Le Journal de George Fox - 1648 - 1652 - Jeune Ministère <page 2 >


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Après cela, les juges me permirent de me promener à peu près un mille autour de ma prison, espérant que je m'évaderais. Mais je n'étais pas homme à agir ainsi. Ce geôlier avait une soeur, une jeune femme maladive. Elle vint me visiter dans ma chambre, et après qu'elle fut restée quelques moments, et que je lui eus annoncé la parole de Vérité, elle descendit et dit que non seulement nous ne faisions de tort à personne, mais, qu'au contraire, nous faisions du bien même à ceux qui nous haïssaient, et elle poussa à se montrer indulgents envers nous.

Comme, par suite de mon incarcération, je ne pouvais voyager pour annoncer et répandre la Vérité dans les campagnes, j'eus l'idée d'écrire un article et de le faire distribuer parmi les Amis et les gens bien disposés, pour l'ouverture de leurs entendements dans la voie de la Vérité, et les diriger vers leur véritable Enseignant à l'intérieur d'eux-mêmes.

C'était écrit ainsi :

LE Seigneur montre à l'homme les pensées de celui-ci, et dévoile toute choses secrètes se trouvant dans l'homme. Et l'homme peut ainsi voir ses mauvaises pensées, son esprit vagabond, et ses imaginations futiles, et ainsi s'efforcer à les maîtriser, et garder son esprit pur ; mais il ne peut les surmonter, ni garder sa pensée dans le Seigneur. Dans cet état et cette condition soumise à l'Esprit du Seigneur qui leur montre, et qui les amènera à s'attendre au Seigneur ; et Et celui qui les a dévoilé les détruira. Par conséquent demeurez dans la foi du Seigneur Jésus-Christ, (Lui qui est le véritable auteur de la véritable foi), occupez vous de Lui ; car Il dévoilera la racine des désirs, des mauvaises pensées, et des imaginations futiles ; et la manière dont elles sont engendrés, conçut, et reproduit ; et comment elles sont ainsi amenés, et comment chacun des mauvais membres oeuvre. Il dévoilera chaque principes de leur nature et racine.

Ainsi obéissez à la foi de Christ, et à l'onction qui est en vous, afin d'être enseigner par elle, qui dévoilera tous ce qui oeuvre en vous. Alors qu'Il vous enseigne, obéissez et repentez-vous ; autrement vous ne grandirez pas dans la foi, ou dans la vie de Christ, là où l'amour de Dieu est reçu. Maintenant l'amour crée l'amour, sa propre nature et image : et lorsque la miséricorde et la joie se rencontrent, quelle joie il y a ! La Miséricorde triomphe du jugement ; et l'amour et la miséricorde supportent le jugement du monde avec patience. Ce qui ne peut supporter le jugement du monde n'est pas l'amour de Dieu ; car l'amour supporte toute chose, et est au dessus du jugement du monde ; car le jugement du monde n'est que folie. Bien que cela est le jugement du monde et la pratique de rejeter la souillure qu'il y a aux milieux d'eux sur les saints, leur jugement est faux. Les vierges chastes suivent Christ l'agneaux qui enlève les péchés du monde ; mais ceux qui sont de cet esprit qui n'est pas chaste, ne suivront pas les traces de Christ l'agneaux, mais ils sont désobéissants envers lui dans ses commandements. La pensée charnelle s'occupe de ce qui est charnel, a des propos charnels, et sa connaissance est charnelle, et non pas spirituelle ; la saveur de la mort plutôt que, l'esprit de vie. Certain hommes ont la nature d'un porc se vautrant dans la boue. Certain ont une nature de chien, et mordent l'agneaux et se mordent entre eux. Quelques uns ont la nature d'un lion, pour effrayer, dévorer et détruire. Certains ont une nature de loup, dévorant les agneaux et les brebis de Christ : et certains ont une nature de serpent, (ce vieil adversaire), pour piquer, envenimer, et empoisonner. "Que celui qui a une oreille pour entendre, qu'il entende," et qu'il apprenne ses choses en lui-même. Certains hommes ont des natures de d'autres bêtes, ne désirant rien d'autre que les choses terrestres et visibles, se nourrissant sans avoir la crainte de Dieu. Certains ont la nature d'un cheval, pour se pavaner et s'évaporer dans leur force, et être prompt à faire ce qui est mal. Quelques uns ont la nature d'un grand chêne robuste, pour fleurir et se répandre en sagesse et en force, qui sont forts dans le mal, qui doit périr et venir au feu.

Ainsi le mal n'est rien d'autre qu'un pour tous, mais il oeuvre de différente manières ; et quelque soit la nature extérieure à laquelle l'homme ou la femme est associé, le mal les revêtira, et favorisera sa nature et son appétit, pour garder son esprit dans ses invention et dans les créatures, qui viennent du créateur. Oh ! Par conséquent ne laissez pas la pensée s'éloigner de Dieu ; car si cela se produit, elle sera entaché, envenimé, et corrompu. Si l'esprit s'éloigne du Seigneur, il est difficile de le ramener à nouveau : par conséquent prenez garde à l'ennemie, et gardez la foi de Christ. Oh ! Par conséquent ayez à l'esprit ce qui est éternel et invisible, et celui qui est le Créateur et qui fait mouvoir toute choses : car les choses qui sont fait, ne sont pas fait de choses qui sont apparentes ; car ce qui est visible couvre la vision de l'invisible en vous. Mais comme le Seigneur, qui est invisible, vous ouvre par sa puissance et son Esprit invisible, et défait l'esprit charnel qui est en vous ; de sortes que les choses qui sont immortelles et invisibles sont amenés à la lumière en vous. Oh ! Par conséquent vous qui connaissez la lumière, marchez dans la Lumière ! Car il y a des fils des ténèbres qui parleront de la lumière, et de la vérité, mais qui n'y marchent pas ; mais l'enfant de la lumière aime la lumière, et marche dans la lumière. Mais le fils des ténèbres marche dans les ténèbres, et méprise la Lumière. En eux la convoitise mondaine et l'esprit charnel étouffe la semence de la foi, qui apporte l'oppression sur la semence ainsi que la mort sur eux-mêmes. Oh ! Par conséquent consacrez vous à l'Esprit pur du Dieu Éternel, qui vous enseignera à utiliser les bonnes créatures à leurs vraies places, et qui juge le mal. À Toi, Oh Dieu, soit toute Gloire et honneur, toi qui est le Dieu de tous ce qui est visible et invisible ! À toi seul appartient toute louange, sortit hors des profondeurs de toi-même, Oh Dieu tout-Puissant ! Toi qui est digne de toute gloire ! Car le Seigneur qui créa toutes choses, et qui donne la vie et la force à toutes choses, est au dessus de tous et miséricordieux envers tous. Ainsi Toi, qui a fait toutes choses, et qui est au dessus toute choses, à Toi soit toute gloire ! En toi est ma force, mon rafraîchissement, est ma vie, ma joie et mon bonheur, ma réjouissance et gloire à jamais ! Vivre et marcher dans l'Esprit de Dieu c'est joie, paix et vie ; mais la pensée qui s'en va ainsi dans les créatures, ou à l'intérieur de toute chose évidente loin du Seigneur, ceci amène la mort. Lorsque l'esprit entre dans la chair, et dans la mort, l'accusateur se retrouve au dedans, et la loi du péché et de la mort entre dans la chair. Alors la vie souffre en vertu de la loi du péché et de la mort, et alors il y a des rectitude et des faiblesses. Car alors le bien est interrompu, et le pharisaïsme est mit de l'avant. Alors l'homme oeuvre dans la loi extérieure ; et ne peut se justifier lui-même de par la loi, mais il est condamné par la lumière :parce qu'il ne peut pas sortir de cette condition, excepté en demeurant dans la Lumière, se reposant dans la miséricorde de Dieu, et croyant en Lui qui est la source de toute miséricorde. Car la paix se trouve dans le repos  dans le Seigneur Jésus. Ceci est le chemin étroit conduisant à lui, la vie ; mais peut demeureront en cela. Par conséquent continuez dans l'innocence, et soyez obéissant à la foi en Lui. Prenez garde de ne pas vous conformer au monde, et de ne pas résonner avec la chair et le sang, car cela apporte la désobéissance ; et alors les imaginations et les questionnements se lèvent, pour nous éloigner de notre obéissance à Christ. Mais l'obéIssance de la foi détruit les imaginations, les questionnements et les résonnements, avec toutes les tentations de la chair, les vibrations, regardant en l'avant, et recherchant les choses du passé. Mais, en ne restant pas dans la vie et la lumière, en ne traversant pas par la puissance de Dieu, la volonté la volonté corrompu, la nature mauvaise grandi dans l'homme ; alors les fardeaux viendront, et l'homme sera souillé par cette nature. Mais la montagne d'Ésaü sera dévasté, et deviendra un désert, où se trouvent les dragons ; Mais Jacob, le deuxième né , sera fructueux et il se lèvera. Car Ésaü est hait, et ne doit pas être seigneur ; mais Jacob, le deuxième né, qui est parfait et qui se distingue, sera seigneur ; car il est bien aimé de Dieu.

George Fox

J'ai aussi écris une autre lettre, vers le même temps, et envoyé parmi les gens convaincus comme suit :

Le Seigneur est Roi sur toute la Terre ! Par conséquent, tous les gens louez et glorifiez votre Roi dans la véritable obéissance, dans la droiture, et dans la beauté de la sainteté. Oh ! Considérez, dans al véritable obéissance que le Seigneur est connu, et qu'une compréhension de Lui est reçue. Remarquez et considérez en silence, dans l'humilité de pensée, et vous entendrez le Seigneur vous parler dans votre pensée. Sa voix est douce et agréable : Ses brebis entendent Sa voix, et elles n'en écouteront pas une autre. Quand elles entendent Sa voix, elles se réjouissent et sont obéissantes ; aussi elles chantent de joie. Oh ! leurs coeurs sont remplies de triomphe éternelle ! Elles chantent et louent le Dieu éternel en Sion. Leur joie ne leur sera jamais ôtée. gloire au Seigneur Dieu pour toujours et à jamais !

Mais beaucoup de ceux, qui ont été convaincus de la Vérité, se sont détournés de celle-ci, à cause de la persécution qui a surgi : suite de quoi j'ai écrit ces quelques lignes pour l'encouragement et le réconfort des fidèles :

*Venez, vous bénis du Seigneur, et réjouissez-vous ensembles ; restez dans l'unité et l'unicité de l'esprit. Triomphez sur le monde ! Soyez joyeux dans le Seigneur ; régnant au-dessus du monde, et au-dessus de toutes choses qui éloigne du Seigneur ; que dans la clarté, la droiture, la pureté, et la joie, vous puissiez être préservés pour le Seigneur. Oh entendez ! Oh soyez à l,écoute de l'appel du Seigneur ! Sortez du monde, et restez hors de celui-ci pour toujours ! Venez, chantons ensembles, vous qui êtes droits, le chant du Seigneur, le chant de l'Agneau ; que nul ne peut apprendre, autres que ceux qui sont rachetés hors de la terre, et du monde.

