Le Journal de George Fox - 1673 - 1677 - En Hollande et de Retour <page 3 >

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Durant ce temps je collectais tout ce que je pouvais des épîtres que j'avais écrit dans les premières années aux Amis. Je fis aussi une collection de plusieurs lettres que j'avais écrit à Oliver Cromwell et à son fils Richard, du temps de leur protectorat, et aux parlements et magistrats de leurs temps. Je ramassai aussi les lettres que j'avais écrit au roi Charles le second depuis son retour, et à son conseil et parlement, et les juges et autres magistrats sous son règne. Je fis une autre collection de certificats, que j'avais reçu de différents gouverneurs d'endroits, de juges, légistes, membres du parlement, et autres, qui me libéraient de nombreuses calomnies, que des prêtres et professeurs envieux, tant d'ici et d'outremer, avaient proférés contre moi. Ceci je le fis pour la cause de la vérité, sachant que leur dessein en me calomniant était de diffamer la vérité que j'avais publié, et empêcher qu'elle ne se répande parmi les gens. Outre cela, j'ai fait deux livres de collections ; l'un était une liste ou catalogue des noms de ces Amis qui sont partis du nord de l'Angleterre, lors de la première percée de la vérité là bas, afin de proclamer le jour du Seigneur partout dans cette nation. L'autre était le nom de ces Amis qui sont allés premièrement prêcher l'évangile dans les autres nations, pays, et endroits, en quelles années, et les régions dans lesquelles ils sont allés.

Je fis une autre collection, en deux livres : l'un composé d'épîtres et de lettres provenant d'Amis et autres, à moi pour diverses occasions ; l'autre, de lettres de moi aux Amis et aux autres.

J'ai aussi écrit un livre de types et figures Christ, avec leurs significations ; et plusieurs autres choses, qui seront destinés pour le service de la Vérité et des Amis dans le temps à venir. J'ai aussi pris note de ceux qui sont sortis de la Vérité, qui en ont attiré d'autres avec eux, et qui se sont retourné contre la Vérité et les Amis, depuis la percée de la vérité dans ce dernier âge, et ce qu'il fut advenu d'eux ; rien en particulier la repentance et le retour de ceux qui sont revenus à la vérité. Certains mont quitté, et ne sont jamais revenus, mais furent retranchés dans leur défiance et rébellion ; car la parole et la puissance de Dieu les frappé, et les frappe, et la sainte semence les a broyé, et les broie en pièce. J'ai observé que ceux qui ont été convaincus et qui n'ont pas vécu ni marché dans la vérité, ont été les pires ennemis de la vérité et fait plus de mal parmi les Amis dans la vérité ainsi qu'aux autres. En ceux-ci j'ai vu s'accomplir ce que le Seigneur m'avait montré il y a longtemps, « Ceux-là seraient de plus grands trompeurs que tous les prêtres et professeurs. » Car ceux là sont parvenus aussi loin que Caïn, Balaam, Koré, et Dathan, qui pouvaient « prêcher Christ », et dire, « qu'ils avaient prêché en Son nom » ; ceux là sont devenus apôtres, et ont goûté à la puissance de Christ, et puis se sont détournés de cela, ceux-là pouvaient encore parler de leurs anciennes expériences, et ont de belles paroles comme Koré et Balaam ; mais ne demeurent pas dans la vérité et dans la vie, ils ont séduit les coeurs des simple. Ceux-là sont issus du diable, et ne demeurent pas dans la vérité ; tout comme l'étaient Caïn et tous les Juifs qui ne demeuraient pas dans la vérité. Car, bien que Caïn sacrifiait à Dieu et parlait avec Dieu, et que les Juifs pouvaient parler d'Abraham, Moïse, et des prophètes, pourtant Christ leur a dit, « Ils étaient de leurs Père le diable. » De la même manière, ceux qui se font appelés Chrétiens peuvent parler de Christ et utiliser Ses paroles et les paroles de Ses apôtres et disciples, pourtant ne demeurant pas dans la vérité, la puissance, et esprit dans lesquels étaient les apôtres, ils sont du diable, hors de la vérité, et font son oeuvre. Ainsi en est-il de tous ceux qui ont été convaincus de la vérité éternelle de Dieu depuis qu'elle s'est répandue dans cette nation, qui n'ont pas vécus dans la Lumière, dans l'Esprit et la puissance du Christ Jésus, mais qui se sont tourné contre la puissance et se sont opposé à cette oeuvre ; bien qu'ils puissent retenir leur anciennes expériences, et être capables de prononcer de belles paroles, ils ne vivent pas encore dans la vie et la puissance qui leur a donnée ces expériences, ils vivent dans la puissance des ténèbres, qui vient du diable ; et par la Lumière, et par la vérité, ils sont tous condamnés ; et si jamais ils reviennent à la vérité, ils doivent avoir leur condamnation. Car résister à la puissance céleste et s'opposer aux oeuvres et manifestations divines qui agi à travers une personne n'est pas une question légère. Et comme j'ai été mû par le Seigneur à voyager dans Sa puissance autour de cette nation, et en d'autres endroits, dans le but de prêcher l'évangile éternel et déclarer la parole de vie, qui était au commencement, à travers plusieurs emprisonnements, difficultés, souffrances, et épreuves ; aussi je fus par la suite amené à voyager dans la même puissance céleste, à nouveau à travers la nation, (et pour écrire à ces endroits où je je suis pas allé), pour recommander aux Amis la mise en place des Réunions Trimestrielles et Mensuelles dans toutes les régions, pour s'occuper des pauvres, prendre soin d'une procédure ordonnée pour les mariages, et autres questions reliées à l'Église du Christ. Bien que certaines réunions pour cette fin ont été réglées dans le nord de l'Angleterre dans l'année 1652.

Après cela, la vérité a continué de se propager encore plus dans la nation, et le nombre des Amis grandi, je fus mû par la même puissance éternelle pour recommander aussi la mise en place des réunions des femmes. De sorte que tous, tant homme que femme, qui avait reçu l'Évangile, la parole éternelle de vie, puissent venir dans l'ordre de l'Évangile, amené par la puissance de Dieu, et puissent agir pour Dieu dans la puissance, et y faire affaires et de service pour Lui dans Son église. Tous les fidèles doivent travailler dans le vignoble de Dieu, eux étant ses serviteurs engagés, Lui qui leur a donné le gage de Son esprit. Car un maître qui embauche un serviteur, et qui lui donne le dépôt de son salaire, attend de lui qu'il fasse son travail, après qu'il eut connu sa volonté dans la création extérieure, or tous le peuple de Dieu qui est de la nouvelle création et qui a reçu le dépôt de son esprit, doivent travailler avec, par et dans Son esprit, dans sa puissance, sa grâce et la foi, dans la lumière, dans la vigne de Dieu de sorte qu'ils puissent avoir leur salaire quand ils ont fait l'oeuvre et les affaires de Dieu en son temps, qui est la vie éternelle. Mais nul ne peut travailler dans Son vignoble, et faire son travail et sa volonté, s'ils ne marchent pas dans la lumière céleste et divine, dans la grâce, et l'esprit de Christ, ce qui fut, et qui est mon travail et oeuvre dans le Seigneur, c'est-à-dire tourner tous les gens à Lui.

