Le Journal de George Fox - 1673 - 1677 - En Hollande et de Retour <page 4 >

 

<1> <2> <3> <4>

Le jour suivant John Claus et moi sommes passés à Buyckslote, Purmerent, et Alkmaer, environ trente Miles d'Amsterdam. Nous allâmes chez un Ami dont le nom était Willem Willems, où j'eus une réunion le soir même. Puis j'eus une autre réunion le lendemain, qui était plus grande ; plusieurs professeurs vinrent, et tous étaient calmes et biens. Après la réunion j'ai visité quelques Amis ; ensuite j'ai pris le bateau, je suis passé à Hoorne, connue comme la ville principale en Hollande du Nord. Nous avons logé dans un hôtel, et prenant une voiture tôt le lendemain matin, nous sommes passés à Enckhuysen, d'où nous avons pris un bateau pour Friesland. Nous débarquâmes dans l'après-midi à Workum, nous avons pris de l'eau, et sommes montés sur les hauts bancs de la mer Friezen, jusqu'à ce que nous rencontrâmes deux amis venus en voiture pour nous rejoindre, avec lesquels nous sommes allés à Harlingen, le port principal de Friesland. Nous sommes allés chez Hessel Jacobs, où plusieurs Amis virent nous visiter ce soir là. Le jour suivant nous avons rendu visite aux Amis de l'endroit ; et j'ai écris un pamphlet, intitulé, « À ceux qui persécutent les Amis parce qu'ils n'observent pas de jour de jeûne. »

Le jour suivant étant le premier jour, les Amis ont eu une réunion là-bas, à laquelle nous sommes allés, et beaucoup de professeurs y vinrent. J'y déclarai là l'évangile éternel parmi eux, Jean Claus traduisait. Ils étaient tous très civiles, et écoutaient très attentivement ; et lorsque la réunion fut terminée, ils quittèrent paisiblement, sans aucune opposition. Après la réunion je suis encore allé chez Hessel Jacob, où après un temps vint un calviniste, pour me poser quelques questions, auxquelles je répondis à sa satisfaction ; et il partit amicalement. Peu de temps après, un prédicateur des collégiens vint pour discuter avec moi, et qui m'a lui aussi semblé bien satisfait, puis nous sommes partie bien amicalement. En soirée j'ai eu là une autre réunion avec les Amis, et le matin suivant nous avons voyagé vers Leuwarden, ville principale du Friesland, et logeâmes cette nuit-là chez un Ami dont le nom était Sybrand Dowes.

Très tôt le matin suivant, nous avons voyagé à Dockum, et marché à travers la ville, avons encore prit un bateau pour Strobus, qui est la partie la plus éloignée du Friesland. Là nous avons attendu au commissariat. Puis prenant un bateau, nous sommes passés à Groningen, la ville principale de la province du Groningland. L'un des magistrats de la ville était venu avec nous de Leuwarden, en cour de route nous eûmes ensembles une discussion ; et il était très aimable. Nous avons marché près de trois miles à travers la ville ; puis avons pris un bateau pour Delfziel. Dans la soirée nous avons voyagé vers Appingdalem, où il y avait ce jour là une grande foire chevaline, et plusieurs des officiers se ruèrent vers le bateau, ils étaient ivres et très grossiers. Je les exhortai « de craindre le Seigneur et à prendre garde aux vanités de Salomon ». Il s'agissait d'une sorte de camaraderie turbulente ; et pourtant un peu plus civiles après que je leurs ait parlé. Nous avons accosté à Delfziel aux alentour de la dixième heure du soir, ayant parcouru environ cinquante miles Anglais ce jour là. Nous allâmes pour loger dans une auberge ; et sommes passés par la garde, ils examinèrent John Claus à savoir s'il était ou non un soldat militaire ? Il leur dit qu'il ne l'était pas, et ils nous laissèrent passé paisiblement.

Delfziel se tient sur la rivière Eems, sur laquelle nous sommes passés le lendemain pour aller à Embden, où les Amis avaient été persécutés cruellement, et d'où ils ont été souvent bannis. Je suis allé dans une auberge où je dînai avec quelques hommes qui comprenaient l'Anglais, avec qui j'eus du très bon temps, et ils furent aimables. Pendant ce temps John Claus accompagna sa femme en visite chez son père en Embden ; après avoir dîné, je suis allé aussi les rejoindre. J'avais compris que son père désirait me voir. Dans l'après midi John Claus et moi marchâmes dans la ville, à l'endroit où les voitures devaient nous rejoindre ; et alors que qu'elles tardait, les Amis qui étaient dans la ville vinrent nous trouver à la maison où nous étions, et nous eûmes une petite réunion. Lorsque la réunion fut terminée, et voyant que les wagons ne venaient pas, nous envoyâmes quelqu'un afin d'en connaître la raison. Le maître de la voiture nous envoya un message disant qu'il n'osait pas laisser venir sa voiture ; car l'évêque des soldat de Munster étaient dans la ville, et il craignait qu'ils prennent ses chevaux. Étant privés de notre moyen de transport, nous retournâmes chez le beau-père de John Claus, où je le quittai, et m'en allai à mon auberge pour la nuit.

Le lendemain nous primes un autre bateau, et avons passé environ quinze miles sur la rivière Eems, jusqu'à une ville marchande d'Est Friesland appelée Leer, où y vivait un Ami qui avait été bannis de Embden. Après lui avoir rendu visite, nous avons loué une voiture et sommes passés par une ville de garnison appelée Strikehuysen, où les gardes nous ont examiné. Puis nous sommes allé chez Deterren, et là, nous avons loué une autre voiture, nous sommes passés par une autre ville garnison, où nous avons été très strictement examinés. De là nous sommes passés à Apre, dans le pays du roi du Danemark, où nous logeâmes cette nuit là. Ce jour là, durant notre voyage, nous avons rencontré le comte d'Oldenburgh, qui allait au traité de paix à Lembachie.

Le jour suivant nous sommes passés à Oldenburgh, qui dernièrement est devenu grand et célèbre, mais brûlé à cette époque, avec seulement quelques maisons demeurant encore debout. à cet endroit nous avons loué un autre wagon, et sommes allés à Delmenhurst ; où, par la suite nous avons été examinés par les garde, nous sommes allés chez un magistrat pour loger, dont la maison était un hôtel. Puisqu'il y avait beaucoup de gens, je lui déclarai la voie de la vérité à lui et à eux, les avertissant du jour du Seigneur qui viendrait sur tous ceux qui faisaient le mal.

