Le Journal de George Fox - 1652 - 1655 - 1er Emprisonnement et en route pour Londres <page 4 >


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Après que je fus remis en liberté, je retournai à l'auberge où le Capitaine Drury m'avait d'abord logé. Ce Capitaine Drury, quoiqu'il fût capable de justice, était mon ennemi et un ennemi de la Vérité. Quand j'étais sous sa garde, et que je recevais la visite de professeurs qui venaient discuter avec moi, il faisait semblant de trembler, par dérision, et il nous appelait Quakers, selon le sobriquet que nous avaient donné les Indépendants et les Presbytériens. Mais après il vint et me dit que pendant qu'il se trouvait sur son lit pour se reposer en plein jour, il fût saisi d'un tremblement soudain ; que ses jointures se cognèrent ensembles, et que son corps était tellement secoué qu'il ne pouvait même pas se lever de son lit ; il avait tellement tremblé qu'il ne lui restait plus assez de force pour se lever. Il dit qu'il senti que la puissance du Seigneur était sur lui ; et il tomba de son lit, et cria au Seigneur,et dit qu'il ne parlerait plus jamais contre les Quakers ou encore ceux qui tremble à la parole de Dieu.

Pendant que j'étais prisonnier à Charing-Cross, je reçus un grand nombre de visites, de gens de toutes conditions, des prêtres, des gens religieux, des officiers de l'armée, etc. Un jour, un groupe d'officiers qui étaient avec moi me demandèrent de prier avec eux. Je demeurai tranquille, l'esprit recueilli en Dieu. Enfin je sentis la puissance et l'esprit de Dieu agir en moi, la puissance du Seigneur les saisit et les secoua de telle façon qu'ils en furent tout surpris, même s'ils ne vivaient pas en cela.
 
Parmi ceux qui vinrent il y eût le Colonel Packer, avec plusieurs officiers. Pendant qu'ils étaient avec moi, un homme appelé Cob vint avec une bande de Ranters. Les Ranters demandèrent de la boisson et du tabac, mais je ne voulait pas qu'ils fument ou boivent dans ma chambre ; Je leurs dit, que s'ils souhaitent faire ainsi, ils pouvaient aller dans une autre chambre. L'un d'entre eux cria : « Tout est à nous. » Puis un autre d'entre eux dit : « Tout va bien. » Je répliquai, « Comment ça tout va bien, alors que vous êtes tellement irritables, envieux, et grognons ? » Car je vis qu'ils étaient de nature irritables. [fâché, contrarié] nature. Je leur parlai à propos de leurs conditions, et ils reconnurent mes déclarations, et se regardèrent entre eux avec étonnement.

Alors le Colonel Packer commença à parler avec une lumière, il avait un esprit moqueur à propos de Dieu, Christ, et les Écritures ; cela me fit tellement de peine en mon âme et esprit, quand je l'entendit parler tellement à la légère ; que je lui dit, qu'il était trop léger pour parler ainsi des choses de Dieu car il ne connaissait pas la dureté d'un homme. Alors les officiers se mirent en colère à cause de ce que j'avais dit de leur colonel. Packer était un Baptistes ; lui et les Ranters se firent entre eux des salamalecs car il était de coutume pour les Ranters d'être excessivement flatteur, tellement que Packer leur dit d'arrêter  leurs compliments ; mais je leurs dit, qu'ils étaient de compagnie appropriées car ils avaient tous le même esprit.

Ce colonel vivait près de Waltham à Theobald et il était devenu juge de paix. Il mit en place une importante assemblée de Baptistes à Theobald's Park parce que lui et quelques autres officiers avaient achetés cela. Ils étaient fort hautains et pestaient contre les Amis et la vérité ; et menacèrent de m'arrêter avec leurs mandats, si jamais j'allais là. Pourtant après que je fus mis en liberté, je fus mû par le Seigneur à aller chez Theobald, et de planifier une réunion près d'eux ; à laquelle plusieurs de ses gens vinrent, et plusieurs de ses auditeurs qui furent convaincus de la voie de la Vérité, reçurent Christ le libre enseignant, et sortirent des Baptistes ; qui enragea le colonel encore plus. Mais la puissance du Seigneur vint sur lui de sorte qu'il n'était pas capable d'interférer avec moi. Ainsi j'allai près de Waltham et eut une réunion là-bas. Les gens furent très grossiers, rassemblés autour de la maison, et brisèrent les fenêtres. À tel point que je sortis à leur rencontre avec la bible dans ma main et leur demandai d'entrer, et leur dis que je voudrais leur montrer l'Écriture qui s'applique à leurs principes et à leurs pratiques. Dès que j'eus fait ainsi, je leur montrai aussi que leurs enseignants étaient dans les pas des faux prophètes contre lesquels Christ et les apôtres ont criés. Puis je les dirigeai vers la lumière du Christ, l'Esprit de Dieu dans leurs propres coeurs ; que par cela ils puissent venir à connaître leur libre enseignant, le Seigneur Jésus-Christ. La réunion termina, et ils s'en allèrent calmés et satisfaits et une assemblée fut instaurée depuis ce jour. Mais ceci fut quelques temps après que j'eus été remis en liberté par Oliver Cromwell.