Pendant que j'étais dans la Maison de correction, mes parents vinrent me visiter. Affligés de me voir en prison, ils allèrent trouver les juges et demandèrent à m'emmener avec eux, se portant caution pour une somme de cent livres, que je n'irais plus prêcher dans cette ville contre les prêtres ; et d'autres gens de Derby se joignirent à eux pour offrir cinquante livres, chacun dans le même but. Mais, traduit devant les juges, je refusai de consentir à ce que ni ma famille ni personne se porta garant pour moi (car j'étais innocent de tout acte délictueux et leur avais au contraire annoncé la parole de vie et de vérité). Le juge Bennett se leva alors en furie. Comme je m'agenouillais pour prier le Seigneur de lui pardonner, il courut à moi, et me frappa de ses deux mains, criant : « Emmenez-le, geôlier, emmenez-le. »

Là-dessus, je fus renvoyé en prison, et j'y restai jusqu'à ce que le délai de six mois fût expiré. Mais j'avais la permission de me promener l'espace d'un mille et j'en usais librement. Quelquefois, j'allais au marché et dans les rues, et j'exhortais les gens à se repentir de leur méchanceté ; après quoi je retournais en prison. *Et puisqu'il y avait des personnes de différente sorte religion dans la prison, je leur rendais parfois visite durant leur réunion au premier jour de la semaine. .

*Après que j'eus été emmené devant les juges, et qu'ils eurent exigés des garanties pour mon bon comportement, (ce dont je ne pouvait pas consentir à donner pour ne pas ternir mon innocence), il vint sur moi d'écrire encore aux juges, ce dont je fis de la manière suivante :

Amis

Voyez qu'est-ce qui est en vous qui emprisonne. Voyez, qui est votre chef. Voyez, si quelque chose ne vous accuse pas. Considérez, que vous devez être amené au jugement. Pensez à Lazare et l'homme riche ; l'un dînait somptueusement à tous les jours, l'autre était un mendiant. Maintenant que vous avez du temps ; prisez-le tandis que vous en avez. Voudriez-vous me voir lié à mon bon comportement ? je suis lié à mon bon comportement, et je crie pour le bon comportement de tous les gens, pour qu'ils se détournent de leurs vanités, plaisirs, oppression, et tromperies de ce monde. Et viendra un temps où vous saurez cela. Par conséquent, prenez garde aux plaisirs, tromperies, et à l'orgueil ; et ne regardez pas à l'homme, mais au Seigneur : car, « Regardez à moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre a dit le Seigneur. »

Peu de temps après, Je leurs ai écrit encore :

Amis,

Voudriez-vous me voir lié à mon bon comportement loin de l'ivrognerie, ou de jurer, ou me bagarrer, ou d'adultère, et ainsi de suite. Le Seigneur m'a racheté de toutes ces choses ; et l'amour de Dieu m'a amené à détester tout le mal ; béni soit son nom. Ivrognes, bagarreurs, et ceux qui jurent, ont leurs libertés sans liens ; et vous appliquez votre loi sur moi, dont ni vous ni personne d'autre ne peut justement accuser de ces choses ; béni soit le Seigneur ! Je ne peux regarder à aucun homme pour ma liberté, mais au Seigneur seul, qui a les coeurs de tous les hommes dans ses mains.

Après quelques temps, ne trouvant pas lieu de libérer mon esprit d'eux, Je leurs écrivis de nouveau :

Amis,

Eussiez-vous su qui m'a envoyé que vous m'auriez accueilli ; car c'est le Seigneur qui m'a envoyé à vous, pour vous avertir des plaies qui s'en viennent sur vous ; et pour vous dire de regarder au Seigneur, et non à l'homme. Mais lorsque je vous ai raconté mon expérience, ce que le Seigneur a fait pour moi, alors vos coeurs se sont endurcis, et vous m'avez envoyé en prison, où vous m'avez gardé pendant plusieurs semaines. Si l'amour de Dieu avait brisé vos coeurs alors vous verriez ce que vous avez fait ; vous ne m'auriez pas emprisonné, mon Père ne vous a-t-il pas toléré ; et par Sa puissance je serai relâché, car il ouvre et ferme ; à lui soit toute la gloire ! En quoi est-ce que je me suis mal comporté, pour que certains soient liés pour moi ? Toutes les paroles des hommes ne me feront pas de bien, ni leurs liens, pour garder mon coeur, si je n'ai pas un guide intérieur pour me garder dans la droite vie à Dieu. Mais je crois dans le Seigneur, qu'à travers sa force et sa puissance je serai préservé de l'impiété et des convoitises mondaines. L'écriture a dit, « Recevez les étrangers » ; mais vous les emprisonnez. Comme vous êtes en autorité, prenez garde à l'oppression, aux serments, à l'injustice, et aux dons ou cadeaux, car Dieu déteste toutes ces choses. Mais amour, miséricorde et vrai jugement et justice, c'est en cela que le Seigneur a ses délices. Je ne vous écris pas avec haine, mais pour garder ma conscience claire ; prenez garde à la façon dont vous dépensez votre temps.

Je fus aussi mû à écrire aux prêtres de Derby ; ce que je fis de cette manière :

Amis,

Vous professez être ministres de Jésus-Christ en paroles, mais vous montrez par vos fruits ce qu,est votre ministère. Chaque arbre produit ses propres fruits : le ministère de Jésus-Christ est dans la miséricorde et l'amour, pour libérer ceux qui sont liés, pour les amener hors des liens, et laisser ceux qui sont captifs aller librement. Maintenant, amis, où est votre exemple, si les Écritures sont votre règle, d'emprisonner pour la religion ? Avez-vous une commande de cela venant de Christ ? Où si si ce que vous professez était en vous, vous marcheriez dans les pas de ceux qui ont ont prononcés les Écritures. Mais il n'est pas Juif celui qui l'est de l'extérieur, dont la louange est pour les hommes ; mais il est Juif celui qui l'est de l'intérieur, dont la louange est pour Dieu. Mais si vous bâtissez sur les prophètes et les apôtres en paroles, et que vous pervertissez leurs vies, rappelez-vous les malheurs, que Jésus Christ a prononcé contre eux. Ceux qui prononcent les paroles des prophètes, mais qui renient le Christ, ils professaient un Christ à venir ; mais s'ils l'avaient connu, ils ne l'auraient pas crucifié. Les saints, dont l'amour de Dieu a changé, étaient ainsi amenés à marcher dans l'amour et la miséricorde ; car celui qui demeure dans l'amour, demeure en Dieu . Mais là où règne l'envie, l'orgueil, et la haine, la nature du monde règne, non la nature de Jésus-Christ. Je vous écris sans aucune haine à votre égard ; mais de sorte que vous puissiez vous peser vous-mêmes, et voir comment vous passez votre temps.

Ainsi, ayant clarifié ma conscience des prêtres, ce ne fut pas long avant qu'une préoccupation vienne sur moi d'écrire encore aux juges, ce que je fis comme suit :

Je suis mû à vous avertir de prendre garde à ne pas donner cours à vos propres volontés. Aimez la croix ; ne donnez pas satisfaction à vos propres pensées dans la chair ; mais prisez votre temps tandis que vous en avez, et conduisez votre vie dans l'obéissance à ce que vous savez déjà, dans l'obéissance à Dieu ; vous ne serez pas condamnés pour ce que vous ne savez pas, mais seulement condamnés pour ce que vous savez et que vous choisissez de ne pas obéir. Considérez cela avant qu.il ne soit trop tard, évaluez-vous vous-mêmes, voyez où vous en êtes, et qui vous servez. Car si vous blasphémez Dieu, et que vous prenez Son nom en vain, si vous jurez ou mentez, si vous donnez court à l'envie, à la haine, à la convoitise, et à la cupidité, aux plaisirs et aux indulgences, ou tout autre vice, soyez assurés que vous servez le diable ; mais si vous craignez le Seigneur et que vous le servez, vous détesterez toutes ces choses. Celui qui aime Dieu, ne blasphèmera point son nom : mais là où il y a opposition à Dieu, et service au diable, cette profession est triste et misérable. Oh ! Prisez votre temps, et n'aimez pas ce que Dieu interdit ; mensonge, colère, malice, envie, haine, cupidité, convoitise, oppression, gourmandise, ivrognerie, prostitution, et toute injustice, Dieu interdit ces choses. Donc considérez, la mauvaise communication corrompt les bonnes manières. ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu par de vaines paroles ; la colère de Dieu est révélée des Cieux contre l'impiété. Par conséquent obéissez à ce qui vous convainc de tout mal, et qui vous dit que vous ne devriez pas faire le mal ; cela vous conduira à la repentance, et vous gardera dans la crainte du Seigneur. Oh ! Regardez à la miséricorde de Dieu, prisez-la, et ne la retournez pas en comportement effréné. Oh ! Regardez au Seigneur et non aux choses terrestres !