Nous passâmes le jour suivant à Bremen, une ville seigneuriale d'Allemagne ; et de là après un double examen, nous sommes allés à un plan d'eau nommé Overdeland, et là avons pris un bateau jusqu'à Fisherholder ; nous y trouvâmes un certain nombre de personnes rassemblées, je leur ai déclaré la voie du Seigneur, et les ai exhorté, « à craindre le Seigneur ». Là nous avons encore pris un wagon, et voyagé dans le pays de l'évêque de Munster, à Closter-Seven. N'ayant aucun attachement à demeurer là, ayant des chevaux frais et dispos, nous tentâmes de voyager en soirée. Ainsi nous fîmes un petit bout de chemin ; mais très vite la noirceur est vint, puis il a plut si fort que nous avons cru mieux de faire demi-tour ; car notre voiture était ouverte, et n'avions aucune défense contre la pluie, et nos vêtements étaient déjà trempés avec la pluie qui tombait déjà depuis plusieurs jours. Nous sommes donc allés dans une auberge et avons eu de la paille fraîche ; sur laquelle nous nous sommes allongés jusqu'au levé du jour, puis nous nous sommes préparé et avons voyagé jusqu'à Buxtehude.

Les gens dans le pays de l'évêque de Munster étaient très obscurs. Alors que nous passions parmi eux, je leur prêchai la vérité, les mettant en garde au sujet du grand et remarquable jour du Seigneur, les exhortant à la sobriété, et à se concentrer sur le bon esprit de Dieu en eux-mêmes.

C'était un premier jour de semaine lorsque nous passâmes à Buxtehude ; et ce jour là, à l'extérieur des murs de la ville, il y avait une grande foire de moutons et d'oies. Nous sommes restés un peu pour nous rafraîchir, et allâmes aussi vite que nous pouvions à Hambourg, en partie par voiture, et en partie par l'eau.

Nous arrivâmes à Hambourg à temps pour y avoir une réunion le soir même. Ce fut une bonne et glorieuse réunion. Il y avait entre autres, un enseignant Baptiste avec sa femme, et un grand homme venu de Suède avec sa femme ; et tous étaient calme, bénit soit le Seigneur dont la puissance était exaltée sur tous ! Pourtant il s'agit d'un endroit sombre et dur, et beaucoup des gens sont fermés à la vérité.

À Hambourg il y avait une femme qui avait parlé contre moi au temps de John Perrot, bien qu'elle ne m'avait jamais vu jusqu'à maintenant. Cela l'avait troublé depuis, et à présent elle était heureuse d'avoir une occasion de reconnaître sa faute ; ce dont elle fit très volontiers, et je lui pardonnai tout aussi volontiers et librement.

Cette nuit là nous restâmes à Hambourg, encourageant et fortifiant les Amis là dans leur témoignage pour la vérité ; et puis le matin suivant nous nous sommes allés en direction de Frederickstadt, qui est à deux longue journées de voyage de Hambourg. Nous sommes allés le premier jour à Elmshoorn, où nous avons attendu, puis chevauché à travers d'une ville de garnison du roi du Danemark ; et passant par le monument du comte de Rantzow, arrivâmes à la ville de Itzeho, où nous avons logé cette nuit là. En soirée nous avons eu un service au milieu des gens de l'auberge, que j'exhortai à la sobriété et à vivre dans la crainte du Seigneur. Le matin suivant nous avons voyagé jusqu'à Hoghenhofn, là nous avons dîné dans une auberge avec l'un des membre du conseil de Frederickstadt ; à lui et au reste des gens présents, j'annonçai la vérité, cela sembla les affecter. Puis, continuant notre voyage, nous sommes arrivés à une rivière appelée Eyder, là nous avons pris un bateau et sommes allés à Frederickstadt. Nous nous sommes arrêtés chez William Paul, où plusieurs Amis vinrent pour nous voir, car il y a une grande communauté d'Amis dans cette région. Nous avons eu une belle réunion rafraîchissante ensembles ce soir là, qui nous a fait oublier notre lassitude ; car nous étions en effet très fatigués, ayant durement voyagé ces deux jours, et étions trempés aux travers de nos vêtements, ayant eu beaucoup de pluies dans nos voitures ouvertes. Mais le Seigneur a fait très bon et simple pour nous ; et nous étions bien et heureux de voir des Amis ; bénis soit son saint nom pour toujours !

Cette ville se trouve dans le pays du duc de Holstein, qui aurait voulu que les Amis soient bannis de la ville et du pays, et qui les envoya aux magistrats de la ville afin que cela soit fait ; mais ils ont dit, qu'ils laisseraient tomber leur fonction plutôt que de faire cela ; puisqu'ils sont venus dans cette ville pour jouir de la liberté de leur consciences. Les Amis jouissent toujours de leur liberté là-bas ; et la vérité et les Amis ont une bonne réputation parmi le peuple, tant en ville qu'à la campagne.

Le premier jour de la semaine j'ai eu une réunion ici, à laquelle plusieurs personnes sont venus accompagnés de quelques personnes à l'esprit dur ; mais la puissance du Seigneur les retint tous, et la semence de vie a été semée au dessus de tous. Tandis que j'étais ici, j'ai eu une discussion avec un Lévite concernant la venue du Messie ; et il faisait vraiment fausse route dans ce qu'il disait ; mais il se comporta de manière aimable et m'invita à sa maison. J'y allai, et rendu là je discutai avec un juif, qui me montra leur Talmud, et plusieurs autres livres juifs ; mais ils sont très obscurs et ne comprennent pas leurs propres prophètes.

Il y avait dans cette ville un enseignant Baptiste, qui avait insulté et imité les Amis. John Claus alla avec deux Amis de la ville à la maison où demeurait cet individu, libérer la vérité et les Amis de ses insultes, et décharger ses mensonges et calomnies sur sa propre têtes à sa honte.

Avant de quitter cet endroit, j'ai eu une autre réunion seulement avec les Amis, où je leur ai parlé de l'utilité d'une Assemblée Mensuelle, pour prendre soins des pauvres et des mariages ; et toutes les autres choses ayant rapport à l'église furent faites de manière ordonnée. Ceci a répondu au témoin de Dieu dans leurs consciences, or ils sont donc d'accord pour avoir une Réunion Mensuelle entre eux, de sorte que les hommes et les femmes puissent prendre en charge les préoccupations extérieures de l'église.

Sentant mon esprit déchargé de cet endroit, nous avons pris congé des Amis, que nous avons laissés convenablement, puis nous retournés à Hambourg. Après avoir fait une journée de voyage et que nous sommes arrivé à une auberge le soir pour nous loger, je me suis informé à savoir s'il y avait des gens tendres dans la ville qui craignaient Dieu ou qui avaient à coeur de discuter des choses de Dieu ? Le tenancier de l'auberge m'a répondu qu'il n'y avait pas beaucoup de ce genre de personne dans cette ville. La nuit suivante nous sommes arrivés à Hambourg ; et ayant passé les gardes, nous sommes allés à la maison d'un Ami nous étions très fatigués ; car les deux matins d'avant nous nous étions levés à la troisième heure, et chaque jour avions durement et longtemps voyagé. Ici nous avons rencontré John Hill, un Ami anglais, qui avait été en voyage en Allemagne ; et, le navire sur lequel il était en direction d'Amsterdam, était en attente d'un vent favorable, il avait été malade abord depuis deux semaines. Maintenant, ayant entendu que j'étais dans le pays, il était descendu du navire et venu ici pour me rencontrer et pour m'accompagner.

