'ils n'auraient même pas osé y mettre leurs chiens de chasse. Certaines prisons étaient tellement remplies d'hommes et de femmes, qu'il n'y avait même pas assez de place pour tous les asseoir en même temps ; et dans le Cheshire soixante-huit personnes étaient enfermées de cette manière dans une petite pièce ; un signe évident qu'ils étaient un peuple inoffensif, qu'ils n'auraient opposé aucune résistance, pas plus que de faire usage de la force. Par ces mauvais traitements, beaucoup sont tombés malades, et beaucoup moururent dans ces prisons ; car il n'y avait aucune considération pour l’âge et le sexe, mais même les personnes âgées de soixante, soixante et dix, et plus âgés, ne furent point épargnés ; tous étant pour la plupart des ouvriers qualifiés, des commerçants, et des cultivateurs, furent ainsi réduits à la pauvreté ; car leurs biens furent également saisis, pour ne pas avoir été à l'église (soi-disant), ou pour ne pas avoir payé les dîmes. À maintes reprises, ils furent forcés de coucher en prison sur le sol froid et dégoutant, sans leur permettre d'avoir de la paille ; et souvent ils étaient gardés pendant plusieurs jours sans nourriture ; par conséquent pas étonnant que plusieurs soient morts dans des emprisonnements aussi durs que ceux-ci

À Londres, et dans les banlieues, ils étaient à cette période pas moins de cinq cents Quakers, emprisonnés, et certains dans ces trous étroits, que chaque personne avait à peine la commodité de pouvoir se coucher ; et on laissait les criminels leur dérober leurs vêtements et leur argent. Plusieurs de ceux qui n'étaient pas emprisonnés, néanmoins éprouvèrent des difficultés au cours de leurs réunions religieuses, particulièrement à London à leur assemblée, connu sous le nom de Bull and Mouth.* Ici des bandes formées venaient fréquemment, armées généralement de mousquets, de baïonnettes et de hallebardes, et conduits par un officier militaire, par ordre de la magistrature de la ville ; et se précipitant à l'intérieur, de manière très acharnée, leur tombant dessus pour les battre, plusieurs furent grièvement blessés, quelques-uns tombèrent en défaillance, et certains étaient battus si violemment, qu'ils ne vécurent pas longtemps après cela. Parmi ceux-ci, il y avait John Trowel, qui fut tellement écrasé et meurtri, qu'il mourut quelques jours après. Par conséquent, ses amis pensèrent qu'il était opportun de transporter le corps dans ledit lieu de réunion, qu'il devait reposer là exposé durant quelques heures, pour qu'il puisse être vu par tous et chacun. Ceci en étant fait, il y eut un sentiment de miséricorde et de pitié parmi plusieurs habitants ; car le corps, battu comme une gelée, paraissait noirci de plus il était affreusement enflé. Le Coroner fut envoyé ; et il sélectionna un jury parmi le voisinage, et leur donna la charge, selon sa fonction, de faire une véritable enquête sur leur serment, et de lui présenter ce qu'ils trouveraient comme étant la cause de la mort. Ils regardèrent le corps, il y avait parmi eux un ou deux chirurgiens, pour avoir leur expertises à ce sujet ; et ensuite ils se retirèrent en priver, à la longue ils se retirèrent sans donner leur verdict, ils demandèrent seulement que les amis ensevelissent le corps, ce qui a donc été fait dans la soirée. Et bien que le coroner et le jury se soient rencontrés plusieurs fois à ce sujet, et qu'ils eurent ensemble plusieurs consultations, ils n'ont quand même jamais voulu donner leur verdict ; mais il était suffisamment évident que l'homme avait été tué en étant battu violemment. Les raisons que certains ont données pour la suspension du verdict fut, que bien qu'il fut témoigné que cette même personne, qui est maintenant décédée, a été vu être battu et jetée par terre ; cela s’est produit dans une telle foule confuse, qu'aucun homme en particulier ne pourrait être retenu, de sorte que quiconque pourrait dire, qu'un homme a commis l'acte. Et si un verdict était donné que la personne défunte a été tuée, et que malgré cela personne n'est inculpé pour cela, alors la ville était passible d'une importante amende à la discrétion du roi, pour avoir fermé les yeux sur un tel meurtre commit en plein jour, non pas commit en retrait, mais publiquement, et de ne pas appréhender le meurtrier, mais de lui permettre de s'échapper. Entre temps les amis du défunt donnèrent un avis public du meurtre, et envoyèrent également une lettre au lord maire, qu'ils publièrent en impression par la suite, ensemble avec un lien à cette affaire sanglante. Dans cette lettre il était dit, «Il se peut que vous ayez eu ouï de ces choses, car elles ont été faites non pas dans la nuit, mais à la mi-journée ; non pas soudainement, dans l'ignorance, ou par accident, mais intentionnellement, et sur une longue période ; et non pas en retrait, mais dans les rues de la ville de Londres ; ce sont tous là des circonstances aggravant hautement ce meurtre, au déshonneur et à la honte de cette célèbre cité, et de son gouvernement. »

*Le nom curieux de la maison de l'assemblée Quaker Bull and Mouth était localisée sur la Rue Bull and Mouth Street, ce qui est une corruption verbale de Boulogne Gate ou Mouth, nommée en l'honneur du Roi Henry VIII, qui avait prit à la France Boulogne-sur-Mer (mouth) en 1544 .

La personne qui avait répandu certaines de ces publications imprimées fut emprisonnée pour ses efforts ; néanmoins, un autre en apporta une copie au roi, et lui raconta comment les choses s'étaient produites ; à cela le roi répondit, « Je vous assure que ce ne fut pas sur mon avis que vos amis devaient être tués  : vous devez parler aux magistrats de la ville à propos de cela et de les poursuivre devant la loi. » Aussi la réponse du roi fut aussitôt publiée  : mais la violence prévalait toujours ; car la personne qui avait été appréhendée pour avoir répandu ce matériel imprimé, fut envoyée en prison, par ordre spécial du conseiller municipal Brown, dont la mention peut être faite de nombreuse fois dans ce travail, cela me donne l'occasion de décrire quelque peut l'homme qu'il était.

À l'époque de Cromwell, il avait été très cruel envers les royalistes, particulièrement à Abingdon, non loin d'Oxford ; car il s'efforçait maintenant de compenser cette erreur en persécutant maintenant les inoffensifs Quakers ; autrement c'était un homme avenant, et pouvait commettre des cruautés tout en souriant avec contenance. Mais d'autres de ces actions pourraient être représentées ici.

Les Quakers, voyant qu'ils ne pouvaient pas obtenir justice, laissèrent tomber l'affaire du meurtrier ; car souffrir était désormais leur lot, et par conséquent ils abandonnèrent leur cause entre les mains de Dieu. Souvent, ils étaient forcés par les soldats de rester en dehors de leur maison de réunion ; ils n'avaient alors pas l'habitude de quitter les lieux, mais ils restaient par contre à l'extérieur de la maison, et ainsi très tôt leur nombre augmenta ; et donc l'un ou l'autre de leurs ministres montait généralement sur un banc, ou sur quelque chose d'assez haut, et ils se mettaient courageusement à prêcher. Étant à l'extérieur, il pouvait parfois attirer plus d'auditeurs que s'il avait été à l'intérieur. Mais quelques fois, il arriva que les ministres soient jetés par terre par les soldats ; alors, un autre pouvait se lever et prêcher, et ainsi de suite, souvent quatre ou cinq, les uns après les autres, étaient enlevé de là comme des brebis, et transportés à la prison avec le reste de leurs amis, ils devaient être quarante ou même cinquante à la fois. Ceci me rappelle que j'ai entendu ma mère, Judith Zinspenning dire que, dans l'année suivante elle était venue en Angleterre avec William Caton et son épouse, qui vivaient à Amsterdam, afin de rendre visite à son ami ; et en venant à Londres, ils allèrent à l'assemblée du Bull and Mouth. Lorsqu’on leur interdit d'entrer, ils restèrent dans la rue, où ils virent on ministre après l'autre se faire jeter par terre au cri d'un officier ou autre, « Policier, emmenez-le. » Plusieurs furent ainsi emmenés. Aussi le policier vint vers ma mère, et il voyant par sa robe qu'elle était Hollandaise, la tira par sa manche, et dit avec admiration, « Quoi, une quakeresse Hollandaise ! », mais il ne se passa rien de plus. Ces assemblées qui se tenaient dans les rues devinrent désormais choses habituelles en Angleterre ; car les Quakers étaient convaincus que leur exercice d'adoration en public était un devoir qu'aucun homme ne pouvait leur enlever, et ils croyaient que Dieu exigeait de leur part ce service. Et ainsi par ces services dans les rues, il arrivait que plusieurs prêchassent en même temps. Trois ou quatre à la fois pouvaient prêcher, un à un endroit, et un autre à un autre endroit ; ce qui, dans leurs maisons de réunions, ne pouvait pratiquement pas se faire. Mais de cette façon, il y eut des personnes en abondance qui vinrent pour entendre leur message, et parfois de ces hommes éminents, en carrosse, qui passait par là, et qui commandait à leur cocher de s'arrêter. Par cet heureux hasard, ils s'aperçurent que la moisson était grande, et c'est ainsi que leur église augmenta sous les souffrances ; et au cours de ces temps difficiles ils furent très bien purifiés des impuretés, puisque le non sincère ne résistait pas à l'épreuve. Car à fréquenter ces assemblées en ce temps-là on s'exposait au danger d'être soit emprisonné, mutilé, ou battu à mort ; mais ceci ne pouvait refréner l'ardeur du juste.

