Le Journal de George Fox - 1677 - 1685 - Angleterre, Europe et Retour <page 1 >

 

<1> <2> <3> <4>

Après avoir été pendant une courte période, à Londres, j'ai écrit la lettre suivante à ma femme :

Cher coeur,

Pour qui est mon amour, et aux enfants, et tout le reste des Amis de la vérité, la puissance et la semence du Seigneur, qui est avant tout, gloire au Seigneur et bénissez son nom à jamais au-delà de tous les mondes ! Il me conduisit à travers de nombreuses épreuves et les dangers liés à sa puissance éternelle. Je suis allé deux fois dans Gracechurch-street réunion, et bien qu'il y étaient opposés esprits, mais tout était calme, la rosée du ciel tombait sur le peuple, et la gloire de Dieu resplendit sur tout. Chaque jour, je suis heureux d'être à des réunions sur les affaires et les souffrances, qui étaient grandes à l'étranger, et maintenant beaucoup d'amis sont préoccupés par les nombreuses souffrances : j'écris donc se précipita, avec mon amour à vous tous.

George Fox
Londres, le 24 du 9e mois, 1677

A cette époque, j'ai reçu des lettres de la Nouvelle-Angleterre, qui a donné le compte rendu des procédures cruelles et non chrétiennes des magistrats et dirigeants contre des amis là-bas, fouettant et abusant très honteusement, car ils fouettaient les femmes de nombreux Amis. Une femme fut dévêtue, jusqu'à la taille, attaché à un chariot, et traînée le long de la rue. * Ils ont même battu certains capitaines des navires, qui ne sont pas des Amis, uniquement parce qu'ils avaient transporté des Amis là-bas. Au même moment, alors qu'ils persécutaient les Amis de manière barbare, les Indiens tuèrent soixante de leurs hommes, capturèrent un de leurs capitaines, et lui scalpèrent la peau de sa tête alors qu'il était en vie, et ils portèrent le cuir chevelu en signe de triomphe, de sorte que les gens sobres dirent : « les jugements de Dieu sont venus sur eux pour avoir persécuté les Quakers », mais les sombres prêtres aveugles dirent : « c'était parce qu'ils ne les ont pas assez persécuté ». J'ai eu un excellent exercice (de prière) ici dans la recherche du soulagement pour les pauvres Amis qui souffrent afin qu'ils ne puissent pas demeurer sous la verge des impies.

*Il s'agit de la Elizabeth Hooton, dont l'incident est arrivé à maintes reprise, telle que détaillée dans son Mémoire sur ce site (en anglais pour le moment).

Sur cela et d'autres services de la vérité je suis resté à Londres quatre à cinq semaines, en visitant les réunions et en aidant et en encourageant des amis au travail pour la délivrance de leurs frères qui souffrent dans d'autres régions. Ensuite je suis allé à Kingston, et j'ai visité des Amis là-bas et dans la région. Tout en restant un peu de temps avec les Amis là-bas, je passai en revue un livre qui était alors prêt à aller à la presse. Je suis allé dans Buckinghamshire visiter des Amis ; Nous eûmes plusieurs réunions parmi eux à Amersham, Hungerhill, Jordan, Hedgerly, de Wickham, Turvil-heath. Dans certaines réunions il y avait ceux qui étaient sortis de l'unité des Amis de la vérité, dans la querelle, l'opposition et la division, ils étaient très indisciplinés et pénible, en particulier lors de la réunion des hommes chez Thomas Ellwood à Hungerhill. Le chef de ceux-ci provenaient de Wickham, il s'efforçait de perturber et d'entraver les Amis dans al procédure des affaires de la réunion. Quand j'ai vu leur desseins, je leur recommandai de rester sobre et calme et ne pas troubler la réunion en interrompant le service, mais plutôt, si ils n'étaient pas satisfaits de la procédure des Amis, et qu'ils avaient quelque chose à objecter, de nous laisser fixer une réunion un autre jour afin de répondre à leurs objections. Alors les Amis offrirent de leur donner un autre jour pour une réunion, et, après une longue discussion ils acceptèrent d'aller chez Thomas Ellwood la semaine suivante. Par conséquent, les amis se rencontrèrent là-bas avec eux, et la réunion se passa dans la grange, car tellement de gens sont venu que la maison ne pouvait tous les contenir. Après que nous eûmes été assis pendant un certain temps (en silence attendant la présence du Seigneur et sa puissance), ils ont commencé à se disputer. La plupart de leurs attaques étaient dirigées vers moi ; mais le Seigneur était avec moi et il m'a donné la force dans sa puissance de rejeter leurs aiguillons d'envies et de faussetés sur eux-mêmes. Leurs objections furent répondues, des choses furent ouverts aux gens, et ce fut une bonne occasion, utile pour la vérité ; beaucoup de ceux qui avant avait été faible, furent maintenant confirmés et fortifiés ; certains de ceux qui doutaient et vacillaient étaient satisfaits et furent établit ; et les fidèles Amis furent rafraîchis et consolés dans la source de la vie parmi nous ; car la puissance s'était levée, et la vie jaillissait, et comme elle s'était levée, plusieurs témoignages vivants étaient nées contre ce malin esprit déchirant, de division, auquel ceux qui sont en opposition se sont liés et par lequel ils ont agi ; et la réunion se termina à la satisfaction des Amis. Cette nuit j'ai logé chez d'autres Amis chez Thomas Ellwood ; et la même semaine j'ai eu une réunion encore avec l'opposition à Wickham, où ils sont encore démontrés leurs envies et furent ainsi révélés aux coeurs droits.

Après avoir visité des amis dans cette partie supérieure du Buckinghamshire, je fis appel à Henley dans l'Oxfordshire et allai par Causham à Reading, où je fus à la réunion lors de la première journée, et le soir j'eus une grande réunion avec les Amis. Il y avait une autre réunion le lendemain à fixer propos de la réunion des femmes, certains de ceux qui avaient laissé dans l'esprit de division tombèrent dans la discussion et et furent désordonnée pendant un certain temps jusqu'à le poids de la vérité les fit descendre. Après cela, je passai visiter des Amis j'eus plusieurs réunions à différents endroits à travers Berkshire et le Wiltshire jusqu'à ce que j'arrive à Bristol, qui fut le 24e jour du 11e mois, juste avant la foire.

J'ai séjourné à Bristol Pendant la foire et un certain temps après. Nous avons eu de nombreuses réunions douces et précieuses ; plusieurs Amis étaient à Bristol venus de différents endroits du pays, certains pour le commerce et d'autres en service pour la vérité. Les Amis qui vivaient fidèlement dans la vérité montraient un grand amour et une unité, bien que quelques uns étaient sortis de la sainte unité pour courir dans la querelle, la division, et l'inimitié ; ceux-là étaient grossiers et impolis et se comportaient réellement de manière non chrétien envers moi. Mais la puissance du Seigneur était sur tous. Sa puissance me garda dans Sa sainte patience, qui peut supporter les injures pour son saint nom ; alors je senti la domination en moi l'emporter sur les esprits grossiers, et indisciplinés ; et je les laissai au Seigneur, qui connaissait mon innocence et voulu plaider ma cause. Plus ils travaillaient à me dénigrer et me faire des reproches, plus l'amour des Amis, qui était sincère et honnête, abondait envers moi. Et quelques uns qui avaient été trahis par l'adversité, voyant leur envie et leur comportement grossier, se détacha de leur division ; et ceux qui ont cessé la division ont faire en sorte que le Seigneur les a béni pour leur délivrance.
 
