Le Journal de George Fox - 1648 - 1652 - Jeune Ministère <page 3 >


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D'ici je suis passé, le vieux prêtre étant toujours avec moi, ainsi que plusieurs autres. En cours de route, quelqu'un l'appela, « M. Boyes, nous vous devons de l'argents pour les dîmes, s'il vous plait venez et prenez. » Mais il leva ses mains, et dit, « Qu'il en avait assez, qu'il n'en voulait plus ; qu'ils devraient le garder » ; et « il se mit à louer le Seigneur de ce qu'il en avait assez ».

Nous arrivâmes enfin à la maison à clocher de ce vieux prêtre, dans le Moors, et il vint devant moi, et tint ouverte la porte de la chaire ; mais je lui ai dit que je ne devrais pas y aller. Cette maison à clocher avait beaucoup de peinture. J'ai dit au prêtre et aux gens, que la bête peinte avait une maison peinte. Je leurs dévoilai l'émergence de toutes ces maisons ; et leurs superstitions, leur montrant, que comme le but des apôtres' allant dans les temples et les synagogues, que Dieu avait commandé, n'était pas de les garder là, mais d'amener les gens à Christ la substance ; aussi le but de ma venue là, n'était pas de tenir ces temples, prêtres, et dîmes, que Dieu n'a jamais commandé, mais de les faire sortir de toutes ces choses pour les amener à Christ la substance. Je leur ai montré la véritable adoration que Christ avait mis en place, et distinguai Christ le véritable chemin de toutes les fausses voies, leurs ouvrant les paraboles, et les tournant des ténèbres à la véritable lumière, que par elle ils puissent voir eux-mêmes leurs péchés, et Christ leur sauveur ; de sorte qu'en croyant en Lui ils soient sauvés.

Après ce, nous sommes allés chez Birdet, où j'eus une excellente réunion, et ce vieux prêtre m'accompagnais encore, en laissant sa maison à clocher. Il avait été considéré comme un prêtre célèbre, au-dessus des hommes de prière communs, les prêtres, et aussi les indépendants. Avant il fût convaincu il allait parfois dans leur maison à clocher pour y prêcher, car ce fut un homme de zèle à sa façon : et quand ils se plaignirent de lui au juge Hotham, le juge leur a dit de saisir et de prendre possession de son cheval pour avoir voyagé pendant le jour du Seigneur, comme il avait coutume d'appeler cela, mais Hotham avait fait ainsi afin de les calmer, car il savait que le prêtre n'utilisait aucun cheval, mais se déplaçaient à pied.
 
Maintenant j'allai vers Crantsick chez le capitaine Pursloe le juge Hotham, qui me reçurent amicalement, ils étaient heureux que la puissance du Seigneur soit apparue ainsi, que la vérité se soit répandue, et que tant de gens l'aient reçue, et que le juge Robinson soit aussi civil. Le juge Hotham disait, si Dieu n'avait pas élevé se principe de Lumière et de Vie, que j'ai prêché, la nation aurait été envahie par le Ranterisme, et tous les juges du pays n'auraient pas pu arrêter cela avec toutes leurs lois ; parce que disait-il, ils auraient imité ce que nous disions, et obéit aux lois, et auraient quand même pratiqués leurs propres comportement et croyances mauvaises. Mais ce principe de vérité a renversé leur principe à sa base et racine même ; c'est pourquoi nous étions heureux que le Seigneur ait fait monté ce principe de vérité et de vie.

De là j'ai voyagé dans le Holderness, et arrivai à la maison d'un juge, dont le nom était Pearson. Il avait une femme très aimable, « qui a cru à la vérité, et qui en fut si affecté qu'elle avait dit qu'elle aurait pu tout abandonner pour me suivre ».

De là j'allai à Oram, chez George Hartise ; où plusieurs de cette ville furent convaincus. Au premier jour je fus mû à aller dans la maison à clocher, où le prêtre avait obtenu l'aide d'une autre personne ; et de nombreux professeurs et prétendants s'étaient rassemblés. Mais la puissance du Seigneur se trouvait sur tous ; les prêtres s'enfuirent, et nous eûmes de bon services pour le Seigneur avec ces gens. Quelques uns de ces grands professeurs furent convaincus, et devinrent d'honnêtes et fidèles amis ; c'étaient des hommes de positions à cet endroit.

Le jour suivant, les Amis et gens amicaux étant partis, je voyageai seul, déclarant le jour du Seigneur parmi le peuple de la ville où j'étais, et les avertissant de se repentir. J'arrivai une fois à la tombée de la nuit dans une ville nommée Patrington ; et tandis que je parcourais la ville, j'avertis le prêtre et le peuple (car le prêtre était dans la rue), d'avoir à se repentir et à se tourner vers le Seigneur. La nuit tomba avant que j'eusse atteint l'extrémité de la ville ; une foule de gens m'entouraient, auxquels j'ai déclaré la parole de vie.

