Le Journal de George Fox -1657 - 1661 - De retour en Angleterre - Fin du Volume 1 <page 2 >


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Major Wiggan, un homme très envieux était présent, il se contenait devant le membre du parlement, et quelques autres qui étaient en sa compagnie. Il prit sur lui d'affirmer que « Christ avait enlevé la culpabilité du péché,* mais qu'il avait laissé le pouvoir du péché demeurer en nous ». Je lui répondis que c'était une doctrine étrange ; car Christ est venu afin de détruire le diable et ses oeuvres, et le pouvoir du péché, et aussi pour laver les hommes du péché. Alors la bouche du major Wiggan se ferma à ce moment. Mais le lendemain il désirait me parler encore, alors je pris un Ami ou deux avec moi et j'allai le voir. Alors il évacua une grande passion et une rage, au-delà des limites d'un chrétien, ou d'un homme moral ; à un point tel que je fut demandé de le réprimander; et après avoir amené la puissance du Seigneur sur lui, et lui laissé voir la condition dans laquelle il était, je le quittai.

*La Chrétienté voudrait vous faire croire que Christ vous excuse de tous les péchés, de sorte que vous puissiez pécher sans culpabilité. Si Christ nous sauve de la culpabilité, alors il rend le péché plus facile. Si Christ rend le péché plus facile, alors il encourage le péché. Si il encourage le péché, alors Christ est mauvais. Si il est mauvais, il n'est pas Christ; c'est pourquoi il ne sauve pas les gens de leur culpabilité de pécher ; seulement le diable qui personnifie Christ sauve les gens de la culpabilité de leurs péchés.

Celui qui pense que le sang de Christ lui permet de continuer dans ses péchés, sans que la colère de Dieu descende sur lui, a foulé sous les pieds le fils de Dieu, et il a compté le sang de l'alliance avec lequel il était sanctifié comme une chose impure, et a agi en dépit de [au mépris] de l'Esprit de grâce? Héb 10:29. La fausse église fait compter son sang comme une excuse, rendant son sang comme une chose impure et donc elle piétine Jésus et montre du mépris pour la grâce.

La doctrine de la Chrétienté c'est la doctrine du diable qui a dit à Adam et Ève : vous pouvez être comme, connaissant le bien et le mal ; et ils haïssent s'attendre à devenir sage, pour être capable de décider de ce qui est bien ou ce qui est mal, pour être capable de prendre leurs propres décisions, pour être capable de vivre leurs vies comme ils l'ont choisi, incluant le péché. Or, toute doctrine qui vous dit que Dieu vous accepter au ciel alors que vous êtes encore esclave du péché, (Je vous le dis en vérité ; Quiconque commet le péché est esclave du péché. Jean 8:34), c'est la doctrine du vieux diable déguisé. Pour aller au ciel, nous devons être restauré pour être continuellement guidé et conduit par l'Esprit de Dieu ; car marcher par votre pensée charnelle, qui est inimitié contre Dieu, et par l'imagination de votre coeur est pire que d'adorer des idoles de bois ou de pierres. Jér 16:11-12. Jésus chassa Satan des cieux à cause de son péché. Jésus chassa Adam et Ève du paradis à cause de leur péché. Jésus n'a pas changé et il ne change pas ; il n'a pas permis le péché ou les pécheurs dans le ciel alors, et il ne le permettra pas maintenant, ni dans le futur. Le péché doit disparaître avant que vous puissiez entrer au paradis ; rien d'impur ni de souillé n'entrera au ciel.

Quelque temps après je quittai Londres, j'eus une réunion à Twickenham chez le Sergent Birkhead ; beaucoup de personnes y prirent part, notamment des gens de marque. Ce fut une glorieuse réunion, où les Écritures furent expliquées clairement et où Christ eut la première place.

Il y eut en bien des endroits de grandes persécutions. On emprisonnait les Amis et on interrompait leurs réunions. Dans une des réunions située à environ sept milles de Londres, des gens grossiers appartenant à plusieurs paroisses des environs, se réunissaient pour nous injurier et se livraient souvent à des voies de fait d'une grande violence. Un jour, ils maltraitèrent ainsi environ quatre-vingt Amis qui se rendaient à cette réunion, leur arrachant leurs habits et leurs manteaux et les jetant dans des mares et des étangs ; ils les maculaient de boue, et disaient ensuite qu'ils avaient l'air de sorciers. Le Premier jour suivant, je fus poussé par le Seigneur à me rendre à cette réunion quoique je fusse alors très faible. Je fis apporter une table, sur laquelle je montai. Les gens grossiers vinrent selon leur habitude. Tenant ma Bible à la main, je leur fis voir les fruits que portaient leurs prêtres et leurs docteurs ; ils eurent honte et se tinrent tranquilles. Je leur expliquai les Écritures et leur fis voir que nos principes s'accordaient avec elles ; je les fis passer des ténèbres à la lumière de Christ et de Son Esprit, qui leur ferait comprendre les Écritures, qui leur apprendrait à se voir eux-mêmes et à voir leurs péchés et à connaître Jésus-Christ comme leur Sauveur. Ainsi la réunion s'acheva tranquillement, et la puissance du Seigneur vint sur tous, pour Sa gloire. Mais c'était un temps de grandes souffrances; car à part l'emprisonnement, (par lequel plusieurs sont mort), nos réunions étaient grandement perturbées. Ils lançaient des oeufs pourris et du naphte enflammé dans nos réunions ; et frappaient sur des tambours et des marmites pour faire du bruit de sorte que l'on soit incapable d'entendre la vérité ; et parmi ceux-ci, les prêtres étaient tout aussi grossiers que les autres ; comme on peut le voir dans le livre des prêtres bagarreurs, qui contient une liste que quelques prêtres qui avaient réellement battu et maltraité des Amis.

Plusieurs Amis étaient retenus prisonnier à Londres pour être jugé devant le comité ; Henry Vane qui présidait ne voulait pas permettre aux Amis d'y entrer, à moins qu'ils n'ôtent leurs chapeaux ; mais la puissance du Seigneur vint finalement sur lui, et par la médiation des autres, les Amis purent être admis. Plusieurs d'entre nous qui avaient été emprisonnés sur outrage, (comme ils appelaient cela), pour n'avoir pas ôté nos chapeaux, ce n'était pas chose probable, que les Amis qui avaient souffert si longtemps pour cela de la part des autres, enlèvent leurs chapeaux devant lui. Mais la puissance du seigneur vint au dessus de tous, et elle a agit efficacement de sorte que plusieurs furent remis en liberté par eux. Dans la mesure où les souffrances s'intensifiaient, je fus conduit par le Seigneur à écrire quelques lignes, et les envoyer parmi les amis, pour les encourager à continuer fidèlement et hardiment dans exercices du jour; dont voici une copie :

Mes chers Amis de partout, en prison ou hors de prison;

N'ayez crainte, à cause des rapports de souffrances ; ne laissez pas les mauvais espions du mauvais pays vous effrayer, s'ils vous disent que les murs sont hauts, et que les Anakims sont dans le pays ; car au son de la corne les murs de Jéricho sont tombés, et ceux qui apportèrent de mauvais rapports périrent dans le désert. Demeurez dans la foi, la patience, et l'espérance, ayant la parole de vie pour vous garder, qui est au-delà de la loi ; et ayant le serment de Dieu, son alliance, Christ Jésus, qui fend les eaux, et les fait se déferler en monceaux ; demeurez en Lui et vous verrez que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. Triomphez en cela, lorsque les souffrances viennent, quelles qu'elles soient. Votre foi, votre bouclier, votre casque, l'armure que vous portez. vous êtes prêts à franchir une montagne, un mur, ou une colline, et à marcher à travers les eaux profondes, bien qu'elles sont monceaux sur monceaux. Les mauvais espions du bon pays peuvent prêcher la dureté ; mais Caleb, qui signifie un coeur, et Josué, un sauveur, triomphe de tout.