Aussi, J'ai écris celle-ci au Colonel Barton, qui était juge et prédicateur, tel qu'il était limité avant :

Ami,

Ne vous cachez pas, et ne vous couvrez pas non plus ; il y a un Dieu qui connaît votre coeur, et qui vous dévoilera. Il voit votre chemin. « Malheur à celui qui se couvre, et non avec mon esprit, a dit le Seigneur. » Agissez-vous contrairement à la Loi, pour ensuite oublier cela ? vous négligez la miséricorde et le vrai jugement ; voyez ce qui a été dit contre ceux qui font cela. Mon Sauveur a dit à ceux-là, « J'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité ; j'avais faim, et vous ne m'avez point nourrit ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas fait entrer. » Et lorsqu'ils ont dit, « Quand est-ce que nous t'avons vu en prison, et ne sommes pas venu vers toi. » Il répondit, « toutes les fois que vous avez manqués de visiter l'un de ces petits, vous avez manqué de me visiter ». Ami, vous m'avez emprisonné pour porter témoignage à la vie, et à la puissance de la vérité, et pourtant vous professez être un ministre de Christ ; mais si Christ vous avait envoyé, vous seriez en train de libérer les gens de prison, hors des liens, et recevriez les étrangers. Vous avez vécu dans les délices sur la terre, et vous vous êtes livrés aux voluptés ; vous avez rassasié vos coeurs comme en un jour de sacrifice. Vous avez mis à mort le juste. Oh ! Regardez où vous êtes, et comment vous avez dépensé votre temps ! Oh ! Souvenez-vous, et maintenant tandis que vous avez le temps, prisez-le. Ne prenez pas à la légère la libre miséricorde de Dieu, et mépriser sa bienveillance, qui est le grand salut ; mais concentrez-vous sur ce qui en vous vous convainc, et ne vous laisserait pas jurer, ni mentir, ni prendre le nom de Dieu en vain. vous savez que vous ne devriez pas faire aucune de ces choses ; vous avez appris ce qui vous condamnera ; par conséquent obéissez à la lumière qui vous convainc, abandonnez vos péchés, regardez à la miséricorde de Dieu, et prisez son amour en vous ayant épargné jusqu'à présent. Le Seigneur a dit, « Tournez-vous vers moi, vous, tous les bouts de la terre et soyez sauvés » ; et « Cessez de vous confier en l'homme, dont le souffle est dans ses narines. » Ami, prisez votre temps, et voyez qui vous servez ; car celui dont vous êtes serviteur, est celui auquel vous obéissez ; soit au péché qui conduit à la mort, ou l'obéissance qui conduit à la droiture. Si vous servez Dieu et que vous le craignez, vous ne blasphémerez pas son nom, ni le maudirez, ni jurerez, ni prendrez son nom en vain, vous ne suivrez pas non plus les plaisirs ni la débauche, la prostitution et l'ivrognerie, ni la colère, ou la malice, ou la vengeance, ou l'imprudence, ou l'entêtement, l'orgueil ou la gourmandise, la cupidité, l'oppression ou la convoitise, ou les plaisanteries stupides, ou les vaines chansons ; Dieu interdit ces choses, et toute injustice. Si vous professez Dieu, et que vous faites l'une de ces choses, vous le prenez pour vous couvrir, et servez le diable. Considérez cela par vous-mêmes, et n'aimez pas ce que Dieu déteste. Celui qui aime Dieu garde Ses Commandements. Le diable vous dira, c'est une chose difficile de garder les Commandements de Dieu ; mais c'est chose facile de garder les commandements du diable, et de vivre dans toute l'injustice et toute l'impiété, changeant la grâce de Dieu en impudicité. « Mais laissez l'homme d'iniquité abandonner ses voies, et tournez-vous vers moi, a dit le Seigneur, et j'aurai miséricorde. Détournez-vous de vos mauvaises voies, pourquoi voulez-vous mourir ? a dit le Seigneur. »

Hurlez, vous les grands, car les plaies se déversent sur vous ! Hurlez, vous les oppresseurs, car récompense et vengeance vient sur vous ! Malheur ceux qui convoitent de joindre une maison pour une autre, et qui apportent un champ si près d'un autre que les pauvres ne peuvent plus avoir de terre ; pour que vous puissiez demeurer seuls sur la terre. Ces choses sont dans les oreilles du Seigneur des armées. Malheur à qui fait un gain inique pour sa maison, afin de placer haut son nid, pour échapper à la main du malheur.

George Fox

G. FOX ET LE MILITAIRE

Pendant que j'étais encore à la Maison de Détention, je vis venir à moi un militaire qui me raconta que tandis qu'il était assis dans une maison à clocher, écoutant un prêtre, il s'était senti profondément troublé parce qu'il avait entendu la voix du Seigneur lui dire : « Ne sais-tu pas que mon serviteur est en prison ? Va vers lui et demande-lui de te diriger. » Alors je lui parlai conformément à son état, et son intelligence fut ouverte. Je lui dit alors que Celui là même qui lui a montré ses péchés, et pour lesquels il fut troublé, lui montrerait son salut ; car celui qui montre à l'homme ses péchés, c'est celui là même qui les lui enlève. Tandis que je lui parlais, La puissance du Seigneur ouvrit son entendement de sorte qu'il puisse avoir une bonne compréhension dans la vérité du Seigneur, et afin de le sensibiliser à la miséricorde de Dieu. *Il parla avec audace dans ses quartiers, aux soldats, et aux autres, au sujet de la Vérité, (car les écritures lui étaient très ouverts), tellement qu'il avait dit ; « que son colonel était aussi aveugle que Nebucadnetsar, de jeter le serviteur du Seigneur en prison ». Sur ce, eut une rancune contre lui ; et à la bataille de Worcester, l'année d'après quand les deux armées se retrouvèrent proche l'une de l'autre, deux sortirent des rangs de l'armée du roi, et défièrent deux de l'armée du parlement de venir se battre contre eux ; son colonel choisit lui et un autre pour répondre au défi. Et lorsque dans la rencontre son compagnon fut tué, il chassa de la ville les deux ennemis de la portée de son fusil, sans tirer un coup de pistolet sur eux. Ceci, à mon retour, il me le raconta personnellement. Mais lorsque la bataille fut terminé, il vit la tromperie et l'hypocrisie des officiers ; et étant sensible à combien le Seigneur l'avait si merveilleusement préservé, et voyant aussi la fin de la guerre, il déposa ses armes.

IL EST INVITÉ A ENTRER DANS L'ARMÉE

Le temps de ma peine à la Maison de détention étant presque écoulé, comme l'on cherchait à faire beaucoup de nouvelles recrues, les officiers recruteurs auraient voulu que je fusse nommé capitaine ; et les soldats eux-mêmes crièrent qu'ils n'en voulaient pas d'autre que moi. On m'offrit donc, comme une faveur, d'entrer dans l'armée au service de la République, contre Charles Stuart. Je leur dis que je savais que « toutes les guerres venaient de la convoitise, selon la doctrine de (saint) Jacques ; et que je vivais sous une puissance qui supprime la cause de toute guerre ». Mais ils insistèrent pour que j'accepte leur offre, croyant que je faisais des façons. Je leur dis que j'étais entré dans l'alliance de paix qui existait avant toutes les guerres et toutes les luttes.

*Ils disaient qu'ils m'offraient cela par bonté et amour pour moi, à cause de ma vertu ; et ils ont aussi dit d'autres paroles flatteuses de ce genre. Mais je leur ai dit, que si c'était là leur amour et leur bonté, je les foulais aux pieds ! Alors ils se mirent en rage, et me firent jeter dans le donjon, avec les criminels et les félons ; un endroit puant, plein de vermine, sans lit, en compagnie de trois félons. Ils m'y retinrent presque six mois, avec la certitude que je n'en sortirais pas vivant ; mais j'avais foi en Dieu, et pensais que je serais délivré quand Dieu le jugerait bon.

*Lorsqu'ils me mirent dans la prison de Derby, les gens disaient que je n'en sortirait jamais ; mais j'avais foi en Dieu que je serais relâché en son temps car le Seigneur m'avait, en effet, dit à l'avance que je ne sortirais pas encore de cet endroit, et que j'avais là une mission à remplir.

*Après qu'il fut reporté à l'extérieur que j'étais emprisonné à la prison de Derby, ma famille revint pour me voir ; et ils étaient vraiment troublés que je fusse en prison ; car ils pensaient que c'était là une grande honte pour eux que je sois en prison. Et c'était alors chose étrange que d'être emprisonné à cause de la religion ; et certain pensaient que c'était mal, parce que je me tenais pour la pureté, la droiture, et la perfection.

Parmi les autres qui vinrent pour me voir et discourir avec moi, il y avait une certaine personne venue de Nottingham, un soldat, qui avait été un Baptiste, tel que j'avais compris, et avec Lui vinrent plusieurs autres. en parlant, cette personne m'a dit, « Votre foi réside dans un homme qui est mort à Jérusalem, et jamais il n'y eut une telle chose. » Étant excessivement affligé de l'entendre, j'ai dit, « Comment ! Christ n'a-t-il pas souffert en dehors des portes de Jérusalem, par les Juifs professant, les principaux sacrificateurs, et Pilate ? » Il nia que Christ eut pu souffrir là extérieurement. Alors je lui demandai, n'y avait-il pas le chef des prêtres, et des juifs, et Pilate là à l'extérieur des porte de Jérusalem ? Quand il ne pu renier cela, je lui ai dit, aussi certainement qu'il y avait un chef prêtre, et des juifs, et Pilate là à l'extérieur, aussi certainement il y avait Christ persécuté par eux, et qui souffrit là extérieurement par eux. Pourtant des paroles de cet homme un rapport fut levé sur nous disant que les Quakers niaient que Christ souffrit et mourut à Jérusalem. Tout ceci était tout à fait faux, et la moindre pensée de cela n'est jamais entrée dans nos coeurs. La même personne a aussi dit, que jamais aucun des prophètes, ni apôtres, ni aucun des saints hommes de Dieu, n'a souffert quelque chose extérieurement, mais que toutes leurs souffrances étaient à l'intérieur. Je lui citais en exemple plusieurs des prophètes et apôtres, de quelle façon ils avaient souffert et par qui. Ainsi la puissance du Seigneur était porté sur ses méchantes imaginations et fantaisies.

Une autre compagnie est aussi venue à moi prétendants qu'ils étaient des sondeurs d'esprits. Je leurs ai demandé, quel était le premier pas vers la paix ? Et par quel moyen un homme peut-il voir son salut ? À ce moment ils avaient un esprit léger hautain, et ils disaient que j'étais fou. Ainsi ils venaient pour sonder les esprits, eux qui ne se connaissaient pas eux-mêmes ni leurs propres esprits.

Pendant ce temps d'emprisonnement, je fus extrêmement préoccupé de la procédure des juges et des magistrats dans leurs tribunaux ; de leur façon de condamner les gens à mort, pour des vols de bétail, d'argent et de choses sans importance ; Dieu m'inspira de leur écrire pour leur montrer combien c'était contraire à la loi de Dieu dès les anciens temps. Je souffrais grandement en pensant à cela, et je me sentais triste jusqu'à la mort ; mais comme je demeurais dans la volonté de Dieu, un souffle céleste s'éleva dans mon âme,je me réjouis et rendis grâces à Dieu ! Je vis deux hommes, condamnés pour des fautes légères ; je fus poussé à les reprendre pour leurs larcins, et à les encourager à subir la peine qui leur avait été imposée, et qui était contraire à la loi de Dieu. Quelque temps après, tandis que je marchais, je les vis en esprit, et sus que tout allait bien pour eux.

Aussi j'ai écrit aux juges de la manière suivante :

Je suis mû à vous écrire, de prendre garde à ne pas mettre les hommes à mort pour vol de bétails, ou d'argent, etc., car les voleurs dans les temps Biblique devaient faire la restitution ; et s'ils ne pouvaient pas faire la restitution, ils devaient être vendus pour leurs vols. Pensez à la Loi de Dieu dans les Écritures, et à l'Esprit qui les a apporté ; puisse t-elle être votre règle dans l'exécution de votre jugement ; et faites preuve de miséricorde, de sorte que vous puissiez recevoir la miséricorde de Dieu, le juge de tout. Prenez garde aux dons et récompenses, et à l'orgueil ; car Dieu interdit ces choses, et elles aveugle les yeux des sages. Je n'écris point pour donner la liberté au péché, Dieu a interdit cela ; mais afin que vous jugiez en accord avec ses Lois, et que vous fassiez preuve de miséricorde ; car il se délecte dans le véritable jugement et dans la miséricorde. je vous implore de réfléchir à ces choses, et de priser votre temps, tandis que vous en avez. Craignez Dieu, et servez-Le, car Il est un feu dévorant.

