Le Journal de George Fox — 1685 — 1690 — Ses dernières années à Londres et sa mort <page 4 >

 

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Voici un autre épître que j'ai écrit peu de temps après, plus particulièrement aux Amis dans le ministère qui étaient allé en Amérique, comme suit :

Chers Amis et frères, ministres, ceux qui exhortent, et ceux qui réprimandent qui sont allés en Amérique et les Îles des Caraïbes. Réveillez le don de Dieu en vous et la pure pensée, et améliorez vos talents ; afin que vous puissiez être la lumière du monde, une ville établie sur une montagne, qui ne peut être cachée. Que votre lumière brille parmi les Indiens, les noirs et les blancs ; afin que vous puissiez répondre la vérité en eux, et les amener aux standards et à la bannière, que Dieu a établit, le Christ Jésus. Car Car, du soleil levant jusqu'au soleil couchant, mon nom sera grand parmi les Gentils, et dans tous les temple, ou les coeurs sanctifiés, « l'encens sera offert au nom de Dieu ». Et ayez en vous-mêmes le sel, afin que vous soyez le sel de la terre, que vous puissiez l'assaisonner ; afin qu'il soit protégé de la corruption et de la putréfaction ; afin que tous les sacrifice offert au Seigneur soient assaisonnés, et qu'ils aient une bonne saveur pour Dieu. Tous croissez dans la foi et la grâce de Christ, afin que vous ne soyez pas comme des nains; car un nain ne s'approchera pas pour offrir devant l'autel de Dieu ; bien qu'il puisse manger du pain de Dieu, qu'il puisse croître par elle. Et, Amis, ne faites pas preuve de négligence mais gardez les réunions de vos nègres meetings et les réunions de vos familles ; et ayez des réunions avec les rois des Indiens, et leurs conseils et sujets, et avec les autres. Amenez-les tous à l'esprit de baptême et de circoncision, par lequel ils peuvent connaître Dieu, et le servir et l'adorer. Et prenez tous garde à ne pas vous asseoir dans la terre, et à ne pas avoir vos pensées dans les choses terrestres, ne pas convoiter et lutter pour la terre ; car la pensée charnelle amène la mort, et la convoitise c'est de l'idolâtrie. Il y a trop de conflit et de querelles à propos de cet idole, qui fait que beaucoup trop sortent du sens et de la crainte de Dieu ; tellement que certains ont perdu la moralité, l'humanité, et le véritable amour Chrétien. par conséquent soyez réveillé à la droiture et restez réveillés ; car l'ennemi sème son ivraie alors que les hommes et les femmes dorment dans l'insouciance et la sécurité. Par conséquent, tant de paresseux vont dans leurs vêtement souillé et n'ont pas le fin lin, la droiture de Christ; mais sont en difficulté et labourent avec leur boeuf et leur âne dans leurs vêtements de laine et de lin ; des choses mixtes, se nourrissant de déchirures, et qui meurent en soi, et buvant de la lie de leur vieille bouteille, et mangeant le pain au levain aigre, faisant brûler leurs coeurs les uns contre les autres. Mais tous doivent garder le festin de Christ, notre pâque, avec le pain de sincérité et de vérité sans levain. Ce pain sans levain de la vie provenant des cieux rend tous les coeurs et les âmes joyeux et heureux, léger et joyeux, pour servir et aimer Dieu, et pour aimer et servir les uns les autres dans la paisible vérité, et pour rester dans l'unité de l'Esprit de Dieu, qui set le lien de paix (du Seigneur des seigneurs, et Roi des rois). Puisse le Seigneur Dieu Tout Puissant vous garder dans cet amour et cette paix et préserver tout son peuple, et les rendre vaillants pour la vérité pour la répandre partout sur la terre, dans la doctrine, la bonne vie, et la conversation, Amen.

Tous les membres de Christ ont besoin les uns des autres. Car le pied a besoin de la main, et la main a besoin du pied ; l'oreille a besoin de l'oeil, et l'oeil de l'oreille. De sorte que tous les membres sont serviables dans le corps dont Christ est la tête ; et la tête voit leur service. Par conséquent que personne ne regarde au moindre membre.

Prenez soin de garder bas cet esprit terrestre avide, qui pille et convoite les richesses et choses de ce monde ; pour vous éviter de tomber dans la région basse, comme font les païens ou les nations, et ainsi perdre le royaume de Dieu qui est éternelle ; mais cherchez le Royaume de Dieu premièrement ; et Dieu connaît ce dont vous avez besoin, Lui qui prend soin de tous tant dans les cieux que sur la terre ; grâces soient rendues à Dieu pour ses dons ineffables, à la fois temporelles et spirituelles !

George Fox

Tottenham, le 11ième du 10ième mois, 1690

Non longtemps après, Je retournai à Londres et fut avec les Amis aux réunions presque tous les jours. Après avoir été dans la ville durant près de deux semaines, le sens des grandes difficultés et des douloureuses souffrances dans lesquelles avaient été les Amis et sous lesquelles ils étaient en Irlande vint sur moi avec un grand poids, et je fus mu d'écrire l'épître suivant, comme une parole de consolation pour eux :

Chers Amis et frères dans le Seigneur Jésus-Christ, que le Seigneur par sa puissance et son bras éternel a soutenu à travers vos grandes souffrances, exercices, épreuves, et difficultés (plus, je crois, que ce qui peut être prononcé) de haut en bas de cette nation, auxquelles je suis vraiment sensible ; et le reste des Amis fidèles qui ont été participant avec vous dans vos souffrances; qui ne peuvent faire autrement que souffrir avec le peuple de Dieu qui souffre. Ma confiance a été dans le Seigneur, afin qu'il veuille et voudra vous supporter dans toutes vos souffrances; et qu'ils veuille préserver tous les fidèles dans Sa sagesse, de sorte qu'ils puissent ne donner aucune juste occasion à quiconque de les faire souffrir ; et si vous avez souffert faussement et injustement, que le Dieu de droiture veuille vous assister et vous soutenir ; et les récompenser selon leurs oeuvres, ceux qui vous ont oppressé et causé du tort. Et maintenant mon désir est au Seigneur, que dans la même sainte et céleste sagesse de Dieu vous puissiez tous être préservés jusqu'à la fin de vos jours, pour la gloire de Dieu, vous concentrant sur sa main et son soutien ; qui est Dieu tout suffisant pour fortifier, aider, et rafraîchir en temps de besoin. Que personne n'oublie la miséricorde et la bonté du Seigneur, qui dure pour toujours ; mais vivez toujours dans le sens de ces choses. Et vraiment, Amis, lorsque je considère la chose, c'est grâce à la grande miséricorde du Seigneur que vous n'avez pas tous été engloutis, voyant quels esprits vous ont environnés. Mais le Seigneur porte Ses agneaux dans Sa main, et ils Lui sont aussi précieux que la prunelle de Ses yeux ; et Sa puissance est autour de Sa vigne et de ses plantes célestes. Par conséquent il et bon pour tous ses enfants de s'abandonner au Seigneur ave leurs pensées et leurs âmes, leurs coeurs et leurs esprits, Lui qui est un gardien fidèle, qui ne sommeille jamais ni ne dors ; mais il est capable de vous préserver et de vous garder, et de sauver entièrement, et personne ne peut blesser un seul cheveu de votre tête, à moins qu'Il l'ait permis, pour vous tester; car Il tient toute choses dans les cieux et sur la terre, par la parole de Sa puissance ; toutes choses ont été faites par Christ, et par lui toutes choses subsistent (remarquez, subsistent) soient visibles ou invisibles. Donc, il a la puissance sur tout ; car toute autorité lui ont été donnée dans le ciel et sur la terre ; et à vous tous qui l'avez reçu, il vous a donné le droit devenir des fils de Dieu, ; donc des membres vivants de Christ, la tête vivante, greffés à Lui vous avez la vie éternelle. Christ la semence règne, et Sa puissance est au dessus de tous ; Lui qui écrase la tête du serpent, et détruit le diable et Ses oeuvres, et qui était avant qu'il fut. Donc vous tous vivez et marchez en Christ Jésus ; de sorte que rien ne puisse se tenir entre vous et Dieu, mais Christ, en qui vous avez le salut, la vie, le repos, et la paix avec Dieu.

En ce qui concerne les affaires de la vérité dans ce pays et à l'étranger, j'ai entendu dire qu'en Hollande et en Allemagne, et cette section du monde, que les Amis sont dans l'amour, l'unité, et la paix : et en Jamaïque, à la Barbades, îles de Nevis, Antigua, le Maryland, et la Nouvelle Angleterre je n'ai rien entendu sauf que les Amis sont dans l'unité et la paix. Le Seigneur les préserve tous hors du monde (dans lequel il y a le trouble) en Jésus-Christ, en qui il y a la paix, la vie, l'amour, et l'unité, Amen. Mon amour dans le Seigneur Jésus-Christ pour tous les Amis de partout dans votre monde, tels que je les nomme.

George Fox
Londres, le 10ième du 11ième mois, 1690

MORT ET ENSEVELISSEMENT

Ainsi, lecteurs, vous avez eu quelques comptes rendus de la vie et des voyages, des labeurs, des souffrances, et multiples épreuves et exercice de ce saint homme de Dieu, de sa jeunesse, à presque le temps de sa mort ; ce journal qu'il a lui-même tenu ; où les feuilles précédentes ont été transcrites. Il en demeure qu'un compte rendu du temps, de l'endroit, et de la manière dont est survenue sa mort et son enterrement a été ajouté ; qui va ainsi :

Le jour suivant, après qu'il eut écrit la lettre précédente aux Amis en Irlande, il alla à la réunion de Gracechurch-street, qui était grande car c'était le premier jour, et le Seigneur lui a permis de prêcher la vérité pleinement et efficacement, ouvrant plusieurs choses profondes et solides avec grande puissance et clarté. Après cela, ayant prié, et la réunion étant terminée, il alla chez Henry Gouldney, (la maison d'un Ami dans White-hart Court, près de la maison de réunion), et quelques Amis allant avec lui, il leur dit, qu'il pensait qu'il avait senti le froid frapper son coeur, au sortir de la réunion ; encore ajouta-il : « Je suis heureux d'être ici ; maintenant je suis clair, je suis pleinement clair. » Aussitôt que ses Amis se dont retiré, il alla s'allonger sur un lit (comme il avait quelques fois l'habitude de faire, lorsque fatigué après une réunion) mais bientôt il se releva ; et peu de temps après il s'étendit de nouveau, se plaignant toujours du froid. Et sa force diminuant sensiblement, il fut vite heureux d'être dans le lit ; ici il s'était étendu avec beaucoup de contentement et de paix, et il devint très sensible à la fin. Et comme dans tout le cours de sa vie, son esprit, dans l'amour universel de Dieu, était établit et incliné pour l'exaltation de la vérité et de la droiture, et pour faire connaître les voies de la vérité et de la droiture aux nations et gens aux endroits éloignés ; or, maintenant, au moment de sa faiblesse physique, sa pensée était pleinement occupée, et pleinement prise avec cela ; et il fit appeler quelques Amis particuliers, auxquels il exprima Sa pensée, et son désir pour la diffusion des livres des Amis, et par conséquent de la vérité dans le monde. Plusieurs Amis vinrent lui rendre visite dans sa maladie, auxquels il a dit « tout est bien » ; la semence de Dieu règne sur tous, et sur la mort elle-même. Et « cependant », dit-il : « je suis faible dans mon corps, mais la puissance de Dieu est sur tous, et la semence règne sur tous les esprits désordonnés ». Allongé ainsi dans un cadre céleste de pensée, son esprit pleinement exercé vers le Seigneur, son corps devint physiquement de plus en plus faible ; et au troisième jour de la semaine, entre la neuvième et la dixième heure dans la soirée, en silence il quitta cette vie en paix, et tomba doucement endormi dans le Seigneur, dont il avait puissamment aimablement prêché la bienheureuse vérité dans la réunion seulement deux jour avant. C'est ainsi que se termina le jour de son témoignage fidèle, dans l'unité et l'amour parfait avec ses frères, et dans la paix et la bonne volonté pour tous les hommes, ce 13ième jour du 11ième mois, 1690, étant ainsi dans la 67ième année de son âge. (George Fox mourut le 13 Janvier, 1691, qui était le 11ième mois, 1690 du calendrier Julien en vigueur à cette époque, et fut inhumé au cimetière Quaker de Bunhill Fields à Londres. Il était âgé de 66 ans.)

Le 16ième jour du même mois (étant le 6ème de la semaine, et le jour de ses funérailles) une foule importante d'Amis, et autres gens de diverses sortes, se rassemblèrent à la maison de réunion de White-hart court près de Gracechurch-street, vers le milieu de la journée, afin d'assister à sa mise en terre. La réunion dura environ deux heures avec une grande solennité céleste, une grande solennité et céleste; manifestement assisté avec la présence bénie du Seigneur et la puissance glorieuse ; dans laquelle divers témoignages vivants furent délivrés, d'un vif rappel et sens du ministère bénit de ce cher et ancien serviteur du Seigneur, de ses débuts dans l'oeuvre du Seigneur à l'éclosion du jour de cet évangile, sa vie innocente, ses longs et grand voyages, et ses infatigables labeurs d'amour dans l'évangile éternel, pour le rassemblement de milliers de personnes, afin de les faire se tourner des ténèbres à la Lumière de Jésus-Christ, le fondement de la véritable foi ; les multiples souffrances, afflictions, et oppositions, qu'il a rencontré pour son témoignage fidèle, à la fois de ses véritables adversaires et des faux frères ; et ses préservations et délivrances, et domination, hors, et au sur eux tous, par la puissance de Dieu : à qui l'honneur et la gloire furent toujours par lui, et cela est et doit toujours être attribué par tous.

