Le Journal de George Fox - 1652 - 1655 - 1er Emprisonnement et en route pour Londres <page 2>


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Comme j'étais assis dans une maison pleine de monde, annonçant la parole de vie, j ’ai regardé une femme et discerné un esprit impur en elle. Je fus poussé par le Seigneur à lui parler sévèrement et à lui dire qu'elle était une sorcière. Sur quoi elle sortit de la chambre. Comme j'étais étranger dans ce pays et que je ne savais rien de cette personne, les gens furent étonné que je l'eût ainsi appelé une sorcière et me dirent après que j'avais fait une grande découverte car tout le village croyait qu'elle était une sorcière. Le Seigneur m'avait donné un esprit de discernement, par lequel plusieurs fois je pus voir l'état et la condition des gens,et que je pouvait éprouver les esprits. En effet, peu de temps auparavant, en allant à une réunion, voyant quelques femmes dans un champ, je discernai qu'elles étaient des sorcières ; je fus poussé à sortir du chemin pour aller leur parler dans le champ et je leur déclarai leur condition, leur disant à quel point elles étaient oint d'un esprit de sorcellerie. Une autre fois, il vint une autre sorcière à Swarthmore Hall, au moment de la réunion ; et je fût conduit à lui parler sévèrement, et je lui dit qu'elle était une sorcière ; et les gens me dirent par après, qu'elle croyait généralement en être une. Un autre jour, une femme vint et se tint à quelque distance de moi ; je jetai les regards sur elle et je lui dis : «  Tu as été une prostituée  » ; car j'ai vu parfaitement la condition et la vie de cette femme. La femme me répondit que beaucoup de gens pouvaient lui parler de ses péchés extérieurs, mais personne de son état intérieur. Alors je lui dit, que son coeur n'était pas droit devant le Seigneur ; et que la condition extérieur dépendait de la condition intérieur. Plus tard, cette femme fût convaincue de la vérité de Dieu et devînt une Amie.

À partir du village déjà mentionné nous sommes allés chez Thomas Bewley, près de Coldbeck. J'eus quelques services pour le Seigneur chez Thomas Bewley et de là je passai à un village marchand, où j'eus une réunion à la croix. Tout était assez paisible et quand je leur eus déclaré la vérité et dirigé à Christ leur enseignant, certains reçurent la vérité. Puis nous passâmes plus loin, et nous eûmes une réunion aux frontières dans la court d'une maison à clocher, où plusieurs professeurs et querelleurs vinrent ; mais la puissance du Seigneur était sur tous ; et lorsque la parole de vie leur fut déclarée, quelques uns là aussi reçurent la vérité.
 
De là nous voyageâmes jusqu'à Carlisle. Le pasteur des Baptistes et la plupart des gens de sa congrégation vinrent à l'abbaye, où j'eus une réunion et déclarai la parole de vie parmi eux. Plusieurs des baptistes et plusieurs des soldats présents furent convaincus. Après la réunion, le pasteur des baptistes qui était très opiniâtre et tape-à-l'oeil me demanda, « Que faut-il damner ? » Je fus immédiatement mû à lui répondre, « ce qui parlait en lui doit être damné ». Ceci le fit s'arrêter de parler ; et le témoin de Dieu fut levé en lui. Je lui ouvris l'état d'élection et de rejet d,une manière telle qu'il a dit qu'il n'avait jamais entendu une chose pareille dans toute sa vie. Par la suite il fut convaincu.

Arrivé à Carlisle, j'allai au Château parmi les soldats, qui battirent du tambour et convoquèrent la garnison. Je prêchai la vérité au milieu d'eux, cherchant à les amener à prendre le Seigneur Jésus-Christ pour Maître, à recevoir en eux Son Esprit, qui les ferait passer des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu. Je leur recommandait de n'user de violence envers personne, mais de mener une vie chrétienne ; les avertissant que Celui qui devait être leur Maître deviendrait leur condamnateur s'ils lui désobéissaient. Je les quittai alors, sans avoir excité de leur part aucune opposition, excepté chez les sergents qui, plus tard, furent convaincus.

Le jour du marché, je me rendis à la Croix du marché. Or, les magistrats avaient proféré des menaces à mon sujet et envoyé leurs sergents ; les femmes des magistrats avaient dit que, si je venais, elles m'arracheraient les cheveux de la tête, et que les sergents m'arrêteraient. Néanmoins j'obéis au Seigneur Dieu ; j'allai à la Croix, et leur annonçai que « le jour du Seigneur allait venir sur eux, sur leurs voies de mensonge et leur commerce trompeur ; je les exhortai à renoncer à leurs supercheries et à leurs fraudes, à s'en tenir au Oui et au Non, et à se dire la vérité les uns aux autres » ; ainsi la vérité et la puissance de Dieu leur furent dévoilées. Lorsque j'eus annoncé au peuple la parole de vie, la foule devint si grande que les sergents ne purent arriver jusqu'à moi ; non plus que les femmes des magistrats ; ainsi je m'en allai tranquillement. Beaucoup de gens et de soldats vinrent à moi ainsi que quelques Baptistes qui m'étaient d'abord violemment opposés. Un de leurs diacres, un vieillard, sentant que la puissance du Seigneur était sur eux, se mit à crier de colère. Là-dessus, je fixai mes yeux sur lui, et je lui parlai vivement dans la puissance du Seigneur ; il s'écria : « Ne me perce pas ainsi avec tes yeux ; détourne-les de moi. »

