Le Journal de George Fox - 1677 - 1685 - Angleterre, Europe et Retour <page 3 >

 

<1> <2> <3> <4>

Le quatrième jour suivant, il vint sur moi de retourner à la réunion de Gracechurch-street ; car j'avais entendu qu'ils voulaient venir briser la réunion. Les voisins semblaient avoir été informés ; un juge avait accordé un mandat à cet effet ; et le constable avait dit à un Ami que Hilton l'informateur lui avait dit au sujet de la réunion. Le constable voulu que l'informateur vienne avec lui, mais celui-ci refusa et dit au constable d'y aller sans lui. Je ne sais si son refus avait fâché le constable ou non ; mais il n'est pas venu. J'étais dans une profonde préoccupation de l'esprit dans la puissance de Dieu, et je fus mû d'aller à la réunion ; et la puissance du Seigneur les enchaîna tous. Bien qu'ils nous menaçaient d'amener les soldats anglais, aucun n'est venu, et il n'y eut aucun dérangement ; mais ce fut une glorieuse et puissante réunion, et très paisible ; gloire, honneur, et louanges soient au Seigneur au-dessus de tous pour toujours. Amen !

Pendant le temps que j'ai que je suis resté à Londres, comme j' avais le loisir entre les réunions et autres services publics, j'ai écrit de nombreux livres et articles, dont certains qui furent imprimées, et d'autres furent répartis sur en manuscrit. Parmi ceux-ci, l'un était dirigé, « Aux évêques et autres qui ont excité la persécution » ; pour leur montrer à partir des Saintes Écritures, qu'ils ne marchaient pas selon la loi royale, « Aimer leurs prochains comme eux-mêmes, et faire pour les autres comme ils voudraient qu'on fasse pour eux. » Une autre fut, « À tous les différentes sortes de professeurs chrétiens aussi bien, protestants que papistes, dont la religion et le culte se trouvent dans observances extérieures et les cérémonies ; en les pressants de ces paroles de l'apôtre Paul aux Galates 5:2-4. "Voici, moi Paul, je vous dis que si vous êtes circoncis, Christ ne vous profitera de rien ; et je proteste de nouveau à tout homme circoncis (signifiant atteindre le salut), qu'il est tenu d'accomplir toute la loi. Quiconque d'entre vous tente d'être justifié par la Loi est déchu de la grâce, et Christ est devenu d'aucun bénéfice pour vous," de considérer le fait, qu'étant rentré dans les observations de la loi et des cérémonies d'ombre, (en maintenant les dîmes, les offrandes, les prémices, les vêtements des prêtres, les autels, les temples extérieurs, les lampes, les lumières, etc, et dans les jours à observer, les mois, les temps, les années, et beaucoup d'autres choses commandées par la loi), s'ils ne sont pas tombés dans la même condition dans laquelle étaient tombés les Galates ; et donc déchus de la grâce,et devenus les débiteurs à la loi tout entière. » Une autre était : « Pour diriger et tourner toutes les personnes vers l'Esprit de Dieu, afin qu'ils puissent de ce fait recevoir une juste compréhension, et être en mesure de faire la distinction entre le bien et le mal, la vérité et l'erreur ; que, sous prétexte de punir les méchants, ils ne puissent pas eux-mêmes faire le mal en persécutant les juste. » La Lettre est insérée ici :

L'esprit de Dieu, qu'Il a répandu sur tout le monde, donne une compréhension à tous ceux qui sont conduits par Lui, et à ceux qui n'ont pas étouffé Ses mouvements, il donne la connaissance et la compréhension pour distinguer le bien du mal, la lumière des ténèbres, Christ de l'antéchrist, l'ancien testament ou l'alliance du nouveau, l'ancienne voie du voie nouvelle et vivante ; les brebis et les agneaux d'avec les boucs et les loups, l'adoration de Dieu, que le Christ a mis en place voilà plus de 1600 années, du dragon et du culte bête, et tous ceux qui adorent les oeuvres de la main des hommes, et ceux qui adorent de leurs propre volonté, de ceux qui adorent Dieu dans Son esprit et dans Sa vérité, dans laquelle le peuple de Dieu l'adorent, ce qui le culte est sur ​​tous les cultes faux et adorateurs. Ceux qui croient en la lumière, qui est la vie en Christ, deviennent les enfants de la lumière, et ils sont les agneaux de Jésus. Ces agneaux suivent l'agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde ; ils ne suivront pas les mercenaires, ni les étrangers, pour être conduit dans les voies, doctrines, religions et églises étranges ; car l'agneau de Christ suit Christ l'Agneau de Dieu, et reconnaître Sa voix céleste. Ils savent aussi, que ceux qui sont sans Christ sont des chiens et des loups, adultère, idolâtres, menteurs, et incroyants, qui voudraient dévorer l'agneau ; mais ceux-ci sont dans la main du Seigneur, qui est sa puissance, qui est au-dessus de tous ; ceux-là font du bien dans sa puissance à tous ; car ils ont la pensée de Christ, qui voudrait que tous parviennent à la connaissance de la vérité, et soient sauvés. Ceux qui font le bien à tous, ne blessent personne ; car l'esprit qui blesse une personne n'est pas de Dieu ; mais cet esprit, qui fait le bien à tous, à en particulier à la maison de la foi, est de Dieu. Christ est venu non pas pour détruire la vie des hommes, mais pour les sauver. C'est le destructeur qui détruit les vies des hommes au sujet de la religion, qui corrompt les hommes et les femmes en les rendant sourds et aveugles aux choses de Dieu et qui se détourne des voies de Dieu. Ceux qui obéissent au malin, et abandonnent le Seigneur sont ceux qui sont détruits par le destructeur ; mais le Christ détruit ce destructeur, et dans le Christ tous ont la vie.   

George Fox

J'écrivis aussi concernant la méditation, la joie, l'exercice et l'étude, montrant à partir des Écritures de la vérité sur quoi les vrais chrétiens devrait méditer, en qui exercer leur esprit et prendre plaisir à, et ce qu'ils doivent étudier à faire. Car ce ne sont pas seulement les gens profanes et lâche prenant plaisir aux choses terrestres, qui disparaissent, et périssent ; mais même de grands professeurs de religion prennent plaisir à la même chose alors qu' ils devraient méditer sur les choses célestes, prendre plaisir à la loi de Dieu selon l'homme intérieur, et se conduire eux-mêmes de manière à avoir toujours une « conscience sans reproche envers Dieu et envers les hommes», comme l'apôtre Paul a fait.

D'après les registres britanniques Quaker, concernant les persécutions à Bristol, en Angleterre, en 1682:

Le 7 du mois appelé Juillet, ils dispersèrent l'assemblée qui se composait alors principalement d'enfants, car les hommes et les femmes étant généralement en prison, les enfants gardaient leurs réunions régulièrement, et ce avec une gravité et un calme remarquable : il était surprenant de voir le courage viril et la constance avec laquelle certains des garçons se comportait en cette occasion, demeurant près des réunions en l'absence de leurs parents, et subissant de ce fait de nombreux abus avec patience... Le 30, dans l'après-midi, environ 55 étaient à la réunion, lorsque Helliar, un bâton d'os de baleine torsadé, en a battu beaucoup d'entre eux sans pitié en les frappant de violents coups à la tête, au cou et au visage, peu d'entre eux ont pu s'échapper sans quelques marques de sa fureur...

Il a également [le 13 Août] envoyé onze garçons et quatre filles à Bridewell, [la prison locale] jusqu'à ce qu'une Ami engagés pour leur comparution le lendemain devant le maire adjoint, qui s'est efforcé à la fois par des persuasions et des menaces de leur faire promettre de ne plus venir du tout aux réunions, mais les enfants à cet égard ont été inébranlables. Par conséquent, ils ont été renvoyés à Bridewell, Helliar, pour les effrayer, a chargé au garde de fournir un nouveau chat de Neuf queues (fouet à neuf lanières) contre eux lendemain matin Le lendemain, à la court de Tolzey il a appelé les juges à les faire corriger, mais il n'a pas réussi. Les garçons et les filles avaient pour la plupart de dix à douze ans. Leurs noms étaient Samuel Gibbon, William Miller, Joseph James, Elias Osborne, Tabitha Jones, Jonathan Jones, William Fry, Joseph Watkins, Rachel Mears, William Day, Samuel Watkins, James Randy, Martha Watkins, Martha James et James Wheeler.