Commentaires de l'éditeur du site : Le dépôt est le sceau de l'Esprit Saint, qui est donné à ceux qui ont démontré de l'obéissance et qui ont été testés. Alors, vous êtes qualifié pour être un serviteur du Seigneur, mais vous devez toujours servir comme vous êtes commandés par votre Maître, dans l'obéissance à ses commandes. Cela ne vous donne pas le droit de le servir comme vous pensez qu'il serait préférable de choisir.

Quelques uns de ceux qui professent la vérité et qui en ont fait une grande démonstration, étant sortis de la simplicité de l'Évangile pour aller dans argumentation, la division, et dans un esprit de séparation, se sont efforcé de décourager les Amis, (spécialement les femmes), de leur soin pieux et de leur vigilance dans l'Église des uns envers les autres ; s'opposant à leurs réunions, qui, dans la puissance du Seigneur fut établie pour cette fin et ce service. Par conséquent je fus poussé par le Seigneur à écrire l'Épître suivant, et de l'envoyer aux Amis, afin de découvrir cet esprit par lequel agissaient les opposants, son oeuvre et sa manière par lesquelles cela fut accompli, et pour aviser les Amis de cela de sorte qu'ils ne puissent être trompés par cela.

Tous mes Chers Amis,

Vivez dans la semence de paix, Christ Jésus, en qui vous avez la vie. Cet esprit, qui vient parmi vous pour faire monter des querelles, est hors du Christ ; car c'est un esprit avec lequel il n'est pas aisé de traiter, qui n'est pas doux, aussi qui n'est pas de la sagesse de Dieu, qui est justifié de par ses enfants. Ceux qui le suivent ne font pas partie de la sagesse des enfants. Il y a un Esprit qui a fait une séparation, et qui a été contre les réunions des hommes et des femmes. Pourtant ils ont eux-mêmes instauré des réunions, auxquelles ils ont donnés des pouvoirs ; et personne ne s'assoira parmi eux si ce n'est ceux qui leur donne pouvoir, mais ils seront vus comme des usurpateurs d'autorité. Cet esprit et ses oeuvres ne viennent pas de Dieu, quoiqu'ils ont crée une confusion parmi certains. Et le sentier qu'il peut emprunter est celui qui est parmi les affections terrestres, parmi les non établis ou apostats. Mais tout ce qui est dans la vie, dans l'esprit, dans la lumière, dans la grâce, dans la vérité, et dans la puissance de Dieu, a été exclu ; et ceux qui s'assoient sous Sa propre vigne, Christ Jésus, et qui sont greffés en Lui, n'ont pas besoin de leurs exhortations ni de leurs conseils ; car les véritables croyants sont entrés dans leurs repos. Par conséquent, que tous demeurent dans l'évangile de paix, et ceux qui sont héritiers du Royaume conservez votre position.

Quelques uns de cet esprit m'ont dit, « qu'ils ne voient aucun service dans les réunions des femmes ». Ma réponse est, et a été pour ceux là, s'ils sont aveugles ou qu'ils ne peuvent voir, ils ne devraient pas s'opposer aux autres ; car personne ne leur impose rien à eux. Dieu n'a jamais reçu un aveugle pour sacrifice, et son peuple ne le peut pas non plus. Mais Christ les a tous éclairé ; et à tous ceux qui l'ont reçu, il donne « il leur donne le pouvoir de devenir les fils de Dieu ». Ceux qui sont héritiers de Sa puissance, et de son Évangile, qui apporte vie et immortalité à la lumière, peuvent voir par dessus celui qui les avait obscurci ; et tous ceux là conservent l'ordre de l'évangile, la puissance de Dieu, et leur réunions à l'intérieur, qui les garde et les préserve dans l'immortalité. Ceux-ci voient le grand service des réunions des hommes et des femmes, dans l'ordre de l'évangile, la puissance de Dieu ; car elles sont des compagnes d'aide dans ce pouvoir, ce qui est l'autorité de leurs réunions. Je vous dis à tous qui êtes contre les réunions des hommes et des femmes, qui dites, « que vous ne voyez aucun service dans les réunions des femmes », et qui vous opposez à elles ; vous êtes hors de la puissance de Dieu, et vous ne vivez pas dans Son esprit. Car Dieu avait vu un service pour les assemblées des femmes au temps de la Loi, au sujet de ces choses qui appartenaient à son culte et service, et aux saintes choses de Son tabernacle ; et eux dans son esprit voient maintenant leur service dans l'évangile, plusieurs choses dans ces réunions étant plus propres à la femme qu'à l'homme. Et elles, dans la puissance et la sagesse de Dieu, peuvent informer les hommes de ces choses qui ne sont pas propres pour eux ; et les hommes peuvent informer les femmes de ces choses qui ne sont pas propres pour eux, comme compagnes d'aide pour chaque autres. Car au temps de la loi, les femmes devaient offrir autant que les hommes ; aussi dans le temps de l'évangile elles doivent offrir leurs sacrifices spirituels. Car les hommes autant que les femmes sont appelées à un sacerdoce royal, la maison de la foi, les pierres vivantes, qui constituent l'édifice spirituel, dont le chef est Christ ; et doivent être encouragées dans leur labeur dans l'évangile ; car toutes choses que font les hommes et les femmes, doivent être faites dans la puissance de Dieu. Ceux-la qui ne voient pas de service pour ces réunions de femmes, ou celles des hommes, mais qui s'y opposent, et font des querelles parmi les Amis, sont dans l'esprit du monde qui est contre et qui interdit nos autres réunions. Dans le même esprit qui a été et qui est contre les femmes qui parlent dans les réunions, et disent, « elles doivent se taire », bien que le même apôtre recommande, « ces hommes devraient garder le silence autant que les femmes », s'il n'y avait pas d'interprète. Vous pouvez voir que l'esprit du monde a fait entrer ces opposants, bien qu'ils viennent sous une autre apparence ; car ils voudraient que nous ne nous réunissions pas du tout. Ceux-ci sont contre les réunions de femmes et certains d'entre eux sont aussi contre les réunions des hommes, et disent, « qu'ils ne voient aucun service pour eux » ; or, ils pourraient retenir leurs langues, et ne pas s'opposer à ceux qui voient leurs service pour Dieu dans ces réunions.