Maintenant, l'arrestation d'un prédicateur, et puis du coup l'arrivé d'un autre, devint une chose ordinaire en Angleterre, et cela dura longtemps après, ayant moi-même été témoin de mes propres yeux. Et quand il n'y eut plus d'hommes prédicateurs présents, une femme pouvait se lever, et se charger de la réunion ; non, il y en avait qui, à peine plus agés que des garçons, étaient doué d'un ardent courage, et qui encourageaient leurs amis à persévérer dans l'immuabilité. Pendant ce temps plusieurs étaient également emprisonnés sans même avoir été dans les assemblées, mais quelques uns furent appréhendés simplement pour avoir dit quelque chose de la part de leurs Amis ; comme pour Rebecca Travers, qui alla voir le lieutenant de la tour, lui demandant d'avoir un peu de compassion envers ceux qui sont en prison pour avoir fréquenté les assemblées. Mais cela le mis en colère ; et quand elle s'en alla, l'un des gardiens lui parla vulgairement ; lorsqu'elle l'exhorta de rester convenablement dans sa fonction, puisque c'était la volonté du Seigneur qu'il eût ce travail, il fut tellement offensé, qu'il retourna voir le lieutenant, il se plaignit qu'elle avait parlé de trahison ; et par conséquense elle fut appréhendée et envoyé à la prison. Non, les soldats étaient motiver par les officiers, à agir cruellement, ces officiers qui n'étaient pas mieux, car eux-mêmes pouvaient parfois porter leurs mains violentes sur sur une personne paisible ; comme parmi les autres mentionné ci-dessus, le fonctionnaire Richard Brown, qui auparavant avait été un général sous les ordres de Cromwell, et qui maintenant se comportait avec une telle outrageuse violence, que même les comédiens n'hésitaient pas à l'exposer, par une allusion à son nom Brown (Brun), disant, « Le diable était brun. »

Aussi, un livret fut imprimé, dans lequel plusieurs abus, ainsi que sa conduite sauvage furent exposés à la vue du public ; et ce livre lui fut dédicacé par cette petite lettre :

Richard Brown,

Si tu n'est pas déjà voué à la destruction, et si la repentance n'est pas complètement voilée à tes yeux, puisse le Seigneur te convertir, et te pardonner tous tes durs et cruels comportements envers nous. Nous souhaitons ta repentance plutôt que ta destruction ; et que le Seigneur Dieu du ciel et de la Terre rende un jugement finale de détermination entre toi et nous, afin que toute la Terre puisse connaître si ta cause contre nous, ou bien notre cause est juste envers Dieu, qui est le seul Juge qui est juste.

Quoique ce livret fut publié sans que le nom de l'auteur n'y soit soit inscrit, non seulement fit-on parvenir un exemplaire à Brown, mais pour montrer que cela provenait des Quakers, ainsi nommés, près d'une trentaine d'autres furent envoyés au lord-maire, ainsi qu'aux shérifs de Londres, de sorte qu'ils purent reconnaitre que « cela avait été fait sous leur autorité » ; car certains, sans être autorisés, avaient même l'audace d'agir en faisant subir aux Quakers, tous ce que leur malice les poussaient à faire parce qu'ils étaient préférés à la court. Il y en avait un parmi eux Phillip Miller qui, n'étant pourtant pas un officier, vint, au cours du mois de Mai de cette année, à l'une des assemblées de ces gens sur John's street, dans la paroisse de la Sainte Sépulture, à London, sans aucun ordre ni mandat, avec une canne à la main, ordonna à la cohue qui l'accompagnait de procéder à l'arrestation de qui que ce soit selon son bon plaisir ; et il somma alors un policier, dont il força par ses menace à aller avec lui et les cinq personnes qu'ils venaient d'appréhender, parmi lesquels il y avait John Crook, dont nous reparlerons plus loins. Quelques jours après, ce Miller revint à l'endroit où avait lieu l'assemblée et frappa plusieurs personnes avec sa canne parce qu'ils ne voulurent pas s'en aller suite à son ordre ; et alors il chargea le policier qu'il avait amené avec lui, de s'emparer et de mettre en détention quiconque lui plaira. Vers la fin du même mois, au premier jour de la semaine, capitaine Reeves, et quelques soldats avec mousquets et sabres à la main, se précipitèrent violemment dans l'assemblée du Bull and Mouth, jetant par terre la personne qui prêchait, puis ils portèrent alors la main sur un autre qui demandait à Reeves de lui montrer le mandat qui l'autorisait à faire ce qu'il faisait. Reeves répondit, qu'il ne voulait pas montrer son autorité dans cet endroit ; mais il apparut ensuite qu'il n'avait aucun mandat. Il avait tout de même ordonné à ses soldats d'emmener quarante personnes, (certains n'étaient pas à l'assemblée, mais furent pris dans la rue), et de les conduire dans la cour de Paul, où ils furent gardés là jusqu'à ce que l'adoration publique soit terminé ; et alors le fonctionnaire Richard Brown vint à l'endroit où étaient gardés les prisonniers, et par excès de rage et de furie porta la main premièrement sur un vieil homme très agée, et à deux reprises le jeta par terre en l'empoignant par le rebord de son chapeau, causant ainsi sa perte. Ensuite il traita une autre personne de la même manière, et un soldat frappa un grand coup avec un pistolet, sur la tête dénudé de cette même personne. Brown traita deux autres de la même façon, et ensuite il les envoya à la prison de Newgate, gardés par des soldats.

Le même jour quelques soldats vinrent à l'assemblée qui avait lieu sur Tower street, et sans aucun mandat, embarquèrent vingt et une personne, appelée Quakers, et on les conduisit à l'Échange, où ils furent gardés pendant quelque temps, puis on les emmena devant Richard Brown, qui de manière des plus furieuses en frappa quelques-uns à coups de poing et d'autres à coups de pieds ; ce qui fit que l'un des prisonniers, en voyant Brown donner ainsi des coups de poing à la figure d'une personne, et des coups de pieds sur le tibia, lui dit, « Quoi Richard, tu-veux devenir un meurtrier ! Tu n'agissais pas ainsi lorsque j'étais soldat sous ton commandement à Abingdon, et que tu commandais à moi et les autres, de rechercher les maisons où il y avait des tartes et de la viande grillée, parce qu'ils observaient Noël comme un jour saint ; [Les puritains cromwelliens considéraient Noël avec ses échanges de cadeaux et le banquet comme comme étant enracinés dans l'anniversaire païen du dieu Romain, Saturne], et nous amenions les personnes prisonnières au garde, pour qu'il leur fasse la même chose. » Car en ce temps-là Brown était un homme très méticuleux, prétendant vouloir déraciner les coutumes païennes ; bien qu'il y ait de bonnes raisons de se questionner au sujet de la sincérité de son coeur dans ce respect. De plus, ce genre de zèle aveugle n'aidait pas à les convaincre de leur superstition. Brown, sachant que ceci avait offensé ceux de l'église d'Angleterre, tentait maintenant de s'amender pour cela, par sa brutalité féroce contre les inoffensifs Quakers, ainsi afin de regagner la faveur ecclésiastique et de ceux de la cour du roi, qui maintenant a repris le pouvoir [les Anglicans revinrent au pouvoir, remplacant les Puritains peu de temps après la mort de Cromwell ]. Un membre de la famille Brown en ayant entendu ce qu'on avait dit de lui, répliqua, « Il y a un oiseau d'Abingdon. » À qui Brown rétorqua, « c'est pour ça qu'il n'est qu'une crapule, » et avec son poing il le frappa sous le menton ; ce qui fit qu'un autre prisonnier a dit, « Quoi, vous êtes un magistrat et vous frappez les citoyens ! » Sur quoi Brown avec ses deux mains le jeta par terre en l'attrapant par le rebord de son chapeau, et donna l'ordre aux soldats de les emmener tous à la prison de Newgate.

Le premier jour de la semaine, du mois appelé juin, une compagnie de soldats entra dans l'assemblée de la maison Bull and Mouth, avec baïonnettes, sabres et mousquets à la main, et des allumettes enflammées, comme s'ils allaient se battre ; quoiqu'ils sussent très bien qu'ils ne trouveraient là rien d'autre qu'un peuple inoffensif. La première chose qu'ils firent, fut de jeter par terre celui qui prêchait, le trainant hors de la réunion, en se réjouissant comme s'ils avaient obtenu une grande victoire ; puis ils l'emmenèrent au garde en chef à la cour de Paul, et ensuite ils retournèrent à la maison de Bull and Mouth, où ils en appréhendèrent quelques-uns de plus, les emmenant également à la cour de Paul. Après quelques heures, ces prisonniers furent conduits à la maison du fonctionnaire Brown, qui lui, demanda les noms des prisonniers, et en entendant celui de John Perrot, il dit, « Quoi, vous avez été à Rome dans le but de subvertir, », mais il se reprit et dit, « de convertir le Pape ». À cela, Perrot lui dit qu'il avait souffert à Rome pour le témoignage de Jésus. Sur quoi Brown rétorqua, « si tu avais converti le Pape à ta religion, je l'aurais encore moins aimé que je ne l'aime maintenant. » À cela Perrot répliqua, « Mais Dieu l'aurait aimé encore plus. » Après un bref discours, Brown les envoya à Newgate.

Commentaire de l'Éditeur de ce Site :Perrot devint un sévère persécuteur des Quakers en Virginie, ayant premièrement été expulsé de la Société pour sa divergence et son opposition à l'enlèvement des chapeaux durant la prière, disant que cela n'était qu'une forme et une imposition à sa conscience individuelle ; alors que des milliers d'autres Quakers comprirent par la confirmation de la Lumière que c'était exactement le contraire. Il manquait de maturité et il était tellement rempli d'orgueil que peu après, étant persuadé, il se sentit digne d'aller à Rome pour convertir le Pape, bien qu'il n'échangeât jamais un mot avec lui. Il écrivit également deux pamphlets contre les Quakers et se fit prendre à falsifier le nom d'Edward Burrough sur un autre document rempli de mensonge, ayant pour but de discréditer sévèrement la Société.

C'est de cette façon qu'à cette époque ils dérangeaient les assemblées de ceux que l'on appelait Quakers, dont je pourrais facilement apporter plus d'exemples, si cela est nécessaire. Une fois, un homme appelé Cox, un boisselier, entra avec quelques soldats dans une assemblée, usant d'une grande violence, ils s'emparèrent de deux Quakers, pour les battre très grièvement, parce qu'ils auront refusé de les suivre, quoiqu'ils n'eussent pas montré le mandat pour cela. Enfin, les soldats les emmenèrent tous les deux en les menaçant de leurs mousquets dans la cour de Paul, et quand ils les couchèrent sur le sol, ils prirent l'un d'eux par les talons et le trainèrent sur son dos, d'une manière vraiment très barbare ; après avoir fait cela, on entendit ledit boisselier qui disait qu'il allait se chercher un verre de bière, car ces diables l'avaient épuisé. Néanmoins, il alla à une autre assemblée de ces gens, là aussi il se comporta très méchamment ; et quand il lui fut demandé de montrer son mandat, il sortit son sabre en guise de réponse, « Voici mon mandat. » Il semble ainsi qu'il voulut s'insinuer dans les bonnes grâces de Brown, qui maintenant ayant la faveur de la cour, fut adoubé chevalier, et par la suite il fut aussi nommé maire de Londres. Par les furieux comportements de Cox, les soldats étaient également encouragés à commettre toute sorte de méchancetés  : à tel point que, quand on leur demanda, quel était l'ordre qu'ils avaient reçu pour avoir de tels agissements, l'un d'entre eux brandit son mousquet et dit, « Voilà mon ordre. » Ainsi, cela était maintenant pratiqué par le club de la loi. Les soldats n'avaient pas non plus d'égard pour l'age, mais à la maison de Mileend ils firent sortir deux personnes, c'était deux garçons, l'un d'environ treize ans et l'autre d'environ seize ans ; et ils furent emmenés devant le lieutenant de la tour, il dit à celui qui était présent, qu'il supposait qu'ils n'avaient pas seize ans, et qu'alors ils n'étaient pas punissables par le décret, il déclara qu'ils étaient assez vieux pour être fouettés ; et qu’ils devaient être fouettés hors de leur religion. Et ainsi, il les envoya à Bridewell, on attacha leurs mains à une barre, et ils furent pincés l'espace de deux heures, tellement que leurs poignets étaient très enflés ; ils subirent cela parce qu'ils refusèrent de travailler, étant persuadés qu'ils n'étaient pas dignes d'être traités de la sorte ; aussi ils ne mangèrent rien qui eut été à la charge du centre de correction. Ces jeunes, quoiqu'ayant demeuré passablement longtemps dans cette prison, continuèrent à persévérer, se réjouissant d'être trouvés dignes de souffrir pour le nom du Seigneur ; et ils écrivirent une lettre à leurs amis  « enfants », les exhortant à demeurer fidèles en portant leur témoignage pour le Seigneur, contre toute méchanceté et toute injustice.