Nous avons eu une très bonne réunion ici, et ce fut très paisible. Après quoi j'ai parlé avec un suédois, un homme important de son propre pays ; qui, ayant été bannis de là à cause de sa religion, était venu à Hambourg, et avait été à la réunion que j'avais eu là. Lorsque j'eus terminé de parler avec lui, j'ai eu une autre discussion avec un Baptiste concernant les soi-disant sacrements ; dans les deux cas j'ai eu un bon service, ayant eu là une opportunité de leur ouvrir la vérité.

Ayant l'esprit déchargé de Hambourg, nous avons pris congé des Amis là-bas, que nous avons quitté comme il se doit ; et prenant John Hill avec nous, nous sommes passés par bateau dans le pays du duc de Lunenburgh. Ici, après avoir été examiné par les gardes, ils nous ont conduit à la garde principale et là ils nous ont examiné de manière plus stricte ; mais lorsqu'ils virent que nous n'étions pas des soldats, ils devinrent civiles avec nous et nous laissèrent passer. Dans l'après midi nous avons voyagé par voiture ; et puisque l'eau était haute, (due aux grandes pluies qui étaient tombées), quand vint le soir, nous avons engagé un garçon pour nous guider sur les grandes eaux. Quand nous sommes arrivés là, l'eau était si haute qu'avant même de traverser le pont, le conducteur de la voiture décida de traverser à gué, et j'ai conduit la chariot. Lorsque nous sommes arrivés sur le pont, les chevaux brisèrent une partie de celui-ci, et l'un d'eux tomba à l'eau ; la chariot resta sur la partie du pont qui n'avait pas été brisé. Ce fut pour nous la miséricorde du Seigneur si la chariot n'est pas tombée dans l'eau. Lorsqu'ils réussirent à sortir le cheval de l'eau, il resta allongé un moment comme s'il était mort ; mais finalement il se releva. On l'attela de nouveau à la chariot, répara les planches, et ainsi, grâce à la bonté du Seigneur pour nous, nous sommes parvenus sain et sauf de l'autre côté.

Après ceci nous arrivâmes à un autre courant ; et voyant qu,il était très profond, et que c'était le soir, nous avons engagé deux hommes pour nous aider. Ces hommes attachèrent des cordes à la chariot servant à la tirer, en sorte que la force de l'eau ne puisse pas l'entraîner hors du chemin. Mais une fois arrivés là, le courant était tellement fort qu'il balaya l'un des chevaux de sur ses pattes et l'emportait dans le courant. Voyant cela, j'ai dit au conducteur de la voiture de tirer le cheval vers lui par ses rênes, ce qu'il fit, et le cheval revint sur ses pattes ; et avec beaucoup de difficulté nous sommes parvenus à traverser le pont, et allâmes à Bremerhaven, la ville où vivait le conducteur de la voiture. Ce fut le dernier jour du sixième mois que nous avons échappé à ces dangers, et étant donné qu'il était environ onze heure du soir nous sommes entré chez lui, nous avons eu de la paille fraîche, et nous nous sommes allongé dessus jusqu'à quatre heure du matin. Puis nous nous sommes levés, et nous nous sommes mis en route pour Bremen, faisant une partie du chemin par voiture et l'autre par bateau. En chemin j'eus de bonnes occasions de déclarer la vérité, en particulier dans une ville marchande où nous sommes restés pour changer notre passage. Là j'ai déclaré la vérité aux gens, les mettant en garde au sujet du jour du Seigneur qui allait venir sur toute chair ; et les exhortant à la droiture, leur disant, « que Dieu était venu pour enseigner Lui-même à son peuple », et qu'ils devraient se tourner vers le Seigneur, et être à l'écoute des enseignements de Son esprit dans leurs propres coeurs.

À Bremen on nous a inspecté, et par la suite sommes allés dans une auberge, et y sommes restés jusqu'à ce qu'une autre voiture nous soit disponible pour nous emmener plus loin. Bien que je sentais sur cette ville la puissance du Seigneur, qui retenait les esprits méchants et indisciplinés, mon esprit souffrait beaucoup en ce lieu à cause des gens. Lorsque notre voiture fut prête, nous quittâmes Bremen. Nous voyageâmes jusqu'à Keby, où nous avons logé dans une auberge, et tôt le matin suivant, nous nous sommes mis en route pour Oldenburgh. C'était un spectacle lamentable de voir une telle grande et courageuse ville incendiée. Nous sommes allé dans une auberge, et bien que c'était le premier jour, les soldats buvaient et jouaient à shovel-board ; et dans ces quelques maisons qui restaient, des magasins étaient ouverts, et les gens marchandaient entre eux. Je fus mû à leur déclarer la vérité et à les avertir des jugements de Dieu, et bien qu'ils m'entendaient calmement et qu'ils étaient civiles à mon égard, j'étais accablé par leur méchanceté. Plusieurs fois, le matin, et le midi, et les soirs dans les auberges, et en chemin durant mon voyage ; j'ai parlé aux gens, je leur ai prêché la vérité, je les ai mis en garde au sujet du jour du Seigneur, et je les ai exhorté de se tourner vers la Lumière et l'esprit de Dieu en eux-mêmes, de sorte que par cela ils puissent être conduit hors du mal.

Le jour suivant, en passant par les grandes eaux, nous sommes arrivé à Leer. Le jour suivant nous sommes allés à Embden, où vivait le père de la femme de John Claus. La première fois que nous sommes arrivés en Allemagne, nous avions laissé un jeune homme, qui écrivait pour moi et qui avait voyagé avec moi, à sa maison parce qu'il était malade, et que maintenant nous avons retrouvé bien rétablis. John Claus est allé chez son beau-père. John Hill et moi sommes allés dans une auberge où nous avons dîné. Après dîner nous sommes aussi allé chez le beau-père de John Claus, et avons eu une bonne réunion là dans la soirée.