Quand j'ai quitté Bristol, je suis allé avec Richard Snead à une maison à lui dans le pays, et de là chez Ézéchias Coale à Winterburn dans le Gloucestershire. Plusieurs amis qui étaient sous de très grandes souffrances pour l'amour de la vérité sont venus là. J'avais invité ces amis me rencontrer là-bas. Stephen Smith, Richard Snead, et moi rédigeâmes un mémoire de leurs souffrances, énonçant les procédures illégales contre eux. Ce document a été remis aux juges de la cour d'assises de Gloucester, et ils ont promis de mettre un terme à ces procédures illégales. Le lendemain, nous sommes passés à Sudbury et avons eu une grande réunion dans la maison de réunion, qui à l'époque était de très bon service. Nous sommes allés le lendemain chez Nathaniel Crisp de Tedbury et de là à Nailsworth, et là le premier jour, nous avons eu une réunion importante et magnifique. De là, nous sommes allés à la réunion trimestrielle à Finchcomb, où se trouvaient plusieurs personnes de l'esprit opposé, qui (on a pensé), cherchaient à perturber la réunion parmi les Amis, mais la puissance du Seigneur était sur tous, et les a empêchés. Et nous avons eu un bon service pour le Seigneur lors de cette réunion. Nous sommes revenus de Finchcomb à Nailsworth et avons eu une autre réunion très précieuse là-bas, à laquelle vinrent des Amis de plusieurs réunions de la région, rendant cette réunion ci très grande aussi.

Nous sommes passés de Nailsworth le 1er jour du premier mois, 1677, et avons voyagé, visitant des amis, et ayant de nombreuses réunions à Currencies, Crown-All-ins, Helena, Stoke-Orchard, Treasury et d'autres. Nous sommes allés à Worcester où j'avais autrefois souffert plus d'un an d'emprisonnement pour l'amour de la vérité, et les Amis se réjouirent grandement de me voir là-bas. Je suis resté là plusieurs jours et avons eu plusieurs réunions très précieuses dans la ville ainsi que plusieurs réunions chez les Amis. Après quoi j'eus des réunions à Pershore et Evesham ; ensuite allant à Draggle, et Warlocks pour rendre visite à la Lady Conway qui, j'avais compris qu'elle espérait beaucoup me rencontrer. Je la trouvai très tendre et aimable, et elle voulait que je reste plus longtemps que j'en avait la liberté. À deux Miles de là j'eus deux réunions à la maison d'un Ami du nom de John Stanley. William Dewsbury vint ici et demeura avec moi environ une demi journée. Je rendit visite à des Amis dans leurs réunion de Stratford, Lamcoat, et Armscott, (là où j'avait été fait prisonnier à Worcester en l'an 1673), et là je suis passé à Oxfordshire, visiter des Amis, et ayant des réunions à Sibbard, North-Newton, Banbury, Adderbury. Puis visitant des Amis à travers Buckinghamshire, à Long-Crendon, Ilmer, Mendle, Weston, Cholsberry, Chesham, j'allai chez Isaac Penington, où je demeurai quelques jours. Puis je tournai en direction de Hertfordshire, visiter des Amis et tenir des réunions à Charlewood, Watford, Hempstead, et Market-street. Dans le matin j'allai dans Market-street à Luton, dans le Bedfordshire pour voir John Crook, avec qui je passai une bonne partie de la journée ; et puis vers le soir j'allai chez Alban, où je logeais dans une auberge cette nuit là. Après avoir visité des Amis et tenus des réunions à South-Mims, Barnet, et Hendon, J'arrivai à Londres le huit du troisième mois. C'était le quatrième jour, j'allai à la réunion de Gracechurch-street, qui fut paisible et bien ; beaucoup d'Amis, ne sachant pas que j'était en ville, furent très joyeux de me voir là, et le Seigneur était présent avec nous, nous rafraîchissant de sa vivante vertu ; bénis soit son saint nom !

Le parlement était en session lorsque j'arrivai en ville ; et les Amis ayant déposés leurs souffrances devant eux, étaient dans l'attente d'un redressement des lois faites contre les réfractaires catholiques, (ceux qui refusaient de reconnaître la suprématie du roi), qui savaient que nous ne l'étions pas ; bien que certains magistrats malveillants en profitaient pour nous poursuivre dans plusieurs parties de la nation sur ces statuts. Quand je suis arrivé, j'ai rejoint des amis qui étaient présents à ce service. Il y avait une certaine probabilité que quelque chose puisse être obtenu pour l'aide et le soulagement des Amis dans ce cas, car beaucoup de membres du parlement étaient d'avis que nous étions calomnié par nos adversaires, et ils furent très tendre et affectueux envers nous. Mais un matin, lorsque je suis allé avec George Whitehead au parlement pour y assister au nom des Amis, les lois avaient soudainement été publiées, quoiqu'elles ne durèrent que peu de temps.

Environ deux semaines après mon arrivée à Londres, l'assemblée annuelle débuta ; à laquelle des Amis vinrent de la plupart des régions du pays, et nous avons eu une réunion céleste et glorieuse. Oh la gloire, la majesté, l'amour, la vie, la sagesse et l'unité qu'il y avait parmi nous ! La puissance régnait sur tous, et plusieurs témoignages furent portés à la réunion contre cet esprit impie qui cherchait à déchirer et causer des divisions parmi le peuple du Seigneur ; mais pas une bouche ne fut ouverte parmi nous dans sa défense, ou en son nom. Nous avons aussi eu de bons et agréables rapports, pour la plupart, provenant d'Amis dans d'autres pays ; dont je trouvai un bref compte rendu dans une lettre que peu après j'avais écrit à ma femme, une copie de laquelle suit :

Cher coeur,

À qui appartient mon amour dans la semence éternelle de la vie, qui règne sur tous. De grandes réunions se sont produites ici, et la puissance du Seigneur a été remuée à travers nous tous, telle que nous n'en n'avions pas vu auparavant. Le Seigneur, dans sa puissance, a merveilleusement unit étroitement les Amis ensembles, et Sa glorieuse présence est apparue parmi les Amis. Et maintenant les réunions se sont terminées (bénit soit le Seigneur !) dans le silence et la paix. De la Hollande, j'ai entendu dire que les choses vont bien là-bas. Quelques Amis sont allés là-bas pour être à la réunion annuelle à Amsterdam. À Embden, Les Amis qui avaient été bannis sont enfin retournés dans leurs ville. À Dantzig, les Amis sont en prison et les magistrats les ont menacé de rendre leur emprisonnement plus difficile ; mais le jour suivant les Luthériens se sont levés, ont défiguré et démolit le monastère Catholique, aussi ils ont oeuvrer de manière à conserver l'ordre parmi eux. Le roi de la Pologne a reçu et lu ma lettre, et les Amis l'ont depuis imprimé en hollandais. J'ai su, que les Amis d'Irlande sont tous en amour là-bas, par les lettres provenant de leurs Réunion bi-annuelle. Aux Barbades les Amis sont tranquilles, et leurs réunions sont établies en paix. Antigua et Nevis rapportent aussi que la vérité prospère, et les réunions des Amis sont ordonnées et biens. De même qu'en Nouvelle Angleterre et autres endroits les choses concernant la vérité et les Amis vont bien. En ces endroits les réunions des hommes et des femmes sont organisées ; bénit soit le Seigneur ! Aussi demeurez dans la puissance de Dieu et la semence qui est au-dessus de tous et dans laquelle vous avez tous la vie et le salut pour toujours ; car le Seigneur règne sur tous, dans sa gloire, et dans son royaume ; gloire à son nom pour toujours. Amen !

Aussi dans la hâte, avec mon amour pour vous tous et pour tous les Amis.

George Fox

Londres, le 26 du 3e mois, 1678.