Quelques jours avant ce temps, Thomas et John Herbert, vivant à Londres, accompagnés d'autres mousquetaires, vinrent avec leurs épées dégainées dans des résidences privées, et défoncèrent deux ou trois portes ; (car lorsqu'on voyait des personnes entrer dans une maison, même si c’était dans le but visiter leurs amis, cela était considéré comme une réunion). Maintenant, il arriva que dans une maison, ces compagnons grossiers trouvèrent cinq personnes ensembles, l'un d'eux était William Ames, qui était venu de Hollande, et un autre qui s'appelait Samuel Fisher : et quand ils leur demandèrent quel était leur mandat, ils levèrent leurs épées et dirent, « Ne nous demandez pas quel est notre mandat ; car ceci est notre mandat. » Et à ce moment, ils enlevèrent ces personnes de force, et les transportèrent à la cour de Paul, où ils furent la risée des soldats. Et ils furent emmenés à l'Échange, où ils ne furent guère mieux accueillis de la part des rudes soldats. Alors, ont les conduisit à la demeure du fonctionnaire Brown sur Ivy-lane. Il les envoya à Bridewell [prison] avec un mandat d'arrêt, pour être gardé aux travaux forcés. Mais après avoir reconsidéré et trouvé que ce mandat d'arrêt fût une injustice (car ces personnes n'avaient pas été arrêtées dans une assemblée), le matin suivant il envoya un autre mandat d'arrêt, par lequel ils étaient accusés de s'être rassemblés illégalement pour adorer. Si l'un des mousquetaires avait entendu l'une de ces personnes parler de manière à exhorter à la fidélité en cette période d'intense persécution, ceci aurait été considéré comme une accusation suffisante, même si ce n'était pas reconnu par la loi ; mais ils se servirent d'accusations sournoises, peu importe combien médiocres et ridicules elles étaient.

Ainsi, ces personnes furent envoyées à la prison de Bridewell, et forcées de battre le chanvre ; et ils furent traités si sévèrement que, W. Ames devint malade, et faillît même mourir, c'est pourquoi il fut libéré ; car dans un sens on doit dire que son lieu de résidence était à Amsterdam en Hollande, puisque depuis quelques années il demeurait là-bas la plupart du temps et qu'il ne devait pas être inculpable, il travaillait en tant que cardeur de laine ; et s'il fut libéré attribuable au fait qu'il était d'Amsterdam, il semblerait qu'ils ne voulurent pas le voir mort en prison, comme ce fut le cas de certains de ces amis. Les autres après avoir passé six semaines à Bridewell, ils furent présentés à la session de la cour de Old Bailey ; mais au lieu de les juger pour ce dont ils étaient accusés, il leur fut demandé de prêter serment d'allégeance, comme seule affaire (selon ce que disait le greffier), pour laquelle ils furent amenés là. Les prisonniers alors demandèrent, à ce que la loi puisse être lue en vertu de laquelle ledit serment était exigé d'eux. Cela fut promis par la cour ; mais au lieu de cela, ils ordonnèrent au greffier de ne lire que la forme du serment, mais ils ne permettaient pas que la loi puisse être contrainte d'être lue. Mais avant même que les prisonniers eurent le temps de dire s'ils acceptaient ou s'ils refusaient, on donna l'ordre de les emmener ; ce que firent les officiers avec une telle violence, qu'ils en poussèrent quelques-uns à terre sur les cailloux. Ce qui fit que Samuel Fisher a dit, « Prenez notes citoyens, que nous n'avons pas encore refusé de prêter serment ; mais que la cour refuse de tenir leur promesse, qu'ils viennent tout juste de faire ici devant vous tous, qu'il fût convenu que ce règlement devait être lu  : si jamais de telles attitudes comme celles-ci persistent, ce doit être que Dieu n'est pas en cela. » Mais cela ne fut pas pris en considération ; et les prisonniers sans aucune justice furent envoyés à Newgate. Parmi ceux-là, il y avait John Howel, qui avait été envoyé, par le fonctionnaire Brown, aux travaux à Bridewell, parce qu'il avait été amené devant lui, et qu'il avait tardé à lui dire son nom  : et quand, à la cour, on lui demanda pourquoi il ne lui avait pas dit son nom, il répondit, parce qu'il avait été battu et malmené en présence de Richard Brown, et quand on l'emmenait devant lui. Brown qui était aussi sur le banc, lui demanda grossièrement, « En quoi as-tu été malmené ? » Et Howel répliqua, « Mon sang a coulé sur moi en ta présence ; ce qui n'est pas censé se produire en présence d'un juge de paix. » Mais Brown devint très impétueux, rétorqua, « Retiens ton bavardage, ou bien il en coulera encore ici en présence de la cour. 

Vers le mi-été, Daniel Baker retourna en Angleterre après avoir subi une sévère persécution dans l'ile de Malte, et environs une quinzaine de jours après son arrivé, lui et quatre autres, furent arrêtés par une bande de soldats à l'assemblée du Bull and Mouth, et conduit à la cour de Paul, ayant été gardés là pendant quelques heures, ils furent emmenés à Newgate ; mais le soir venu, ils furent emmenés devant le fonctionnaire Brown, à qui Baker dit avec douceur « Que la crainte de Dieu ainsi que sa paix soit placée dans ton coeur. » Mais Brown éclata de rire, et dit, « je préfèrerais plutôt entendre aboyer un chien ; » et en usant d'expressions des plus méprisantes, il accusa Baker et les autres de violation à la loi du roi en pour s'être réuni ensembles. Et Baker lui dit, « Au temps des Apôtres, les serviteurs de Dieu reçurent l'ordre de ne plus parler au nom de Jésus ; et ils répondirent, et j'en fais de même, qu'il valait mieux d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, jugez-en par vous-même. » Il illustra aussi le cas des des trois enfants à Babylone, et Daniel qui n'obéit pas au Décret du roi. Mais Brown devint tellement en colère qu'il donna ordre à ses hommes de frapper Daniel en plein visage. Ce qu'ils firent de même qu'ils le jetèrent par trois ou quatre fois sur le sol, ils le frappèrent avec leurs poings, et ils lui serrèrent le cou, comme s'ils avaient voulu le tuer. Ils firent cela dans le but de satisfaire Brown, afin de lui démontrer qu'ils étaient prêts à tout, peu importe combien abominable cela pouvait être. Et Baker en pensant à ses voyages, leur signala que même les Turcs et les païens abhorraient de tels exercices brutaux. Ses compagnons prisonniers furent également injuriés par Brown, et alors, encore envoyés à Newgate. Et après quelques jours, ils furent appelés à la session, où on leur a lu leurs accusations, qui comme les autres comportaient toutes sortes d'allusions, qui allaient un peu dans ces termes  : que les prisonniers, sous la prétention de mener une adoration religieuse, autrement qu'à la façon établit par la loi du royaume d'Angleterre, illégalement, et de façon désordonnée réunit et rassemblés, terrifiant ainsi le peuple de la majesté, et troublant la paix du roi, au grand mépris de notre dit seigneur le roi ; et ses lois, au mauvais exemple de tous les autres comme dans la facilité offensante. L'accusation ayant été lu, il n'apparut aucun témoins contre les prisonniers, sauf Brown, qui s'assit sur le banc  : et par conséquent le serment, comme un habituel guet-apens, leur fut tendu ; car c'était bien connu, que leur confession ne leur permettait aucunement de prêter serment. Ils refusèrent de jurer, furent envoyés en prison, pour y rester jusqu'à ce qu'ils se décident à prêter serment.

S'il fallait que je dépose par écrit tous les cas de ce genre qui se sont produits, J'y trouverais plus de travails que je ne peux en produire  : car cet embarras avec le serment était devenu si commun, que certains furent même arrêtés dans les rues, et amenés devant la justice de paix, pour qu'ils puissent leur prêter serment, et en cas de refus, ils étaient envoyé en prison, quoique ceci fût carrément contraire au statut de la Magna Charta, qui stipulait expressément, « Aucun homme libre ne sera arrêté ou emprisonnés, ou dépossédés de sa propriété et de ses biens, autrement que par la loi de ce pays. » Mais Richard Brown n'e prêtait aucune attention à cela, mais faisait plutôt tout ce qui lui plaisait ; car la force et la violence étaient désormais prédominantes  : et parfois quand les prisonniers étaient apportés à la barre, pour avoir fréquentés des réunions, la liberté de se justifier par aux-mêmes leur était maintenant refusée ; mais leur sort était désormais d'être intimidé et entravé

Une fois, il arriva qu'un prisonnier, qui auparavant fut un soldat sous le commandement de Brown, en voyant qu'il n'y avait aucune équité ni justice ni impartialité, il l'appelât et lui dit, « Qu'il n'était pas digne de s'asseoir sur ce siège ; car à Abingdon il avait forcé un garçon à pendre son père ; dans le but de démontrer qu'il était un meurtrier. » Cette audace causa quelques dérangements, et Brown, si lourde que fusse l'accusation, ne nia pas la chose en cour, non plus n'essaya-t-il de s'en disculper  : cependant les autres prisonniers Quakers prisonniers n'approuvèrent pas cette réprimande, mais ils déclarèrent que, malgré l’exactitude de ce fait, ils étaient contre l'idée de réprimander un magistrat qui siège en cour, qu'ils respectaient et honoraient la fonction qu'il occupe. Mais nulle part je n’ai trouvé que Brown, (dans ce compte rendu), a poursuivi en justice celui qui avait parlé si audacieusement, quoiqu'il fît ce qu'il voulait, ne craignant pas que ses compagnons magistrats (qui le respectaient, étant le favori de la cour), puissent le désavouer, comme nous pourrions le démontrer par l'exemple suivant.