Le jour suivant nous avons pris un navire à Embden et sommes passés à Delfziel, où nous sommes allées à une auberge. Un Ami, qui vivait alors la Delfziel, et qui était souvent bannis de Embden, est venu nous voir. Il était marchand orfèvre, et avait une maison et un atelier à Embden, et même s'ils l'avaient bannis il était revenu. Puis ils l'ont emprisonné, nourris avec du pain et de l'eau, et lui ont finalement pris ses biens et et l'ont banni avec sa femme et ses enfants, ne leur laissant ni endroit où aller, ni quoi que ce soit pour vivre. Nous l'avons consolé et encouragé dans le Seigneur, en l'exhortant à être fidèle, et à rester ferme dans le témoignage qui lui est confié. Quand nous eûmes pris congé de lui, nous passâmes le même jour à Groningen, où nous avons rencontré Cornelius Andries, un Ami qui lui-aussi avait beaucoup souffert par emprisonnement et bannissement à Embden. Nous allâmes avec lui à Sa maison, et le jour suivant nous avons eu une bonne réunion dans cette ville, à laquelle sont venus plusieurs professeurs, qui étaient très paisibles et attentifs. Après la réunion nous passâmes par bateau à Strobus, et Dockum, où nous logeâmes cette nuit dans une auberge. Prenant encore un bateau le matin suivant, nous sommes passés à Leuwarden, la ville principale de Friesland, où je trouvai ma fille Yeomans, qui était venue d'Amsterdam pour me rencontrer. Ce jour là nous avons eu une précieuse réunion à la maison de Sybrand Dowes. Après la réunion j'ai eu une discussion avec quelques personnes qui étaient à la réunion, qui avaient déjà été convaincu de la vérité, mais qui n,étaient pas venus en obéissance à elle. Ce soir-là nous sommes restés dans cette ville ; mais John Hill nous quitta, et alla ce jour-là à Harlingen, et aussi à Amsterdam.

Le jour suivant nous avons passé la rivière jusqu'au lac de Hempen-Sarmer, et aussi par le lac Lugmer, et jusqu,à une ville appelée Anderigo ; de là, nous avons navigué jusqu'au lac Whispool, nous arrivâmes à Gardick à la tombé de la nuit. Nous avons logé dans une auberge ; et le jour suivant étant le premier jour, nous étions là-bas à la réunion des Amis, qui était très grande, et beaucoup de gens de la ville y étaient. J'ai déclaré la vérité dans la puissance du Seigneur qui était sur moi, ce qui a attendri les gens ; et ils étaient très sobres. Après la réunion nous sommes restés pour nous rafraîchir, et nous avons continué encore par bateau ; mais les gens nous observaient, rassemblés sur un pont où nous étions pour passer ; et là je leur ai déclaré le chemin de la vie et et du salut, et ils étaient très attentifs et civiles.

Nous sommes revenus ce soir là vingt-sept miles jusqu'à Leuwarden ; mais avant que nous ayons pu l'atteindre, les portes étaient fermés et le pont relevé, de sorte que nous ne pouvions pas entrer dans la ville et nous avons été forcé de passer la nuit dans le bateau. Cette nuit là un homme avait été tué, donc il était tard lorsque les portes furent ouvertes. Lorsque nous avons pu entrer, nous sommes allés à la maison d'un Ami, où nous avons resté quelques temps ; puis avons pris le bateau, nous sommes passés par Franeker jusqu'à Harlingen chez Hassel Jacobs, où nous avons trouvé plusieurs Amis allemands qui étaient venus pour être à la réunion le jour suivant. William Penn, qui était revenus deux ou trois jours avant de l'Allemagne, avait été à une grande réunion à Amsterdam le premier jour ; et après la réunion, comprenant que j'étais à Harlingen, il vint là pour être avec moi.

Le jour suivant il y avait la réunion mensuelle pour hommes et femmes, à laquelle nous avons assisté. Ce fut une bonne et grande réunion. Et là il fut convenu qu'une réunion devrait être tenue là une fois par mois, autant pour les hommes que pour les femmes, afin de prendre en compte les préoccupations de l'église »

Dans l'après midi nous avons eu une réunion publique, à laquelle vint des gens de différentes confessions : Sociniens, Baptistes, Luthériens, etc., parmi lesquelles se trouvaient un médecin et un prêtre. Je déclarai la vérité très largement, ouvrant l'heureuse condition dans laquelle se trouvaient l'homme et la femme tandis qu'ils demeuraient sous l'enseignement de Dieu et vivaient dans le paradis ; et le malheur et la misère qui est venu sur eux lorsqu'ils se sont éloignés de l'enseignement de Dieu, pour écouter les enseignements du serpent, transgresser la commande de Dieu, et qu'ils furent conduit hors du paradis de Dieu ; et établir la voie pour que l'homme et la femme puissent revenir dans cette heureuse condition. Le prêtre, un vieillard grave, se leva juste comme je terminais de parler, et ôtant son chapeau, dit, « je prie Dieu de confirmer cette doctrine et de la faire prospérer, car c'est al vérité, et je n'ai rien contre cela ». Il aurait aimé rester jusqu'à la fin de la réunion, mais puisqu'il avait une prédication dans la soirée, il ne pouvait rester plus longtemps, car c'était l'heure de son propre culte. Par conséquent, lorsqu'il a fait sa confession de la vérité, il est vite parti afin de pouvoir revenir ; et il semble qu'il est revenu à l'endroit de la réunion, mais celle-ci était terminée. Après cela nous sommes allés chez Hassel Jacobs où j'ai eu une réunion avec des Amis, et le physicien est venu là pour discuter avec William Penn, qui avait une bonne occasion de lui ouvrir la vérité. Par ce docteur, le prêtre m'envoya son amour pour moi ; lui demandant de me sire que ce soir là il avait terminé sa prédication une demie heure plus tôt qu'à l'habitude afin de pouvoir revenir à la réunion pour entendre plus de cette bonne doctrine. J'ai entendu par la suite que sa congrégation l'avait questionné au sujet de ce qu'il avait dit dans notre réunion ; et que depuis qu'il se tenait par Ses paroles, ils s'étaient plaint de lui pour cela aux autres prêtres de la ville, qui l'avaient appelé pour rendre compte à ce sujet ; mais le résultat je n'ai pas pu le connaître.

Tôt le matin suivant William Penn, prenant John Clause avec lui, passa de Harlingen à Leuwarden, où il avait fixé une réunion, avec l'intention de voyager dans certaines régions de l'Allemagne pour y visiter un peuple doux. Moi et ces Amis qui étaient avec moi avons pris un navire le même jour pour Amsterdam, où nous sommes arrivés un peu après minuit ; mais les portes étaient fermées, et donc nous sommes restés à bord jusqu'au matin. Nous sommes alors allés chez Gertrude Dirick Nieson, et plusieurs Amis vinrent pour nous voir et étaient content de notre retour en toute sécurité. Le jour suivant je ressentais une préoccupation dans mon esprit au sujet de ces esprits séducteurs qui ont causés de la division parmi les Amis ; et j'ai senti qu'ils ont essayé de se fondre du côté des Amis tendres. Ainsi je fus mû d'écrire quelques lignes aux Amis à ce sujet, comme suit :

Tous ceux qui s'augmentent eux-mêmes dans les tendres affections du peuple ; s'augmentent eux-mêmes et augmentent les tendres affections du peuple, mais n'augmentent pas Christ. Mais, Amis, votre paisible habitation dans la vérité, qui est éternelle et qui ne change pas, durera plus longtemps que toutes les habitations de ceux qui sont hors de la vérité, bien qu'ils puissent avoir beaucoup de paroles. Or ceux qui ont un penchant pour J. S. [John Storey] et J. W. [John Wilkinson], laissez-les faire et avoir la séparation ; et vous qui avez donnés votre témoignage contre cet esprit, demeurez dans votre témoignage jusqu'à ce qu'ils répondent par leurs condamnations de leurs erreurs. Ne faites pas ou ne cherchez pas à faire de bonnes affaires avec cet esprit, qui est hors de la vérité ; ni sauve cela de la mort, en pensant faire cela comme sacrifice pour Dieu, car cela devrait plutôt mourir, car faire ainsi c'est risquer la perte de votre royaume.