Quand je me fus ainsi déchargé de mon message, j'allai à une auberge et je demandai à y loger, mais ils refusèrent. Je les priai alors de me donner un peu de viande et de lait contre de l'argent, mais il ne voulurent pas. Alors, je marchai hors de la ville, et quelques compagnons me suivirent, et me demandèrent, ce qui se passait. Je leur ai commandé de se repentir, et de craindre le Seigneur. Ensuite j'allai et marchai un bon bout de chemin, j'arrivai à une autre maison, et demandai aux gens de me donner un peu de nourritures, à boire, et l'hébergement en échange de mon argent ; mais ils me refusèrent. J'allai à une autre maison, et demandai la même chose ; mais ils me refusèrent aussi. La nuit était devenue si sombre que je ne pouvais plus voir mon chemin ; mais je découvris une mare, je pris un peu d'eau et je me rafraîchis. Je traversai ensuite la mare, et, fatigué de mon voyage, je m'assis dans un fourré jusqu'au jour. A l'aube, je me levai et traversai les champs. Un homme me poursuivit avec une grande pique, et m'accompagna jusqu'à une ville ; il souleva les habitants contre moi, y compris le principal officier de justice, avant même que le soleil fût levé. Alors je leur annonçai la vérité éternelle de Dieu, leur déclarant que le jour du Seigneur allait venir et dévoiler tous les péchés et toutes les iniquités, et les exhortant à la repentance. Mais ils se saisirent de moi et me ramenèrent à Patrington, à environ trois milles de là, me gardant avec des lances, des piques, des pieux et des hallebardes. Quand j'arrivai à Patrington, toute la ville était en émoi ; le prêtre et la population étaient réunis ; j'eus ainsi une autre occasion d'annoncer à tous la parole de vie, et de les avertir de se repentir. A la fin, un homme au coeur bien disposé me fit venir dans sa maison, et là je pris un peu de lait et de pain, étant resté plusieurs jours sans nourriture. Ils m'escortèrent ensuite jusque chez un juge, à environ neuf milles de là. Quand je fus arrivé près de sa maison, un homme me rejoignit à cheval et demanda si j'étais l'homme qui avait été arrêté. Je lui demandai la raison de cette question. Il me répondit : « Pas pour vous nuire. » Je lui dis que c'était bien moi ; et il nous précéda chez le juge. Les hommes qui me gardaient dirent que nous aurions de la chance si le juge n'était pas ivre à notre arrivée ; car il avait l'habitude de s'enivrer très tôt le matin. Quand je parus devant lui, comme je n'ôtais pas mon chapeau et le tutoyais, il demanda au cavalier qui m'avait précédé si je n'étais pas fou ou simple d'esprit ; mais l'homme lui dit que non, que j'agissais ainsi par conviction. Alors je lui dis de se repentir et de venir à la Lumière, avec laquelle le Christ l'avait éclairé ; que par elle il puisse voir toutes ses mauvaises paroles et actions, et se convertir à Jésus-Christ pendant qu'il en était temps encore ; et que tandis qu'il en avait le temps qu'il puisse le priser. Oui, oui, disait il, la lumière dont il est parlé dans le troisième livre de Jean. Je lui demandai de se concentrer sur elle, et lui obéir. Tout en l'exhortant, je posai ma main sur lui et il fut abattu par la puissance du Seigneur ; tous les hommes de garde étaient stupéfaits. Alors il m'emmena avec l'autre homme dans une petite chambre, et il demanda à voir ce que j'avais dans mes poches, en fait de lettres ou de papiers. Je retournai mes poches et lui montrai que je n'avais pas de lettres. Il dit alors : « Ce n'est pas un vagabond d'après son linge » ; et il me relâcha. Je retournai à Patrington avec l'homme qui m'avait précédé à cheval chez le juge, car il habitait cette ville : quand j'y arrivai, il aurait voulu que je tinsse une réunion à la Croix ; je lui dis que ce n'était pas la peine, que sa maison suffirait bien. Il me demanda d'aller me coucher dans un lit, ou sur le lit ; car le bruit avait couru que je ne voulais pas coucher dans un lit, parce qu'à cette époque, je couchais souvent dehors. Quand le premier jour est venu j'allai dans la maison à clocher, et déclarai la vérité au prêtre et aux gens ; et les personnes ne m'ont pas molesté, car la puissance de Dieu était venue sur eux. Aussitôt après j'eus une excellente réunion à la maison de l'homme où je logeais ; et plusieurs furent convaincus de la vérité éternelle du Seigneur, et jusqu'à ce jour, ils demeurent des témoins fidèles de celle-ci ; et ils furent extrêmement attristés de ce qu'ils ne m'avaient pas reçus, ni hébergé, quand j'était venu auparavant.

De là je voyageai à travers le pays jusque dans ses parties les plus éloignées, avertissant les gens des villes et villages de se repentir, et les dirigeant vers le Christ Jésus, leur enseignant.

Le premier jour j'arrivai chez le colonel Overton, et j'eus une grande réunion de la primauté des gens de cet endroit, où plusieurs choses furent ouvertes dans les écritures, dont ils n'avaient jamais entendu avant. Plusieurs furent convaincus, et reçurent la parole de vie, et furent établis dans la vérité de Dieu.

Alors je retournai à Patrington et j'allai voir les Amis qui avaient été convaincus ; ils m'apprirent qu'un tailleur et quelques jeunes hommes mauvais de cette ville avaient été responsables de ma comparution en justice. Le tailleur vint me demander pardon, craignant que je ne dépose une plainte contre lui. Les officiers de justice avaient peur que je leur attire des ennuis. Je leur pardonnai à tous, et les exhortai à se tourner vers le Seigneur et à amender leur vie. Mais voici ce qui les effraya le plus : quand j'étais à la maison à clocher d'Oram, peu de temps auparavant, il y avait un soi disant homme pieux qui m'avait frappé d'un coup à la poitrine en m'ordonnant de sortir de l'église. « Hélas ! pauvre homme, lui dis-je, tu appelles cette maison à clocher une église ? L'Église est le peuple que Dieu a racheté par son sang, et non la maison. » Le Juge Hotham, ayant été informé de l'outrage que m'avait fait subir cet homme, lui envoya un mandat d'arrêt et le fit comparaître aux Assises tant il était pénétré par la vérité et son zèle pour établir la paix. Ce même juge Hotham m'avait demandé avant cela si quelqu'un m'avait importuné ou injurié ; mais je sentis que je ne devais rien lui dire, car il me fallait tout pardonner.

De Patrington j'allai dans les maisons de plusieurs grands hommes, les avertissant de se repentir. Quelques uns me reçurent aimablement, et certains m'offensèrent. Le soir j'arrivai dans une autre ville, j'y demandai l'hébergement et nourriture, et offris de payer pour cela ; mais ils ne voulurent pas me loger, sauf si je voulais aller voir le constable, ce qui était la coutume, (disaient-ils), pour tous les locataires, s'ils sont étrangers. je leurs ai dis que je ne voulais pas y aller ; car cette coutume était pour les personnes suspectes, mais j'étais un homme innocent. Après que je les eusse averti de se repentir, et déclaré leur jour de visitation, et qu'ils eurent été dirigés vers la lumière du Christ et l'esprit de Dieu, de sorte qu'ils puissent venir à connaître leur salut, je passai mon chemin ; et par la suite les gens furent quelque peu attendris et troublés. À la nuit tombée, j'aperçus une meule de foin, et allai m'asseoir en dessous jusqu'au matin.