Une certaine personne qui avait été jetée en prison de manière très violente et abusive par des soldats, ce parce qu'il ne voulait pas sortir d'une réunion, disait-il à la cour, la raison pour laquelle il refusait de sortir c'était que les soldats de lui montrer de mandats justifiant son arrestation  : puisque tous le monde savait qu'ils auraient bien pu être des voleurs ou des meurtriers, avec lesquels il n'était pas tenu d'aller. Mais Brown, qui prônait la violence, répondit à cela, s'ils l'ont trainé à travers tous les chenils de la rue, ils lui ont sérieusement servi la justice, s'il n'a pas voulu les suivre. Il a dit cela d'une manière tellement furieuse que l'un des prisonniers lui a dit, « Tu as eu de nombreuses mises en garde et des visitations dans l'amour de Dieu, mais tu les as tous méprisés ; par conséquent, prends garde à ne pas être scellé dans la colère de Dieu. » Sur cela, l'un des geôliers s'approcha avec sa canne et frappa plusieurs prisonniers si fort que, que beaucoup d'entre eux subirent de graves blessures ; et il fut rapporté par certain qu'à ce moment-là Brown abattez-le, bien que les autres (pour atténuer cela un peu), disent qu'il s'était jeté par terre. Mais la première version semble plus plausible  : car les coups furent si violents, que certains des spectateurs crièrent, au meurtre ! au meurtre !, et demandèrent, « Allez vous permettre aux hommes d'être des meurtriers en cour ! » Là dessus l'un des shérifs en personne descendit de son siège pour stopper les coups. Mais Brown était si désespérément rempli de colère, qu'il a dit aux prisonniers, « Si l'un d'entre vous est tué, votre sang retombera sur votre propre tête  : » et le bourreau qui se tenait là avec son bâillon à la main, menaçait de bâillonner celui d'entre eux tenterait de dire quelque chose. Ainsi, l'innocence était forcée de céder à la violence. Et une fois, alors que fut posée la question juridique commune, coupable, ou non coupable, quelqu'un répondit, je nie être coupable, et je peux dire que je suis non coupable ; et de même qu'en latin, non reus sum. Il fut quand même condamné au silence, et en conséquence pénalisé, bien que les paroles qu'il eût prononcées, signifiaient pleinement non-coupable, en dépit du fait qu'ils ne les avaient pas prononcés dans les mêmes termes. Mais maintenant, ils étaient pour crucifier les Quakers à tous les égards.

Je citerai néanmoins quelques exemples de plus des brutalités de Brown, avant de le laisser. Un autre s'étant fait exiger de répondre à son accusation, coupable, ou non coupable, et n'ayant pas répondu sur-le-champ, mais pensant un peu afin de parler correctement, Brown avec mépris dit, « Nous aurons une révélation sous peu. » À cela, le prisonnier répondit, « Combien de temps encore te dresseras-tu contre l'innocent ? Combien de temps encore persécuteras-tu la juste semence de Dieu ? » Mais comme il parlait. Brown commença à crier indécemment dans le langage de ces dévergondés qui vont en criant dans les rues, « Aha, aha, aura tu quelques huîtres wall-fleet. » Et, « As-tu quelques trucs de cuisinière ? » Et lorsque le prisonnier à la barre a dit qu'il ne pouvait, par motif de conscience s'abstenir des réunions parmi le peuple de Dieu, Brown répliqua grossièrement, « Conscience !, — une queue de chien ! » Et quand le fonctionnaire Adams parla à l'un des prisonniers en disant, « Je suis désolé de vous voir ici ; » « Désolé ! » dit Brown, » de quoi devriez-vous être désolé ? » « Oui, » dit Adams, « Il est un homme modéré. » Mais Brown, qui ne pouvait pas supporter d'entendre ceci, répliqua que jamais il n'y eut un seul homme modéré, faisant allusion aux Quakers. Les spectateurs, l'ayant beaucoup remarqué, n'aimèrent pas son attitude excessive. Mais il semblait plutôt endurci ; car à un certain moment deux personnes qui subissaient un procès pour avoir cambriolé une maison, il leur dit, qu'ils étaient les pires crapules de l'Angleterre, à l'exception des Quakers.

Il arrivait parfois que les prisonniers fûssent amenés à la barre sans même avoir été accusés ; et lorsqu'ils demandaient, « Qu'avons-nous fait ? » et qu'ils réclamaient justice, Brown, n'ayant aucune accusation contre eux, souvent s'écriait,« Prêteras-tu serment ? » Et qu'alors ils répondaient « que par motif de conscience ils ne pouvaient jurer », ils étaient alors condamnés comme des transgresseurs, bien que de telles pratiques allaient directement à l'encontre de la loi. Mais en ce temps là cela cela semblait sans importance pour être remarqué. Quoiqu'à quelques reprises il arriva qu'à Thetford dans le comté de Norfolk : le juge Windham, en ce temps là fit preuve de justice en de pareils cas, en réprimant sévèrement les juges qui siégeaient, non seulement pour avoir envoyés en prisons des gens, mais aussi pour les avoir fait comparaitre à la barre, quand aucune accusation n'apparaissait contre eux. Mais Richard Brown faisait tous ce qu'il lui plaisait, et se montrait encore plus furieusement méchant, lorsqu'un prisonnier se présentait devant lui revêtu de son chapeau.

Une fois, John Brain, s'étant fait arrêté dans la rue, et non pas dans une réunion, fut amené par quelques soldats devant Brown qui, le voyant portant son chapeau, ordonna qu'il soit poussé par terre environs six ou sept fois, et quand il était par terre, ils lui frappaient la tête contre le sol, et ils le piétinaient ; et Brown, comme un homme mauvais, leur dit de lui tirer le nez ; à un point tel qu'ils le tirèrent très violemment par le nez. Et lorsqu'il se leva, ils l'empoignèrent par les cheveux et le tirèrent par terre, et encore par les cheveux pour le jeter à nouveau par terre. Et quand il vint pour parler en son propre nom contre cette cruauté, Brown ordonna qu'on lui ferme la bouche. Sur quoi non seulement ils le frappèrerent sur la bouche, qu'ils lui fermèrent la bouche et le nez si étroitement, qu'il ne pouvait plus tirer son souffle, et vint près d'étouffer : voyant ces actions Brown se mit à rire, et enfin il l'envoya en prison.

Thomas Spire, étant amené devant Brown, il donna l'ordre qu'on lui enlève son chapeau ; et parce que cela ne fut pas exécuté avec la violence à laquelle il s'attendait, Brown ordonna de remettre le chapeau sur la tête de Spire, « Il ne doit pas être enlevé si facilement ! » Alors il fut jeté par terre par le bord de son chapeau, et à nouveau jeté par terre en se faisant tirer par les cheveux. William Rill étant lui-aussi amené devant Brown, il ordonna qu'on lui ôte son chapeau pour que sa tête puisse être inclinée : sur quoi il fut poussé par terre, on le fit trébucher à nouveau en le tirant par les cheveux, George Ableson fut de même poussé par terre à cinq reprises une fois après l'autre sur le sol, et tiré par les cheveux, et de même que battu au visage, ou sur les cotés de sa tête, titubant et saignant, et endolorit durant plusieurs jours après.

Nicholas Blithold étant amené devant Brown, qui prit son chapeau de ses deux mains, et essayant de le jeter sur le sol ; et parce qu'il ne parvenait pas à le faire tomber complètement par derrière, il le poussa, et le jeta par en arrière ; et alors il lui donna un coups de pied à la jambe, et le fit passer à travers la porte. Quand Thomas Lacy fut amené devant lui, Brown lui-même le frappa en plein visage ; et Isaac Merrit, John Cook, Arthur Baker, et bien d'autres, ne furent traités guère mieux ; tant il semblait être né pour être bourreau, plutôt que fonctionnaire, ou bien magistrat. Mais j'en ai assez de mentionner ces exemples de cruautés. Ses abominables exploits furent publiés par écrits, beaucoup plus détaillés que ce que j'ai mentionné : et le livre, comme il a été dit déjà lui avait été dédié. Et néanmoin je n'ai trouvé personne ayant été poursuivi pour ce compte rendu ; quoique Brown était si exagérément méchant qu'on aurait pu pensée que derrière sa méchanceté se cachait une raison financière, pareil à un fournisseur de bois encourageant l'exécution de personne par le bûcher dans le but d'aider à vendre son bois.

Au cours de cette période intense de persécution, Francis Howgill a écrit, et produit cet exposé suivant pour l'encouragement de ses Amis.

« Les cogitations de mon coeur ont été nombreuses, profondes, et lourdes ces quelques mois, semaines, et jours, au sujet de ce peuple que le Seigneur à élevé afin de rendre témoignage en Son Nom, en ce jour de Sa puissance ; et souvent l'intercession a été fait au Seigneur pour eux, ainsi qu'une attente patiente afin de connaitre sa pensée à leur sujet pour le temps à venir ; dont souvent j'en fut gratifié comme pour moi-même mais encore, quelque chose pour lequel je fut amené par le Seigneur à attendre, afin que je puisse réconforter et fortifier son troupeaux par un témoignage sûr. Et tandis que j'étais en attente hors de toute choses visible, et plutôt en dehors du monde en mon esprit, et rien sur mon coeur autre que le Dieu vivant, le Seigneur ouvrit les sources de la grande profondeur, et inonda mon coeur de lumière et d'amour ; et mes yeux ressemblaient à des fontaines à cause des larmes de joie, à cause de son héritage, de celui qu'Il m'a fait voir, et qu'Il m'a dit dans un saint témoignage complet et dans sa pleine puissance vivifiante et fraiche, de sorte que que mon coeur a été ravi là avec une indicible joie, et J'étais hors de mon corps avec Dieu en Son paradis céleste, où je vis et sentis des des choses inexpliquables, et au-delà de toute démonstration ou language. Enfin la vie en privée avec mon entendement, et mon esprit était à Son écoute ; et l'Éternel Dieu disait :

« Cacherai-Je toute chose à ceux qui cherchent ma face dans la justice ? Non, Je me manifesterai à ceux qui me craignent ; Je parlerai, entend-tu, et publie cela parmi mon peuple, afin qu'ils puissent être réconfortés, et que tu sois satisfait. »

Et ainsi dit le Dieu vivant du ciel et de la terre, en cette 28ième journée du troisième mois, 1662:

« Le soleil abandonnera sa resplendissante clarté, et cessera de donner sa lumière au monde ; et la lune sera entièrement ténèbre, et n'éclairera plus la nuit ; les étoiles cesseront de reconnaitre leur fonction ou leur place ; mon alliance avec le jour, la nuit, les temps, ainsi que les saisons, sera aussitôt parvenu à une fin, que l'alliance que j'ai conclu avec ce peuple, dans laquelle ils sont entrées avec moi, se terminera, ou sera brisé. Oui, malgré les puissances des ténèbres et de l'enfer qui s'unissent contre eux, et que la machoire de la mort ouvre sa bouche, néanmoins je les délivrerai, et les guiderai à travers tout cela. Je confondrai leurs ennemis tout comme je fîs en Jacob, et les dispercerai tout comme je fîs en Israël dans les temps anciens. Je m'emparerai de leurs ennemis ; Je les lancerai ici et là , comme des pierres lancées avec une fronde ; et la mémoire de cette Nation, qui est sainte à mes yeux, ne sera jamais déracinée, mais elle vivra à travers les âges, comme une nuée de témoins, dans les générations à venir. Je les ai amenées à la naissance, oui, Je les ai engendré ; Je les ai emmaillotés, et ils m'appartiennent. Je les nourrirai et les porterai comme sur les ailes des aigles ; et malgré les nuées qui se rassemblent contre eux, Je ferai mon chemin à travers elles ; malgré les ténèbres qui se rassemble en un amoncellement, et les sortes de tempêtes, Je les dispercerai comme avec un vent de l'Est ; et les nations reconnaitront qu'ils sont mon héritage, et ils sauront que je suis le Dieu vivant, qui plaidera leur cause devant tous ce qui s'oppose à eux. »

Ces paroles sont saintes, fidèles, éternelles, bonnes, et véritables ; bénis sont ceux qui entendent et croient jusqu'à la fin : et à cause d'eux, aucune force ne fut laissé en moi pour un temps ; mais enfin mon coeur fut remplit de joie, même quand l'arche de Dieu fut emmenée de la maison d'Obed-Edom, quand David danca devant elle, et que Israël avait crié de joie.