Lorsque j'arrivai de Whitehall à Mermaid sur Charing-Cross, (qui avait été ma prison), je n'y demeurai pas longtemps ; mais j'allai dans la ville de Londres, où j'eus de grandes et merveilleuses réunions : si grande fut la foule de gens que je pus difficilement entrer et sortir de la réunion ; et la vérité fut largement répandue. T. Aldam, and R. Craven, qui avaient été shérif de Lincoln, ainsi que plusieurs Amis vinrent à Londres après moi ; mais A. Parker resta avec moi.
 
Au bout de quelque temps, je retournai à Whitehall ; j'eus l'inspiration de leur dire que le Seigneur était venu enseigner Son peuple Lui-même ; ainsi je prêchai la Vérité soit aux officiers, soit à ceux qu'on appelait les gentilshommes d'Olivier Cromwell. Un prêtre s'opposa à moi pendant que j'annonçais la parole du Seigneur au milieu d'eux ; car Olivier avait plusieurs prêtres dans sa suite, et celui-ci était un prêtre envieux, un homme léger, frivole et hautain. Je lui dis de se repentir ; et la semaine suivante il écrivit ce que je lui avait dit dans son livre de nouvelles, que j'avais été à Whitehall, et que là j'avais dit à un Ministre pieux de se repentir. Lorsque je retournai là-bas, je le rencontrai ; et plusieurs personnes étaient rassemblées autour de moi. Puis je montrai que le prêtre était un menteur en plusieurs choses qu'il avait affirmé ; et il fut réduit au silence. Il écrivit dans son livre de nouvelles que je portait des boutons d'argents ; ce qui était faux car ce n'étaient que des boutons d'étains. Par la suite il écrivit dans son livre que j'accrochais des rubans aux bras des gens, les faisant me suivre. Ce fut un autre de ses mensonges ; car je n'ai jamais utilisé ni porté de ruban de ma vie. Trois Amis allèrent examiner ce prêtre qui avait signalé ces faux renseignements ; pour lui demander où il avait eu cette fausse information. Il leur dit qu'une femme lui avait raconté cela ; et que s'ils revenaient, il leur dirait le nom de cette femme. Quand ils revinrent, il leur dit que c'était un homme, mais cette fois il ne voulait pas dire son nom ; mais s'ils étaient venus encore, il leur aurait dit son nom et où il vivait. Ils s'en allèrent la troisième fois ; et puis il ne voulut pas dire qui lui avait dit, mais il offrit de mettre mon déni écrit dans son livre de nouvelle. À tel point que les Amis délivrèrent mon déni écrit ; mais lorsqu'ils vinrent, il brisa sa promesse et nu voulut plus ; au lieu de cela il fut dans une rage et les menacèrent avec le constable. Ceci fut les fourberies de ce faussaire de mensonges ; et il répandait ses mensonges sur la nation dans les nouvelles pour rendre la vérité repoussante et pour mettre le mal dans les pensées des gens contre les Amis et contre la Vérité ; on peut voir les détails de cela dans un livre qui fut imprimé peu de temps après cela, pour libérer les Amis de la Vérité des calomnies et faux rapports qui furent répandues et jetées sur eux. Ces prêtres, les nouveaux moines, provenaient de secte Indépendante, comme ceux de Leicester ; mais la puissance du Seigneur vint sur eux tous, et les balaya ; et plusieurs en vinrent à reconnaître combien ces prêtres étaient méchants. Le Dieu des cieux me transporta dans sa puissance au-dessus de tout ceci, et sa puissance bénite alla au dessus de la nation ; tellement que beaucoup d'Amis vers cette période furent mus à voyager, faisant résonner l'évangile éternel dans les plupart des contrés de cette nation, et aussi en Écosse ; et la gloire du Seigneur fut ressentie au dessus de tous pour sa louange éternelle. Beaucoup à Londres furent convaincus, jusque dans la maison et dans la famille du Protecteur ; je retournai le voir, mais je ne pus pas avoir accès auprès de lui, tant les huissiers étaient devenus impolis.