George Fox

Amsterdam, le 14e du 7e mois, 1677

Le premier jour d'ensuite, J'étais à la réunion d'un Ami à Amsterdam, à laquelle plusieurs personnes vinrent, et furent très civiles et attentives, en entendant la vérité déclarée durant plusieurs heures. John Roeloffs traduisait pour moi.

Avant ceci, plusieurs des Amis qui étaient venus avec moi sont retournés en Angleterre, (Robert Barclay, la femme de George Keith, et autres ) ; et à présent ma fille Yeomans est retournée aussi ; de sorte que je suis resté seul à Amsterdam. Tandis que j'étais là, il vint sur moi de visiter mes Amis souffrants à Dantzick, avec quelques phrases pour les encourager et les fortifier dans leurs souffrances, comme suit :

Chers Amis,

Auxquels est mon amour dans la vérité du Seigneur, qui est au-dessus de tous, et par qui tous le peuple de Dieu sont devenus des hommes et femmes libres, étant libéré de celui qui est en dehors de la vérité. De sorte qu'en marchant dans la vérité, ils puissent répondre au témoin de Dieu dans tous les gens ; cette à laquelle tous doivent venir s'ils doivent devenir libres. Par conséquent soyez fidèle à ce que vous montre le Seigneur. Je suis heureux que le Seigneur ait témoigné dans cette ville, de se tenir pur Sa gloire et Son nom et pour le Christ Jésus, le grand prophète, que Dieu a ressuscité et qui doit être entendu en toutes choses ; de sorte que vous n'avez besoin d'aucun des prophètes que les hommes ont établit. Par conséquent tenez-vous fidèles au Christ Jésus, votre berger, de sorte qu'il puisse vous nourrir ; entendez Sa voix et suivez-Le, Lui qui a donné sa vie pour vous. Mais ne suivez pas les bergers ni ceux qui sont embauchés par les hommes, même s'ils sont en colère parce que vous ne voulez pas les suivre dans leurs montagnes sèches et arides. Ils ont été et sont encore les voleurs, persécuteurs, et les voleurs, qui montent par un autre voie que par Christ. Établissez Christ pour être votre conseillers et votre chef, et ainsi vous n'aurez aucun besoin d'aucun conseiller ni chef venant du monde ; car Christ est suffisant, celui que Dieu vous a donné. Établissez Christ Jésus pour être votre évêque et surveillant, qui est suffisant pour vous surveiller, de sorte que vous ne vous éloignez pas de Dieu. Par lequel vous pouvez voir par-dessus tous les ministres engagés, issus des hommes, qui empêchent le peuple de laisser les rudiments, formalités, modes, et coutumes du monde, ce qui fut, et qui est toujours leur oeuvre. Je suis heureux que voue en soyez venus à posséder Christ Jésus, votre grand prêtre, qui est saint, inoffensif, séparé des pécheurs, et devenu plus haut que les cieux, comme l'église et les apôtres l'ont possédé en leurs temps, Héb.7. Lui qui est le grand prêtre dans la maison de la foi ; cette foi dont Christ Jésus est l'auteur et le finisseur ; et ceci, tous les enfants de la nouvelle alliance le témoignent, ceux qui marchent dans le nouveau et vivant chemin. Par conséquent mon désir est que vous puissiez tous tenir ferme, (que ce soit en prison ou en dehors), dans la foi du Christ Jésus, qui set le don de Dieu ; cette foi par laquelle les vaillant ont vaincu le diable et tous leurs ennemis ; cette foi dans laquelle ils ont eu la victoire et l'accès à Dieu, et en cela était leur unité ; ce mystère de la foi est tenu dans une conscience pure, caché aux yeux du monde. Je crois, que vos emprisonnements et souffrances en ce lieu seront à la fin pour le bien (tel que cela fut en d'autres endroits), alors que vous demeurez fidèles au Seigneur, qui est tout à fait suffisant. Car vos souffrances et vos épreuves éprouveront leurs enseignants et religions, églises et cultes, et rendront manifeste de quelle naissance ils sont issus ; même ce qui persécute ce qui est né de l'Esprit. Car vous savez qu'il n'y a de salut par aucun autre nom sous tout le ciel, autre que par le nom de Jésus ; par conséquent il es temps de les laisser, alors qu'il n'y a pas de salut par eux ni en eux. À présent, Amis, je désire que vous fassiez une liste des noms de tous ceux qui sont gouvernés par le roi de Pologne ; où ils vivent, et comment vous pouvez leur envoyer des livres et lettres, et conserver une correspondance avec eux. Aussi obtenez le nom de l'évêque ou du cardinal que j'ai entendu être avec vous ; et si vous pouvez, demandez à ceux qui sont connectés au roi de venir et visiter les prisonniers, de sorte qu'ils puissent informer le roi de leurs cruelles souffrances. Aussi je désire que vous vous procuriez mes livres pour les amasser autant que vous le pouvez dans le but de les distribuer, qui énoncent vos souffrances et la cruauté des magistrats de Dantzick ; et donnez les aussi au roi, aux personnels de son conseil, et aux évêques. Et quelques femmes pourraient parler à la reine, si elles le peuvent, afin qu'elle puisse faire connaître au roi leurs souffrances cruelles ; et en particulier les épouses de ceux qui souffrent, si il y en a qui possède l'habileté de faire cela. Vous pourriez également donner à ses serviteurs les livres d'autres Amis. Quels que soient les livres qu'il vous faut envoyer à Amsterdam pour eux, où vous pouvez être fournis pour eux, pour répondre à tous les tendre chercheurs, et d'enquérir la pensée auprès du Seigneur. Ainsi, puissent toutes vos pensées être changées avec la puissance du Seigneur, pour aller répandre Sa vérité ; et là où vous entendez au sujet de quelqu'un, ou que vous avez une correspondance en commerce avec une personne sobre, près ou loin, envoyez-leur des livres, afin que leurs compréhension puisse être ouverte au Seigneur. Puisse le Seigneur Dieu vous préserver ! Je vous recommande tous à Sa protection, dans Son éternelle puissance, dans les liens ou en liberté, avec mon amour pour vous dans l'éternelle semence de Dieu, Christ Jésus, qui écrase la tête du serpent qui vous fait souffrir. Christ est au-dessus de lui, et sera là quand l'autre ne sera plus, Lui qui est le premier et le dernier, au-dessus de tous, d'éternité en éternité, in qui vous avez la vie, la connaissance, la sagesse, et le salut, et en Lui vivez pour la louange et la gloire de Dieu, qui est béni pour toujours et à jamais, Amen.

