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Jean 11:25-26

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 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu'il soit mort, vivra ;

 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra jamais.2 Crois-tu cela ? [Jésus vient juste de dire que nous devons vivre en Lui, et puis, croire en Lui, (en étant en Lui, vous Le croyez), (tous les deux ensembles), pour avoir la vie éternelle. Provenant de la Parole du Seigneur à l'intérieur : « Que devez-vous faire pour hériter de la vie éternelle ? — que doit faire une personne : garder les commandements, prendre votre croix, et me suivre. Les oeuvres de mon Père doivent être faites par tous, si vous êtes pour hériter de la vie éternelle. » ]

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2 Jésus a dit dans le verset 26, « quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » . Remarquez, croire et vivre ! Il y a deux interprétations possibles pour ces quelques paroles cruciales :

Première - si vous n'êtes pas morts, (quiconque vie), et croyez en Lui, alors vous ne mourrez jamais. Ceci semble exclure ceux qui sont morts de croire en Lui, quand il s'adressait seulement aux vivants. Cette qualification ne semble pas pertinente ; et nous savons une chose, Jésus a toujours parlé avec un minimum de mots nécessaire pour transmettre son message. Comme a dit la Parole du Seigneur à l'intérieur, « La sagesse n'a besoin que de quelques mots. » Dans aucune autre citation de Jésus, nous le voyons qualifier ce qu'Il dit comme ne s'appliquant qu'à ceux qui vivent uniquement.

Seconde - si vous vivez en Lui et croyez en Lui, alors vous ne mourrez jamais ; ou disons cela autrement, ceux en Lui et qui croient alors qu'ils sont en Lui ne mourront jamais. Il est aussi possible que l'utilisation que Jésus emploie du mot vit réfère à ceux qui vivent dans la vie de Dieu, non la vie de la chair, cette vie charnelle qui doit être perdue pour trouver la vie de Dieu. Soit que cela signifie la même chose : vous devez être vivant en Jésus, qui est la vie de Dieu, qui est la vie éternelle, qui doit être possédé en mesure suffisante pour être votre véritable Seigneur, contrôlant chacune de vos pensées et actions.

À mon avis, la seconde, (vivant en Lui pour croire en Lui), est ce qu'Il dit parce que cela est en conformité avec le reste des exclusions, exigences, et conditions d'admissibilité du Nouveau Testament. Cette déclaration alors explique que pour croire en Lui pour être premièrement vivant en Lui ; être en Lui, vous devez croire que ce qu'Il dit est la vérité et que ce sont des commandes valides. Encore, à mon avis, ceci donne un tout nouveau sens à « croire en Jésus » parce que cela réfère à la croyance alors que l'on vit en Lui. Évidemment pour vivre en Lui, nous devons assidûment croire ce que nous L'entendons nous dire et ensuite obéir, recevoir la parole implantée qui sauve notre âme et nous transmet la vie de Dieu ; mais jusqu'à ce que nous ayons le salut du péché, nous n'avons pas l'assurance de la vie éternelle ; et même après que nous ayons été libéré du péché, nous devons toujours continuer pour le reste de notre vie sur terre, de croire en Lui et Lui obéir.

Il y en a beaucoup dans la Chrétienté qui pensent qu'ils sont déjà en Christ parce qu'ils croient que Jésus était le Fils de Dieu et qu'ils sont nés de nouveau, (Voyez 1 Jean 5:1 pour la réfutation de cette prétention d'être né de nouveau). Être « en Christ » est expliqué par Paul et Jean ci-dessous :

Maintenant pour ceux qui pensent que le commencement de la croyance est tout ce qui est requis pour la vie éternelle, commencez par considérer ce que Jésus nous a dit :

Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais [travaillez plutôt] pour la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, laquelle le fils de l'homme vous donnera ; car Dieu le Père l'a autorisé et certifié avec son sceau. Jean 6:27
Il nous dit que nous devons travailler pour la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle. De quelle nourriture s'agit-il ? les paroles que nous l'entendons nous dire à nous, nous transmettent la vie de Dieu, et Jésus est la vie de Dieu, et Jésus est la vie éternelle. Si vous avez expérimenté l'apparition de Jésus, venir et écraser la tête de Satan sous vos pieds, si vous avez expérimenté le baptême de feu et de mort, si vous avez expérimenté la résurrection de Jésus avec vous, alors vous avez expérimenté d'avoir reçu la vie éternelle — tout le reste n'est que mensonge, des notions élevées, et de la présomption, qui de nos jours est devenu universel au sein du Christianisme, excusant supposément leurs croyants de continuer à vivre leurs vies de convoitises, d'orgueil, et d'immoralité.

Alors considérez que Jude, (le demi-frère de Jésus), a conseillé la première église de combattre sérieusement pour la foi, en attendant qu'ils expérimentent véritablement Jésus qui leur apporte la vie éternelle :

Bien-aimés, quand j'usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, il m'a semblé nécessaire de vous écrire, et de vous exhorter afin que vous combattiez sérieusement pour la foi qui a été donnée une seule fois aux saints ; conservez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant que la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ apporte la vie éternelle. Jude 1:3,21. Maintenant, si vous croyez que le seul fait de croire est tout ce qui est nécessaire, alors pourquoi êtes-vous exhortés à combattre ? Et si vous pensez qu'en croyant vous êtes instantanément sauvés, pourquoi le frère de Jésus aurait-il écrit aux croyants qu'ils doivent se conserver dans l'amour de Dieu, attendant (temps futur) Jésus pour la vie éternelle ? Pensez-vous que vous êtes exceptionnels en tant que Chrétien, plus que ceux de la première Église établie par les Apôtres, qui étaient dans l'attente futur de la vie éternelle apportée par Jésus, le salut ? Il apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l'attendent. Héb 9:28. S'attendre à Dieu c'est de assidûment et patiemment s'asseoir dans l'humble silence, à l'écoute de sa voix et de ses paroles, veiller pour ses révélations, entendre ses commandes, et puis Lui obéir ; seuls ceux qui Lui portent attention et qui Lui obéissent reçoivent le salut éternel. Héb 5:9.

Provenant de la Parole du Seigneur à l'intérieur :

« Que devez-vous faire pour hériter de la vie éternelle ? — ce que tous le monde doit faire : garder les commandements, prendre votre croix, et me suivre.
Les oeuvres de mon Père doivent être faites par tous si vous devez hériter de la vie éternelle. »

Si vous êtes en Lui et si vous croyez en Lui, alors vous ne mourrez jamais. Quand vous vivez en Lui, Il devient vos yeux, Il fournit vos pensées, Il fournit vos paroles, Il vous montre ce qu'Il veut que vous fassiez, Il vous conduit. Si vous êtes pour aller marcher dans la foi, vous devez croire. Croire en Lui en vivant en Lui, c'est Lui être obéissant. Quoi qu'il en soit, vous avez toujours le libre arbitre ; vous pouvez toujours être réticent à vous faire dire quoi faire ; vous pourriez penser que ce serait mieux d'attendre un meilleur temps que le moment où il vous est dit de faire quelque chose — douter, attendre ou refuser de se soumettre ce n'est pas croire en Jésus en vivant en Jésus. Jésus va toujours nous étirer de sorte que nous puissions grandir en Lui ; Il va toujours demander se qu'Il sait être un étirement pour notre foi, de sorte que notre foi puisse grandir quand nous obéissons et voyons les résultats que nous doutions. George Fox, juste avant avoir été traduit dans le paradis, il lui fut dit d'avertir quelques juges voyageant ; voici le compte rendu de Fox venant de son journal :