Le Premier jour suivant, j'allai dans la maison à clocher ; et quand le prêtre eut fini, j'annonçai la vérité au peuple, et prêchai la parole de vie. Le prêtre s'en alla et les magistrats m'engagèrent à sortir de la maison à clocher. Mais je continuai à leur annoncer la voie du Seigneur et je leur dis que j'étais venu leur dire une parole de vie et de salut de la part de Dieu. La puissance du Seigneur agit parmi eux d'une façon si terrible que les gens en étaient tout agités et tremblants et qu'ils croyaient que la maison tremblait ; quelques-uns craignaient même qu'elle ne leur tombe sur la tête. Les femmes des magistrats étaient en furie, et elles faisaient tous leurs efforts pour m'atteindre, mais les soldats et les gens bienveillants se pressaient pour me défendre. A la fin, les gens grossiers de la ville  s'ameutèrent et arrivèrent à la maison à clocher avec des bâtons, criant : «  À bas ces coquins à tête ronde » ; et ils jetaient des pierres.* Là-dessus, le gouverneur envoya quelques mousquetaires dans la maison à clocher pour apaiser le tumulte, et il commanda aux autres soldats de sortir. Alors ces soldats me prirent amicalement par la main et voulurent me faire sortir avec eux. Quand nous arrivâmes dans la rue, la ville était en émoi, et le gouverneur descendit. Quelques-uns des soldats furent mis en prison pour avoir pris mon parti contre les gens de la ville. Un lieutenant qui avait été convaincu vint vers moi et me fit entrer dans sa maison où se tenait une réunion baptiste ; des Amis y vinrent aussi et nous eûmes une réunion très tranquille ; ils entendirent avec joie la parole de vérité et beaucoup la reçurent. Le jour suivant, les juges et les magistrats étant assemblés à l'hôtel de ville, ils lancèrent un mandat d'arrêt contre moi, et me citèrent devant eux. Je me trouvais alors dans la maison d'un Baptiste ; mais apprenant la chose, je me rendis à la Cour, où se trouvaient beaucoup de gens grossiers dont quelques-uns avaient déposé, sous la foi du serment, des choses fausses et étranges contre moi. J'eus un long discours avec les magistrats ; dans lequel je révélais les fruits des prédications de leurs prêtres et je leur montrai combien ils étaient vides de chrétienté ; et bien que c'était de grands professeurs de la chrétienté, (car c'étaient des Indépendants et des Presbytériens), ils ne possédaient pas ce qu'il professaient. Après un long examen, ils me condamnèrent à la prison comme blasphémateur, hérétique et séducteur quoiqu'ils ne purent m'imputer avec justice aucune chose semblable. Il y avait deux geôliers dans la prison de Carlisle, un chef et son subordonné ; on aurait dit deux gardiens d'ours. Quand je fus amené, le geôlier en chef me fit entrer dans une grande chambre, et me dit que je pourrais avoir ce que je voudrais. Mais je lui répondis qu'il ne devait pas s'attendre à recevoir de l'argent de moi, car je ne voulais ni coucher dans aucun de ses lits, ni manger aucun de ses plats. Alors il me mit dans une autre chambre, où, un peu plus tard, on m'apporta de quoi m'étendre. C'est là que je restai jusqu'au jour des Assises ; le bruit courut que je serais pendu. Le principal « shérif » dont le nom était Wilfred Lawson — les poussait beaucoup à m'ôter la vie, et offrait de me conduire lui-même à la potence. Ils étaient dans une colère noire contre moi, et ils me firent garder par trois mousquetaires, l'un à ma porte, le second au bas de l'escalier et le troisième à la porte extérieure ; et ils ne permettaient à personne de venir vers moi, sauf à celui qui devait entrer de temps en temps pour m'apporter les choses indispensables. Le soir, ils m'envoyaient des prêtres, - il en venait parfois jusqu'à dix heures du soir - ; ils se montraient grossiers et diaboliques. C'étaient de méchants prêtres écossais, des Presbytériens, gonflés d'envie et de malice, qui n'étaient pas dignes de parler des choses de Dieu, ayant toujours l'injure à la bouche ; mais le Seigneur, par Sa puissance, me donna de l'autorité sur eux tous ; et je leur montrai l'esprit qui les animait et les fruits qu'ils portaient. De grandes dames vinrent aussi pour voir l'homme qui allait mourir, à ce qu'on disait. Et tandis que le juge, les magistrats et le shérif complotaient ensemble pour me faire mourir, le Seigneur fit échouer leurs desseins d'une façon inattendue ; en effet, comme je l'appris plus tard, le greffier souleva une question de droit qu'ils ne purent élucider ; en sorte qu'ils ne purent pas me traduire devant les juges.

*têtes rondes était le nom des Puritains du Parlement qui se rebellèrent contre le Roi et contre l'Église d'Angleterre.

Anthony Pearson étant alors à Carlisle, et voyant qu'ils n'avaient pas l'intention de m'amener à mon procès, écrivit une lettre aux juges, comme suit :

Aux juges d'assise et de l'emprisonnement pour la région nord, siégeant à Carlisle.

Vous êtes suscités pour faire la droiture et la justice, et envoyé pour punir ceux qui font le mal, et pour encourager celui qui fait le bien, et pour libérer les opprimés. C'est pourquoi je suis mû à vous exposer la condition de George Fox, que les magistrats de cette ville ont jetés en prison pour des paroles dont il est accusé d'avoir prononcé, et dont ils appellent blasphèmes. Il a été envoyé en prison, jusqu'à ce qu'il puisse être libéré par le cours normal de la loi ; et il était attendu que son cas aurait du être traité selon la procédure normale de la loi à cette assise. L'information contre lui fut délivré à la court, et l'acte permet et fixe cette manière de procès. Maintenant je ne mentionnerai pas combien il a été traité durement et de manière anti chrétien jusqu'ici ; mais vous pourriez considérer que rien, de ce qu'il lui est reproché, est difficile à juger. Et à ma connaissance, il abhorre et déteste tout à fait toute opinion blasphématoire que la loi identifie comme un acte punissable. Et il diffère autant de ces gens contre lesquels la loi a été faite, que la lumière des ténèbres. Bien qu'il ait été jeté en prison, il n'a pas eu de procès avec jugement, il n'a ni rencontré ses accusateurs pour qu,ils puissent lui répéter face à face les accusations qu'ils ont déjà chargé contre lui ; il n'a ni entendu une seule de leurs accusations, aucune de ces paroles dont ils l'accusent n'apparaît dans l'acte. En effet je n'ai pas encore été capable de voir l' information, pas même en court, bien que je l'ai demandé tant au greffier des assises qu'au greffier du magistrat ; aucun d'eux n'a de copie de cela. Ceci est très difficile ; et le fait qu'il doive être enfermé si sévèrement, que ses amis ne puissent pas lui parler, Je ne connais aucune loi ni aucune raison pour cela. C'est pourquoi je réclame une audience légale et en règle, et qu'il puisse avoir une copie de son accusation et la liberté de répondre par lui-même ; et ce, plutôt devant vous, que d'être abandonné aux dirigeants de cette ville, qui ne sont pas de compétents juges pour blasphème, tel que le démontre leur mittimus ; qui l'ont commit sur un acte de parlement, et de mentionner les paroles comme ayant été dites par lui à son examen, qui ne figurent pas dans l'acte, et dont il nie totalement. Les paroles mentionnées dans le mittimus il nie les avoir dites, et il ne les a ni professées ni avouées.

Anthony Pearson

En dépit de cette lettre, Les juges étaient résolus à ne pas me citer mais, me calomniant et me tournant en dérision derrière mon dos, ils me livrèrent aux : magistrats de la ville, les encourageant de leur mieux à exercer sur moi leur cruauté. Sur quoi, après que les juges eurent quitté la ville, ordre fut donné au geôlier de me mettre dans le donjon au milieu des brigands, des voleurs et des assassins, ce qu'il fit. C'était un endroit sale et immonde, où les hommes et les femmes étaient mélangés d'une manière très inconvenante ; les prisonniers étaient tellement remplis de poux qu'une femme faillit en périr. Cependant, si triste que fût cet endroit, les prisonniers devinrent très affectueux envers moi ; quelques-uns furent convaincus par la vérité, comme autrefois les publicains et les femmes de mauvaise vie au temps de Jésus ; en sorte qu'ils étaient capables de fermer la bouche à n'importe quel prêtre qui s'aventureraient à venir à la grille pour avoir une discussion avec nous. Mais le geôlier était très cruel et son subordonné se montrait très injurieux envers moi et envers les Amis qui venaient me voir ; si des Amis s'approchaient de la fenêtre pour me voir, il les battait avec un grand bâton, comme il aurait battu une balle de laine. Je pouvais grimper sur la grille, et c'est là qu'il m'arrivait de prendre mes repas, ce qui fâchait souvent le geôlier. Un jour, il entra furieux et me frappa avec un grand bâton quoique cette fois je ne fusse pas sur la grille ; tout en me battant il criait : « Descends de la fenêtre », alors que j'en étais à une bonne distance. Pendant qu'il me battait, je fus rendu capable de chanter dans la puissance du Seigneur, ce qui ne fit qu'accroître sa rage. Alors il alla chercher un violoniste qu'il amena près de moi, lui disant de jouer, et croyant me vexer par là ; mais tandis qu'il jouait, je fus poussé à chanter dans la puissance éternelle du Seigneur Dieu ; et ma voix couvrit le son du violon, en sorte que le violoniste renonça à jouer et se retira tout honteux.
 