Apr;es que la réunion fut terminée, son corps fut transporté par les Amis et accompagné d'un très grand nombre d'Amis au cimetière près de Bunhill-fields ; où, après une attente solennelle au Seigneur, et plusieurs témoignages vivants nés, recommandant la compagnie à la direction et à la protection de cet esprit divin par lequel ce saint homme de Dieu avait été élevé, fournit, supporté et préservé jusqu'à la fin de Ses jours, son corps fut décemment remis à la terre ; mais sa mémoire demeurera, et sera éternellement bénit parmi les justes. 

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(Note : La lettre de Margaret Fell ci-dessous n'était pas dans le journal de 1831, et le témoignage de Thomas Ellwood est une portion répété de son introduction à ce Journal. )

Ajout provenant du livre de Margaret Fell, Intrépide zèle, les Lettres de Margaret Fell, Lettre Numéro 157:

Aux Amis et soeurs, 19 Novembre, 1691

« Et maintenant il est entré dans son repos céleste, dans la gloire,
où il vit pour toujours ; et son esprit vit avec nous. »


George Fox mourut à Londres le 13 Janvier, 1691. Il était entouré d'Amis incluant William Penn, qui a immédiatement écrit à Margaret :

« Je dois être celui qui vous annonce la triste nouvelle... que votre cher époux et mon bien aimé et cher ami, George Fox a terminé son glorieux témoignage. »

Il y eut un grand deuil parmi les Amis, pour le leader des Quakers ; alors qu'ils préparaient les funérailles, la « session a été interrompue par les larmes et gémissements d'hommes de la stature de William Penn et George Whitehead, ces personnes dont les émotions étaient habituellement sous contrôle plus stricte ». Plus de quatre mille personnes assistèrent au service funéraire même, et cela pris plus de deux heures de procession funéraire pour marcher le 1mile jusqu'à Bunhill Fields, le cimetière Quaker. (Ingle, pp. 844-285) .

La lettre de Margaret Fell aux amis/Les Amis de Londres démontrent les liens étroits qui unissaient ensembles les femmes du mouvement. Margaret exprimait ses remerciements pour leurs soins de son mari et pour leur amour et leur bonté envers elle, « mon très cher et tendre amour dans le Seigneur, vous est chèrement rappelé, comme si je vous nommais un par un ».

Swarthmore, le 16ieme du 9ième mois, 1691:

Chers Amis et soeurs dans le Seigneur.

Dans ce qui était au commencement, et qui est maintenant : et qui sera éternellement pour toujours : en ces sens, puis-je adresser à vous ces quelques lignes, reconnaissant votre tendre amour et vos soins à mon égard, et celui de mon cher époux, quand il était avec vous, dans son service et ces voyage pour le Seigneur. Comme pour votre tendre amour et vos soins, vous aurez une récompense éternelle. À présent il et entré dans son céleste repos dans la gloire, où il vit pour toujours et son il prit vit avec nous. Chers Amis, alors que nous restons dans son témoignage éternel qu'il a publié au monde, nous vivrons pour Dieu. Plusieurs milliers se sont rassemblé à Dieu par ce témoignage, et le seront jusqu'à la fin du monde. J'ai reçue votre aimable et chère lettre, et je suis très réconfortée et satisfaite de votre amour qui s'y trouve. J'ai confiance en le Dieu Tout Puissant que, comme nous restons dans le même esprit, la même vie, et puissance, et y demeurons, nous serons préservés et gardés à Dieu, jusqu'à la fin, et dans la fin. À présent mes chers Amis, mon très cher et tendre amour dans le Seigneur vous est chèrement rappelé, comme si je vous nommais un par un. Votre tendre amour et votre bonté, quand j'étais avec vous, je ne peux l'oublier. Puisse le Seigneur continuer cet amour mutuel parmi nous, qu'aucun de nous ne se refroidisse ; mais puissions-nous vivre dans la chaleur du Fils de Droiture, et là nous grandirons, et produirons des fruit à Dieu, et seront à Lui des arbres de droiture, les plantes du Seigneur, de sorte qu'Il puisse être glorifié, en nous et à travers nous.

Chers Amis, Je ne suis pas insensible à votre grand soin et service pour le Seigneur, et pour Sa vérité éternelle. Par conséquent je vous conseille, dans la puissance du Seigneur, de continuer en cela et de vous y abandonner librement, dans la force et la sagesse de Dieu. Vous êtes assurés d'avoir le confort et la satisfaction à présent, et à la fin, et une récompense qui dure éternellement. Maintenant je vous laisse savoir que je vais bien dans le Seigneur, dans toutes le voies, loué et honoré soit Son saint nom. Mon fils, mes filles, leurs enfants ainsi que leurs familles se portent tous bien. Et leur cher amour vous est chèrement rappelé à vous, comme nous vous sommes tous engagés, pour votre cher amour et bonté pour vous, pour votre cher amour et bonté pour nous.

De la part de

votre chère Amie et soeur dans le Seigneur,


Margaret Fox

Provenant de la Librairie des Amis ,Vol XI, Lettres des premiers Amis, pp. 387-388

Londres, le 15ième du Onzième mois, 1690

À Henry Coward, Thomas Green, Thomas Dockrey, Richard Barrow, William Higginson, et Thomas Widders.

Mes chers Amis et bien aimé frères, avec qui ma vie est liée dans l'alliance de la gracieuse et glorieuse lumière de Dieu, dans laquelle consiste votre vie et votre paix. Alors qu' en cela nous gardons nos habitations et les lieux de résidence, nous seront conservés près à l'océan de tout l'amour et la vie et connaîtrons que la fontaine est non scellée, le jaillissant de celui-ci à bouillonner en haut dans nos propres seins ; dans laquelle nous pouvons tous boire ensembles dans un esprit, par laquelle nous sommes scellés, dans la joie de la puissance céleste qui sanctifie ; dans le sens de la vie et de la vertu consolante de qui, selon la mesure, j'apprécie en vous tous affectueusement.

Eh bien, chers amis, avant que cela arrive à vos mains, J'ai [conclus] vous avez un compte rendu du départ de notre ancien Ami et honorable aîné dans l'église de Dieu, George Fox ; qui a été enterré ce jour, en présence, d'une grande et vivante assemblée du peuple de Dieu, qui l'ont accompagné en terre, et qu'ils devaient être 4000 Amis. La maison de réunion de Gracechurch-street ne pouvait tous les contenir, ni la cour devant la porte,— beaucoup ne pouvaient pas arriver à entendre le témoignage. De nombreux témoignages vivants, ouverts, et puissants ont été publiés dans la maison de réunion et beaucoup dans le cimetière, parmi tous les coeurs attendris, yeux larmoyants et esprits contrits. Les Amis de Londres étaient très discrets, à l'ordre tous les passages et les préoccupations qui s'y rapportent avec une grande sagesse dans tous les sens : il y a six réunions mensuelles appartenant à cette ville, six Amis choisis ont été désignés et nommés de chaque réunion mensuelle qui devaient porter le corps, et personne d'autre ; et ses relations devaient tous suivre le corps ; que tous ses Amis devaient aller d'un côté de la rue, trois et trois en un rang, aussi près les uns des autres qu'ils le pouvaient,— de sorte que l'autre côté puisse être libre d'accès pour les citoyens et les voitures qui avaient affaire à passer. Le cimetière est une grande parcelle de terrain, mais c'était tout à fait complet, et certaines personnes du monde étaient là.

La dernière semaine George Fox a été à la réunion trimestrielle, à la réunion du matin du Deuxième jour, à la réunion pour les souffrants, et à deux réunions d'adoration ; à part la réunion du matin du premier jour, qui fut à la maison de réunion de Gracechurch-street. Le septième jour, il se rendit pour loger à la maison d'Henry Gouldney, [dans White-hart Court,] afin de pouvoir être près le premier jour où il gardait la réunion ; et il avait dit qu'il était aussi bien lors de cette réunion qu'il l'avait été longtemps avant. Pourtant, il a commencé à être malade dans la soirée, vers la cinquième heure de ce premier jour ; et il fut enterrée avant la dixième heure le soir du troisième jour suivant. J'étais avec lui la plupart du temps ; où il a prononcé plusieurs phrases vivantes et puissantes, pour sensibiliser le groupe qui était présent. Il n'y n'avait aucun signe de grande douleur sur lui, et il ne se plaignait non plus de rien. La manière de quitter de Robert Widders et la sienne furent très semblables, car j pouvais les voir tous les deux ; seulement George ferma lui-même ses yeux, et son menton n'est jamais retombé, ni besoin d'être levé, mais il était couché comme s'il était tombé endormi,— on aurait pu penser qu'il souriait. Il était le plus beau corps que j'avais vu, et plusieurs centaines d'amis sont allé pour voir son visage, passant la majeure partie du temps des trois jours à le contempler, avant que le cercueil fut cloué. Les Amis ont porté le cercueil sur leurs épaules, sans brancard, manteau, ou couverture, que le bois naturel; Pourtant, le cercueil était très doux et beau.

Eh bien amis, environ deux heures ou moins avant de mourir, il me prit par la main et m'a dit de rappeler son amour aux Amis où j'ai voyagé. J'avais l'intention de sortir de la ville le lendemain, après qu'il eut commencé à être malade ; mais le voyant malade, les Amis pensaient qu'il serait bon que je reste et vois comment cela se passerait avec lui ; et j'ai eu plus de liberté à rester qu'à m'en aller. J'ai été heureux de voir une telle conclusion céleste et harmonieuse comme a fait ce cher George Fox ; le sens et la douceur de cela ne seront, je crois, jamais loin de moi : dans la vertu céleste de laquelle, je désire reposer ; et demeurer votre frère.

Robert Barrow

P. S. — Je vais vers Oxfordshire demain. Je vais vous donner un compte rendu des Amis qui ont déclaré, et alors qu'ils parlaient, l'un après l'autre, à savoir : James Parke, Robert Barrow, Ambrose Rigge, Joseph Batt, William Penn, Francis Camfield, Charles Marshall, John Taylor, de York, Francis Stamper, George Whitehead, Stephen Crisp ; et Thomas Green a terminée en prière.

Les Amis qui se sont exprimé sur la tombe ont été comme suit : — William Penn, Joseph Batt, George W'hitehead, John Vaughton et William Bingley. Je voudrais une copie de cela, pour aller à Yallows et une autre à Kendal.

Provenant de la Librairie des Amis,Vol XI, Lettres des Premiers Amis, p389

Londres, 15ième du Onzième mois, 1690, [premier mois. 1691 ]

AIMABLE AMI JOHN AIREY,— Ceci pour vous informer que, cet homme digne, honorable, et ancien, George Fox, a quitté cette vie. Il était à la réunion de Gracechurch-street le premier jour dernier, et il a donné son témoignage parmi les autres : après la réunion il fut pris de froid et de frissons, et cela devint de pire en pire, et de plus en plus faible jusqu'au dernier jour de la semaine dans la nuit, entre 9h et 10h, il est mort. Dans sa faiblesse il désirait se rappeler tous les Amis et les a informé et averti de fuir vers la puissance de Dieu. Il mourut doucement et tranquillement et fut sensible jusqu'à la fin. Après la réunion de la quatrième journée à Gracechurch-street, tous, ou la plupart des Amis du ministère qui étaient là sont allé dans une chambre qui était proche ; tant pour consoler la perte et la mort de cet homme bon, aussi bien que s'occuper de ses funérailles, qui qui doivent avoir lieu à cette maison de réunion demain [le sixième jour], vers quatre heure dans l'après-midi. Dans la chambre il y avait Stephen Crisp, George Whitehead, John Taylor de York, William Bingley, John Vaughton, Francis Stamper, John Field, Samuel Waldenfield, John Boucher, et d'autres ; et seulement, tel que je me souviens, trois d'entre nous n'étaient pas prédicateurs.

Alors que nous nous sommes assis ensemble sous une profonde considération de la perte de cet homme bon, la merveilleuse puissance de Dieu tomba sur tous ceux qui étaient dans la pièce ; de telle sorte que personne ne pouvait se contenir, mais qui furent brisé par le poids de cette gloire ; de sorte que, pour un temps considérable il y avait rien de plus que de profonds soupires, des gémissement, et des larmes. Et une fois que tous furent apaisé et calmé dans leur esprit, plusieurs d'entre eux, sous ce grand sentiment, ont témoigné à son sujet, mais ce serait trop long pour tout insérer ici. Quelqu'un a dit : « un homme vaillant est tombée en Israël aujourd'hui et sa place là serait vacante, si certains fidèles n'avaient pas fourni cette glorieuse station dans laquelle il est. » Un autre a dit " que c'était sa foi, et que c'était avec lui, pour que l'Esprit et la puissance qui [avait] en si grande mesure, habitée dans ce corps, s'étende lui-même en milliers. » Un autre a répété l'antiquité de sa position, son service et sa fidélité jusqu'à la fin. Un autre a dit que c'était une étoile fixe dans le firmament de la gloire de Dieu et que là il allait briller pour toujours. J'espère que je n'oublierai jamais ce jour-là ; sa mémoire est douce. Il est ordonné que les aînés et les anciens des Amis prennent le corps en premier, et que six, de chacune des six réunions mensuelles autour de Londres sont choisis et mis en paires afin qu'ils se chargent, dont je fais partie de notre quartier et J. Beliam.