George Fox
Amsterdam, le 18e jour du 7e mois, 1677
style anglais

Le jour suivant, le quatrième jour de la semaine et le dix-neuvième du mois, J'ai eu une grande réunion à Amsterdam, beaucoup de professeurs étaient présent, et la vérité leur fut largement ouverte, dans la démonstration de la puissance céleste. Le jour suivant nous sommes allés par bateau, plusieurs Amis étaient venus avec moi, à Landsmeer près de Waterland (une ville dans laquelle, ils disaient, il y a plus d'une centaine de ponts). J'eus là une très belle réunion, à laquelle plusieurs professeurs vinrent. Après la réunion les Amis et moi sommes encore retourné à Amsterdam, où nous sommes restés jusqu'au premier jour suivant, et je suis allé à leur réunion qui fut grande. Beaucoup de professeurs de différente confessions y étaient et ont écouté avec attention la vérité déclarée.

Je suis resté le lendemain, et la nuit suivante j'eus sur mon esprit un excellent exercice relatif à cet esprit relâché qui avait couru dans les conflits et les disputes parmi les Amis, et qui en avait attiré quelques uns à le suivre dans la division et la séparation. Le chemin, l'oeuvre, et la fin de cet esprit que le Seigneur m'a ouvert ; par conséquent, ressentant le mouvement de la vie sur moi, je me levai le matin, et écrivis l'épitre suivant aux Amis.

Mes Chers Amis,

Gardez votre premier amour dans la vérité, la puissance, et la semence de la vie en Christ Jésus ; car la nuit alors que j'étais allongé dans mon lit à Amsterdam, J'ai eu un excellent exercice dans la sainte semence de vie et de paix, et mon esprit était troublé avec cet esprit de querelle et de séparation. J'ai vu que qu'il s'agissait d'un esprit destructeur, et il cherche non seulement à l'emporter sur la semence, mais aussi à la détruire ; et par des querelles et de disputes pour manger les pensées des gens qui ne sont pas liés à celui-ci. Et sous le prétexte de se tenir pour l'ancienne vérité, son oeuvre est de la déraciner et de et de détruire le dévoilement de celle-ci, et de s'établir à la place de la vérité. C'est un esprit rampant, cherchant celui qu'il peut convaincre ; et ce qu'il ne peut pas faire lui même, il excite les autres à le faire, et enfle leurs esprits d'orgueil, avec une sagesse obscure d'anéantir les simples. Cet esprit est conduit par le prince de l'air, et conduit quelques uns à faire des choses qu'ils auraient honte d'avoir fait, en tant qu'hommes ; cela les rend inhumain, et ces choses ne leur seraient pas permises, s'ils avaient conservé le principe de soumission à Dieu, qui conduit à la paix. C'est un esprit méprisant, médisant, chuchoteur de secret, un créateur de dissension ; et il tire avantage de tous les esprits de préjugé qui sont désobéissants qui sont désobéissants à leurs premiers principes, à l'amour et à la vérité, et les conduit dans la haine. Ainsi, il les conduit tous dans la haine, dont les oeuvres consistent à détruire le bien en eux-mêmes et le bon ordre autour d'eux. Il voudrait, s'il le pouvait, détruire le gouvernement du Christ et l'ordre de l'évangile, pour établir sa propre volonté et son propre esprit, qui n'est pas de Dieu ; et sous la prétention de démanteler l'orgueil de l'homme, il grandit en orgueil, et rassemble en une séparation d'hommes désobéissants, qui vivent dans la présomption au-dessus de leurs conditions. Son esprit ne vit pas dans la vérité, et son ordre non plus, mais il s'oppose à ceux qui le font. L'esprit et son oeuvre que je vois vont au-delà des mots, et sa fin sera au-delà des mots. Par conséquent, Amis, je vous met tous en garde, vous qui n'avez pas perdu votre simplicité, ne touchez pas à cela, ou ne vous joignez à rien de cela, par crainte de vous souiller, de perdre vos conditions de votre état éternel, et votre éternelle portion ; et afin que votre homme intérieur, qui est selon Dieu, puisse être préservé, et que Christ puisse régner dans tous vos coeurs. Et ceux qui se sont liés avec ces dissidents trouveront cela très difficile pour eux de pouvoir venir à la vérité en eux-mêmes, et de voir leurs propres conditions, et d'avoir cet esprit de discorde et de contention (qui mange comme un chancre) amené en eux ; qui est charnel, et qui tue le tendre enfant, qui fut autrefois engendré en eux-mêmes. Le Philistin s'est levé en eux, celui qui ferme les puits et les sources, fait un grand bruit, et il élève les hommes et plaide pour eux au lieu de plaider pour Christ. Ainsi, les Amis, n'allez pas bâtir avec eux, mais laissez ceux qui les prennent les bâtir. Gardez-vous pour le Seigneur Jésus Christ avec Sa lumière qui vient de Lui, afin qu'Il puisse être votre Seigneur ; et que vous en Lui puissiez tous être dans l'unité, en une lumière, vie, puissance, et domination dans le Christ, votre tête. Que le Dieu de paix et de puissance vous préserve tous dans le Christ Jésus votre Sauveur, et loin, hors de cet esprit mauvais qui est inactif et paresseux à l'égard de l'oeuvre de la puissance, de l'esprit, et de la lumière de Dieu et de Christ. Son action même cause des conflits et des dérangements contre la paix de l'église de Christ. Il croit, dans son obstination, son entêtement, et son indiscipline, s'établir lui-même, et en cela avoir la paix ; mais c'est la destruction qui l'attend à la fin ; et il est scellé pour le feu et le jugement éternel. C'est pourquoi, laissez le Christ la semence être la tête et la couronne de chacun de vous et que rien ne soit en vous et le Seigneur. Ne soyez pas trompés par les paroles vaines, non sincères, ou les paroles dures ; car satan se transforme lui-même en ange de lumière pour tromper ; mais le fondement de Dieu demeure sûr. Et Dieu connaît les siens, et préservera les siens sur le rocher et le fondement de la vie, dans sa paisible vérité et demeure ; de sorte qu'en même temps ils puissent croître. Restez loin de la discorde et de la contention avec ces gens. Après avoir porté votre témoignage dans la puissance et la vérité du Seigneur contre cet esprit, alors restez dans la vérité ; car cet esprit mauvais a une vie de contention, de querelle, et d'argument, parce qu'il voudrait agrandir son enfer, et amener les autres dans sa misère avec la puissance de l'air. Il cherche a avoir le pouvoir sur le bien, et séparer les gens du bien, et ainsi commettre des viols sur les simples par sa subtilité. Mais je crois que le Seigneur défendra son peuple, bien qu'il puisse exercer et éprouver ceux de son esprit pour un temps, comme il l'a fait dans les jours passés en utilisant d'autres gens ; comme il l'a fait dans ces jours-ci, (qui semblent être équitable de l'extérieur, mais qui sont mauvais, brutales, et rudes à l'intérieur), contre la semence de Christ ; comme les Pharisiens qui ont essayé de détruire Christ. Sous la prétention de prêcher Christ, ils le détruisent et le crucifient et tuent le juste, non seulement en eux-mêmes, mais ils tentent par tous leurs efforts de le détruire à l'intérieur des autres, là où il est né. Pharaon et Hérode tué le jeune Juif dans l'esprit de l'ancien ; Je pense qu'ils se déchirent entre eux. Cet esprit se couronne lui-même pour être roi, sans connaître la souffrance de Joseph. Mais Dieu le tourmentera, et la semence aura plus de repos, et sera mieux entretenue en Égypte que sous Hérode, (les parents de Jésus avaient fuis en Égypte pour échapper à l'infanticide d'Hérode), dans laquelle l'esprit du vieux pharaon a été enterré. Celui qui a une oreille pour entendre, qu'il entende, et un oeil pour voir, qu'il voit comment cet esprit s'est transformé dans tous les âges contre le juste et le droit ; mais remarquez quelle fut sa fin. La semence règne ; Gloire au Seigneur Dieu au-dessus de tous pour toujours ! Sa vérité se répand, et les Amis ici sont dans l'unité et la paix, et en bon rapport, répondant au bien ou à cette part de Dieu dans les gens. Mes désirs sont que, tout le peuple de Dieu puisse faire de même en tout lieux, de sorte que le Seigneur puisse être glorifié dans le fait qu'ils produisent beaucoup de fruits célestes et spirituels. Amen.