La femme du juge Benson fut mû du Seigneur à venir me rendre visite, et à ne manger aucune nourriture seulement ce qu'elle mangea avec moi par les barreaux de la prison. Elle fut par la suite elle-même emprisonnée à York, alors qu'elle était enceinte, pour avoir parlé à un prêtre ; et elle fut gardée en prison, et lorsque vint le temps d'enfanter, il ne lui fut pas permis de sortir. De sorte qu'elle accoucha en prison. C'était une douce et honnête femme, et elle continua fidèlement dans la vérité jusqu'à sa mort.

Pendant que j'étais dans le donjon de Carlisle, James Parnell, un jeune garçon de seize ans environ, vint me voir et fut convaincu. Le Seigneur fit bientôt de lui un ministre puissant de la parole de vie, et beaucoup furent amenés à Christ par son moyen, quoique sa vie ait été courte. Car, voyageant dans le comté d'Essex, pour l'oeuvre de son ministère, en l'année 1655, il fut enfermé au Château de Colchester, où il endura beaucoup de privations et de souffrances ; le cruel geôlier le mit dans un trou percé dans le mur du château, qu'on appelait le Four, et qui était si élevé au-dessus du sol qu'il devait y monter par une échelle ; cette échelle étant trop courte de six pieds, il était obligé, pour atteindre son trou, de grimper de l'échelle en s'accrochant à une corde fixée plus haut. Quand les Amis voulurent lui donner une corde et une corbeille par laquelle il aurait pu hisser sa nourriture jusqu'à lui, le geôlier inhumain ne le leur permit pas, mais il l'obligea à descendre et à remonter par cette échelle trop courte et par la corde, pour chercher sa pitance (ce qu'il fit pendant longtemps), sous peine de mourir de faim. À la fin, ses membres étaient tout ankylosés par suite de sa réclusion dans ce trou ; un jour qu'il était descendu pour chercher quelque nourriture, comme il remontait avec ses vivres dans une main, et voulait saisir la corde de l'autre, il manqua la corde et tomba d'une grande hauteur sur la pierre ; il fut gravement blessé à la tête et aux bras, et son corps fut si meurtri qu'il mourut peu après. Une fois qu'il fut mort, les méchants professeurs, pour couvrir leur cruauté, écrivirent un livre sur lui, et dirent, qu'il jeûna lui-même jusqu'à la mort. Ce qui fut un abominable mensonge, et qui fut prouvé comme tel dans un autre livre, écrit en réponse à cela, appelé : « La défense de l'Agneau contre les mensonges ».

Quand je vis que je ne devais pas comparaître et être Jugé en audience publique (quoique j'eusse déjà répondu par écrit aux accusations portées contre moi, lors de ma première comparution), je fus poussé à écrire la déclaration suivante par laquelle je mettais tous ceux qui niaient la vérité et qui me calomniaient au défi de s'avancer et de prouver la vérité de ce dont ils m'accusaient :

S'il se trouve quelqu'un, en Westmoreland, en Cumberland, ou ailleurs, qui, faisant profession de christianisme et prétendant aimer Dieu et le Christ, n'est pas content de la façon dont moi, George Fox, j'ai annoncé et prêché les choses de Dieu, qu'ils expriment ouvertement leur mécontentement par leurs écrits, au lieu de calomnier, de mentir et de persécuter en secret : voilà ce que je vous demande à tous en présence du Dieu vivant devant lequel vous comparaîtrez tous. Le but de ce message est d'exalter la vérité et de confondre le mensonge. Je m'adresse à ce qu'il y a de divin dans vos consciences ; exprimez oralement ou par écrit votre désapprobation devant n'importe lequel de ceux que vous appelez Quakers, afin que la Vérité soit exaltée et que tout puisse venir à la lumière, cette lumière que Christ a allumée en toute âme d'homme ; que rien ne peut être caché dans les ténèbres, dans les prisons, les trous, ou les coins ; mais que toutes choses puissent être amenées à la Lumière de Christ, et que par elle elle puisse être éprouvée. Voilà ce que le Seigneur m'a poussé à écrire et à publier pour qu'on l'affiche aux Croix sur les places des marchés, dans le Westmoreland et ailleurs. Je m'adresse à la lumière de Christ en vous, afin qu'aucun d'entre vous ne parle mal des choses de Dieu qu'il ne connaît pas ; qu'aucun n'agisse contrairement à la lumière, par laquelle les Écritures ont été inspirées ; de peur que vous ne vous trouviez avoir combattu contre Dieu et que la main du Seigneur ne se tourne contre vous.    

George Fox

Pendant que j'étais ainsi retenu dans le donjon de Carlisle, le bruit qui avait pris naissance lors de la session des Assises concernant ma condamnation à mort se répandit de proche en proche ; de telle façon que le « Petit Parlement» qui siégeait alors, apprenant qu'un jeune homme allait être exécuté à Carlisle pour cause de religion, fit envoyer aux officiers de police et aux magistrats une lettre me concernant.

Note : En raison de la mort de James Parnell en prison, le Parlement fut motivé à empêcher qu'un autre événement similaire puisse arriver à un autre jeune homme en prison à cause de la religion que les autorités eurent la rumeur qu'il souhaitait mourir ; cet homme était George Fox, envoyé en prison avec les magistrats se vantant qu'il allait mourir là. Venant de Vaillant pour la Vérité de Ruth S. Murray :

Le Petit Parlement convoqué par Cromwell, consisté de membres, pour la plupart de son propre choix, entendit que, à Carlisle un jeune homme était emprisonné, qu,il allait mourir pour sa religion. Le Parlement fit envoyer une lettre un bas, demandant d,enquêter sur cela. Deux des juges qui étaient sympathiques à George Fox écrivirent aussi une lettre aux magistrats, condamnant leurs agissements, et le prisonnier, de son cachot, fit un vibrant appel à tous ceux qui le dénonçaient et de réparer leurs accusations contre lui. Le gouverneur vint peu de temps après à la prison, et trouvèrent cet endroit si infecte qu'ils censurèrent les magistrats pour avoir autorisé un tel traitement, et mirent le geôlier, qui avait été si cruel, dans cette même prison. Peu de temps après, ceux qui avaient emprisonné George Fox, étant quelque peu effrayés de la conséquence de leurs actions, le remirent en liberté, et il reprit son travail.