Comme les souffrances demeuraient très douloureuses et lourdes sur les Amis, non seulement dans la ville, mais dans la plupart des régions du pays, j'ai rédigé un document devant être présenté au roi ; lui énonçant nos griefs, et désirant de lui un redressement dans ces cas particuliers lesquels, je comprenais étaient en son pouvoir. Mais n'ayant pas reçu le soulagement de sa part, il vint sur moi d'écrire une épître aux Amis, pour les encourager dans leurs souffrances de sorte qu'ils puissent supporter avec patience les nombreux exercices portées sur eux, à la fois par les magistrats et les faux frères et les apostats ; dont les méchants livres et calomnies immondes ont attristé le coeur droit. Lorsque je suis allé rendre visite à un Ami ancien à Dalston qui se trouvait malade, j'ai écrit cette épître.

Ami et frères en Christ Jésus, que le Seigneur a appelé et rassemblé en Lui, en Lui demeurez ; car sans Lui vous ne pouvez rien faire, et à travers Lui vous pouvez faire toutes choses. Il est votre force et votre soutien dans toutes vos épreuves, tentations, emprisonnements et souffrances. Pour l'amour de Christ, vous êtes comptés comme des brebis destinées à la boucherie, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs, par le Christ qui nous a aimés. Par conséquent, Amis, bien que vous souffrez par les puissances extérieurs, vous savez que les prophètes, Christ, et les apôtres, ont soufferts de par les non convertis. Et bien que pour un temps il vous faille souffrir de par les faux frères et les apostats, et par leurs livres et leurs langues souillées, dont les langues sont en effet devenus outils pour calomnier ; laissez-les parler, écrire, ou imprimer ce qu'ils veulent ; car les personnes sobres, même du monde ne les regardent guère. C'est bien qu'ils se soient eux-mêmes exposés au monde, de sorte que leur folie ne puisse pas aller plus loin, bien jusqu'au bout de leur puissance, ils ont démontré leur intention méchante d'attiser les magistrats, les professeurs et méchants contre nous, et dire du mal du chemin de la vérité. Les jugements de Dieu vont les rattraper, aussi sûr que ils sont venus sur ceux qui sont partis avant eux. Laissez-leur prétention être toujours aussi élevé, marquer leur fin, car ils tomberont comme figues tardives, et se flétriront comme le gazon planté sur le toit de la maison. Bien qu'ils puissent sembler fleurir, et faire les fiers et faire du bruits pour un temps, pourtant la semence est sur leurs têtes et les broiera en poudre ; la même semence qui écrase la tête du serpent. Par conséquent dans cette semence, Christ, qui est votre sanctuaire, votre repos, votre paix, et votre demeure tranquille, qui est le premier et le dernier, et au-dessus de tous, en Lui marchez ; car le Seigneur prend plaisir dans son paisible peuple qui Le servent et L'adorent. Par conséquent que les saints soient remplis de joie dans la gloire ; et dans le Dieu de paix, puisse le Dieu de toute grâce, qui nous a appelé dans son éternelle gloire par Jésus-Christ, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra parfaits, accomplis, fortifiés, et vous établira. Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous. Et Bien-aimés, ne trouvez pas étrange concernant l'épreuve ardente qui est pour vous éprouver, comme s'il vous arrivait quelque chose d'étrange ; car il vaut mieux, s'il en va ainsi de la volonté de Dieu, que vous souffriez pour avoir bien fait que pour avoir mal fait ; et réjouissez-vous puisque vous participez aux souffrances de Christ. Laissez ceux donc aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettant leurs âmes en faisant le bien, à un fidèle créateur. Car il ne vous est pas uniquement donné le don de croire en Christ, mais il vous est aussi donné le don de souffrir pour sa cause. Donc cela est donné, ou c'est un don de Christ de souffrir pour son nom ; et c'est pourquoi réjouissez-vous, car vous êtes participants des souffrances de Christ. Si on parle de vous avec mépris ou en mal pour le nom de Christ, soyez heureux pour l'Esprit de gloire et de Dieu qui repose sur vous : de sa part il En parle en mal, mais de votre part Il est glorifié. Par conséquent si quelqu'un souffre comme chrétien, qu'il n'en ait pas honte, mais qu'il glorifie Dieu en ce nom. Bien que maintenant pour un certain temps, si nécessaire, vous pouvez avoir à souffrir beaucoup d'épreuves, et de tentations ; l'épreuve de votre foi bien plus précieuse que celle de l'or qui périt, bien qu'il soit éprouvé par le feu ; puisse votre épreuve avoir pour résultat la louange, l'honneur, et la gloire alors que vous êtes gardés par la puissance de Dieu à travers la foi, à salut. Par conséquent gardez à l'esprit votre gardien, où que vous soyez, ou peu importe les souffrances, par lesquelles, vous passez ; et gardez à l'esprit l'exemple de l'apôtre, comment il a subi difficultés comme un malfaiteur dont l'emprisonnement. Mais la parole de Dieu n'est pas liée, elle qui est éternelle et qui dure pour toujours ; et ceux qui sont dans ce qui n'est pas éternel et qui ne dure pas pour toujours, ne peuvent lier la parole. L'apôtre disait, « j'endure tout pour l'amour des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. (Remarquez, avec la gloire éternelle.) Et si nous souffrons avec Christ nous régnerons avec Christ, qui demeure fidèle. » Par conséquent ne vous joignez pas aux conversations inutiles, évitant ce qui est impure et les bavardages venant de l'orgueil (bavardage impie), car cela ne fera qu'accroître votre piété ; évitez ces choses afin que vous puissiez être des vases d'honneur, sanctifiés et propre à l'usage qu'en fait le Christ, votre Maître, et préparé pour toutes bonnes oeuvres. Poursuivez la droiture, la piété, la foi, l'amour, la patience, et la douceur. Combattez le bon combat de la foi avec vos armes célestes ; cette foi est la victoire (ou donne la victoire) par laquelle vous saisissez la vie éternelle, et avez accès à Dieu, « qui donnera à chaque homme selon ses actions : à ceux qui continuent patiemment en faisant bien, cherchez pour la gloire et l'honneur, l'immortalité et la vie éternelle ; mais à ceux là qui sont querelleurs, et qui n'obéissent pas à la vérité, mais qui obéissent à l'injustice, à l'indignation et à la colère, tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui fait le mal ; mais gloire, honneur et paix à tout homme qui fait le bien ». Christ a dit à ses disciples, « Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n'êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait. » Et, « S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. » Et Jean dans son épître générale à l'Église, "Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. » Et Christ dans sa prière à son Père, a dit de Ses fidèles, « Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et la gloire que tu m'as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu'ils soient un, comme nous, nous sommes un. » Par conséquent vous tous qui savez que Dieu et Jésus Christ (les connaître est la vie éternelle) et qui êtes participants de Sa gloire, gardez le témoignage de Jésus, et soyez vaillant pour Sa vérité sur terre, afin que vous puissiez tous être établis sur Christ, le rocher et le fondement.

George Fox
Dalston, le 3e jours du 8e mois, 1682

Je n'ai fait qu'un petit séjour à Dalston, mais je suis revenu à Londres, où je suis resté presque tout l'hiver ; travaillant au cours du service de la vérité parmi les Amis, sauf pour un petit moment à Kingston, au cours du dixième mois de cette année, où j'ai écrit un livre, énonçant « L'état de la naissance charnelle, et de la naissance spirituelle ; et le devoir et l'état de d'enfant, de jeune, de jeune homme, d'homme âgé et de père dans la vérité » Mais je ne suis pas resté longtemps à Kingston, car la persécution intense continuait toujours, et j'ai senti mon service était des plus nécessaire à Londres, où nos réunions étaient la plupart du temps perturbé et divisé ; forçant les Amis, à se réunir à l'extérieur parce qu'ils étaient maintenu hors de leurs maisons de réunion par les policiers. Pourtant, à notre grande surprise, nous avions parfois une réunion paisible et tranquille, dans les maisons. Une fois, j'avais décidé de rendre visite à un ami qui était à deux de miles de la ville qui n'était pas bien, mais, apprenant que le roi avait envoyé au maire de mettre en exécution les lois contre les dissidents, et que les magistrats alors visant à clouer les portes des maisons de réunion, je n'eus pas la liberté de sortir de la ville, mais fus mû à aller à la réunion de la rue Gracechurch. En dépit de toutes leurs menaces, il y eut une grande et silencieuse réunion, et la gloire du Seigneur resplendit sur ​​tout.