En outre, j'ai écrit une autre lettre aux juges, à cet effet :

Je suis mû à vous écrire, que vous fassiez véritable justice à tous les homme : voyez à ce qu'aucun ne soit opprimé ni lésé, ni d'imposer aucun serment ; car le pays pleure à cause des serments, de l'adultère, de la sorcellerie, de l'ivrognerie, et des profanations. Oh considérez, vous qui êtes en autorité ; soyez modérés, et dans l'humilité considérez ces choses. montrez de la miséricorde pour les orphelins, les veuves, et pour les pauvres. Prenez garde aux récompenses et aux dons, car cela aveugle les yeux des sages ; le Seigneur déteste tout cela. Aimez la miséricorde et le vrai jugement, la justice et la droiture ; car le Seigneur se délecte dans ces choses. Considérez ces choses en temps, et prenez garde à comment vous dépensez votre temps. Maintenant que vous vous avez du temps, prisez-le ; et faites preuve de miséricorde, afin que vous puissiez recevoir de la miséricorde venant du Seigneur : car Il est venu pour éprouver toute chose, et plaidera avec toute chair comme par le feu.

Je démontrai, en outre, aux juges combien il était déplorable de laisser les prisonniers si longtemps en prison ; car ils s'y corrompaient mutuellement en se racontant leurs mauvaises actions : j'étais plein de compassion pour l'humanité et je demeurais dans la crainte du Seigneur. Les gens s'étonnaient que je fusse ainsi préservé et gardé ; car ils ne purent se servir d'aucune de mes actions ni d'aucune de mes paroles comme arme contre moi. Pendant tout le temps que je passai en prison, la puissance infinie du Seigneur me soutint et me préserva. Que la louange et la gloire lui en soient à jamais rendues !

Il y avait également en prison une jeune femme qui avait dérobé quelque argent à son maître. Comme elle allait être condamnée à mort, j'écrivis au juge et au jury à son sujet, leur montrant combien il avait toujours été contraire à la loi de Dieu de mettre les gens à mort pour des vols, et je les pressai de se montrer miséricordieux. Cependant elle fut tout de même condamnée à mort, et une fosse fut creusée pour elle, et, le jour fixé, elle fut conduite au lieu du supplice. J'écrivis alors quelques mots, exhortant tous les hommes à craindre le Seigneur, à éviter toutes les convoitises terrestres et à bien utiliser le temps qui nous est donné et je remis cette lettre pour qu'on la lut à la potence. Quoique cette jeune femme fût déjà montée sur l'échelle la tête couverte d'un linge, prête à être exécutée, ils ne la mirent cependant pas à mort et la ramenèrent à la prison ; un peu plus tard, elle fut gagnée à la vérité éternelle de Dieu.

Il y avait aussi dans la prison, tandis que j'étais là, un homme méchant et impie qui était réputé pour être un conjureur. Il menaçait la façon comment il allait me parler, et ce qu'il me ferait ; mais jamais il n'eut le pouvoir d'ouvrir la bouche contre moi. Et le geôlier et lui s'embrouillèrent, il menaça de réveiller le diable, et démolir sa maison ; au point qu'il effraya le geôlier. je fus mû par le Seigneur à aller en Son pouvoir et de le réprimander, et de lui dire, « Vient, laisse-nous voir ce que tu peux faire ; fait le pire. » Je lui ai dit, « le diable était déjà levé assez haut en lui ; mais que la puissance de Dieu l'avait enchaîné » ; aussi il se retira de moi.

Vint le temps de la bataille de Worcester, le juge Bennet envoya des constables afin de me presser à devenir un soldat, puisque je ne voulais pas accepter un ordre. Je leur ai dit, que j'étais amené hors des combats extérieurs. Ils vinrent pour me donner de l'argent sortie de la presse ; mais je ne voulais pas en prendre aucun. Alors on m'emmena au sergent Holes, on me garda là un moment, puis on me ramena. Par la suite les constables m'emmenèrent encore une fois, et puis je fus amené devant les commissionnaires, qui disait que je devrais aller m'enrôler comme soldat ; mais je leur ai dit que j'étais mort à cela. Ils ont dit que j'étais en vie. Je leur ai dit que là où il y a de l'envie et de la haine, il y a confusion. Ils m'offrirent de l'argent à deux reprises, mais je l'ai refusé. Étant contrariés, ils se mirent en colère, et m'emprisonnèrent, sans caution ou de main prise. Sur quoi je leur écrivis à nouveau, dirigeant ma lettre au colonel Barton, un prédicateur, et au reste qui étaient concernés dans mon emprisonnement. J'écrivis ainsi :

Vous êtes sans Christ et pourtant vous utilisez des paroles que Lui et ses saints ont dit, considérez que ni Lui ni ses apôtres n'ont jamais emprisonné personne ; mais mon Sauveur est miséricordieux même envers les non miséricordieux et les rebelles. Il amène hors de prison et des liens ; mais les hommes, alors que la pensées charnelle règne, opprime, et emprisonne. Mon Sauveur a dit, « Aimez vos ennemis, et faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent.» Car l'amour de Dieu ne persécute personne, mais il aime tous là où Il demeure. « Mais celui qui haït son frère est un meurtrier. » Vous professez être Chrétiens, et l'un de vous un ministre de Jésus Christ ; pourtant vous, qui êtes serviteurs de Jésus-Christ, m'avez emprisonné. Les apôtres n'ont jamais emprisonnés personne, mais ils étaient eux-mêmes emprisonnés. Prenez garde de ne pas parler de Christ en paroles, et de Le renier Lui en vie et puissance. Oh amis, l'emprisonnement de mon corps a pour but de satisfaire vos volontés ; mais faites attention de ne pas donner lieu à vos propres volontés, car cela vous blessera. Si l'amour de Dieu avait brisé vos coeurs, vous ne m'auriez pas emprisonné ; mais mon amour est pour vous, comme pour tous mes amis les créatures. Ceci est écrit afin que vous puissiez vous peser vous-mêmes, et voir comment vous vous tenez.

Vers cette période, je fus mû à apporter ces lignes suivantes, pour envoyer vers les personnes tendres et convaincues, afin de rendre manifeste les tromperies de ce monde, et comment les prêtres ont trompés les gens.

Pour vous tous qui aimez le Seigneur Jésus-Christ avec un coeur nu et pur,
et la génération du juste.

Christ était toujours haï ; et aussi les juste sont haïs à cause de Lui. Pensez à qui ils étaient ceux qui l'ont toujours haÏ. Celui qui est né selon la chair a persécuté celui qui est né selon l'esprit ; il en est de même maintenant. Pensez qui étaient les principaux opposants de Christ, même les grands hommes érudits, les chefs du peuple, dirigeants, et enseignants, qui professaient la Loi et les prophètes, et qui cherchaient Christ. Ils cherchaient un glorieux Christ extérieur, pour soutenir leurs gloire extérieure ; mais Christ parlait contre les oeuvres du monde, et contre les prêtres, scribes, et pharisiens, et leur profession hypocrite. Celui qui est un étrangers pour Christ est un mercenaire ; mais les serviteurs de Jésus Christ sont des hommes libres. Les faux enseignants ont toujours placé des fardeaux sur le peuple ; et les véritables serviteurs du Seigneur se sont déclarés contre eux. Jérémie a parlé contre les mercenaires, et il a dit, que cela était une chose horrible ; et a dit, « Que ferez-vous à la fin ? » Car le peuple et les prêtres étaient adonnés à la convoitise. Paul parla contre ceux là qui firent des profit à partir du peuple, et exhorta les saints à se détourner de ceux qui étaient convoiteurs et ceux qui aimaient les plaisirs plus que Dieu, ceux qui avaient une forme de piété, mais qui reniaient la puissance de cela « Car de cette sorte », disait-il, « ce sont eux qui s'introduisent dans les maisons et qui mènent captives des femmelettes chargées de péchés, qui apprennent toujours et qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité ; de la même manière dont Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, mais ils n'iront pas plus avant, car leur folie sera manifeste pour tous. » Moïse rejeta les honneurs et les plaisirs, qu'il avait pu apprécié. L'apôtre de sont temps vit cette corruption entrer, qui maintenant s'étend sur le monde, d'avoir une forme de piété mais reniant la puissance. Demandez à n'importe lequel de vos enseignants, si vous pouvez vaincre vos corruptions ou péchés ? Aucun d'eux ne croit cela ; mais aussi longtemps qu'un homme est ici, il doit (qu'ils disent), porter avec eux le corps de péché. ainsi l'orgueil est gardée haute, ainsi que cet honneur et cette domination que Christ renia, et toute l'injustice. Pourtant des multitudes d'enseignants ! Des tas d'enseignants ! La coupe d'or pleine d'abominations ! Paul ne prêchait pas pour des salaires, mais il travaillait de ses mains, afin qu'il puisse être un exemple pour tous ceux qui le suivent. 0h peuple, voyez qui suit Paul ! Le prophète Jérémie a dit, « Les prophètes prophétisent faussement, et les prêtres dirigent par leur moyen [autorité] » ; mais maintenant les prêtres dirigent par les moyens (salaires) qu'ils obtiennent du peuple ; ôtez-leurs leur moyens, et ils ne vous dirigeront plus longtemps. Ce sont eux dont les apôtres ont dit, « s'aventurant dans des choses qu'ils n'ont point vu, vainement enflés par leurs pensées charnelles » ; et comme les écritures déclarent de certains d'autrefois, « ils vont dans la voie de Caïn », qui était un meurtrier, et « dans la voie de Balaam », qui convoitait le salaire de l'injustice. Le prophète Michée criait aussi contre les juges qui jugeaient pour des présents, et les prêtres qui enseignaient pour un salaire, et les prophètes qui prophétisaient pour de l'argent ; et s'appuient sur l'Éternel, disant : « l'Éternel n'est-il pas au milieu de nous ? » Les dons aveuglent les yeux des sages. Le don de Dieu n'a jamais été acheté avec de l'argent. Tous les saints serviteurs de Dieu criaient contre la tromperie ; et là où le Seigneur a manifesté son amour, ils l'ont détesté, et cette nature qui tient cela.

Encore une préoccupation est venu sur moi d'écrire aux magistrats de Derby.. 