Vers cette même époque j'écrivis aussi au juge à Carlisle, qui m'avait jeté en prison, et persécuté les Amis à l'instigation des prêtres pour la dîme, raisonnant leur conduite restreinte comme suit :

Amis, Thomas Craston et Cuthbert Stadholm,

Votre bruit a été entendu à Londres par les gens sobres. Combien d'emprisonnement, combien de bâillonnement, combien de ravage et de gâchis des biens des gens, avez-vous fait au cours de ces quelques années ! Vous agissez comme si vous n'aviez jamais lu les Écritures, ou ne les aviez jamais lues ! Est-ce là la fin de la religion de Carlisle ? Est-ce là la fin de votre ministère ? Est-ce là la fin de votre église et de votre profession de la Chrétienté ? Vous lui avez fait honte par votre folie, votre fureur, et votre zèle aveugle. N'était-ce pas toujours l'oeuvre des guides aveugles, surveillants, dirigeants, et faux prophètes, de préparer la guerre contre ceux qui voulaient amener la nourriture à leur bouche ? N'avez-vous pas été les chevaux de charge et les exécuteurs des prêtres ? Quand il vous ont incité à porter l'épée contre le juste, ne vous êtes-vous pas retournés contre ceux qui refusent de supporter les hypocrites contre lesquels témoignent les Écritures ? Pourtant vous lèverez vos mains impies, et en appellerez à Dieu avec vos lèvres polluées, et prétendez jeûner, quand vous êtes remplis de débats et de controverses. Votre coeur n'a-t-il jamais brûlé au dedans de vous ? Ne vous est-il jamais arrivé de remettre en question votre condition ? Êtes-vous pleinement abandonné à faire les convoitises du diable pour persécuter ? Où est votre amour pour vos ennemis ? Où est votre hospitalité pour les étrangers ? Où est votre victoire sur le mal par le bien ? Où sont vos enseignants, qui peuvent fermer la bouche des prédicateurs par profit, convaincre et convertir ces prêcheurs et ceux qui s'opposent à eux ? N'avez-vous aucun ministère de l'esprit, aucun soldat avec des armes spirituelles,affichant les couleurs du Christ ? Au lieu de cela vous avez les couleurs du dragon, du meurtrier, le bras persécuteur de chair, Les armes de Caïn, le chef des prêtres prenant conseils, Judas et la multitude avec des épées et des fourches, les gens de Sodome enragés contre la maison de Lot, comme les prêtres et les princes contre Jérémie, comme le dragon, la bête, et la grande prostituée, et la fausse église, que Jean a vu qui devaient jeter en prison, tués, et persécutés ? Quels armes portez-vous ? N'est-ce pas que la fausse église, la prostituée, fait commerce des troupeaux, du maïs, du vin, et de l'huile, et même le l'âme des hommes ? Tout ceci ne c'est-t-il pas produit depuis que la véritable église est allé dans le désert ? Lisez Apocalypse 12, et Apoc 18: ne lisez-vous pas et ne voyez-vous pas de quel esprit vous êtes, et dans quel trou sans fond vous êtes ? N'avez-vous pas déshonoré le place de justice et l'autorité ? Ce qui a retourné votre épée, comme des forcenés, qui sont une louange pour les malfaiteurs, et qui voudraient être une terreur pour le bien, avec toute la force et le pouvoir pour arrêter la voie de la justice ! Pensez-vous que le Seigneur ne voie pas vos actions ? Combien de gens avez-vous induit en erreur ? Combien avez-vous emprisonné, persécuté, et sortit de vos synagogues ? Êtes-vous ceux qui doivent accomplir la prophétie de Christ. Mat 23:34 et Jean 16:1-3. Lisez les Écritures, voyez combien différent vous êtes des prophètes, du Christ, et de ses apôtres, et quelle contenance vous avez, comme ceux qui ont persécuté les prophètes, le Christ, et les apôtres. Vous vous retrouvez à marcher dans leurs pas, luttant avec la chair et le sang, non avec les principautés et les puissances, et la méchanceté spirituelle. Vos enseignants persécutent et emprisonnent pour des choses extérieures, vous étant leur bourreau ; tel qu'il n'y en a jamais eu dans les nations. Les ravages qui ont été fait, les saisies des biens des gens, leur ôtant leurs boeufs et leurs troupeaux de bovins engraissés, leurs brebis, leurs maïs, leur laine, et leurs mobiliers ; et les donnant aux prêtres qui n'ont fait aucun travail pour eux. Vous ressemblez plus à des maraudeurs, [soldats maraudeurs qui infectent la zone frontalière entre l'Écosse et l'Angleterre], qu'à des ministres de l'Évangile. Vous vous emparez des biens des Amis, les amenez dans vos courts, et leurs imposez une amende parce qu'ils ne veulent pas briser la commande du Christ ; c'est à dire, parce qu'ils ne veulent pas jurer. Ainsi vous agissez contre ceux qui ne lèvent pas de main contre vous, et vous, vous retournez davantage contre eux, vous vous retournez contre Christ. Mais il est ressuscité celui qui plaidera leur cause, et vous ne pouvez pas vous cacher. Vos oeuvres sont venues à la lumière, et la fin de votre ministère est vu pour ce dont il est, pour le profit. Vous avez déshonoré la vérité, l'évangile ; et vous êtes de ceux qui prélevez de l'argent pour cela. Vous avez perdu votre gloire. Vous vous êtes déshonorés. La persécution a toujours été aveugle et folle. Lisez ce que disait l'apôtre Paul de lui-même lorsqu'il était Saül dans votre nature. L'exaltation et l'orgueil, et le fait de vous être élevé vous-mêmes, vous a amené à ceci ; à ne pas être humble, à ne pas faire justice, ne pas aimer la miséricorde. Quand ceux que vous avez battu et blessé par vos compagnons grossiers, (pour qui vous êtes une louange et un encouragement), sont venus et ont fait leur demande devant vous espérant avoir justice et pour que vous gardiez et préserviez la paix ; vous, sachant qu'ils ne pouvaient pas jurer, avez exigé d'eux qu'ils prêtent serment. Ceci a été votre truc et votre couverture de sorte que vous puissiez être injuste avec le juste ; mais par ce moyen vous allez toujours de l'avant pour encourager le malfaiteur. Mais le Seigneur voit vos coeurs ! si vous n'étiez pas des hommes aux sentiments dépassés, vous craindriez et trembleriez devant le Dieu de toute la terre ; qui est levé, et entachera votre gloire, car votre fierté, défigure votre beauté, et la traîne dans la poussière. Bien que pour un temps vous puissiez sentir dans votre orgueil, la gloire dans votre honte, et faire moquerie des messagers de Dieu qui sont devenus vos proies parce qu'ils réprouvent le péché à la porte ; vous sentirez la main de Dieu et ses jugements à la fin. Ceci est de la part d'un amoureux de la vérité, de la droiture, et de vos âmes ; mais un témoin contre tous ceux qui font commerce des paroles des prophètes, du Christ et des apôtres, et qui se trouvent dans les pas de ceux qui persécutent la vie des prophètes, du Christ, et des apôtres ; qui persécutez ceux qui ne vous supportent pas, qui ne vous nourrissent pas, et qui ne vous font pas faire des profits. Les dîmes étaient avant la loi, et les dîmes étaient dans la loi ; mais les dîmes, depuis les jours des apôtres, ont seulement été depuis que la fausse église s'est levée. Le Christ, qui est venu pour mettre un terme à la loi, et mettre un terme à la guerre, a racheté les hommes sans les dixièmes (le 1/10 de votre revenu qui était exigé), et aussi sans les neuvièmes. Les rachetés du Seigneur régneront sur la terre, et connaîtront l'élection qui était avant le commencement du monde. Depuis les jours des apôtres, les dîmes ont été exigées par les Papistes, et par ceux qui ont quitté les apôtres pour aller dans le monde ; établie par la fausse église qui a fait le commerce des gens, depuis que la véritable église est allée dans le désert. Mais maintenant le jugement de la grande prostituée vient ; la bête et le faux prophète (le dragon ancien) seront pris et jetés dans le feu,et l'Agneau et ses saints auront la victoire. Maintenant le Christ est venu, qui fera la guerre dans la droiture, et détruira avec l'épée de sa bouche tous ces inventeurs et leurs inventions qui furent mises en place depuis les jours des apôtres, et depuis que la véritable église est allée dans le désert. Et l'évangile éternel, qui est la puissance de Dieu, sera prêchée encore à toutes nations, tribus, et langues, en ce jour de l'Agneau ; devant lequel vous paraîtrez au jour du jugement. Vous n'avez aucun moyen d'échapper car il est apparu celui qui est le premier et le Dernier, le commencement et la fin, l'Alpha et l'Oméga ; celui qui était mort et qui vit encore, et qui vit à jamais !