Un jour alors que j’étais à Mansfield, il y avait une session des juges au sujet d’engager des serviteurs ; et il vint sur moi, de la part du Seigneur d'aller et de parler aux juges, afin qu’ils n’oppriment pas les serviteurs dans leur salaire. Alors je marchai vers l’auberge où ils tenaient leur session ; mais y trouvant là une assemblée affairistes, je n’entrai pas, mais je pensai revenir le matin suivant, alors que je pourrais avoir une opportunité plus sérieuse de discuter avec eux, croyant que ce n'était pas encore le bon moment.  Mais lorsque je revins le matin suivant, ils étaient partis, et je fus également frappé d'aveuglement de sorte que je ne pouvais pas voir.  Je demandai à l’aubergiste à quel endroit allaient être les juges ce jour là.  Il me dit qu'ils allaient tenir une session dans une ville située à huit miles de là. Et ma vue commença à me revenir ; j’allai et couru dans cette direction aussi vite que je pouvais. Quand j’arrivai à la maison, où eux, et leur nombreux serviteurs étaient, j’exhortai les juges de ne pas opprimer les serviteurs dans leurs salaires, mais de faire ce qui est droit et juste pour eux ; et j’exhortai les serviteurs à faire leur devoir, et servir honnêtement, etc.  Ils reçurent tous mon exhortation gentiment, car j’étais mû par le Seigneur à leur parler.

John Burnyeat nous donne un autre compte rendu de cette réticence possible :

Lorsque vint le premier jour de la semaine, en obéissance à la Parole du Seigneur, j'allai à Aspetry, l'endroit que le seigneur avait placé devant Moi, pour parler à un certain Warwick, un prêtre. Quand j'arrivai, il prêchait dans leur maison à clocher, et, aussitôt que je fus entré avec un ami qui était avec moi, se mit à avancer de subtiles questions dans le but de nous provoquer à parler, de sorte qu'il aurait une occasion de nous amener à être traînés dehors, et envoyés en prison ; mais je décidai de ne pas me laisser aller dans sa tentation, mais d'attendre le Seigneur. Lorsqu'il vit qu'il ne pouvait pas prévaloir avec ses questions pour parvenir à sa fin avec nous, il parla à un policier pour qu'il nous mettre en arrêt : celui-ci le pria de de poursuivre, et dit, « ils ne nous dérangent pas ». Puis le prêtre continua et termina son sermon. Lorsqu'il eut terminé, je commençai à parler aux gens ; amis le prêtre s'en alla, et les gens me jetèrent dehors, et ils me gardèrent moi et le prêtre séparés, de sorte que ce matin là je ne lui parle pas. Or, je m'éloignai avec mon ami, et j'ai pensé retourner chez moi ; mais immédiatement après que je fus sorti de la ville, la colère et le mécontentement du Seigneur dans sa parole jailli terriblement dans mon coeur, et de même qu'un cri terrible était en moi, — maudit est celui qui fait l'oeuvre du Seigneur avec négligence. Ensuite, j'ai vu comment j'avais laissé entrer une peur en moi, dans laquelle j'avais épargné le prêtre et l'avais épargné, par peur d'être envoyé en prison pour lui avoir parlé, la loi étant ainsi faite à cette époque, du fait que quiconque dérangeait un ministre, c'est ainsi qu'ils nommaient cela, devait être envoyé en prison. Quand je trouvai que là avait été faiblesse, que j'avais parlé aux gens, et épargné le prêtre, contre lequel j'avais été envoyé pour crier, alors j'avais grandement peur, et j'avais le coeur remplis d'horreur, et un cri douloureux [prévalait] toujours en moi, maudit est celui qui fait l'oeuvre du Seigneur avec négligence. Alors je ne savais plus quoi faire, car la colère de Dieu était sur moi ; et un autre cri venant de la même parole résonnait dans mon coeur, disant, Babylone a péché, vous tous qui tendez l'arc, tirez sur elle ; n'épargnez pas les flèches, car elle a péché. Quand il en était ainsi de moi, et que je vis que je n'avais pas été fidèle, mais que j'avais manqué mon service, après que je fus aussi loin que la commune [la pâturage publique] en haut de Plumland, je me suis assis ; et là j'ai pleuré devant le Seigneur, que j'avais attristé ; et humblement j'ai désiré qu'il m'accorde ne serait-ce que la liberté de retourner afin de m'acquitter de ma tâche, de sorte que je puisse revenir en paix avec Lui ; laisser aller la vie extérieure ou la liberté, dont je n'avait pas la valeur. Or m'attendant à Lui dans cet humble cadre incliné de l'esprit, la parole de vie se leva de nouveau en moi, et ouvrit mon coeur, et le scella pur moi « Pour que je puisse aller. » Puis je me levai avec audace, et allai en vitesse, jusqu'à la maison d'adoration. Le prêtre prêchait encore dans l'après midi, alors je suis entré et me suis tenu devant lui, jusqu'à ce qu'il eut terminé ; et alors mon coeur était remplit de paix, j'étais résolu dans le nom du Seigneur de ne pas l'épargner, mais je prononçai fidèlement la parole du Seigneur, peut importe si j'allais souffrir pour cela ; car en comparaison cela valait plus que la liberté et la vie. Donc lorsqu'il eut terminé, je lui dit, ce que le Seigneur avait mis dans ma bouche ; il s'en alla immédiatement et ne me donna aucune réponse, mais je le suivis aussi en vitesse, et criai après lui, de sorte qu'il se retourna de nouveau vers moi dans le cimetière ; et je me dégageai la conscience de lui, et nous eûmes un grand différend, car cette fois je ne l'avais pas épargné ; à la fin il s'en alla, et ne voulut plus rester. Puis je parlai aux gens, et dégageai ma conscience parmi eux ; après quoi je m'éloignai en paix, et mon coeur fut remplis d'une indicible joie, et mon âme de bonheur. Puis je vis qu'il était bon d'être fidèle au Seigneur, et de lui faire confiance, et d'obéir à Sa voix ;