La lettre au Roi de Pologne, mentionnée ci-dessus, va comme suit :

À Johannes III  roi de la Pologne,

O ROI ! Nous désirons votre prospérité tant en cette vie que en celle qui est à venir. Et nous désirons que vous puissiez avoir notre liberté chrétienne afin de servir Dieu sous votre domination ; car notre principe ne nous conduit pas à faire quoi que ce soit de préjudiciable au roi ni à son peuple. Nous sommes un peuple qui exerçons une bonne conscience envers Dieu à travers son Saint-Esprit, et en cela nous le servons, l'adorons et l'honorons ; et envers les hommes dans les choses qui sont égales et justes, faisant pour eux comme nous voudrions qu'ils fassent pour nous ; regardant à Jésus, qui est l'auteur et le finisseur de notre foi ; cette foi purifie nos coeurs, et nous amène à avoir accès à Dieu ; sans quoi nous ne pouvons Lui être agréable ; cette foi par laquelle vivent tous les justes, telles que les Écritures le déclarent. Ce que nous désirons de vous, ô roi, c'est que nous puissions avoir la liberté dans nos consciences pour servir et adorer Dieu ; et le prier dans nos réunions ensembles dans le nom de Jésus, tel qu'Il le commande ; avec une promesse qu'Il sera au milieu de ceux qui le rencontrent. Le roi, nous espérons, ne pourra que dire que ce devoir et service est dû à Dieu et à Christ ; et nous rendons à César son dû, et payons notre tribut et notre mesure également à notre prochain selon notre juste part. Jamais nous avons lu dans toutes les Écritures du Nouveau Testament que Christ ou ses disciples auraient bannis ou emprisonné quiconque qui n'étaient pas de leurs foi ou de leur religion, ou qui n'aurait pas écouté ses plaidoyers, ou donné telle commande ; mais, au contraire, laissez la mauvaise herbe et le blé croître ensembles jusqu'à la moisson, cette moisson c'est la fin du monde. Alors Christ enverra ses anges pour séparer le blé de l'ivraie. Mais il réprimanda ceux qui voulaient voir les feux du ciel consumer ceux qui ne voulaient pas recevoir Christ ; et il leur a dit qu'ils ne savaient pas de quel esprit ils étaient animés ; il a dit qu'il était venu non pour détruire la vie des hommes mais pour les sauver.

Nous désirons que le roi puisse considérer combien de persécution il y eut dans la Chrétienté, depuis les jours des apôtres, à propos de la religion. Christ a dit, « Ceux qui ne le visitent pas en prison devraient aller dans le châtiment éternel » ; Qu'adviendra t-il alors de ceux qui L'emprisonnent dans les membres de ceux, dans lesquels Il est révélé ? Nul ne peut dire que la fin des temps est arrivée ; cependant que répondra la Chrétienté au terrible et épouvantable Dieu à son jour du jugement, qui se sont persécuté entre elles à cause de la religion avant la fin des temps, sous la prétention d'ôter la mauvaise herbe ; ce qui n'est pas leur travail, mais celui des anges à la fin du monde ! Christ commande aux hommes de s'aimer les uns les autres, et d'aimer nos ennemis ; et par cela ils devraient être reconnus Ses disciples. Oh que toute la Chrétienté ait vécue dans la paix et l'unité, de sorte qu'ils puissent par leur modération avoir jugé les Turcs et les Juifs ; et redonnez leurs libertés, à ceux-là (qui reconnaissent ) Dieu et Christ Jésus, et qui marchent comme devenant le glorieux évangile du Seigneur Jésus-Christ. Nos désirs sont, que le Seigneur Dieu du des cieux puisse adoucir le coeur du roi pour toutes les douces consciences qui craignent le Seigneur, et qui craignent de lui désobéir.

Nous supplions le roi de lire quelques unes des nobles expressions de plusieurs rois, et autres, concernant la liberté de conscience ; et dont spécialement Stephanus roi de Pologne les dires, qui sont : « Il ne m'appartient pas à moi de réformer les consciences ; J'ai toujours avec joie laissé cela à Dieu, car cela lui appartient ; et c'est ainsi que je ferai maintenant, et aussi pour le futur. J'endurerai la mauvaise herbe qui pousse jusqu'au temps de la moisson, car je sais que le nombre de croyants est petit : cependant », dit-il, quand certains procédaient à la persécution, « Je suis roi du peuple, non pas roi de leurs consciences. » Il a aussi affirmé, que « la religion ne devait pas être implanté avec avec le feu et l'épée ». Chron. Liberty of Religion, Partie 2.

Aussi un livre écrit en français par W. M. année 1576, a cette phrase, qui dit : « Ces princes qui ont gouverné par la gentillesse et la clémence ajoutées à la justice, et qui ont exercé la modération et la douceur envers leurs sujets, ont toujours régné et prospéré longtemps ; mais, au contraire ; ces princes qui ont été cruels, injustes, partiales, et oppresseurs de leurs sujets, sont bientôt tombés, eux ainsi que leurs états, en danger dans une ruine totale. »

Veritus a dit, « Voyant que Christ est un agneau, dont vous Le professez être votre chef et capitaine, ainsi, Il requiert que vous soyez des brebis, et d'employer les mêmes armes qu'Il a employé. Car il est le berger de brebis, il n'est pas le berger de loups et de bêtes sauvages. Si vous perdez la nature de la brebis », disait-il, « et que vous vous changez en loups et en bêtes sauvages, et que vous employez des armes charnelles, alors vous vous serez exclus vous-mêmes de cet appel, et abandonné sa bannière ; et alors il ne sera plus votre capitaine ».  

Aussi, nous trouvons cette affirmation du Roi James, dans son discourt au parlement, en l'an 1609, « Cela est une pure règle dans la divinité, que Dieu n'a jamais planté son Église avec la violence ou le sang. » Et de plus il disait, « C'était normalement la condition des Chrétiens d'être persécutés, mais non de persécuter. »
 
Le roi Charles, dans son livre, page 61, a dit dans sa prière à Dieu, « Vous voyez combien de geste cruauté parmi les Chrétiens sont été faits sous la couleur de la religion ; comme si nous ne pouvions être chrétiens à moins de nous crucifier les uns les autres. »
 
Page 28. « Faites-les longuement considérer sérieusement, que rien de violent ni de préjudiciable ne peut être religieux. »

Page 70. « Pas plus, qu'il soit si propre de distinguer la réforme religieuse par l'épée, comme des polir par des disputes justes et équitables, parmi ceux qui sont plus concernés par les différences, lesquels doivent convaincre non par la force mais par la raison. »

Page 66. « Prenez garde à ce que les circonstances extérieures et les formalités, à l'intérieur de la religion, ne dévorent pas du tout. »

Page. 91, 92. « Du point de vue de la véritable tendresse consciencieuse, j'ai aussi souvent déclaré, combien peu je désire que mon sceptre et mes lois soient installées au dessus de la souveraineté de Dieu, qui est le seul roi de la conscience. »

Page. 123. « Et, je ne désire d'aucun homme qu'il soit soumis à moi plus, que tous ceux d'entre nous puissent être soumis à Dieu. »

Page 200. « ô vous Souverain de nos Âmes, le seul commandant de nos consciences ! »

Page 346. (Dans ses Méditations sur la Mort), « C'est en effet un triste état, d'avoir ses ennemis comme accusateurs, parties, et juges. »

Le prince d'Orange témoignait, en l'an 1579, « Qu'il était impossible que le pays puisse être gardé en paix, sauf s'il y avait une libre tolérance de l'exercice de la religion. »

« Où avez-vous lu en votre jour (disait Menno) dans les écrits des apôtres, que Christ ou les apôtres auraient un jour crié aux magistrats pour qu'ils usent de leurs pouvoir contre ceux qui ne voulaient pas entendre leur doctrine, ni obéir à leurs paroles ? Je sais certainement (disait-il) que lorsque le magistrat bannira par l'épée, ce n'est pas par la bonne connaissance, une parole spirituelle, ni l'Église de Christ ; c'est, invocare brachium seculare (invoquer le bras séculaire. »)

« Il n'est pas chrétien, mais tyrannique (disait D. Philipson) de bannir et persécuter les gens, au sujet de la foi et de la religion ; et ceux qui le font sont sûrement de la génération pharisaïque, qui résistèrent au Saint-Esprit. »

Erasmus a dit, « Bien qu'ils prennent notre argent et nos biens, ils ne peuvent cependant pas nuire à notre salut ; ils nous affligent beaucoup avec les prisons, mais cependant ils ne nous séparent pas de Dieu. » – Dans de Krydges wrede, Vol. 63.