J'ai mentionné avant que Gervase Benson et Anthony Pearson, bien qu'ils avaient été juges de paix, n'avaient pas eu la permission de venir me voir en prison ; et sur ce, ils écrivirent ensembles une lettre aux magistrats, prêtres, et gens de Carlisle, concernant mon emprisonnement, qui allait comme suit :

Celui qui se nomme George Fox, qui est persécuté par les dirigeants et les magistrats, par les juges, les prêtre, et les gens, et qui souffre présentement l'emprisonnement de son corps comme blasphémateur, hérétique, et séducteur, lui dont nous témoignons, (nous qui, en quelque mesure sommes faits participants de la même vie qui vit en lui), qu'il est un ministre de la parole éternelle de Dieu, par qui l'évangile éternelle est prêchée ; par la puissante prédication dont l'éternel Père des saints a ouvert les yeux aveugles, enlevé la surdité, laissé les opprimés aller librement, et a relevé le mort de la tombe. Christ est maintenant prêché dans et parmi les saints, le même qui a toujours été ; et parce que son image céleste est est supportée dans son serviteur fidèle, par conséquent l'homme déchus, (dirigeants, prêtres, et gens), le persécute. Parce qu'il vit plus haut loin de la chute, et qu'il témoigne contre les oeuvres du monde, que les besoins de cela sont mauvais, il souffre par vos magistrats, non pas comme un malfaisant. Ainsi, ce fut toujours là où la semence de Dieu fut gardé en prison par la nature maudite, cette nature cherchait à emprisonner ceux dans lesquelles elle était élevée. Le Seigneur fera de lui une pierre d'achoppement pour vous ; car l'épée de l'Esprit du Tout Puissant est mises dans les mains des saints, qui blesseront tous les méchants ; et elle ne doit pas être ôtée jusqu'à ce qu'elle ait retranché tous les juges, justices, magistrats, prêtres, et professeurs corrompus ; jusqu'à ce qu'il ait accomplit sa merveilleuse chose sur la terre, qui est de faire de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans laquelle demeurera la droiture ; ce qu'il est maintenant sur le point de faire. Par conséquent craignez le Dieu Tout Puissant, vous juges, justices, commandeurs, prêtres, et gens ; vous qui oubliez Dieu, soudainement le Seigneur viendra et vous détruira d'une soudaine destruction, et balayera votre nom de la terre, et rétablira à son peuple les juge comme au début, et les conseillers comme au commencement. Et tous les persécuteurs participeront aux fléaux de la prostituée, qui a enivrée les rois de la terre et les grands hommes avec le vin de ses fornications, et a enivrée le sang des saints ; et par conséquent serez-vous participant de ses fléaux. Il ne nous est pas permis de voir notre ami en prison, celui dont nous témoignons être un messager du Dieu vivant. Maintenant, que tous les gens, réfléchissent si ceci est en accord avec la loi, ou que cela provient de la volonté des dirigeants et magistrats envieux, méchants et pervers, qui sont de la même génération que ceux qui ont persécutés Jésus Christ : car il a dit, « ce qu'ils m'ont fait à moi, ils vous le feront à vous aussi ». Et comme il a considéré l'amour, la bonté, et le service qui étaient montrés et faits envers tous ses affligés dans leurs souffrances, et détresses, comme étant fait à Lui-même ; aussi les torts et les blessures que quiconque a fait à l'un de ses petits, il les a ressenti comme ayant été faites à Lui. Par conséquent vous, qui êtes si loin de Le visiter vous-mêmes dans son serviteur souffrant que vous ne voulez pas tolérer que ses frères lui rendent visite, vous devez vous en aller, vous ouvriers d'iniquité, dans l'étang qui brûle par le feu. Le Seigneur vient pour battre les montagnes, et les battra jusqu'à la poussière ; et le Seigneur prendra sa vengeance sur tous les dirigeants corrompus, les officiers corrompus, les lois corrompues, par lesquels les tendres consciences de son peuple sont opprimées. Il donnera Sa Loi à Son peuple, et jugera Lui-même Son peuple, non selon ce que les yeux ont vus et ce que les oreilles ont entendus, mais avec droiture et équité. Maintenant il est rendus manifestes que vos coeurs sont pleins d'envie contre la vivante vérité de Dieu, qui est rendue manifeste à son peuple, qui sont condamnés et méprisés par le monde, et dédaigneusement appelés les Quakers. Vous êtes pires que les païens qui envoyèrent Paul en prison, car aucun de ses amis ou connaissance ne fut empêché d'aller le visiter par eux : c'est pourquoi ils seront témoigneront contre vous. Vous vous montrez aux saints comme étant de la même génération que ceux qui mirent Christ à mort, et qui mirent les apôtres en prisons, avec le même prétexte sous lequel vous agissez ; en appelant erreur la vérité, et les ministres de Dieu des blasphémateurs, comme ils firent. Mais le jour qui vient sur vous est terrible et épouvantable, vous magistrats, prêtres, et gens mauvais, qui professez la vérité en parole de l'extérieur, et qui pourtant persécutez la puissance de la vérité et ceux qui se tiennent dedans et pour la vérité. Tandis que vous avez du temps, prisez-le, et rappelez-vous ce qui est écrit, Ésa 14:17.

GERVASE BENSON,
ANTHONY PEARSON.

Peu de temps après, la puissance du Seigneur vint sur les juges et ils durent me mettre en liberté. Mais peu de temps avant que je fusse remis en liberté, le gouverneur et Anthony Pearson vinrent dans la prison pour voir l'endroit où j'étais gardé, et comprirent quel traitement j'avais reçu. Il trouvèrent l'endroit si mauvais, et répugnant, qu,ils crièrent la honte des magistrats d'avoir laissés les geôliers faire une chose semblable. Ils en appelèrent aux geôliers dans la prison, et exigèrent d'eux de faire le nécessaire pour retrouver leur bon comportement ; et les sous geôliers qui avaient été aussi cruel, ils les mirent en prison avec moi parmi les maraudeurs, [soldats maraudeurs qui infestaient les frontières entre l'Angleterre et l'Écosse].