{Et quelques fois ils retournaient les pans de mon habit pour voir mes culottes de cuir, et ensuite ils devenaient furieux.}.

Les Presbytériens, les Indépendants et les Baptistes étaient dans une grande colère car beaucoup des leurs se tournaient vers le Seigneur Jésus Christ, pour s'asseoir sous ses enseignements, reçurent Sa puissance, et la sentirent dans leurs coeurs ; et étaient alors poussés par le Seigneur à dénoncer le reste d'entre eux.

J’ai programmé une réunion dans les champs près d’Acton dans lequel la parole de vie et la vérité salvatrice ont été librement déclarées. La puissance du Seigneur se manifesta de façon éminente, et son jour bénit fut exalté au dessus de tous.

C'est à peu près à cette époque que fut publié un arrêté d'après lequel tous les ministres (ainsi dénommés), devaient subir un examen à la suite duquel ils seraient maintenus dans leur charge :s'il y avait lieu, ou au contraire destitués. J'écrivis à ce sujet un mémoire adressé aux juges et autres fonctionnaires préposés à ce travail :

*À tous les professeurs de la Chrétienté.

Tous ceux qui professent Jésus Christ en paroles, et pourtant ne l'ont pas reconnu quand il est venu, dit qu'il était un séducteur et un diable. Le grand sacrificateur et les Juifs disaient : « Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l'écoutez-vous ? » Mais d'autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d'un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ? » Les Juifs doutaient alors qu'il soit le Christ ou non. aussi, comme tous les Juifs qui avaient la connaissance du Christ à venir, les faux chrétiens professent un Christ dans les cieux seulement, mais où Christ est ressuscité à l'intérieur d'un homme, ils ne peuvent pas accepter ceci et doutent de la possibilité de cela ; même si Christ est le même maintenant et pour toujours. Jésus Christ a dit : « moi et le Père sommes un » ; puis les Juifs prirent des pierres et le lapidèrent ; et où Jésus Christ est à présent venu spirituellement et montré, ces chrétiens de profession extérieure ont seulement eu le même coeur dur intérieurement comme les Juifs l'avaient alors ; et ils jettent des pierres sur ceux en qui il est ressuscité. Jésus a dit : « Pour laquelle de ces bonnes oeuvres me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répondirent : « Nous ne te lapidons pas pour une bonne oeuvre, mais pour blasphème ; et parce que toi, étant homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répondit : « N'est-t-il pas écrit dans votre loi » : Moi j'ai dit : « Vous êtes des dieux ? » Et les Écritures ne peuvent être brisés. Dites-vous de Lui, que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous blasphémez, parce que j'ai dit, Je suis le fils de Dieu ? » Les Juifs lui disaient : « N'avons-nous pas raison de dire, que tu as un démon ? » Jésus répondit : « J'honore mon Père, et vous me déshonorez. » Et ceux qui étaient dans la synagogue se levèrent, et le jetèrent hors de la ville ; et le prirent et l'emmenèrent au bord de la montagne où leur ville était construite, pour le jeter en bas. Les Pharisiens dirent : « il chasse les démons par le prince des démons ». Jésus Christ fut appelé un glouton et un buveur de vin ; un ami des publicains et des pécheurs ; mais la sagesse est justifiée de ses enfants. Les officiers, quand les grands prêtres et les Pharisiens leur demandèrent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? » Il a dit : « Jamais homme ne parla comme cet homme. » Les pharisiens donc leur répondirent : Et vous aussi, êtes-vous séduits ? Aucun d'entre les chefs ou d'entre les pharisiens, a-t-il cru en lui ? Les seuls qui croient sont ce sont les gens qui ne connaissent pas la Loi et qui sont maudits. Nicodème, qui était l'un d'entre eux, leur dit (celui qui avait rendu visite à Jésus de nuit) : « Notre loi juge-t-elle l'homme avant de l'avoir entendu ? » Lorsqu'Étienne confessa Jésus, la substance de toutes les figures et de tous les types, et qui fut amené devant le grand sacrificateur pour son procès, il leur a dit : « Mais le Très-haut n'habite point dans des demeures faites de main » et amena les paroles des prophètes comme témoin, et leur a dit, qu'ils étaient des gens au cou raides et incirconcis de coeur et d'oreilles, qui résistent toujours à l'Esprit Saint ; comme leurs pères, aux aussi aussi. Étienne était rempli du Saint-Esprit, et avait dit, qu'il avait vu Jésus ; et ils coururent sur lui, et ils le lapidèrent à mort, alors qu'il faisait appel au Seigneur. Lorsque Paul confessa Jésus-Christ, et sa résurrection, Festus a dit qu'il était hors de sens. Quand Paul prêcha la résurrection, quelques uns se moquèrent. Les Juifs persuadèrent les gens, et ils le lapidèrent, et le traînèrent hors de la ville, en pensant qu'il était mort. Les Juifs excitèrent les Païens, pour rendre leurs pensées mal intentionnées à l'égard des frères. Les Juifs excitèrent les femmes dévotes et honorables, et le chef de la ville : et levèrent la persécution contre Paul et Barnabas, et les chassèrent de leurs côtes ; et il y eut un assaut à la fois de la part des Nations et des Juifs, avec leurs dirigeants, pour les traiter avec mépris, et les lapider. De la même manière tout dans la nature de ces Juifs maintenant, dont la religion se trouve dans les notions, excite les dirigeants et