Croire en Jésus qui assure la vie éternelle, c'est être en union avec Jésus, (vivant en Lui), et puis croire qu'Il sait toujours ce qui est mieux, qu'Il ne fait pas d'erreur, qu'Il est parfait ; et par conséquent, vous devriez obéir à chaque commande totalement et sur-le-champ ou le plus tôt possible. C'est là la vraie signification de « croire en Jésus ». Il est facile de penser, « Oh je pourrais toujours croire en Jésus suffisamment pour Lui obéir, spécialement si j'étais déjà vivant en Lui ; je saurais qu'Il ne fait jamais d'erreur » ; mais jusqu'à ce que vous soyez envoyés pour réprimer un juge, ou amené pour faire fuir un ministre faux prophète de sa congrégation, qui peut conduire à être battu ou même envoyé en prison, vous ne pouvez pas être sûr de votre courage si vous en avez suffisamment pour obéir à ce qu'Il vous dit de faire à cet instant. De plus, quand vous réalisez que Jésus va toujours ordonner des tâches de plus en plus difficile, afin que vous puissiez grandir ; alors peut-être pouvez-vous voir que même en vivant en Jésus, nous serons souvent délibérément tendus et poussés à nos limites de courage et de foi, et ces limites Il les connaît mieux que nous.

Ce verset est totalement compatible avec les autres qualificatifs, (Jean 6:40), de quand on croit en Jésus cela résulte en la vie éternelle : Et ceci est la volonté de celui qui m'a envoyé, que quiconque voit le Fils et croit en [dépend de, a confiance en, et obéi à] lui, puisse avoir la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Jean 6:40. Ainsi votre croyance doit vous conduire à voir Jésus, la face de Dieu. Lorsque votre croyance résulte en votre persistante attente de Dieu, dans l'humble silence, de L'entendre, et de Lui obéir Ses paroles que vous L'entendez vous dire transmettent la vie de Dieu ; jusqu'à ce que finalement vous soyez pures et que vus voyez la face de Dieu dans votre coeur : Bienheureux ceux qui sont purs de coeur, car c'est eux qui verront Dieu, Mat 5:8. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie, comme lui [Jésus] est pur. 1 Jean 3:3.

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