George Fox

Au bout d'un certain temps, j'allai à Reading. J'y fus en proie à de grandes souffrances, à des épreuves et mon âme fut en grand travail pendant environ dix semaines. Je voyais autour de moi beaucoup d'erreur et de confusion d'esprit ; les puissances ennemies semblaient se disputer les âmes. Nombreux étaient ceux qui cherchaient à détruire la simplicité de la foi et qui trahissaient la vérité. L'hypocrisie, la tromperie et l'esprit de querelle s'étaient tellement développés dans le peuple qu'ils étaient prêts à plonger leurs épées dans les entrailles les uns des autres. Il y avait eu, autrefois, en beaucoup d'entre eux, une certaine tendresse de coeur, alors qu'ils étaient de condition modeste ; mais quand certains eurent acquis une certaine situation, ils devinrent aussi mauvais que les autres ; en sorte que nous avions fort à faire avec eux au sujet de nos chapeaux, des salutations et du tutoiement. La patience et la modération, qui auraient dû être leurs vertus, se muaient en fureur et en folie ; beaucoup d'entre eux étaient comme enragés quand ils nous voyaient garder notre chapeau sur la tête. Ils s'étaient endurcis à force de persécuter les innocents ; ils crucifiaient Christ, la semence, en eux-mêmes et dans les autres ; ils en vinrent à se mordre et à s'entre-dévorer, consommant leur propre ruine ; tel fut le résultat de leur rébellion contre ce que Dieu leur avait pourtant clairement révélé. Aussi le Seigneur les renversa-t-il et rétablit-il le roi , les Quakers avaient été fréquemment accusés de travailler à la restauration du roi Charles, mais les Amis ne se préoccupaient pas des formes extérieures du gouvernement. Mais finalement le Seigneur le restaura, et beaucoup d'entre eux, lorsqu'ils surent qu'il serait ramené, votèrent pour son rétablissement. Ainsi avec coeur et louanges au nom du Seigneur, à celui qu'il appartient ; qui est au dessus de toute suprématie, et qui renversera les nations, car Il est au dessus d'eux. J'avais eu la vision et le pressentiment du retour du roi assez longtemps avant qu'il ne se produisît, et j'en eût aussi quelques autres. J'avais écrit plusieurs fois à Olivier Cromwell, lui disant que, pendant qu'il persécutait le peuple de Dieu, ceux qu'il considérait comme ses ennemis se disposaient à l'assaillir. Tandis que quelques zélateurs imprudents qui se joignaient à nous nous conseillaient d'acheter la maison à Somerset pour y tenir nos réunions, je m'y opposai formellement ; car je prévoyais le retour du roi. En outre, une femme était venue vers moi, dans le Strand [une artère majeure dans la ville de Westminster, centre de Londres], et m'avait fait part d'une révélation qu'elle avait eue concernant le retour du roi Charles, trois ans avant cet événement ; elle ajouta qu'elle devait aller le lui dire. Je l'engageai à s'attendre au Seigneur et à garder cela pour elle ; car si l'on apprenait qu'elle s'était acquittée de ce message, elle serait inculpée de trahison ; mais elle insista pour aller annoncer au roi sa restauration sur le trône d'Angleterre. Je compris que cette révélation était véritable, que ceux qui étaient au pouvoir étaient près de leur chute ; car ils étaient pleins d'orgueil ; plusieurs d'entre eux, qui se décernaient le titre de saints, persécutaient les Amis et confisquaient leurs terres parce que ceux-ci refusaient de prêter serment devant les tribunaux. Quand nous exposions ces faits à Olivier Cromwell, il refusait parfois de les croire. C'est pourquoi Thomas Aldam et Anthony Pearson furent tous deux amené à se rendre dans toutes les prisons d'Angleterre pour se procurer des copies des ordonnances qu'on remettait aux geôliers concernant le traitement à infliger aux Amis, afin qu'Olivier Cromwell sut à quoi s'en tenir. Sur le refus de celui-ci de les relâcher, Thomas Aldam fut mu d'ôter son chapeau de sa tête et le déchira sous ses yeux en lui disant : « C'est ainsi que seront déchirés ton gouvernement et ta maison. » Une femme, appartenant elle aussi aux Amis, se présenta devant les membres du Parlement (qui était plein de haine contre les Amis) ; elle tenait à la main une cruche qu'elle brisa en morceaux en leur annonçant que c'était le sort qui les attendait ; cela se réalisa peu après. Et dans ma grande souffrance, et travail de l'Esprit pour la nation, étant gravement accablé par leur hypocrisie, leur tricherie, et leur fausseté, Je vis que Dieu voulait amener cela au dessus d'eux qui avaient été au dessus ; et que tous doivent être ramenés à ce qui les accuse, avant qu'ils puissent avoir le dessus sur ce mauvais esprit intérieur et extérieur ; car c'est uniquement le pur et invisible esprit qui peut faire tomber la tromperie qu'il y a dans les gens.

Pendant cette période de douloureux travail que je traversai à Reading ; en raison du chagrin, de la tristesse et du grand exercice qui pesait sur mon esprit mon apparence extérieure s'en ressentait ; mon corps était devenu pauvre et maigre; des hommes à l'esprit impur vinrent me dire que les fléaux de Dieu étaient sur moi. Je leur répondis que l'esprit qui les faisait parler était le même qui avait inspiré des jugements semblables sur le Christ quand il avait été frappé et humilié ; ils avaient détourné de Lui leur visage. Mais quand j'eus travaillé avec le témoin de Dieu qu'ils étouffaient en eux-mêmes, quand j'eus le dessus sur lui et sur toute cette hypocrisie dans laquelle ces chrétiens de profession étaient tombés, quand je vis comment ces puissances mauvaises seraient anéanties et comment la vie naîtrait sur leurs ruines, alors je fus soulagé, la lumière, la puissance et l'esprit resplendirent sur toutes choses. Quand je retournai au grand air, ayant retrouvé mes forces et surmonté mes peines et mes tribulations, mon corps et mon visage reprirent de l'embonpoint. Alors les mauvaises langues dirent que j'étais devenu gras et elles trouvèrent à redire à cela aussi. Mais le Seigneur me préserva par Sa puissance et Son esprit à travers toutes ces choses, et sous cette divine protection je retournai à Londres.

C'est alors qu'on mena grand bruit autour de l'image ou de l'effigie de Cromwell, couché sur son lit d'apparat ; des gens avaient pour mission de se tenir postés. auprès de ce lit ou de faire retentir des clairons : Je m'en affligeai grandement, et le Seigneur, sans nul doute, en fut irrité Alors j'écrivis quelques lignes, et leur envoyai pour réprimander leur méchanceté, et les avertir de se repentir.

Oh Amis, que faites-vous ! Que voulez-vous signifier en faisant sonner la trompette devant une image ! Les gens sobres ne penseront-ils pas que vous êtes fous? « Oh, comme je suis attristé par vos abominations ! Oh, comme je suis fatigué ! Mon âme est las de vous a dit le Seigneur ! Pensez-vous que je ne serez pas vengé de vous, pour vos abominations ? » Oh! Comment avez-vous arraché et mis en place ! Oh! Combien vos coeurs sont satisfaits et non déchirés ! Comment vous êtes-vous tournés vers ces folies, vous qui autrefois étiez contre ces choses. Comment avez-vous pu perdre votre crainte de moi, a dit le Seigneur! Oh! C'est pourquoi craignez et repentez-vous, par crainte que le piège et la fausse ne vous prenne tous ! Le grand jour du Seigneur est venu sur vos abominations : la main rapide du Seigneur s'est retourné contre eux tous. Les gens sobres de cette nation sont étonnés de vos gestes, et ont honte, comme si vous ameniez la papauté.

George Fox

Vers cette époque il y avait de grandes agitations dans la nation, l'esprit des gens être déstabilisés. Il y avait beaucoup d'intrigues et de complots par les différentes factions, afin d'exploiter les intérêts de chacun. Et un grand soin fut sur moi, par crainte que des jeunes personnes ou des gens inexpérimentés, qui pourraient parfois venir parmi nous, ne soient attirés dans ce piège, j'ai fus amené à écrire l'épître suivant, comme un avertissement à ceux-là :