Lucernus a dit, « Celui-là qui commande tout avec lequel il lie la conscience, est un antéchrist. »-In de Bemise Disp. fol. 71.

Iréné affirma, « Que, tout forcer de conscience, ne serait-ce qu'un interdit d'exercice qui serait estimé nécessaire pour le salut d'une personne ou une autre, est aucunement juste ni indiqué. » Il a aussi affirmé, « Qu'à travers la diversité des religions le royaume de devrait pas être amené dans aucune perturbation. »

L'empereur Constantin a dit, « Il lui suffisait de préserver l'unité de la foi, pour qu'il puisse être excusable devant le trône du jugement de Dieu ; et qu'il laisserait chacun à sa propre compréhension, selon le compte rendu qu'il donnera devant le trône du jugement du Christ. Ici nous pouvons remuer les gens, (disait-il) non les forcer ; les supplier de venir dans l'unité chrétienne, mais de leur faire violence, nous n'y arriverons aucunement. »-Sebast. Frank. chron. fol. 127.
 
Augustin a dit, « Certains dérangent la paix de l'Église, alors qu'ils allaient arracher la mauvaise herbe avant leur temps ; et par cette erreur d'aveuglement ils sont eux-mêmes tellement davantage séparés de l'union avec Christ. »

Retnaldus témoignait, « Que celui, qui cherche à répandre l'évangile par la persécution et l'emprisonnement, et qui graisse ses mains de sang, sera plutôt davantage vu comme un chasseur sauvage, qu'un prédicateur ou un défenseur de la religion chrétienne. »

« Pendant toute une longue saison j'ai établi (disait Henry IV, Roi de France, dans son discours devant le parlement, 1599), pour réformer l'église, que sans la paix je ne peut le faire ; et qu'il est impossible de réformer ou convertir les gens par la violence. Je suis roi, et en tant que berger, je ne répandrai pas le sang de mes brebis ; mais je les rassemblerai par la douceur et la bonté d'un roi, et non pas par le pouvoir de la tyrannie : et je donnerai à ceux qui sont de la religion réformé, le droit de liberté de vivre et demeurer libre, sans être examinés, perplexes, molestés, ni forcer à rien qui soit contraire à leurs consciences ; car ils auront le libre exercice de leur religion », &c. [Vid. ekron. Van de Undergo 2 deel, p. 1514.]

Ennius a dit, « La sagesse est chassée, lorsque la question est soumise par la force. Et par conséquent le meilleur des hommes, et le plus glorieux des princes, furent toujours prêts à accorder la tolérance. »

Eusèbe, dans son deuxième livre de la vie de Constantin, rapporte ces paroles de l'empereur : « Laissez ceux qui errent avec joie en recevoir le fruit de la paix et de la tranquillité avec le fidèle, ainsi la restauration de la communication et de la société pourrait les amener dans le droit chemin de la vérité ; que personne ne donne lieu à la brutalité ; que chacun fasse comme il le détermine dans sa pensée. Et en effet il y a une grande raison pour les princes à accorder la tolérance aux personnes en désaccord, dont les opinions ne peuvent, par des moyens équitables, être changés ; car si les personnes sont confiantes, elles serviront Dieu selon leurs convictions ; et si elles sont publiquement interdits, elles le feront en privé ; et puis tout ces inconvénients et ces blessures, qui sont des arguments contre l'autorisation des réunions dissidentes, sont des arguments pour l'autorisation publique des autres religions, eux étant restreints et pleins de ressentiments, font s'aimer les personnes mécontentes mutuellement, et rend les confédérations plus solides et dangereuses. »

« Le même conseil, lors des divisions de l'allemagne, à la première réforme, fut pensés raisonnables par l'empereur Ferdinand et son excellent fils Maximilien ; car ils avaient observés, que la violence exaspérait, n'était pas bénit, était sans succès, et déraisonnable ; et par conséquent ils firent un décret de tolérance. »

Le Duc de Savoie, se repentant de sa guerre qu'il avait entreprit pour la religion contre les Piémontais, leur avait promis la tolérance ; et il fut aussi bon que sa parole.

Il est remarquable, que jusqu'au temps de Justinien l'empereur, Anno Domini 525, « les Catholiques et Novatiens avaient des églises permises indifféremment, dans la cité même de Rome ».

« Et Paul a prêché le royaume de Dieu, en enseignant ces choses qui concernent le Seigneur Jésus-Christ, en toute confiance, et aucun homme ne l'a empêché ; et il fit cela en l'espace de deux ans dans sa maison qu'il avait loué à Rome, et il recevait tous ceux qui venaient à lui. »

Maintenant, ô roi, voyant ces nobles témoignages concernant la liberté de conscience des rois et empereurs, et les autres, et la liberté que Paul avait à Rome aux temps des empereurs païens, notre désir est que, nous puissions jouir de la même liberté à Dantzig pour nous réunir dans nos propres maisons louées, ce qui ne peut être d'aucun préjudice pour le roi, ni pour la ville de Dantzig ; de nous réunir pour nous attendre au Seigneur, et le prier, et le servir et l'adorer en esprit et en vérité dans nos maisons louées, voyant que notre principe ne fait de tort à personne, mais pour aimer nos ennemis, et prier pour eux, oui, même ceux qui nous persécutent. Par conséquent ô roi, considérez, ainsi que la ville de Dantzig, ne trouveriez pas cela difficile pour les autres de vous forcer à laisser votre religion pour une autre, contrairement à votre conscience ? Et que s'il en était ainsi, vous trouveriez cela difficile pour vous, ainsi « faites aux autres comme vous voudriez que les autres fassent pour vous », ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que les hommes vous fassent ; car c'est là la loi royale, à laquelle on doit obéir. Et donc, c'est par amour pour votre âme immortelle, et pour votre éternel bien que ceci et écrit.

George Fox

Post-scriptum

« Bienheureux les miséricordieux, car c'est à eux que miséricorde sera faite. » Et rappelez-vous, ô roi, les deux excuses du Martyr Justin aux empereurs Romain, dans la défense des chrétiens persécutés, et cette excuse remarquable qui fut écrite par Tertullien sur le même sujet ; qui ne sont pas seulement pour la religion chrétienne,mais contre toute persécution pour la religion.'

'Chers Peter Hendricks, John Claus, J. Rawlins, et tous les reste des Amis à Amsterdam Friesland, et Rotterdam, auxquels est mon amour dans la semence de la vie qui est au dessus de tous :
 
J'ai reçu votre lettre, avec une lettre venant de Dantzig ; J'ai écrit quelque chose dirigé pour vous, adressé au roi de Pologne que vous pouvez traduire en Hollandais, et l'envoyer aux Amis là-bas, pour la donner au roi ; ou vous pouvez l'imprimer après qu'elle soit livrée en manuscrit, ce qui peut être utile pour les autres princes. Alors, dans la hâte, avec mon amour. Le Seigneur Dieu tout puissant au dessus de tous vous donne son éternelle puissance, et qu'en elle il vous préserve au-dessus de tous, et vous garde pour Sa gloire, afin que vous puissiez répondre à cette part de Dieu dans tous les hommes ! Amen.