Cette Lettre est sans signature, elle est citée comme étant consignée dans un livre de registre d'Amis à North Shields

Provenant de l'introduction de Thomas Ellwood, Un hommage approprié à George Fox

Il était vaillant pour la vérité, audacieux dans son affirmation, patient à souffrir pour elle, infatigable à travailler en elle, ferme dans son témoignage, immuable comme un roc. Il était profond dans la connaissance divine, clair dans l'ouverture des mystères célestes, simple et puissant dans la prédication, fervents dans la prière. Il fut richement doté de la sagesse céleste, rapide à discerner, raisonnable dans le jugement, capable et prêt à donner, discret pour tenir conseil ; un amoureux de la droiture, qui encourageait la vertu, la justice, la tempérance, la douceur, la pureté, la chasteté, la modestie, l'humilité, la charité et le renoncement de soi dans tout, tant par la parole que par l'exemple. Élégant dans sa physionomie, personnage viril, sérieux dans ses gestes, courtois dans la conversation, formel dans la communication, instructif dans ses discours ; libre d'affectation dans sa manière de parler ou de sa taille. Réprimandant sévèrement les pécheurs durs et obstinés ; doux et délicat pour admonester ceux qui étaient délicats et sensible à leurs manquements; non susceptible pour ressentir les torts personnels, facile à pardonner les injures; mais avec un zèle sincère lorsque l'honneur de Dieu, la prospérité de la vérité, la paix de l'église étaient concernés. Il était très sensible, compatissant et miséricordieux avec tous ceux qui étaient sous toute sorte d'affliction ; plein d'amour fraternel rempli de soins paternels. Parce qu'en fait, le soin des églises du Christ était quotidiennement sur lui, la prospérité et la paix dont il a soigneusement cherché. Il était aimé de Dieu, aimé par le peuple de Dieu ; et il a été (ce qui n'était pas la moindre part de son honneur) l'objectif commun de l'envie de de tous les apostats, dont il cherchait toujours le bien avec ferveur.

Il a vécu pour voir le désir de son âme, la diffusion de ce principe béni de la lumière divine à travers beaucoup de nations européennes, et pas seulement quelques provinces et îles américaines et le rassemblement de plusieurs milliers en un établissement que le Seigneur lui a donné l'honneur d'être le premier éditeur efficace dans ce monde de ces derniers jours. Et ayant un bon combat, il a terminé son parcours et a gardé la foi, son âme droite (juste), libéré du tabernacle terrestre dans lequel il menait une vie exemplaire de sainteté, il a été traduit dans les demeures célestes, où le Christ notre Seigneur est allé préparer une place pour lui ; là pour posséder cette couronne glorieuse de droiture qui est mises en place, et doit être donnée par le Seigneur pour les justes juges, à tous ceux qui aiment son apparition. Les Âges à venir dans les personnes qui restent à naître diront de lui qu'il est béni et béniront le Seigneur de l'avoir élevé, et bénis serons-nous aussi, si nous marchons comme lui qui fut pour nous un exemple : pour qui ce témoignage vit dans mon coeur, il vécut et mourut en tant que serviteur du Seigneur.


(Thomas Ellwood était un compagnon Quaker, ami de John Milton, (au Paradis Perdu ), et le principal chargé, par Fox alors qu'il était encore en vie, de la préparation du Journal de Fox à partir de son journal personnel et de ses lettres.)

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Hommage à Fox par le rédacteur de ce site web

Il est largement prouvé que Fox avait une mesure de Christ que nous ne pouvons même pas imaginer sans être en mesure de le voir et l'entendre, ainsi d'entendre le saint-Esprit parler à travers lui. La lecture c'est bien, mais c'est loin d'être l;a même chose que d'entendre la parole de Dieu parlé par l'Esprit de Dieu. Deux des nombreux exemples de la mesure de Christ qu'avait Fox sont les paroles des géants Quakers Edward Burrough et Francis Howgill :

Dans une lettre à Margaret Fell, Francis Howgill a dit ceci : « Salut affectueusement George Fox ; une heure avec lui serait pour nous une grande joie. »

Alors que Edward Burrough était mourant dans la prison de Newgate, il a dit : « S'il [George Fox] avait été avec moi une seule heure, j'aurais bien été. » (Fox était loin de Londres à cette époque).

Si vous lisez les Lettres historiques des premiers Quakers sur ce site, vous verrez une estime sans précédent pour Fox par tous. Celles-ci ont été écrites par des gens qui l'ont entendu, qui avait vu et écouté son autorité, sa mesure de Christ.

Alors que Fox n'avait pas poussé son autorité, il avait une mesure de Christ qu'aucun des premiers Quakers n'avaient; sa vie est une démonstration extraordinaire de foi et de puissance. Comme un autre grand et digne du Seigneur, Isaac Penington, a dit :

Et amis, vous qui êtes faibles, bénissez Dieu pour ceux qui sont forts ; vous qui ont besoin d'être un pilier sur qui vous appuyer, bénissez Dieu, qui a pourvu des piliers dans sa maison ; et dans la crainte et la direction de Son Esprit, faire usage de ces piliers ; qui sont fidèles et qui ont la capacité provenant de Dieu et de sa puissance, et sa glorieuse présence avec eux, pour aider à soutenir son immeuble, même alors qu'ils avaient la capacité de la part du Seigneur de rassembler à Lui. Celui qui méprise celui qui est envoyé, méprise Celui qui l'a envoyé ; et celui qui sous évalue tout don, fonction ou oeuvre, que Dieu a accordé à toute personne, méprise la sagesse et la disposition du donneur. Tous sont-ils pères ? Ont-ils vaincu l'ennemi ? tous ont-ils grandi dans la vie ? Tous sont-ils des étoiles dans le firmament de la puissance de Dieu ? Dieu a-t-il fait tout le monde égal ? N'y a-t-il pas différents états, différents degrés, différentes croissances, différents lieux, etc. ?

Alors, si Dieu a fait une différence, et donné des degrés de vie, et des dons différents, selon son plaisir ; quelle sagesse et esprit est-ce là qui ne reconnaît pas ceci, mais qui voudrait tous rendre égaux ? Oh mes Amis ! Craignez devant l'Éternel ; honorez le Seigneur dans ses apparitions, et dans les différences qu'il a fait parmi les enfants des hommes, et parmi son peuple. Il a donné des prophètes de l'ancien, et le reste du peuple n'étaient pas égaux avec eux. Il a donné les évangélistes, apôtres, pasteurs, enseignants, etc., et les autres membres des églises n'étaient pas égaux avec eux. Il a donné les pères et les les anciens maintenant, et les enfants et les jeunes ne sont pas égaux avec eux. C'est ainsi, en vérité, de la part du Seigneur ; et ce qui est de Dieu en vous, sera ainsi reconnu.

C'est pourquoi veillez, chacun, pour sentir et reconnaître sa propre place et son propre service dans le Seigneur, et être sensible aux dons, lieux et services des autres ; afin que le Seigneur puisse être honoré par tous, et que chacun soit possédé et honoré dans le Seigneur et non autrement.

C'est difficile pour certains d'accepter, mais l'église de Dieu n'est pas une démocratie ; Dieu est un Dieu d'ordre et l'ordre exige une tête sur la terre. Comme Fox l'a démontré,il n'a pas donné des ordres aux autres, mais était plutôt la source afin que le Seigneur guide la mise en place d'une structure gouvernementale dans l'église, accompagné des procédures et des normes ; Fox, révèle alors la direction, que les autres qui sont matures reconnaîtrait immédiatement comme une norme sage et digne.

Il n'y a qu'un seul Roi, et qui est le Christ pour tous ; mais parmi ses sujets, tous n'ont pas la même autorité et la même responsabilité. William Caton, un jeune ministre Quaker se plaignait de sa petite stature en Christ, par rapport à certains dignes Quaker supérieurs qu'il avait observés, (Fox l'avait convaincu en bas âge) ; et le Seigneur donna à Caton cette compréhension classique :

Le Seigneur m'a montré comment ceux qui avaient beaucoup, n'avait rien de plus ; et ceux qui avaient peu, ne manquaient de rien — tout comme il en était avec les Israélites. Car les frères qui étaient sages et éminents, qui avaient reçu beaucoup du Seigneur, remarquèrent qu'il était exigé beaucoup plus d'eux ; de sorte que, peu importe combien ils avaient, ils n'avaient rien de plus, mais ce qu'ils devaient employer dans le travail et le service de Dieu.

Vers le milieu des années 1700, les Quakers ont minimisé la contribution de George Fox à la Fondation de la société. Ceux qui étaient alors au sein de la société, n'avaient pas vécu l'expérience des nécessités : du baptême de la mort ; de la crucifixion de l'esprit égoïste sur la Croix intérieure du renoncement de soi, d'obtenir le même Esprit qui guida les apôtres ; de régénération ; de la sanctification ; de l'union avec Christ et Dieu ; et de l'entrée dans le Royaume. Leur définition de la Croix devint limitée à porter des vêtements du XVII siècle, tout en disant leur toi (thee) et tu (thou) et à l'attente silencieuse lors des réunions une fois par semaine. Cela les faisait paraître les mêmes, mais ils ne cherchaient pas avec tout leur coeur, ni même comprendre le but de la recherche. Sans l'Esprit pour contrôler leurs pensées, les Quakers ont commencé à ignorer Fox et le conseil des autres premiers Quakers laissant derrière qu'il avaient changé le gouvernement, (voir Le départ des Quaker de la vérité pour en savoir plus). Ils ont faussement conclu que Fox n'avait pas plus la mesure de Christ qu'eux. En diminuant Fox, ils ont commencé à mettre l'accent plutôt sur les contributions des Soixante vaillants, en dépit du fait que presque tous les soixante avaient été convaincus par Fox. Mais si vous remarquez tout au long des écrits sur ce site web, vous verrez beaucoup de citations où Fox tenait particulièrement pour chaque écrivain Quaker, un amour et une affection incomparables.

Je pense que plusieurs milliers de personnes ont grossièrement sous-estimé la mesure de l'Esprit du Christ qui habitait avec Fox. Il y a beaucoup de lettres, (mais très peu sont publiés), qui montrent que Fox était considéré par beaucoup d'autres que je ne peux qu'imaginer avoir pour le Christ lui-même. Pourtant, même Margaret Fell et ses enfants lui tenaient une estime que je décrirais comme révéré. Lorsque vous lisez les autres écrits des premiers Quaker sur ce site, vous remarquerez qu'ils se réfèrent souvent à lui comme « cher George Fox », ou « cher George » ; une distinction qui est apparemment réservée pour lui ; ainsi, ses pairs du Royaume avaient validé ses extraordinaire dons et stature célestes.

Je crois que George Fox fut incontestablement le plus grand homme ayant vécu sur terre depuis les Apôtres ; et dans la prochaine vie, la vérité de cette croyance sera claire pour tous. Il marchait dans l'innocence relative à un enfant ; Il a cherché Dieu avec tout son coeur à la fin de son adolescence ; Il n'avait aucune direction écrite comme il nous a laissé ; il exerça ainsi son ministère tous les jours de sa vie durant les 48 années qui suivirent; Il a souffert d'incroyables persécutions ; et il a bâti l'Église du Christ de un à 650 000. Le fait d'écarter l'héritage de ses écrits, avertissements, encouragements, exhortations, reproches, témoignages, et clarification du salut constitue une grave erreur pour tous. Ayant étudié durant 25 ans les écrits et registres impeccables de l'esprit insufflé de Fox, je suis reconnaissant pour sa mesure supérieure de Christ ; cela donne l'espérance, que par le Christ, je peux aussi un jour apprécier la fraternité du Christ et du P ère, dans le Royaume des Cieux, marchant et m'exprimant d'une manière qui honore et apporte la gloire à mon Maître et à Mon P ère dans les Cieux ; comme l'ont fait des milliers de personnes qui l'ont entendu de son vivant.

Je terminerai avec le sommaire de William Penn, le fondateur de la Pennsylvanie et puissant serviteur du Christ, qui décrivit Fox comme étant « courtois au-delà de toute forme de bonne manière », et « dans ses prières, il fut le plus redoutable, respectueux colosse vivant que j'ai vu ou senti ». Penn résuma sa vie avec cette épitaphe, témoignant de son éminence dans le Christ.

« Beaucoup de fils on agit vertueusement en ce jour, mais cher George, tu les as tous surpassés en excellence. »

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Une lettre du cher GEORGE FOX

Écrit de Sa propre main, et scellé avec cette mention suscrit, « Ne pas ouvrir avant le temps » ; laquelle fut ouverte après son décès, et cru approprié d'être imprimée.

Pour la réunion Annuelle et celle du deuxième jour à Londres, et pour tous les enfants de Dieu en tout lieux dans le monde.

Écrit, et de la part de George Fox

Ceci s'adresse à tous les enfants de Dieu, qui sont conduits par Son Esprit, et qui marchent dans Sa lumière, dans laquelle ils ont la vie, l'unité, et la fraternité avec le Père et le Fils, et les uns avec les autres.

Gardez toutes vos réunions dans le nom du Seigneur Jésus, vous qui êtes rassemblés en Son nom par Ses lumière, grâce, vérité, puissance, et son Esprit par lequel vous sentez sa présence rafraîchissante et bénie au milieu de vous et en vous, pour votre réconfort et pour la gloire de Dieu.
 
Et maintenant Amis, toutes vos réunions, celles des hommes et des femmes, Mensuelles, Trimestrielles, et Annuelles, ont été établies par la puissance, l'Esprit, et la sagesse de Dieu ; et en tout cela vous savez que vous avez ressenti Sa puissance, son Esprit, et Sa sagesse, et Sa présente rafraîchissante et bénit parmi vous et en vous, pour Sa louange et sa gloire et votre réconfort ; de sorte que vous avez été une « ville établie sur une montagne, qui ne peut être cachée ».