Tous les Amis, de partout, restez à l'écart des intrigues et animations et du bras de la chair ; car toutes ces choses sont parmi les fils d'Adam dans la chute, où ils détruisent la vie des hommes comme des chiens, des bêtes et des porcs ; déchirant et mordant les autres, détruisant les autres et luttant avec la chair et le sang. D'où les guerres et les tueries se lèvent-elles, si ce n'est des convoitises ? Maintenant tout ceci est en Adam dans la chute, hors du Adam qui ne tombe jamais, en qui il y a la paix et la vie. Vous êtes appelés à la paix, c'est pourquoi suivez-la. Cette paix est en Christ, non en Adam dans la chute. Tous ceux qui prétendent combattre pour Christ, sont trompés ; car son royaume n'est pas de ce monde, c'est pourquoi ses serviteurs ne se battent pas. Les bagarreurs ne sont pas du Royaume de Christ, mais ils sont sans le royaume du Christ ; car Son royaume se tient dans la paix et la droiture, mais les bagarreurs sont dans la convoitise, et tout ce qui voudrait détruire les vies des hommes ne sont pas de la pensée du Christ, qui est venu pour sauver la vie des hommes. Le royaume de Christ n'est pas de ce monde ; il est paisible, et tous ceux qui sont dans les querelles ne sont pas de son Royaume. Tous ceux qui prétendent combattre pour son royaume, sont trompés ; car l'évangile est la puissance de Dieu, qui était avant que le diable, ou la chute de l'homme fut. Et l'Évangile de paix était avant que la bagarre fut. Par conséquent ceux qui prétendent se battre pour Christ, et qui parlent ainsi de se battre, sont ignorant de l'évangile. Tous ceux qui parlent de se battre pour le ciel sont dans les ténèbres, le ciel n'a pas besoin d'une telle aide. Tous ceux qui professent eux-mêmes être des ministres du Christ, ou des Chrétiens, et qui sortent pour battre la prostituée avec des armes charnelles ; la chair et la prostituée se sont levées en eux-mêmes, et ils sont dans un zèle aveugle, car la prostituée s'est levée par le ravisseur intérieur hors de l'Esprit de Dieu ; et la prostituée doit être battu avec des coups internes de l'épée de l'esprit. Tous ceux qi prétendent posséder Jésus-Christ et qui le confessent, sortent pourtant pour faire usage d'armes charnelles, luttant avec la chair et le sang, rejetant les armes spirituelles. Ceux qui voudraient lutter avec la chair et le sang rejettent la doctrine de Christ ; la chair a eu raison d'eux, et ils sont fatigués de leurs souffrances. Ils voudraient se venger eux-mêmes, ils sont hors de la doctrine de Christ. Ils sont frappés sur une joue, et ne veulent pas tendre l'autre, car ils sont hors de la doctrine du Christ. Ceux qui agissent ainsi ne s'aiment pas les uns les autres, ils n'aiment pas leurs ennemis, ils sont hors de la doctrine de Christ. C'est pourquoi vous qui êtes héritiers des bénédictions de Dieu qui étaient là avant la malédiction et la chute, vous venez afin d'hériter de votre part. Et vous qui êtes héritiers de l'évangile de paix, qui était avant que le diable fut, vivez dans l'évangile de paix, en recherchant la paix et le bien pour tous les hommes : et vivez en Christ, qui est venu pour sauver les vies des hommes, hors de Adam qui st dans la chute, où ils détruisent les vies des hommes, et ne vivent pas en Christ. L'Épée extérieure des Juifs, avec laquelle ils ont retranché les païens, était un type de l'esprit de Dieu intérieur, qui retranche la nature païenne à l'intérieur. Alors, vivez dans le royaume paisible de Jésus-Christ. Vivez dans la paix de Dieu, et non dans les convoitises, d'où se lèvent les guerres. Vivez en Christ, le prince de la paix, la voie de Dieu, le second Adam qui n'est jamais tombé. Ne vivez pas dans Adam qui était dans la chute, dans la destruction, où ils se détruisent les uns les autres. Sortez du Adam de la chute, pour entrer dans le second Adam qui n'a jamais tombé. Vivez dans l'amour et la paix avec tous les hommes ; restez hors de toutes les agitations du monde. Ne vous mêlez pas avec les puissances de la terre ; mais concentrez-vous sur le royaume, le chemin de la paix ; vous qui êtes héritiers de la grâce, héritiers du royaume, héritiers de l'évangile, héritiers du salut, les saints du Très Haut, et les enfants de Dieu, dont la conversation est dans les cieux, qui est au delà des turbulences de la terre ; que votre conversation prêche à tous les hommes, et vos vies innocentes, que ceux qui parlent en mal de vous en voyant votre conversation pieuse, puissent glorifier votre Père qui est dans les Cieux. Amis de partout, je vous charge de ceci, qui est la parole du Seigneur Dieu pour vous tous, « Vivez en paix, en Christ le chemin de paix » ; c'est pourquoi cherchez la paix de tous les hommes et non à blesser les hommes. Dans le Adam de la chute il n'y a aucune paix ; mais dans le Adam hors de la chute il y a la paix. Donc, vous qui êtes en Adam qui n'est jamais tombé, c'est l'amour qui l'emporte, non la haine avec la haine, ni les querelles avec les querelles. C'est pourquoi vivez tous dans une vie paisible, faisant le bien à tous les hommes, et cherchant le bien et la bonne volonté pour tous les hommes .

George Fox

Non longtemps après ceci, George Booth pris les armes dans le Cheshire, et Lambert alla contre lui.

En voyant cela, certains esprits téméraires insensés qui venaient parfois parmi nous furent prêts à prendre les armes ; mais je fus amené par le Seigneur à les avertir et les empêcher, et ils se calmèrent. À l'époque du comité de sécurité, (soi-disant), nous avions été invités par eux à prendre les armes, et de hautes fonctions et commandes nous avaient été offertes à certains d'entre nous ; mais nous les avons toutes refusés et avons déclaré être contre le fait de prendre les armes, en parole et par écrits; témoignant que nos armes et armures n'étaient pas charnelles mais spirituelles. Et dans le cas où quelqu'un qui est venu parmi nous, serait attiré dans ce piège, il est venu sur moi venant du Seigneur d'écrire quelques lignes à cette occasion et de les envoyer, comme une mise en garde à tous ceux qui sont parmi nous. Dont voici une copie :

Tous les Amis de partout ,

prenez garde à demeurer hors des puissances de la terre, qui courent dans les guerres et les batailles, qui ne le font pas pour la paix, mais qui sont loin de cela ; ceux-là n'hériteront pas le Royaume. Et les Amis, prenez garde à ne pas vous joindre à ceci ou avec les autres, ou à ne pas vous mêler avec aucun d'eux, ou de ne pas vous occuper des affaires d'autres hommes ; mais concentrez-vous sur le Seigneur, sa puissance, et son service. Que les Amis restent en dehors des affaires des hommes, et qu'ils restent à l'intérieur de ce qui répond au témoin de Dieu qu'il y a en chacun, hors des affaires de l'homme où ils doivent s'attendre à la guerre, et au déshonneur. Amis de partout, demeurez avec les vôtres, dans la puissance du Seigneur, pour garder vos pensées à Dieu, pour ne pas tomber dans la force de l'Égypte, ou allant là pour la force, après être sortis de cela, comme les enfants d'Israël, après qu'ils furent sortis de l'Égypte extérieure. Mais demeurez dans la puissance du Seigneur Dieu, de sorte que vous puissiez être gardés au-dessus de toutes les puissances de la terre, parmi lesquels la juste main de Dieu est venue ; car ils se sont tournés contre le juste, et ont désobéi au juste en eux-mêmes, et sont allés les uns contre le juste; c'est pourquoi le juste les a monté les uns contre les autres. Maintenant celui qui sort pour aller les aider, est éloigné du juste en lui-même, dans un état instable et fou, et ne savent pas par l'oeil qui voit tout, (qui voit celui qui récompense), et ne vit pas dans la main ou dans la puissance (qui broie et retourne), qui vexe les transgresseurs , qui deviennent zélés et aveugles car ils ne savent pas quoi. C'et pourquoi restez en paix, et dans l'amour et la puissance de Dieu, et dans l'unité et l'amour les uns pour les autres, par crainte que quelqu'un n'aille sortir, et tomber avec les incirconcis ; c'est à dire, ceux qi sont loin de l'esprit en eux-mêmes. Et ceux qui s'éloignent de cela, vont ensembles dans la fausse. C'est pourquoi restez, (c'est la Parole du seigneur pour vous tous), dans la crainte et la terreur du Seigneur Dieu, sa puissance, sa vie, sa lumière, sa semence, et sa sagesse, par laquelle vous pouvez ôter l'envie de guerre, et ainsi connaître le royaume qui n'a pas de fin, et combattre pour cela avec des armes spirituelles, qui ôtent les envies charnelles ; et là (dans le Royaume) rassembler les hommes pour la guerre, autant que vous pouvez, et en lever autant que vous pouvez avec des armes (spirituelles).