La même semaine, je suis allé à la réunion de Peel dans la rue John, et les sessions du tribunal avaient lieu le même jour à la salle de Hicks. J'allai le matin, et puisque William Mead devait comparaître aux sessions du tribunal pour n'être pas aller au culte à la maison à clocher, il est venu une ou deux fois de la salle de Hicks pour me voir à Peel ; quand certaines personnes mal intentionnées, sont allés informer les juges au banc qu'il était allé à une réunion à Peel. Sur quoi ils envoyèrent un messager afin de voir s'il y avait une réunion ; mais ceci étant en fin de matinée, il n'y avait pas de réunion. Aussi le messager s'en retourna et lui dit. Puis d'autres informèrent les juges qu'il allait y avoir une réunion là dans l'après midi ; à ce moment ils envoyèrent le chef de la police et lui demanda : « Pourquoi a-t-il autorisé une réunion pour être à Peel, si près de lui ? » Il leur a dit, « il ne savait pas de toute réunion là-bas. » Ils lui demandèrent, comment ne pouvait-il pas savoir cela en vivant aussi près » ? Il a dit, « qu'il n'avait jamais été là de sa vie, et qu'il n'avait aucune connaissance au sujet d'une réunion là-bas. » Ils ont essayé de le convaincre qu'il devait savoir ; mais il maintenait ne pas savoir, et ils ont dit, « et voulurent ordonner que cela soit parlés encore cette après midi. » Mais après ils avaient à traiter de nombreuses autres questions de la sessions, lorsque l'heure du dîner est venu, ils se hâtaient à leur dîner, sans en donner l'ordre, et lorsqu'ils revinrent à leurs bancs après dîner, le Seigneur mit cela hors de leurs esprits, de sorte que la réunion fut paisible, débutant et se terminant dans la paix ; et ce fut une réunion bénit que nous eûmes, la présence du Seigneur étant précieusement parmi nous. Quand les Amis me virent entrer dans la réunion, plusieurs craignaient que je sois arrêté ; mais avant d'y aller, j'avais résolu dans ma pensée que c'était la volonté du Seigneur, J'étais prêt à être arrêté et à souffrir, car je n'avais rien d'autre à la pensée concernant cela que la gloire du Seigneur. Je crois que le Seigneur avait mis cela hors de leurs pensées, en sorte qu'ils ne puissent pas ordonner le bris de notre réunion cette journée là. Pourtant le premier jour suivant, trois ou quatre juges (tel que j'ai entendu) sont venus à Peel, et ils ont sortit les Amis hors de leur maison de réunion, puis ils les ont gardé hors de celle-ci. Ils ont également demandé à voir William Mead, mais il n'était pas là.

Ce jour-là, je fus mû à aller à la réunion rue Gracechurch, et il était prévu que des officiers viendraient pour briser la réunion ou garder les Amis, à l'extérieur, et plusieurs centaines de personnes sont venues voir ce qui allait être fait pour nous. Mais les officiers ne sont pas venus ; nous avons donc été dans la paix et le calme, et la plupart des gens qui étaient venus pour regarder, sont resté tout le temps, et ce fut une réunion précieuse et glorieuse que nous avons eu, car la présence du Seigneur était abondamment parmi nous, et sa puissance est venue au-dessus de tous, gloire à son nom pour toujours, qui est au-dessus de tout !

J'avais vu le discours imprimée du maire pour mettre les lois en exécution contre les dissidents, et je pensais que nous devrions établir un document à envoyer au maire et les échevins, pour nous dégager d'être comme ceux ces lois contre lesquels ont été faites, et exposer notre comportement paisible à la fois envers du roi et le gouvernement. En conséquence, un document fut écrit, signé et remis au maire, et des copies livrés aux échevins, et l'évêque de Londres qui en général reçu cela gentiment, et fut civile avec les les Amis, qui lui ont livrés.

À cette époque je fus mû à écrire le quelques lignes suivantes aux Amis

Chers Amis, sentez la puissance du Seigneur en vous tous, et au-dessus de tous, et par elle laissez vos coeurs être unis les uns aux autres, et au Seigneur Dieu, qui vous a rassemblé Lui-même par sa puissance et son esprit, pour être un peuple pour le servir et l'adorer. Afin que vous puissiez tous vous efforcer d'exceller dans la vertu, et dans cet amour qui supporte toute chose, et édifie le corps du Christ, le corps du second Adam. Car le corps de l'ancien Adam dans la chute est remplie de malice, d'envie, et de vice. Par conséquent vous qui êtes appelés hors du corps du vieil Adam dans la chute, et qui avez revêtu celui de Christ le deuxième Adam qui n'est jamais tombé, marchez en Lui, le trésor de la vie, la sagesse, et la connaissance, en qui vous avez la paix avec Dieu, qui set le premier et le dernier, le commencement et la fin. Ainsi, que tous se réunissent à Dieu, en Lui qui réconcilie toute choses en un, à la fois les choses dans les cieux et les choses sur la terre ; qui est le fidèle et véritable témoin dans l'homme et la femme. Assoyez-vous en Lui, qui est au-dessus des subtils renards dans leurs tanières, et les oiseaux du ciel dans leurs nids ; je dis, assoyez-vous en Christ, qui n'a pas de place parmi eux pour reposer sa tête ; il est votre repos. Or en Lui est mon amour pour vous tous.

George Fox
Londres, le 20e jour du 11ième mois, 1682

Non longtemps après cela je reçus un compte rendu par lettre, de la part de quelques Amis qui étaient prisonniers à Denbigh dans Wales, que plusieurs Amis là étaient sous de grandes souffrances pour le témoignage d'une bonne conscience. Dans le tendre sentiment dans lequel j'étais mû dans l'amour de Dieu pour les visiter avec quelques lignes, telle une épée de consolation pour eux dans leurs souffrances ; et d'exhortation, pour tenir ferme dans le témoignage qui leur était remis, allant ainsi :

Chers agneaux souffrants pour le nom et la commande de Jésus ! Soyez vaillants pour sa vérité, et fidèles, et vous ressentirez la présence du Christ avec vous. Regardez à Lui qui a souffert pur vous, qui vous a racheté, et qui vous nourrira, qui disait, « ayez bon courage, j'ai vaincu le monde » : qui détruit le diable et ses oeuvres, et écrase la têtes du serpent. Je dis, regardez à Christ votre sanctuaire, en qui vous avez le repos et la paix. À vous il est donné non seulement de croire, mais de souffrir à cause de son nom. Ceux qui vivront pieusement en Christ Jésus, souffriront la persécution par les professeurs impies du Christ Jésus, qui vivent hors de Lui. Par conséquent, soyez vaillants pour la vérité de Dieu sur la terre, et regardez au-delà de cet esprit qui vous fait souffrir, à Christ, qui était avant que cet esprit fut, et qui sera encore, quand l'autre ne sera plus. Considérez tous les prophètes, Christ, et les apôtres, qui ont souffert et qui ont été persécutés ; mais ils n'ont jamais été persécutés en tant que vrais hommes, mais en tant que séducteurs, et pourtant ils étaient véritables. Christ est le même aujourd'hui tel qu'il était hier, un rocher et une fondation pour votre âge et pour votre génération, pour que vous bâtissiez dessus. J'ai écrit à votre sujet (après avoir entendu votre lettre), aux Amis dans le Cheshire pour qu'ils vous rendent visite, comprenant que vous appartenez à leurs Réunion Trimestrielle. Je veux que des les Amis, de votre comté aillent mettre l'état de votre souffrance devant la réunion mensuelle ou trimestrielle, dans le Cheshire. J'ai écrit aussi à Richard Davis, afin que certains de ce côté puissent aller vous rendre visite et voir quelle est votre condition.
 