Après avoir été remis en liberté, j'allai chez Thomas Bewley, où un enseignant baptiste vint pour s'opposer à moi ; qui fut convaincu. Robert Widders étant avec moi fut mû d'aller à la maison à clocher de Coldbeck, et l'enseignant baptiste vint avec lui le même jour. Et les gens tombèrent sur eux, tuèrent presque Robert Widders, et au baptiste, lui ôtèrent son épée et le battirent cruellement. Ce baptiste avait l'héritage d'un versement de revenu provenant d'une région de dîmes, [la dîme était exigée par le gouvernement anglais pour être payée par tout le monde dans la région], il alla à sa maison et l'abandonna librement. Robert Widders fut envoyé à la prison de Carlisle, où après avoir séjourné un certain temps fut remis en liberté. William Dewsbury alla lui aussi à une maison à clocher voisine de là, et les gens le tuèrent presque, tellement ils le battirent ; mais la puissance du Seigneur était sur tous et les guérit à nouveau. Ce jour là plusieurs Amis allèrent aux maisons à clochers pour déclarer la vérité aux prêtres et aux gens ; et ils passèrent par de grandes souffrances, mais la puissance du Seigneur les soutint.

Maintenant j'allai dans le comté, et eus de puissantes grandes réunions. L'évangile éternel et la parole de vie fleurissaient ; des milliers furent tournés vers le Seigneur Jésus-Christ et ses enseignements. Plusieurs de ceux qui prélevaient des dîmes comme leur droit le leur permettait refusèrent désormais de les recevoir, et les redistribuèrent aux paroissiens. En passant dans le Westmoreland j'eus plusieurs réunions. À Stricklandhead j'eus une grande réunion, où Henry Draper, un juge de paix hors de Bishoprick, est venu ; et plusieurs disputers étaient là. Les Prêtres et Magistrats étaient dans une grande colère contre moi dans le Westmoreland, et ils eurent un mandat pour m'appréhender ; qu'ils renouvelaient de temps en temps. Pourtant le Seigneur ne leur permit pas de s'en servir contre moi. Je voyageai parmi les Amis, visitant les réunions jusqu'à ce que j'arrivai à Swarthmore, où j'entendis dire que les Baptistes et professeurs en Écosse avaient envoyés une requête pour avoir une discussion avec moi. Je leur envoyai un mot disant que j'allais les rencontrer dans le Cumberland chez Thomas Bewley, où je suis allé les attendre, mais aucun d'eux n'est venu. À cette époque durant mes voyages je dus passer par quelques quelques dangers. En passant par Wigton un jour de marché, les gens avaient placé une garde avec des fourches ; et bien que quelques uns de leurs propres voisins étaient avec nous, ils nous gardèrent hors de la ville et ne voulurent pas nous laisser passer, sous prétexte de prévenir la maladie, dont en réalité il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Cependant, ils nous tombèrent dessus, et nous ont presque blessés, nous et nos chevaux ; mais le Seigneur les retint de sorte qu'ils ne nous firent pas grand mal ; puis nous continuâmes notre route. Une autre fois, comme nous étions de passage entre les maisons de deux Amis, quelques personnes brutales attendaient dans une ruelle ; et puis ils lapidé et abusé de nous excessivement ; mais à la fin, avec l'assistance du Seigneur, nous avons pu nous éloigner d'eux, et n'eûmes aucune blessures sérieuses. Mais ceci démontrait les fruits de l'enseignement des prêtres, qui faisait honte à leurs profession de chrétienté.
 
Après que j'eus visité des Amis dans ce conté, j'allai à Bishoprick, j'eus une grande réunion par la même occasion. J'eus une très grande réunion chez Anthony Pearson, où plusieurs furent convaincus. De là je passai par le Northumberland jusqu'à Derwentwater, où nous eûmes de grandes réunions ; et les prêtres menacèrent de venir, mais aucun ne vint. L'éternelle parole de vie fut gratuitement prêchée, et gratuitement reçue ; des centaines se sont tournés à Christ, leur enseignant.
 
Dans le Northumberland plusieurs vinrent pour se disputer. Certains plaidaient contre la perfection ; à ceux là je déclarai, que Adam et Ève étaient parfaits avant la chute : et que tout ce que Dieu avait fait était parfait ; et que l'imperfection fût causé par le diable et par la chute : mais que Christ, qui est venu afin de détruire le diable, a dit, « Soyez donc parfait. » L'un des professeurs allégua que Job avait dit, « l'homme mortel sera t-il plus pur que son créateur ? Les cieux ne sont pas propres à ses yeux. Dieu a accusé ses anges de folie. » Je lui montrai ses erreurs, et lui fis savoir que ce n'était pas Job qui avait dit cela, mais l'un de ceux qui s'opposait à lui ; car Job demeura dans la perfection, et garda son intégrité ; et eux se firent appeler « les misérables consolateurs ». Ces professeurs dirent que que le corps extérieur était un corps de péché et de mort. Je dévoilai leur erreur en cela également, leurs montrant que“Adam et Ève avaient tous deux un corps extérieur bien avant que le péché et la mort n'entre en eux ; et cet homme et cette femme auront un corps extérieur, [ici sur terre ] lorsque le corps du péché et de la mort sera enlevé à nouveau ; quand ils seront ramenés à nouveau à l'image de Dieu par Christ Jésus, tel qu'ils étaient avant la chute. À ce moment ils cessèrent de s'opposer, et nous eûmes de glorieuses réunions dans la puissance du Seigneur.

Alors nous passâmes à Hexam, où nous eûmes une grande réunion au sommet d'une colline. Le prêtre menaça de venir et de s'opposer à nous, mais il n'est pas venu ; aussi tout était calme : et le jour éternel et la renommée vérité du Dieu toujours vivant résonna sur toute ces comtés sombres, et son Fils fut exalté sur tous. On proclama parmi tous ces gens, que le jour était maintenant venu, dans lequel tous ceux qui font profession du Fils de Dieu, doivent le recevoir ; et que tous ceux qui le reçoivent, il leur donnerait le pouvoir de devenir des fils de Dieu, comme il avait fait pour moi. Il fut déclaré en suite, « que celui qui avait le fils de Dieu, avait la vie éternelle ; mais celui qui n'avait pas le fils de Dieu(bien qu'il professait toutes les Écritures, du premiers verset de la Genèse au dernier verset de l'Apocalypse) n'avait pas de vie ». Or, après que tous furent dirigés vers la Lumière du Christ, par laquelle ils peuvent le voir, le recevoir, et savoir où était leur véritable Enseignant, et que la vérité éternelle leur eut été largement déclaré, nous quittâmes Hexam paisiblement, et arrivâmes à Gilsland, un comté réputé pour les voleurs et les brigands.

Ici un Ami vit un prêtre, et alla lui parler, et celui-ci vint à notre auberge où les gens du village se rassemblèrent autour de nous. Le prêtre avait dit qu'il voulait prouver que nous étions des trompeurs par la Bible, mais fut incapable de trouver une écriture pour son. Puis il alla dans une auberge, et revint après quelques temps, et amena quelques phrases brisées venant des Écritures, qui mentionnaient les doctrines et commandements des hommes,  tels que « ne touche pas, ne goûte pas, car ils périssent avec l'usage ». Toutes ces choses, pauvre homme ! étaient sa condition ; car dans notre condition, nous avons été persécutés parce que nous ne voulions pas goûter, ou toucher, ou soutenir leurs doctrines et traditions dont nous savons qu'elles périssent avec l'usage. Je lui demandai, qu'est-ce qu'il appelait une maison à clocher ? « Oh », dit-il, « La terrible maison de Dieu, le temple de Dieu. » Je lui montrai, ainsi qu'aux pauvres gens obscurs, que leurs corps devraient être les temples de Dieu, et que Christ n'a jamais commandé ces temples, mais il mit fin au temple à Jérusalem que Dieu avait commandé. Tandis que je parlais, le prêtre quitta ; et ensuite les gens se mirent à agir comme s'ils craignaient que nous voulions prendre leurs bourses, ou voler leurs chevaux ; nous jugeant comme si nous étions comme eux, qui avaient naturellement l'habitude de voler.