George Fox

Après un séjour à Londres où je visitai dans la ville et les environs des réunions d'Amis, je continuai mes voyages dans les campagnes, à travers l'Essex, le Suffolk et le Norfolk. J'arrivai à Norwich où nous eûmes une réunion vers l'époque appelée Noël. Le maire de Norwich, ayant obtenu au préalable la demande de réunion que j'avais tenté d'avoir là, accorda un mandat de m'appréhender. C'est pourquoi à mon arrivé lorsque j'entendis parlé du mandat, J'envoyai des Amis voir le maire afin de résonner avec lui à ce sujet. Il déclara qu'il craignait que notre réunion n'occasionne du trouble en la ville, parce que la population était si brutale qu'il n'était guère possible de la tenir en respect. Nos Amis répondirent que c'était son affaire de maintenir l'ordre. Que nous étions gens paisibles, adorant Dieu à notre façon et qu'on ne pouvait nous en empêcher. Il se montra assez raisonnable et n'envoya pas de force armée à la réunion, qui fut nombreuse. Quelques mauvais sujets, venus avec l'intention d'y jeter le désordre, furent vaincus par la puissance du Seigneur, bien qu'il y eût parmi eux plusieurs prêtres, ainsi que des Ranters. Parmi ces prêtres, un nommé Townsend se leva et cria : «  Erreur ! blasphème ! réunion impie ! » Je lui enjoignis de ne pas affirmer une chose qu'il était incapable de prouver et lui demandai en quoi consistait notre erreur et notre blasphème ; j'ajoutai qu'il devrait faire la preuve de ce qu'il avait affirmé ou qu'il en serait pour sa courte honte. Il y avait là beaucoup de gens qui craignaient Dieu et c'était à la fois peu chrétien et peu courtois de traiter d'impies des gens honnêtes et pieux. Il déclara que mon erreur et mon blasphème consistaient à dire que les gens doivent s'attendre à Dieu par sa puissance et son Esprit, et sentir sa présence, alors qu'ils n'ont pas dit un mot.Je lui demandai si les apôtres et les saints hommes de Dieu n'avaient pas entendu Dieu leur parler dans le silence avant de dire et d'écrire ce qui leur avait été inspiré. Il reconnut. David et le prophètes ont entendu Dieu, avant de mettre les écritures par écrits, et ont ressenti Sa présence dans le silence, avant de les dire. « Écoutez, dis-je, vous tous ; il m'a accusé d'erreur et de blasphème ; et maintenant il confesse que les saints hommes de Dieu n'ont pas dit autre chose que moi. » Alors je leur montrai que, de même les saints hommes de Dieu qui nous ont donné les Écritures telles qu'elles leur ont été inspirées par le Saint-Esprit, avaient d'abord écouté les enseignements de Dieu, avant de les dire, aussi doivent-ils tous écouter et entendre ce que l'esprit dit, qui les conduira dans toute vérité, afin qu'ils puissent connaître Dieu et Christ, et qu'ils puissent comprendre les Écritures. Oh, a dit le prêtre, ceci n'est pas le George Fox avec qui j'aurais voulu parler ; c'est un homme subtile, dit-il. Ainsi la puissance du seigneur vint sur tous, les gens grossiers étaient modérés, et ils furent touché par Lui ; et certains professeurs appelèrent les prêtres en disant, « prouvez le blasphème et les erreurs dont vous les avez accusé ; vous avez parlé beaucoup contre eux derrière leur dos, mais vous pouvez maintenant rien prouver devant leurs visages. » Mais le prêtre commencèrent à s'en aller : sur quoi je lui ai dit que nous avions beaucoup de quoi les inculper, par conséquent laissez lui fixer un temps, et une heure pour leur répondre ; ce qu'il a fait et, s'en alla son chemin. Ce fut un jour de gloire : car vérité était venu sur l'ensemble, et les gens furent tournés vers Dieu par son esprit et sa puissance et le Seigneur Jésus Christ, leur enseignant libre, qui fut exalté au-dessus de tous. Et comme nous avons quittés, les coeurs des gens en général étaient remplis d'amour envers nous ; Oui, même les plus grossiers d'entre eux désiraient une autre réunion ; car les mauvaises intentions qu'ils avaient contre nous avaient été jetés hors de leur coeur. Le soir, je suis sorti de la ville pour aller à la maison d'un Ami et de là chez le colonel Dennis, où nous avons eu une grande réunion ; et par la suite j'ai continué à voyager, visitant des Amis dans le Norfolk, Huntingtonshire et Cambridgeshire. Mais George Whitehead et Richard Hubberthorn sont restées aux alentours de Norwich, pour rencontrer le prêtre qui a été rapidement confondu et abaissé, la puissance du Seigneur est venue alors sur lui.

Je poursuivis mes voyages au service du Seigneur, traversai de nombreuses localités où, si beaucoup furent convaincus, certains se montrèrent très grossiers. Je retournai encore à Londres, quand le général Monk est venu là, et les portes et poteaux de la ville étaient par terre. « Longtemps avant ceci, j'avais eu une vision , dans laquelle je voyais la ville gisant en cendres, et les portes par terre ; et ce me fut alors représenté, juste comme je le vis plusieurs années plus tard, gisant en cendre quand elle a brûlé. »

Plusieurs fois j'avais prévenu les différentes puissances en parole et par écrit, que ce soit de temps d'Oliver et après, du jour de récompense qui venait sur eux ; mais ils rejetèrent le conseil, et méprisaient ces visites d'amour pour eux, je fus maintenant amené, avant qu'ils ne soient totalement renversés, de déposer devant eux leurs tricherie, leur hypocrisie et leur comportement devant eux, ainsi :

Amis,

maintenant sur vous s'accomplissent et sont accomplis les prophéties qui vous avaient été prononcées par le peuple de Dieu dans vos courts, dans vos maisons à clocher, dans vos villes, cités, marchés, sur vos routes, et à vos fêtes, quand vous étiez dans vos plaisirs, et enflés de sorte que vous ne vouliez entendre ni Dieu ni l'homme alors que vous vous étiez élevé dans les hautes autorités. Bien qu'élevé à partir d'un état moyen, nul ne peut s'approcher de vous sans s'incliner, ou faire preuve de respect des personnes, car vous étiez dans la voie du monde, dans les compliments, et les modes, dont les Amis ne pouvaient pas entrer, par motif de conscience envoies Dieu, pour être rachetés de ces mêmes choses. C'est pourquoi ils ont été hait par vous à cause de cela, mais maintenant vous êtes rabaissés, vous qui vous êtes élevés au-dessus de vos frères, et qui avez rejetés les justes et les inoffensifs du milieu de vous, jusqu'à ce que Dieu finisse par vous rejeter. Et quand vous avez jeté les innocents loin de chez vous, alors vous avez commencé à vous battre les uns avec les autres, jusqu'à ce que vous aviez été consommé l'un d'un autre. Et donc, ce jour, dont vus aviez été averti auparavant, est venu sur vous, bien que vous n'avez pas voulu le croire. Et, auriez-vous eu tout de même peine à croire si vos coeurs n'avaient pas été aussi endurcis, même si vous auriez été en captivité ? Ne vous a-t-il pas été dit, (quand vous faisiez couler le sang des innocents dans vos maisons à clocher, dans vos marchés, dans os villes et sur vos routes, oui, et même dans vos courts aussi, parce qu'ils employaient les mots « tu » au lieu de « vous », et qu'ils ne pouvaient pas ôter leurs chapeaux devant vous, « que si quelque chose ne s'était pas levée parmi vous, pour venger les sang des innocent, il viendrait quelque chose d'au delà des mers, qui était réservés là ; qui, lorsque amené par le bras de Dieu, le bras de la chair et les plus fortes montagnes ne pourraient résister ? » Pourtant vous n'avez pas voulu considérer, ni regarder, ni entendre; mais avez crié, paix, paix, et avez festoyé, et vous vous êtes assis dans les propriétés saisies de vos ennemis, étant tricheurs avec Dieu et avec l'homme ; et qui vous fera confiance à présent ? N'aviez-vous pas fait des alliance et prêté serment ? Et n'avez-vous pas brisé les alliances et les serments entre Dieu et les hommes, et fait des nations des briseurs d'alliances e de serments ; de sorte qu'en vous il n'y a rien d'autre que de l'hypocrisie et de la pourriture, et de la fausseté sous de justes prétextes ? Lorsque vous avez prétendu établir l'ancienne cause, c,était seulement pour vous-mêmes ; raison pour laquelle vous fûtes longtemps détestable aux yeux des gens sobres, qui voyaient que vous ne vouliez faire aucun bien. Mais ce fut une joie pour vous de vous élever en autorité, afin d'en recevoir la louange, l'honneur, et le respect ; et ceux qui pratiquaient le renoncement de soi étaient tournés en dérision par vous ; et ils furent bannis par vous qui cherchiez à être honorés par l'homme. Ainsi vous êtes devenus les maîtres de la nation, et non les serviteurs ; alors que le plus grand de tous devrait être serviteur de tous. Mais là vous avez perdu votre autorité, en ne tenant pas compte de vos biens, d'où vous étiez, et à quelle fin Dieu vous avait placé là ; mais vous avez oublié le Seigneur, et étouffés ce qu'il y avait de bon en vous-mêmes, et avez persécuté ceux qui vivaient dans le bien : et ainsi vous êtes devenus dégoûtant et pervers, de sorte qu'à la fin vous n'avez plus été digne de Dieu ni des hommes. N'aviez-vous pas l'habitude d'appeler les Quakers, les fanatiques, et les gens à la tête stupide ? Mais où chancelez-vous maintenant ? Dans la ville de Caïn, Nod, qui signifie fugitif, ou errant ? N'avez-vous pas persécuté et emprisonné à mort, ceux que Dieu respectait, et maintenant ne vous réprouve-t-il pas à cause d'eux, par ceux que vous avez hait ? Plusieurs n'ont-ils pas été retranché du milieu de vous à cause de votre persécution, et pourtant le reste d'entre vous n'ont pas voulu recevoir les avertissements ? N'y eut-il pas un livre d'exemples publié pour vous, sur les étranges et soudaines morts qui sont survenues à ceux qui persécutaient les innocents ? Et pourtant vous n'avez pas voulu y prendre garde, jusqu'à ce que le fléau débordant vienne maintenant sur vous. N'êtes vous pas des assassins comme Caïn, qui avez tué à propos de vos sacrifices, et versé le sang des innocents avec cela ? Dieu n'a-t-il pas maintenant fait de vous des vagabonds, pour que vous soyez maintenant maudit sur la terre, vous qui avez persécutés les Amis à mort ? Le sang des justes ne crie-t-il pas hors de la terre pour la vengeance ? Et le sang du juste n'est-il pas redemandé ? Pensiez-vous que le Seigneur vous laisserait encore longtemps siéger avec les mains pleines de sang, et les poings de méchanceté! Ah! Qu'est-il advenu de toutes vos fêtes et vos jeûnes, des prières et bénédictions de vos prêtres !