George Fox
Amsterdam, le 25e du 7e mois, 1677

Après que j'eus écrit cette lettre, qui allégea mon esprit, en quelque mesure, du poids qui pesait dessus, j'allai dans l'après-midi à l'Assemblée Annuelle des Amis à Amsterdam ; où le Seigneur était présent avec nous, et rafraîchi ensembles nos esprits en lui-même.

J'avais pensé le lendemain aller à Harlem ; mais ce jour là il y avait un jeûne de fixé, que nous devions garder, et je fus arrêté dans mon esprit et mû à rester à la réunion avec mes Amis à Amsterdam. Nous eûmes une très grande réunion, un grand nombre de personnes y étaient venus, et parmi elles il y avaient plusieurs grands personnages. La puissance du Seigneur était au-dessus de la réunion et dans les ouvertures je fus mû de déclarer aux gens que « aucun homme avec tout son bon sens et son étude, ni en lisant l'histoire avec toute sa volonté, pourrait déclarer ou connaître la génération de Christ, qui a été engendré non pas par la volonté de l'homme, mais par la volonté de Dieu ». Après que j'eus largement ouvert ceci, Je leur montrai la différence entre le vrai et le faux jeûne ; montrant que ceux qui se professaient chrétiens, Juifs, et Turcs, étaient en dehors du véritable jeûne ; et qu'ils jeûnaient pour se disputer et se quereller, en étant sous la bande et les poings de l'iniquité et de l'oppression, avec lesquels ils se frappaient entre eux ; mais qu'ils n'élevaient pas des mains pures vers Dieu. Et quoique ces hommes semblaient jeûner, et baisser la tête pendant une journée (comme une quenouille), pourtant ce n'était pas là le jeûne accepté par le Seigneur. Mais dans cette condition tous leurs os étaient desséchés, et que lorsqu'ils faisaient appel au Seigneur Il ne leur répondait pas, et ils ne grandissaient pas non plus en santé ; parce qu'ils gardaient leurs propres jeûnes, et non celui du Seigneur. Je les exhortai de garder le jeûne du Seigneur, qui consistait en un jeûne du péché et de l'iniquité, des querelles et des débats, de la violence et de l'oppression, et de s'abstenir de tout apparence du mal. Ces choses furent expliquées à l'étonnement des auditeurs, et la réunion se termina paisiblement et bien.

J'allai à Harlem le jour suivant, en ayant au préalable arrangé une réunion. Peter Hendricks et Gertrude Dirick Nieson vinrent avec moi, et nous eûmes une réunion bénie. Il y avaient des gens de différente confession, et un prêtre Luthérien, qui s'assit en demeurant très attentif durant plusieurs heures, tandis que je déclarais la vérité, et que Gertrude interprétait. Quand la réunion fut terminée, le prêtre dit, « qu'il n'avait entendu rien d'autre que ce qui était selon la parole de Dieu [son terme pour la Bible], et qu'il désirait que les bénédictions du Seigneur puissent reposer sur nous et sur nos assemblées ». D'autres aussi confessaient la vérité, disant, « Que jamais auparavant ils n'avaient entendu des choses si clairement ouvertes à leur compréhension. »

Nous sommes restés cette nuit-là à Harlem à la maison d'un Ami, dont le nom était Dirick Klassen ; et sommes retournés le jour suivant à Amsterdam, allâmes à la maison de Gertrude. Nous sommes resté là que brièvement, avant qu'un prêtre de grande réputation, (qui avait autrefois été prêtre pour l'Empereur d'Allemagne), et un autre prêtre Allemand, viennent, désirant avoir un entretient avec moi. Je profitai de l'opportunité pour déclarer la vérité, leur ouvrir comment ils doivent venir pour connaître Dieu et Christ et sa loi et son Évangile ; et je leur montrai qu'ils ne pourraient jamais connaître cela par l'étude ou la philosophie, mais par révélation divine à travers l'Esprit de Dieu, leur ouvrant cela dans la tranquillité de leurs esprit. Les hommes étaient tendres, et s'en allèrent bien satisfait.

Le premier jour suivant, j'étais à la réunion d'un Ami à Amsterdam, où, parmi plusieurs sorte de confessions, était un docteur de Pologne, qui, à cause de sa religion avait été bannis de l'endroit où il vivait, et, étant affecté par le témoignage de la vérité dans la réunion, ils vint par la suite pour avoir une discussion avec moi. Après que nous ayons été ensembles un certain temps et que je lui ai ouvert davantage de choses, il s'en alla très tendre et affectueux.

Pendant que j'étais à Amsterdam, j'ai passé beaucoup de temps à écrire mes livres, pamphlets, ou épîtres au nom de la vérité. J'ai écrit plusieurs épîtres ici à Amsterdam qui s'adressaient aux amis en Angleterre et d'ailleurs, tel que le Seigneur m'avait poussé à faire par son esprit. De là j''ai aussi écrit, « Un avertissement aux habitants de la ville d'Oldenbourg, qui avait récemment été brûlée » ; aussi : « Un avertissement aux habitants de la ville de Hambourg. » J'ai également écrit une épître aux ambassadeurs qui faisaient un traité de paix à Nimègue. J'ai également écrit aux magistrats et aux prêtres de Embden, leur montrant leurs pratiques non chrétiennes de persécution des amis. J'ai écrit plusieurs autres livres là, en réponse aux prêtres et autres de Hambourg, Dantzick, et d'autres endroits, pour clarifier la vérité et les Amis de leurs fausses accusations et calomnies.