Et bien que beaucoup d'esprits lâches et indisciplinés ont surgi à des époques pour s'opposer à vous et à eux, au moyen de l'imprimerie et d'autres moyens, vous avez vu comment ils sont venus à rien. Le Seigneur les a foudroyé, et mis en lumière leurs actions et les a fait connaître comme étant des arbres sans fruits, des puits sans eau, des étoiles errantes du firmament de la puissance de Dieu et les vagues impétueuses de la mer rejetant leur vase et leur boue ; et bon nombre d'entre eux sont comme le chien retourné vers son vieux vomi et la truie lavée, à se vautrer au bourbier. Dieu et son peuple savent que ceci a été la condition de beaucoup !

Par conséquent que tous tiennent ferme en Christ votre tête, dans Lequel vous êtes tous un, mâle et femelle, et connaissent son gouvernement, et la croissance du gouvernement et de la paix dont vous ne connaîtrez pas de fin. Mais il y aura une fin du gouvernement du diable et de tous ceux qui sont hors de Christ, qui s'opposent à son gouvernement et à Lui dont le jugement ne tarde pas, et leur damnation ne sommeil pas. C'est pourquoi vivez et marchez dans la lumière, la vie, l'Esprit et la puissance de Dieu et de Christ qui est au-dessus de tous (et la semence de celui-ci) dans l'amour, dans l'innocence et la simplicité. Demeurez dans la droiture et dans la sainteté, et demeurez dans Sa puissance et dans Son Saint-Esprit, dans Lesquels se trouve le Royaume. Que tous les enfants de la nouvelle Jérusalem céleste, qui est d'en haut et qui est gratuit, avec tous Ses saints enfants spirituels ; Gardez vos yeux sur elle.

 En ce qui concerne cet esprit de rébellion et d'opposition qui s'est levé dans le passé et maintenant encore : il est hors du Royaume de Dieu et de la Jérusalem céleste ; et il est réservé pour le jugement et la condamnation, avec tous ses livres, ses paroles et ses oeuvres. C'est pourquoi les Amis doivent vivre et marcher dans la puissance et l'Esprit de Dieu qui est au-dessus de cela et dans la semence qui écrase et brise en morceaux. Cette semence laquelle vous avez joie et la paix avec Dieu et la puissance et l''autorité pour juger cela ; et votre unité se trouve dans la puissance et l'Esprit de Dieu, qui juge cela ; tous les témoins de Dieu dans son tabernacle vont contre cela, et iront et seront toujours contre cela.

Que personne ne vive pour soi, mais pour le Seigneur, alors qu'ils mourront en Lui ; et recherchez la paix de l'Église de Christ, et la paix de tous les hommes en Lui ; car « Bénis sont les artisans de paix . » Demeurez dans la pure, paisible, et céleste sagesse de Dieu, qui est douce et facile à implorer qui est pleine de miséricorde ; que tous s'efforcent à être d'une seule pensée, d'un seul coeur, âme, et jugement en Christ, ayant sa pensée et son esprit demeurant en vous, vous bâtissant les uns les autres avec l'amour de Dieu, qui édifie le corps de Christ, son Église ; lui, qui en et la sainte tête. gloire à Dieu à travers Christ, en cet âge et dans tous les autres âges ; qui est la pierre et la fondation, Emmanuel, Dieu avec nous, Amen.
Il est au-dessus de tous, et il est le commencement et la fin.
En Lui marchez et vivez, Celui en qui vous avez la vie éternelle,
en Lui vous me sentirez, vous vous sentirez.
tous les enfants de la nouvelle Jérusalem,
qui descend d'en haut,
la sainte cité,
dont le Seigneur et l'Agneau est la lumière,
et qui est le temple ;

en Lui ils sont nés de nouveau de l'Esprit :
Aussi la Jérusalem qui est en haut,
est la mère de ceux qui sont nés de l'Esprit.

Ceux qui viennent et qui sont venus à la Jérusalem céleste, reçoivent Christ ;
et Il leur donne le pouvoir de devenir des fils de Dieu ,
et ils sont nés de nouveau de l'Esprit;
aussi Jérusalem qui est d'en haut,
est leur mère.
Ceux-là viennent au mont Sion céleste,
et l'innombrable compagnie des Anges
aux esprits des justes rendus parfaits ;
et à l'église du Dieu vivant écrit dans les Cieux,

et ils ont le nom de Dieu écrit sur eux.
Or, ici c'est une nouvelle mère
qui produit une génération céleste et spirituelle.
 
Il n'y a pas de schisme, ni de division, ni de conflit,
ni de querelle dans la Jérusalem céleste,
ni dans le corps de Christ,
qui ont été faites des pierres vivantes ,
une maison spirituelle,

Christ n'est pas divisé,
car en Lui il y a la paix.
Christ a dit, « En moi vous avez la paix. »
Et il est d'en haut ,
et non de ce monde ;

mais, dans le monde d'en bas,
et dans l'esprit de celui-ci il y a le trouble ;

c'et pourquoi demeurez en Christ,
et marchez en Lui,
Amen.

George Fox

Jérusalem a été la mère de tous les vrais chrétiens avant l'apostasie ; et puisque les chrétiens extérieurs se sont divisés en plusieurs sectes, ils ont obtenu de nombreuses mères ; mais tous ceux qui sont sortis de l'apostasie par la puissance et l'Esprit du Christ, Jérusalem qui est en haut est leur mère (et aucune de celles qui sont en bas) ; et elle nourrit tous ses enfants spirituels.

George Fox

À lire à la réunion Annuelle de Londres, 1691.

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Lecteur Veuillez noter, que ces documents et épîtres suivants (dont certains sont mentionnées dans le Journal, vol. 2, p. 258 et qui ont été omis) se trouvent appropriés pour être insérés ici ; et sont comme suit :

Un récit de la diffusion de la vérité et de l'opposition des pouvoirs qu'il y avait alors, écrit par George Fox, au cours de l'année 1676.

La vérité a émergé avec nous en premier, afin d'être un peuple pour le Seigneur, dans le Leicestershire en 1644, dans le Warwickshire en 1645, dans le Nottinghamshire en 1646, dans le Derbyshire, en 1647 et dans les comtés adjacents en 1648, 1649 et 1650 ; dans le Yorkshire en 1651, dans le Lancashire et Westmoreland en 1652, à Cumberland, de Durham et de Northumberland en 1653, à Londres et la plupart des autres parties de l'Angleterre, Écosse et Irlande, en 1654.

En 1655, beaucoup sont allés dans des endroits au-delà de la mer, où la vérité est apparu aussi et, en 1656 elle se répandit en Amérique du Nord et dans de nombreux autres endroits.

Dans l'autorité de cette vérité divine, les amis ont enduré toutes les cruautés et les souffrances qui leur ont été infligées par le long Parlement ; la saisie des biens personnels, l'emprisonnement, et la mort et tous les reproches, les mensonges et les calomnies ; ainsi que ceux de l'époque de Cromwell et tous les actes faits par lui et son Parlement ; son fils Richard après lui et le Comité de la sécurité ; et après avoir résisté et survécu à tous les actes et les proclamations depuis 1660, quand le roi est venu.

Les Amis n'ont jamais craint leurs actions, leurs détentions, prisons, corrections, exiles ni la saisie de leurs biens personnels ; Non, ni même la perte de la vie ; ni aucune des persécutions qu'ils ont subi, mais nous avons vu comment cela se traduirait par quelque chose de bon ; ni aucune prison dans lesquelles j'étais, ni les souffrances, sauf que ce fut pour faire sortir les multitudes hors des prisons ; Bien que ceux qui ont emprisonné la vérité et éteint l'esprit en eux, voulaient l'emprisonner et l'éteindre hors d'eux ; Par conséquent, il y eut une époque où beaucoup étaient en prison, que cela devint un dicton : « la vérité se trouve difficilement ailleurs qu'en prison .»

Et, après à venue du roi, beaucoup d'amis souffrirent davantage, parce qu'ils refusaient de boire à sa santé, et dire : « que Dieu bénisse le roi » ; de sorte que les vies de nombreux Amis étaient en danger de la vie par des gens grossiers qui étaient prêts à les exécuter par le biais avec leurs épées à cause de leurs refus, jusqu'à ce que le roi donna la proclamation contre la consommation d'alcool et dire « santé ». Car nous étions contre le fait de boire « à la santé », et contre tout excès, que ce soit avant sa venue ou lorsqu'il ne sera plus. Nous souhaitons le bien du roi, et que la bénédiction de Dieu puisse venir sur lui et tous ses sujets et tous les gens sur la surface de la terre ; mais nous n'avions pas envie que les gens boivent à la santé du roi, mais qu'ils lui laissent sa santé ainsi qu'à toutes les autres personnes aussi ; et de boire pour leurs propre santé et nécessité seulement. Car cette manière de boire « à la santé », et à l'excès, n'était pas pour la santé du roi, ni pour leur propre santé, ni pour celle de personne ; ces excès amenaient souvent les querelles et la destruction des uns des autres. Car ils détruisaient la création des uns des autres ; et ceci n'était pour la santé du roi, ni pour la santé, ni pour l'honneur, mais cela devrait l'attrister de voir les créatures et ses sujets se détruire ; et alors la puissance du Seigneur nous donna aussi la victoire sur cela, et sur toutes les autres souffrances. Mais, Oh ! Le nombre de souffrants dans le commonwealth et aux jours de Oliver Cromwell, et depuis ; surtout ceux qui ont été traîné devant les tribunaux pour ne pas payer les dîmes, refusant de prêter serment devant leurs jury, qui n'enlevaient pas leurs chapeaux et pour aller aux réunions des premières journées ; sous prétexte de briser le sabbat ; et aux réunions des autres jours de la semaine, ceux qui ont été abusés dans les réunions et sur les routes.

Oh ! Combien grandes était ces souffrances alors, que nous avons supporté pendant ces actions ! Car parfois ils conduisaient les Amis par masses de gens dans les prisons comme des moutons dans leurs cales, les confinant durant un premier jour (dimanche), et leur prenant leurs chevaux, et les gardant soi-disant pour violation du sabbat, bien qu'eux-mêmes roulaient dans leurs voitures et allaient sur leurs chevaux gras jusqu'à la maison à clocher, et pourtant ils punissaient les autres. Beaucoup d'Amis ont été expulsés de leurs maisons et appartements en raison de leur obéissance à la commande de Christ et son apôtre, ils ne pouvaient pas jurer ; et alors qu'ils allaient à leurs réunions, ils ont été lapidé dans les rues, et cruellement maltraités par d'autres manières. Beaucoup ont été condamnés à de lourdes amendes et sont restés longtemps en prison pour n'avoir pas enlevé leur chapeau, ces amendes, les Amis ne pouvant jamais les payer, étaient gardés en prison jusqu'à ce qu'ils aient satisfaits leurs désirs ; et ils les ont enfin libérés après les avoir gardé un an ou plus en prison.

J'ai publié plusieurs livres contre les dîmes, montrant comment le sacerdoce qui les percevait avait changé ; et que Christ avait envoyé ses douze, et par la suite soixante-dix, leur disant, « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». Or tous ceux qui n'obéissent pas à la doctrine et commande de Christ comme il l'a dit, nous ne pouvons les recevoir.

Je fus aussi inspiré de publier plusieurs ouvrages contre les serments, et que notre oui et non peuvent aussi être acceptés au lieu d'un serment, et si nous brisons notre parole, puissions nous alors souffrir la même peine que ceux qui ont brisé leur serment. Et en Jamaïque le gouverneur et l'Assemblée a accordé la chose ; et cela est également octroyé à certains autres endroits ; et plusieurs membres du Parlement en Angleterre ont reconnu que cela est raisonnable. Lorsque les juges modérés ont vu notre fidélité dans le oui et le non, tant avant qu'après, et depuis que le roi est venu, ils ont voulu mettre des amis dans des offices sans prêter serment.Mais les juges cruels et jaloux voulaient donner des amendes aux Amis pour obtenir de l'argent de leur part, bien qu'ils ne pouvaient pas payer pour la prise de conscience.

Ainsi la puissance du Seigneur nous a portés à travers tous et au dessus de tous pour son éternelle gloire et louange ; car la puissance de Dieu a été notre haie, notre mur et notre gardien (le préservateur de ses plantes et vignoble), nous qui n'avons pas eu ni l'épée ni les bâtons des magistrats pour nous aider, ni jamais eu confiance dans le bras de la chair, mais sommes allés sans celles-ci, ni le sac d'argent de Judas pour prêcher la parole de vie, qui qui était au commencement avant qu'ils furent; cette parole qui réconcilie à Dieu. Et des milliers ont reçu cette parole de réconciliation et sont nés de nouveau de la semence immortelle, par la parole de Dieu ; et se nourrissent sur le lait de la parole, qui vit et demeure pour toujours.

Beaucoup ont souffert la mort pour leur témoignage, en Angleterre et au-delà des mers, avant et depuis que le roi est venu ; ce qui peut être vu dans un compte rendu donné roi et à sa maison du Parlement ; étant une relation brève, simple et vraie des longues et tristes souffrances du peuple de Dieu par mépris appelé Quakers, parce qu'ils adoraient et exerçaient une bonne conscience envers Dieu et l'homme.

Pour cette raison quatre-vingt-neuf ont souffert jusqu'à la mort, dont trente-deux qui moururent avant que le roi vint en Angleterre, et cinquante-sept depuis, par usage d'emprisonnement dur et cruelle. Quarante-trois sont morts dans la ville de Londres et Southwark depuis que l'acte de loi est fait contre les réunions, vers 1661, duquel un compte rendu plus détaillé a été donné, avec les noms des souffrants au roi et au parlement, vers 1663.