George Fox

Étant désormais clair de la ville et trouvant mon esprit attiré à visiter les Amis dans l'ouest de l'Angleterre, je suis allé hors de la ville ; et en passant tout d'abord dans Surry et Sussex, j'arrivai à une grande ville, où il y avait une grande réunion, à laquelle plusieurs Amis de Reading étaient venus ; et ce fut une réunion bénie. Le prêtre de la ville était dans une grande colère, mais il n'est pas sorti de sa maison. Par conséquent, en l'entendant faire un grand bruit dans sa maison, comme nous passions après la réunion, nous lui avons demandé de sortir dans la rue, alors nous pourrions débattre avec lui ; mais il refusa. Ainsi la puissance du Seigneur fut au-dessus de tous et les amis furent rafraîchis en elle. De là, je suis allé dans une autre ville de marchande, où, le soir, nous avons eu une précieuse réunion; et la fraîche sensation de la présence du Seigneur Dieu était doucement sentie parmi nous. Puis en tournant vers le Hampshire et Dorsetshire, je suis allé à Ringwood et Pool, visiter des amis dans la puissance du Seigneur et j'eus de grandes réunions parmi eux.

À Dorchester, nous eûmes une grande réunion dans notre auberge, le soir ; beaucoup de soldats y assistèrent et se montrèrent assez convenables. Mais les officiers de police et des fonctionnaires de la ville vinrent et prétendirent qu'ils recherchaient une jésuite à la tête tonsurée ; ils prirent ce prétexte pour nous faire ôter à tous nos chapeaux ou pour nous les ôter eux-mêmes afin de voir la tête rasée du jésuite. C'est ainsi qu'ils m'ôtèrent mon chapeau (car en réalité c'était après moi qu'ils en avaient), et ils me regardèrent très attentivement ; mais, ne trouvant sur ma tête aucune place chauve ou rasée, ils s'en allèrent avec honte ; les soldats et les autres gens raisonnables furent très fâchés contre eux. Mais tout cela servit la cause du Seigneur et et toutes choses travaillaient ensembles pour le bien ; car les gens furent impressionnés. Après le départ des officiers, nous eûmes une belle réunion ; beaucoup se tournèrent vers Jésus-Christ, leur Maître, qui les avait rachetés et qui voulait les réconcilier avec Dieu.

De là nous passâmes dans le Somerset, où les Presbytériens et d'autres pratiquants furent très méchants et troublèrent souvent les réunions des Amis. Une fois en particulier,(comme il nous fût rapporté) ils avaient fait venir à la réunion un homme réputé pour sa méchanceté qui, revêtu d'une peau d'ours, se mit à faire des tours pendant la réunion des Quakers. C'est ainsi que, s'étant assis en face de l'Ami qui parlait, il s'amusait à tirer la langue, toujours vêtu de sa peau d'ours, pour faire rire les mauvais sujets qui l'avaient accompagné ; aussi la réunion en fut-elle grandement troublée. Mais un éminent jugement le rattrapa, et sa punition ne tarda pas ; car comme il revenait de la réunion, un taureau s'amorça dans le chemin, il s'arrêta afin de le voir ; et tomba à la porté du taureau, le taureau frappa ses cornes sous le menton de l'homme à sa gorge, et lui poussa sa langue hors de sa bouche, de sorte qu'elle resta pendante, comme il avait fait dérisoirement à la réunion. Et ainsi la corne du taureau s'enfonça dans la tête de l'homme, le taureau le balança au bout de sa corne d'une remarquable et épouvantable manière. Ainsi celui qui était venu pour faire du mal au peuple de Dieu, s'est fait du mal à lui-même ; et puisse de tels exemples,si évidents, de vengeance divine enseigner aux autres à se garder de s'opposer à la vérité de Dieu.

Nous avons voyagé à travers le Somersetshire et le Devonshire, jusqu’à ce que nous sommes arrivés à Plymouth, et ainsi en Cornwall, en visitant les réunions des amis, à la Land's End. Nous eûmes plusieurs réunions précieuses en chemin, dans lesquelles ceux qui furent convaincus furent aussi établis, et beaucoup d'autres furent ajoutés à eux. À Land's End un honnête pêcheur fut convaincu, et il devint un fidèle ministre du Christ. Je fis la remarque aux Amis à son sujet, leur disant qu'il était comme Pierre.

 Pendant que j'étais en Cornwall, il y eut de grands naufrages dans la région du Land's End. Or il était d'usage dans ce pays que, en de semblables occasions, riches et pauvres se rendissent de concert sur le lieu du sinistre pour s'emparer de toutes les dépouilles possibles, sans se soucier de sauver les vies humaines ; dans certains endroits même on appelait les naufrages « la grâce de Dieu ». Je m'affligeais beaucoup de voir une conduite si peu chrétienne, considérant à quel point ils étaient de loin plus bas que les païens de Malte, qui avaient reçus Paul, lui avaient fait un feu, et qui avaient été courtois envers lui et ceux qui souffraient de leur naufrage avec lui. Je fus alors poussé à écrire une lettre aux prêtres et aux magistrats de toutes les paroisses, pour leur reprocher leur rapacité, et les exhorter à s'employer désormais à sauver la vie des hommes, à leur rendre leurs navires et leurs biens ; en effet, s'ils se mettaient à leur place, combien ne jugeraient-ils pas sévèrement des gens qui ne songeraient qu'à profiter de leur malheur, et qui les laisseraient périr ?

Amis et peuple ,

Prenez garde à l'avidité et à la cupidité car c'set de l'idolâtrie ; et l'idolâtre ne doit pas entrer dans le royaume de Dieu. Prenez garde à l'ivrognerie, aux serments, à ne pas maudire, car ces choses sont destructrice de la création, et la font gémir. Laissez tomber tous les combats, querelles, bagarres, et mauvais langages, qui sont l'oeuvre de la chair et non de l'esprit, car ceux qui suivent ces choses n'hériteront pas du royaume de Dieu. ôtez du milieu de vous toutes paroles corrompues, qui sont sans saveur, et appelez les gens par leurs noms, car vous devrez rendre compte de toute parole oiseuse. Abandonnez toute profession et toute religion qui est vain, et venez à la possession, la pure religion, qui consiste à visiter les veuves et les orphelins, et les étrangers, et à les recevoir, car en faisant cela quelques uns pourraient avoir reçu des anges et des serviteurs sans le savoir, comme Paul qui fut bien reçu après le naufrage sur l'île de Malte. Ne prenez pas de force les biens des gens, marins ou autres dans les bateaux, ne les convoitez pas non plus ; mais efforcez-vous plutôt de préserver leurs vies et leurs biens pour eux, car cela démontre un esprit de compassion, et l'esprit d'un chrétien. Mais si vous êtes avare et cupide des biens des autres, en ne vous souciant pas de ce qu'il advient des hommes, voudriez-vous que les autres fassent de même avec vous-mêmes ? Si vous deviez avoir un navire échoué quelque part, et que des gens viennent se déchirer les biens et le navire, ne se souciant pas de sauver vos vies, mais seraient prêts à se battre les uns les autre pour avoir vos biens, ne croiriez-vous pas que ces bien pourraient devenir une malédiction pour eux ? Ne croyez-vous pas que ce genre d'action deviendra aussi sûrement une malédiction pour vous ? Lorsque le butin volé d'un bateau est odieusement dépensé et consommé par convoitises dans les tavernes, les brasseries et autres, alors vous en chercherez un autre. Ceci c'est « faire aux autres comme vous voudriez que les autres fassent pour vous ». Ce qui est la loi et les prophètes. Prêtre Hull, est-ce la vos fruits ? Pourquoi prenez-vous le labeur et les bien des gens ? N'avez-vous enseigné aux gens rien de mieux que ces manière et ce genre de conversation, qui sont si brutales et païennes? Toutes ces choses nous les jugeons dans quiconque les pratique. Mais si un Ami ou autres tentent de préserver les vies des hommes, et qu'ils essaient de sauver leurs biens et leurs propriétés ; et de restaurer ce qu'ils peuvent sauver à leurs propriétaires, si le propriétaires les paies pour leurs travaux, leurs faisant dans ce cas comme ils voudraient qu'ont fasse pour eux, cela nous approuvons. Et s'ils achètent ou vendent, et ne font pas d'eux une proie, dans cette manière de « faire comme vous voudriez que l'on fasse pour vous » vous gardez la loi et les prophètes. Si vous étiez naufragés dans un autre pays, vous espéreriez que les autres sauvent vos vies et vos biens, et qu'ils vous redonnent vos biens; et vous devriez les payer pour avoir agi ainsi. Tous ceux qui agissent autrement, qui sont dans l'attente d'un naufrager et qui prennent les biens pour eux-mêmes, ne tenant pas compte de la vie des hommes ; et s'il y en a qui ont échappé à la noyade, les amènent à mendier partout dans le pays ; et si quelques uns s'échappent avec peu, ils se font dérober. Tous ceux qui agissent ainsi ne sont pas pour la préservation de la création, mais ils la détruisent ; et ces biens qui sont ainsi obtenus seront pour eux une malédiction, une plaie, et un jugement pour eux, et les jugements de Dieu les suivront pour avoir agi de la sorte ; le témoin dans votre conscience répondra de cela. C'et pourquoi, vous tous qui avez fait ces choses « ne faites plus cela », autrement une chose pire vous arrivera. Mais faites ce qui est bien : protégez les vies des hommes et leurs biens, et travaillez à rétablir la perte et le bris ; que le Seigneur exige. Ne soyez pas comme une bande de chiens avides te pire que les païens, comme si vous n'aviez jamais entendu Dieu, ni Christ, ni les Écritures, ni la pure religion. Et prêtre Hull, les gens ont-ils dépensés leur argent sur vous pour ce qui n'est pas du pain ? Car une chose ne vaut rien lorsque vous avez de tels fruits. Tous ces enseignants, qui font commerce des Écritures, (qui ont été données par l'Esprit de Dieu, pour être crus, lus, et mise en pratique, et Christ, celui de qui elles témoignent, est apprécié), nous nions tout à fait qu'ils possèdent Christ, et qu'ils sont sortis des maisons à clochers qui étaient les anciennes maisons de messes ; car elles abritent ces mauvais fruits, et celles-ci sont leurs cages. mais venez à l'Église qui est en Dieu, (1 Thess 1:1) et venez tous à la lumière avec laquelle le Christ Jésus vous a éclairé, qui vous montre toutes vos paroles impies, vos pensées impies et vos actions impies. Il sera votre Enseignant si vous l'aimez, votre condamnation si vous le haïssez. Car le puissance jour du Seigneur est venu sur toute méchanceté et sur toute impiété ; c'est pourquoi abandonnez votre prostitution et votre fornication. Et vous magistrats, qui devez faire justice, ne pensez-vous pas que la main du Seigneur est contre vous, et que ses jugements viendront sur vous qui ne voyez pas à ces choses, et ne les faites pas cesser ave la loi, qui consiste à , « faire à tous les hommes comme vous voudriez que l'on fasse pour vous », ainsi vous pourriez être une bonne saveur dans votre pays ? N'et-ce pas à la loi de protéger les vies et les biens des hommes, « en faisant pour tous les hommes comme vous voudriez que l'on fasse pour vous »? Car tous les hommes désirent avoir leur vie et leurs biens protégés ; c'est pourquoi, ne devriez vous pas préserver celles des autres, et ne pas permettre qu'elles soient détruites et ni dévorés ? Le mal de ces chose reposera sur vous, prêtres et magistrats.