Le jour suivant je suis passé dans Hull, exhortant et avertissant les gens alors que j'allais, à se tourner vers le Christ Jésus, afin qu'ils puissent recevoir le salut. Cette nuit j'eus un logement ; mais j'avais très mal aux pieds d'avoir voyagé aussi loin.

Par la suite j'arrivai à Balby, y visitai les Amis en haut et en bas de cette région, et ensuite je suis passé près du comté de Nottinghamshire, y visitai les Amis ; et aussi dans le Lincolnshire, et visitai aussi les Amis là-bas. Au premier jour j'allai dans une maison à clocher de ce côté-ci de Trent, et puis dans une autre l'après midi de l'autre côté de Trent, déclarant la parole de vie aux gens, et les dirigeai vers leur enseignant le Christ-Jésus, qui mourut pour eux, afin qu'ils puissent l'entendre et recevoir par Lui le salut. Et puis j'allai plus loin dans le pays, et j'eus plusieurs réunions. À une réunion vint un grand homme, un prêtre, et plusieurs professeurs ; Mais la puissance du Seigneur vint sur eux, et continuèrent paisiblement. Il vint un homme à cette réunion, qui était déjà venu avant, et qui avait levé de fausses accusation à mon endroit, criant sur les toits ici et là dans la régions, rapportant que j'avais dit que j'étais le Christ ; ce qui était absolument faux. Lorsque je vint à Gainsborough, où un Ami avait déclaré la vérité sur le marché, les gens de la ville et du marché furent tous dans un tumulte. J'entrai dans la maison d'in homme amical, et les gens se précipitèrent sur moi ; de sorte que la maison fût remplie avec les professeurs, les disputailleurs, et une personne grossière. Ce faux accusateur entra, et m'accusa ouvertement devant les gens, d'avoir dit « que j'étais Christ, et il avait amené son témoin pour le prouver ». Cette accusation amena une telle rage chez les gens, qu'ils pouvaient difficilement contenir leurs mains. Alors je fus poussé par le Seigneur Dieu à monter debout sur la table, oint de l'éternelle puissance de Dieu, et dit aux gens, « que Christ était en eux, sauf qu'ils furent réprouvés [rejetés, perdu dans le péché] » ; et que « c'était Christ, l'éternelle puissance de Dieu, qui parlait en moi qui, leur parlait à eux ; NON PAS que j'étais CHRIST ». Et le peuple en générale fût satisfait, excepté le faux accusateur, un professeur, et son propre faux témoin. J'appelai l'accusateur Judas, et je fus mû à lui dire que la fin de Judas serait la sienne ; et que c'était la parole du Seigneur et de Christ à travers moi qui s'adressait à lui. [Venant de Matthieu 27:5, Et ayant jeté l'argent dans le temple, il se retira ; et s'en étant allé, il se pendit]. La puissance vint sur tous, et apaisa les esprits des gens, et ils repartirent en paix. Mais ce Judas peu de temps après se pendit lui-même, et un pieux fût enfoncé dans sa tombe. Cette fausseté ils l'imprimèrent dans la nation, ajoutant péché par-dessus péché ; dont la vérité et nous étions libres de tout cela : car il n'était pas plus Quaker que le prêtre qui avait imprimé cela, mais c'était l'un d'entre eux. En dépit de cette méchante calomnie que l'adversaire avait conçu pour nous diffamer, et tourner les pensées des gens contre la vérité, nous sommes demeurés forts. Plusieurs dans le Linconshire reçurent l'évangile, étant convaincus de la vérité éternelle du Seigneur, et se sont assis en elle sous son enseignement céleste.

Je passai dans la puissance du Seigneur dans le Yorkshire, allai à Warnsworth, et allai dans la maison à clocher dans l'après midi ; mais ils fermèrent la porte sur moi. Pourtant après un moment ils laissèrent entrer Thomas Aldam, et puis fermèrent à nouveau ; et le prêtre lui tomba dessus, en lui posant des questions. À la fin ils ouvrirent la porte, et j'entrai. Aussitôt que j'arrivai à la vu du prêtre, celui-ci s'arrêta de prêcher, bien que je ne lui avais rien dit, car il était dans une grande confusion ; et il me demanda, « Qu'avez-vous dit ? » Et tout de suite après il cria, « Venez, venez, je leur prouverai les faux prophètes dans Matthieu. » Mais il était tellement confus, qu'il était incapable de trouver le chapître. Ensuite il me tomba dessus, en me posant plusieurs questions ; et je restais tranquille durant tout ce temps, je ne leur disait rien. À la fin j'ai dit, « Voyant qu'il a ici plusieurs questions qui sont posées, je puis y répondre. » Mais aussitôt que j'eus commencé à parler, les gens se ruèrent violemment sur moi. Ils me jetèrent de nouveau hors de la maison à clocher, et barrèrent la porte derrière moi. Aussitôt qu'ils eurent terminés leur service et qu'ils furent sortis, les gens accoururent vers moi, me battirent, me jetèrent des mottes de terre et des pierres, puis me frappèrent avec des bâtons. Le prêtre aussi, étant extrêmement irrité, porta les mains sur moi avec violence. Mais je leur annonçai, à lui et à eux, le jour terrible du Seigneur, et les exhortai à se repentir et à se tourner à Christ. Étant rempli de la puissance rafraîchissante du Seigneur, je ne souffris pas beaucoup de leurs violences. Dans l'après midi j'allai dans une autre maison à clocher, mais lorsque j'arrivai le prêtre avait déjà terminé : alors j'ai prêché la repentance aux gens qui sortaient, et les ai dirigé vers leur enseignant intérieur, Jésus Christ.