Par conséquent, vous tous qui ressentez la puissance de Dieu, et votre service pour Dieu en eux, tant hommes que femmes, gardez vos réunion, l'autorité de celle-ci, telles qu'elles furent organisées ; alors vous serez gardés au-dessus de cet esprit qui s'oppose à elles, et au-dessus de l'esprit du monde qui s'oppose à vos autres réunions ; car ils sont fondamentalement tous issus d'un seul esprit à leur base, et voudraient vous mener dans l'esclavage. Ceux qui sont hors de l'évangile paisible, s'opposent à son ordre ; et sont hors de la foi qui oeuvre par amour, hors de la sagesse qui est gentille, facile, et paisible, etc. et hors du royaume qui se tient dans la paix et la joie. Par conséquent, restez au dessus de cet esprit qui sème la discorde ou les querelles, et qui voudrait vous attirer hors de votre habitation et possession dans l'ordre de l'évangile. Car c'est le même esprit qui a séduit Adam et Ève, par lequel ils ont perdu leur habitation dans la droiture et la sainteté, et leur domination ; de sorte que cet esprit est allé au dessus d'eux ; et il tente de passer au dessus de vous. Une fois alors qu'il vous dit, « qu'il ne voit aucun service pour vos réunions » ; et une autre fois il s'oppose à vous. Mais je dis, ceci est l'esprit aveugle qui est hors de la puissance de Dieu, et dont la puissance de Dieu est au-dessus. Par conséquent demeurez dans la puissance, restez dans la puissance, de sorte que vous puissiez demeurer pour votre liberté dans le Christ Jésus, hommes et femmes, héritiers de Lui, de son évangile, et de son ordre. Levez-vous pour votre liberté dans l'évangile, et dans la foi, dont le Christ Jésus a été l'auteur ; car si vous perdez cela, et que vous laissez un autre esprit aller au-dessus de vous, vous ne le regagnerez pas de sitôt. Il savait que satan voudrait les exciter dans ses instruments, quand les réunions des hommes et des femmes vinrent pour être établis dans la puissance, dans la lumière, et dans la vérité. Et les héritiers de l'évangile pour en prendre leur possessions dans chaque comté et ville ; marcher en cela, veiller les uns sur les autres, et prendre soin de la gloire et de l'honneur de Dieu, et de sa précieuse vérité. Et de voir à ce que tous marchent dans la vérité comme devenir l'évangile, et voir à ce que rien ne manque ; et que tous soient décents, modestes, vertueux, aimables, avenant, droit, et de bon rapport, pour suivre ; et pour avertir et exhorter tous ceux qui ne sont pas fidèles et pour réprimander tous ceux qui font le mal. Je savais que ceci porterait un tel coup à tous les libres parleurs, orateurs, et marcheurs, qu'il y aurait de l'opposition contre ces réunions. Mais n'y faites pas attention, la vérité viendra sur eux tous, et elle est au-dessus de tous, et la foi doit avoir la victoire. Car l'évangile et son ordre est éternel, la semence (Christ), est le commencement et la fin, et durera plus longtemps que tous ; l'Amen, en qui vous avez la paix. Je dis que tous ceux qui s'opposent aux réunions des hommes et des femmes ; ou que les mariages devraient être tenus devant eux, ou l'enregistrement des condamnations du péché et du mal, ou l'admonition ou l'exhortation de ceux qui ne marchent pas dans la vérité, sont d'un esprit relâché, et leur esprit tend au relâchement. Laissez ceux qui acceptent cet esprit de tromperie ; la vérité ne les aura pas, ni aucun de leur sacrifice ; car rien n'est accepté de Dieu mais que ce qui est fait dans la vérité, et dans son esprit, qui est paisible. L'autorité des réunions de nos hommes et de nos femmes est la puissance de Dieu ; et tous les héritiers de l'évangile sont héritiers de cette autorité et de cette dignité ; ceci est de Dieu, et répondra au témoin de Dieu qui est en tous. Les plus grand opposants à cette pratique et oeuvre sont ceux qui ont été convaincus de la vérité de Dieu, mais qui ne vivent pas en elle. Ceux-là sont les plus grands faiseurs de trouble de l'église du temps de Moïse et du temps des apôtres ; mais voyez quelle fut leur fin, et lisez ce qui est advenu d'eux tous. Par conséquent, tous gardez votre habitation dans la vérité, et là vous pouvez voir ce qui est advenu de tous leurs opposants des vingt dernières années ; ils ne sont tous partis, et la vérité vit et règne ; la semence est au-dessus de tous, et tous sont un en elle, dans le repos, la paix, et la vie éternelle ; et là ils s'assoient ensembles dans les lieux célestes en Christ Jésus, l'Amen.

George Fox
Swarthmore, le 5ième du 8ième mois, 1676

Alors que j'étais à Swarthmore, William Lampit mourut ; le prêtre d'Ulverstone, (la paroisse dans laquelle se trouve Swarthmore). Il était un vieux trompeur, un corrupteur de la bonne voie du Seigneur, et un persécuteur du peuple de Dieu. J'eus beaucoup de luttes avec Lui la première fois que j'allai dans cette région. Il avait été un faux prophète car en l'an 1652 il avait prophétisé, (il disait qu'il gagerait sa vie là-dessus), « qu'en dedans de six moi, les Quakers allaient tous disparaître et ne plus exister » ; mais lui-même n'est plus. Car il continua dans ses fausses accusations du peuple de Dieu jusqu'à peu avant son décès, et puis il cria pour un peu de repos à l'un de ses auditeurs, qui était allé lui rendre visite avant sa mort, il disait, « J'ai longtemps été un prédicateur, et quoique j'ai bien vécu ; je ne pensait pas qu'il serait si dur de mourir. »