Mon amour est pour vous dans le Seigneur, qui seul est votre support.

George Fox
Londres, le 27e jour du 11e mois, 1682

Parce que les nombreux magistrats étaient n'étaient pas disposés à fixer des amendes sur les maisons de réunions, ils gardaient es Amis hors des nombreuses maisons, plaçant des officiers et des soldats de garde aux portes et passages ; pourtant parfois les Amis recevaient des amendes parce qu'ils parlaient et priaient, même si cela était fait en dehors des maisons de réunions. Le premier jour il vint sur moi d'aller à la maison de réunion de Devonshire dans l'après midi ; et parce que j'avais entendu dire que les Amis étaient retenus dehors ce matin là, (tout comme c'était le cas pour la plupart des réunions aux alentours de la ville), j'allai un peu plus tôt et entrai dans la cour, avant que les soldats ne viennent garder les passages, mais les constables était entrés avant moi et se tinrent dans le pas de la porte avec leurs bâtons. je leurs demandai de me laisser passer ; ils répondirent qu'ils ne pouvaient pas et n'osaient pas car ils avaient reçu ordre de nous arrêter et qu'ils étaient désolés pour cela. Je leur a dit, que je n'allais pas m'opposer à eux ; aussi je me tint près, et ils furent très civils. Je me tint là jusqu'à ce que je devienne fatigué ; alors on me donna un tabouret pour m'asseoir dessus, et après un certain temps la puissance du Seigneur commença à surgir parmi les Amis, et l'un d'entre eux se mit à parler. Les agents rapidement lui ordonnèrent de s'arrêter et dirent qu'il ne devait pas parler. Voyant qu'il ne s'arrêta pas, ils commencèrent à se fâcher. Mais je posai doucement ma main sur l'un des agents de police et lui demandai de le laisser tranquille. L'agent de police se ravisa et se calma, et l'Ami ne parla pas beaucoup plus longtemps. Après qu'il eut fini, je fus mû à me lever et à parler, et dans ma déclaration j'ai dit : « qu'il n'y avait aucune nécessité pour eux de venir contre nous avec des épées et des bâtons, car nous étions un peuple pacifique, et qu'il n'y avait rien dans nos coeurs, seulement de la bonne volonté pour le roi et les magistrats, et pour tous les peuples sur la terre. Nous ne nous sommes pas " rassemblés sous prétexte de religion pour comploter et faire des plans contre le gouvernement, ou de soulever des insurrections " ; mais pour adorer Dieu en esprit et en vérité. Nous avions le Christ comme notre évêque, prêtre et pasteur, pour nous nourrir et nous surveiller, et il règne dans nos cours, de sorte que nous pourrions tous nous asseoir en silence, pour apprécier notre enseignant. » Ainsi, je les recommandai tous : au Christ leur évêque et pasteur. Je me suis assis et après un certain temps fus mû à prier, et la puissance du Seigneur était sur tous, et les gens, y compris les constables et les soldats ont enlevé leurs chapeaux. Lorsque la réunion fut terminée et que les Amis ont commencé à quitter, le constable ôta son chapeau et demanda au Seigneur de nous bénir, car la puissance du Seigneur était sur ​​lui et le peuple.

Après cela, je fis le tour de la région, visitant des Amis à leurs maisons, qui avaient leur propriété personnelle saisies pour avoir adoré Dieu. Nous avons fait le compte de ce qui leur avait été pris. Quelques Amis se sont réunis à ce sujet et ont dressé par écrit le cas des souffrances de nos Amis, et l'ont donné aux juges lors de leurs sessions mineures. Ce qui a entraîné pour eux la délivrance d'une ordonnance, que les officiers ne devraient pas vendre les biens personnels des Amis qu'ils ont entre leurs mains, mais de les conserver jusqu'à la prochaine session ; ce qui découragea les informateurs, et les fit cesser quelque peu leurs procédures.

Le premier jour suivant il vint sur moi d'aller à la réunion à la Savoy ; et ce jour là furent rassemblées, le serviteur de la court est vint ; et avec lui des gens sauvages, comme un océan ; mais la puissance du Seigneur les enchaîna tous. L'Esprit du seigneur était au milieu et au dessus de tous, et ils furent tranquilles, et nous eûmes une glorieuse et paisible réunion ; bénit soit le Seigneur pour son inexprimable bonté ! Ceci se passa le douzième mois, 1682.

Dans le premier mois, 1683, j'allai à Kingston sur Thames. Comme j'allai à la réunion, j'ai rencontré le constable en chef qui avait été au lieu de la réunion, et qui avait placé des surveillants pour nous garder dehors ; pourtant il était très civil, et les gardiens laissaient les Amis avoir quelques bancs pour s'asseoir dehors sur la route ; aussi les Amis se sont réunis là, et nous avons eu une très précieuse réunion ; car la présence rafraîchissante du Seigneur était avec nous, dans laquelle nous nous sommes quittés en paix.
 
Après avoir visité et encouragé les Amis là-bas, je suis retourné à Londres et suis allé à la réunion à Bull and Mouth (une hôtel dans London), où les gendarmes avec leurs sentinelles tenaient une garde pour garder les Amis hors de la maison. Alors nous nous sommes rencontrés dans la rue, et quand un Ami a parlé, les officiers et gardiens ont fait une grande démonstration pour le jeter par terre et le placer en détention. Lorsque quelques autres amis ont parlé, il fut sur moi de prendre la parole. J'ai dit : « le ciel est le trône de Dieu, et la terre est son marchepied, et ne nous laisserez-vous pas debout sur le marchepied de Dieu pour adorer et servir le Dieu vivant » ? Tandis que je parlais, ils étaient tous calmes, et après que j'eus terminé ce que je sentais mû à-dire que nous avons rompu notre réunion dans la paix. C'était le sixième jour de la semaine.
 
Le premier jour suivant je fus amené à aller à la réunion de la rue Gracechurch. Lorsque j'arrivai, je trouvai un groupe de garde à l'entrée sur Lombard-street, et un autre à la porte de la rue Gracechurch, dans le but garder les Amis hors du lieu de la réunion, or nous fûmes forcés, mais heureux, de nous réunir dans la rue. Après un certain temps je me suis levé sur une chaise et parlé longuement aux personnes leur, « ouvrant les principes de la vérité, et leur déclarant de nombreuses et lourdes vérités concernant magistrature, et la prière du Seigneur ». Outre les Amis, il y avait un grand nombre de personnes, et tous furent très tranquille, car la puissance du Seigneur était sur tous, et en son temps, nous avons rompu notre réunion et sommes partit en paix.
 
Le lendemain, je suis allé à Guildford, dans le Surrey, et après avoir visité des Amis là-bas, je suis passé à Worminghurst dans le Sussex, où j'eus une réunion très bénie parmi les Amis, libre de toute perturbation. Pendant que j'étais là, James Claypole de Londres, (qui était là avec sa femme), a été soudainement très malade avec une si violente attaque de calculs rénaux de sorte qu'il ne pouvait ni se tenir debout ou de se coucher, et avec une extrême douleur criait comme une femme pendant l'accouchement. Lorsque j'entendis cela, j'eus beaucoup de chagrins pour lui en esprit et allai vers lui. Après lui avoir dit quelques mots de tourner son esprit vers l'intérieur, je fus mû à mettre la main sur lui et priai le Seigneur de réprimander son infirmité. Comme je posai ma main sur lui, la puissance du Seigneur passa à travers lui, et par la foi en cette puissance sa douleur s'atténua rapidement et bientôt il tomba dans un sommeil. Quand il se réveilla, la pierre était sortie de lui comme une ordure, et il allait si bien, que le lendemain, il partit avec moi vingt-cinq miles en voiture, bien que chaque attaque précédente de calculs rénaux l'avait obligé à garder le lit de deux à quatre semaines à la fois. Mais le Seigneur avait été sollicité pour Lui, et par sa puissance, Il donna rapidement à James satisfaction ; béni et loué soit son saint nom alors !