De là j'allai à Balby, et à Doncaster, où j'avais déjà prêché la repentance au jour du marché ; et qui avait fait grand bruit et alarmé la pays. Au premier jour j'allai dans la maison à clocher, et après que le prêtre eut terminé. J'allai lui parler ainsi qu'aux gens de ce que le Seigneur m'avait commandé ; et ils furent dans une si grande rage qu'ils se ruèrent sur moi me jetèrent par terre, et me traînèrent devant les magistrats. Ceux-ci me firent subir un long interrogatoire, et j'eus fort à faire pour leur répondre. Ils me menacèrent de mort et de m'abandonner aux mains du peuple, si je retournais parmi eux. Néanmoins je déclarai la vérité parmi eux, et les dirigeai vers la lumière du Christ en eux ; leur témoignant, « que Dieu était venu pour enseigner Lui-même son peuple, soit qu'ils veulent l'entendre ou le recevoir ». Au bout de quelques moments ils nous firent sortir (car quelques Amis étaient avec moi) parmi la multitude hostile, et ils nous lapidèrent dans les rues. Un aubergiste, un huissier, est venu et nous emmené dans sa maison ; et ils lui ont brisé la tête, avec les pierres qu'ils nous lançaient, de sorte que le sang coulait sur son visage. Nous sommes restés quelques temps dans sa maison, et montrâmes que nous étions des gens plus sobres que les fruits du prêtre. Nous partîmes pour Balby, à environ un mille de là ; la foule grossière nous attendait pour nous lapider le long du chemin ; mais, Dieu soit loué, nous ne fûmes pas gravement blessés.

Le Premier-jour suivant, j'allai à Tickhill, où les Amis de la région se réunissaient. Quand, au cours de l'assemblée, la puissance de Dieu eut répandu sur nous ses ondes rafraîchissantes, Dieu m'inspira ensuite d'aller dans la maison à clocher. Quand j'y arrivai, le prêtre et la plupart des conseillers paroissiaux étaient réunis dans la nef. J'allai vers eux et commençai à leur parler, mais, immédiatement, ils me tombèrent dessus ; le clerc brandit sa bible, tandis que je parlais, et s'en servit pour m'en asséner un coup si violent sur le visage, que que le sang jaillit et je saignait abondamment dans la maison à clocher. Alors les gens crièrent : « Sortons-le de l'église » ; et, quand ils m'eurent traîné dehors, ils me battirent cruellement, à coups de livres, de poing et de bâton ; ils me jetèrent par terre, me firent passer par-dessus une haie dans un enclos, et là me battirent et me renversèrent de nouveau ; après quoi, ils me traînèrent dans la rue, me lapidant et me battant tout le long du trajet, de sorte que j'étais tout éclaboussé de sang et de boue. Ils m'arrachèrent mon chapeau que je n'ai pas retrouvé depuis. Cependant, quand je fus de nouveau sur pied, je leur annonçai la parole de vie ; je leur fis voir les fruits que leur faisait porter leur maître et leur dis qu'ils déshonoraient le christianisme. Au bout d'un moment, je retournai à la réunion des Amis ; le prêtre et la foule étant venus près de la maison, je sortis avec les Amis dans la cour et je leur parlai. Le prêtre se moqua de nous et nous appela Quakers ( « Quakers » signifie « trembleurs », nom qui fut donné en dérision.), mais la puissance du Seigneur agit en eux de telle façon, la parole de vie fut annoncée avec une telle  autorité, une telle solennité que le prêtre commença lui-même à trembler ; quelqu'un dans la foule se mit à dire : « Regardez comme le prêtre tremble, comme il est secoué ; il est devenu Quaker lui aussi. » Quand la réunion fut finie, les Amis partirent ; j'allai sans chapeau à Balby, à sept ou huit milles de là. Les Amis furent copieusement injuriés ce jour-là par le prêtre et par son troupeau ; si bien que quelques juges en ayant entendu parler, deux ou trois d'entre eux vinrent faire une enquête. Celui qui avait répandu mon sang craignait d'avoir la tête coupée pour m'avoir frappé dans la maison à clocher, mais je lui pardonnai et ne voulus pas témoigner contre lui.

Au commencement de l'année 1652, une grande colère s'alluma parmi les prêtres et le peuple et parmi quelques-uns des magistrats du West-Riding du Yorkshire. En ce temps là, je vis en songe un homme, deux grands chiens mastiffs et un ours, au milieu desquels je passais et qui souriaient sans me faire aucun mal ; cela se vérifia, car l'officier de police prit Thomas Aldam et l'emmena à York. J'allai avec Thomas Aldam, et je fis vingt milles avec lui dans la direction de York ; l'officier avait le mandat d'arrêt contre moi aussi ; il dit qu'il m'avait bien vu, mais qu'il n'avait pas voulu molester des étrangers, tandis que Thomas Aldam était son voisin. Ainsi la puissance du Seigneur le restreignit de sorte qu'il n'avait aucun pouvoir pour se mêler à moi. Nous allâmes chez le lieutenant Roper, et là nous eûmes une grande réunion d,hommes considérables. La vérité fut puissamment déclarée parmi eux, les écritures merveilleusement ouvertes, les paraboles et paroles de Christ exposées, l'état de l'église aux jours des apôtres clairement énoncée, et l'apostasie à partir de cet état dévoilé. La vérité avait une grande domination ce jour là : de sorte que ces grands hommes qui étaient présents l'ont en général tous confessés, disant, « Ils croyaient que ce principe doit faire le tour du monde entier. » Il y avait à cette réunion, James Naylor, Thomas Goodyear, et William Dewsbury,* qui avait été convaincu l'année précédente, et aussi Richard Farnsworth. Le policier resta avec Thomas Aldam jusqu'à ce que la réunion soit terminée, et ensuite se dirigea vers la prison de York ; mais n'interféra pas avec moi.

*William Dewsbury était convaincu et crucifié depuis longtemps lorsqu'il rencontra Fox. Il est l'un des quelques Quakers que Christ développa indépendamment des prédications de Fox.