Après que j'eus terminé les services que j'avais sur moi de faire, sentant mon esprit attiré vers le sud (bien que j'étais faible, et incapable de voyager loin en une journée), Je quittai Swarthmore le vingt-six du premier mois, 1677, et allai chez Thomas Pearson à Powbank dans le Westmoreland, où j'eus une réunion le jour suivant ; et de là chez Thomas Camm à Camm's-gill, où Robert Widders, avec sa femme et plusieurs autres Amis sont venus me voir avant que je quitte le pays, et pour assister à la réunion le jour suivant, qui était très grande, et dans laquelle je fus grandement attiré dans le témoignage pour la vérité. J'ai eu beaucoup de discussions avec certains de cette réunion, qui n'étaient pas unanimes avec la Réunion Trimestrielle à laquelle ils appartenaient ; mais par la suite plusieurs d'entre eux, qui étaient quelque peu tendres, en vinrent à voir leur erreur, et donnèrent des condamnations contre eux-mêmes. Le jour suivant John Blaykling vint chez Thomas Camm pour m'amener à sa maison à Drawell dans Sedberg dans le Yorkshire ; alors j'allai avec lui, visitant les Amis en chemin. Je suis demeuré à Drawell pendant deux ou trois nuits, ayant des réunions là et dans les environs ; durant le temps que je passai là, les réunions des hommes et des femmes étaient tenues, elles étaient très grandes et précieuses. Le premier jour suivant j'eus une réunion à Brigflats, à laquelle la plupart des Amis de différentes assemblées aux alentours vinrent avec un grand rassemblement d'autres gens ; on aurait dit qu'il y avait cinq-cent ou six-cent personnes. Ce fut une très bonne réunion, où la vérité fut grandement déclarée et précieusement ouverte, pour le réconfort et le rafraîchissement des fidèles, et le rapprochement de ceux qui étaient loin. J'eus une autre réunion chez John Blaykling, où plusieurs vinrent Amis qui étaient allés à la réunion Trimestrielle à Kendal. Ma femme retourna avec eux, elle ainsi que Sa fille Rachel m'avaient accompagné jusque là ; et Leonard Fell et moi passâmes par Sedberg et Garsdale dans Wensydale, en visitant Amis sur notre chemin. Le soir j'arrivai chez Richard Robinson à Counterside, où plusieurs Amis vinrent me voir ce soir là, quelques uns de ceux-là vinrent avec moi le jour d'ensuite chez la veuve Tenant à la maison de Scar dans Langstroth-dale. Nous eûmes du mal à arriver jusque là, la neige était si épaisse, bien que nous étions la première semaine du deuxième mois [Avril de notre calendrier actuel]. Ici au premier jour nous avons eu une grande réunion, Les Amis provenant de plusieurs régions aux alentours ; et le Seigneur me donna un témoignage vraiment saisonnier à leur apporter, ce dont je fis durant plusieurs heures, à leurs grande satisfaction et réconfort. Par conséquent je passai par Bishopsdale, Mildum, Barton, et par Bedal et Northallerton, J'arrivai chez George Robinson à Burrowby, où les amis vinrent aussi de différents endroits, et nous eûmes une très bonne et grande réunion, et vraiment paisible. Non longtemps après, une justice envieuse, en entendant que j'avais eu là une très belle réunion, troublèrent les Amis à propos de cela, et les firent paraître aux sessions, où il leurs posait plusieurs questions dans le but de les piéger ; car il ne savait pas comment les accuser, parce qu'il n'avait aucune preuve contre eux. Quand il vit que ses questions ne les avait pas piégé ; il leur a dit, « qu'il avait entendu que George Fox était à une grande réunion avec eux, et qu'ils s'étaient tous assis en silence, et qu'aucun n'avait parlé dans la réunion ». Cette fausse histoire qu'il avait habilement feint ; pensant ainsi avoir attiré quelques uns des Amis pour les amener à le contredire, et les faire dire, « que j'avais parlé à la réunion » ; de sorte qu'il aurait pu les faire accuser sur la base de leurs propres aveux, et ainsi les emprisonner. Mais les Amis se tenant dans la sagesse de Dieu, ne lui répondirent pas selon son désir, et échappèrent ainsi à son piège. Mais deux Amis qui étaient venus d'Irlande devaient avoir une réunion ce soir là à environ trois miles de là, et ce juge de mauvaise foi fut informé de cela, et donna une amende aux Amis, et les pilla très fortement pour cela.

J'allai de Burrowby chez Isaac Lindley, appelant les amis alors que j'allai. Robert Lodge et quelques Amis avec moi, passâmes à York le jour suivant ; et le jour suivant, étant le premier jour, J'étais à la réunion des Amis à York, qui était grande et paisible. Le deuxième jour je restai aussi à York, et j'eus deux réunions avec des Amis chez John Taylor, de là j'écrivis à ma femme comme suit :

Cher Coeur,

Pour laquelle est mon amour, et à vos enfants, et tous les Amis qui s'informent de moi. Mes désirs sont, que vous tous puissiez être préservés dans la semence éternelle du Seigneur, dans laquelle vous aurez la vie et la paix, domination et règlement dans la maison éternelle ou demeure, dans la maison bâtie sur la fondation de Dieu. Dans la puissance du Seigneur je suis amené à York, ayant eu plusieurs réunions en cours de route. Le chemin était difficile et mauvais, souvent enneigé, nos chevaux étaient parfois à bout ; et nous n'étions plus en mesure de chevaucher, et parfois nous eûmes de grandes tempêtes et de la pluies, mais par la puissance du Seigneur je passai à travers tout cela.

À Scarhouse nous avons eu une très grande réunion et une autre à Burrowby, à laquelle les Amis sont venus de Cleveland et de Bishoprick ; et nous eûmes plusieurs autres réunions. À York hier nous avons eu une très grande réunion qui était extrêmement forte, Amis participants de plusieurs régions, et tous étaient tranquilles, et les Amis étaient bien satisfaits. Oh ! La gloire du Seigneur brillait au dessus de tous. Ce jour là nous eûmes une grande réunion d'hommes et de femmes, avec plusieurs Amis, hommes et femmes, et tous étaient silencieux. Ce soir nous devons avoir la réunion des Amis hommes et des femmes de la ville. John Whitehead est ici, avec Robert Lodge et les autres. Les Amis sont très heureux outre mesure. Ainsi je suis dans mon saint élément et saint travail dans le Seigneur ; gloire en son nom pour toujours ! Demain j'ai l'intention de sortir de la ville pour aller vers Tadcaster, quoique je ne puisse rouler comme dans les jours passées ; mais loué soit le Seigneur que je puisse voyager comme je le fais ! Donc mon amour dans la fontaine de la vie, dans laquelle vous demeurez tous et aurez le rafraîchissement de la vie ; que par cela vous puissiez croître et réunir la force éternelle pour servir le Seigneur et être satisfait. Que le Dieu de toute puissance, qui suffit à tous, vous préserve, alors que je vous en remet tous à Son ordre.

George Fox
York, le 16ième jour du deuxième mois, 1677

En quittant York, je rendis visite à des Amis à Tadcaster, Nottingly, Doncaster, et Balby, ayant des réunions alors que je passais. À Balby je restai pour la réunion du premier jour, et allai le deuxième jour chez Thomas Stacy à Ballowfield, où, le soir j'eus une réunion, pour la médiation d'un différent qui s'était passé entre quelques personnes qui professaient la vérité, et ils furent réconciliés. Le jour suivant, je vins à Stainsby dans le Derbyshire, dans le comté où j'avais autrefois vécu, à l'époque où la vérité avait commencé à paraître. Ici j'eus une bonne réunion avec les Amis, et par la suite je passai par Skegby dans Nottinghamshire, et de là, à Nottingham, chez John Reckless'. J'avais une réunion avec les Amis à Sa maison ce soir-là , et une autre le jour suivant dans une maison de réunion publique d'Amis, qui fut paisible et bien.