Après avoir eu quelques réunions dans le Sussex et le Surrey, et visité les Amis dans la région, je suis retourné à Londres par Kingston, où j'ai eu une réunion le premier jour du deuxième mois, étant le premier journée. Nous avons été tenus à l'écart de la maison de réunion par un agent de police et gardien, or nous étions forcés, mais heureux de nous réunir sur la route. Comme c'était la journée de la réunion mensuelle et que beaucoup de gens étaient venus, la réunion fut assez grande et très tranquille, et la présence bénie du Seigneur était parmi nous, béni soit son nom pour l'éternité !

De retour à Londres, j'allai à une réunion à Wheeler-street près de Spitalfields, qui ce jour là était très grande, et ce fut une glorieuse réunion bénit ; car la puissance et la vérité du Seigneur était sur tous, et plusieurs choses lourdes et profondes furent ouvertes aux gens à leur grande satisfaction.

Je restai à Londres et aux alentours, visitant les réunions, et travaillant au service de l'évangile, jusqu'à la Réunion Annuelle, qui débuta le 28e jour du troisième mois. Ce fut une période de grandes souffrances, et j'étais très inquiet du fait que des Amis, venant de la campagne au service de l'église, pourraient être arrêtés et emprisonnés à Londres. Mais le Seigneur était avec nous, sa puissance nous protégea, et il nous donna une opportunité douce et bénie de nous attendre à Lui, et d'être rafraîchis ensembles, et d'avoir ces services pour Sa vérité et Son peuple avec lesquels nous nous sommes rencontrés. Par la suite il y eut un tempos de grande persécution, et nous apprîmes que dans certains comtés des Amis était sous de grandes souffrances soit par emprisonnement ou saisie de propriété privée, ou les deux. Une préoccupation pesait lourd sur moi, de peur que des amis, surtout des commerçants et des détaillants dans le monde, pourraient être à risque de la perte de biens ou de domaines des autres hommes à travers leurs souffrances. Comme un résultat de ceci étant ouvert en moi, Une préoccupation était pesamment sur ​​moi, de peur que des amis, surtout des commerçants et des détaillants dans le monde, pourraient être à risque de la perte des biens des autres hommes ou des domaines à travers leurs souffrances. À la suite de celle-ci étant ouvert à moi, je tirai une épître d'avertissement aux Amis, dans ce casque je communiquai à l'Assemblée annuelle, et de là il fut envoyé parmi les Amis à travers le pays ; dont voici une copie :

Chers Amis et frères dans le Seigneur Jésus-Christ,

Qui est votre seul sanctuaire en ce jour de tempête et de persécution, de saisie de propriété privée, et d'emprisonnements ! Puissent les yeux de chacun être sur Lui, à qui toute puissance dans les cieux et sur la terre lui est donné ; aussi, qu'aucun ne puisse toucher un seul cheveux de votre tête, ou vous, ou toute choses que vous avez excepté ce qui est permis ou autorisé en ce jour pour éprouver son peuple, si leurs pensées sont avec le Seigneur ou dans les choses extérieures. Chers Amis prenez soins que toutes vos offrandes soient libres de liens ou d'obligations, et qu'elles soient vôtres, que vous alliez pleinement payés pour, afin que vous n'offriez pas une chose qui appartient à une autre personne, ou quelque chose qui vous serait confié, (et qui n'est pas à vous), ou des biens des orphelins ou des veuves ; mais que toutes choses soient placés et établies à leurs places. Vous pourriez vous rappeler, il y a plusieurs années de cela, à une époque de grande persécution, de nombreux Amis qui étaient commerçants, marchants, et autres, avaient en leurs mains la responsabilité des biens des veuves et des orphelins. Et lorsqu'une grande souffrance, persécution, et saisie de biens vinrent sur les Amis, un soin particulier avait été pris pour que les seuls choses offertes au Seigneur dans leurs souffrances soient réellement leurs propres biens, et non les bien et propriétés des gens qu'ils avaient entre leurs mains ; et qu'ils ne puissent pas les offrir à personne d'autres, mais uniquement ce qu'ils avaient acheté et payé, ou ce qu'ils pouvaient payer. Par la suite de nombreuses lettres arrivèrent, de la campagne, à la réunion de Londres, de la part d'Amis qui avaient des biens de commerçants à Londres sur crédit, dont ils n'avaient pas payé ; qui écrivaient à leurs créanciers, leurs demandant de reprendre leurs biens. Et quelques Amis vinrent eux-mêmes à Londres, et parlèrent à leurs créanciers, leur laissant comprendre, « Ils étaient passibles de se faire saisir tous leurs biens » ; et leur dit, « Ils ne voudraient pas qu'aucun homme puisse souffrir à cause d'eux ; et ils ne voudraient pas non plus, dans leurs souffrances, offrir quoi que ce soit à part ce qui leur appartient, ou ce qu'ils étaient en mesure de payer. » Sue ce, plusieurs reprirent leurs biens. Ceci donna aux Amis bonne réputation dans le coeur de beaucoup de gens, devant un tel un principe aussi droit, juste, et honnête ne voulant qu'aucun ne puisse souffrir pour leur témoignage ; mais ce qu'ils ont souffert pour le témoignage de Jésus devrait vraiment et réellement leur appartenir, et non aux autres gens. Ainsi, ils ne doivent rien aux gens. Aussi, en cela tout homme et femme restent libres d'offrir, qu'il soit un peuple libre, qu'il soit spirituel ou matériel qui leur appartienne ; et qu'en cela ils ne trompent aucun homme, ni intérieurement ni extérieurement. Ornan a dit à David, « Je te donne la place de l'aire …. et que le roi, mon seigneur, fasse ce qui est bon à ses yeux. Vois, je donne les boeufs pour l'holocauste, et les traîneaux à fouler pour le bois, et le froment pour le gâteau : je donne tout. » Et le roi David dit à Ornan : « Non, car certainement je l'achèterai pour son plein prix en argent ; car je ne prendrai pas pour l'Éternel ce qui est à toi, pour offrir un holocauste qui ne coûte rien. » 1 Chr 21:24. Ainsi, toute offrande devait provenir de ce qui appartenait à David, et il devrait en être ainsi pour tout ce qu'un homme a à offrir. Vous voyez ici que David ne voulut pas accepter l'offrande d'un autre homme pour offrir au Seigneur ; il ne voulut pas offrir ce qui ne lui coûtait rien, mais ce qui était réellement à lui. Psaume 112:5. « Un bon homme guidera ses affaires avec discrétion. »
 

Puisse ceci être lu dans vos Assemblées Mensuelles et Trimestrielles d'hommes et femmes.

George Fox
Londres le 2e du 4e mois, 1683

Parfois après la réunion mensuelle, j'allai à Kingston par la rivière Thames pour visiter des Amis ; et tandis que j'étais là, il vint sur moi d'écrire l'épître suivant aux Amis en générale, en tant que salutation d'amour, et dans le but d'attiser la pure pensée en eux.