George Fox
Londres, le 13e du 9e mois, 1677

Je continuai à Londres et aux alentours pendant quelques semaines, le parlement encore en session, et les Amis assistaient pour obtenir quelques réparations de nos souffrances, qui, à cette époque étaient très grandes et lourdes pour plusieurs Amis dans plusieurs parties de la nation. Amis étaient très indûment poursuivie sur base de lois édictées contre les réfractaires papistes ; même si nos persécuteurs savaient bien que les Amis étaient tout à fait contre le papisme, ayant rendu un témoignage contre cela en parole et en écrit, et qu'ils ont souffert sous cela. Mais, malgré le fait que beaucoup de membres du parlement dans l'une ou l'autre chambre étaient gentils avec les Amis, et désireux de faire quelques chose pour les aider, pourtant ayant beaucoup à faire, ils étaient empêchés de faire le bien qu'ils auraient voulu, or la souffrance des Amis allaient continuer.

Mais ce qui ajouta beaucoup à la douleur et à l'exercice des Amis fut, que quelques uns de ceux qui faisaient profession de la même vérité avec nous, étant sortis de la simplicité de l'évangile pour aller dans la liberté charnelle, et travaillant à attirer les autres à les suivre, s'opposaient à l,ordre et à la discipline que Dieu par sa puissance avait établit dans son Église ; et firent un grand bruit et clamaient contre les règlements ; ainsi, attirant aisément à eux ceux qui étaient plus ou moins enclins, et qui désiraient une route plus spacieuse que le chemin de la vérité pour y marcher. Aussi quelques uns des plus simples et jeunes dans la vérité, ou faible de jugement, étaient susceptibles d'être trahis par eux, ne connaissant pas les profondeurs de satan dans ces arguments trompeurs ; car l'amour duquel fut poussé à écrire le papier suivant, pour ceux qui étaient trompés et ceux qui ne l'étaient pas, et ouvrant les compréhensions des faible en cette matière :

Tous ceux qui rejettent les règlements sans prescriptions peuvent aussi bien renier toutes les Écritures, qui furent données par l'Esprit de Dieu. Car ne prescrivent-elles pas comment les hommes devraient marcher envers Dieu et les hommes, dans l'Ancien Testament et dans le Nouveau ? Oui, à partir de la première promesse de Christ dans la Genèse, ce en quoi les gens devraient croire et avoir confiance ; et tout au long jusqu'à ce que vous arriviez aux prophètes ? Le Seigneur n'a t-il pas prescrit à son peuple par les pères et puis par ses prophètes ? N'a t-il pas prescrit aux gens comment ils devaient marcher, bien qu'ils se soient tournés contre les prophètes dans l'Ancienne alliance pour leur avoir déclaré ou prescrit à eux la manière comment ils devaient marcher pour plaire à Dieu, et demeurer dans sa faveur ? Aux temps du Christ, n'a t-il pas prescrit et enseigné comment les gens devraient marcher et croire ? Et après Lui, les apôtres n'ont-il pas prescrit comment ils devraient venir à croire, et recevoir l'évangile et le royaume de Dieu, les dirigeant à ce qui leur donnerait la connaissance de Dieu, et comment ils devraient marcher dans la nouvelle alliance dans les jours de l'évangile, et par quel chemin ils devraient venir à la sainte cité ? Et les apôtres n'ont-ils pas envoyé leurs décrets par des hommes fidèlement choisis (qui avaient hasardé leurs vies pour l'amour du Christ), pour les églises, par lesquels elles furent établies ? Or vous, qui rejetez les prescriptions données par la puissance de l'esprit de Dieu, vous vous opposez de ce fait à l'esprit qui le leur donna dans tous les saints hommes de Dieu.