J'allai le jour suivant chez John Fox à Wymeswould dans Leicestershire, où j'eus une réunion ce soir là ; et le jour suivant chez William Smith à Sileby, où, étant le premier jour, nus eûmes une très grande réunion. Car au coté des Amis de différents endroits, plusieurs gens de la ville, ayant entendu dire que j'étais là, vinrent à la réunion, et entendirent joyeusement la vérité déclarée. Le jour suivant j'allai à Leicester, y trouvant là plusieurs Amis venus du pays, pour être à la foire aux chevaux le lendemain. J'eus une très bonne réunion avec eux cette nuit là, et une autre le soir suivant chez William Wells à Knighton, à environ un mile de Leicester. Le jour suivant je passai à Swanington, et eus là une réunion ; de là chez Samuel Fretwell à Hartshorn dans le Derbyshire, où j'eus aussi une réunion ; puis chez Henry Sidon à Badgely dans Warwickshire, et je restai là pour la réunion, qui, étant le premier jour, fut très grande et paisible, en dépit du fait qu'un juge avait menacé de venir et de la briser. En soirée j'allai chez Richard Baal de Whittington, de là, plusieurs Amis vinrent me rendre visite. Le jour suivant j'allai chez Nathaniel Newton à Hartshill, là aussi plusieurs Amis vinrent me rencontrer, et nous eûmes ensembles un bon service. Après cela je continuai mon chemin, visitant des Amis en différents endroits, jusqu'à ce que j'arrivai à Dingley, où une réunion avait déjà été organisée, nous y étions très nombreux, et la vérité fut largement ouverte aux gens. La réunion fut paisible, et la plupart des gens étaient sobres ; à l'exception que, lorsque je démontrai que la Chrétienté (que l'on appelle), était sortie hors de la pure religion qui est sans souillure, un homme sortie furieusement de la réunion, en disant, « Je nie cela. » Après cette réunion, j'allai avec Thomas Charles à sa maison à Adingworth ; et le jour suivant à Northampton, où je restai pour la réunion du premier jour, qui était très grand et paisible. J'eus un plus grand service entre Amis. Le jour suivant Eftward Cooper de Northampton m'accompagna à Olney dans Buckinghamshire, là je logeais chez James Brierlie, et plusieurs Amis vinrent me rendre visite dans la soirée. Le jour d'ensuite je suis allé à une réunion à Turry dans le Bedfordshire, à laquelle vinrent des Amis provenant de différents endroits. Ce fut une très grande réunion. Ici je rencontrai William Dewsberry qui, après la réunion m'emmena chez son gendre John Rush de Kempston, où je restai avec William pour la nuit et une partie de la journée du lendemain ; le soir je suis parti de là et passé par Ampthill chez Thomas Gamboll à Bullock's hill. William Dewsberry vint avec moi, et plusieurs Amis vinrent nous visiter. Le jour suivant, en passant par Luton, J'allai sur Market-street, William Dewsbury m'accompagnant une partie du chemin, et le jour suivant, Leonard Fell était avec moi. J'eus une réunion à Kensworth, qui fut très grande et paisible ; après quoi nous avons visité des amis chez Alban, et le lendemain à South Mims et Barnet. Ce soir là nous sommes allé chez la veuve Haley à Guttershedge dans Hendon, Middlesex. Le lendemain, qui était le premier jour, nous eûmes une très grande réunion là-bas, plusieurs amis étaient venus de Londres. Je restai le deuxième jour, et le troisième je suis allé dans la maison de William Mead à Highgate, avec lequel, le jour suivant je suis allé à Londres. Le quatrième jour, j'allai à une réunion sur Gracechurch-street, où des Amis et moi fûmes grandement rafraîchis en les uns les autres dans le Seigneur, et la puissance et la semence du Seigneur fut établis au-dessus de tous ; bénis soit Son nom pour toujours !

Ainsi il plut au Seigneur de m'amener sain et sauf à Londres, quoique beaucoup fatigué. Car quoique je ne voyageai pas très loin en un jour, mon corps étant affaiblit, voyager continuellement m'était difficile. D'ailleurs, je n'eus pas beaucoup de repos la nuit pour me rafraîchir, car aux endroits où je logeais je me suis souvent assis tard avec les Amis, pour les informer et les conseiller dans les choses où ils avaient des manques ; et lorsque j'étais au lit, mon sommeil était souvent empêché par de grande douleurs dans la tête et aux dents, cela causées, je pensais, par un froid que j'avais prit en chevauchant souvent sous la pluie. Mais la puissance du Seigneur était au dessus de tous, et me porta à travers tout cela, pur sa louange.

Durant mon voyage j'ai observé un relâchement et une étroitesse dans certains de ceux qui professaient la vérité, en conservant l'ancien témoignage de la vérité contre les dîmes ; car là où entre cet esprit, il crée une division dans l'église, et oppose les réunions des hommes et des femmes, il affaiblit ceux qui le reçoivent dans leurs témoignages contre les dîmes. Par conséquent j'ai été mû par le Seigneur à produire un « Épître aux Amis », dans le but de stimuler la pure pensée en eux, et pour les encourager et les fortifier dans leur témoignage Chrétien contre ce joug d'oppression anti-chrétien.

Mes chers Amis,

Soyez fidèle au Seigneur dans votre témoignage pour Jésus, qui a mis un terme au sacerdoce Lévitique d'Aaron qui prélevait des dîmes, et qui envoie Ses ministres donner gratuitement ce qu'ils ont reçu de Lui gratuitement, sans sac ni bâton. Les disciples du Christ ne peuvent se joindre à ceux qui font commerce de la prédication. Et comme il y avait un témoignage à charge contre ces dîmes qui étaient commandés dans la loi pur Lévi et Aaron, aussi il y a un témoignage à charge contre ces dîmes qui ont été mises en place par l'homme durant les temps sombres de la papauté, et non mises en place par Dieu ou Christ. Le fait de crier contre les prêtres en paroles, et leur donner quand même de l'argent et mettre de la nourriture dans leurs bouches pour les garder de préparer la guerre contre vous, est une contradiction. Par conséquent prenez garde ; car si le Seigneur bous béni avec des choses terrestres, et que vous les donnez aux prêtres de Baal, il pourrait encore justement réclamer de vous les choses extérieures qu'il vous a donné ; (Lui qui disait, qui disait que ses ministres devraient donner gratuitement, alors qu'ils ont reçu gratuitement). Aussi on doit témoigner contre tous les prédicateurs prêchant pour des dîmes et de l'argent, ainsi que les preneurs et payeurs de dîmes, dans l'esprit et la puissance du Seigneur ; de sorte que tous se tiennent pour leurs témoignages pour Jésus Christ, dans sa puissance et dans son esprit, contre les faiseurs de dîmes. Considérant combien de fidèles et vaillants serviteurs du Seigneur ont donné leurs vies contre cela, en ce jour du seigneur ; et dans les jours des martyrs qui témoignaient contre eux. Considérant aussi, quels jugements sont venus sur ceux qui ont saisie les propriétés des Amis et qui les ont jetés en prison s and maintenance. Par conséquent dans la puissance du Seigneur maintenez la guerre contre la bête, et ne mettez rien dans sa bouche, par peur qu'il vous crie la paix ; cette paix que vous ne devez pas recevoir, mais elle doit être rejetée et brisée par l'Esprit de Dieu. Ainsi dans le même esprit vous recevrez la paix venant du fils de la paix, que la bête, la prostituée, et le monde, avec tous leurs enseignants terrestres pour la terre (fait par l'homme), ne peut recevoir, ni vous en priver. Par conséquent gardez votre autorité et domination dans la puissance, l'esprit, et dans le nom de Jésus, en qui est mon amour pour vous.