[De ses véritables fidèles, Jésus a dit : « Nul serviteur n'est plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. » (Jean 15:20). Aux temps de Fox, il y eut cinq gouvernement en Angleterre : Charles Ier, Oliver Cromwell, Charles II, James II, et William et Mary. Au cours du règne de Charles II seulement, 13,562 Quakers furent emprisonnés ; 338 moururent de blessures infligés dans les réunions ou en prison, et 198 furent envoyés en esclavage outremer. (Source : Catholic Encyclopedia). Sous les quatre premiers dirigeants, Besse's Sufferings dénombre 869 Quakers qui sont morts en prison. Lorsqu'ils étaient envoyé en prison, mêmes leurs enfants étaient vendus comme esclaves. Beaucoup d'autres ont perdu leur biens personnels et les maisons qui ont été confisquées comme « butin » par les tribunaux ; Après avoir été condamné pour refus de jurer, ne pas avoir enlevé leur chapeau en court, voyager le dimanche, défaut d'assister aux services religieux approuvés par l'État, défaut de payer les dîmes aux pasteurs approuvés par l'État, et pour s'être réuni dans un service d'adoration non approuvé par le gouvernement.]

Et bien que de nombreuses lois ont été conçus contre nous, pourtant aucune d'elles ne pourrait jamais justement nous toucher, étant tordues et mal appliquées dans leur exécution par nos adversaires, dont certains avaient été faits pour reconnaître. Toutes ces lois qui ont été faites et le serment pour lequel ils nous ont emprisonnés (parce que, dans l'obéissance à la commande de Jésus Christ, nous ne pouvions pas jurer du tout), n'étaient pas initialement destinés contre nous ; et pourtant nous avons souffert de plusieurs pouvoirs et leurs lois, de saisies de propriétés personnelles et d'emprisonnements, même jusqu'à la mort. Et le gouverneur de Dover château, lorsque le roi lui demanda si il avait dispersé les réunions tous les sectaires a dit, qu'il l'avait fait; mais pour ce qui est des réunions des Quakers, le diable lui-même ne le pouvait pas ; car si il les emprisonnait et rompait leurs réunions, ils se réuniraient de nouveau ; et si il les battait les renversait ou qu'il tuait certains d'entre eux, tous comme un ils se réuniraient et ne résisteraient pas. Ainsi la puissance du Seigneur les a soutenu et gardé de de leurs persécuteurs et les fit pour justifier notre patience et notre nature d'agneau imprègne. Ceci arriva vers 1671.

Depuis qu'il est devenu roi, trois actes ont été faits contre nous, mis à part les proclamations, par lesquelles plusieurs ont souffert la persécution et l'exile, et plusieurs à mort. Malgré toutes ces lois et proclamations, persécutions, souffrances et exiles ; les fidèles Amis sont comme toujours dans la puissance du Seigneur et vaillants pour Son nom et Sa vérité

Quand le roi vint, certains étaient faibles et ont prêté serment ; mais après qu'ils l'avaient fait, ils furent très troublés d'avoir désobéi à la commande du Christ et de l'Apôtre Jacques ; et ainsi, ils allèrent voir les magistrats, se sont condamnés eux-mêmes et offrirent d'aller en prison.

Ainsi le Seigneur, dans sa puissance éternelle, a été le soutien et le séjour de Son peuple ; et encore sa semence règne, sa vérité est au dessus de tous et se répandait extrêmement jusqu'à cette année, 1676.

Un avertissement aux magistrats et peuples de la ville d'Oldenburgh :

Amis, avez vous vu et ressenti les jugements de Dieu sur votre ville, le Seigneur envoie la foudre du ciel, l'a détruit et l'a brûlé ? Comme je suis passé par votre ville sur un premier jour de la semaine, que vous appelez votre Sabbat, j'ai vu quelques buveurs, soldats jouant à jeu de palets, d'autres avec leurs boutiques ouvertes et faisant commerce, alors qu'ils auraient dû s'attendre à Dieu et L'adorer ; et votre peuple était légers et vain, sans aucun sens des jugements de Dieu, ou de repentance. Oh, repentez-vous donc, de peur que le Dieu qui voit tout et qui est au-dessus de tous, voyant toutes vos actions, apporte vite le jugement sur vous dans sa colère, sa furie et son indignation. Repentez-vous et laissez de côté tout les genres de mal, la méchanceté, impiété et toute injustice ; car le jour du Seigneur viendra sur tout ceux qui font le mal, tous les ouvriers d'iniquité.Ce jour terrible du Seigneur il se retrouveront tous dehors et brûleront comme un four ; brûlera tous les orgueilleux et tous les méchants, et ne leur laissera ni racine ni rameaux. C'est pourquoi, vous tous les magistrats, prêtres et personnes, cherchez en vous pour en trouver la cause, et quel mal vous avez commis qui a apporté la colère, la vengeance et les jugements de Dieu sur vous et votre ville, dans l'incendie de celle-ci. Retournez-vous tous et venez à la lumière du Christ dans vos coeurs, à l'Esprit de Dieu, à la grâce et à la vérité dans vos coeurs, qui viennent par Jésus-Christ ; de sorte qu'avec elle vous puissiez sonder vos coeurs. N'attristez pas, ou ne vexez pas, ou n'étouffez pas le bon esprit de Dieu dans vos coeurs ; ne marchez pas avec mépris contre l'Esprit de grâce, ou ne vous détournez pas de lui pour aller dans le dévergondage ; et pourtant vous faites une profession de Dieu et de Christ en paroles, alors que vos coeurs sont éloignés, vivant dans les plaisirs, et les délices sur la terre, et vous livrant aux voluptés, tuant le juste, crucifiant pour vous-mêmes Christ à nouveau, et le soumettant à la honte déshonorant ainsi Dieu, Christ, et le Christianisme, pourtant faisant profession et commerce des Écritures ; gardant les gens toujours dans l'apprentissage mais (qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité). afin qu'ils puissent toujours payer.

Cessez de vous confier en l'homme, dont le souffle est dans ses narines ; et tournez-vous vers le Seigneur, vous, tous les bouts de la terre, et soyez sauvés ; car le Seigneur Dieu du ciel et de la terre est venu pour enseigner son peuple Lui-même par Sa lumière, son esprit, et Sa grâce, et Sa vérité, et pour les amener loin des enseignants du monde. Dieu a suscité Jésus-Christ son prophète, que le peuple devrait entendre ; et a dit, « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. » Et Christ a dit, « Apprenez de moi. Je suis le chemin, la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père, que par moi. » il n'y a de salut en aucun autre nom sous le ciel, seulement par le nom de Jésus », qui a dit , « Moi, je suis le bon berger, et je mets ma vie pour les brebis et mes brebis écoutent ma voix, et elles me suivent elles ne suivront point un mercenaire » : car Christ les nourrit dans son pâturage de vie, qui ne se fanera jamais. Dieu a oint Jésus Christ pour prêcher, si vous voulez l'entendre ; et Dieu a donné Christ pour conseiller et leader, si vous souhaitez être guidé et conseillé par lui ; et Dieu a donné Christ comme évêque pour vous superviser, et roi pour vous gouverner, si vous voulez être supervisé et gouverné par Lui. Vous qui ne voulez pas avoir Christ pour vous gouverner, qui n'a jamais péché, ni le mensonge n'a été trouvé dans sa bouche, vous pouvez lire sa sentence dans le Nouveau Testament. Christ n'est-il pas un enseignant suffisant, dont le sang a été versé pour vous, et qui a goûté la mort pour l'homme ? Christ n'a-t-il pas dit à Ses ministres, « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ? » Et les Apôtres ont dit, « Je n'ai convoité ni l'argent, ni l'or, ni la robe de personne.» Ils travaillaient de leurs mains, et gardaient l'évangile gratuitement. Es--ce que ceux qui se font appeler ministres parmi vous, ont fait de même, et gardé cette commande du Christ Jésus ? Examinez-les, et qu'ils s'examinent eux-mêmes. N'avez-vous pas lavé votre extérieur ? Mais regardez avec la Lumière et l'Esprit du Christ Jésus, et voyez si vos intérieurs ne sont pas noir et fétides. Car le Christ-Jésus, qui éclaire tout homme et toute femme dans le monde avec la vie en Lui-même, a dit, « Croyez dans la Lumière, de sorte que vous puissiez devenir enfants de la Lumière. » Avec la lumière vous pouvez voir tout le mal et les actions impies que vous avez commis, toutes vos paroles impies que vous avez dit, et toutes vos pensées impies que vous avez pensés ; afin que vous puissiez vous détourner d'elles pour aller à Christ, de qui provient la Lumière ; lui qui est votre sauveur et votre rédempteur, qui vous a donné une lumière pour voir votre péché, et que vous ^tes mort en Adam ; de sorte qu'avec la même lumière vous puissiez voir Christ, l'esprit vivifiant, qui vous rend en vie pour Dieu, et qui vous sauve de votre péché. Mais si vous haïssez la Lumière qui est la vie en Christ, le Prince de vie ; et que vous aimez les ténèbres et le prince des ténèbres plus que la lumière ou la vie de Christ, parce qu'elle veut vous réprouver ; Christ vous dit, « cette lumière sera votre condamnation ». Jean 3:19-20. C'est pourquoi, soyez avertis maintenant dans votre jour. Tandis que vous avez le temps, tournez-vous vers le Seigneur. N'étouffez pas l'Esprit du Père, par lequel Il vous attire au Fils ; ne haïssez pas non plus la lumière de Christ ; car si vous le faites, vous haïssez la vie en Christ, et alors vous demeurez sous la condamnation de Dieu et Christ avec la lumière, qui maintenant parle à Son peuple par Son fils, comme il a fait aux jours des Apôtres. Le même Dieu, qui a parlé par les prophètes aux pères, et parlé à Adam et Ève dans le paradis ; et heureux seraient Adam et Ève, et les Juifs, et tous les chrétiens, s'ils s'en étaient tenus à Celui qui parle, et n'avaient pas suivi le serpent, le faux orateur, et ses instruments. Et maintenant Dieu est véritablement celui qui parle par Son Fils Jésus, qui écrase la tête du serpent, le faux enseignant, la tête de toutes les fausses voies, des faux prophètes, fausses églises, et fausses religions et cultes. Donc, Dieu en Christ amène Son peuple à la pure religion sans souillure, qui les gardera des souillures du monde, dans la nouvelle et vivante voie Jésus-Christ ; et à l'Église en Dieu, dont Christ est le chef, comme Il l'était aux temps des apôtres ; et à adorer Dieu en esprit et en vérité, cette adoration Christ l'a instauré voilà seize-cent ans. C'est pourquoi tous les gens doivent venir à la grâce et à l'Esprit de vérité en leurs propres coeurs, pour connaître le Dieu de vérité, qui est un esprit, et pour l'adorer en esprit et en vérité, servir, honorer, et glorifier le Dieu vivant, qui est au-dessus de tous, et digne de tout, béni à tout jamais, Amen !

Vous, magistrats et officiers, lisez ceci dans toutes vos assemblées, et amenez tous vos prêtres à lire cela dans leurs églises ; de sorte qu'eux et vous et tous les gens puissent entendre et craindre le Dieu du ciel, alors que vous répondrez à cela au grand et terrible jour du jugement, et de vengeance du Seigneur Dieu Tout Puissant. Ceci est par amour pour vos âmes, et pour votre bien temporel et éternel.            

George Fox

Amsterdam, le 19e du 7e mois, 1677

Une épître concernant le véritable jeûne, la vraie prière, le véritable honneur, et contre les persécutions, et pour la vraie liberté dans le Christ Jésus ; afin que tous puissent avoir un soin que l'Apôtre n'ait pas accordé son travail en vain dans votre observation des jours, des mois, des temps, des fêtes et des années et de venir sous les préceptes appauvris du monde, et le joug de la servitude à nouveau, et d'amener et forcer les gens en ces choses.

Où est-ce que Christ ou ses apôtres ont-ils jamais commandé à tout croyants ou chrétiens d'observer les jours de fête (vacances) ou les jours fériés ? voyons où il est écrit dans le Nouveau Testament, dans les quatre évangélistes, les épîtres ou l'Apocalypse, que le Christ ou ses apôtres ont déjà commandé aux chrétiens d'observer le temps appelé Noël, ou un jour pour la naissance du Christ ? ou d'observer le temps appelé Pâques, ou de la vague de la Pentecôte, de Pierre, Paul, Marc, ou de Luc ou toute autre fête ?