George Fox

Post-scriptum – Tous les Amis qui craignez le Seigneur Dieu, restez loin de l'esprit des loups ravisseurs, qui mènent pour détruire et dévorer, et qui est en dehors de la sagesse de Dieu. Lorsque les navires sont naufragés, ne courez pas avec le monde pour aller détruire et ravager le navire et les biens ; mais courez à la rescousse des hommes, et de leurs biens ; et ainsi renoncez à vous-mêmes, et faites pour eux comme vous voudriez qu'ils fassent pour vous.

George Fox

Ce papier fut très utile parmi les gens, et les Amis se sont efforcés davantage à secourir la vie des hommes en temps de naufrages, et à protéger leur navire et leurs biens. Et lorsque certains dans le naufrage étaient à l'article de la mort, et affamés, Les Amis les amenaient à leurs maisons pour leur prêter assistance et les soigner, ce qui est un acte que tout vrai chrétien devrait pratiquer.

J'ai eu de nombreuses précieuses réunions vivantes et bénies, en Cornwall ; plusieurs éminentes personnalités furent convaincues dans ce comté, que ni prêtres ni magistrats, par vol de biens ou par emprisonnement, n'ont pu les amener à renoncer à leur pasteur, le Seigneur Jésus Christ, qui les a racheté ; et les Amis qui furent tournés à Christ, leur enseignant et Sauveur, étant établis sur Lui dans la paix et la tranquillité, leur fondation, nous les avons laissés à l'enseignement les ordres du Seigneur, frais et verts. Thomas Lower, qui m'avait accompagné à travers ce comté, m'amena jusqu'à Horse-bridge en Devonshire à nouveau : et après plusieurs réunions dans le Devonshire, nous sommes allés à Somersetshire, où nous avons eu plusieurs réunions importantes et pacifiques et visité les Amis jusqu'à ce que nous sommes arrivés à Bristol.

Je suis entré dans Bristol un septième jour. Le jour avant les soldats étaient venus à la réunion et étaient extrêmement grossiers, battant frappant les Amis avec leurs mousquets et les chasser hors du verger dans une grande colère, les menaçant de ce qu'ils feraient s'ils revenaient là à nouveau. Car il semble que le maire et le commandant des soldats avait combiné ensemble de causer un dérangement parmi nous. Quand les amis m'ont raconté la colère qu'il y avait dans la ville, comment ils avaient été menacés par le maire et les soldats, et comment la veille ils avaient été indisciplinés ; J'ai envoyé George Bishop, Thomas Gouldney, Thomas Speed et Edward Pyot et leur demandai qu'ils aillent voir le maire et l'échevin ; et voyant qu'ils avaient brisés nos réunions, lui envoyai la requête de nous laisser avoir l'hôtel de ville pour nous y réunir. J'ai proposé que pour l'utilisation de la mairie nous leur donnerions vingt livres par an, pour être distribué aux pauvres ; et lorsque le maire et l'échevin y aurait affaire, alors les Amis ne s'y réuniraient pas, mais seulement sur les premiers jours. Ces amis furent étonnés de cela et ont dit : le bourgmestre et les échevins vont penser qu'ils sont fous. J'ai dit, non, car ils devraient leur offrir un avantage considérable pour les pauvres. Et c'était sur moi venant du Seigneur leur dire d'aller. Finalement ils consentirent et y allèrent, bien que c,était une croix à leur propre volonté. Quand ils ont proposé la chose devant le maire, cela vint sur lui de sorte qu'il a dit que, pour sa part, il pouvait consentir à cela, mais il n'était qu'un . Il leur a parlé d'une autre grande salle qu'ils pourraient avoir, mais ils n'acceptaient pas que parce que c'était gênant. Alors ils sont repartis, laissant le maire dans un cadre très affectueux envers eux ; car ils avaient ressenti que la puissance du Seigneur était venu sur lui. Quand ils revinrent, je leur ai dit d'aller voir le colonel et de déposer devant lui le comportement grossier de ses soldats, comment ils sont venus armés parmi des gens innocents, qui étaient dans l'attente et l'adoration du Seigneur ; mais ils étaient peu enclins à aller chez lui. Le lendemain matin, étant le Premier jour, nous sommes allés à la réunion dans le verger, où dernièrement les soldats avaient été si rude. Après que j'avais déclaré la vérité un assez long moment à la réunion, plusieurs soldats grossiers et personnes sont venus, certains avec leurs épées tirées. Les aubergistes avaient enivré certains d'entre eux ; et l'un d'eux s'était lui-même engagé avec serment : « d'abattre et tuer l'homme qui parlait ». Il est venu en poussant à travers la foule à moins de deux mètres de moi et arrêta devant ces quatre Amis juste avant mentionnés, (qui aurait dû aller au colonel tel que je leur avait demandé), et a commencé à argumenter avec eux. Soudainement , j'ai vu que son épée avait été rangée et disparue ; car la puissance du Seigneur était venue sur tous et l'enchaîna lui et les autres. Nous avons eu une réunion bénie, car la puissance et présence éternelle du Seigneur était ressenti parmi nous. Le jour suivant, les quatre amis sont allés et se sont entretenu avec le colonel, et il envoya chercher les soldats ; il procéda ensuite à couper et taillader certains d'entre eux, juste en face des visages des Amis. Quand j'ai entendu parler de cela, je les blâmai de l'avoir laissé faire et aussi pour n'être pas allés au septième jour, comme je leur avais dit de faire, ce qui aurait empêché cette coupe des militaires et le trouble qu'ils ont fait à notre réunion. Ainsi la puissance du Seigneur vint sur tous ces esprits persécuter, assoiffés de sang, et la réunion s'est tenue en paix pendant un bon moment après.

J'eus aussi une réunion générale chez Edward Pyot, près de Bristol, laquelle fut estimé à plusieurs milliers de personnes ; car à part les Amis de plusieurs endroits de la région, quelques Baptistes et Indépendants avec leurs enseignants y furent présent, ainsi que beaucoup de gens sobre de Bristol. Il y avait tellement de gens à la réunion que les gens qui étaient restés derrière ont dit que la ville semblait nue. C'était très calme, beaucoup de glorieuses vérités ont été ouvertes à la population, et le Seigneur Jésus-Christ a été établit ; Lui qui est la fin de toutes les figures et ombres de la Loi et de la première alliance. il a été été déclarée au peuple que toutes les figures et les ombres avaient été donnés à l'homme après la chute de l'homme, et que tous les rudiments et les inventions des hommes qui avaient été mis en place dans la chrétienté, plusieurs d'entre eux étaient juifs et païens, et n'avaient pas été mis en place par la commande du Christ ; et toutes les images et les ressemblances que l'homme a fait de lui-même ou pour lui-même, que ce soit les choses dans le ciel ou les choses de la terre, étaient depuis qu'il a perdu l'image et la ressemblance de Dieu, image à laquelle Dieu l'a crée. Mais maintenant, Christ est venu pour racheter, traduire, convertir et régénérer l'homme hors de toutes ces choses qu'il a mis en place dans la chute, hors des vrais types, figures et ombres ; et aussi, hors de la mort et des ténèbres, mais dans la lumière, la vie et l'image de Dieu, là où étaient l'homme et la femme avant la chute. C'est pourquoi maintenant tous devraient venir, et tous peuvent venir recevoir Jésus-Christ, la substance ; par sa lumière, esprit, grâce et foi ; et devraient vivre et marcher en lui, le Rédempteur et Sauveur.