Le jour suivant nous retournâmes en Cumberland, où nous eûmes une réunion générale de plusieurs milliers de personnes au sommet d'une colline près de Langlands. Ce fut une réunion glorieuse et céleste, car la gloire du Seigneur brilla sur nous tous ; c'est tout juste si nous pouvions nous faire entendre de cette immense assemblée. Leurs yeux étaient fixés sur Christ leur Maître ; chacun était assis « sous sa propre vigne », en sorte que lorsque Francis Howgill alla les voir quelque temps après, il trouva inutile de leur parler, car ils étaient à l'école de leur Maître, Jésus Christ ; de sorte qu'il s'assit parmi eux, sans rien dire. Une grande conviction se produisit en Cumberland, dans le comté de Durham, en Northumberland, en Westmoreland, dans le Lancashire et le Yorkshire ; les plantes de Dieu croissaient et fleurissaient, la pluie du ciel descendait, la gloire de Dieu resplendissait sur elles, en sorte que le Seigneur ouvrit la bouche à un grand nombre afin qu'ils chantent ses louanges, et oui mêmes les petits enfants et les nourrissons furent revêtus de Sa force.

Après ma libération de la prison de Carlisle, { j'entrai dans la Chambre de l'Abbaye, et de là vint une femme démente qui était parfois très désespérée. Et elle tomba sur ses genoux et cria, « Enlevez vos chapeaux, de grâce, la grâce est suspendu à votre cou. » Et ainsi la puissance du Seigneur traversa en elle car elle était consciente de sa condition,et elle vint ensuite et confessa cela aux Amis. }

{J'allai à un autre endroit dans le Cumberland, où je vis une femme égarée et désespérée qui tentait parfois de tuer ses enfants et son mari. Le Seigneur Dieu me poussa à lui parler. Elle tomba à genoux en pleurant et dit qu'elle marcherait sur ses genoux nus, si je lui permettais de m'accompagner. La puissance du Seigneur agit en elle, et elle s'en retourna chez elle guérie.}

{Et à Bishoprick, pendant que J'y étais, on m'amena une femme,attachée derrière un homme, elle ne pouvait ni manger ni parler et il y avait longtemps qu'elle était ainsi. Et ils l'amenèrent à moi dans la demeure d'Anthony Pearson. Le Seigneur m'incita à lui parler, en sorte qu'elle se mit à manger et à parler et qu'elle fut guérie ; et elle se leva derrière son mari sans aucune aide et s'en alla.}

{En quittant le Cumberland, j'arrivai un jour à Hawkshead, et je descendis chez un Ami. La jeune Margaret Fell était avec moi ainsi que William Caton. Comme il faisait un froid très vif, nous entrâmes et la servante nous alluma un feu en l'absence de ses maîtres qui étaient au marché. Il y avait là un garçon âgé d'onze ans environ, qui était couché dans un petit lit qu'on balançait. Il avait grandi d'une façon excessive. Je jetai les yeux sur ce garçon ; voyant qu'il était très sale, je dis à la jeune fille de lui laver la figure et les mains, de le lever et de me l'amener. Alors je fus poussé par le Seigneur à poser mes mains sur lui et à lui parler ; puis je dis à la jeune fille de l'emmener et de l'habiller. Après cela, nous nous sommes retirés.}

{Quelque temps après, je frappai à la porte de cette maison, je vis la mère du jeune garçon. « Oh ! » s'écria-t-elle, « venez, et tenez une réunion dans notre maison, car tout le monde dans le pays est convaincu par le grand miracle qui a été accompli ici sur mon fils. Nous l'avions amené à Wells et à Bath, et tous les docteurs l'avaient abandonné ; son grand-père et son père craignaient qu'il ne meure et que le nom ne disparaisse, car nous n'avons que ce fils ; mais peu après votre départ », ajouta-t-elle, « nous sommes rentrés et nous avons trouvé notre fils jouant dans la rue. C'est pourquoi », continuait-elle, « tout le pays viendrait vous entendre, si vous veniez tenir une réunion ici ». Ceci se passait trois ans après que je l'avais vu pour la première fois ; il était devenu un jeune homme bien bâti et en pleine santé. Le Seigneur en soit béni.}

Je fus mû à retourner à la maison à clocher du prêtre Wilkinson ; et étant entré avant lui, lorsqu'il arriva, J'étais en train de déclarer la vérité aux gens, bien qu'ils étaient peu nombreux ; car pour la plupart, ses meilleurs auditeurs s'étaient tournés vers l'enseignement gratuit de Christ ; et nous eûmes une réunion avec les Amis des environs, où Thomas Stubbs a déclaré la parole du Seigneur parmi eux. Aussitôt entré le prêtre s'opposa à moi ; et là nous restâmes la majeure partie de la journée. Quand je débutai, il s'opposa à moi ; or si une loi était brisée, il la brisa. Lorsque ses gens me mirent dehors, je manifestai ses fruits dont le Christ a parlé, quand il a dit, « ils vous expulseront des synagogues » ; et alors il devint honteux, et ils me lâchèrent. Il se tint là jusqu'à ce que la nuit fut presque tombée argumentant et s'opposant à moi ; et ne voulu pas aller à son dîner, parce qu'il pensait m'avoir à l'usure. Mais à la fin la vérité et la puissance du Seigneur vint si fort au-dessus de lui qu'il s'un alla avec son peuple. Lorsqu'il fut parti, j'allai à la réunion des Amis, qui s'étaient tournés au Seigneur, et établis par Sa puissance sur le Christ, le roc et la fondement des apôtres et prophètes véritables.