De là j'allai à Wakefield ; le Premier-jour suivant, dans une maison à clocher, où James Nayler avait été membre de l'Église Indépendante ; et il avait été excommunié après avoir reçu la vérité. Quand j'entrai et que le prêtre eut fini, les gens me dirent d'aller vers le prêtre, ce que je fis ; mais quand je commençai à leur annoncer-la parole de vie et à leur dévoiler le mensonge de la prêtrise, ils se jetèrent subitement sur moi, me traînèrent dehors par l'autre porte, me pinçant et me battant en criant : « Mettons-le au pilori. » Mais la puissance du Seigneur les retint et les empêcha de le faire. Ainsi j'allai à la réunion où étaient assemblés beaucoup de gens pieux et bienveillants. Il y eut un grand mouvement parmi eux ce jour-là ; les gens étaient profondément heureux qu'on leur eût montré que le Seigneur les dirigeait intérieurement. Nous pûmes être hébergés là ; car quatre d'entre nous avaient couché sous une haie la nuit précédente, parce qu'il n'y avait que peu d'Amis dans cet endroit.

Le même jour Richard Farnsworth alla dans une autre maison à clocher appartenant à un grand prêtre, et déclara la parole de vérité au peuple ; il avait un grand service parmi eux car la terreur et la puissance du Seigneur était puissamment sur nous .

Le prêtre de l'église à laquelle avait appartenu James Nayler, un nommé Marshall, répandit de méchantes calomnies à mon sujet, disant par exemple que je portais des bouteilles avec moi et que je faisais boire les gens pour les engager à me suivre. Il disait encore que je montais un grand cheval noir et qu'on me voyait avec lui à la fois dans un endroit et dans un autre, à des centaines de milles de là ; et, « que je devais donner de l'argent à un compagnon pour qu'il me suive quand j'étais sur mon cheval noir ». Avec ces mensonges infernaux il nourrit son peuple, pour leur faire penser du mal de la vérité que j'ai déclaré parmi eux. Mais par ces mensonges qu'il a prêché, il a éloigné de lui plusieurs de ses fidèles ; car je voyageais à pieds, et n'avais pas de cheval en ce temps là ; et les gens en général le savaient. Peu de temps après, le Seigneur retrancha ce prêtre envieux dans son iniquité.

Après cela j'allai à High-Town, où demeurait une femme qui avait été convertie récemment. Nous allâmes à sa maison, et nous eûmes une réunion. Les gens de la ville étaient rassemblés ; nous leur déclarâmes la vérité, et eûmes quelques service pour le Seigneur parmi eux ; et ils passèrent encore loin paisiblement. Mais une veuve dans le village nommée Green, qui, étant remplie d'envie, alla voir une personne dans le village qui se faisait appeler gentleman, qui avait la réputation d'avoir tué deux hommes et une femme, et nous dénonça à lui, bien qu'il ne fusse pas officier. Le matin suivant nous élaborâmes quelques questions, à envoyer aux prêtres. Lorsque nous eûmes terminés, tout juste après que nous fûmes partis, quelques personnes amicales de la ville vinrent en courant, et nous dirent, que ce meurtrier avait aiguisé aiguisé une pique pour nous poignarder, et qu'il venait avec son épée à sa ceinture. Mais, comme nous sortions justement, nous lui échappâmes, mais il arriva à la maison où nous étions, et les gens en générale conclurent que si nous n'étions pas partis, il aurait tué l'un d'entre nous. Nous couchâmes dans un bois cette nuit-là, et nous fûmes trempés car il pleuvait à verse. Le matin, je fus poussé à retourner à la ville, où l'on me fit un récit complet des faits et gestes de ce méchant homme.

De là nous passâmes à une maison à Bradford, où nous rencontrâmes Richard Farnsworth, d,où nous étions partis peu de temps avant. Lorsque nous entrâmes, ils mirent devant nous de la nourriture ; mais comme j'allais manger, la parole du Seigneur est venue à moi, disant, « Ne mange pas le pain de celui qui a un mauvais oeil. » Je me levai immédiatement de la table et ne mangeai rien. La femme de la maison était une baptiste. Après que j'eus exhorté la famille à se tourner vers le Seigneur Jésus-Christ, et à écouter Ses enseignements dans leurs propres coeurs, nous partîmes de là.

Tandis que nous voyagions à travers le pays, prêchant la repentance au peuple, nous arrivâmes dans une ville marchande, où ce jour là il y avait une lecture. j'allai dans la maison à clocher, où il y avait plusieurs prêtres, professeurs, et autres gens. Le prêtre qui prêchait prit pour son texte ces paroles de Jér 5:31, « Les prophètes prophétisent faussement, et les sacrificateurs dirigent par leur moyen [autorité] ; et mon peuple aiment l'avoir ainsi.. » Je montrai aux gens les tromperies ; et les dirigeai à Christ, le véritable enseignant intérieur : et leur déclarai, que Dieu était venu pour enseigner Lui-même son peuple, et pour les éloigner de tous les enseignants et mercenaires du monde ; de sorte qu'ils puissent venir et recevoir gratuitement de Lui. Puis je les mis en garde du jour du Seigneur qui était venu sur toute chair, puis je partis de là sans trop d'opposition.

Le soir nous arrivâmes à une maison de campagne, où il n'y avait pas de maison publique proche. Les gens nous offrirent de rester pour la nuit ; ce que nous fîmes, et nous eûmes un bon service pour le Seigneur, déclarant Sa vérité parmi eux.

Le Seigneur m'a dit, « Si un seul homme ou une seule femme se levait par Sa puissance, pour se tenir et vivre dans le même esprit qu'étaient les prophètes et apôtres qui apportèrent les Écritures, cet homme ou cette femme ébranlerait tout le pays à dix miles à la ronde dans leur profession. » Car les gens ont bien les Écritures mais ils ne possèdent pas la lumière, la puissance, et l'Esprit qui animait ceux qui ont composé les Écritures, c'est pourquoi ils ne connaissent vraiment ni Dieu, ni Christ, ni les Écritures ; et ils ne sont pas unis les uns aux autres, étant hors de la puissance et de l'esprit de Dieu. C'est pourquoi, tout en marchant, nous annoncions, à tous ceux que nous rencontrions, le jour du Seigneur qui allait venir sur eux.