les gens ignorants, et les encense contre Jésus-Christ, à lapider tous ces gens dans lesquels il est ressuscité d'un commun accord. Ceci afin que l'Écriture soit accomplie, et que l'aveuglement des gens puisse être dévoilée. Et la même puissance est maintenant révélée, et renverse le monde, telle qu'elle le renversait autrefois, pour l'exaltation du Seigneur et la chute du royaume de satan et de ce monde, et l'établissement du Royaume du Christ, à sa louange éternelle. Le Seigneur s'exalte maintenant lui-même, et jette à terre l'ego de l'homme. La tête d'un homme fier est arrogante, et craint la perte de sa fierté et de sa couronne. Les prêtres encensent les gens ignorants, par crainte de voir leurs revenues diminuer ; et les professeurs se montrent pleins de rage ; ce qui montre que Jésus-Christ la substance n'est pas là ; mais un coeur de pierre, pour lapider les précieux fidèles du Christ, dans lesquels il est ressuscité. La pensée charnelle se nourrit de la lettre extérieur ; la terre se nourrit sur la terre ; et la vigne de la terre n'est pas habillé, mais elle est pleine de ronces et d'orties ; et les bêtes féroces, porcs, chiens, loups, et lions, et toutes les créatures venimeuses loge dans cette habitation. cette maison est sale et n'est pas balayée. Ce sont là les persécuteurs du juste, ennemis de la vérité, et du Christ. Ce sont là les blasphémateurs de Dieu et de sa vérité. Ils sont de ceux qui en appellent à Dieu de leurs lèvres mais leurs coeurs est éloigné de Lui. Ce sont eux qui se nourrissent sur des mensonges ; prêtres et gens. Ceux-ci encensent les gens, et remuent leurs envies ; car cela engendre des gens à leur ressemblance. Ils sont comme les vagues de la mer, rejetant l'écume de leur propre honte. Ils ont les yeux doubles ; leurs corps sont remplis ténèbres. Ils se peinturent eux-mêmes avec les paroles des prophètes, de Christ, et des apôtres pour paraître saints. vous êtes des murs blanchis, des sépulcres peints, meurtriers du juste vos yeux sont doubles, vos pensées sont doubles, et vos coeurs sont doubles. Vous flatteurs, repentez-vous et détournez-vous de vos fins charnels ; vous qui êtes pleins de malice, prétendant être de Dieu, prétendant la piété, et le prenant Lui pour manteau. Mais Dieu vous découvrira, et il vous a découvert aux yeux de ses enfants. Il vous rendra nu, découvrira vos secrets, ôtera votre couronne, enlèvera votre manteau et votre voile, et vous dépouillera de vos vêtements ; de sorte que votre nudité paraisse, et comment vous êtes assis en trompant les nations. Votre abomination et votre fausseté est maintenant rendu manifeste pour ceux qui sont de Dieu ; qui dans Sa puissance triomphent sur vous, se réjouissent sur vous, la bête, le dragon, le faux prophète, le séducteur, l'hypocrite, la mère de toutes les prostituées. Maintenant vous devez avoir votre coupe double. Donnez-lui en double. Chantez sur elle, vous les justes, chantez sur eux tous, vous les saints ; triomphez dans la gloire, triomphez sur le trompeur ; chantez le chant de l'agneau ; triomphez du monde, répandez au loin la vérité. sortez de prison vous les captifs, et réjouissez-vous d'un commun accord, car les jours joyeux viennent. Soyons heureux, et réjouissons-nous pour toujours ! Unicité et pureté du coeur sont venus ; La joie et l'allégresse sont arrivées. Le Dieu glorieux est Lui-même exalté : la vérité a été proclamée ; mais maintenant elle est possédée. Le Christ a été proclamé ; mais maintenant il et venu et possédé. La gloire a été proclamée ; mais maintenant elle est possédée, et la gloire de l'homme est dégradée. Le fils de Dieu a été proclamé ; mais maintenant il est venu, et nous a donné une compréhension. L'unité a été proclamée ; mais maintenant elle est venue. Les vierges ont été proclamées ; mais maintenant elles sont venues avec l'huile dans leurs lampes. Il sera glorifié Lui seul. Où l'orgueil est jeté par terre, la terre et la volonté charnelle sont jetés par terre, et ce qui est pur est élevé ; là seulement le Seigneur est exalté. Que les cieux s'inclinent devant Lui, et la terre titube ça et là, et chancelle de haut en bas. Le Seigneur établit son trône et sa couronne, et jette par terre la couronne de l'homme ; et Lui seul sera glorifié : à Lui est tout l'honneur et toute la gloire, toutes les louanges, et tous les remerciements ! Il donne à ses enfants la sagesse et la force, la connaissance et la vertu, la puissance et les richesses, les bénédictions et les substances durables ; un oeil pour discerner, et une oreille pour entendre les choses séparément ; enlève l'orgueil du coeur de l'homme, et tourne les méchants hors du Royaume. Les justes héritent de la droiture ; de ce qui est pur, la pureté ; ce qui est saint, la sainteté. Louanges, louanges soient au Seigneur, dont la gloire maintenant brille, dont le jour est éclaté ; qui est caché du monde, caché aux yeux de tous les sages mondains, de tous les prudents de ce monde ; des oiseaux des airs ; des yeux de tous les vautours, de toutes les bêtes venimeuses, de tous les menteurs, tous les chiens, de tous les pourceaux. Mais à ceux qui craignent son nom, les secrets du Seigneur sont rendus manifestes, les trésors de la sagesse sont ouverts, et la plénitude de la connaissance : pour vous, 0 Seigneur ! rend-Toi manifeste pour tes enfants.  