Vers cette période les prêtres et professeurs tombèrent à prophétiser de nouveau contre nous. Ils avaient dit longtemps auparavant, que nous devrions être détruit à l,intérieur d'un mois ; après cela, ils prolongèrent le temps à la moitié d'un an ; mais ce temps est expiré depuis longtemps, et nous avons puissamment augmenté en nombres, ils ont maintenant prédit que nous nous appauvrirons les uns les autres. Car après les réunions, plusieurs personnes tendres, ayant une longue route à faire pour retourner à leur maison, demeurèrent dans les maisons des Amis en chemin près de là ; et parfois il n,y avait pas assez de lit pour loger tous le monde ; de sorte que certains dormaient sur les meules de foins. Ceci faisait peur aux professeurs et gens du monde parce qu'ils craignaient que lorsque nous aurions utilisé la nourriture et les provisions des Amis, nous viendrions tous pour être entretenus par les paroissiens et à leur charge. Mais après quelques temps, quand ils virent que le Seigneur avait bénit et accrut les Amis, comme il fit pour Abraham, tant dans les champs que dans les paniers, dans leurs allées et leurs entrées, à leurs levées et leurs couchés, et que toutes choses prospéraient avec eux ; puis ils virent toute la fausseté de leurs prophéties contre nous ; et qu'il était vain de maudire là où Dieu avait béni. Au début, lorsque les Amis furent convaincus, ils ne pouvaient pas ôter leurs chapeaux devant les gens, ni dire vous à une seule personne, mais toi ou tu ; ils ne pouvaient pas non plus s'incliner, ni user de paroles flatteuses dans les salutations, ni fréquenter les modes et coutumes du monde. C'est à cause de ces pratiques, que plusieurs commerçants perdirent leurs clients ; car les gens étaient gênés et ne voulurent plus faire affaire avec eux ; en conséquence, quelques uns purent difficilement arriver à gagner assez d'argent pour acheter du pain. Mais après quelques temps, le peuple en vint à expérimenter l'honnêteté et la fidélité des Amis, et reconnurent que leur oui était oui, et que leur non était non ; qu'ils gardaient leur parole en affaire, et qu'ils ne voulaient pas les duper ni les tromper. Et que s'ils envoyaient un enfant à leurs boutiques pour chercher quoi que ce soit, c'était comme s'ils étaient allés eux-mêmes ; et les vies et conversations des Amis prêchaient, et touchaient le témoin de Dieu dans le peuple. Ainsi les choses changeaient tellement que l'on demandait, « où était le marchand de draps, ou bien le commerçant, ou bien le tailleur, ou le cordonnier, ou tout autre artisan qui était un Quaker » à un point tel que les Amis faisaient plus de commerce que plusieurs de leurs voisins ; et s'il y avait quelque commerce, ils en avaient une grande part. Puis les professeurs envieux changèrent leurs fusils d'épaule, et commencèrent à crier, « si nous laissons faire ces Quakers, ils prendront de nos mains le commerce de la nation ». Cette prospérité était l'oeuvre du Seigneur par et pour son peuple ! Et mon désir est que tous ceux qui professent sa sainte vérité prospèrent et puissent vraiment demeurer sensible à elle ; et qu'ils puissent tous être préservés dans et par sa sainte puissance et son Saint Esprit, fidèle à Dieu et à l'homme ; fidèle premièrement à Dieu en lui obéissant en toute chose ; et ensuite faire à tous les hommes ce qui est juste et droit, en toute chose dans ce qu'ils ont à faire ou traiter avec eux ; que le Seigneur Dieu puisse être glorifié dans leur pratique de la vérité, de la sainteté, de la piété, et de la droiture parmi le peuple, dans leurs vies et conversations.
 
Puisque les Amis ont accrut en nombre dans les parties nord de cette nation, et plusieurs jeunes convaincus venaient quotidiennement parmi nous, J'étais mû par le Seigneur à écrire l'épitre suivant, et de l'envoyer parmi eux, pour stimuler la pensée pure, et à lever en eux une garde et vigilance saintes d'eux-mêmes, et des uns des autres, pour l'honneur de la vérité.

*À vous tous, Amis partout, dispersés au loin.

Dans la mesure de la vie de Dieu attendez pour la sagesse qui vient de Dieu. Et vous tous, qui êtes enfants de Dieu, attendez pour la nourriture vivante venu du Dieu vivant pour être nourrit jusqu'à la vie éternelle de l'unique fontaine d'où provient la vie. De sorte que vous puissiez tous être guidés et marcher dans l'ordre ; servant en vos places, jeunes homme et jeunes femmes en vos places, et les chefs de familles ; que chacun, en vos places respectives, puissiez orner la vérité dans la mesure de celle-ci. Avec elle laissez vos pensées être conservées au Seigneur Jésus, d'où elle vient ; de sorte que vous soyez une douce saveur pour Dieu, et en sagesse que vous puissiez tous être ordonnés et gouvernés ; de sorte que vous puissiez être une couronne et une gloire les uns les autres dans le Seigneur. Et qu'aucune querelle, amertume, ou volonté propre ne puisse apparaître parmi vous ; mais que tout cela puisse être condamné avec la Lumière dans laquelle se trouve l'unité. Et que chacun dans l'unité puisse voir à, et prendre soin de l'ordre et de la gouvernance de leur propre famille. Que dans la droiture et la sagesse leur famille puisse être gouvernée. Puisse la peur et la crainte du Seigneur réside dans le coeur de chacun. Puisse chacun venir à recevoir les secrets du Seigneur. Puissiez-vous devenir des intendants de Sa grâce ; pour la dispenser à chacun selon leurs besoins. Et aussi en savourant et en discernant bien vous puissiez tous être gardés ; que rien de contraire à la pure vie de Dieu ne puisse être amené en vous, ou parmi vous ; mais que tout ce qui est contraire à elle, puisse par elle être jugé. Que dans la lumière, dans la vie, et dans l'amour vous puissiez tous vivre ; et que tout ce qui est contraire à la lumière, à la vie, et à l'amour, puisse être amené au jugement, et par cette lumière être condamné. Et qu'aucun arbre sans fruit ne soit parmi vous ; mais tous retranchés, condamnés par la lumière, et jetés dans le feu ; que chacun puisse porter et produire du fruit à Dieu, et croître fidèlement dans sa sagesse et dans sa connaissance. Et qu'aucun ne puisse apparaître en parole, au-delà de ce qu'ils sont dans la vie qui a donnée les paroles. Ici aucun ne sera comme des figues intempestives ; aucun ne sera de ces arbres dont les fruits pourrissent ; ceux-là vont dans la voie de Caïn, loin de la lumière ; et par elle sont condamnés. Ne laissez aucun de vous enfler au-delà de votre mesure ; si vous faites cela, vous êtes exclus du royaume de Dieu ; car le côté qui s'enfle réveille l'orgueil et les querelles qui sont sont contraire à la lumière qui conduit au royaume de Dieu ; cette lumière donne l'entrée au royaume de Dieu et une compréhension des choses qui appartiennent au Royaume. Dans le royaume chacun reçoit la lumière et la vie de l'homme et reçoit Celui qui était avant que le monde fut et par lequel le monde a été fait ; qui est la droiture de Dieu, et sa sagesse. À Lui appartient toute gloire, honneur, remerciement, et louange- Lui qui est Dieu, bénit pour toujours. Ne laissez aucune image ni rien de la sorte être fait ; mais attendez dans la lumière, qui amènera la condamnation sur cette partie qui voudrait faire des images ; car qu'est-ce qui fait que les images emprisonnent le juste. Ne cédez pas à la convoitise de l'oeil ou à la convoitise de la chair ; car l'orgueil de la vie se tient dans la convoitise qui garde loin de l'amour du Père ; et son jugement et sa colère demeurent sur l'orgueil, là où se trouve la recherche de l'amour du monde, et la recherche d'une couronne qui est mortelle. C'est dans ce terrain qu'entre le mal, qui est maudit ; qui produit les épines et les chardons, où règne la mort, et  où la tribulation et l'angoisse sont sur chaque âme, et que la langue de l'Égyptien est entendue ; tout ce qui est condamné par la lumière. C'est là le monde, qui doit être ôté. Par la Lumière le monde est vu, et par la puissance le monde est ôté, et hors de sa place le monde est secoué ; pour lequel les tonnerres font retentir leurs voix, avant que les mystères de Dieu soient révélés, et Jésus révélé. Par conséquent vous tous, dont les pensées sont tournées vers cette Lumière, attendez vous au Seigneur Jésus-Christ pour la couronne qui est immortelle, et qui ne disparaît point.  

George Fox

Ceci est à envoyer à tous les Amis dans la vérité, le troupeau de Dieu, pour être lu à leurs réunions

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