George Fox
3e mois, 1677

Je suis venu à Londres dix ou douze jours avant la Réunion Mensuelle ; temps dans lequel je me suis joint avec les Amis là dans le service de la vérité, les visitant aux réunions. Le parlement était alors en session, aussi nous avons préparé quelque chose à mettre devant eux, concernant la saisie de la troisième partie des biens des Amis, comme dissidents papistes ; qui fut une grande souffrance, et une doléance dont nous nous sommes plaint ; mais nous n’avons pas obtenu un amendement.

À la réunion annuelle plusieurs Amis vinrent de la plupart des endroits de la nation, et certains d'Écosse, de Hollande, etc. Nous eûmes de très glorieuses réunions, où la grande puissance du Seigneur fut largement ressenti, et les affaires de la vérité furent exercées avec soin dans l'unité de l'Esprit, à la satisfaction et réconfort du coeur droit, bénit soit le Seigneur à tous jamais ! Après la Réunion Annuelle, ayant resté une semaine ou deux avec les Amis à Londres, j'allai avec William Penn à sa maison dans le Sussex ; John Burnyeat et quelques autres Amis étaient avec nous. Alors que nous passâmes par Surrey, ayant entendu dire que la réunion Trimestrielle pour cette région avait lieu ce même jour, William Penn, John Burnyeat et moi décidâmes d'y aller ; et après la réunion nous rejoignîmes nos autres compagnons, et allâmes avec eux chez William Penn ce même soir, à quarante miles de Londres Je restai environ trois semaines à Worminghurst, durant ce temps John Burnyeat et moi avons pu répondre à un livre vraiment très méchant et envieux, que Roger Williams, un prêtre de la Nouvelle Angleterre (ou de quelque colonie près de là), avait écrit contre la Vérité et les Amis là-bas. Lorsque nous eûmes terminé ce service, nous allâmes avec Stephen Smith à sa maison à Warpledon dans Surrey, où nous eûmes une grande réunion. Des Amis là-bas avait été totalement pillés environ deux mois avant sur le compte du prêtre ; car ils prirent cinq vaches à Stephen Smith (soit tout ce qu'il avait), pour des dîmes d'environ cinq shillings. De là nous allâmes à Kingston, et aussi à Londres, là je ne restai pas longtemps ; car j'avais sur moi venant du Seigneur d'aller en Hollande, pour rendre visite aux Amis et y prêcher l'évangile là et dans certaines régions de l'Allemagne. C'est pourquoi mettant les choses en ordre pour mon voyage aussi vite que j'ai pu, je pris congé des Amis à Londres, et avec plusieurs autres Amis j'allai à Colchester dans l'Essex, de manière à organiser mon passage en Hollande. Le jour suivant, étant le premier jour, j'étais à la réunion publique des Amis là bas, qui était très grande et paisible. Dans la soirée j'eus une autre grande réunion, mais pas tant publique, à la maison de John Furly, où je logeais. Le jour suivant c'était la réunion des femmes, qui fut aussi très grande. Le jour suivant nous passâmes à Harwich, Robert Duncon, et plusieurs autres Amis vinrent nous voir ; et quelques uns venus de Londres qui avaient l'intention de venir avec moi. Puisque le paquebot n'était pas prêt, nous allâmes à la réunion dans la ville, et nous eûmes une précieuse opportunité là-bas ; car le Seigneur, par Sa bonté familière, par son dépassement, sa puissance rafraîchissante, ouvrit plusieurs bouches pour déclarer sa vérité éternelle, et pour le louer et le glorifier. Après la réunion, nous retournâmes chez John Vandewall où j'avais logé ; et quand le bateau fut prêt (prenant congé des Amis), nous qui étions à destination de la Hollande montâmes à bord vers la neuvième heure dans la soirée, le 25e jour du 5e mois, 1677.

Les Amis qui m'accompagnaient étaient William Penn, Robert Barclay, George Keith et sa femme, John Furly et son frère, William Tailcoat, George Watts, et Isabel Yeomans, une des filles de ma femme. Vers la première heure du matin nous levâmes l'ancre. Il y avait un vent vif et frais, qui nous amena, le matin suivant en vue de la Hollande. Mais ce jour était très calme et très clair, aussi nous fîmes peu de progrès jusque vers la quatrième heure de l'après midi quand un coup de vent se leva, qui nous porta à une lieue de la terre. Puis le vent se calma, nous jetâmes l'ancre cette nuit là entre neuf et dix heure. Mais William Penn et Robert Barclay (comprenant que Benjamin Furly était venu de Rotterdam à Briel pour nous rencontrer), ils obtinrent que deux batelier fassent descendre un petit bateau du paquebot qui les amenèrent vers le rivage. Mais avant qu'ils ne purent atteindre les portes, celles-ci étaient déjà fermées ; et là, n'ayant aucune maison en dehors des portes, ils furent forcés de coucher dans les bateaux des pêcheurs toute la nuit. Aussitôt que les portes furent ouvertes dans le matin, ils allèrent et trouvèrent Benjamin Furly avec d'autres Amis de Rotterdam qui étaient venus me rencontrer ; et ils envoyèrent un bateau, à son bord trois jeunes hommes, qui vivaient avec Benjamin Furly, qui nous emmenèrent au Briel, où les Amis nous reçurent avec grand bonheur.
 
Nous restâmes environ deux heures afin de nous rafraîchir ; et ensuite nous primes un bateau, avec les Amis hollandais pour Rotterdam, où nous arrivâmes vers la onzième heure ce jour là, le vingt-huit neuvième mois, 1677. J'allai très bien durant ce voyage, mis quelques uns des Amis avaient le mal de mer. Nous eûmes un beau passage, et arrivâmes tous sains et saufs ; bénit et loué soit le Nom du seigneur pour toujours !

Le jour suivant, étant le premier jour, nous eûmes deux réunions chez Benjamin Furly, où plusieurs gens de la ville et quelques officiers entrèrent, et tous furent civil. Benjamin Furly ou John Claus interprétaient lorsqu'un Ami parlait. Je passai le jour suivant à visiter des Amis. Le jour suivant, William Penn et moi avec quelques autres Amis allâmes à Amsterdam, avec quelques Amis de cette ville, qui vinrent aussi nous reconduire à Rotterdam. Nous primes un bateau dans l'après midi, et passâmes par Overkirk, arrivâmes à Delft, nous y passâmes à pieds ; et puis primes encore le bateau pour Leyden, où nous logeâmes cette nuit là dans un hôtel. Ceci compta six miles néerlandaise de Rotterdam, qui équivaut à dix-huit miles anglais et cinq heures à terre ou sur l'eau ; car notre bateau était tiré par un cheval qui marchait sur la rive. Le jour suivant, en prenant encore le bateau, nous allâmes à Harlem, quatorze miles de Leyden, où nous avions une réunion déjà prévue, qui prouvait très grande. Beaucoup de gens de la ville vinrent, et deux de leurs prédicateurs. Le Seigneur nous donna une occasion bénie, non seulement avec respect pour les Amis, mais pour les autres gens sobres, et la réunion se termina paisiblement et bien. Après la Réunion nous passâmes à Amsterdam, accompagnés par plusieurs Amis de cette ville et de la ville de Alkmaer.