George Fox

Mon esprit était fortement accablé de voir l'orgueil qui existait dans la nation, même parmi ceux qui professaient ; c'est pourquoi je fut mû à écrire un papier en étant dirigé ainsi.

*À ceux qui suivent les modes du monde.

Quel monde que celui-ci ! Comment le diable se garnit lui-même ! Et combien les gens sont aussi obéissant à faire sa volonté et sa pensée ! Ils sont tout à fait emportés avec les sottises et les vanités, autant les hommes que les femmes. Ils ont perdu l'homme caché du coeur, l'esprit doux et paisible qui, avec le Seigneur est de grand prix. Ils ont perdu la parure de Sarah ; ils mettent sur eux de l'or et des vêtements de célébrant ; les femmes tressent leurs cheveux, les hommes et les femmes se poudrent ; faisant que leur dos ressemblent à des sacs de farine. Ils ont l'air si étrange qu'ils ne peuvent guère se regarder les uns les autres ; ils sont tellement enflés d'orgueil. L'orgueil coule dans leurs têtes ; et les a tellement enflé, qu'ils reniflent comme des ânes sauvages ; et comme Ephraim, ils se nourrissent de vent. Ils sont comme des bêtes sauvages, qui se nourrissent sur les montagnes. L'orgueil a gonflé chacun d'eux. Ils sont hors de la crainte de Dieu ; les hommes et les femmes ; jeunes et vieux ; l'un gonfle l'autre. Ils doivent être à la mode du monde, autrement ils ne sont pas en estime ; non, ils ne seront pas respectés, s'ils n'ont pas d'or ou de l'argent sur leurs dos, ou si leurs cheveux ne sont pas poudrés. Mais si une personne a une provision de rubans accrochés à sa taille, à ses genoux, et après son chapeau, de couleurs différentes couleurs, rouge, blanc, noir, ou jaune, et ses cheveux poudrés, alors c'est un homme brave ; alors il est accepté, alors il n'est pas Quaker. Il a des rubans sur son dos, ventre, et genoux, et ses cheveux poudrés. C'est là le tableau du monde. Mais ceci n'est-il pas fruit de la convoitise de l'oeil, convoitise de la chair, ou orgueil de la vie ? De même les femmes ayant leur or, leurs correctifs sur leurs visages, nez, joue, front ; leurs anneaux aux doigts, portant de l'or, leurs poignets doubles au-dessus et en dessous, comme un boucher avec ses gants blancs ; leurs rubans attachés à leurs mains, et trois ou quatre lacets d'or attachés à leurs vêtements ; ceci n'est pas Quaker, disent-ils. Cet accoutrement plaît au monde ; et s'ils ne peuvent obtenir ces choses, ils sont mécontents. Mais ceci n'est pas l'accoutrement de Sarah, dont la parure se trouvait dans l'homme caché du coeur, d'un esprit doux et silencieux. Ceci est la parure d'un païen ; et non de l'apôtre, ni des saints, dont la parure n'est pas de porter de l'or, ni de se tresser les cheveux, mais celle d'un esprit doux et tranquille, qui est d'un grand prix pour le Seigneur. C'était là la sobriété et ornement convenable qui était accepté du Seigneur. Ce fut là l'exhortation et la prédication de Paul. Mais nous voyons, les orateurs des paroles de Paul vivent en dehors des commandes de Paul, et en dehors de l'exemple de Sarah, et se retrouvent dans les pas du grand païen, qui dans son vêtement éclatant vint pour examiner les apôtres. N'est-ce pas ceux-là qui ont des rubans à leurs poignets, mains, dos, taille, genoux, chapeaux, comme des ménétriers ? Ceci montre qu'ils sont entrés dans la vie la plus vile et la plus méprisable, qui sont dans la mode des ménétriers et des joueurs de scène, tout à fait en dehors