Chers Amis et Frères,

Qui êtes tournés des ténèbres à la Lumière, et de la puissance de Satan à Dieu, vous qui êtes croyants dans la Lumière qui est la vie en Christ, vous qui êtes devenus enfants de la Lumière et du jour, greffés en Christ, le deuxième Adam, le Seigneur du ciel, et qui êtes rassemblés au nom de Jésus, en qui vous avez le salut, et en aucun autre nom sous tout le ciel. Car le Christ Jésus a dit, « Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, là je suis au-milieu d'eux. » Mat 18:20. Or vous qui êtes rassemblés dans le nom de Jésus, il est au milieu de vous, un Sauveur, un médiateur, un prophète, un berger, un évêque, un chef, un conseiller, le capitaine de votre salut, qui écrase la tête du serpent, et détruit le diable et ses oeuvres. Par conséquent, frères en Christ Jésus, exhortez-vous les uns les autres quotidiennement, tandis qu'il y a l'appel aujourd'hui, de peur que l'un de vous ne s'endurcisse par la tromperie du péché. Car vous êtes devenus participants de Christ, si vous tenez fermement le commencement de votre confiance, inébranlable jusqu'à la fin. Héb 3:14. C'est pourquoi, entendez la voix du Christ ; car il est au milieu de vous comme un enseignant. Prenez garde à éviter que l'un de vous n'ait un coeur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant, comme c'est le cas d'un trop grand nombre en ce jour de provocation et de tentation. Tandis qu'il fait jour, entendez Sa voix, et puissions-nous penser à s'encourager et s'exhorter les uns les autres à l'amour et aux bonnes oeuvres. Retenons fermement la profession de notre foi sans chanceler, (car celui qui vous a promis et appelé est fidèle). N'arrêtez pas votre assemblée mutuelle avec vos compagnons fidèles, comme quelques-uns ont l'habitude de faire », notez, « comme quelques-uns ont l'habitude de faire », qui ont négligé et qui néglige les assemblées mutuelles ; mais vous exhortant l'un l'autre et cela d'autant plus que vous voyez le jour approcher. Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une certaine attente terrible de jugement et l'ardeur d'un feu qui va dévorer les adversaires. Héb 10:24-27. C'est pourquoi il est bon de ne pas abandonner notre assemblée mutuelle, mais de s'exhorter quotidiennement les uns les autres ; car le Christ est au milieu de son peuple un enseignant et un prophète, qui disait, « Apprenez de moi, le chemin, la vérité, et la vie. » Nous sommes plusieurs individus qui ne faisons qu'un seul corps en Christ, rassemblés en Son Nom ; et chacun sommes membres les uns des autres. Ayant ainsi des dons, qui diffèrent selon la grâce qui nous a été donné, si c'est (un don) de prophétie, alors prophétisons selon la proportion de foi ; et que ceux qui sont ministre soient au service de ceux dont ils ont soin ; ceux qui sont enseignants soient à leurs enseignements ; et que celui qui exhorte encourage et persuade ; que celui qui donne, qu'il le fasse avec simplicité et quiétude ; et celui qui dirige, avec diligence ; et celui qui fait preuve de miséricorde, c'est de le faire dans la bonne humeur. Abhorrez ce qui est mal ; attachez-vous à ce qui est bon. Soyez tendre et affectueux les uns pour les autres, avec amour fraternel, dans l'honneur vous soumettant les uns aux autres. Réjouissez-vous dans l'espérance, soyez patient dans les tribulations, « ne soyez pas vaincu par le mal, mais surmontez le mal par le bien » ; et si cela est possible, autant que vous êtes capable, « soyez en paix avec tous les hommes » ; Rom 12. Ceci est, et était la pratique de l'église de Christ. Et maintenant, Or que le Dieu d'espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l'Esprit Saint. Or je suis persuadé, mes frères, moi-même aussi, à votre égard, que vous mêmes aussi vous êtes pleins de bonté, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter l'un l'autre. Rom 15:14. C'est ici l'Église du Christ dans laquelle Christ est présent parmi eux en tant qu'enseignant et chef de l'église ; et les membres étaient et sont encore capable de s'exhorter entre eux. Que la paix de Dieu règne dans vos coeurs, cette paix à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, celui du Christ. Que la parole du Christ habite en vous richement en toute sagesse, vous enseignant et vous exhortant les uns les autres,... Col 3:15-17 « Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père » ; et par dessus tout efforcez-vous par amour, qui est le lien de perfection. L'apôtre a dit à Timothée, « N'aie donc pas honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais prends part aux souffrances de l'évangile, selon la puissance de Dieu, qui nous a sauvés et nous a appelés d'un saint appel, non selon nos oeuvres, mais selon son propre dessein, et sa propre grâce qui nous a été donnée dans le Christ Jésus avant les temps des siècles », 2 Tim 1:8-9. Il est dans l'intérêt de tous, de ne pas avoir honte du témoignage de notre Seigneur, qui les a appelé par Sa grâce ; et de ne pas avoir honte d'aucun des prisonniers de Christ, et de ceux qui souffrent à cause de Christ et son évangile, qui abolit la mort, et apporte la vie et l'immortalité à la lumière à travers l'évangile ; vous qui croyez dans la Lumière, reconnaissez-la. Pierre a dit dans son épître général à l'Église du Christ, « Comme tout homme », remarquez, Comme tout homme « a reçu un don, employez-le à le servir [à l'administrer] aux autres, comme de bons intendants de la grâce multiple de Dieu. Si quelque homme parle, qu'il parle avec les paroles [oracles] de Dieu ; si quelqu'un exerce un ministère, qu'il le fasse avec la compétence que Dieu lui donne », et non avec la compétence des arts et des sciences des hommes, « afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ ». Car ces dons et cette grâce viennent de Jésus dans les coeurs des membres de Son Église, Lequel, se trouve au milieu de celle-ci. Et si quelqu'un souffre comme chrétien, qu'il n'en ait pas honte, mais qu'il glorifie Dieu. Tout véritable Chrétien a la présence du Christ, auquel tout pouvoir dans le ciel et sur la terre à été donné, pour le soutenir par Sa puissance, par Sa Lumière, et par Sa vie. Christ a dit à Ses croyants, "et soyez en garde contre les hommes, car ils vous livreront aux sanhédrins et vous fouetteront dans leurs synagogues ; et vous serez menés même devant les gouverneurs et les rois, à cause de moi, en témoignage à eux et aux nations. Et quand ils vous livreront, ne soyez pas en souci comment vous parlerez, ni de ce que vous direz ; car il vous sera donné dans cette heure-là ce que vous direz ; car ce n'est pas vous qui parlez, mais c'est l'Esprit de votre Père qui parle en vous. et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et celui qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Le disciple n'est pas au-dessus du maître, ni l'esclave au-dessus de son seigneur. Il suffit au disciple qu'il soit comme son maître, et à l'esclave qu'il soit comme son seigneur : s'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, combien plus les gens de sa maison ? Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent pas tuer l'âme ; Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Et pas un seul d'entre eux ne tombe en terre, sans que votre Père le sache. Et pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Quiconque donc me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. » Mat 10:32-33. Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le fils de l'homme aura honte de lui.» Luc 9:26 Et encore, Christ a dit, « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges. » Marc 8:38. Et Christ a dit à ses disciples, « Celui qui vous reçoit, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra la récompense d'un prophète ; et celui qui reçoit un juste en qualité de juste, recevra la récompense d'un juste. Et quiconque aura donné à boire seulement une coupe d'eau froide à l'un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis, il ne perdra point sa récompense. » Mat 10:40-42. Vous pouvez voir ici comment Christ encourage ses disciples, et ceux qui les reçoivent. Et Jean a dit, « Toutefois plusieurs d'entre les chefs mêmes crurent en lui ; mais à cause des pharisiens ils ne le confessaient pas, de peur d'être exclus de la synagogue » ; Jean 12:42. Il y a trop de croyants aujourd'hui qui sont réticents à confesser Christ, par peur de perdre l'approbation des hommes. Mais Christ encourage les disciples fidèles, et leur dit, Ils vous excluront des synagogues ; oui, même l'heure vient que quiconque vous tuera pensera rendre service à Dieu. « Ces choses », disait-il, « ils les ferons parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, quand l'heure sera venue, il vous souvienne que moi je vous les ai dites » ; Jean 16:2-4. Ici vous pouvez voir ce que Christ a dit à Ses disciples ce qui devrait leur arriver. Et Saül, avant d'être converti, obligeaient les Chrétiens à blasphémer, et faire des ravages dans l'église du Christ. Actes 8:1-3 et Actes 22:1-8 et Actes 26:9-11. La bête dans Apocalypse ne forçait-elle pas petits et grand à l'adorer, elle et son image ? Et ne l'ont-ils pas tous adoré, sauf ceux qui avaient leurs noms écrits dans le Livre de Vie de l'Agneau ? N'est-ce pas Nebucadnetsar qui avait fait ériger une image de soixante coudées de hauteur, et six coudées de largeurs ? Et n'avait-il pas ordonné à un héraut de crier fort, « Il est commandé à tout les peuples, nations, et langues de se prosterner et d'adorer l'image d'or qu'avait fait installer Nebucadnetsar ; et quiconque ne se prosternera pas et ne l'adorera pas dans la même heure, sera jeté dans la fournaise ardente ! » Et Shadrach, Meshach, et Abednego ne furent t-ils pas jetés dans la fournaise ardente ? Dan. 3. Mais Dieu les a délivré. C'est pourquoi il est bon d'être fidèle à Dieu et à son adoration en esprit et en vérité. les Juifs étaient déjà convenus que si quelqu'un confessait Jésus comme le Christ, il serait exclu de la synagogue. Jean 9:22. Donc c'est à cause de Christ qu'ils ont été excommuniés de leurs synagogues. Mais, tel qu'il est écrit, « Voici je pose en Sion une pierre d'achoppement, et un rocher de chute ; et celui qui croit en lui ne sera pas confus. » Ésaïe 28:16. Or, Christ est une pierre d'achoppement, et un rocher de chute pour tous les incroyants dans la lumière, qui est la vie en Christ, qu'ils soient Juifs, Chrétiens, ou Gentils. Les Juifs croyaient ce que disaient les Écritures, que Christ allait venir, et les Chrétiens croient qu'Il est venu, par les Écritures, mais ils ne croient pas dans la Lumière comme Christ l'a commandé et donc ils ne deviennent pas enfants de la Lumière. Par conséquent vous qui croyez dans la Lumière, et qui êtes devenus les enfants de la Lumière, marchez en Christ, votre voie, votre vie et votre salut.