Y en eut-il pas quelques uns tout au long des jours de Moïse, aux temps des prophètes, aux temps de Christ, et aux temps de ses apôtres, qui résistèrent à ce qu'ils ont reçus venant de l'Esprit de Dieu. Et n'y eut-il pas d'opposition similaire depuis les jours des apôtres ? Combien se sont levés, depuis que la vérité est apparue, pour s'opposer à l'ordre qui se tient dans la puissance et l'esprit de Dieu ? Qui sont dans rien d'autre que le même esprit qui a opposé l'esprit de Dieu tout le long depuis le début. Voyez les nom ou les titres que donna l'Esprit de Dieu à l'esprit adverse dans l'ancienne alliance, et aussi dans la nouvelle ; qui est la même maintenant ; car après que le Seigneur ait produit l'ancienne alliance, il y eut quelques uns d'entre eux qui s'y opposèrent ; qui furent pire que des ennemis publique. Et comme dans les jours de la nouvelle alliance, au temps de l'évangile, vous pouvez voir quel genre s'opposèrent à Christ et aux apôtres, après être venus à une certaine vision de la vérité ; et comment ils se sont tournés à Christ et à ses Apôtres ? Voyez quelle liberté ils prônaient et dans laquelle ils ont courus aux jours des apôtres, qui ne pouvaient pas supporter la croix, ni le joug de Jésus. Nous voyons le même esprit rude et hautain qui crie maintenant pour la liberté (que la puissance et l'esprit de Christ ne peuvent donner) et il crie « imposition », pourtant ce sont des cris imposants, « Liberté de conscience », et pourtant il s'oppose à la liberté de conscience ; il crie contre les prescriptions, et pourtant il prescrit en paroles et en écrits. Aussi avec la puissance éternelle et l'Esprit de Dieu cet esprit est sondé : sa venue, son commencement, et sa fin ; et il est jugé. Cet esprit crie, « Nous ne devons pas juger la conscience, nous ne devons pas juger la question de la foi, nous ne devons pas juger les esprits, ou les religions. » Oui, ceux qui sont dans le pur Esprit et la puissance de Dieu, dans laquelle étaient les apôtres, juges de conscience, à savoir s'il s'agit d'une conscience cautérisée, ou d'une conscience tendre ; ou juges de la foi, si c'est une foi qui est morte, ou une foi vivante ; juges de la religion, si elle est vaine, ou pure et non souillée ; juges des esprits, qui les éprouvent, s'ils sont de Dieu, ou non ; juges d'espérance, si c'est celle des hypocrites, ou la véritable espérance qui purifie, tout comme Dieu est pur ; eux juges de la croyance, si c'est celle de celui qui est né de Dieu, et vaincu le monde, ou celui qui court dans l'esprit du monde, qui convoite pour l'envie, et n'a pas vaincu le monde ; ils sont juges de l'adoration, s'il s'agit d'adoration volontaire, et l'adoration e la bête et du dragon, ou l'adoration de Dieu en esprit et en vérité ; juges des anges, s'ils sont déchus, ou ceux qui gardent leur habitation ; ils jugent le monde, qui se plaint et étouffe l'esprit, hait la lumière, change la grâce de Dieu en dissolution, et résistent au Saint Esprit. Ils sont juges des coeurs, oreilles et lèvres, ceux qui sont circoncis, et ceux qui ne le sont pas. Ils sont juges des ministres, apôtres, et messagers, à savoir s'ils viennent de satan ou de Christ. Ils sont juges des différences dans les choses intérieures, dans l'église ou ailleurs ; oui, le plus petit membre de l'église a le pouvoir de juger de ces choses, ayant la seule véritable mesure et la véritable pesée pour peser les choses et avec laquelle pour mesurer les choses sans respect pour personnes. Ce jugement est donné, et toutes ces choses sont faites par la même puissance et esprit dans lesquels étaient les apôtres. Ceux-là peuvent aussi être juges de l'élection et de la réprobation ; et ceux qui gardent leur habitation, et ceux qui ne la gardent pas ; qui sont Juifs [avec un coeur circoncit], et ceux qui sont de la synagogue de satan [les fausses sectes chrétiennes] ; ceux qui sont dans la doctrine de Christ, et ceux qui sont dans la doctrine des démons ; ceux qui ont prescrit des choses venant de la puissance et l'esprit de Dieu, pour préserver tous dans la puissance et la doctrine de Dieu, et ceux qui prescrivent et déclarent des choses provenant d'un esprit relâché, pour laisser tout relâchement de sous le joug de Christ, la puissance de Dieu, dans le relâchement et la liberté. Ceux-ci peuvent de même juger et discerner ceux qui amènent les gens dans la possession de l'évangile de lumière et de vie, au-delà de la mort et des ténèbres, et dans la vérité où le diable ne peut entrer ; et qui les amènent dans la possession de la mort et des ténèbres, hors de la glorieuse liberté de l'évangile, et de Jésus-Christ, sa foi, sa vérité, son esprit, sa lumière, et sa grâce. Car il n'y a pas de véritable liberté autrement qu'en cela ; et cette liberté répond à cela, la vérité, la lumière, l'esprit, la foi, l'évangile de Christ en tout homme et femme, et c'est le joug au contraire en tout homme et femme. Cela le fait rager, et enfler, et se gonfler ; car il est agité, turbulent, à bout de patience, et prêt à maudire son Dieu, et celui qui règne sur lui, parce qu'il n'a pas sa volonté. Il oeuvre tout en subtilité et évasion avec son esprit agité, pour entrer et souiller les pensées des simples, et violer les pensées vierges. Mais alors qu'ils reçoivent la sagesse céleste, par laquelle toutes choses furent faites, (cette sagesse qui est au dessus de cet esprit), à travers cette sagesse ils seront préservés au-dessus de cet esprit. Et Christ a donné le jugement à Ses saints dans son église, quoiqu'Il soit juge de tout ; et les saints, dans la puissance et l'esprit de Dieu, avaient et ont le pouvoir de juger les paroles et les manières, des vies et des conversations, des croissances et des états, de l'enfant au père dans la vérité ; et pour lesquels ils sont une saveur de mort, et pour ceux qui sont une saveur de vie ; et qui servent le Seigneur Jésus Christ, et qui le prêchent, et qui prêchent eux-mêmes, et servent eux-mêmes ; et qui parlent de la lumière, de la foi, de l'évangile, de l'espoir, de la grâce, et qui prêchent de telles choses ; et qui pourtant dans leurs oeuvres les renient, et Dieu, et Christ, et qui prêchent la liberté, à partir de cela en eux-mêmes à cela dans les autres, qui devraient être sous le joug et la croix du Christ, la puissance de Dieu. Aussi les saints dans la puissance de l'esprit de Christ peuvent discerner et distinguer ceux qui servent Dieu et Christ, et ceux qui ne le servent pas ; et peuvent faire une distinction entre le profane et le saint. Mais ceux qui ont perdus leur collyre, et que leur vue a pâli, perdent ce jugement, ce discernement, et leur distinction dans l'église du Christ ; et ceux là finissent par être crachés de la bouche du Christ, sauf s'ils se repentent ; et si non, ils viennent à corrompre la terre, et deviennent un fardeau pour elle, qui les vomit hors d'elle. C'est pourquoi, tous sont exhortés de demeurer dans la puissance et l'Esprit du Christ Jésus, dans la parole de vie et la sagesse de Dieu, (qui est au-dessus de ce qui est en dessous), dans laquelle ils peuvent conserver leurs compréhensions célestes et discernements célestes ; et donc établir le discernement spirituel céleste au dessus de ce qui est réservé pour le jugement, qui déshonore Dieu, et qui conduit dans la lâche et fausse liberté ; hors de l'unité qui se tient dans l'esprit céleste, qui amène à être conforme à l'image du Fils de Dieu, et à Son évangile, la puissance de Dieu, (qui était avant que le diable fut), et Sa vérité, (hors de laquelle se trouve le diable), dans laquelle tous sont d'une et même pensée, d'un même coeur, et âme, et viennent à boire dans un seul esprit, étant baptisés dans un seul esprit, et aussi un seul corps, dont Christ est la tête ; et aussi garder une fraternité et l'unité dans le même esprit, qui est le lien de paix, la paix du Prince des princes. Et ceux qui crient tellement contre les jugements, et qui ont peur des jugements, qu'ils soient apôtres, professeurs, ou profane, jugent pour la plupart avec le faux esprit de censure et de jugement ; pourtant ils ne peuvent supporter le véritable jugement de Dieu, ni se tenir dans Son jugement. Ceci a été manifesté depuis le tout début, eux ayant les fausses mesures et les faux poids, car nul n'a la véritable mesure ni le véritable poids, si ce n'est ceux qui demeurent dans la lumière, dans la puissance, et dans l'Esprit du Christ. Il y a un esprit lâche qui cris pour la liberté, et contre les prescriptions, et qui pourtant prescrit des voies, en paroles et en écrits. Le même esprit crie contre ceux qui jugent, et voudrait ne pas être jugé, pourtant il juge avec un faux esprit. Ceci est donné en réprimande à ce faux esprit.

George Fox
Londres, le 9 du 4e mois, 1678

Lorsque j'eus terminé ce service que que j'avais pour le Seigneur à ce moment-ci, j'allai en direction d'Hertford, visiter les Amis et j'eus plusieurs réunions en chemin. À Hertford je suis resté plusieurs jours, et là avec plus de services pour le Seigneur, parmi les Amis dans leurs réunions et dans des conférences avec ceux qui se tenaient en opposition à l'ordre de la vérité, qui avaient gardé des mauvais soupçons et de la jalousie concernant les Amis. Je répondis également à certains livres qui avaient été écrits contre la vérité et les Amis. Tandis que j'étais là, il vint sur moi d'écrire ces quelques lignes qui suivent, et de les envoyer au loin parmi les Amis :

Cher Amis,

Laissez la sainte semence de vie régner sur la mort et la sainte semence en vous tous ; que dans la sainte semence du Royaume vous puissiez tous ressentir la sainte paix éternelle avec Dieu, par Christ Jésus votre Sauveur, et vous asseoir en Lui, votre vie et glorieux repos, le saint rocher et le fondement, qui se tient sûr au-dessus de tous d'éternité en éternité, en qui se trouve toute la plénitude de la bénédiction ; de sorte que vous puissiez avoir la gloire en Lui qui vit pour toujours. Amen ! Lui qui est votre éternelle joie, vie, et bonheur, par lequel vous avez la paix avec Dieu. Cette sainte semence écrase la tête du serpent, et qui survivra à toute sa fureur, sa malice, et son envie ; qui était avant que lui et cela fussent, et qui demeure quand lui et cela sont allés dans le feu qui brûle par le souffre. La semence Christ régnera ; et aussi vous vivrez, alors que vous vivez et marchez en Lui, assoyez en Christ, et que vous vous édifiez les un les autres dans l'amour de Dieu.