Amis,

Je désire que vous considériez en temps qui vous avez emprisonné ; car le magistrat est placé en autorité pour le châtiment de ceux qui font le mal, et pour la louange de ceux qui font le bien. Mais lorsque le Seigneur envoie ses messagers pour vous avertir des malheurs qui viendront sur vous si vous ne vous repentez pas, vous les persécutez, les jetez en prison, et dites, “Nous avons une Loi, et par notre loi nous pouvons faire cela." Car vous en effet vous vous justifiez devant les hommes, mais Dieu connaît vos coeurs. Il ne veut pas être adoré avec vos formes, professions, et spectacles de religion. Par conséquent considérez, vous qui parlez de Dieu, comment vous lui êtes soumis ; car ce sont Ses enfants qui font Sa volonté. Ce que le Seigneur exige de vous, mais de faire justice, d'aimer et de démontrer de la miséricorde, de marcher humblement avec Lui, et d'aider les veuves et les orphelins pour leur droit ! Mais au lieu de cela, vous opprimez les pauvres. Vos juges ne jugent-ils pas pour des récompenses, et vos prêtres enseigner pour de l'argent ? Le temps est venu, que celui qui voit toutes choses dévoilera tous vos secrets. Sachez ceci, assurément : le Seigneur libérera ses serviteurs hors de vos mains, et Il récompensera tous vos traitements injustes faits à son peuple. Je désire que vous considériez ces choses ; sondez les écritures, et voyez, s'il en est parmi le peuple de Dieu qui ont déjà emprisonné quelqu'un pour la religion. Ils étaient eux-mêmes emprisonnés. Je désire que vous considériez, qu'il est écrit, « Quand l'église se réunit vous pouvez tous prophétiser un par un, pour que tous puissent entendre, apprendre, et être réconfortés » ; et ainsi, "si tout est révélé à celui qui est assis, que le premier se tienne en paix." C'est ainsi que cela se passait dans la première église, et c'est ainsi que cela devrait être maintenant ; mais ce n'est pas ainsi dans nos assemblées : mais celui qui enseigne pour un salaire peut parler, et aucun ne peut le contredire. Encore, considérez la liberté qui était donnée aux apôtres, même parmi les juifs incroyants, quand après la lecture de la loi et les prophètes, les dirigeants de la synagogue leur disaient, « Vous hommes et frères, si vous avez une parole d'exhortation pour les gens, dites ainsi. » Je désire que vous considériez dans la tranquillité, et ne luttez pas contre le Seigneur ; car il est plus fort que vous. Même si vous retenez son peuple immobile pour un temps, pourtant quand il viendra, il reconnaîtra ceux qui sont siens ; car sa venue est comme un feu d'affineur, et comme la potasse des foulons. Ainsi la pierre qui set rejetée par vous les bâtisseurs sera la pierre principale de l'angle. Oh amis, déposez ces choses dans le coeur. Ne les laissez pas paraître pour vous comme des choses légères. je vous écris dans l'amour, pour penser à la Loi de Dieu, et à vos âmes, et pour que vous agissiez comme le faisaient les saints hommes de Dieu.

Grand étaient l'exercice et le travail en esprit que je subissait durant mon emprisonnement ici, à cause de la méchanceté qu'il y avait dans cette ville ; car là, bien que quelques uns étaient convaincus, la majorité des gens étaient endurcis. J'ai vu la visitation de l'amour de Dieu passer loin d'eux. Je pleurais pour eux ; et il vint sur moi d'écrire les lignes suivantes, comme une lamentation pour eux :

Comme les eaux qui fuient lorsque les écluses sont ouvertes, de même la visitation de l'amour de Dieu passe loin de vous, Oh Derby ! Par conséquent regardez où vous êtes, et comment vous êtes établis ; et considérez, avant que vous soyez complètement abandonnés. Le Seigneur m'a mû deux fois avant que je vienne pour crier pour les tromperies et les vanités qui sont en vous, et pour tous vous avertir de regarder au Seigneur, et non à l'homme. Le malheur est contre la couronne de l'orgueil, contre l'ivrognerie et les vains plaisirs, et contre ceux qui font en paroles, une profession de la religion, et qui sont élevés et hautains en esprit, et qui vivent dans l'oppression et l'envie. Oh Derby ! Votre profession et vos prêches puent devant le Seigneur. Vous professez un Sabbat en paroles, et de se rassembler, vous habillant de fines parures, et vous soutenez l'orgueil. Vos femmes marchent le cou tendu et les regards pleins de convoitise, etc. Ce contre quoi les prophètes d'autrefois ont criés. Vos assemblées sont détestables, et sont une abomination pour le Seigneur ; l'orgueil s'est levé, et s'est aussi incliné, la convoitise abonde, et celui qui agit méchamment est honoré. Ainsi la tromperie supporte la tromperie, pourtant ils professent Christ en paroles. Oh ! a tromperie qui est en vous ! Cela me brise même le coeur de voir comment Dieu est déshonoré en vous, Oh Derby !

Lorsque je vis que la visitation de l'amour de Dieu allait prendre fin dans le lieu où j'étais, je sus que ma captivité ne serait plus longue, mais je compris que, lorsque le Seigneur me ferait sortir, ce serait comme si on lançait un lion hors de son repaire parmi les bêtes sauvages de la forêt. Car les représentants de toutes les religions étaient animés d'un esprit charnel et grossier, plaidant pour le péché, et prétendant être asservis au mal et à l'imperfection, tout le temps de leur vie. Et tous se débattaient, hurlaient, tempêtaient, rageaient et luttaient contre la vie de l'Esprit qui a inspiré les Écritures, auxquelles ils faisaient profession de croire.

Il y eut un grand jugement sur la ville, et les juges étaient ennuyés à mon sujet, mais ils ne pouvaient se mettre d'accord sur ce qu'il fallait faire de moi ; un moment ils songeaient à me citer devant le Parlement ; d'autres fois, ils auraient voulu s'exiler en Irlande. D'abord, ils me traitèrent d'imposteur, de séducteur, de blasphémateur ; ensuite, quand Dieu les eut frappés de ses fléaux, ils dirent que j'étais un homme honnête et vertueux. Mais leurs jugements, bons ou mauvais, ce qu'ils pouvaient dire en bien ou en mal, ne comptait pas pour moi ; je n'en étais ni élevé ni abaissé : grâces en soient rendues à Dieu ! Enfin, ils durent me sortir de prison, vers le commencement de l'hiver, en l'an 1651, après que j'étais demeuré près d'un an à Derby, six mois à la Maison de Détention, et le reste du temps à la prison commune, dans le donjon.

Une fois libéré de prison, je me livrai comme auparavant à l'oeuvre du Seigneur, en passant à travers la campagne dans le Leicestershire, en chemin j'avais des réunions ; et l'Esprit et la puissance du Seigneur m'accompagnaient. Par la suite j'allai près de Burton sur Trent, d'où quelques uns furent convaincus ; et à la maison Bushel, où j'eus une réunion. J'allai dans le pays, où il y avait des gens sympathiques ; mais il y avait un scandaleux et méchant professeur qui avait l'intention de me faire du mal, mais le Seigneur l'en a empêché : béni soit le Seigneur !

Alors que je marchais avec quelques amis, je levai la tête, et j'aperçus tout à coup trois clochers. J'en eus un coup au coeur. Je leur demandai le nom de cet endroit ; ils me dirent : « Lichfield ». Immédiatement, je reçus du Seigneur l'ordre de m'y rendre. Étant arrivé à la maison vers laquelle nous nous dirigions, je les laissai entrer sans moi, sans leur dire pourquoi. Dès que je fus seul, je m'éloignai, et marchai par-dessus les haies et les fossés dans la direction de Lichfield, jusqu'à un grand champ, à un mille de la ville, où des bergers gardaient leurs moutons. Soudain je fut commandé par le Seigneur d'ôter mes souliers, de les donner aux bergers en leur disant de ne les remettre à personne, à moins d'en faire payer le prix. Je demeurais certes stupéfait, car c'était l'hiver, mais la parole de Dieu était comme un feu en moi. Aussi, j'enlevai mes souliers, et les donnai au bergers ; et les pauvres bergers tremblaient, et étaient étonnés. Je marchai environ un mille jusqu'à la ville et dès que j'y fus entré, la parole du Seigneur résonna encore en moi et me fit crier : « MALHEUR À LA CITÉ SANGLANTE DE LICHFIELD ! » C'était jour de marché, j'allai sur la place et la traversai de long en large, en tous sens, m'arrêtant par moments pour crier : « MALHEUR À LA CITÉ SANGLANTE DE LICHFIELD !» Personne ne mit les mains sur moi ; mais tandis que j'allais ainsi par les rues en criant, il me semblait voir courir des ruisseaux de sang, et la place du marché m'apparaissait comme une mare sanglante. Quand j'eus annoncé ce qui m'avait été dicté et que je me fus ainsi déchargé, je sortis paisiblement de la ville, et retournant vers les bergers, je leur donnai quelque argent et leur repris mes souliers. Mais le feu du Seigneur était tellement dans mes pieds et dans mon être, que je ne me souciais pas de mettre mes souliers ; et j'hésitais sur ce que je devais faire, attendant que le Seigneur me donne la liberté d'agir ; j'arrivai enfin à une mare où je me lavai les pieds et remis mes souliers. Après cela, une considération profonde vint sur moi, me demandant pourquoi, pour quelle raison j'avais été envoyé vers cette cité, pour lui jeter l'anathème et l'appeler « CITÉ SANGLANTE». Car bien que la cathédrale eût été à une époque entre les mains du Parlement, à une autre entre les mains du roi, et que beaucoup de sang eût été versé dans la ville lors des guerres qui s'y étaient livrées, cependant il n'y avait pas eu plus de sang versé que dans d'autres villes. Plus tard, j'appris qu'au temps de l'empereur Dioclétien, un millier de chrétiens avaient subi le martyre à Lichfield ; c'est pourquoi j'avais dû traverser le ruisseau de sang, et la mare de sang de la place du marché, sans mes chaussures, pour dresser le mémorial du sang des martyrs qui avait été répandu mille ans auparavant, et qui s'était refroidi dans les rues. Ainsi la vision de ce sang m'avait été donnée, et j'avais obéi à la parole du Seigneur. D'anciennes chroniques attestent combien sont nombreux les chrétiens britanniques qui ont souffert là. Je pourrais écrire longtemps au sujet de la vision que j'ai eue de ce sang des martyrs qui ont été mis à mort dans ce pays pour le nom de Christ, soit pendant les dix persécutions, soit depuis ; mais je laisse cela au Seigneur et à Son Livre par lequel tous les hommes seront jugés ; car Son Livre est la plus vraie des chroniques, et Son Esprit le plus sûr des chroniqueurs.