Vous, qui professez vous-mêmes être des Églises réformées des Papistes, des Juifs, et des Païens, et dites des Écritures qu'elles sont votre règle, et que vous professez la nouvelle alliance, où prouvez-vous par le Nouveau Testament, que les apôtres et l'église primitive pratiquait ou forçait de telle choses, ou que Christ et ses apôtres ont donné une telle commande aux églises, qu'ils devraient observer ou pratiquer de telles jours ? Laissez-nous voir où cette commande est écrite. Les Apôtres n'ont-ils pas dit aux Galates dans le quatrième chapitre, « Mais maintenant que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment pouvez-vous encore retourner aux règles et traditions de la culture du monde. Voulez-vous être dans la servitude à nouveau ? Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. Je crains pour vous, de peur que je n'aie travaillé en vain parmi vous. » Et dans le troisième chapitre de Galates il est dit, « O Galates insensés, qui vous a ensorcelés, pour que vous n'obéissiez pas à Jésus-Christ ? » et dans le cinquième de Galates, l'apôtre les exhorte « Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; tenez-vous donc fermes, et ne soyez pas de nouveau retenus sous un joug de servitude. »

Ceci ne montre-t-il pas qu'il y a eu certains enseignants qui ont attiré l'église de Galates dans ces préceptes appauvris du monde, pour les mener à nouveau dans servitude en observant des jours, mois, années et temps ? Ce fut le travail de l'Apôtre de les faire sortir cette servitude et de ces préceptes appauvris du monde ; donc, lorsqu' ils étaient sur le point de revenir à l'observance des jours, mois, années et fois, il eut peur d'avoir « travaillé en vain sur eux; » et il les exhorta à « rester dans la liberté avec laquelle Christ Jésus les a rendus libres et de ne pas s'empêtrer de nouveau sous le joug de la servitude : » et encore une fois cela signifie , « qu'ils avaient été une fois pris sous ce joug de servitude et dans les préceptes appauvris du monde. » Mais Oh combien les gens appelés chrétiens, depuis le jour des apôtres, sont à nouveau sous ce joug de la servitude et ces préceptes appauvris du monde, en observant des jours, mois, temps et années ; que déclarent leurs pratiques. Non, les Papistes et Protestants ne forcent-ils pas les gens à observer les jours, les mois, et les temps ? Et par conséquent, n'était-ce pas l'oeuvre de l'apôtre et l'exercice douloureux donné à la Chrétienté qui consistait à les faire sortir cette servitude et de ces préceptes appauvris du monde, (que la loi exigeait), afin qu'ils puissent « tenir ferme dans la liberté avec laquelle Christ les a rendu libres, et de ne pas s'empêtrer de nouveau sous le joug de la servitude ? » Ce fut et c'est Christ qui a libéré et qui libère son peuple de ces préceptes appauvris du monde (piètres éléments) ; c'est pourquoi les rachetés doivent « tenir ferme dans cette liberté avec laquelle Christ les a rendu libres. » Tous les vrais Chrétiens doivent tenir ferme dans cette vraie liberté. Ils ont été rendu libres par Christ, et non par l'homme ; car l'homme, sans l'esprit et la pensée de Christ, cherche à forcer et contraindre les disciples du Christ, ceux qu'il a affranchis du joug de la servitude, vers les choses extérieures commandées par la Loi ; à l'observance de jours, mois, temps, fêtes, et années. Ceux qui connaissent Dieu, ou qui sont connus de Dieu et de Christ, doivent demeurer ferme dans leur liberté, loin de ces faibles, préceptes appauvris du monde, et ne pas pas venir sous ni être empêtrés de nouveau sous le joug de la servitude, voyant qu'Il les a rendu libres. Car ceux qui sont dans de telles choses, et qui voudraient forcer les autres à y entrer, se sont éloigné de3 ce qui donne la connaissance, et n'ont pas tenu ferme dans la liberté avec laquelle Christ les a rendu et les rend libres.

Concernant la prière, jamais nulle part nous avons lu que Christ ou ses apôtres ont ont cherché par la force à contraindre quelqu'un à jeûner ou ;à prier avec eux. Mais Christ leur a enseigné comment ils devaient prier, et de se distinguer des hypocrites. Ses paroles vont comme suit : « Et quand tu pries, tu ne seras pas comme les hypocrites, car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, en sorte qu'ils soient vus des hommes. Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui demeure dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera. Et quand vous priez, n'usez pas de vaines répétitions, comme font les païens, car ils s'imaginent qu'ils seront exaucés en parlant beaucoup. Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. »  Comme les saints et les apôtres ont fait, ainsi nous faisons ; nous prions en secret, et nous prions en publique, alors que l'Esprit nous donne d'énoncer, et qui nous aide dans nos infirmités, comme les apôtres et les vrais chrétiens priaient ; c'est de cette manière que nous prions nous aussi, et pour tous les hommes, grands et petits.
 
Concernant le jeûne, Christ a dit, « Et quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air morne, car ils donnent à leur visage un air défait, en sorte qu'il paraisse aux hommes qu'ils jeûnent. Mais toi, quand tu jeûnes, oins ta tête et lave ton visage, en sorte qu'il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui demeure dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera. »

Vous pouvez voir dans Ésaïe 58:1-6 ce que le véritable jeûne du Seigneur exige c'est où il est dit au prophète, « Crie à plein gosier, ne te retiens pas ; élève ta voix comme une trompette, et déclare à mon peuple leur transgression, et à la maison de Jacob leurs péchés. Cependant ils me cherchent tous les jours et trouvent leur plaisir à connaître mes voies, comme une nation qui pratiquerait la justice, et n'aurait pas abandonné le juste jugement de son Dieu ; ils me demandent les ordonnances de la justice, ils trouvent leur plaisir à s'approcher de Dieu. Pourquoi avons-nous jeûné, et tu ne l'as pas vu ? et avons-nous affligé nos âmes, et tu ne le sais pas ? Voici, au jour de vos jeûnes, vous cherchez votre plaisir, et vous exigez durement tous les travaux qui vous sont dus. Voici, vous jeûnez pour contester et quereller, et pour frapper d'un poing méchant. Vous ne jeûnez pas maintenant, pour faire entendre votre voix en haut. Est-ce un jeûne comme celui-là que j'ai choisi, un jour où un homme afflige son âme ? Courber sa tête comme un roseau, et étendre sous soi le sac et la cendre, appelleras-tu cela un jeûne, et un jour agréable à l'Éternel ? N'est-ce pas ici le jeûne que j'ai choisi, qu'on rompe les chaînes de l'iniquité, qu'on fasse tomber les liens du joug, et qu'on renvoie libres les opprimés, et que vous brisiez tout joug ? » Donc, ce jeûne que le Seigneur exige, ne consiste pas à mettre des jougs, à opprimer, et à placer des lourds fardeaux, et à faire jeûner les bandes de méchants ; mais à délier et à briser ces choses.
 
De plus, concernant le véritable jeûne qu'exige le Seigneur, «  N'est-ce pas que tu partages ton pain avec celui qui a faim, et que tu fasses entrer dans la maison les pauvres qui errent sans asile ? quand tu vois un homme nu, que tu le couvres, et que tu ne te caches pas à ta propre chair ? (Gardez-vous ce véritable jeûne?) Alors ta lumière jaillira comme l'aurore et ta santé germera promptement, et ta droiture marchera devant toi, la gloire de l'Éternel sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras, et l'Éternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici. Si tu ôtes du milieu de toi le joug, si tu cesses de montrer au doigt et de parler vanité,si tu prodigues ton âme à l'affamé, et que tu rassasies l'âme de l'affligé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et ton obscurité sera comme le midi. Et l'Éternel te conduira continuellement, et rassasiera ton âme dans les sécheresses, et rendra agiles tes os ; et tu seras comme un jardin arrosé, et comme une source jaillissante dont les eaux ne trompent pas. »

Voici la pratique du véritable jeûne que le Seigneur exige de Son peuple ; et de ceux qui observent ce jeûne, le Seigneur a dit, « Quand ils appellent, ils répondront. » Vous pouvez voir quel glorieux et joyeux réconfort ils reçoivent du Seigneur ceux qui gardent ce véritable jeûne ; mais ceux qui jeûnent pour les querelles et les débats, et pour frapper avec les poings de la méchanceté « pour faire que leurs voix soient entendues dans les cieux, pour affliger leurs âmes pour un jour, pour incliner leur tête comme un roseau, ne rompent pas les chaînes de l'iniquité, ne font pas tomber les liens du joug, ni ne renvoie pas libres les opprimés, et ne brisent pas tout joug, et ne laissent pas les opprimés aller librement, ceux qui n'offrant pas leur pain à celui qui a faim, ne couvre pas la nudité, et n'amène pas le pauvre à Sa maison, mais se cache lui-même son propre visage; » ces jeûnes et et ceux qui jeûnent, le Seigneur ne les accepte pas, et ne les a pas non plus choisi. Ceux-ci paraissent devant les hommes avec leurs visages défaits, leurs têtes inclinées comme un roseau durant une journée, comme les hypocrites, pour jeûner, comme en parle Christ dans Mat 6:16-18.

N'est-ce pas la commande de Christ, que dans leur jeûne, ils ne doivent pas paraître jeûner devant les hommes ? Et maintenant vous, qui voudriez nous obliger à fermer nos magasins lors des jours le jeûne, ou pour une journée, ce jeûne n'est-il pas apparent aux hommes ? Et n'est-ce pas le jeûne dont le Seigneur a parlé dans Ésaïe, « et qu'il n'accepte pas » ? car il a dit, « Est-ce un jeûne comme celui-là que j'ai choisi, un jour où un homme afflige son âme ? Courber sa tête comme un roseau, et étendre sous soi le sac et la cendre, appelleras-tu cela un jeûne, et un jour agréable à l'Éternel ? »  Ésa 58:5.

Par conséquent, tout le peuple de Dieu doit garder le vrai jeûne du Seigneur loin des débats et des luttes et des poings de la méchanceté ; ce « jeûne qui rompt les chaînes de la méchanceté, annule tout lourd fardeau, brise toute espèce de joug, laisse les opprimés aller librement, offre le pain aux affamés, et couvre celui qui est nu, et amène le pauvre qui est jeté hors de Sa maison. » tous ceux qui gardent ce véritable jeûne, leur santé grandira; et quand ils appellent,le Seigneur les entendra ; « il sera leur guide continuellement, satisfera leurs âmes dans la sécheresse, rendra leurs os gras, et ils seront comme un jardin arrosé, et comme une source d'eau, dont l'eau ne manque point ». Maintenant vous, qui ne gardez pas ce vrai jeûne, lorsque vous en appelez au Seigneur dans vos propres journées de jeûne, est-ce que le Seigneur vous répond, et dit, « Me voici » ? Est-ce que le Seigneur vous guide continuellement ? Est-ce que vos os sont rendus gras par lui, et vos âmes rassasiées dans la sécheresse ? Êtes-vous comme un jardin arrosé et comme une source d'eau qui ne manque point ? vous qui ne gardez pas ce véritable jeûne, ne voulez-vous pas de ces eaux qui ne manquent pas ? Ainsi vos âmes ne sont pas rassasiés dans la sécheresse, mais vos os sont maigres, et vous n'entendez pas la voix du Seigneur, qui a dit, « Me voici » ; alors vous perdez l'héritage de Jacob, et ne montez pas sur les hauts lieux là ; mais vous venez en dessous. C'est pourquoi, que tout homme et femme ferme leur coeur contre toute sorte de mal quel qu'il soit et n'ayez pas de commerce avec les marchants de Babylone de confusion ; mais gardez le jour surnaturel de Christ, qui est déversé des cieux, qui est gardé en croyant et en marchant dans la lumière de Christ, et étant greffé en lui. Ceci vous amènera au véritable jeûne, de vous nourrir sur tout mal, et à la véritable prière dans l'esprit, comme Christ et les apôtres ont enseigné. Les fruits de l'esprit ce sont l'amour, la paix, la joie, etc.

La naissance de l'esprit n'est pas une naissance persécutrice ; mais mais celui qui est né de la chair persécutera celui qui est né de l'esprit, parce qu'il ne veut pas suivre la naissance de la chair, avec ses faiblesse, ses principes appauvris du monde, qui emmêle dans son joug de servitude, et ses observances de jours, mois, temps, jeûnes, fêtes, et années ; contre laquelle la naissance de l'esprit tient fermement dans la liberté avec laquelle Christ les a rendu libres.

Ne savez-vous pas que les Turques gardent leur Sabbat le sixième jour, les Juifs sur le septième jour, et que les Chrétiens se réunissent au premier jour de la semaine ? Et durant ce jour que les Turques gardent, les commerces des Juifs et des Chrétiens sont ouverts ; et ce jour que le Juifs gardent, les commerces des Chrétiens et des Turques sont ouverts; et durant le premier jour que les chrétiens gardent, les commerces Juifs et Turques sont ouverts ? Les Turques ne forcent pas les Juifs ou Chrétiens à fermer leurs boutiques pendant leurs jours de réunion, mais laissez-les avoir leurs libertés en Turquie. Et où lisez-vous que les Turques auraient forcé les Chrétiens à observer leurs jours saints, ou jour de jeûne , ou de fête ? Si non, les Chrétiens ne devraient-ils pas surpasser les Turques en donnant la liberté à toutes les tendres consciences de servir Dieu, voyant que Christ et les apôtres n'ont pas commandé ni forcé les gens à observer les jours saints, ni les temps, ni les mois, ou les années, mais qu'ils devraient toujours prier dans l'esprit, et toujours jeûner loin des disputes et querelles, et de toutes sortes de péché et de mal; et que cela gardera baissés les poings de la méchanceté, et les liens de l'iniquité ? Pourquoi les gens avec une tendre conscience ne devraient-ils pas avoir leur liberté d'exercer leurs consciences envers Dieu, de sorte qu'ils puissent avoir une « bonne conscience toujours envers Dieu et l'homme, » pour produire ce que Dieu exige, et « pour faire à tous les hommes comme ils voudraient qu'ils fassent pour eux, et aimer leurs prochains comme eux mêmes » ; voyant tant de débauchés et de mal, et de consciences cautérisées, (comme si cela avait été fait au fer chaud), avoir la liberté dans leurs vies relâchées et dans leurs conversations, et dans leurs paroles relâchées, dont les langues sont libres de jurer et de maudire, et leurs esprits en liberté dans l'ivrognerie et l'impureté ? Que les magistrats regardent et voient comment cette mauvaise conscience cautérisée a sa liberté d'exercer toutes sortes de mauvaises choses à travers la Chrétienté ; ce qui est une grande honte et un déshonneur pour Dieu, Christ, et le Christianisme, oui, et l'humanité. Par conséquent, pourquoi le peuple de Dieu ne devrait-il pas avoir la liberté d'exercer leurs bonnes et tendre consciences envers Dieu et les hommes ? Le mystère de la foi, dont Jésus-Christ est l'auteur et le finisseur, est tenu dans une pure conscience ; et l'oeuvre du véritable magistrat Chrétien ne devrait-il pas être d'encourager l'exercice de cette pure conscience envers Dieu et l'homme, et de décourager l'exercice de cette mauvaise conscience cautérisé qui déshonore Dieu et Christ, et la vraie Chrétienté ? Sinon, comment les magistrats peuvent être une louange pour ceux qui font bien, et une terreur pour les malfaiteurs ?