George Fox

Hertford, le 10e du 5e mois, 1678

Le lendemain, un nouvel exercice est vint sur moi, à l'égard de ces esprits indisciplinés et désordonnés qui étaient sortis de nous, et qui travaillaient à en attirer d'autres après eux dans une fausse liberté. Sentant la douleur et les blessures que ces esprits séducteurs pourraient faire s'ils étaient suivis, je fus poussé à écrire quelques lignes pour avertir les Amis de la manière suivante :

Tous les Amis,

Demeurez dans la tendre vie de l'Agneau au-dessus de cet esprit indiscipliné, gonflé et enflé d'orgueil, dont l'oeuvre et pour les conflits, les querelles, et les divisions, attirant dans la lâcheté et la fausse liberté, sous le prétexte de conscience, et menacer la ruine du jeune en Christ. Ceux qui les encouragent seront coupables de leurs destructions, et d'établir une pensée mixte, au lieu d'une conscience, dans leur colère et passion ; qui étouffera l'esprit universel en eux-mêmes et en tout homme et femme ; et ainsi ce esprit n'aura pas la vraie liberté en eux-même, ni dans les autres ; ainsi ils ferment le royaume des cieux en eux-mêmes, et aussi dans les autres. Aussi un esprit lâche se lève sous le prétexte de liberté de conscience, ou une volonté bornée ; il fait profession des paroles de vie dans une forme sans puissance ; ce prétexte déguise et cache tout détachement et méchanceté, qui est réservé pour le jugement éternel ; car cela déshonore Dieu. Par conséquent demeurez pou r le tendre esprit de Dieu en toute humilité, qu'en cela, vous puissiez tous connaître que vous êtes tous membres les uns des autres, et chacun a sa fonction dans l'Église du Christ. Tous ces membres vivants se reconnaissent les uns les autres dans l'esprit, et non dans la chair. Or, ici l'homme n'a pas pouvoir sur la femme, comme Adam l'avait sur Ève dans la chute ; mais Christ, l'homme spirituel, au milieu et au dessus des ses membres spirituels, qui sont édifiés dans l'amour céleste qui vient de Dieu, et qui est déversé dans leurs coeurs, où cessent toutes les querelles.

George Fox

Hertford, le 11e du 5e mois, 1678

Je quittai Hertford pour me rendre à une réunion à Rabley Heath, et de là, chez Edward Crouch de Stevenage. Le lendemain j'allai à Baldock, où j'eus une réunion en soirée, puis ensuite une réunion à Hitchin et à Ashwell. Puis en passant à travers une partie du Bedfordshire, où j'eus une réunion ou deux, J'allai à Huntingdon, comté dans lequel je suis resté plusieurs jours, ayant plusieurs réunions, et beaucoup de service parmi les Amis ; travaillant à convaincre les opposants, et à confirmer et convaincre les Amis dans la voie et l'oeuvre du Seigneur. À Ives dans le Huntingdonshire, George Whitehead m'y rejoignit et nous avons voyagé ensembles dans l'oeuvre du Seigneur, durant cinq ou six jours, dans ce comté et quelques endroits du Northamptonshire. Me laissant dans le Great Bowden dans le Leicestershire, il se dirigea vers le Westmoreland. Je restai dans le Leicestershire, visitant les Amis à Saddington, Wigston, Knighton, Leicester, Sileby, Swannington, et divers autres endroits. À ces endroits j'eus de très précieuses réunions et un bon service parmi les Amis et autres : car il y avait une grande ouverture, et beaucoup de vérité lourdes et excellentes que le Seigneur me donna à livrer parmi eux.

À Leicester j'allai à la prison pour visiter les Amis emprisonnés pour le témoignage de Jésus, avec lesquels je passai beaucoup de temps, les encourageant dans le Seigneur à persévérer fermement et fidèlement dans leur témoignage, et à ne pas s'inquiéter des souffrances pour son nom. Et quand j'eus pris congé des Amis, j'ai parlé avec le geôlier, désirant qu'il soit bon avec eux, et leur laissant avoir la liberté qu'il pouvait leur donner, y compris rendre visite à leurs familles à l'occasion.
 
J'eus une réunion ou deux dans le Warwickshire, et puis j'allai dans le Staffordshire, où j'eus plusieurs douces ouvertures de réunions, pour réunir dans la vérité et l'établissement de celle-ci. Alors que j'étais dans le Staffordshire, je fus poussé à écrire le papier suivant :

Mes chers Amis des Réunions Trimestrielles et Mensuelles de partout,

Mon désir est, que vous vous efforciez tous d'être d'une seule pensée dans la puissance et la vérité du Seigneur, qui est paisible (dans lequel les querelles et l'inimitié ne peuvent venir) et aussi dans la sagesse du Seigneur, qui est pure, paisible, et facile à supplier (qui est au dessus de ce qui est en dessous, terrestre, diabolique, et sensuel). Et que dans cette sagesse éternelle qui est paisible, et facile à supplier, vous puissiez être tous ordonnés, et faire ce que vous faites pour la gloire du Seigneur. Et chers Amis, s'il devait se produire à tout moment quelque chose qui mène à la querelle, à la dispute, ou aux conflits dans vos Réunions Trimestrielles et Mensuelles, laissez cela être référé à une demi-douzaine, ou un nombre semblable pour débattre et mettre fin à vos réunions, tel qu'il en fut au début, de sorte que toutes vos Réunions Trimestrielles et Mensuelles puissent être gardées dans la paix. Et qu'ainsi ils puissent informer la réunion de ce qu'ils ont fait ; de sorte que les faibles et les jeunes parmi vous ne soient pas blessés à cause de querelles et de disputes dans vos réunions, là où les querelles et les disputes ne devraient pas se trouver ; mais que tout aille de l'avant, et déterminez les choses tous d'une même pensée, dans la puissance de Dieu, l'ordre de l'évangile ; l'évangile de paix dans lequel vous préserverez la paix de toutes vos réunions. Si des hommes et des femmes ont des choses contre quiconque, laissez-les parler les uns aux autres, et terminer cela entre eux ; s'ils ne peuvent pas mettre fin à cela, laissez-les prendre deux ou trois personnes pour mettre fin à cela. Au cas où ceux-ci ne pourraient régler cela, que cela soit apporté devant l'église ; et qu'une demi-douzaine de personnes, ou un nombre approprié de Réunions Trimestrielles et Mensuelles entendent cela, et qu'ils y mettent fin une fois pour toute, sans égard pour personne. Laissez tous les préjudice être mis de côté puis enterré ; ainsi que toute intolérance entre personne ; et laissez l'amour, qui n'est pas gonflé, qui n'envie pas, qui ne cherche pas son propre intérêt, mais qui supporte toute chose, avoir la domination dans toutes vos réunions ; car cela édifie le corps dont Christ et la tête, et cela dominera sur tous les cuivres qui résonnent et les cymbales qui retentissent. Cet amour supportera longtemps, et est gentil ; et restreindra ce qui voudrait se vanter, se gonfler, et se comporter malhonnêtement, ou qui est facilement provoqué ; il a une emprise sur tous ces fruits qui ne sont pas de l'esprit, le fruit duquel est l'amour. Et que avec ce saint-esprit avec ce saint-esprit vous puissiez tous être baptisés dans un corps, et être fait pour boire dans un esprit ; cet esprit dans lequel vous aurez l'unité, dans lequel est le lien du roi des Rois et Seigneur des Seigneur, sa paix. Ceux, qui demeurent dans l'amour, demeurent en Dieu, car Dieu est amour ; par conséquent que chacun garde sa demeure.

Mon amour pour vous en Jésus-Christ, la semence éternelle, qui est au-dessus de tous,

George Fox
Staffordshire, le 20e du 6e mois, 1678

Hors de Staffordshire j'allai rendre visite à John Gratton à Moniash dans le Derbyshire, avec qui je restai une nuit, et allai le jour suivant chez William Shaw, de la montagne en Yorkshire, où je fixai une réunion pour le premier jour suivant. Beaucoup d'Amis du Derbyshire, et de plusieurs réunions dans le Yorkshire sont venus, et ce fut une précieuse, et confortable réunion ; où fut ouvert l'état bénit dans lequel était l'homme avant sa chute ; les raisons qui le firent tomber, la misérable condition dans laquelle il est tombé, et le bon chemin pour sortir de cela et revenir dans une condition heureuse par le Christ, la semence promise.

Je passai environ deux semaines dans le Yorkshire, et j'eus beaucoup de réunions célestes dans ce comté. Puis visitant Robert Widdel à Kellet dans le Lancashire, Je passai à Arnside dans le Westmoreland, où j'eus une précieuse réunion vivante dans la puissance bénit du Seigneur, à la grande satisfaction et réconfort des Amis, qui étaient venus de différentes partie du Westmoreland. Le jour suivant j'allai à Swarthmore ; et étant le jour de la réunion là, J'eus une douce occasion avec les Amis ; nos coeurs étant ouverts dans l'amour de Dieu, et sa vie bénie coulait au milieu de nous.
 