Alors, j'allai ça et là, à travers le pays, tenant des réunions parmi des gens souvent bienveillants, mais mes parents étaient fâchés contre moi. Au bout de quelque temps, je retournai dans le Nottinghamshire, à Mansfield, puis dans le Derbyshire et le Yorkshire. Ainsi, voyageant de côté et d'autre, prêchant au peuple la repentance et la parole de vie, j'arrivai près de Wakefield, où habitait James Nayler ; lui et Thomas Goodyear vinrent à moi ; tous deux furent convertis et reçurent la vérité. J'allai à la maison du Capitaine Pursloe, près de Selby et je fis visite à John Leek qui était venu me voir dans la prison de Derby où il avait été converti. J'avais un cheval, mais ne sachant que faire avec, je fus heureux de le lui laisser ; car j'étais mû à aller dans plusieurs grandes maisons, pour avertir et exhorter les gens à se tourner vers le Seigneur. J'étais mû par le Seigneur à aller à la maison à clocher de Beverly, qui était un endroit de haute profession. Comme j'étais trempé par la pluie, j'allai d'abord dans une auberge ; une jeune femme de la maison vint à ma rencontre à la porte et dit : « Quoi ! est-ce vous ? entrez ». Elle ne me connaissait pourtant pas, mais la puissance du Seigneur inclinait les coeurs vers lui. Ainsi je me restaurai et me couchai ; le lendemain j'allai à la maison à clocher, où un homme était en train de prêcher.

Quand il eut fini, je me sentis poussé à lui parler, ainsi qu'à l'assemblée, et à leur montrer leur vrai Jésus-Christ. La puissance du Seigneur fut telle qu'elle provoqua une grande crainte dans l'auditoire. Le maire vint à moi, me prit par la main et me dit quelques mots ; mais personne n'eut la force de discuter avec moi. Ainsi je sortis de la ville, et, dans l'après-midi, j'allai dans une autre maison à clocher, à deux milles de là. Quand le prêtre eut fini, je me mis à lui parler, ainsi qu'à l'auditoire, leur montrant le chemin de la vie et de la vérité, leur exposant les raisons de notre salut et de notre perte. Le prêtre dit qu'il n'était qu'un enfant et ne se sentait pas capable de discuter avec moi ; je lui répondis que je ne venais pas pour discuter, mais pour défendre devant eux la parole de vie et de vérité, afin que tous puissent connaître la Semence, objet de la promesse, que Dieu a déposée en tous, hommes et femmes. En cette ville, les gens se montrèrent pleins d'affection ; ils auraient voulu que je revienne leur prêcher un jour de semaine ; mais je les dirigeai vers leur Maître, Jésus-Christ, et le jour suivant, j'allai à Cranswick, chez le Capitaine Pursloe, qui m'accompagna chez le juge Botham. Ce juge Hotham était un homme aimable et doux, qui avait quelque expérience de l'action de Dieu dans son coeur. Après que je me fus entretenu avec lui des choses de Dieu, il me prit à part dans son cabinet, et là, tandis que nous étions en tête-à-tête, il me dit qu'il connaissait depuis dix ans la vérité que je prêchais, et qu'il était heureux que le Seigneur la fasse connaître maintenant au grand public. Au bout d'un moment, un prêtre vint le voir, et je m'entretins aussi avec ce dernier de la Vérité. Mais il fut bientôt réduit au silence car cet homme n'était qu'un idéaliste, il ne possédait pas les choses dont il parlait.

Pendant que j'étais là, une grande dame vint de Beverley pour parler au juge Hotham de quelque affaire ; tout en causant, elle lui raconta que le dimanche précédent (comme elle disait), il était venu dans l'église (elle voulait dire la maison à clocher), un « esprit » ou un « ange », qui avait parlé d'une façon extraordinaire des merveilles de Dieu, à l'étonnement de tous ceux qui étaient là ; et qu'il avait disparu sans que personne ne su d'où il était venu et où il allait ; mais que tout le monde, prêtres, gens religieux et magistrats de la ville, en avait été étonné. Ce récit me fut répété ensuite par le juge Hotham ; je lui racontai alors comment j'étais allé ce jour-là à la maison à clocher de Beverley, où j'avais annoncé la Vérité au prêtre et à l'assemblée.

Dans le pays près de là il y avaient quelques prêtres et docteurs réputés avec lesquels le juge Hotham avait fait connaissance. Il aurait voulu qu'ils puissent parler avec moi, et offrit de les envoyer chercher, sous prétexte de quelques affaires qu'il avait avec eux ; mais je n'ai point voulu qu'il fasse cela.

Quand le premier jour de la semaine est venu, juge Hotham marchait avec moi dans les champs ; et capitaine Pursloe vint nous rejoindre, puis juge Hotham est retourné à la maison ; mais capitaine Pursloe vint avec moi dans la maison à clocher. Lorsque le prêtre eut terminé, je parlai au prêtres et aux gens ; je leurs déclarai la parole de vie et de vérité, et les dirigeai là où ils doivent trouver leur enseignant, le Seigneur Jésus-Christ. Quelques uns furent convaincus, reçurent la vérité, et se tinrent fermement en elle, et ce jour-là nous eûmes une bonne réunion.

L'après-midi du premier jour de la semaine suivante, j'allai dans une autre maison à clocher, à environ trois milles de là, où prêchait un prêtre de haut rang, qu'on appelait docteur, un de ceux que le Juge Hotham aurait voulu me faire rencontrer. J'allai donc dans la maison à clocher et je restai assis jusqu'à ce que le prêtre eût fini. Les paroles qu'il prit pour texte étaient celles-ci : « voici, quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n'avez pas d'argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait. » Alors je fus poussé par le Seigneur à lui dire : « Descends, imposteur ! tu oses dire au peuple de venir et de recevoir gratuitement l'eau de la Vie ; et cependant tu extorques trois cents livres par an, pour prêcher les Écritures ! Comment ne rougis-tu pas de honte ? Est-ce que le prophète Ésaïe et le Christ agissaient ainsi, eux qui ont prononcé ces paroles, et les ont données gratuitement ? Est-ce que Christ n'a pas dit à ses serviteurs qu'Il a envoyés prêcher : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » Le prêtre s'éclipsa, comme un homme frappé de stupeur. Quand il fut parti, laissant son troupeau, j'eus tout loisir de parler au peuple ; je les conduisis des ténèbres à la lumière, à la grâce de Dieu qui les enseignerait et leur apporterait le salut, à l'esprit de Dieu qui était au-dedans d'eux, et qui les instruirait gratuitement.

M'étant ainsi déchargé la conscience, je retournai le soir chez le Juge Hotham, qui m'accueillit les bras ouverts, me disant que sa maison était la mienne car il était extrêmement heureux que le Seigneur fût à l'oeuvre, et révèle sa puissance. Puis il me dit pourquoi le matin il n'était pas venu avec moi dans la maison à clocher, et quels résonnements il avait à propos de cela ; car il pensait que si il était venu avec moi à la maison à clocher, les officiers m'auraient amenés à lui ; et alors il n'aurait pas su quoi faire. Il a dit qu'il était heureux que le capitaine Pursloe y soit allé avec moi ; pourtant aucun d'eux était habillé, et n'avaient pas non plus leurs bandes autour du cou. C'était chose étrange alors de voir un homme entrer dans une maison à clocher sans une bande autour du cou ; même le capitaine Pursloe était entré avec moi sans sa bande, la puissance et la vérité du Seigneur l'avaient tellement affecté qu'il n'avait pas pensé à cela.

De là, je continuai mon chemin à travers la campagne, et j'arrivai le soir dans une auberge où se trouvait un groupe de gens grossiers. Je demandai à la femme qui tenait l'auberge de me donner un peu de viande ; mais parce que je la tutoyais, elle me regarda comme une bête curieuse. Alors je lui demandai du lait qu'elle refusa ; je compris qu'elle mentait, et, voulant l'éprouver davantage, je lui demandai si elle avait de la crème ; elle me répondit qu'elle n'en avait pas. Or, il y avait là une baratte ; et un petit garçon qui jouait là autour, mit sa main dedans, la fit tomber et répandit toute la crème sur le sol devant mes yeux. Ainsi la femme fut convaincue de mensonge. Elle fut stupéfaite, et se signa ; après quoi, prenant l'enfant, elle le fouetta rudement ; mais je la réprimandai pour son mensonge et sa fausseté. Après que le Seigneur eut ainsi mis à jour sa duplicité et sa perversité, je sortis de la maison, et je marchai jusqu'à une meule de foin, sous la pluie et la neige. C'était trois jours avant le temps appelé Noël.

Le jour suivant, j'allai à York, où se trouvaient plusieurs personnes très bien disposées. Le Premier jour de la semaine suivante, le Seigneur me commanda d'aller dans la grande cathédrale et d'y parler au prêtre Bowles et à ses auditeurs. Je m'y rendis donc, et, quand le prêtre eut fini, je leur dis que la parole du Seigneur consistait en ceci : « Qu'ils vivaient de paroles, mais que le Dieu Tout-Puissant cherchait les fruits parmi eux. » Dès que ces paroles furent sorties de ma bouche, les assistants me poussèrent dehors précipitamment et me jetèrent en bas des escaliers. Je me relevai indemne et retournai à mon logis et plusieurs avaient été convertis là-bas. Car les gémissements qui se relèvent du poids et de l'oppression qui étaient sur l'esprit de Dieu en moi, voulaient ouvrir les gens, les frapper, et les faire confesser que les gémissements qui sortaient de moi les avaient touchés car ma vie était accablée par leur profession sans possession, et les paroles sans fruit.

Après que j'eus fait mon présent service à York, et que plusieurs y furent convaincus, reçurent la vérité de Dieu, et qui furent tournés à leur enseignant, Je sorti de York, et regardai en direction de Cleveland, et je vis qu'il avait des gens qui avaient goûtés à la puissance de Dieu. Je vis qu'il y avait une semence dans ce pays, et que Dieu y avait là un peuple humble. En passant par là cette nuit, un Papiste me rejoignit, et me parla de sa religion, et de leurs réunions ; et je lui laissai dire tout ce qu'il avait dans son esprit. Cette nuit là je séjournai à une taverne. Au matin je fus mû à dire les paroles du Seigneur à ce papiste. Aussi, j'allai à sa maison, et déclarai contre toutes leurs voies superstitieuses ; et lui dit, que Dieu était venu afin d'enseigner Lui-même Son peuple. Ceci le mit dans une telle colère, qu'il ne put endurer rester dans sa propre maison.

Le jour suivant je vins à Burraby, où un prêtre et plusieurs personnes aimable s'étaient rassemblés. Plusieurs de ces gens étaient convaincus, et sont demeurés fidèle jusqu'à ce jour. Il y a une grande réunion d'Amis dans cette ville. Le prêtre aussi fut forcé de confesser la vérité, quoiqu'il ne vint pas à elle.