En ce qui concerne ne pas retirer nos chapeaux en signe de respect pour les hommes : beaucoup, sous le nom de chrétiens, se sont vus offensés avec nous parce que nous pouvions enlever les chapeaux, ni nous incliner devant eux ; dont nous ne trouvons aucune commande de Christ ou de ses apôtres pour, mais plutôt pour le contraire. Car Christ a dit, « Je ne reçois pas de gloire des hommes ; » (remarquez, il n'a pas reçu l'honneur des hommes :) et de plus, « Comment pouvez-vous croire, qu'ils reçoivent l'honneur des uns des autres, et ne recherchent pas l'honneur qui vient de Dieu seul ? » Maintenant Christ déclare cela comme étant une marque d'incroyance, que de chercher « l'honneur les uns des autres », et ne pas rechercher « l'honneur qui vient de Dieu seul » et, ôter le chapeau, et s'incliner n'est-ce pas l'honneur aux hommes, ce qu'ils recherchent les uns des autres, et ils s'offensent s'ils ne l'ont pas ? Les Turques ne se moquent-ils pas des Chrétiens dans leurs proverbe, disant, « Les chrétiens passent la plupart de leurs temps à lever leurs chapeaux, et à montrer leurs têtes nues les uns aux autres » ? Ceux là ne devraient-ils pas être au-delà des Turques qui portent le noble nom de Chrétien, et être au dessus de la recherche de l'honneur des uns des autres, et ne pas persécuter ceux qui ne veulent pas le leur donner, alors que tous les croyants chrétiens devraient rechercher l'honneur qui vient de Dieu seul ? Ceci est le devoir de tous véritables croyants en Jésus-Christ, car ils ne recherchent pas l'honneur des hommes, et ne cherchent pas à honorer les hommes. Et, « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; et celui qui ne croit pas le Fils ne verra pas la vie [de Dieu], mais la colère de Dieu demeure sur lui. » Jean 3:36. Le proverbe Turque n'est-il pas un reproche aux chrétiens, qui dit , « Les chrétiens passent la plupart de leurs temps à lever leurs chapeaux, et à montrer leurs têtes nues les uns aux autres » ? N'en avez-vous pas condamné beaucoup à l'amende et à l'emprisonnement, parce qu'ils ne voulaient pas retirer leurs chapeaux devant vous, et vous montrer leurs têtes nues ? Dans beaucoup de vos court ils n'auront pas de droit ni de justice ; ni de liberté dans les villes et les états, bien qu'ils ont vraiment servis leurs temps, et que ce sont des hommes honnêtes et civils, à moins qu'ils veuillent enlever leurs chapeaux, et vous montrer leurs têtes nues ? N'avez-vous pas fait une loi contre ceux-là, qu'ils doivent une amende de deux florins, si ils le font pas ?  Ne cherchez-vous pas à les contraindre et à les forcer à le faire et leur donner une amende s'ils refusent, comme à Lansmeer en Waterland ? N'est-ce pas là l'honneur que vous cherchez des uns des autres ? Les pharisiens et les Juifs ne faisaient-ils pas la même chose ?
 
Concernant ce que vous dites, « l'apôtre commande d'honorer tous les hommes ; et ceux qui sont estimés dignes d'un double honneur » : si « honorer tous les hommes » serait d'ôter leur chapeaux pour tous les hommes, et de montrer leur tête nue, alors cette commande vous la brisez vous-mêmes, car vous-mêmes ne faites pas cela pour tous les hommes en général ; et si ceux qui dirigent bien, doivent avoir le double honneur, alors pour eux les chapeaux doivent être levés deux fois, leurs têtes nues doivent être montrées deux fois. Si ce chapeau d'honneur, pour montrer la tête nue, est une invention es hommes, et non de Dieu, (et vous ne pouvez le prouver par les Écritures, même si vous dites, « que c'est votre règle »,)alors vous agissez à côté de la règle, et forcez les gens à agir contrairement à votre règle. Car où est-ce que les prophètes, Christ, ou les apôtres ont-il déjà commandé une telle chose ? Laissez-nous voir une commande, une pratique, et un exemple pour cela. Nebucadnetsar, qui était un persécuteur, et qui jeta les trois enfants d'Israël dans le feu avec leurs bas, manteaux, et chapeaux ; nous ne lisons pas qu'il était offensé contre eux parce qu'ils n'avaient pas ôté leurs chapeaux, et montré leurs têtes nues ; mais parce qu'ils ne s'étaient pas incliné devant son image. Et n'est-il pas dit dans la marge de la bible, où il est dit, « honorez tous les hommes », « ayez tous les hommes en estime » ? Alors ceux qui gouvernent bien, sont digne d'une double estime ; et cette estime doit vraiment être dans le coeur, sans aucune envie, malice ni haine. Comme tous les hommes sont l'oeuvre de Dieu, ils doivent être estimés dans le coeur avec l'esprit de Dieu ; et ceux qui gouvernent bien sont digne d'une double estime. Ici il s'agit de la véritable honneur qui vient du coeur, de Dieu et des hommes, son oeuvre. Car les hommes peuvent lever leurs chapeaux et montrer leurs têtes nues les uns aux autres une fois, ou deux fois aux officiers et magistrats, et pourtant être plein d'envie, de malice, de haine, et meurtriers dans leurs coeurs les uns contre les autres; et leur donner cet honneur, comme vous pouvez l'appeler, et pourtant leur parler et souhaiter du mal, dès qu'ils leurs ont tourné le dos. Le vrai honneur ou la vraie estime pour tous les hommes, comme ils sont la création de Dieu, se fait sans souhaiter aucun mal ni mauvaise pensée dans le coeur pour personne, et ceux qui gouvernent ont la double estime, que Dieu a placé sur les gens. Il n'y a pas de mal dans le coeur qui donne ce respect, cet estime, ou cet honneur, et qui les amènent à aimer leurs prochain comme eux-mêmes, et à « faire à tous les hommes comme ils voudraient que l'on fassent pour eux », en cela ils estiment tous les hommes, et ont le double estime pour ceux qui gouvernent bien. Ceci va au delà de tous les honneurs de lever le chapeau une fois pour tous les hommes et deux fois pour ceux qui sont dignes d'un double honneur, comme vous pouvez l'appeler. Mais nous voudrions demander aux chrétiens, qui pratiquent ce chapeau d'honneur, et qui se montrent leurs têtes nues les uns aux autres, qui ont inventé cet honneur, voyant qu'ils ne peuvent prouver que Christ ou les apôtres aient commandé ou pratiqué une telle chose, ou Moïse au temps de la loi ? N'allez pas dire ou penser que nous avons reçu cette pratique, de ne pas lever nos chapeaux, des Turques ; car nous avons été conduit par l'Esprit du Seigneur, avant même d'avoir entendu parler du proverbe et de la pratique des Turques, d'abandonner l'honneur qui vient d'en bas, et de chercher l'honneur qui vient d'en haut lorsque nous sommes devenus de véritable croyants en Jésus-Christ.

Concernant la persécution, l'emprisonnement, et le bannissement du peuple de Dieu, en qui Christ est manifesté, et demeure dans leurs coeurs, Christ ne vous a-t-il pas dit, qu'en agissant ainsi vous l'emprisonnez ? Ainsi vous ne le bannissez pas Lui, et ne le persécutez pas hors de vos villes et sociétés ? Et comment pouvez-vous entrer dans son Royaume et avoir une part de celui-ci, bien même si vous le professez en paroles ? Ne vont-ils pas dans le châtiment éternel, ceux qui ne visitent pas Christ en prison ? Puis que va-t-il vous arriver, vous qui l'emprisonnez et qui le bannissez, où il est manifeste dans ses membres, et vous ne les autorisez pas à se réunir pour qu'ils apprécient sa présence parmi eux, selon sa promesse ?Par conséquent, vous qui ne voulez pas laisser le Christ régner sur son peuple, et avoir sa liberté en eux dans vos villes et pays, pour exercer leur fonctions, vous n'aurez pas votre liberté dans les cieux. Vous qui ne voulez pas laisser entrer le Christ régner dans vos coeurs, ni lui permettre de régner dans son peuple ici sur terre, dans ce monde, dans leurs royaumes, vous ne régnerez pas avec Christ dans les cieux, dans son Royaume, ni dans le monde sans fin.
 
Vous, qui bannissez la vérité hors de vos villes, ou pays, ou son peuple pour cette raison, vous bannissez la vérité et Christ de votre coeur et l'empêchez d'y régner ; donc, vous n'êtes pas les temples de Dieu. Quand vous avez bannis Christ et Sa vérité de vos propres coeurs, en bannissant ceux en qui Il règne de vos domaines et pays ; alors voyez quel jugement le Seigneur apporte sur vous, quand vous êtes laissés à vous-mêmes ; oui, craintes et troubles, un jugement après un autre, vient sur vous, jusqu'à ce que vous en soyez remplis. Mais les bannis et les personnes souffrant pour la vérité et pour Christ une habitation paisible dans la vérité, hors de laquelle se trouve le diable et dans laquelle il ne peut pas entrer ; cette habitation durera plus longtemps que toutes les habitations des méchants et des persécuteurs, et elle ne seront jamais aussi pleine de paroles, sans vie et sans vérité. La vie et la vérité dureront plus longtemps que toutes les doctrines élevées ; et Christ l'agneau, et sa patient semence, vaincront le dévoreur avec sa semence impatient; et ceux qui ont le vêtement, la droiture de Christ, qui est le fin lin, trouveront qu'elle survivra à tous les chiffons et les inventions des hommes. Christ a dit à ses auditeurs, « ayez bon courage, moi j'ai vaincu le monde, la persécution du monde ». Il a aussi dit à Ses disciples, « Ne vous étonnez pas si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous.» Par conséquent que tous ceux qui professent eux-mêmes être Chrétiens, laissent tomber la persécution au sujet de la religion, des église ou de l'adoration du jeûne et jours de prière ; car vous n'avez aucune commande venant de Christ et Ses apôtres de persécuter quelqu'un. Christ, qui est le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, lorsqu'ils l'ont appelé un séducteur, qu'ils ont blasphémé contre lui, et qu'ils ont dit qu'Il avait un démon, n'a persécuté aucun d'eux pour cela, ni forcé ou obligé personne à l'écouter ou à se soumettre, ni les apôtres après lui ; mais il leur a dit à ceux qui auraient voulu arracher la mauvaise herbe, « laissez le blé et la mauvaise herbe croître jusqu'à la moisson. » De sorte que vous n'avez aucune commande venant de Christ ou de ses apôtres de persécuter ou d'emprisonner, bannir, ou dérober les biens de personne pour une question de pure conscience, de religion, d'adoration, de foi, et d'église au temps de l'évangile.

George Fox

Harlingen en Friesland le 11e du 6e mois, 1677



Un avertissement au magistrats, prêtres, et personnes de la ville de Hambourg, pour s'humilier eux-mêmes devant le Seigneur, et non pour être hautains.