Francis Howgill

Cet écrit de Francis Howgill, qui fut un homme pieux, ainsi que plusieurs autres puissantes exhortations de ceux qui vaillamment étaient là avant lui, fut d'un grand encouragement en cette période de violente persécution. Car combien furieux furent leurs ennemis, néanmoins ils continuaient à être fidèles dans les supplications et les ferventes prières à Dieu, afin qu'il puisse se plaire à leur venir en aide dans leur juste ferveur, n'aspirant à rien d'autre pour eux-mêmes que d'une véritable crainte et une révérence devant Lui, ils n'osaient pas négliger leurs assemblées religieuses. Et ils découvrirent que le Seigneur entendait leurs prières, de sorte que j'ai entendu quelqu'un dire, qu'au cours d'une réunion alors qu'ils semblaient être en danger de mort de la part de leurs persécuteurs enragés, C'était malgré tout qu'il était ravi, de sorte qu'il pouvait difficilement savoir s'il était à l'intérieur ou à l'extérieur de son corps. Persévérant dans la fidélité dans ce qu'ils croyaient que le Seigneur exigeait d'eux, dans le processus du temps, quand leurs ennemis croyaient être sur le point d'éliminer les Quakers ils virent le Seigneur Dieu Tout Puissant venir à leur défense, et annuler et confondre les mauvais desseins de leurs cruels persécuteurs, comme on verra au cour de l'histoire.

Et Dans les Autres Villes et Villages à travers le Pays,
la Persécution fut d'Autant Plus Intense.

À Colchester, en Angleterre, la persécution était maintenant excessivement féroce. Au cours du mois d'octobre, William More, le maire de cette ville, vint le premier jour de la semaine, et interrompit la réunion des Quakers, ainsi appelés, et envoya quelques-uns d'entre eux en prison ; la semaine suivante, il recommença, et la semaine d'après il fit venir une partie du corps du comté à venir à la réunion. Ceux-ci se mirent à en battre quelques-uns, et firent beaucoup de dommages aux bancs, aux sièges ainsi qu'aux fenêtres du lieu de réunion. Et par la suite, le maire employa un homme âgé pour les empêcher de se rendre à l'entrée du lieu de réunion ; disant à ceux qui voulaient entrer, que le maire l'avait placé là afin de faire en sorte qu'ils restent à l'extérieur. Maintenant, bien qu'ils sussent qu'il n'était pas un officier, ni qu'il n'avait pas de mandat, quand même ils ne résistèrent pas, mais ils continuèrent dans la rue, conservant ainsi leur réunion en paix, n'étant pas libre par motif de conscience de quitter leur adoration publique de Dieu, malgré qu'en cette période de l'année il faisait froid, et souvent le temps était humide ; et ils continuèrent ainsi durant plusieurs semaines, bien qu'ils assistaient avec tellement de difficultés

Au début du mois de décembre vint près d’une quarantaine de chevaliers du roi, à cheval, dans leur armure, avec des épées, des carabines et des pistolets, criants, « Que diable faites-vous ici ? » Et se jetèrent sur ces inoffensives personnes, ils les battirent, certains avec des épées, et d'autres avec des carabines, sans même faire de distinction entre hommes et femmes, jeunes ou âgées, jusqu'à ce que bon nombre soient blessés ; les poursuivants de long en large dans les rues. Le premier jour de la semaine suivante, ces types furieux revinrent de nouveau, maintenant tant avec des gourdins qu'avec des épées et des carabines, ils battirent encore plus grièvement ceux qui s'étaient paisiblement rassemblés dans la rue pour adorer Dieu. Ce cruel tabassage était si excessif, que quelques-uns reçurent plus d'une centaine de coups, et furent tellement marqués d'ecchymoses que leurs membres perdaient leur force naturelle. Un cavalier avait battu l'un d'eux si longtemps que la lame de son épée tomba de sa poignée, celui qui était battu voyant cela a dit au cavalier, « Je vais te la donner, la ramasser et te la redonner, » ce qu'il fit, avec ces paroles, « Je souhaite que le Seigneur puisse ne pas placer l'oeuvre de cette journée à ta responsabilité. »

Mais pour éviter la prolixité, je ne mentionnerai pas particulièrement toutes les attaques qui me semblent avoir été commises là. Ces gestes cruels continuèrent encore plusieurs semaines, et certains ont été battus si violemment, que leur sang coulait dans les rues, et ils saignaient et s'évanouissaient.

L'un d'entre eux Edward Graunt, un homme âgé d'environ soixante et dix ans (dont je connaissais bien la femme et les enfants), fut abattu si atrocement, qu'il en est mort quelques jours après. Si intense fut cette période que maintenant ces adorateurs religieux, quand ils allèrent à leurs réunions, c'est comme s'ils allaient au-devant de leur mort ; car ils ne pouvaient être certains de revenir à la maison soit en entier ou en vie. Mais en dépit de tout ceci, leur zèle pour leur adoration était si animé, qu'ils ne daignaient pas rester à la maison, quoique le résonnement humain devait leur conseiller le contraire. Et certains d'entre eux furent des personnes notables dans le monde ; parmi les autres, il y avait Giles Barnadiston, qui, ayant passé six années à l'université dans l'étude de la littérature, devint par la suite colonel ; mais dans le cours du temps, ayant entendu G. Fox Jr, prêcher, il fut si entièrement convaincu de la Vérité, il démissionna de son poste de commandement militaire et entra dans la société de ceux que l'on nomme Quakers ; et demeurant fidèle, il devint un jour ministre de l'Évangile parmi cesdites personnes ; étant un homme d'un esprit doux, et l'un de ceux que j'ai très bien connus. Ce Barnadiston ne s'est pas abstenu de fréquenter les réunions, quoiqu’horrible eût été la persécution, étant pleinement abandonnée à risquer sa vie avec ses amis.

Un certain Salomon Fromantle, un marchand que je connaissais bien fut si gravement battu, qu'il tomba par terre dans la rue et perdit beaucoup de sang ; et malgré cela, les cavaliers barbares continuèrent à le battre. Son épouse, une fille d'Edward Graunt, craignant qu'il soit tué, tomba sur lui, pour le couvrir et le protéger des coups au péril de son propre corps, comme elle me l'a dit elle-même en présence de son mari ; un amour et une fidélité conjugale bien digne d'être mentionnée, et mentionnée par écrit. Et bien qu'alors elle n'eût pas reçu de coup violent, il y eut tout de même des femmes qui furent sévèrement battues avec des gourdins, sur lesquels des pointes de fer avaient été enfoncées. Une veuve âgée ne reçut pas moins d'une vingtaine de coups sanglants sur plusieurs parties de son corps ; et une autre femme se fit transpercer les reins par gourdins à pointes. Un homme âgé de soixante et cinq ans fut poursuivi sur longue distance par trois hommes à pieds et un autre à cheval, et il fut tellement battu et meurtri, qu'une femme ayant pitié de ce vieil homme, dit à ces vicieux persécuteurs ; mais ceci exaspéra tellement le cavalier qu'il envoya à la femme un violent coup d'épée, en raillant et en blasphémant. Cette barbarie continua, jusqu'à ce que les persécuteurs deviennent épuisés de battre des innocents, qui semblaient avoir encore plus de courage alors que perduraient ces tribulations, qui toutefois étaient douloureuses. L'un des importants instigateurs de cette violence acharnée était le capitaine Turner, qui ordonna ces actions à ses cavaliers. Sa malice était si grande que durant le déroulement d'une réunion, non seulement ordonna-t-il de battre les gens, mais aussi de détruire la pièce, briser les fenêtres, et les murs ; de sorte que les dommages s'élevèrent entre cinq et vingt livres

Maintenant, je pourrais entreprendre un long récit des procès des nombreux prisonniers de Worcester, devant les juges Hyde et Terril ; mais puisque ce procès était très similaire à celle de John Crook, détaillée dans cet exposé, je ne ferai que mentionner ceci brièvement. Lorsque les prisonniers, étant amenés à la barre, demandèrent pourquoi ils avaient été retenus si longtemps en prison ; on leur répondit en leur demandant s'ils voulaient faire serment d'allégeance. Et ils tentèrent de les amener à se trahir eux-mêmes en leur demandant où ils se trouvaient à une certaine journée. Car s'ils avaient déclaré s’être trouvés à la réunion, alors ils auraient déclaré de leurs propres bouches avoir agi contraire à la loi ; mais ils répondirent avec attention qu'ils n'allaient pas s'accuser eux-mêmes. Les autres à l'évidence furent accusés d'avoir été à une réunion ; et quand ils ont dit que leurs réunions ne servaient pas uniquement pour l'adoration publique ; mais qu’ils avaient aussi des réunions pour prendre soins des veuves, des orphelins, et des autres qui étaient nécessiteux ; malgré cela, il fut dit aux jurées, que malgré qu'il n'y ait pas de preuve qu'il y ait eu prédication à la réunion, s'ils croient tout de même que les prisonniers aient tenu une réunion dans le but d'adoration religieuse, cela suffisait à prouver leur accusation. Et pourtant, une telle procédure dans les autres cas aurait été injustifiable.