George Fox
Kingston, le 5e mois, 1683

Avant mon départ de Kingston quelque chose de plus s'ouvrit en moi, dont je fus mû d'écrire et d'envoyer parmi les Amis ; allant ainsi :

Chers Amis,

Mon amour est pour vous tous dans la sainte semence qui règne sur tous. Et mon désir est que chacun, à la fois homme et femme, puissent sentir Christ la semence en vous, qui est héritier des promesses de vie éternelle, de sorte que vous puissiez tous croître en Christ Jésus, votre tête, et être bâti sur Lui le fondement de roc solide que Dieu a placé, qui se tient sûr au-dessus de tous les rochers et fondements dans le monde. Afin que vous puissiez manger et boire de à même ce rocher spirituel, l'eau et la nourriture spirituelles ; de sorte que vous puissiez vraiment et intérieurement dire que, que votre roc et votre fondement, votre pain et votre eau de vie viennent des Cieux,et que votre pain et votre eau sont sûres ; aussi que vous connaissez la voix de celui qui vous nourrit, et qui vous conduit dans les pâturages de la vie qui sont toujours frais et verts. En ceci que vos affections soient placées sur les choses d'en haut, en recherchant ce qui vient d'en haut plus que ce ce qui est d'en bas, où Christ est assis à la droite de Dieu, faisant intercession pour vous ; étant votre Médiateur, faisant la paix entre Dieu et vous ; et votre votre évêque céleste, qui vous garde dans Sa Lumière, dans sa vie, et dans sa puissance, et ne vous éloignez pas de Son bercail et pâturage céleste, afin que Lui votre berger puisse vous nourrir là. Il est votre prophète, pour vous ouvrir à vous les accomplissement des promesses et prophéties, Lui-même étant la substance ; afin que vous puissiez vivre en Lui, et Lui en vous, oui, et régner dans vos coeurs ; là pour exercer Ses fonctions, sa fonction prophétique, sacerdotale, et royale, qui est céleste et spirituelle. Afin que vous puissiez connaître les trois qui portent témoignage dans la terre, l'esprit, l'eau, et le sang, qui est la vie de Christ, qui nettoie de tout péché ; l'eau qui vous lave et qui vous rafraîchie, l'esprit qui baptise, circoncit, et qui vous conduit dans toute vérité ; pour que vous puissiez tous venir boire dans un même esprit, et garder l'unité de l'esprit, qui est le lien de a paix éternelle. Aussi, en étant conduit par l'esprit de Dieu, vous êtes ses fils et ses filles, et par son esprit vous parviendrez à connaître les trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit. Ce sont là les trois témoins qui sont dans le ciel, qui rendent témoignage de toutes choses ; car Il est Dieu dans le ciel, et Dieu sur la terre. Par conséquent, je désire que vous puissiez tous sentir Son amour déversé dans vos coeurs, et vivre en celui-ci, (au-dessus de l'amour du monde, qui est inimitié), et en cela vous resterez dans l'excellant chemin. Car l'amour édifie le corps du Christ, édifie son église, et garde hors de l'inimitié ; car il est au-dessus de cela, et nous amène et nous garde tous dans la véritable humanité, et dans la véritable divinité ; et à être courtois, doux, et tendre les uns envers les autres. et démontre la véritable nature de Christ, et la véritable Chrétienté, dans toutes vos vies et conversations, de sorte que toutes les bénédictions du Seigneur puissent demeurer sur vous, alors que vous vivez dans la semence de l'évangile, la semence du Royaume de Dieu, dans laquelle toutes les nations sont bénits. En cela vous aurez un souci de la grâce de Dieu. Il y a la colline ou la montagne où brille la lumière en réponses aux témoins de Dieu en tous, et le sel qui est une bonne saveur pour le témoin de Dieu dans les coeurs de tous ; cette saveur et ce sel étant gardés à l'intérieur, il ne vient pas sous les pieds des hommes. Ainsi, mon amour pour vous tous en Christ Jésus, que Dieu a donné pour être un sanctuaire pour tout son peuple, qui est d'en haut, et non pas de ce monde, dans lequel vous avez la vie, la paix, et le salut. En Lui, puisse le Seigneur Dieu Tout Puissant vous garde et vous protège tous pour Sa gloire, Amen. Alors que vous vivez dans la paisible vérité de Dieu, il vous garde sous, et dans Sa protection ; mais ceux qui professent les Écritures de vérité, et qui pourtant vivent hors de la vérité, dans l'esprit de conflit, de perturbation, et de mécontentement, dans un esprit d'invention, de complot, vorace, et destructeur qui vient du diable, et non de Dieu, cet esprit est jugé hors de la vérité, et provient de celui en qui il n'y a point de vérité, dont la part se trouve dans l'étang, et dans le feu qui brûle.

George Fox
Kingston, le 27e du 5e mois, 1683

Ayant visité les Amis à Kingston dans ses alentours, je retournai à Londres ; car c'était là un temps de grande souffrance pour les Amis, et je n'avais pas la liberté de sortir longtemps hors de la ville. J'allai à la réunion de Peel qui venait juste d'être brisée peu de temps avant mon arrivé par les juges et les constables, et ils s'étaient conduit très grossièrement ; mais ce jour-là la réunion se passa dans la la maison ; elle fut silencieuse et glorieuse, bénit soit le Seigneur.

Le premier jour suivant, j'allai à la réunion de Gracechurch-street, où je trouvai trois constables qui étaient entrés dans la réunion, et qui retenaient les Amis dehors ; alors nous nous sommes rassemblé dans la court. Après avoir passé quelques moments dans la réunion, je me suis levé, et j'ai parlé aux gens, et je parlai durant un bon moment. Puis l'un des constables vint, me saisit par la main, et dit, »tu dois descendre.' Je lui demandai d'être patient, et continuai à parler aux gens ; mais peu de temps après il m'arracha de là, et m'amena dans la maison de réunion. Je leur demandai s'ils n'étaient pas fatigués de ce travail. L'un d'eux répondit, »en effet nous le sommes.' Ils me laissèrent aller dans la maison de la veuve Foster qui avait rejoint la maison de réunion où nous sommes restés, il faisait très chaud. L'un des Amis s'était mis à prier après que je fus enlevé ; et lorsque la réunion fut terminé, les constables demandèrent à quelques Amis, 'lesquels d'entre eux voudraient passer leurs paroles que je dois paraître, s'ils devaient être questionné à mon sujet ?' Mais les Amis répondirent qu'il n'avaient pas besoin d'exiger cela, car j'étais un homme bien connu dans la ville pour être quelqu'un qui ne fuit pas ni ne se cache ;' alors ils ne vinrent pas à moi, mais continuèrent leurs chemins, et je n'entendis plus rien à ce sujet. La même semaine j'étais à la réunion de Savoy, qui avait été gardée à l'extérieur et dérangée ; mais ce jour là elle se passa à l'intérieur des portes, et elle fut paisible, et ce fut une précieuse réunion. Le premier jour après, il fut sur moi d'aller à la réunion de Westminster, où il y avait autrefois de grandes perturbations : mais là aussi la réunion fut à l'intérieur des portes ce jour-là et elle fut très grande. La puissance du Seigneur était au-dessus de tous, et nous garda tous dans le calme et la tranquillité ; car bien que beaucoup d'esprits relâchés étaient là, ils étaient retenus par la puissance et l'esprit du Seigneur, de sorte qu'ils ne pouvaient pas se lever pour déranger.