Pendant que nous voyagions, nous arrivâmes près d'une haute et grande montagne, appelée Pendlehill, et je fût conduit par le Seigneur à monter tout en haut ; ce que je fis avec beaucoup de peine, tellement elle était haute et abrupte. Arrivé au sommet, Je vis la mer bordant le Lancashire, {et ici je sondais le jour du Seigneur}. Et là, du haut de cette montagne, le Seigneur me fit voir les endroits où Il avait un grand peuple à rassembler. Comme je descendais, je trouvai une source d'eau sur le flanc de la montagne, je m'y restaurai, car je n'avais guère mangé ni bu depuis plusieurs jours.

Le soir, nous arrivâmes à une auberge ; nous annonçâmes la vérité au tenancier et nous écrivîmes un message aux prêtres et aux professeurs, en déclarant « le jour du Seigneur, et que Christ était venu pour enseigner son peuple Lui-même, par sa puissance et son Esprit dans leurs coeurs, et pour amener les gens à sortir des voies et enseignants du monde, à aller vers les enseignement gratuits de Celui qui les a racheté, et qui est le sauveur de tous ceux qui croient en Lui. » L'aubergiste répandit ce message et fut profondément touché par la vérité. En cet endroit, le Seigneur se révéla à moi et Il me fit voir un peuple nombreux qui venait à Lui, en vêtements blancs, le long d'une rivière. e lieu dans lequel je les ai vu était près de Wentzerdale et de Sedberg.

Le jour suivant, nous poursuivîmes notre route. Le soir, nous nous fîmes un lit de fougère et nous couchâmes dehors. Le matin suivant nous atteignîmes une ville d'où Richard Farnsworth était parti ; et puis je voyageai à nouveau seul. J'arrivai à Wenizerdale, dans cette vallée, au marché de la ville il y avait une lecture au jour du marché. J'allai dans la maison à clocher ; et après que le prêtre eut terminé de prêcher, Je proclamais le jour du Seigneur au prêtre et aux gens ; les avertissant de se détourner des ténèbres à se diriger vers la Lumière, et hors du pouvoir de satan, à Dieu, afin qu'ils puissent venir à connaître Dieu et Christ correctement, et à recevoir ses enseignements, Lui qui enseigne gratuitement. Je leur déclarai largement et gratuitement la parole de vie, et je n'eus pas là beaucoup de persécution. Par la suite je passai les vallées, avertissant les gens de craindre Dieu ; et prêchant l'évangile éternel. En allant à Wensleydale, j'arrivai à une grande maison où se trouvait un maître d'école et ils m'invitèrent dans la maison. Je leur posai quelques questions au sujet de leur religion et de leur culte, et leur annonçai la vérité. Ils m'emmenèrent dans un parloir, et m'y enfermèrent, s'imaginant que j'étais un jeune homme qui avait perdu la tête et s'était enfui de chez lui ; ils étaient décidés à me garder jusqu'à ce qu'on me fasse chercher. Je les convainquis bientôt de leur erreur. Ils m'ouvrirent alors la porte et ils auraient bien voulu que je reste avec eux ; mais je ne m'en sentis pas la liberté. Alors, les ayant exhortés à la repentance et leur ayant montré la lumière de Jésus-Christ, afin que par elle ils puissent aller à Lui et être sauvés, je les quittai. Continuant mon chemin j'arrivai de nuit à un petit débit de boissons, où se trouvaient réunis des gens grossiers qui buvaient. Comme je ne voulais pas boire avec eux, ils prirent leurs bâtons et commencèrent à me frapper avec colère.

Mais je les repris et je réussis à les apaiser quelque peu ; puis je sortis dans la nuit et marchai sur le chemin principal. Au bout d'un moment, un de ces ivrognes sortit et chercha à se rapprocher de moi, comme s'il voulait me parler à l'oreille ; mais je m'aperçus qu'il avait un couteau à la main ; aussi restai-je à distance, l'exhortai à se repentir et à craindre Dieu. Ainsi le Seigneur me préserva, par Sa puissance, de ce méchant homme qui s'en retourna dans la maison. Le matin, je continuai mon chemin à travers d'autres vallées, exhortant les gens partout où j'allais et les pressant de se repentir et de se tourner vers le Seigneur ; plusieurs furent convertis. Dans une des maisons où je fis halte, l'homme de la maison, dont j'ai su par la suite qu'il était un parent de John Blakelin, voulut me donner de l'argent, mais je refusai.

Tandis que je voyageais à travers les vallées, j'arrivai à la maison d'un homme nommé Tennant. Je fus mû à parler à la famille, et à leur déclarer la vérité éternelle de Dieu ; et alors que je me détournais d'eux, Je fus mû à me retourner, et à m'adresser particulièrement à l'homme ; qui fut convaincu, ainsi que sa famille, et vécurent et moururent dans la vérité.

Puis j'arrivai chez le major Bousfield, qui me reçu, comme l'avaient fait plusieurs autres. Quelques uns de ceux qui furent alors convaincus sont demeurés fermes depuis. J'allai aussi à Grysdale, et plusieurs autres de ces vallons ; dans lesquelles plusieurs furent convaincus. Dans Dent beaucoup furent aussi convaincus. Partant de chez le major Bousfield, j'allai chez Richard Robinson, et je lui déclarai la vérité éternelle.

Le jour suivant j'allai à une réunion chez le Juge Benson, où je rencontrai des gens qui étaient séparés de l'adoration publique. Il s'agissait de l'endroit que j'avais vu dans la vision, où un peuple avait sorti en vêtements blancs. Ce fut une grande réunion ; les gens furent généralement convaincus, et il y a toujours une grande réunion d'Amis près de Sedberg, qui avaient d'abord été rassemblée par mon ministère au nom de Jésus.