Un certain Edward Bourn fut emprisonné pour avoir été à une réunion, et par la suite amené à son procès, on lui demanda de prêter serment. Parmi d'autres paroles qu'il a prononcées pour sa défense, il disait, « Supposez que Christ et ses apôtres tiennent une réunion en ces temps-ci, si cette action contre les conventicules se serait emparée d'eux. » « Oui », répondit le juge, « absolument ! Mais en y repensant, il a dit, « je ne vais pas répondre à vos questions ; vous n'êtes pas des apôtres ». En conclusion, Bourn et plusieurs de ses amis reçurent chacun une amende de cinq livres.

Maintenant, comme ceux qui étaient pénalisés n'avaient pas payé l'amende, jugeant que la chose pour laquelle ils étaient pénalisés était un devoir indispensable qu'ils devaient à Dieu, et que par conséquent ils ne pouvaient payer de telles amendes par motif de bonne conscience, généralement il s'ensuivait d'un emprisonnement, et de la saisie de leurs biens pour le remboursement des amendes, par lesquels les pertes de certains furent en double, et peut-être même trois fois plus que le montant de l'amende. Quelques-uns des prisonniers laissèrent entendre que ce jour-là ils étaient ailleurs et non pas à la réunion, mais plutôt à la maison d'un certain Robert Smith à un certain moment, comme témoignage déclaré par « serment » ; malgré cela parce que la réponse à la question n'était pas satisfaisante, s'ils n'y étaient pas ce jour-là, ils étaient considérés coupables. Ledit Robert Smith s'était prémuni  : car le serment d'allégeance lui fut offert, et ayant été menacé par le juge par une mise en garde, il demanda, pour qui cette loi, du fait de prêter serment, est-elle faite, si non pour les papistes. Et en soupçonnant que quelques-uns de cette croyance soient assis sur le banc, il demanda aussi, si eux, pour le contentement du peuple, qui étaient présent, de devaient pas aussi prêter serment d'allégeance. Mais le juge se désista et lui dit qu'il devait prêter serment, autrement la sentence devrait être prononcée contre lui. Smith demanda alors, si l'exemple de Christ pouvait décider de cela ; mais le juge dit, « Je ne suis pas venu ici dans le but de discuter avec vous de la doctrine du Christ, mais pour vous informer au sujet de la doctrine de la loi. » Alors, Smith fut emmené, et ensuite, quand son accusation pour son refus de prêter serment fut rédigée, il fut emmené de nouveau à la cour, et demanda, s'il pouvait ou non répondre à l'accusation ; et les raisons qu'il donna furent rejetées, avant que Smith eût terminé de parler, le juge a dit, « Voici ta sentence et le jugement de la cour  : Vous serez mis à la porte de la protection du roi, et perdrez pour toujours votre appartenance au roi, ainsi que votre propriété privée pour la vie.» À ceci, Robert répondit avec l'esprit en paix, « Le Seigneur a donné, et s'Il décide que cela me soit enlevé, que sa volonté soit faite.» Ainsi, Robert Smith souffrit avec beaucoup de ses amis, là et en d'autres endroits  : je n'aurais pas assez de ma vie pour tout décrire de manière circonstancielle.

À Warborough dans l'Oxfordshire, ceux appelés les Quakers furent également maltraités dans leurs assemblées religieuses, et même les femmes âgées ne furent pas épargnées ; ce qui amenait souvent les enfants innocents à crier pour aller au ciel, en voyant leurs mères être ainsi maltraitées. De même que les magistrats cassant leurs cannes en pièces sur ceux qui se rassemblaient étaient chose ordinaire ; et parfois pour cela ils pouvaient faire usage d'autres bâtons  : souvent, les femmes se faisaient enlever leurs vêtements ; et cela accompagné du pillage des biens. Que ces persécuteurs fussent enragés n'était pas étrange, lorsqu'on pense que certains étaient stimulés par leurs enseignants ; un exemple de cela fut apporté par Robert Priest du même endroit qui un jour disait dans son sermon que les lois du roi, même s'ils sont contraires aux Lois de Dieu, nous devons tout de même y obéir. Tout autre était la doctrine des apôtres Pierre et Jean, lorsqu'ils dirent au conseil des Juifs, « Jugez s'il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu'à Dieu. »

Dans le Northamptonshire, où la persécution était aussi très intense, l'évêque de Peterborough déclarait publiquement dans la maison à clocher, qu'après avoir ordonnés aux soldats d'entreprendre la dernière action contre ces séditieuses réunions, « contre tous les fanatiques qui exerçaient leurs activités, à l'exception des Quakers ; mais lorsque le parlement siégea à nouveau, une loi plus sévère fut adoptée, non seulement dans le but d'empêcher leurs adorations et de saisir leurs bien, mais aussi dans le but de les vendre comme esclaves. » Ainsi les écclésiastiques attisèrent le feu de la persécution.

À York le pillage des biens était également dirigé par le conseiller municipal Richardson ; et même les garçons et les filles, qui n'avaient pas seize ans, et qui par conséquent ne sont pas sujets à la pénalité de la loi, recevaient des sanctions ; et quand les policiers se montraient peu favorables à participer au cambriolage, ils étaient réprimandés, et l'un d'eux fut même poursuivi pour n'avoir pas accompli son devoir, parce qu'il avait refusé de s'emparer du manteau d'un homme. Mais si je devais mentionner les mauvais traitements commis à tous les endroits et dans tous les comtés, quand dois-je en arriver à une conclusion ?

Thomas Green, un homme intègre, que j'avais familièrement connu, était en prière dans une réunion à Sawbridgworth dans le Hertfordshire, quand il fut tiré de sur ses genoux, et trainé dehors ; et l'ayant amené devant les juges Robert Joslin et Humphrey Gore, ils le condamnèrent à payer une amende de vingt livres, pour avoir parlé et prêché à cette réunion ; et accordèrent aux policiers John Smith et Paul Thomson, un mandat de saisie des biens et propriétés ; sur quoi ils se rendirent à l'atelier de Thomas Green, à Royston, et s'emparèrent des biens s'évaluant à cinquante livres. Mais ceci ne refréna pas son zèle ; car comme un vrai et fidèle pasteur, il continua à nourrir le troupeau, et à édifier l'église avec son don  : dans lequel il fut très pratique.

À un autre moment, les juges Peter Soames et Thomas Mead, donnèrent un mandat pour la saisie de biens d'une valeur totalisant vingt livres à l'endroit du dit Thomas Green, pour avoir prêché à la réunion à Upper-Chissel dans l'Essex. Et les officiers qui allèrent à l'atelier de Thomas Green, prirent tous ce dont ils purent prendre, ne laissant rien d'autre dans l'atelier qu'une bobine de fil de laine, qui était tombée par terre sans qu'ils s'en soient aperçus.

Theophilus Green subit également un important pillage de ses biens  : pour avoir prêché à la réunion de Kingston-sur-Thames, il fut placé en détention durant plusieurs heures, et fut condamné à payer vingt livres. Et pour avoir prêché chaque premier jour durant trois semaines à Wandworth, il fut condamné à payer le même montant pour chacune des semaines.

La semaine suivante, étant à Uxbridge, et visitant les enfants pauvres de ses amis, ces enfants dont le père et la mère étaient morts l'un à la suite de l'autre, il en adopta lui-même deux, et chercha un endroit pour placer les autres. Et il demeura là jusqu'au premier jour de la semaine, il alla à la réunion, et il exhorta ses amis à continuer d'aller à leurs réunions au nom de Jésus  : et comme il prononçait ces paroles le policier ainsi que le dénonciateur entrèrent, et ils l'emmenèrent voir le juge Ralph Hawtrey, qui le condamna à une amende de vingt livres, et l'envoya à la prison de Newgate à Londres, avec un mandat d'arrêt ; dans lequel il l'accusait d'avoir exhorté les gens à continuer d'aller à leurs réunions dans le nom de Jésus, en dépit de la loi des hommes s'y opposant. Les mandats ayant été émis pour la saisie de l'amende mentionnée précédemment s'élevaient à une centaine de livres, cinq shillings ; ils vinrent et ouvrirent sa porte, et emportèrent tous les biens qu'ils trouvèrent, ne lui laissant ni tabouret ni lit. Et au bout de trois mois passés à la prison, lui ainsi que sept autres furent emmenés à la session à Hicks Hall, et les serments d'allégeances et de suprématie leur furent offerts. Mais ça réponse fut, « En tant qu'Anglais, je dois être soit condamné ou bien acquitté, pour la cause pour laquelle je suis accusé, avant de pouvoir répondre à tout autre sujet ou cause. En outre, je considère être moi-même illégalement accusé, tout comme l'amende ainsi que l'emprisonnement pour le même fait. » Mais ils lui dirent, qu'il dût répondre à savoir s'il allait jurer ou non ; et qu'alors il pourrait être entendu. Mais persistant à refuser de jurer, il fut remis en prison avec les autres ; et par la suite ramené à la cour, et ne voulant toujours pas briser le commandement de Christ, de ne pas jurer, la sentence de condamnation fut proclamée contre lui et ses compagnons prisonnier, de sorte qu'ils demeurèrent en prison pendant plus de deux ans, jusqu'à ce qu'ils fussent libérés par un acte de grâce de la part du roi.

Les réunions de ceux que l'on appelait les Quakers furent misérablement dérangées à Horslydown dans le comté de Surrey. Le 25e jour de septembre, plusieurs mousquetaires vinrent dans la maison de réunion, et trainèrent ceux qui c'étaient rassemblés, dans la rue, les cavaliers vinrent parmi eux, et les battirent et les maltraitèrent violemment, les poussant avec leurs carabines, ce que firent les autres avec la crosse de leurs mousquets, à un niveau tel que plus d'une vingtaine de personnes furent blessés et sévèrement meurtrit ; non, si désespérément méchants furent ces gens malfaisants, qu'une partie des cavaliers cherchaient à piétiner ces gens inoffensifs ; mais les chevaux, plus compatissants que les cavaliers, n'allant pas de l'avant, ils faisaient demi-tour, et en les freinant et faisant le cheval se cabrer par derrière, s'efforçant de faire toutes les méchancetés qu'ils pouvaient. Au 2e jour d'octobre ces gens paisibles, ayant été retenu hors de leur lieu de réunion, un groupe a pieds, et un autre à cheval vinrent parmi eux et les maltraita non moins violemment que la semaine précédente ; les battants et les frappants tellement fort qu'ils brisèrent leurs mousquets et leurs lances, et une carabine, et au-delà d'une trentaine de personnes furent si sévèrement blessées et meurtries, que leurs sangs coulaient dans les rues.