Et comme nous avions beaucoup de travaille avec les prêtres et les professeurs qui plaidaient en faveur de l'imperfection, je fus ouvert à leur déclarer et à leur manifester que Adam et Ève étaient parfaits avant la chute; et tout ce que Dieu avait fait, il avait vu que était bon, et il le bénit ; mais l'imperfection est entré par la chute, par l'intermédiaire de l'homme et de la femme en écoutant le diable qui est hors de la vérité. Et bien que la loi n'a rien rendu parfait, pourtant il a fait un chemin pour amener un meilleur espoir et cet espoir c'est Christ, qui détruit le diable et ses oeuvres qui avait rendu l'homme et la femme imparfaite. Christ a dit à ses disciples : « Soyez parfait, comme votre Père céleste est parfait ; » et lui , qui était lui-même parfait, vient pour rendre l'homme et la femme à nouveau e parfaits et il les ramène encore une fois à l'État qui qu'ils étaient lorsque Dieu les a fait. Donc il est l'auteur de la brèche et de la paix entre Dieu et l'homme. Pour que cela puisse être mieux compris par les gens simples, j'ai utilisé une comparaison de deux vieillards qui s'étaient fait brisés leur maison par un ennemi, de sorte que eux et tous leurs enfants, étaient assujettis à tous les orages et les tempêtes. Et certains sont venus à eux en prétendant être des ouvriers et offrirent de reconstruire la maison des deux vieillards, si ils leur donnaient tant en une année ; mais quand ils ont eu leur argent, ils sont partis de la maison en la laissant telle qu'ils l'avaient trouvé. Après cela vint un deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième, chacun avec ses différents prétexte pour rebâtir de la vieille maison et chacun reçut de l'argent des vieillards et puis s'écria, « ils ne pouvaient pas réparer la maison, la brèche n'avait pas pu être réparée; car il n'y a aucune perfection ici. » Ils leur ont dit, que la maison ne pourrait jamais être parfaitement édifiée à nouveau dans cette vie, bien qu'ils avaient pris l'argent du peuple pour le faire. Car toutes les maîtres de sectes dans la chrétienté (soi-disant) ont prétendu rebâtir la maison tombée d'Adam et d'Ève, et une fois qu'ils ont obtenu l'argent des gens, ils leur disent que le travail ne peut se faire parfaitement ici ; alors leur maison demeure comme il elle l'était. Mais j'ai dit au peuple, que Christ est venu pour faire le travail gratuitement, qui par une seule offrande a rendu parfaits pour toujours tous ceux qui sont sanctifiés ; et qu'il les renouvelle dans l'image de Dieu, tel que l'homme et la femme étaient en avant qu'ils ne tombent, et Il rend la maison de l'homme et de la femme aussi parfait que lorsque Dieu l'avait fait la première fois ; et ce Christ, l'homme céleste, fait tout cela sans frais, Il le fait gratuitement. « C'est pourquoi tous doivent donc se tourner vers lui, et tous ceux qui l'ont reçu doivent marcher en lui, la vie, la substance, le premier et le dernier, « Le rocher des âges, la Fondation de plusieurs générations. » En grande partie ces choses et beaucoup d'autres furent ouverts aux gens, la parole de vie, qui vit et demeure, fut prêchée, et tous ont été exhortés à l'entendre et lui obéir, de sorte que par cela, tous puissent être né de nouveau de la semence immortelle et se nourrir du lait de la parole. Ce fut une glorieuse réunion, dans laquelle la semence éternelle du Seigneur, Jésus Christ, fut établie sur l'ensemble, et les Amis se séparèrent dans la puissance et l'Esprit du Seigneur, dans la paix et dans sa vérité, qui est au-dessus de tous.

Vers cette époque, les soldats sous le commandement du général Monk étaient rude et pénible lors de réunions d'Amis dans beaucoup d'endroits ; raison pour laquelle une plainte lui a été déposée, et il donna l'ordre suivant, qui les restreignit quelque peu :

St. James's, le 9 Mars, 1659.

« J'exige que tous les officiers et les soldats s'abstiennent de déranger les réunions pacifiques des Quakers ; car ils ne font rien préjudiciable au Parlement ou au commonwealth de l'Angleterre. »

George Monk

Après cette réunion, je suis passé à Oldeston, à Nailsworth, et chez Nathaniel Crips ; où il y avait une grande réunion et plusieurs soldats étaient là, mais c'était calme. De là, nous sommes passés à Gloucester, visitant les réunions.

À Gloucester, nous avons eu une réunion qui était paisible, bien que la ville était très rude et divisée ; car d'une part, des soldats étaient pour le roi, et de l'autre, pour le Parlement. Comme je passais hors de la ville sur le pont, Edward Pyot étant avec moi, les soldats qui étaient là ont dit , qu'ils étaient pour le roi. Après que nous les eûmes dépassés, et ils ont compris que c'était moi, ils furent dans une grande colère parce que je leur avais échappé et ils ont dit que s'ils avaient su que c'était moi, ils m'auraient tiré dessus à coup de grêle au lieu de me laisser m'échapper. » Mais le Seigneur avait empêché leur dessein diabolique et me mena en sécurité jusqu'au au colonel Grimes, où nous avons eu une grande Assemblée générale, et la vérité et la puissance du Seigneur fut établit au-dessus de tous ; les Amis ont été mis en place sur le rocher et établis sous l'enseignement du Seigneur Jésus Christ.

Nous passâmes de là à Tewkesbury, puis à Worcester, visitant les Amis. Jamais de ma vie je n'ai vu autant d'ivrognerie que dans ces villes, car on venait d'élire les députés au Parlement. À Worcester la vérité du Seigneur fut établie au dessus de tous, les gens furent bien établis là-bas, et les Amis louangeaient le Seigneur ; non, j'ai dit « Vraiment la terre s'est réjouit ». Pourtant, beaucoup avaient de grandes craintes et étaient vraiment troublés, voulant voir entrer le roi, et s'attendant à ce que tout soit changé. On me demanda mon avis sur les événements. Je répondis que la puissance du Seigneur était sur tous les hommes et que Sa lumière les éclairerait, que l'effroi ne s'emparerait que des hypocrites de ceux qui n'avaient pas été fidèles à Dieu, à commencer par nos persécuteurs. Car dans mon travail et souffrances à Reading, lorsque les gens étaient en attente et ne pouvaient pas dire qui régnerait , je leur ai dit que la puissance du Seigneur était au dessus de tous, (car j'avais voyagé à travers en cela ), et son jour a brillé sur quiconque est entré ; et que le roi dût ou non revenir, tout serait bien pour ceux qui aimaient Dieu et qui Lui étaient fidèles. C'est pourquoi, j'exhortai tous les Amis à ne craindre que le Seigneur et à demeurer dans Sa puissance, qui était sur nous tous.

[Provenant de Vaillant pour la vérité : les factions rivales en Angleterre étaient maintenant dans un état de grand tumulte, et les loyalistes étaient désireux d'embrasser la possibilité de restaurer Charles Stuart sur le trône de son père. Général Monk, un homme dont les principes étaient de ce genre de pratique qui pouvait être facilement modifiée, avait le commandement de l'armée en Écosse et était craint et courtisé par toutes les parties.Il avait été un royaliste, avant d'être un parlementaire et n'éprouva aucune difficulté maintenant à user de son pouvoir pour effectuer la rétablissement du roi.

Il envoya des lettres à Charles, qui était à Cologne, guettant une occasion de faire valoir ses prétentions au trône, et le résultat de leur correspondance fut la fameuse déclaration de Breda, que Charles envoya à la Chambre des Lords, avec un double à la Chambre des Communes. Ce document, daté du 14 avril 1660, était rempli de belles promesses, et un paragraphe intéressait particulièrement les Amis, dont cent quarante - quatre gisaient maintenant en prison pour cause de conscience :

« Et parce que la passion et le manque de charité de l'époque a produit des opinions différentes dans la religion, par laquelle les hommes sont engagés dans des parties et des animosités les uns contre les autres, qui quand ils seront ci-après unis dans la liberté de conversation est mieux comprise, nous déclarons une liberté des tendres consciences et que personne ne doit être troublé ni remis en cause pour la divergence d'opinions en matière de religion qui ne pas déranger la paix du Royaume et que nous serons prêts à consentir à un tel acte du Parlement comme après mûre délibération cela nous est offert à nous pour l'agrément complet de cette indulgence. »]

Dans le parti royaliste, prédominant dans la Chambre des Lords, on décida bientôt d'inviter de Charles à monter sur le trône de son père. En conséquence, le jeune homme partit de la Haye et débarqua à Douvres, le 25 du cinquième mois, 1660, avec ses deux frères, James, duc d'York et Henry, duc de Gloucester. De là, il se rendit à Londres, accueillis sur tous les côtés par les joyeuses acclamations de ses sujets. Des Femmes et hommes sobres se mirent à genoux et demandèrent des bénédictions sur lui, brandissant leurs petits pour qu'ils le regardent , afin qu'ils puissent raconter à leurs enfants et petits-enfants cette époque glorieuse. La cité de Londres était agité au plus haut point à sa venue. Les cloches déversèrent leur voeux joyeux, des feux de joie était allumés, et des foules de gens revêtus de costumes de vacances affluaient dans les rues.La vieille simplicité puritaine était soigneusement évitée, les Cavalier armoires étaient mis en évidence, les Messieurs français et dames de la Cour apparurent dans des couleurs vives et semblaient tous comme dans une journée de gala, lorsque « le roi revint à son profit. »

Au milieu de toute cette excitation, Les Amis poursuivi la teneur même de leur chemin, mais ils se sont réjouis que la restauration se soit passée pacifiquement et ont ressenti un espoir d'un répit de persécution.