À cette époque je fus mû d'écrire l'épître suivant :

Amis et frères,

Qui avez reçu la paisible vérité, que les fruits de sa paix, et de votre esprit silencieux apparaître dans toutes vos réunions et dans toutes vos paroles et actions ; car celui qui habite l'éternité demeure avec un coeur humble, et il fait grâce à l'humble et résiste à l'orgueilleux. Le ciel est son trône, et la terre sur laquelle vous marchez est son marchepied ; heureux êtes-vous qui voyez et connaissez celui qui est invisible. Et maintenant, Amis, que toutes choses soient faites dans vos réunion et ailleurs dans l'amour, sans conflit ni égoïsme. ¨Car l'amour accomplie la Loi, et l'amour vainc tout et édifie le corps de Christ. Il n'y a ni égoïsme ni envie dans l'amour, et il ne s'enfle pas non plus ; mis l'amour endure et supporte toute chose. Voyez à ce que cet amour de Dieu gouverne en vous tous et sur vous tous. Christ a dit, « Bienheureux les pauvres en esprit, car c'est à eux qu'est le royaume des cieux ; bienheureux ceux qui pleurent, car c'est eux qui seront consolés ; bienheureux les débonnaires, car c'est eux qui hériteront de la terre ; bienheureux ceux qui ont faim et soif de droiture, car c'est eux qui seront rassasiés ; bienheureux les miséricordieux, car c'est à eux que miséricorde sera faite ; bienheureux ceux qui sont purs de coeur, car c'est eux qui verront Dieu ; bienheureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu ; bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la droiture, car c'est à eux qu'est le royaume des cieux. Vous êtes bienheureux quand on vous injuriera, et qu'on vous persécutera, et qu'on dira, en mentant, toute espèce de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, car votre récompense est grande dans les cieux ; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » Maintenant Amis, il y a beaucoup de points dans ces paroles. Tous doivent être dans ces états et dans ces conditions, pour avoir ces bénédictions. Les enfants de Dieu sont des artisans de paix, et s'efforcent de faire la paix dans la vérité ; et à vivre en paix avec tous les hommes où cela est possible. Or, vivez dans la paix et la bonne volonté pour tous les hommes ; cette bonne volonté est à la fois pour leur sanctification et pour leur salut. Et Amis, considérez la sagesse de Dieu qui vient d'en haut, qui est pure, paisible, douce, et raisonnable, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité et sans hypocrisie. Chers Amis, que cette pure, paisible, et douce sagesse qui vient d'en haut, qui est raisonnable, et qui est pleine de miséricorde et de bons fruits, soit exercée et pratiquée dans toutes les vraies Églises du Christ ; que la sagesse puisse être justifiée de Ses enfants. Car les oeuvres de chair, ou les esprits charnels, sont la haine, l'immoralité sexuelle, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la haine, la discorde, la jalousie, accès de rage, les ambitions égoïstes, les discordes, l'envie, l'ivrognerie, etc. Et ceux qui font ces choses, n'hériteront pas du Royaume de Dieu. Mais les fruits de l'esprit de Dieu sont l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la gentillesse, et le contrôle de soi. Alors, chers Amis et frères efforçons-nous de se surpasser les uns les autres ainsi que tous les peuples de la terre en humilité, en douceur, en gentillesse, en tempérance, en amour, en patience, en pureté, et en miséricorde ; alors vous produirez les fruits de l'esprit de Dieu, et de sa sagesse céleste qui vient d'en haut. En ceci, la sagesse sera justifiée de Ses enfants ; et vous serez le sel de la terre, et une lumière pour la parole placée sur une colline qui ne peut être cachée ; et votre modération apparaîtra à tous les hommes. Soyez justes et droits, fidèles et vrais dans toutes vos paroles, transactions, et conversations ; de sorte que vous puissiez répondre la vérité dans tous les peuples ; car Christ a dit, que son Père est glorifié par ceux qui produisent du fruits, et les hommes voient que cela résulte des bonnes oeuvres ; car celui qui pratique la droiture, est accepté de Dieu. Et celui qui demeure dans l'amour, demeure en Dieu ; car l'amour est son état d'habitation. Que cet état d'habitation soit celui de tous ceux qui ont reçu la vérité ; car si non, vous n'habitez pas en Dieu, quoi que vous disiez être votre état. Par conséquent, mon désir est que vous tous qui avez reçu Christ la semence, qui écrase la tête du serpent, puissiez marcher en Lui comme votre sanctuaire, votre vie, votre salut, votre repos et votre paix, Amen.

George Fox
Londres, le 14e jour du 6e mois 1683

J'ai continué encore à Londres, oeuvrant dans le service et l'oeuvre du Seigneur que ce soit dans les réunion et hors des réunions ; parfois je visitais les Amis qui étaient en prison pour le témoignage de Jésus, les encourageant dans leurs souffrances, les exhortant à demeurer fidèle et ferme dans le témoignage que le Seigneur les avait engagé à porter ; j'ai aussi visité quelques fois ceux qui étaient malades et faibles, ou qui avaient l'esprit troublé, les aidant à supporter leur moral afin qu'il ne sombre pas sous leurs infirmités. Parfois nos réunions étaient silencieuses et paisibles ; elles étaient parfois dérangées et arrêtées par les officiers. Lors d'un premier jour il vint sur moi d'aller à la réunion de Savoy, qui était grande ; car beaucoup de professeurs et de gens sobres étaient présent. Le Seigneur ouvrit en moi plusieurs choses précieuses et lourdes pour le peuple que je leur déclarai, et je « les dirigeai à la mesure de l'Esprit de Dieu à l'intérieur d'eux que le Seigneur leur a donné ; afin que tous, par l'Esprit, puissent comprendre les Écritures qui ont été donnés par l'Esprit de Dieu ; et de sorte que par l'Esprit de Dieu ils puissent connaître Dieu, et le Christ que Dieu a envoyé, Lequel, le connaître c'est la vie éternelle ; et que par l'Esprit ils puissent tous venir en Christ, et Le connaître comme étant leur sanctuaire qui détruit le diable, le destructeur, et ses oeuvres, et qui écrase la tête du serpent. Car Christ était un sanctuaire pour ceux pour lesquels Il fut un sauveur, lesquels il a sauvé du destructeur. Et Christ les a baptisé du Saint-Esprit et du feu, et a nettoyé son aire, et brûlé la paille dans un feu qui ne s'éteint point ; c'est à dire, le péché et la corruption, qui et entré dans l'homme et la femme par leur désobéissance ; mais Christ rassemble son blé dans son grenier. Or tous ceux qui sont baptisés avec le baptême du Christ, leur blé se trouve dans le grenier de Dieu ; et aucun destructeur ne peut entrer dans le grenier de Dieu pour nuire au blé, bien que le dommages peut être permis aux biens matérielles. » Alors que je parlais dans la puissance du Seigneur par laquelle le peuple furent grandement touchés, les policier avec une mer de gens grossiers affluèrent soudainement dans la réunion. L'un des policiers me dit, « Descend », et plaça ses mains sur moi. Je lui ai demandé, « Êtes-vous un Chrétien ? Nous sommes Chrétiens. » Il me saisit la main, et était vraiment déterminé à me tirer vers le bas ; mais je restai immobile et prononçai quelques mots aux peuple, demandant au Seigneur de placer la bénédiction de Dieu sur eux tous.

<page 1> <page 2> <page 3> <page 4>

<page précédente > <page suivante >

La raison d'être de ce site internet est de montrer comment être
libéré du péché
en bénéficiant de la puissance transformatrice de Dieu par la croix,
menant à l'union avec Dieu dans son Royaume.