Et le 9 du même mois les soldats, tant à cheval qu'à pied, vinrent encore à la réunion du même endroit, et l'un d'eux ayant une pelle, lança de la saleté et de la boue qu'il prenait dans les canaux [des égouts à ciel ouvert] sur les hommes et les femmes ; et après lui vinrent les cavaliers et les fantassins, qui leur tombèrent dessus, les frappant et les assommant, sans faire exception de l'âge ni du sexe, jusqu'à ce qu'ils fassent gicler le sang de plusieurs ; et quand quelques-uns des habitants par pitié les emmenèrent dans leurs maisons, et épargnèrent leur vie, les soldats forcèrent la porte, et les trainèrent à nouveau dans la rue, leur arrachant leurs chapeaux, pour pouvoir les frapper sur leurs têtes dénudées ; à tel point que certains eurent la tête sérieusement fracturée. Aussi certains cavaliers déchiraient les vêtements des femmes sur leur dos, et les trainaient dans la boue par les côtés des chevaux ; et quelques-uns des fantassins mirent honteusement leurs mains sous les vêtements des femmes  : non, un soldat frappa par deux fois une femme qui était enceinte au ventre avec son mousquet, et une fois sur la poitrine, tandis qu'un autre lui lança des saletés à la figure  : de sorte qu'elle avorta. Et ce jour-là, au-delà de cinquante personnes furent gravement blessées et meurtries. Le 16 de ce mois, ces personnes consciencieuses se réunirent à nouveau pour présenter leur adoration à Dieu, quand arriva une importante brigade de cavaliers et de fantassins, qui leur tombèrent dessus et les battirent si violemment comme s'ils avaient voulu tous les tuer sur-le-champ ; à un point tel que certains avaient le sang qui leur sortait des oreilles ; et un des policiers tenta de stopper cette dangereuse bande qui faisait couler le sang, mais ils se jetèrent également sur lui, et lui fracturèrent le crâne ; et lorsqu'ils furent réprimandés pour leur attitude cruelle, quelqu'un a dit, « Si vous connaissiez l'ordre que nous avons reçu, vous diriez que nous avons une attitude clémente envers vous. » Et quelqu'un demanda, « Comment pouvez-vous ainsi traiter de la sorte des gens qui ne font aucune résistance ni aucune opposition ? » ils répondirent, « Nous aurions préféré, et ce serait plus facile si vous vous étiez opposés et que vous aviez résisté. » Ainsi, il apparaissait clairement que cette atteinte avait été faite dans le but de provoquer de l'opposition, afin qu'ils puissent s'imprégner les mains du sang de leurs victimes, et donc pouvoir posséder leur vie et leurs biens. Nous pensions donc qu'il fût opportun de prévenir le roi et son conseil de cette cruauté barbare ; ce qui donna un tel résultat, que des arrestations furent effectuées dû à cette cruauté excessive, quoique leurs sévices n'eussent pas cessé complètement.

Persécutions à Boston

Remarque de l'Éditeur de ce Site : J'ai remarqué dans mes années que plus incertains ils sont dans leurs incrédulités, plus la croyance opposée se fait menaçante. De nombreux Puritains quittèrent l'Angleterre dès leur jeune âge dans le but d'échapper à la persécution, fuyant vers les colonies américaines. Il est un fait tragique que lorsque s'éveilla la foi Quaker, les Puritains devinrent leurs opposants les plus violents. Je suggère que leur foi, basée sur l'observance extrêmement rigoureuse des règles contenues dans la Bible, était si fragile que lorsque la Vérité est apparut avec les Quakers, ils étaient les plus effrayés. Par conséquent ils ont réagi en désespoir de cause en faisant sortir la Lumière qui disait leur foi était sur un fond sablonneux, prêt à être emporté par la première tempête. Ils persécutèrent vicieusement les Quakers et quiconque osait prendre soins d'eux.

Mais à présent posez-vous cette question : est-ce que votre foi est basée sur la Bible, ou bien est-elle basée sur la connaissance de Dieu en vous-mêmes, qui vous enseigne, vous guide, qui vous corrige et vous purifie ? (Tout en étant bien entendu en conformité avec le témoignage de la Bible). Pouvez-vous dire que vous avez le même que les Apôtres de la Bible ? Êtes-vous régis en paroles et en action par le Saint-Esprit en vous ?

Si vous trouvez ces questions menaçantes, peut-être comprenez-vous comment les Puritains pouvaient persécuter les Quakers.  L'esprit de persécution est toujours vivant de nos jours ; J'ai eu beaucoup de lecteurs fondamentalistes Chrétiens dans ce site web m'accusant d'être un ministre de Satan, qui, s'ils en avaient l'opportunité, ils seraient probablement inspirés par leur saint ? -esprit à me frapper pour la gloire ? de Dieu.

- de : Valliant pour la Vérité :

Au cours du septième mois de l'année1656, deux femmes Amies de l'Angleterre sont arrivées à Boston, Massachusetts. Ils furent traités cruellement, et enfermés en prison pendant cinq semaines. Nicholas Upsal, un vieillard résidant à Boston, et un chrétien sérieux, fut bien attristé par la condition de ces pauvres femmes délaissées. Étant donné qu'aucune nourriture ne leur était donnée, il alla voir les geôliers afin de les supplier, en payant cinq shillings par semaine. Ils ne furent relâchés de prison que pour être renvoyés en Angleterre.

Un mois plus tard, un navire rempli d'Amis arriva à Boston, et bien qu'il n'existât aucune loi contre les Quakers, ils furent considérés comme étant trop dangereux pour leur accorder leur liberté, et à la suite d’un court emprisonnement, ils furent renvoyés en Angleterre. Le gouverneur de l'État du Massachusetts, John Endicott maintenant instaura une loi qui interdisait aux capitaines de navires d'amener des Quakers dans les colonies, et menaça d'emprisonner quiconque viendrait. L'honnête Nicholas Upsal fut extrêmement troublé par cette loi injuste, et fit des remontrances aux dirigeants contre un tel édit, en leur disant de prendre garde, par crainte qu'ils se retrouvent à combattre Dieu. Les dirigeants furent offensés par cette ingérence, et le vieil homme fut condamné à payer vingt livres, de plus il fut banni de la colonie. La colonie avoisinante du Rhode Island offrit un refuge pour tous ceux qui souffraient pour le compte de leur religion. Roger Williams, son fondateur, avait été banni du Massachusetts pour ses points de vues libérales et lorsqu'il arrangea le gouvernement de sa nouvelle résidence, il déclara que « la doctrine de la persécution pour la cause de la conscience est vraisemblablement et lamentablement contraire à la doctrine de Jésus-Christ.» Là dans le creux de l'hiver Nicholas Upsal se mit en route, et au cours de son voyage il fut agréablement reçu par un chef amérindien qui l'abrita, dans ce campement par lequel il s'adonna de passer.

La redoutable hérésie Quaker prit de l'ampleur et augmenta en dépit de tous les efforts des dirigeants de la colonie du Massachusetts pour la contrer, ainsi ils décrétèrent d'autres lois des plus rigoureuses. Une amende fut imposée à tous ceux qui n'assistaient pas à leurs adorations publiques Puritains. Personne ne pouvait offrir de rafraichissement à ces détestables Quakers sans recevoir une amende, et tous ceux qui conservaient leurs points de vues se voyaient condamnés à la flagellation, à se faire couper les oreilles, et se faire marquer la langue au fer rouge ; et si ces mesures ne suffisaient pas à faire en sorte qu'ils se rétractent, ils étaient alors bannis de la colonie. Même les enfants n'y échappaient pas. Dans certains cas, ils étaient condamnés à être vendus comme esclave aux Bermudes, en paiement des amendes qui étaient imposées aux parents.

Deux histoires révélant la persécution des enfants nous sont données par Sewel :

Lawrence et Cassandra Southwick, de Boston, furent emprisonnés par manquement de s'être présentés à l'adoration publique Puritain. Leurs enfants, voyant la tricherie des autorités religieuses, refusèrent eux aussi d'assister au service religieux. Chacun d'eux reçut une amende de dix livres, et n'ayant pas d'argent pour payer la caution, le trésorier du comté Edmund Butler avec l'autorité législative, décida de les vendre comme esclaves à la Barbade. Toutefois, il ne trouvait aucun maître d'équipage voulant participer à un tel projet diabolique ; certain donna même l'excuse que les prisonniers pourraient piller l'équipage du navire. À cela, Butler répliqua, « Non, pour cela vous n'avez rien à craindre, car ce sont de pauvres créatures inoffensives, et ils ne feront de mal à personne. » « Vraiment pas  ? » répliqua le capitaine, « et vous voulez offrir ces créatures comme esclaves ? »Ainsi, leur méchanceté délibérée avec leur prétendue excuse fut exposée et autorisée par inadvertance. Heureusement, les enfants ne furent pas déportés, mais ils retournèrent à la maison et durent se défendre, leurs parents étant toujours en prison.

Il est également ramené qu'une fillette d'environ onze ans, du nom de Patience Scott, dont la religieuse-maman avait été cruellement fouettée par ces gens, témoigna de ces affreuses persécutions ; ce qui irrita les persécuteurs à un point tel qu'ils envoyèrent l'enfant en prison ; et l'enfant en ayant été vérifiée, parla si éloquemment du fait, qu'elle confondit ses ennemies ; certains d'entre eux avouèrent qu'ils avaient eu beaucoup d'enfants, qu'ils avaient été bien éduqués, et que ce serait bien s'ils pouvaient dire la moitié autant pour Dieu, de ce qu'elle disait pour le diable. Mais l'enfant était si jeune, qu'ils ne purent se résoudre à l'exiler, comme ils avaient fait pour d'autres.

Mais c'est dans les colonies de la Nouvelle-Angleterre que l'extrême peine de mort fut infligée à ceux dont le plus grand crime aux yeux des juges fut qu'ils étaient Quakers. Il a déjà été fait mention des persécutions auxquelles quelques-uns de la méprisée secte Quaker furent assujettie, et en 1655 la cour générale de Plymouth émirent une proclamation les dénonçant comme « en publiant de dangereux et horribles tracts, » et déclarèrent que ceux qui adhèreraient à leur point de vue pouvaient être banni de la colonie sous peine de mort. Par obéissance à cette loi, on ordonna à quatre personnes de quitter la juridiction. C'était William Robinson, Marmaduke Stephenson, William Leddra, et Mary Dyer, qui étaient « venus à Boston afin de travailler pour leur Seigneur. » Par obéissance à ce mandat, ils quittèrent la ville, mais William Robinson et Marmaduke Stephenson ne pouvait se satisfaire d'aller plus loin que Salem. Ils y passèrent la nuit avec quelques-uns de leurs amis, et au matin, après un affectueux départ, ils repartirent en direction de Boston avec quelques-uns décidé à leur tenir compagnie. Cela avait presque l'apparence d'une procession funéraire, alors qu'ils se dirigèrent calmement et solennellement vers leur destin funeste, en suivant ce qui pour eux semblait être l'instruction de leur Seigneur. En arrivant à la ville, ils furent aussitôt arrêtés et jetés en prison. Le mois suivant, Mary Dyer retourna et fut placée en détention. Les prisonnières furent alors menées devant la cour et une sentence de mort fut prononcée pour eux.