Richard Hubberthorn, écrivant à ses amis à Swarthmore, le 29e du cinquième mois, 1660, dit : « Ce jour où King Charles et ses deux frères, James et Henry, sont entrés dans la ville. Charles a visage assez sobre, mais la grande fierté et la vanité de ceux qui l'amenaient en est inexprimable. Il est en danger d'être entraîné dans les choses auxquelles lui-même n'est pas enclin. »]

De Worcester je visitai les réunions des Amis jusqu'à Badgely; de là j'allai à Drayton, dans le Leicestershire, pour visiter ma famille. Alors que j'étais là, un juge nommé Burton avait entendu dire que j'avais un bon cheval, alors il envoya un mandat pour que l'on vienne me chercher moi et mon cheval ; mais j'étais parti avant qu'ils n'arrivent, alors il manqua son plan méchant. Je passai à Twycross, Swanington, et Derby, où je visitai les Amis, et j'y trouvai mon ancien geôlier qui, autrefois m'avait gardé dans la maison de correction là, et qui était maintenant convaincu de la vérité pour laquelle il m'avait fait souffrir à l'époque. En passant dans Derbyshire et Nottinghamshire, j'arrivai à Synderhill green, j'y visitai les réunions des Amis ; et aussi à Balby dans le Yorkshire, où notre réunion annuelle à cette époque avait lieu dans le grand verger de John Killam, où l'on estima que des milliers de gens et d'Amis s'étaient rassemblés. Un matin, j'appris qu'un détachement d'hommes à cheval ainsi que la milice, avaient été envoyés d'York pour interrompre notre assemblée. Aussi m'y rendis-je ; je montai sur un grand tabouret et commençai à parler. Au bout d'un moment arrivèrent deux trompettes qui firent résonner leurs instruments, tandis que le capitaine de la troupe s'écriait :   « Écartez-vous, laissez passer ! » ; ils s'avancèrent alors vers moi. J'annonçais la vérité éternelle et la parole de vie dans la puissance du Seigneur. Le,capitaine m'ordonna de descendre, car il était venu interrompre réunion. Je lui dis qu'ils savaient tous que nous étions des gens paisibles, et que nous avions l'habitude de tenir des réunions de ce genre ; j'ajoutai que, s'il avait le moindre soupçon à notre égard, il n'avait qu'à perquisitionner et s'il trouvait parmi nous des hommes armés d'épée ou de pistolet, ceux-ci en porteraient la peine. Il me répondit qu'il avait ordre de nous disperser, et qu'il avait voyagé toute la nuit dans ce but. Je lui demandai s'il serait fier de traverser en armes cette foule d'hommes et de femmes désarmés que nous étions. S'il voulaient bien nous laisser tranquilles, notre réunion ne durerait probablement pas plus de deux ou trois heures ; car, il pouvait s'en rendre compte, les assistants étaient si nombreux qu'ils ne pourraient être hébergés dans les environs immédiats et beaucoup devraient rentrer chez eux le soir même. Mais il répondit qu'il ne pouvait attendre ; sur mes instances cependant, il dit qu'il nous accordait une heure et nous laissa une demi-douzaine de soldats pour veiller à ce que tout se passât dans l'ordre et la tranquillité. Il s'en alla ensuite avec sa troupe et les Amis donnèrent à manger aux soldats qui étaient restés et à leurs chevaux. Quand le capitaine fut parti, les soldats nous dirent que nous pouvions bien rester jusqu'à la nuit, si nous le voulions. Mais nous ne restâmes qu'environ trois heures et nous eûmes une réunion glorieuse et puissante ; car la présence du Dieu vivant était manifestée parmi nous, et les semence du Christ était au-dessus de tous. Les Amis furent bâtis sur Lui, la fondation, et établis sur sous Son enseignement glorieux et céleste. Après la réunion, les Amis se retirèrent paisiblement, grandement rafraîchis avec la présence du Seigneur, joyeux que le Seigneur les eût rendus capables de résister victorieusement à l'adversaire. Beaucoup de membres de la milice restèrent aussi ; ils étaient très vexés que le capitaine et sa troupe ne nous eussent pas dispersés et ils pestaient contre eux. Le bruit courut qu'ils avaient l'intention de nous molester ce jour-là, mais les soldats, au lieu de se joindre à eux, prirent notre parti et les empêchèrent de nous faire du mal. Pourtant ce capitaine était un homme désespéré ; et c'était ce même capitaine qui, lorsque j'étais en Écosse m'avait dit qu'il obéirait aux ordres de ses supérieurs ; même s'il devait crucifier le Christ il le ferait, et qu'il obéirait à l'ordre du grand Turc contre les chrétiens, s'il était sous ses ordres. Ainsi c'est grâce à la puissance éminente du Seigneur qui l'enchaîna lui et ses troupes, ainsi que les soldats de son envieuse milice, qu'ils partirent en n'ayant pas le pouvoir de nous faire du mal, ni de briser notre réunion. { Et un homme de ses troupes a dit : « il y avait plus de monde rassemblés autour de George Fox qu'autour de la court de mon Lord Protecteur. » }

Le jour suivant à Warmsworth nous avons eu une réunion céleste, d'Amis dans le ministère et avec plusieurs autres personnes, et ensuite les Amis partirent. Alors qu'ils traversaient le pays plusieurs furent arrêtés ; car le jour où fut tenue notre première réunion, Lambert fut mis en déroute, et cela créa une grande confusion dans le pays ; mais cette fois les Amis ne furent pas gardés longtemps en prison. Comme je suis allé à cette réunion, plusieurs personnes vinrent me voir à Skegby dans le Nottinghamshire ; il y avait des soldats sous le commandement de Lambert, et ils voulaient m'acheter mon cheval ; et parce que je ne voulais pas le leur vendre, ils furent en grande colère contre moi, usant de plusieurs paroles menaçantes ; mais je leur ai dit que Dieu allait les confondre et les disperser ; et deux ou trois jours après cela ils furent en effet dispersés.

De Warmsworth Je passai dans la puissance du Seigneur à Barton-abbey, où j'eus une grande réunion, et de là, j'allai chez Thomas Taylor, puis à Skipton, où il y eut une réunion générale d'hommes Amis, provenant de plusieurs comtés concernant les affaires de l'Église. Un ami est allé nu à travers la ville déclarant la vérité, et il fut battu violemment. Et d'autres Amis vinrent à moi tous sanglants. Comme je me promenais dans la rue, un homme désespéré avait l'intention de me faire du mal ; mais il en a été empêché, et notre réunion se déroula calmement. A cette réunion vinrent beaucoup d'Amis de la plupart des régions de la nation ; car cela concernait les affaires de l'Église dans cette nation et outremer. Plusieurs années auparavant, j'avais été poussé à demander qu'on organisât des réunions de ce genre pour aider les nombreux Amis qui enduraient des persécutions. On confisquait illégalement leurs biens et ils ne savaient comment se tirer d'affaire et à qui s'adresser. Une fois cette assemblée organisée, plusieurs Amis, qui avaient été magistrats ou qui avaient quelques connaissances de la loi, purent renseigner leurs frères, leur aidant à exposer leurs griefs pour les présenter aux juges, aux magistrats ou au Parlement. Cette réunion s'est tenue il y a plusieurs année, et des juges ou des officiers avaient tenté à plusieurs reprises de les interrompre mais quand ils en comprirent le but, quand ils examinèrent les livres de comptes où étaient consignés les secours accordés aux pauvres, comment nous avons pris soin que ceux d'entre nous dans un comté aiderait ceux d'un autre comté ; et d'aider nos amis au-delà de la mer ; et de fournir pour nos pauvres afin qu'aucun d'entre eux ne devrait pas être une dépense à leur gouvernement paroissial, etc ; les magistrats et officiers confessèrent que nous faisions leur travail, et s'en allèrent pacifiquement et aimablement, recommandant la pratique des Amis. Parfois, deux-cent pauvres du dehors (non Quaker) venaient attendre que la réunion soit terminée, (car tout le pays savait que nous nous réunissions pour les pauvres) ; et après la réunion, Les Amis envoyaient chercher du pain chez le boulanger et donnaient à chacun de ces pauvres un pain, si nombreux qu'ils fussent ; car on nous avait appris à « faire du bien à tous ; spécialement à ceux qui appartenaient à la foi. »

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