des sentiers et des pas des hommes solides. Ils sont dans les véritables pas et sentiers des gens turbulents, qui s'adonnent à chaque invention et vanité du monde qui apparaît, et qui inventent comment avoir cela sur leurs dos, têtes, pieds, et jambes ; et qui disent, si ce n'est pas à la mode, ça ne vaut rien. N'est-ce pas eux les destructeurs de la création, qui ont le gras et le meilleur de cela, et qui le gaspillent et le détruisent ? N'est-ce pas eux qui occupent inutilement la terre de Dieu ? Puisse cette part de Dieu dans toutes les consciences répondre, et puissent ceux qui sont dans la sagesse en juger. Et de plus ; si quelqu'un se procure une paire de pantalon comme un manteau, et qui les accrochent avec des points, et monte jusqu'à environ le centre, une paire de double manchons sur ses mains, et une plume à son chapeau, il est un gentlemen ; inclinez-vous devant lui, ôtez vos chapeaux, inclinez-vous, ayez la compagnie des ménétriers, un ensemble de musique, et femmes pour danser. Celui-ci c'est un brave type. En haut dans la chambre ; en haut dans la chambre à l'extérieure, et en haut dans la chambre à l'intérieur. Sont-ce là vos fins Chrétiens ? Oui, ils disent, nous sommes chrétiens ; mais, disent les gens sérieux, ils sont en dehors de la vie du Christ, hors des commandes des apôtres, et hors de l'ornement des saints. Voir ceux qui sont dans les modes du monde comme je viens de le mentionner, un groupe d'entre eux jouant au bowling, ou à des tables, ou au jeu de palets, ou chacun prenant son cheval, avec un tas de rubans sur leurs têtes, comme le conducteur en a sur la sienne, peut-être aussi une anneau à son oreille, et vont aussi aux courses de chevaux pour gâter les créatures ; ô ! ce sont là des gentlemen en effet, ce sont des gentlemen bien élevés, ce sont de braves compagnons, ils doivent avoir leurs temps de récréations ; car tous les plaisirs sont légaux. Ceux-ci dans leurs sports hurlent et et crient comme des ânes sauvages. Ils sont comme les bêtes et les animaux des champs lorsqu'ils sont mis en pâture, meuglant lorsqu'ils sont pleins. Ici est la glorification de ceux dont nous avons déjà mentionné ; mais c'est dans la chair et non dans le Seigneur. Ceux-ci sont de mauvais Chrétiens et cela montre qu'ils étaient remplis avec les créatures, et qu'ils se réjouissent dans la chair. C'est là un mauvais élevage des jeunes hommes et jeunes femmes, qui sont transportées par les vanités de la pensée dans leurs propres inventions, fierté, arrogance, convoitise, gloutonnerie, impureté. Ils mangent et boivent, et se lèvent pour jouer. Celle-ci est une génération désagréable aux yeux de Dieu ; car leurs yeux sont remplis d'adultère, ils ne peuvent cesser de faire le mal. Ce sont eux qui dans les plaisirs sur la terre ; ce sont eux qui sont mort quoique vivant ; qui se glorifient non dans le Seigneur, mais dans la chair : ce sont eux qui sont hors de la vie d'où sont sorties les Écritures, qui vivent dans les modes et les vanités du monde, hors de la parure de la vérité dans la parure du diable, (qui est hors de la vérité), non dans la parure du Seigneur, qui est un esprit doux et silencieux, et qui est avec le Seigneur de grand prix. Mais cet ornement et cette parure n'est pas revêtu par ceux qui s'ornent eux-mêmes, et qui ont l'ornement de celui qui est hors de la vérité. Et ce qui est accepté à leurs yeux, n'est pas accepté par le Seigneur.