La même semaine il y avait à Sedberg une grande foire où l'on venait louer des domestiques. J'y annonçai le jour du Seigneur. Quand j'eus fini, j'allai devant la maison à clocher et je montai sur un arbre. Alors beaucoup de gens de la foire, dont plusieurs prêtres, s'assemblèrent. J'annonçai la vérité éternelle du Seigneur et la parole de vie pendant plusieurs heures, montrant que le Seigneur était venu enseigner Son peuple Lui-même, et pour les détourner des voies et des enseignements du monde pour le conduire à Christ, le vrai Maître, et le vrai chemin qui mène à Dieu. Je perçai à jour leurs docteurs, montrant qu'ils étaient semblables à ceux qui avaient été condamnés autrefois par les prophètes, par Christ et par les apôtres. J'exhortai le peuple à sortir des temples faits de main d'homme ; et à attendre l'esprit du Seigneur qui leur révélerait qu'ils sont eux-mêmes les temples de Dieu. Aucun des prêtres n'eut la force d'ouvrir la bouche après que j'eus parlé. Enfin un capitaine me dit : « Pourquoi ne voulez-vous pas entrer dans l'église ? Ici ce n'est pas un endroit convenable pour prêcher. » Je lui dis que je reniais leur église. Alors un prêtre dissident, nommé Francis Howgill, se leva. Il ne m'avait jamais vu auparavant, cependant il prit sur lui de répondre au capitaine et l'eut bientôt réduit au silence. Alors ce Francis Howgill dit de moi, « Cet homme parle avec autorité et non comme les scribes. » Après cela, je fis comprendre au peuple que ce terrain et cette maison n'étaient pas plus sacrés qu'un autre endroit, et que l'église ce n'était pas une maison, mais le peuple dont Christ est le chef. Au bout d'un moment, les prêtres vinrent à moi, et je les exhortai à se repentir. L'un d'entre eux dit que j'étais fou, et ils se retirèrent. Mais beaucoup de gens furent convaincus ce jour-là ; ils furent heureux d'entendre annoncer la parole et la reçurent avec joie. Je m'en allai. Un Capitaine nommé Ward me suivit, et dit que mes yeux le transperçaient ; il reçut la vérité et la garda toute sa vie.

Le Premier-jour suivant, j'allai à la chapelle de Firbank, dans le Westmoreland, où Francis Howgill et John Audland avaient prêché le matin. La chapelle était remplie de gens, de sorte que beaucoup ne pouvaient pas entrer. Francis a dit, qu'il pensait que je regardais dans la chapelle, et que son esprit était prêt à défaillir, tellement la puissance du seigneur l'avait surprit ; mais je ne regardais pas à l'intérieur. Ils se hâtèrent, et eurent vite terminés, et eux ainsi que quelques personnes allèrent dîner ; mais la plupart restèrent jusqu'à ce qu'ils revinrent. John Blaykling et quelques autres vinrent vers moi et me prièrent de ne pas les censurer en public, car ils n'étaient pas de rudes pasteurs de campagne, mais des hommes doux et sensibles. Je ne pus les assurer que je ne le ferais pas, quoique, à ce moment-là, je ne me sentais nullement poussé à les dénoncer publiquement, car je désirais rester sensible aux directions du Seigneur et je le leur dis. Tandis que les autres étaient partis dîner, J'allai à un ruisseau, prendre un peu d'eau, puis revins m'asseoir sur un rocher près de la chapelle. L'après-midi, beaucoup de gens, dont plusieurs prédicateurs dissidents, s'assemblèrent autour de moi. On évalua l'assemblée à environ un millier de personnes, auxquelles j'annonçai la vérité éternelle de Dieu et la parole de vie librement et de façon très complète, pendant près de trois heures, leur montrant à tous l'esprit de Dieu au-dedans d'eux afin qu'ils puissent passer des ténèbres à la Lumière. Et en croyant à la Lumière : qu'ils puissent devenir des enfants de la Lumière, et puissent être tourné du pouvoir de satan à Dieu ; et être conduit dans toute vérité par l'Esprit de vérité , et comprendre le sens véritable des paroles des prophètes, de Christ et des apôtres ; et qu'ils puissent tous venir à connaître Christ comme leur enseignant pour les instruire, leur conseiller pour les diriger, leur berger pour les nourrir, leur évêque pour les surveiller, et leur prophètes pour leur ouvrir les mystères divins ; et qu'ils puissent connaître leurs corps pour être préparés, sanctifiés, et devenir des temples pour Dieu et Christ demeurent en eux. Dans les ouvertures de la vie céleste, Je leur ouvris les prophètes, et les figures et ombres et les dirigeai à Christ, la substance. Puis j'ouvris les paraboles et paroles de Christ, et choses qui avaient longtemps été cachées ; montrant l'intention et la portée des écrits des apôtres, et que leurs épîtres étaient écris aux élus. Quand j'eus ouvert la condition des apôtres, et aussi montré l'état de l'apostasie qui avaient été depuis le jour des apôtres. Que les prêtres avaient les écritures, mais ils ne sont pas dans le même esprit que celui qui les a apporté ; et ils les ont placés en chapitres et en versets, pour faire le commerce des paroles des saints hommes ; que les enseignants et les prêtres se trouvent maintenant dans les pas des faux prophètes, grands prêtres, scribes, et pharisiens d'autrefois, et c'est contre ceux-là que les véritables prophètes, le Christ et les apôtres ont criés, et aussi ils sont jugés et condamnés par l'esprit des vrais prophètes, de Christ, et de ses apôtres : et qu'aucun dans cet esprit et guidés par cela ne peut les posséder. Beaucoup de gens âgés qui étaient dans la chapelle regardèrent par les fenêtres et trouvèrent étrange de voir un homme prêcher sur une colline et non dans leur « église », comme ils l'appelaient ; à cause de cela je fus mû à aller informer les gens, « Que la maison à clocher, et le sol sur lequel elle se trouvait, n'étaient pas plus saint que cette montagne ; et ces temples, qu'ils appelaient la terrible maison du Seigneur, et que ces choses n'avaient pas été érigés à la demande de Dieu et de Christ ; que leurs prêtres appelés, n'étaient pas issus de la prêtrise d'Aaron ; et leur dîme n'était pas non plus désignée par Dieu, comme l'était celle des Juifs ; mais que le Christ était venu, qui mit un terme au temple et à son culte, et aux prêtres et à leurs dîmes ; et que tous devraient désormais écouter venant de Lui : » car Il a dit, « Apprenez de moi » ; et Dieu a dit de Lui, « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir ; écoutez-Le. » Je leur déclarai que le Seigneur Dieu m'avait envoyé pour prêcher l'évangile éternel et la parole de vie parmi eux ; et pour les amener à sortir de tous ces temples, dîmes, prêtres, et rudiments du monde, qui s'étaient levés depuis les jours des apôtres, et qui avaient été établis par ceux qui avaient erré loin de l'esprit et de la puissance dans lesquelles étaient les apôtres. Je fus grandement éclairé à cette réunion ; la puissance persuasive du Seigneur accompagna mon ministère et trouva le chemin des coeurs, en sorte que beaucoup furent convaincus ; notamment tous les pasteurs dissidents (qui étaient nombreux) furent persuadés de la vérité éternelle de Dieu.