Amis, vous avez garnis l'intérieur de vos maisons extérieures et hauts lieux ; mais regardez à l'intérieur de vos coeurs avec la lumière de Christ, avec laquelle Il vous a éclairé vous ainsi que chaque homme et femme dans le monde, et qu'avec cela vous puissiez voir comment vos coeurs et vos intérieurs sont trompés par le péché et le mal, que le Christ vous a dit que vous devriez nettoyer ; qui disait comment les Pharisiens « peignaient les sépulcres des justes », et qu'ils étaient eux-mêmes pleins de pourriture et de corruption. Par conséquent regardez en vous-mêmes et dans vos propres coeurs, de quoi vous êtes remplis. Peindre les sépulcres des justes apôtres, et faire commerce et profession de leurs paroles, sans le même Saint-Esprit, puissance, lumière, et vérité dans laquelle ils se trouvent, cela ne tiendra pas au jour du jugement de la vengeance de Dieu. C'est pourquoi repentez-vous tandis que vous en avez e temps, tournez-vous vers le Seigneur de tout vos coeurs, et ne vous pensez pas en sécurité sans un sens de Sa toute puissante protection immédiate. Car ce ne sont pas toutes vos oeuvres, ni toutes vos propres force, puissance, et défense qui peuvent vous protéger. Ce n'est pas à vous de regarder à cela, et de vous penser en sécurité, et à vous asseoir dans votre sécurité, et de laisser vos coeurs réjouis, et au repos, et à l'aise. Lorsque le seigneur amène un fléau sur vous, que vous êtes remplis de terreur et de crainte, souvenez-vous que vous avez été mis en garde, que vous étiez à l'aise, mais non dans le vrai repos. Alors toute votre propre force et puissance ne seront d'aucune utilité ; vous reconnaîtrez que Dieu doit vous protéger. C'est pourquoi prenez garde ; car vos gens et vos prêtres sont trop hautains, et et ils sont trop enveloppés dans ce monde. Leurs vanités les transportent trop loin de Dieu ; vos soucis sont plus pour le monde que pour Dieu, et plus après les richesses de ce monde qu'après les richesses du monde qui n'a pas de fin. Ne savez-vous pas que tous vos tas de trésor extérieurs doivent avoir une fin, et que vous devez tous les abandonner derrière vous ? C'est pourquoi je dois vous avertir et vous mettre en garde, les hautains et les bas, prêtres et peuples, qui venez à la grâce, à la lumière et à la vérité qui viennent par Jésus-Christ ; pour la manifestation du bon esprit de Dieu, qui vous est donné pour le profit ; de sorte qu'avec cette grâce, vérité, lumière, et esprit de Christ, vous puissiez vous détourner de celui de qui elle vient, qui disait : « Apprenez de moi » ; et Dieu a dit : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, écoutez-Le. » Donc, tous les enfants de la nouvelle alliance, qui marchent dans le vivant et nouveau chemin, entendent Christ leur prophète, que Dieu a suscité, et oint pour être leur enseignant et prêtre. Or maintenant, Dieu parle à Son peuple par Son Fils, comme Il l'a fait au jours des apôtres. Le Seigneur vient pour enseigner Son peuple Lui-même par Sa grâce, lumière, vérité, et esprit, et pour les emmener loin de tous les enseignants du monde, faits par les hommes depuis les jours des apôtres ; qui ont toujours tenus le peuple dans l'apprentissage, afin qu'ils puissent toujours les payer. Et il est venu pour les emmener loin de toutes les religions du monde, à la religion qu'il a établi aux jours des apôtres dans la nouvelle alliance, qui est pure et non souillée devant Dieu dans Sa vue, et qui les garde des souillures du monde. Et le Seigneur est venu pour les faire sortir de toutes les églises du monde, vers l'Église en Dieu dont Christ, l'homme céleste est la tête ; et pour les emmener loin de toutes les adorations du monde, pour adorer Dieu en esprit et en vérité, que Christ a mis en place il y a plus de 1600 ans. De sorte que tous les hommes et toutes les femmes puissent venir à la vérité qui est dans leurs coeurs, par laquelle ils doivent connaître le Dieu de vérité qui est un esprit : et ainsi dans l'esprit et la vérité ils l'adoreront, ils connaîtront ce qu'ils adorent et Celui qu'ils adorent. Aussi le Seigneur est venu pour emmener Son peuple loin de tous les temples du monde, afin qu'avec l'esprit ils puissent connaître leurs corps comme étant les temples du Saint-Esprit. Et le Seigneur est venu pour amener les gens loin des croix, portraits, images, etc. du monde ; pour qu'ils connaissent que la puissance de Dieu c'est la croix du Christ, qui les crucifient au monde, et qui les amène à la ressemblance et la l'image de Dieu dans laquelle étaient l'homme et la femme avant leur chute ; et donc à Christ qui ne tombe jamais. Cet oeuvre, tous doivent la connaître par la lumière du Christ Jésus, qui « set la véritable lumière qui éclaire tout homme qui vient au monde ». Elle est appelée la lumière dans l'homme et la femme, et la vie en Christ la parole ; qui a dit, « Croyez dans la lumière, de sorte que vous puissiez être enfants de la Lumière. » Et la lumière vous laisse voir toutes vos mauvaises actions que vous avez commise, vos voies impies dans lesquelles vous avez marché, et vos paroles et pensées impies. Si vous haïssez cette lumière, et que vous aimez les ténèbres et son prince plus que cette lumière qui est la vie en Christ, le Prince de la vie, et ne voulez pas venir à elle, parce que vos oeuvres sont mauvaises, et elle vous réprimandera, Christ vous dit, « cette lumière est votre condamnation. » Alors, à quoi bon toute votre profession, alors que vous demeurez sous la condamnation de la véritable Lumière, dans laquelle vous devriez croire, et ainsi devenir enfants de la lumière, et hors de la condamnation ? C'est pourquoi, tous doivent croire dans la lumière, s'ils veulent recevoir le Christ Jésus ; et à tous ceux qui le reçoivent, il donne « la puissance de devenir des fils de Dieu. » Celui qui a le Fils de Dieu, a la vie ; ceux qui n'ont pas le fils de Dieu, n'ont pas la vie ; et si vous n'avez pas la vie, qu'est-ce que votre profession des Écritures de la Genèse à l'Apocalypse a de mieux que celle des Juifs, des scribes, et pharisiens, qui ne voulaient pas recevoir Christ la vie, sur lesquels Dieu a déversé son fléau débordant. C'est pourquoi, prenez garde, car votre force ne sera pas meilleure que la leur, si vous n'avez pas la puissance encourageante de Dieu et de Christ, lorsque le fléau de Dieu vient sur vous, et que vous êtes remplis d'horreurs et de crainte. Mes désirs sont, que vous puissiez tous vous repentir du plus grand au plus petit, et ne pas attrister, ni étouffer, ni vexer, ni vous rebeller contre le bon esprit de Dieu en vous, ni « marcher avec mépris contre l'esprit de grâce », ni vous détourner de cela vers un comportement débridé ; cette grâce voudrait vous enseigner, et vous amener au salut. Si vous marchez avec mépris, comment pouvez-vous échapper au fléau débordant du Tout-Puissant, et à la colère de l'agneau ? Mes désirs sont que vous puissiez tous obéir au bon esprit du Dieu de vérité, qui vous conduira hors de tout mal, dans toute vérité, et qui vous réprouvera pour votre propre droiture, et pour votre propre jugement et péché, et qui vous amènera à vous attacher à ce qui est bon, pour abandonner ce qui est mauvais, et vous tourner vers le Seigneur, qui vous recevra avec Sa miséricorde et sa bonté : de cette manière vous pouvez échapper au fléau débordant dans le jour de vengeance, ce jour redoutable qui est à venir sur tous les méchants. Ceci est un avertissement pour vous tous, pour votre bien éternel et temporel ; pour vous, pour lire dans vos assemblées, et pour vos prêtres dans vos églises ; afin que tout le onde puisse entendre et craindre, comme vous allez répondre de cela au terrible et redoutable jour du jugement.

George Fox
Amsterdam, le 19ième du 7ième mois, 1677

Pour les ambassadeurs qui sont réunis pour traiter de la paix dans la ville de Nimègue et les dominions des états.

Le Christ Jésus a dit : « Bienheureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu. » Mat 5:9. Aussi tous les hommes chrétiens doivent se détourner du mal et faire le bien ; qu'il recherche la paix et qu'il la poursuive, car celui qui veut aimer la vie et voir d'heureux jours." 1 Pet 3:11. Dieu a appelés tous les véritables chrétiens à marcher dans cette paix, 1 Cor 7:15. C'est pourquoi, tous les Chrétiens doivent suivre cette paix, à laquelle Dieu les a appelé. Ils devraient laisser la paix de Dieu gouverner dans tous leurs coeurs ; qui est au-dessus de la paix de ce monde qui est si vite brisée. Car les apôtres commandent aux Chrétiens de laisser la paix de Dieu gouverner dans leurs coeurs ; à laquelle tous les véritables Chrétiens devraient être soumis. Cette pratique devrait se trouver au milieu de tous ceux qui professent le christianisme ; et cette paix est au dessus de e que Christ prend de la terre. Apoc 6:4. qui est la paix du méchant. L'apôtre disait au Chrétiens, « Soyez en paix parmi vous-mêmes. » 1 Thess 5:13. Tous les Chrétiens devraient obéir à cette commande, et être en paix parmi eux-mêmes ; non pas dans les guerre e les conflits. De plus, l'apôtres exhorte les Chrétiens à « garder l'unité de l'Esprit dans le lien de paix. » Ainsi cette unité, ce lien de paix devrait être gardé (et non brisé) par tous ceux qui portent ce noble nom, Chrétien. Ils devraient garder l'unité de l'esprit de Christ dans le lien de paix du Prince des princes, Roi des rois, et seigneur des Seigneurs, ce qui est le devoir de tout véritables Chrétiens. Avec ceci ils peuvent honorer Christ, en produisant des fruits de paix, qui sont amour et charité. Car l'apôtre vous dit : « Les fruits du bon Esprit sont l'amour, la joie; et la paix, la longanimité, la douceur, la bonté, etc. » Gal 5:22-23.

L'apôtre exhorte les Chrétiens : « S'il est possible, autant que cela dépend de vous, vivant en paix avec tous les hommes. » Cela devrait être l'effort de tous les chrétiens.Car cela n'honore aucunement Christ que les Chrétien se fassent la guerre et se détruisent les uns les autres, alors qu'ils professent le nom de Christ qui disait, « Car le Fils d'homme n'est pas venu pour détruire les vies des hommes, mais pour les sauver. » Les chrétiens ont suffisamment d'ennemis en dehors d'eux, et c'est pourquoi ils devraient s'aimer les uns les autres, tel que les commandes du Christ qui disaient, « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. » Les Chrétiens sont commandés d'aimer leurs ennemis, encore plus que les uns les autres. Et Christ a dit, « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. » Jean 15:9. « Par ceci tous les hommes connaîtrons que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez le uns les autres. » Jean 13:35. Mais si les chrétiens se font la guerre et se détruisent les uns les autres, ceci fera dire aux Juifs, Turques, Tartares, et Païens, que vous n'êtes pas disciples du Christ. Par conséquent, comme vous aimez Dieu, et Christ, et le Christianisme, et Sa paix, que tous fassent la paix, pour autant que vous avez le pouvoir parmi les Chrétiens, que vous puissiez avoir la bénédiction. vous lisez, les chrétiens étaient appelés la maison de la foi, la maison de Dieu, une sainte nation, un peuple particulier ; et ils sont commandés d'être « zélés pour les bonnes oeuvres, » non pour les mauvaises. Il est aussi commandé aux Chrétiens de ne pas se mordre ni de se dévorer entre eux, afin qu'ils ne soient pas consumés les uns les autres.

N'est-ce pas une chose triste pour les Chrétiens de se mordre et de se consumer les uns les autres à la vue des Turques, Tartares, Juifs, et Païens, alors qu'ils devraient « s'aimer les uns les autres, et faire à tous les hommes tels qu'ils voudraient que les hommes fassent pour eux » ? Ceux qui dévorent l'oeuvre ainsi ouvriront la bouche des Juifs, Turques, Tartares, et Païens pour blasphémer le nom de Christ, le Roi des rois, et Seigneur des seigneurs, et les amener à parler en mal du Christianisme, pour qu,ils voient comment l,unité de l'esprit est brisé parmi ceux qui professent Christ et la paix du Christ. tous les chrétiens doivent se concentrer sur l'enseignement de Dieu et de Christ, qui enseigne aux chrétiens à s'aimer les uns les autres, oui, même les ennemis ; et persuader les rois et princes à donner la liberté à toutes les tendres consciences en matière de religion et d'adoration, eux qui vivent paisiblement sous chaque gouvernement ; de sorte que dans les temps à venir il n'y ait plus ni emprisonnement ni persécution parmi les Chrétiens parmi les tendres consciences en matière de foi, d'adoration, et de religion ; afin que les Juifs, Turques, Tartares, et Païens ne puissent pas voir que les Chrétiens se persécutent entre eux pour la religion. Voyant que Christ et les apôtres chrétiens n'ont plus de commande, mais, au contraire, de s'aimer les uns les autres ; et sachant que Christ a dit à ceux qui voulaient ramasser la mauvaise herbe, « Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu'à la moisson ; et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l'ivraie, et liez-la en bottes pour la brûler, mais assemblez le froment dans mon grenier. Aussi, Christ vous dit, cela est le travail des anges à la fin du monde, et non le travail des hommes avant la moisson de la fin du monde. Toute cette persécution, bannissement, emprisonnement, et mise à mort concernant la religion, n'ont-ils pas eu pour prétexte d'arracher la mauvaise herbe ? Et tout cela n'a-t-il pas eu lieu avant la récolte, avant la fin du monde ? Tout ceux-là n'ont-ils pas été les acteurs contre la commande express de Christ, le Roi des cieux ? Tous les rois et dirigeants, en particulier ceux qui se nomment eux-mêmes chrétiens, devraient obéir à la commande de leur Seigneur et sauveur Jésus-Christ : « Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu'à la moisson » ; et la moisson c'est la fin du monde. Aussi, Christ a dit à quelques uns de Ses disciples, qui auraient voulus que « le feu descende du ciel, pour détruire ceux qui ne voulaient pas le recevoir (dans leurs zèle) de sorte qu'ils ne savaient pas de quel esprit ils étaient » ; et les réprima, en disant : « Qu'il était venu non pas pur détruire les vies des hommes, mais pour les sauver. » Tous ceux qui ont détruit les viens des hommes à propos de religion, et d'adoration de Dieu, savaient-ils de quel esprit ils étaient ? Ont-ils fait ce qu'ils n'auraient pas du faire ? Ce que Christ a interdit, lorsqu'Il disait, « de peur qu'en cueillant l'ivraie, vous ne déraciniez le froment avec elle », et a dit, « C'est le travail des anges à la fin du monde » ; Dieu n'a-t-il pas montré à l'homme ce qui st bien, et son devoir, « d'aimer la miséricorde, d'agir avec droiture, et de marcher humblement avec son Dieu » ? ce à quoi l'homme doit se concentrer.

Et l'apôtre exhorte les chrétiens à « suivre la paix avec tous les hommes, et la sainteté sans laquelle aucun homme ne verra le Seigneur. « Héb 12:14. pourquoi les Chrétiens devraient-il guerroyer et se battre les uns contre les autres, voyant qu'ils possèdent tous en paroles un Roi, et un Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, dont la commande est qu'ils puissent « s'aimer les uns les autres » ; ce qui est une marque qu'ils seront reconnus, comme étant les disciple de Christ, comme ils l'ont dit avant. Et Christ, qui est le Roi des rois, et Seigneur des seigneurs, a dit, « Comme je vous ai aimé, aimez-vous aussi les uns les autres. » Jean 15:12. et Jean 13:34. Et l'apôtre a dit : « les Chrétiens devraient être patients avec tous les hommes. » 1 Thes 5:14.

De la part de celui qui est un amoureux de la vérité, de la droiture, et de la paix, et qui désire votre bien éternel et temporel ; et que dans la sagesse de Dieu qui est pure, douce, et paisible, qui vient d'en haut, vous puissiez être ordonnés, et ordonner toutes choses que Dieu vous a vous a engagé pour sa gloire, et cessiez ces choses parmi les Chrétiens d'autant pus que vous en avez le pouvoir, car cela déshonore Dieu, Christ et le Christianisme !

George Fox

Amsterdam, le 21ième du 7ième mois, 1677

FIN DU VOLUME II

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