Le jour suivant c'était la réunion trimestrielle à Amsterdam, à laquelle vinrent des Amis de Harlem, et de Rotterdam, et avec eux, ceux de notre compagnie, que j'avais laissé à Rotterdam, Robert Barclay, George Keith et sa femme, etc. La réunion eut lieu chez Gertrude Dirick Nieson. Ce fut un très grand et bon service. William Penn et moi fument amenés à ouvrir plusieurs choses concernant l'ordre de l'évangile, et à démontrer les avantage et service d'une réunion annuelle, trimestrielle, et mensuelle d'hommes et de femmes. Le jour suivant nous eûmes une autre réunion chez Gertrude, plus publique, et très grande, à laquelle vinrent des professeurs de toutes sortes, à laquelle la voie de la vie et du salut furent grandement et aimablement ouvertes ; et à cela ils furent très attentivement à l'écoute, personne ne s'objecta à ce qui fut déclaré. Dans l'après midi nous eûmes une autre réunion au même endroit, mais moins de gens, et plus privée. Le lendemain nous eûmes une réunion d'Amis seulement, où d'un commun accord furent réglés plusieurs réunions annuelles, mensuelles et trimestrielles, à tenir à Amsterdam pour les Amis dans toutes les provinces unies de la Hollande, et dans Ernbden, le Palatinate, Hambourgh, Frederickstadt, Dantzig, et autres endroits de l'Allemagne et des alentours dont les Amis étaient très heureux, et ce fut d'un grand service pour la vérité.

Le jour suivant un grand exercice vint sur moi concernant cet esprit trompeur qui oeuvrait à l'intérieur de certains pour faire des divisions dans l'Église, et le soin de l'Église étant sur moi, je fus amené à écrire quelques lignes pour mettre les Amis en garde comme suit :

Tous les amis,

Restez au dessus de cet esprit de séparation et de division, dans la paisible vérité, et dans la semence de vie, qui portera tout cela dehors, et lui durera. Car l'agneau aura la victoire sur tous les esprits de querelle, comme cela a été depuis le commencement. Et ils flétriront tout comme tous les autres ; mais ceux qui restent dans la semence, qui est toujours verte, ne flétriront jamais ; comme les Amis qui ont été gardés jusqu'à ce jour. Si quelqu'un a rétrogradé, jeté la croix, devenu lâche et plein, et qui est allé dans les querelles et les contentions avec leurs esprits terrestres, et que là il plaide pour la liberté, cet esprit prend avec lâcheté, les esprits terrestres, et pleure à l'imposition à ceux qui les avertit de venir à la vie, à la lumière, à l'esprit, et à la puissance de Dieu, afin qu'ils puissent être rendus à la vie, et vivre encore avec les vivants. Sur cet avertissement cet esprit s'élève dans la contention et les querelles, et la séparation, se tournant contre les vivants,dans leurs esprits terrestres lâches, qui voudraient avoir le nom de vérité, mais qui ne sont pas dans cette nature, mais qui sont pour le jugement éternel de la semence vivante. Ceci est l'esprit qui séduit, mais il est jugé par ce qui libère de la déception et sauve.

George Fox
Amsterdam, Hollande, le 5e du 6e mois, 1677

Ceci étant le premier jour, nous avons eu une très grande réunion, où il y avait un grand rassemblement de personnes d'opinions différentes, Baptistes, Chercheurs, Sociniens, Brownistes et quelques collégiens. Robert Barclay, George Keith, William Penn, et moi, tous séparément, avons déclaré la vérité éternelle parmi eux ; ouvrant, la condition de l'homme dans la chute, et montrant que la voie de l'homme et de la femme peut venir dans la restauration par Christ Jésus. Le mystère de l'iniquité et le mystère de la piété furent clairement tenus ouverts, et la réunion se termina calmement et bien.

Le jour suivant, George Keith, Robert Barclay, et William Penn, partirent avec quelques autres Amis d'Amsterdam, en direction de l'Allemagne, où ils voyagèrent sur plusieurs centaines de Miles, et eurent un bon service pour le Seigneur, Benjamin Furly alla avec eux, et fit office d'interprète.

Ce jour là et le suivant je restai à Amsterdam, visitant des Amis, et les accompagnant dans certaines affaires concernant leur réunion. Trois Baptistes vinrent discourir avec moi, auxquels j'ouvris des choses à leur satisfaction, et ils me quittèrent avec bonté. J'ai aussi écrit une lettre à la princesse Elizabeth, que Isabel Yeomans lui apporta, lorsque la femme de George Keith et elle allèrent lui rendre visite.