Le jour fixé pour leur exécution, une bande de deux cents hommes armés, en plus des nombreux cavaliers, qui étaient appelés à escorter ces inoffensifs et non armés Quakers à la potence. Les prisonniers furent placés au centre avec un joueur de tambour, qui avait reçu ordre de faire assez de bruit pour enterrer leur voix, s'ils avaient tenté de parler à la foule qui les suivait. Les prisonniers étaient eu-mêmes en paix. On nous a dit « qu'ils s'en allèrent avec une grande gaieté, comme allant à un éternel festin de noce. » Les hommes subirent en premier lieu, et Mary Dyer monta sur l'échafaud, mais à l’instant où la corde fut placée autour de son cou un cri se fit entendre  : « Elle a un sursis. » Son fils avait fait cette sincère intercession que la vie lui a été accordée sur la condition qu'elle quitte la colonie sur-le-champ.

Au printemps de 1660 Mary Dyer se sentit conduit par le Seigneur de retourner à Boston, et elle fut aussitôt jetée de nouveau en prison. Lorsqu'elle fut amenée devant la cour, le gouverneur, John Endicott, si elle était la même Mary Dyer, à cela elle répondit, « Je le suis. » Elle donna alors la raison de son retour ; elle croyait que le Seigneur l'avait envoyée pour leur demander d'annuler leur injuste loi, et pour les mettre engarde qu'assurément il punirait ceux qui s'opposent à sa volonté. Le gouverneur Endicott était violent, et il ordonna qu'elle fût pendue à neuf heures le jour suivant.

Le matin venu, Boston Common présentait un spectacle non désiré. Un groupe de femmes effrayées parlaient à voix basse au sujet du sort qui l'attendait, qu'elle était une épouse et une mère tout comme elles. Les enfants fixaient avec étonnement et terreur cette lugubre potence qui était érigée devant eux, et se demandaient quelle méchanceté cette femme avait-elle bien pu faire pour avoir mérité d'être pendue ; tandis que les hommes forts qui avaient dénoncé le zèle erroné des Quakers, reconnaissaient maintenant que c'était une secte honnête. Vint bientôt le son du tambour et du pipeau, ainsi qu'une compagnie de soldats en marche ; alors, les hommes se mirent fortement à battre du tambour, et à leur côté marchait calmement et sereinement l'héroïne du jour, la détestée et méprisée Quaker. Elle monta sur l'échafaud, et quand on lui offrit à nouveau d'épargner sa vie sur la condition qu'elle quitte Boston pour toujours, elle répondit, « Non, je ne peux promettre cela. Je suis venu en obéissant à la volonté du Seigneur, et c'est dans Sa Volonté que je demeure, fidèle jusqu'à la mort. » Le signal fut donné, la trappe s'ouvrit en dessous d'elle, et ce témoin fidèle tomba et mourût, alla retrouver Jésus pour être avec Lui pour toujours.

Il y eut un autre homme qui fut exécuté, avant que le roi eût été informé des injustices commises dans ses colonies, il publia un ordre pour que tous les Quakers condamnés retournent à leur demeure. Plusieurs autres Quakers, ou même ceux qui avaient été surpris à être aimables envers les Quakers, furent sauvagement fouettés, se faisant enlever toute la chair ou presque de leur dos et des côtés.

La première femme Quaker prédicateur était Elizabet Hooton, l'une des Soixante Vaillant envoyées par Christ à travers toute l'Angleterre dans le but de prêcher le véritable évangile. En 1661, alors qu'elle avait soixante-cinq ans, Elizabeth partie en Amérique pour un voyage missionnaire, arrivant à Boston en 1662. À cause de la loi des Puritains contre les Quakers, elle eut d'énormes difficultés à obtenir un abri et de la nourriture. Alors qu'elle visitait des Quakers qui étaient en prison, elle fut emmenée de force devant le gouverneur John Endicott, qui après l'avoir insulté l'envoya en prison. Elle fut par la suite transportée pendant deux jours de voyage dans la forêt et elle fut abandonnée là, affamée. Elle réussit à trouver son chemin pour le Rhode Island, de là elle obtint un passage pour la Barbade, retourna à Boston, et après être restée brièvement elle retourna en Angleterre. S'étant procurée un permis du Roi Charles II pour s'établir dans n'importe quelles colonies Americaines, Elizabeth Hooton retourna à Boston, où elle tenta de s'établir, mais elle s'aperçut que le permis du Roi se trouvait invalidé par les règlements de la ville. Elle alla alors à Cambridge, là parce qu'elle refusa de renier sa foi, elle fut jetée dans un donjon et resta là sans manger ni boire pendant quarante-huit heures (une personne en tentant de lui donner de la nourriture reçue une amende de 5 livres). Par la suite, elle fut condamnée par la cour à être fouettée dans trois villes, ce qui fut fait dans la rigueur de l'hiver et avec grande sévérité. Elle fut alors transportée de nouveau et abandonnée au beau milieu de la forêt ;encore une fois elle réussit à trouver le chemin menant à une ville, où elle reçut de l'assistance, et ensuite elle quitta ; après avoir visité le Rhode Island, elle s'en retourna à Cambridge, où elle fut encore soumise à des usages barbares. Elle ainsi que sa jeune fille qui l'accompagnait furent déshabillées à mi-corps et trainées dans la neige derrière une charette sur une distance de 80 miles, alors qu'elles passaient par trois importantes villes de Puritains. Les Puritans les appelaient les hommes Quaker et les femmes, des sorcières, possédées du diable.

George Fox déclara qu'il savait exactement lorsque se produisait la pendaison et qu'il pouvait sentir le noeud autour de son cou.

Au moins 27 autres Quakers furent condamnés à être pendus par les Calvinistes Puritains [Congrégationalistes] de Boston (une ou plus fut exécutée avant leur jour). Fox était encore en prison, alors Edward Burrough alla voir le Roi et fit immédiatement à lui pour faire cesser les exécutions ; le Roi Charles fut touché et il ordonna que tous les Quakers, emprisonnés à vie ou condamnés à l'exécution, soient libérés et ramenés en Angleterre. Le Roi Charles lança immédiatement un mandat suprême [un ordre légal du Roi, qui ne peut en aucun cas être annulé par des cours inférieures], condamnant cette pratique et demandant à ce que tous les Quakers accusés retournent rapidement en Angleterre. Un groupe de Quakers à leurs propres dépenses firent rapidement voile pour la Nouvelle-Angleterre avec le mandat suprême du Roi en main et les Amis furent soudainement et dramatiquement secourus de la prison et de leur exécution. Plus tard en Angleterre, George Fox rencontra quelques-uns de ces persécuteurs venus de Boston leur posant des questions si pénétrantes qu'ils eurent profondément honte d'eux-mêmes, et ils admirent leurs culpabilités d'avoir assassiné les Quakers. Par crainte de poursuite judiciaire de la part des familles des victimes, ils s'enfuirent en Nouvelle-Angleterre.

Même les rares fois où il était possible de poursuivre les persécuteurs en cour, les Quakers refusaient unanimement de les poursuives, les laissant au jugement de Dieu. Mais Dieu n'était pas aussi modéré. Beaucoup de Calvinistes Puritains ont quitté l'Angleterre afin d'échapper aux persécutions religieuses et d'établir des colonies dans le Massachusetts. Lorsque les Quakers sont arrivés et qu'ils leur dirent qu'ils n'avaient pas la vraie foi, ces réfugiés de la persécution se tournèrent pour devenir eux-mêmes de massifs persécuteurs. Extrait de William Sewel 1695 Histoire du Peuple Chrétien appelé Quakers : Le Gouverneur du Massachusetts ; le magistrat de Boston, Cambridge, et de Salem ; les prêtres, et beaucoup d'autres officiels persécutèrent les Quakers en les battant, leur coupant les oreilles, leur perçant la langue, et en les pendant ; ces persécutions furent pratiquées sur les hommes, les femmes et même celles accompagnées de leurs enfants, et ce, sans aucune pitié. Ils appelèrent les Quakers, des sorciers ou des sorcières, possédés du diable. Ces criminelles, persécuteurs incroyants, connurent eux-mêmes d'étranges et dramatique morts, reconnaissant quelques fois que c'était le jugement de Dieu. Mais l'entière région de Boston souffrit également un jugement étrange — cité par Sewel  :

« Pourtant une chose remarquable ici que je puis mentionner, à laquelle je ne pus pleinement donner crédit  : mais pensant qu'il valait la peine d'en faire une étroite enquête, je fis ainsi, non seulement des écrits, mais aussi en entendant les personnes qui en furent les témoins oculaires, ou bien ceux qui avaient été informés par ceux-ci ; et à partir de ces coïncidentes informations, à savoir, que la région de Boston possédait autrefois un sol très fertile produisant une excellente qualité de blé ; mais depuis ce temps où cette ville a été souillée avec le sang des Quakers, c'est ainsi qu'ils sont nommés, aucun blé, ou culture similaires ne pouvait pousser parfaitement dans un rayon de vingt-cinq mille, bien que les sols eussent été labourés et semés plusieurs fois ; car quelques fois ce qui était semé était corrompu par la vermine ou par les insectes ; en d'autres temps, elles poussaient  : mais ne pouvait à peine rapporter plus que ce qui avait été semé, et donc ne pouvait pas soutenir les frais de la plantation ; et durant l'autre année, la moisson prévue fut annulée en raison d'un autre accident ; et ces déceptions durèrent plusieurs années, finalement les gens se fatiguèrent d'essayer, et abandonnèrent ainsi la terre non cultivée ; tandis qu'à vingt milles hors de Boston le sol était fertile, et produisait du très bon maïs. Mais là après avoir eu tellement de cas d'infertilité près de la ville, les plus âgés, ceux qui sont toujours vivants, et qui se souviennent de cette époque s'accordent généralement pour dire que ceci était un jugement du ciel, et une malédiction sur le pays, en raison du sang innocent qui fut versé à Boston. Ce récit que je j'eus de la part de tellement de personnes (bien que l'un ne sache rien de l'autre, comme n'étant pas de la même époque), pourtant ce qu'ils m'ont dit s'accorde tellement bien en général, que je ne pourrais pas ne pas y croire, même si initialement je n'avais pas cru que cela puisse être crédible ; et donc, je fus plus précis dans mon enquête, de sorte que je ne puisse plus avoir de doute à ce sujet ; mais cela me semble être un châtiment à la suite de cette soif de sang qui maintenant a cessé il y a bien longtemps. »

Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? parce que ses oeuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes.
 Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait.

1 Jean 3:11-12

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