Après quelques temps George Keith et William Penn revinrent d'allemagne à Amsterdam et avaient eu une dispute avec un certain Galenus Abrahamsz, (l'un des Baptistes les plus connus de la Hollande), à laquelle plusieurs professeurs étaient présent. Ils n'ont pas eu le temps de finir la dispute alors, et donc ils se sont rencontré à nouveau deux jours plus tard ; et le Baptiste fut très confondu et vaincu, et la vérité gagna du terrain. Entre ces deux disputes nous avons eu une très grande dispute à l'endroit de réunion des Amis, à laquelle plusieurs centaines de personnes sont venus ; quelques uns de haut rang dans l'opinion du monde. Un comte, un lord, et diverses autres personnalités étaient présentes, et tous se comportèrent très civilement. Mais, lorsque la réunion se termina, quelques prêtres commencèrent à faire opposition. Lorsque William Penn comprit, il se leva encore, et leur répondit à la grande satisfaction des gens, qui étaient beaucoup affectés par les différents témoignages qu'ils avaient entendu. Après la réunion plusieurs d'entre eux vinrent chez Gertrude, où nous demeurions, et George Keith a eu une discussion en Latin avec eux.

Comme nous avions maintenant terminé notre service à Amsterdam, nous avons dit au revoir aux Amis qui étaient là et sommes passés par voiture à Leyden, à environ vingt-cinq miles de distance ; où nous sommes restés un jour ou deux, cherchant et visitant quelques tendres personnes dont nous avions entendu qui vivaient là. Nous avons rencontré un allemand, qui était partiellement convaincu. Il nous informa au sujet d'un homme éminent qui s'enquérait de la vérité. Quelques uns le cherchèrent et lui rendirent visite, et trouvèrent en lui un homme sérieux. Je lui ai aussi parlé et il possédait la vérité. William Penn et Benjamin Furly rendirent visite à un autre grand homme qui vivait un peu à l'extérieur de Leyden, qui avait été un général dans les forces du roi du Danemark. Lui et sa femme furent très aimables pour eux et entendirent la vérité avec joie.

De Leyden nous sommes allés à la Haye, où le prince de Orange gardait sa court ; et avons visité l'un des juges de Hollande avec lequel nous avons eu une grande discussion. C'était un homme doux et sage, et il nous soumis plusieurs objections et requêtes, lesquelles, lorsque nous y avons répondu, il fut satisfait, et nous quitta avec beaucoup d'amour. Quittant la Haye, nous sommes allés à Delft, puis, de là en soirée à Rotterdam, où nous sommes demeurés plusieurs jours, et avons eu plusieurs réunions. Tandis que j'étais ici, j'ai écris un livre pour les juifs, avec qui j'avais désiré avoir une discussion alors que j'étais à Amsterdam ; mais ils n'ont pas voulu. Ici j'ai également révisé plusieurs livres et pamphlets que j'avais écrit avant et qui était à présent transcrits.

Notre esprit étant à présent libéré du service que le Seigneur nous avait donné à faire en Hollande, nous avons dit au revoir aux Amis de Rotterdam et sommes passés par bateau jusqu'au Briel, afin de pouvoir prendre le passage ce jour là dans paquebot pour l'Angleterre. Plusieurs Amis de Rotterdam et Amsterdam nous avaient accompagné, afin de nous voir encore avant que nous quittions la Hollande. Mais le paquebot n'est pas arrivé avant la nuit, nous avons donc été forcé de loger au Briel. Le lendemain, le premier et vingtième du huitième mois, et le premier jour de la semaine, nous montâmes à bord et avons mis les voile vers la dixième heure ; il y avait parmi les passagers William Penn, George Keith et moi, ainsi que Gertrude Dirick Nieson, avec ses enfants.

Il y avait une soixantaine passagers en tout, et ce fut une longue et périlleuse traversée ; car les vents étaient contraires à nous, et le temps était orageux. Le bateau était aussi très perméable, de sorte que nous étions forcé d'avoir deux pompes continuellement en marche nuit et jour, et il fut estimé que nous avions pompé deux fois plus d'eau que ce que le bateau aurait pu contenir. Mais le Seigneur, qui est capable de faire cesser les vents de la tempête et calmer les vagues de la mer en furie, oui, de les lever et de les faire cesser selon son bon plaisir, lui seul nous a préservé ; loué soit son nom à jamais ! Bien que notre passage fut difficile, nous eûmes tout de même du bon temps, et un bon service pour la vérité à bord parmi les passagers, certains d'entre eux était de bonnes personnes, gentils et aimables. Nous arrivâmes à Harwich en soirée le vingt-trois du huitième mois, ayant passé deux nuits et presque trois jours en mer. Le matin suivant William Penn et George Keith montèrent à cheval en direction de Colchester ; mais je restai, et j'eus une réunion à Harwich. Il n'y avait pas de voiture disponible à Colchester. La femme du maître de poste était déraisonnable dans son prix pour la location d'une voiture, et revint sur son accord après nous avons loué de son ; alors nous sommes allés à la maison d'un Ami à environ un mile et demi dans la campagne, et avons engagé sa voiture, dans laquelle nous étions bien couché avec de la paille et sommes montés avec jusqu'à Colchester.

Je suis resté à Colchester jusqu'au premier jour, ayant le désir d'être à la réunion des Amis ce jour là ; et ce fut une très grande et lourde réunion ; car les Amis ayant entendus parler de mon retour de la Hollande, affluèrent de différentes régions du pays ; et beaucoup de gens de la ville vinrent aussi. C'était comme s'il y avait un millier de personnes à la réunion, et tout était paisible. Étant resté un ou deux jours de plus à Colchester, Je voyageai à travers l'Essex, visitant des Amis à Halsted, Braintree, Felsted, et Saling, et ayant des réunions avec eux. À Chelmsford j'eus une réunion en soirée. Il y avaient beaucoup d'Amis qui étaient prisonniers ; ils obtinrent la liberté, et vinrent à la réunion, et nus avons été bien rafraîchis ensembles dans le Seigneur. Le jour suivant, le neuf du neuvième mois, j'allai à Londres, où les Amis m'ont accueilli avec grande joie ; et le premier jour je suis allé à la réunion de Gracechurch-street, là le Seigneur nous a visité de sa présence rafraîchissante, et la gloire du Seigneur entourait la réunion, loué soit le Seigneur !

<page 1> <page 2> <page 3> <page 4>

<page précédente > <page suivante >

La raison d'être de ce site internet est de montrer comment être
libéré du péché
en bénéficiant de la puissance transformatrice de Dieu par la croix,
menant à l'union avec Dieu dans son Royaume.