Je ne fus pas longtemps à Swarthmore avant que vienne sur moi une préoccupation de visiter les églises du Christ, par un épître comme suit :

Chers Amis,

À vous, mon amour dans la semence céleste, dans laquelle toutes les nations sont bénies. Oh, demeurez tous dans cette semence, dans laquelle vous êtes bénis, et dans laquelle Abraham et tous les fidèles furent bénis, sans les actions de la loi : car la promesse était, et elle est, pour, et avec la semence, et non avec la loi de la première alliance. Dans cette semence, toutes les nations sont bénies, ainsi que vous. Cette semence qui écrase la tête de la semence qui apporte la malédiction, et sépara l'homme de Dieu. Ceci est la semence qui vous réconcilie à Dieu ; et celle-ci est la semence dans laquelle vous êtes bénis matériellement et spirituellement ; à travers laquelle vous avez un héritage parmi les sanctifiés, qui ne peuvent être souillés, ni aucune chose souillée ne peut entrer en sa possession ; car toutes les souillures sont hors de cette semence. C'est ce qui fait lever dans une nouvelle pâte, et écrase la tête de la semence méchante qui fait monter la vieille pâte, sur laquelle le soleil de la droiture se couche et se lève, mais jamais il ne se couche et se lève pour ceux qui marchent dans la semence dans laquelle toutes les nations sont bénies ; cette semence par laquelle ils sont amenés à Dieu, qui jette par terre cette semence qui les sépare de Dieu, de sorte qu'il en vient à ne rien y avoir entre eux et Dieu. Maintenant tous mes chers Amis, mes désirs sont, que vous puissiez tous être vaillants dans cette semence pour Dieu et Sa vérité sur la terre, et répandre cela au loin, répondant à cette part de Dieu qui est en tous ; qu'avec cela les pensées du peuple puissent être tournées vers Dieu, afin qu'Il puisse venir à être connu, servi, et adoré, et que vous puissiez tous être comme le sel de la terre, pour être d'une saveur assaisonnée. Et dans le nom de Jésus gardez vos réunions, qui sont rassemblée en elle, le nom dans lequel vous avez le salut ; lui étant au milieu de vous, dont le nom est au-dessus de tout noms sous le ciel en entier. Aussi vous avez un prophète, un évêque, un berger, un prêtre, et un conseiller (par dessus tous les conseillers, prêtres, évêques, prophètes, et bergers sous les cieux entiers ), pour exercer sa fonction parmi vous, dans vos réunions, rassemblés en son nom. Car les réunions et assemblées de Christ sont au-dessus de toutes les réunions et assemblées sous les cieux entiers ; et son corps, son église, et Lui la tête de cela, est au-dessus de tous les corps, églises, et les têtes sous les cieux entiers. Et la foi dont Christ est l'auteur, et l'adoration qu'il a établit, et sa fraternité dans l'évangile, est au-dessus de toutes les fois historiques, et les fois que les hommes ont fait, ensembles avec leur adorations et leurs fraternités sous le ciel en entiers. Et maintenant chers Amis, gardez les réunions de vos hommes et de vos femmes dans la puissance de Dieu, l'évangile, leur autorité, qui apporte la vie et l'immortalité à la lumière en vous ; et cet évangile, la puissance de Dieu, vous préserver dans la vie et dans l'immortalité (qui a apporté cela à la lumière en vous), afin que vous puissiez voir par dessus celui qui nos avait obscurcit et gardé loin de la connaissance des choses de Dieu ; car c'est lui et ses instruments (qui vous a obscurcit de la vie et de l'immortalité), qui voudrait faire tomber vos réunions d'hommes et de femmes (qui furent établie dans la puissance de Dieu, l'évangile), et qui voudrait encore vous obscurcir de cette vie et de l'immortalité que l'évangile a apporté à la lumière, et vous préservera là, alors que votre foi se tient dans cette puissance de Dieu, l'évangile, dans lequel chacun voit votre oeuvre et service pour Dieu. Tout héritier dans la puissance du Dieu, de l'évangile, a droit à cette autorité, qui ne vient pas de l'homme, ni par l'homme ; cet évangile la puissance de Dieu, est éternel, un ordre éternel, une fraternité éternelle ; et dans l'évangile se trouve la joie éternelle, le réconfort, et la paix, qui surpasse toutes ces joies, réconforts, paix qui auront une fin, et aussi l'esprit qui s'oppose à l'ordre de Dieu et à la glorieuse fraternité, et à sa paix et à son réconfort. Et mes chers Amis, mon désir est, que vous puissiez rester dans l'unité de l'esprit, qui vous baptise dans un seul corps dont le Christ est la tête céleste et spirituelle. De sorte que vous puissiez voir et témoigner de votre chef céleste et spirituel, et aussi que tous boivent dans un seul esprit, ce que tous les peuples de la terre ne sont pas susceptibles de faire, tandis qu'ils sont attristés, éteint, et se rebellent contre cela, ni pour être baptisés dans un seul corps, et pour garder l'unité de l'esprit, qui est le lien de paix, oui, la paix du Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; c'est là le devoir de tous véritables chrétiens de garder cela, tous ceux qui sot intérieurement unis à Christ.

George Fox

Mon amour pour vous tous dans la semence éternelle,

Swarthmore, le 26e du 7e mois, 1678

Il y avait à cette époque plusieurs Amis en prison pour avoir porté le témoignage de la vérité ; auxquels je fus mû à écrire quelques lignes pour les réconforter, les fortifier, et les encourager ; ressentant véritablement leurs souffrances sur mon esprit, et une sympathie intérieurement pour eux. Ce que j'écrivis allait ainsi :

Mes Chers Amis,

Vous qui souffrez pour la cause du Seigneur Jésus, et pour le témoignage de sa vérité, le seigneur Dieu Tout Puissant, par sa puissance, vous soutient et vous supporte, dans toutes vos épreuves et vos souffrances, et vous donne la patience et vous contient dans sa volonté pour que vous puissiez vous tenir vaillants pour Christ et sa vérité sur la terre, au dessus des esprit de persécution et de destruction, qui est fait pour souffrir en Christ, (qui écrase la tête), en qui vous avez l'élection et le salut. À cause de son élection le Seigneur a fait plus depuis la fondation du monde, comme cela peut être vu à travers les Écritures de la vérité. Ceux qui les touchent, touchent à la prunelle des yeux de Dieu, ils sont si tendre pour lui ; et par conséquent il est bon pour Ses enfants souffrants de faire confiance au Seigneur, et de s'attendre à Lui ; car ils seront comme la montagne de Sion, qui ne peut être ôtée de Christ leur rocher et leur salut, le fondement de tous les élus de Dieu, des prophètes et des apôtres, et du peuple de Dieu maintenant et jusqu'à la fin ; gloire au Seigneur et l'agneau au-dessus de tous ! Rappelez-vous mon cher Amour pour tous les Amis, et ne trouvez pas le temps long ; car tout le temps se trouve dans les mains du Père, sa puissance. Par conséquent gardez la parole de patience, et exercez ce don. Le Seigneur vous fortifie dans vos souffrances, dans son Saint-Esprit de foi. Amen.     

George Fox
Swarthmore, le 5e du 12e mois, 1678

<page 1> <page 2> <page 3> <page 4>

<page précédente > <page suivante >

La raison d'être de ce site internet est de montrer comment être
libéré du péché
en bénéficiant de la puissance transformatrice de Dieu par la croix,
menant à l'union avec Dieu dans son Royaume.