Princesse Elizabeth,

J'ai ouï au sujet de votre sensibilité à l'égard du Seigneur et de Sa sainte vérité, d'une Amie qui vous a rendu visite, et aussi par quelques unes de vos lettres, que j'ai vu. Ce qui est en effet une bonne chose, pour une personne de votre rang d'avoir un tel esprit tendre pour le Seigneur et sa précieuse vérité, puisque tant de gens sont engloutie dans la luxure, et les plaisirs de ce monde. Pourtant tous de l'extérieur font profession de Dieu et de Christ d'une manière ou d'une autre, mais sans aucun profond sens ou sentiment intérieur de Lui. Car il n'y a pas beaucoup de sage ou puissant de ce monde qui peuvent devenir des fous pour la cause du Christ, ou qui peuvent avoir l'humilité de Christ Jésus à partir de leur puissante condition, par laquelle ils pourraient recevoir une condition encore plus puissante, et un plus puissant royaume, par le Saint-Esprit intérieur, la divine lumière et puissance de Dieu. Et une sagesse plus puissante, qui vient d'en haut, pure et paisible : cette sagesse est au-dessus de celle qui est d'en bas haut, qui est terrestre, sensuelle, et diabolique, par laquelle les hommes se détruisent entre eux à cause de leurs religions, de leurs voies, de leurs adorations, et de leurs églises ; mais ceci n'est pas de Dieu ni de Christ. La sagesse qui est d'en haut, par laquelle toutes choses ont été faites et crées, et dont le commencement est la sainte crainte de Dieu, qui garde le coeur pur. Par cette sagesse tous sont ordonnés à être enfants de Dieu, et avec elle sont ordonnés toutes choses pour la gloire de Dieu. Ceci est la sagesse qui est justifiée de ses enfants. Dans cette crainte de Dieu et sagesse, mon désir est que vous puissiez être préservés pour la gloire de Dieu. Car le Seigneur vient pour enseigner son peuple Lui-même, et pour ériger sa bannière, de sorte que les nations puissent affluer vers elle. Il y eut une apostasie, depuis les jours des apôtres, de la divine lumière du Christ, qui aurait pu leur donner la « lumière de la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ Jésus » ; et du Saint-Esprit, qui aurait voulu les conduire dans toute vérité. Et cependant les gens ont placé tellement de guides externes pour leurs donner la connaissance. Et aussi de la sainte et précieuse foi dont Jésus Christ est l'auteur et le finisseur, cette foi purifie le coeur, et donne la victoire sur ce qui sépare de Dieu ; à travers cette foi ils ont accès à Dieu, et dans laquelle foi ils plaisent à Dieu, le mystère duquel est tenu dans une conscience pure. Et aussi, apostasie du pur évangile qui a été prêché aux jours des Apôtres, (cet évangile est la puissance de Dieu ), qui apporte la vie et l'immortalité à la lumière dans l'homme et dans la femme, ce par quoi les gens devraient avoir vu par-dessus le diable qui les a obscurci ; cet évangile préservera dans la vie et l'immortalité tous ceux qui le reçoivent. Car les yeux du peuple se sont tourné vers les hommes, et non vers le Seigneur qui écrit sa loi dans les coeurs, et l'a mis dans les pensées de tous les enfants de la nouvelle alliance de lumière, de vie, et de grâce ; à travers laquelle ils viennent tous pour connaître le Seigneur, du plus petit au plus grand ; de sorte que la connaissance du Seigneur puisse couvrir la terre, comme les eaux couvrent la mer. Cette oeuvre recommence, comme ce fut le cas aux temps des apôtres ; les gens viendront pour recevoir une onction en eux venant du saint, par qui ils connaîtront toutes choses, et n'auront point besoin de personne pour les enseigner, mais comme l'onction les enseigne. Et aussi pour connaître comment parle la droiture de la foi, la parole dans le coeur et la bouche, pour lui obéir et agir. C'était là la parole de foi que prêchaient les apôtres ; qui est maintenant, à nouveau prêchée et reçue, et c'est le devoir de tout vrai Chrétien de la recevoir. Or, maintenant les gens sortent de l'apostasie, pour la lumière de Christ et son esprit ; pour recevoir la foi venant de Lui, non des hommes ; pour recevoir de Lui l'évangile, leur onction venant de Lui, la Parole. Et comme ils le reçoivent, ils le déclarent librement, comme sa commande s'adressait à ses disciples, et qu'elle s'adresse encore à ceux qui l'écoutent et le reçoivent. Car le Seigneur Dieu et son fils Jésus Christ sont venus pour enseigner son peuple, et pour les amener hors des voies du monde à Christ le chemin, la vérité et la vie, qui est la voie du Père ; et loin de tous les enseignants du monde et des orateurs, à lui qui est l'orateur et l'enseignant, Héb 8:10-11. et loin de tous les adorateurs du monde, pour adorer Dieu dans l'Esprit et dans la vérité, cette adoration que Christ a mis en place voilà plus de mil-six-cent ans, lorsqu'il a fait tomber l'adoration des Juifs au Temple à Jérusalem, et l'adoration à la montagne où le puis de Jacob était. Et pour amener les gens de toutes les religions du monde, qui furent établies depuis le jour des apôtres, à la religion qui a été établie par Christ et ses apôtres, qui est pure et non souillée devant Dieu, et gardée des souillures du monde. Et pour les amener hors de toutes les Églises et fraternités du monde, faites et établies depuis les jours des Apôtres, à l'Église qui est en Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, 1 Thes 1:9. Et pour les amener à l'unité et à la fraternité qui est dans le Saint-Esprit, qui   mortifie, circoncis, et baptise, pour faire plonger le péché et la corruption, qui se sont élevés dans l'homme et la femme par la transgression. Dans ce Saint-Esprit il y a la sainte fraternité et l'unité ; oui, c'est là le lien du Prince des princes, du Roi des rois, et Seigneur des seigneur de paix ; cette paix céleste que tous les vrais Chrétiens doivent maintenir avec des armes spirituelles, et non charnelles.

Et maintenant mon amie, les saints hommes de Dieu ont écrit les écritures alors qu'ils étaient mus par le Saint-Esprit ; et toute la Chrétienté est en désaccord au sujet de ces Écritures, parce qu'ils ne sont pas conduits par le même Saint-Esprit que ceux qui ont écrit les Écritures ; ce Saint-Esprit vers lequel ils doivent s'approcher en eux-mêmes, et par Lequel ils doivent être conduit, si ils viennent vers Lui pour être dans toute la vérité d'elles, et pour avoir le réconfort de Dieu, de Christ, et d'elles. Car nul ne peut appeler Jésus sus Seigneur si ce n'est par le Saint-Esprit ; et tous ceux qui appellent Christ Seigneur sans le Saint Esprit, prennent Son nom en vain. De même, tous ceux qui nomment son nom doivent se détourner de l'iniquité ; ainsi qu'ils nomment son nom avec révérence, dans la droiture et la vérité. Oh par conséquent ressentez la grâce et la vérité dans votre coeur, qui vient par Jésus-Christ, qui vous enseignera comment vivre, et ce à quoi renoncer. Il établira vos coeurs, assaisonnera vos paroles, et apportera votre salut, et sera pour vous un enseignant en tout temps. Par cela vous pourriez recevoir Christ, de qui cela vient ; et comme plusieurs l'ont reçu, à eux Il leur donne non seulement le pouvoir de se tenir contre le péché et le mal, mais aussi de devenir des fils de Dieu. Et si les fils, alors héritiers d'une vie, d'un monde et d'un royaume sans fin, et de richesses et trésors éternelles de ce royaume. Aussi dans la hâte, avec mon amour dans le Seigneur Jésus-Christ, qui a goûté la mort pour tous les hommes, et écrasé la tête du serpent, qui a été entre Dieu et l'homme. Qui à travers Christ l'homme puisse encore venir à Dieu, et le louer par Jésus Christ l'Amen, le spirituel, le rocher céleste et le fondement pour que tout le peuple de Dieu puisse bâtir dessus, à la louange et à la gloire de Dieu, qui est au-dessus de tous, béni pour toujours.

George Fox
Amsterdam, le 7e jour du 6e mois, 1677

Post-scriptum

Le porteur de cette Lettre est l'une de mes belle-filles,
qui vient avec Gertrude Dirick Nieson et la femme de George Keith, pour vous rendre visite.

La Réponse de la Princesse Elizabeth

Cher Ami, Je ne peux pas ne pas avoir un amour tendre pour ceux qui aiment le Seigneur Jésus-Christ, pour ceux auxquels il est donné non seulement de croire, mais aussi de souffrir pour Lui. Par conséquent votre lettre, et la visite de vos amis, furent pour moi très appréciées. Je suivrai vos conseils ainsi que les leurs, dans la mesure où Dieu m'accordera la lumière et l'onction ; demeurant toujours.

Votre aimable amie,

Elizabeth
Hertford, le 30e jour du moi d'Août, 1677

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