Après que la réunion fut terminée j'allai chez John Audland, {et là John Story vint vers moi et alluma sa pipe à tabac. Et, dit-il, « Prendrais-tu une pipe de tabac ? » disant, « Vient ; c'est pour toi. » Et j'ai pensé que c'était un jeune garçon intrépide ; et que je ne prendrais pas de tabac, mais il me vint à l'esprit que le jeune garçon devait penser que je n'avais pas l'unité avec la création. Car je vis qu'il avait une notion tape à l'oeil et vide de la religion. Aussi je pris la pipe et la mis dans ma bouche, et lui demandai de nouveau d'arrêter son langage grossier de dire que je n'avais pas l'unité avec la création.}

De là, j'allai à la chapelle de Preston Patrick, où devait avoir lieu une grande réunion ; et j'eus là une belle occasion de prêcher au peuple l'évangile éternel. Je leur expliquai (comme je l'avais déjà fait maintes fois) que mon but en venant en ce lieu, n'était pas d'en sanctionner l'existence, pas plus que les apôtres, lorsqu'ils allaient dans les synagogues et les temples juifs, n'entendaient par là travailler à les maintenir, mais que je venais pour les détourner de ces choses, comme les apôtres avaient détourné les saints d'autrefois du temple juif et de la prêtrise d'Aaron (et après cela ils se réunissaient dans de simples maisons), que je venais pour leur rappeler que le vrai temple de Dieu, c'était leur corps et Christ leur Maître.

De cet endroit j'allai à Kendal, où une réunion fut fixée dans la hall de la ville, dans laquelle je déclarai la parole de vie parmi les gens, leur montrant, « comment ils pouvaient venir à la connaissance salvatrice du Christ, et pour avoir une juste compréhension des saintes écritures ; je leur ouvris ce qui devrait les conduire dans le chemin de la réconciliation avec Dieu ; et ce qui serait leur condamnation ». Après la réunion je suis resté un certain temps dans la ville ; la-bas plusieurs furent convaincus, et beaucoup apparurent aimables. L'un d'eux dont le nom était Cock me rencontra dans la rue, et voulut me donner un rouleau de tabac. J'acceptai son amour, mais je ne reçus pas son tabac.

Ensuite j'allai à Underbarrow, chez un certain Miles Bateman ; et j'eus de grands débats avec plusieurs de ceux qui voyageaient avec moi, spécialement avec Edward Burrough. Le soir, j'eus de grands débats avec les prêtres et beaucoup de gens pieux qui vinrent à la maison. On avait préparé un souper pour le prêtre et le reste de la compagnie, mais je ne me sentis pas la liberté de manger avec eux. Je leur proposai d'organiser pour le lendemain dans la maison à clocher une réunion où je pourrais les rencontrer. Ils eurent de grandes discussions à ce sujet, ne pouvant arriver à s'entendre ; certains étant en faveur de la réunion, et certains contre. Le lendemain matin, je sortis après leur avoir encore parlé de cette réunion ; tandis que je montais sur la terrasse, je vis de pauvres gens, des vagabonds, qui demandaient l'aumône. Ils étaient réellement dans le besoin ; mais on me trompa en me disant que c'étaient des exploiteurs. Quand j'appris la vérité, je fus affligé de voir tant de dureté de coeur chez des pratiquants ; aussi, quand ils furent allés déjeuner, je courus la distance d'environ un quart de mille après ces pauvres gens, et leur donnai quelque argent. Pendant ce temps, quelques-uns sortirent de la maison, et, me voyant à un quart de mille, trouvèrent suspect de me voir si loin en si peu de temps et dirent qu'il m'aurait fallu des ailes. Là-dessus, on faillit renoncer à la réunion, car ils avaient de si étranges idées à mon sujet que beaucoup répugnaient à se réunir avec moi. Je leur expliquai que j'avais couru ; après ces pauvres gens pour leur donner quelque argent, étant affligé de les avoir vu repoussés avec tant de dureté de coeur ! Alors arrivèrent Miles et Stephen Hubbersty, qui, étant des hommes plus simples de coeur, tinrent à ce que la réunion eût lieu. Ainsi, j'allai à la chapelle, et le prêtre y vint. Il y eut une grande réunion, où le chemin de la vie et du salut fut ouvert devant le peuple, et, au bout d'un moment, le prêtre prit la fuite. Beaucoup de gens de Crook et d'Underbarrow furent convaincus ce jour-là. Ils reçurent la parole de vie et s'attachèrent à l'enseignement de Jésus. Après que je leur eus annoncé la vérité pendant plusieurs heures et que la réunion eut pris fin, le principal officier de police et quelques autres pratiquants se mirent à discuter devant moi dans la cour de la chapelle ; alors je pris une Bible et leur expliquai les Écritures, passage après passage, et les traitant avec douceur et bonté, comme on agirait envers un enfant. Ceux qui étaient dans la lumière du Christ et dans l'esprit de Dieu savaient quand je citais les Écritures, bien que je ne leur indiquai pas le chapitre et le verset, selon l'usage des prêtres.

De là, j'allai avec un vieil homme, à qui le Seigneur avait ouvert le coeur, et il m'invita dans sa maison ; son nom était James Dickinson. Il fut convaincu ce jour là, il reçut la vérité, et vécut et mourut en elle.

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