George Fox

À cette époque il vint sur moi, venant du Seigneur, d'écrire un court papier et de l'envoyer, en tant qu'exhortation et avertissement au pape, et à tous les rois et dirigeants de l'Europe.

Amis,

Vous les chefs, dirigeants, rois, and nobles, de toutes sortes, ne soyez pas amères, ni hâtifs à persécuter les agneaux de Dieu ne vous tournez pas non plus contre la visitation de Dieu, et sa miséricorde et son tendre amour, qu'Il a envoyé pour vous visiter ; par crainte de la main du Seigneur, le bras, et la puissance prenant rapidement emprise sur vous ; cette puissance s'étend maintenant sur le monde. C'est retourné contre les rois, et fera tourner le dos aux hommes sages, et amènera leurs couronnes à la poussière, et les abaissera au niveau de la terre. Dieu et Christ sera Roi, Il donnera des couronnes à ceux qui Lui obéissent. Ceci est l'âge, lorsque le Seigneur Dieu du ciel et de la terre entache l'orgueil de l'homme et défigure sa gloire. Vous qui professez Christ, et qui n'aimez pas vos ennemis, mais au contraire faites taire et emprisonnez ceux qui sont ses amis ; ce sont là les marques montrant que vous êtes hors de Sa vie et que vous n'aimez pas Christ, vous qui ne faites pas les choses qu'Il commande. Le jour de la colère du Seigneur se construit, son feu brûle les méchants, il ne laissera ni racine ni branche. Ceux qui ont perdu leur habitation avec Dieu sont hors de son esprit qui apporta les Écritures, et hors de la lumière par laquelle Jésus-Christ les a éclairé ; et aussi en dehors de la véritable fondation. Par conséquent, soyez prompts à écouter, lents à parler, et plus lents à persécuter ; car le Seigneur amène son peuple à Lui-même, hors de toutes les voies du monde, à Christ le chemin ; hors de toutes les églises du monde, à l'Église qui est en Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ; loin de tous les enseignants du monde, pour enseigner son peuple Lui-même par Son Esprit ; loin de toutes les images du monde, dans l'image de Lui-même ; et loin des croix de pierre et de bois du monde, dans Sa puissance qui est la croix du Christ. Pour toutes ces images, les croisements et les ressemblances sont parmi eux qui sont apostatisé de l’image de Dieu, la puissance de Dieu, qui est la croix du Christ, qui maintenant comprend le monde, et qui rejette ce qui est contraire à elle ; cette puissance de Dieu ne change jamais.

Puisse ceci aller aux rois de France et de l'Espagne, et au pape, pour eux afin de prouver toutes choses, et tenir ce qui est bien. Et premièrement pour prouver, qu'ils n'ont pas étouffé l'Esprit ; car le puissant jour du Seigneur est venu, et vient sur toute la méchanceté, l'impiété, et l'injustice des hommes, il plaidera avec toute chair par le feu et l'épée. Et la vérité, la couronne de gloire, et le sceptre de la droiture au-dessus de tous sera exalté ; qui répondra à cette part de Dieu en chacun sur la terre même s'ils sont étrangers à cela. Christ est venu comme une lumière dans le monde, et il éclaire tous ceux qui viennent dans le monde, de sorte que tous par lui puissent croire. Celui qui sent la Lumière avec laquelle Christ l'a éclairé, il sent Christ dans sa pensée, et la croix du Christ, qui est la puissance de Dieu ; il n'aura pas besoin d'une croix de bois ou de pierre pour lui rappeler le Christ, ou de sa croix, qui est la puissance de Dieu montrée dans les parties intérieures.