Le jour suivant j'allai à Cleveland, parmi ces gens qui avaient goûtés la puissance de Dieu. Ils avaient auparavant eu de grandes réunions, mais elles avaient été mis en pièces, et leurs leaders étaient devenus Ranters. Je leur ai dit, qu'après qu'ils eurent de telles réunions, ils ne s'attendaient pas à Dieu pour sentir sa puissance pour sentir Sa puissance pour rassembler leurs pensées intérieures, afin qu'ils puissent ressentir Sa présence et puissance parmi eux dans leurs réunions, pour s'asseoir en cela et s'attendre à Lui, car ils avaient parlé eux-mêmes sèchement ; ils avaient dépensés leurs portions, et ne vivant pas dans ce dont ils parlaient, ils étaient maintenant devenus sèches. Ils avaient un genre de réunion tranquille ; mais ils prenaient du tabac, et buvaient des bières dans leurs réunions, et devenaient légers et relâchés. Mais le message que je leur apportai venant du Seigneur, qu'ils devraient tous revenir ensembles à nouveau, et attendre de sentir la puissance du Seigneur et l'esprit en eux-mêmes, pour les rassembler à Christ, afin qu'ils puissent être enseignés de Celui, qui disait, « Apprenez de moi. » Car lorsqu'ils avaient déclaré ce que le Seigneur leur avait ouvert, alors les gens devaient le recevoir ; et tant les orateurs que les auditeurs devaient vivre eux-mêmes en cela. ais quand ceux-ci n'avaient plus rien à déclarer, mais qu'ils allèrent à la recherche de formes sans vie, cela les a rendu sèches et arides, et les gens aussi ; et c'est de là qu'est venu toute leur perte ; car le Seigneur renouvelle ses miséricordes et les forces de ceux qui s'attendent à lui. Les leaders en sont venus à rien ; mais la plupart des gens furent convaincus, et reçurent la vérité éternelle de Dieu, et continuent leurs réunions jusqu'à ce jour, assis sous l'enseignement du Seigneur Jésus-Christ leur sauveur.

Sur le premier jour de la semaine suivante, la parole du Seigneur est venue à moi pour aller dans les maisons à clocher là ; ce que je fis. Quand le prêtre eu terminé, Je lui dis la vérité, à lui et aux gens, et je les ai dirigé vers leurs enseignants intérieur, Christ Jésus, leur enseignant gratuit qui les a racheté. Le prêtre est venu à moi, et j'ai eu un petit discourt avec lui ; mais il s'arrêta aussitôt et fut silencieux. Ensuite, étant clair de cet endroit, je suis passé, ayant eu plusieurs réunions là parmi ces gens.

Quoique la neige fût très épaisse, à cette époque, je continuai mes voyages ; et après avoir traversé la campagne, j'arrivai à une ville de marché, où je rencontrai beaucoup d'hommes pieux, avec lesquels je discutai longuement. Je leur posai des questions auxquelles ils ne purent rien répondre disant que personne ne leur avait jamais posé des questions si profondes.

De là, j'allai à Staithes,où je rencontrai aussi beaucoup de gens religieux, et quelques « Ranters » ( Les Ranters étaient des fanatiques plus ou moins extravagants aux affirmations les plus bizarres). J'eus de grandes réunions parmi eux, et il y eut de grandes conversions. Beaucoup reçurent la vérité, parmi eux un homme âgé de cent ans ; un autre était l'un des principaux constables, un troisième, mi prêtre dont le nom était Philip Scafe. Ce dernier devint dans la suite, par la libre grâce du Seigneur, un ministre de Son évangile.
 
Le prêtre de cette ville était un homme hautain qui oppressait le peuple pour qu'il paie les dîmes. Si d'aucuns allaient prêcher à des lieues à la ronde, il leur faisait payer la dîme de ce qu'ils avaient gagné avec leurs poissons, quoiqu'ils les eussent pêchés très loin de là, et qu'ils fussent allés jusqu'à Yarmouth pour les vendre. Je me rendis dans la maison à clocher pour annoncer la vérité, et démasquer ce prêtre ; quand je lui eus parlé et que je lui eus reproché d'opprimer le peuple, il prit la fuite. Les membres principaux de la paroisse étaient légers et frivoles ; aussi, après leur avoir prêché la parole de vie, je me détournai d'eux parce qu'ils ne la recevaient pas. Mais la parole du Seigneur que j'avais annoncée au milieu d'eux n'était point perdue ! Le soir, quelques-uns des principaux de la paroisse vinrent à moi. Beaucoup furent convaincus et se confessèrent à la vérité. Ainsi la vérité commença à se répandre dans ce pays, et nous eûmes de grandes réunions, ce qui mit le prêtre en rage, et les Ranters étaient agités ; ils m'envoyèrent un mot disant qu'ils voulaient se disputer avec moi ; le prêtre oppressant et le chef des Ranters. Il fut convenu d'un jour, et le Ranter vint avec ses camarades. Un autre prêtre, un écossais, vint ; mais pas le prêtre oppressant de Stath. Philip Scafe était avec moi ; et un grand nombre de personnes que j'avais rencontré. Une fois arrivé, T. Bushel, le Ranter, me dit, qu'il avait eu une vision de moi, que j'étais assis sur une grande chaise, et qu'il était venu et avait ôté son chapeau, et qu'il s'était incliné au sol devant moi ; ce qu'il fit. Et il dit plusieurs autres paroles flatteuses. Je lui ai dit, que c'était sa propre figure, et j'ai dit, « Repent toi, Toi la bête. » Il m'a dit qu'elle 'était jalousement en moi de parler ainsi. Je lui ai demandé le motif de cette jalousie, et comment elle en est venue à être élevée dans l'homme ? Et la nature d'une bête, qu'est qui l'a faite, et comment elle s'est élevée dans l'homme ? Car je l'ai vu directement dans cette nature de la bête ; et par conséquent je lui ai demandé comment cette nature est venue à être élevée en lui ? Je lui ai dit, qu'il devrait me donner un compte rendu des choses faites dans le corps, avant que nous en venions à discuter des choses faites hors du corps. Aussi je lui ai fermé la bouche, et tous ses compagnons Ranters ont fait silence ; car il était leur chef. Alors j'ai appelé le prêtre oppressant, mais seul le prêtre écossais est venu, dont la bouche fut aussitôt fermé, avec très peu de mots, lui étant hors de la vie de ce qu'il professait. J'eus alors une bonne opportunité avec les gens. Je tenais ouvert les Ranters, les classant avec les anciens Ranters de Sodome. J'ai soupçonné les prêtres d'être du même acabit que leurs compagnons engagés, les faux prophètes d'autrefois, et les prêtres qui gouvernaient les gens par leurs propres moyens, cherchant à tirer profit de leurs quartiers, prophétisant pour de l'argents, et enseignant pour un profit souillé. J'amenai tous les prophètes, Christ et les apôtres, au-dessus de la tête des prêtres, montrant comment les prophètes, Christ, et les apôtres, les avaient depuis longtemps découvert par leurs marques et leurs fruits. Ainsi je dirigeai les gens vers leur enseignant intérieur, le Christ Jésus, leur sauveur ; et prêchai le Christ dans le coeur de son peuple, quand toutes ces montagnes furent aplanies. Tous le monde était silencieux, et les bouches des opposants furent fermées ; car même s'ils bouillaient intérieurement, la puissance divine les retenait liés, de sorte qu'ils ne puissent pas sortir.

Après la réunion, ce prêtre écossais me demanda de me promener avec lui sur la falaise ; sur quoi j'appelai William Ratcliffe, son beau-frère, qui était en quelque mesure converti, lui disant que j'aimerais qu'un témoin fût là pour écouter ce que nous disions, de peur que, lorsque je serais parti, le prêtre ne m'attribuât quelque propos que je n'aurais pas tenu. Ainsi nous partîmes ensemble ; et tandis que nous marchions, le prêtre me demanda bien des choses concernant la lumière ainsi que l'âme ; et je lui répondis d'une façon très complète. Quand il eut fini de m'interroger, nous nous séparâmes et il passa son chemin ; plus tard, rencontrant l'autre prêtre, Philip Scafe, qui était converti, il cassa sa canne sur le sol dans sa fureur et dit que, si jamais il me rencontrait, il aurait ma vie ou moi la sienne ; ajoutant qu'il donnerait sa tête si je n'étais pas exterminé dans l'espace d'un mois. D'après cela, les Amis soupçonnèrent que son intention, en me demandant de me promener avec lui avait été, ou de me jeter en bas de la falaise, ou de me poignarder ; et que lorsqu'il s'était vu frustré de son dessein par la présence de mon compagnon, il s'était mis en rage. {Car avant, lorsque j'avais été à cette maison, j'avais vu en lui une nature ressemblant à un chien ; et je fus mû à lui dire qu'il était un chien, tels que ses actions le confirmaient.} Mais je n'ai considéré ni ses prophéties, ni ses menaces ; car je craignais le Dieu Tout-Puissant. Pourtant, au bout de quelques années, ce même prêtre écossais et sa femme furent convaincus à leur tour, et environ douze ans après j'étais leur hôte.

Un autre prêtre vint à la réunion où j'étais ; un qui avait la réputation d'être au dessus de tout les prêtres du pays. Comme je déclarai, que l'Évangile était la Puissance de Dieu, et comment elle amenait la vie et l'immortalité éclairant l'homme, et amenait les gens des ténèbres à la lumière ; ce prêtre ampoulé dit, que l'Évangile était mortelle. Je lui dit, le vrai ministre a dit, que l'Évangile était la puissance de Dieu ; et voudrait-il faire de la puissance de Dieu une puissance mortelle ? Sur cela, l'autre prêtre, Philip Scafe, qui était convaincu, et qui avait ressenti en lui la puissance immortelle de Dieu, l'emmena en haut et le réprimanda ; alors une grande dispute se leva entre eux :le prêtre convaincu soutint que l'Évangile était immortelle, tandis que l'autre affirmait le contraire. Mais la puissance du Seigneur fût trop dure pour ce contradicteur, qui ferma sa bouche ; et plusieurs furent convaincu, en voyant les ténèbres du prêtre opposant, et la lumière dans laquelle était le prêtre convaincu.

Alors un autre prêtre désira discuter avec moi, et les Amis " m'accompagnèrent chez lui ; mais quand il sut que nous étions là, il se glissa hors de la maison et se cacha sous une haie. On alla le chercher et on le trouva, mais on ne put le décider à venir. Alors j'allai dans une maison à clocher tout à côté. J'y trouvai les prêtres et les fidèles dans une grande colère ; le prêtre avait proféré des menaces en parlant aux Amis ; mais, quand j'arrivai, il ne put me tenir tête et prit la fuite ; car la puissance du Seigneur vint sur lui et sur eux tous. Oui, l'éternelle puissance du Seigneur était sur le monde et agissait sur les coeurs, et faisait trembler les prêtres et les soi-disant hommes pieux. Elle ébranlait l'esprit terrestre et superficiel dans lequel ils professaient leur religion et leur culte, de sorte que c'était pour eux une chose terrible quand ils entendaient dire : « L'homme aux vêtements de cuir est arrivé. » En entendant cela les prêtres de plusieurs endroits voulaient s'enlever du chemin ; ils étaient ainsi frappé par la terreur de la puissance éternelle de Dieu ; et la peur surprit les hypocrites.

De cet endroit nous passâmes à Whitby et à Scarborough, où nous eûmes un service pour le Seigneur ; depuis, de grandes réunions ont lieu là-bas. Puis j'allai ensuite par les Wolds à Mahon où nous eûmes de grandes réunions ; de même dans les villes voisines. dans une ville un prêtre m'envoya un défi de disputer avec moi ; mais lorsque j'y allai il ne se montra pas. J'eus une belle occasion avec les gens, et la puissance du Seigneur s'empara d'eux. L'une des personnes, qui avait été un ivrogne violent, fut tellement touché, qu'il vint à moi aussi humblement qu'un agneau ; bien qu'avant, lui et ses compagnons avaient envoyé chercher à boire afin d'enivrer les personnes violentes, afin qu ils puissent nous faire du mal. Quand je vis que le prêtre ne voulait pas sortir pour me rencontrer, Je fus mû à entrer dans la maison à clocher, et il était confondu ; la puissance du Seigneur vint sur tous.

Le Premier-jour suivant, vint une femme qui était une des pratiquantes les plus en vue parmi les « Indépendants » ; elle avait un tel préjugé contre moi qu'avant de venir elle avait dit qu'elle m'aurait volontiers fait pendre ; mais quand elle fut là, elle fut convertie et depuis lors demeura une « Amie ».

Alors je retournai à Mahon, où de grandes réunions eurent lieu ; les gens y seraient venus plus nombreux si certains n'avaient été retenus par la crainte de leur famille. Car cela paraissait impie de prêcher dans des maisons et de ne pas aller à l'église, (comme ils disaient) ; de sorte que beaucoup me demandaient d'aller parler dans les maisons à clocher. Or le Seigneur m'avait montré, pendant que j'étais en prison à Derby, que je devais parler dans les maisons à clocher, pour grouper les gens qui s'y trouvaient. Mais ces maisons à clocher me choquaient parce que les prêtres et le troupeau les appelaient « maisons de Dieu » et s'en faisaient des idoles, prétendant que Dieu demeurait là, dans une maison visible, alors qu'ils auraient dû tendre à ce que Dieu et Christ demeurent dans leurs coeurs, et à ce que leur corps fussent des temples de Dieu, suivant les paroles de l'apôtre : « Dieu n'habite pas dans des temples faits de main d'homme ». Mais comme les gens en sont venus à idolâtrer ces lieux, on considérait comme un crime de prêcher contre eux. Quand j'arrivai à la maison à clocher, il n'y avait que onze auditeurs, et le prêtre leur prêchait. Mais quand on su dans la ville que j'y étais, elle se remplit de monde. Quand le prêtre eut terminé, il envoya l'autre prêtre qui m'avait invité là, pour m'amener dans le pupitre ; mais je lui fis dire que je n'avais pas besoin de monter en chaire. Il m'envoya de nouveau chercher, me priant d'y monter ; car, il disait, que c'était un meilleur endroit, et que là je pourrais être vu des gens. Je lui fis dire encore, que je pouvais très bien être entendu et vu d'où j'étais ; et que je n'étais pas venu là pour tenir de telles places, ni leur maintenance, ni leur commerce. Sur ceci ils commencèrent à être en colère, et dirent, « Ces faux prophètes devaient venir dans les derniers temps. » Leur dire attristèrent de nombreuses personnes, et certains se mirent à murmurer entre eux. Sur quoi je me levai, et souhaitai que tous restent tranquilles ; et, sautant sur un siège élevé, je leurs déclarai ce que sont les marques des faux prophètes, montrant qu'ils étaient déjà venus ; et je leurs montrai les vrais prophètes, Christ, et ses apôtres ; et je démontrai que ces prêtres étaient en dehors des pas des vrais prophètes, de Christ, et de ses apôtres. Je dirigeai les gens vers leur enseignant intérieur, le Christ Jésus, qui voulait les détourner des ténèbres à la Lumière. Et après leur avoir ouvert plusieurs écritures, je les ai dirigés vers l'esprit de Dieu en eux-mêmes, par lequel ils puissent venir à lui, et par lequel ils peuvent aussi venir à connaître qui étaient les faux prophètes. Ainsi, après avoir eu une grande occasion parmi eux, je les ai quitté en paix.

Quelque temps après, j'allai à Pickering, où les juges tenaient leur séance dans la maison à clocher, sous la présidence du Juge Robinson. J'avais une réunion à l'école au même moment ; de nombreux prêtres y vinrent, posant des questions auxquelles je répondis à leur satisfaction. Quatre des principaux constables et beaucoup d'autres gens furent convertis ce jour-là ; le bruit arriva au Juge Robinson que son prêtre qu'il aimait par-dessus tous les autres prêtres avait été gagné et converti. Après la réunion nous allâmes à une auberge. Le Juge Robinson fut très humble et affectueux ; il voulait payer mon dîner, mais je ne le laissai pas faire. Alors il m'offrit de prêcher dans sa maison à clocher, mais je refusai, expliquant que j'étais venu pour les détourner de ces choses et les amener à Christ.

Le lendemain matin, j'allai avec les quatre principaux officiers de police et d'autres personnes, rendre visite au Juge Robinson qui vint au devant de moi. Je lui dis que je ne pouvais lui rendre les hommages que les hommes se rendent entre eux. Il répondit qu'il ne réclamait rien de semblable. J'entrai alors et lui expliquai les vrais et les faux prophètes et je dirigeai son esprit vers Dieu, son Maître. Je lui expliquai les paraboles, je lui montrai sur quoi reposaient notre élection ou notre condamnation ; je lui montrai comment la condamnation correspondait à la première naissance, et l'élection à la seconde. Je lui fis voir aussi à quoi tendaient la promesse de Dieu et ses jugements. Il montra tant d'ouverture de coeur que, lorsqu'un autre juge, qui assistait à l'entretien, fit une objection, il la réfuta. Quand nous nous séparâmes, il dit que j'avais bien raison de faire valoir le don que j'avais reçu de Dieu. Il prit à part les principaux officiers de police. Il voulait leur remettre quelque argent pour moi, disant qu'il ne voulait pas que j'eusse à payer mes frais d'entretien, mais il répondirent que je ne consentirais pas à accepter quoi que ce soit ; ainsi ils refusèrent son argent, mais ils acceptèrent son affection et sa bonté.

De là je suis passé dans le pays, et le prêtre qui m'avait appelé frère, (dans cette école où j'avais eu la réunion à Pickering), vint avec moi. Lorsque nous sommes entrés dans la ville pour manger, les cloches ont sonné. J'ai demandé la raison pour laquelle elles sonnaient ? Ils ont dit, pour moi, pour que j'aille prêcher dans la maison à clocher Au bout de quelques instants je me suis senti attiré vers cela ; et comme je marchait vers la maison à clocher, Je vis des gens rassemblés dans la court. Le vieux prêtre voulait que j'entre dans la maison à clocher J'ai dit, ‘non, il n'en n'est pas question.' Mais les gens trouvaient cela étrange que je ne veuille pas entrer dans ce qu'ils appelaient la maison de Dieu. Je me tenais dans la court de la maison à clocher, et déclaré aux gens que je n'étais pas venu pour tenir leurs temples d'idoles, ni leurs prêtres, ni leurs dîmes, ni leurs augmentations, ni le salaire des prêtres, ni leurs cérémonies juives et païennes ni leurs traditions, (car je reniait toutes ces choses) ; et je leur ai dit, que cette parcelle de terre n'était pas plus sainte qu'une autre quelconque parcelle de terre. Je leur ai montré ; que les apôtres, qui allaient dans les synagogues Juives et dans les temples, sur les commandes de Dieu, c'était pour amener le peuple hors des temples, et de ces synagogues, et de ces offrandes, dîmes, et prêtres convoiteurs de ce temps. Et que ceux qui vinrent à être convaincus de cette vérité, qui furent convertis à elle, et qui ont crut en Jésus-Christ, celui que les apôtres prêchaient, se rassemblaient dans leurs demeures ; et que tous ceux qui prêchaient Christ, la parole de vie, devaient prêcher librement, comme le firent les apôtres, et tel qu'Il le commandait. Aussi j'étais envoyé par le Seigneur des cieux et de la terre pour prêcher gratuitement, et pour faire sortir le peuple de ces temples extérieurs faits de mains d'hommes, dans lesquels Dieu ne demeure pas ; de sorte qu'ils puissent connaître leurs corps pour devenir les temples de Dieu et de Christ ; et pour attirer le peuple hors de toutes leurs cérémonies superstitieuses, de leurs coutumes juives et païennes, traditions, et doctrines d'hommes ; et de tous les enseignants salariés du monde, qui prennent des dîmes, et de grands gages, prêchant pour un salaire, et prophétisant pour de l'argent ; eux qui,ont jamais été envoyés par Dieu ni par Christ, comme eux-mêmes le confessent, quand ils disent, qu'ils n'ont jamais entendu la voix de Dieu ni de Christ. J'exhorte les gens à sortir de toutes ces choses, les dirigeant vers l'Esprit et la grâce de Dieu en eux-mêmes, et vers la lumière de Jésus dans leurs propres coeurs ; qu'ils puissent venir à connaître Christ, leur libre enseignant, pour leur apporter le salut, et leur ouvrir les Écritures. Ainsi le Seigneur m'a donné une bonne opportunité de leur ouvrir largement ces choses. Tous étaient silencieux, et beaucoup furent convaincus ; bénit soit le Seigneur.

Je suis passé dans une autre ville, où il y avait une grande réunion, le vieux prêtre étant avec moi ; et là vinrent des professeurs de toutes sortes. Je me suis assis sur une botte de foin, et je n'ai rien dit pendant quelques heures ; car je devais les affamer de paroles. Les professeurs venaient toujours parler au vieux prêtre, et lui demandaient quand j'allais commencer à parler ? Il leur disait d'attendre ; et je leur ai dit, que les gens avaient attendu longtemps le Christ avant qu'il parle. Finalement je fus mû par le Seigneur à parler ; et ils furent frappés par la puissance du Seigneur. La parole de vie toucha leurs coeurs, et il y eut là une conversion générale.

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