George Fox

Outre cela, Je fus poussé à écrire une lettre au (dit) protecteur, pour l'avertir de l'oeuvre puissante que le Seigneur a à faire dans les nations, y compris de les ébranler ; et de se méfier de leur propre esprit, art, subtilité, et politique, ou de chercher ses propres fins.

À cette époque il y avait un ordre pour tester les (dit) ministres, et pour approuver, ou les éjecter hors de leurs places ou bénéfices ; à la suite de quoi j'ai écris une lettre aux juges et autres commissionnaires, qui ont été nommés pour ce travail, comme suit :

Amis,

Vous qui êtes juges, qui êtes mandatés pour tester les ministres, qui ont depuis longtemps été dans le vignoble de Dieu. Voyez si les Ministres sont comme ceux mentionnés dans les Écritures, dont les prophètes, Christ, et les apôtres ont désapprouvé. Et si ils sont comme ceux que le Christ et les siens désapprouvèrent, comment pouvez-vous continuer de les approuver devant les yeux de Dieu si vous les envoyez de nouveau dans son vignoble et que vous les approuvez ? Ils sont de ceux qui vous flatteront pour chercher votre faveur ; et si vous ne leur donnez pas votre faveur, ils n'admireront pas vos personnes, (ceux dont Jude 1:16 parle ) ? Voyez s'ils ne sont pas de ceux qui enseignent pour un gain honteux, par amour pour l'argent, et pour la convoitise ; et voyez s'ils ne sont pas de ceux qui s'aiment eux-mêmes, qui ont une forme de piété, mais qui renient la puissance ; de ces gens là l'apôtre commande de se détourner. Les apôtres ont dit, les bouches devraient être fermées, à ceux qui ne servent pas le Seigneur Jésus, mais leur propres ventres ; étant de mauvaises bêtes, des ventres lents, qui ne pensent qu'aux choses terrestres. Paul donna à Timothée une description par laquelle éprouver les ministres : il a dit, ils ne doivent pas être cupide, ni adonné au vin, ni avides d'un gain honteux, ni nouveau dans la foi ; car étant nouveau ils peuvent être enflés d'orgueil et tomber dans la condamnation du diable. Il devait éprouver et tester ceux-ci sans partialité. Prenez garde à ne pas approuver ceux qu'Il désapprouve ; car depuis les jours des apôtres, ceux qu'Il désapprouvait avaient eu leur liberté ; et ils nous ont dit, que leurs langues étaient leurs originales, qu'ils étaient des hommes orthodoxes, et que les maisons à clochers, avec une croix au sommet de celles-ci, étaient l'église, (les maisons de messe des Papistes, vous pouvez regarder au sommet de celles-ci et voir le signe.) Mais les Écritures nous disent : « Toute la terre avait qu'un seul langage avant la construction de Babel. » Et quand Pilate crucifia Christ, il mit les langues, Hébreux, Grec, et Latin au dessus de sa tête. Et Jean nous dit, que la bête avait le pouvoir sur les langues, les tribus, et les nations ; et que la prostituée assise sur les langues, et à sa coupe toutes les nations se sont enivrés, avec laquelle les rois de la terre ont commis fornication. Jean a aussi dit, les langues sont les eaux. Christ donna des marques à ses disciples, et à la multitude, comment éprouver des gens comme ceux que vous devez éprouver. Ils se font appeler des hommes maître, ils aiment les sièges les plus importants dans les assemblées, ce sont des parleurs, mais non des faiseurs ; et, disait-il, ils vous mettront à la porte des synagogues. Sept malheurs il dénonça contre eux, et aussi il les désapprouva. Christ a dit, que des faux prophètes allaient venir ; et Jean avait vu, qu'ils étaient venus ; car ils étaient sortis d'eux ; et le monde depuis les ont suivit. Mais Babylone doit être confondue, la mère des prostituées ; et le diable doit être pris, et avec lui la bête ; ainsi que le faux prophète doivent être jetés dans l'étang de feu : car l'Agneau et ses Saints doivent régner sur tous et avoir la victoire. Le seigneur envoya ses prophètes d'autrefois pour crier contre les bergers qui cherchaient la toison, Ézé 34 et pour crier contre ces bergers qui cherchaient leurs gains à même la congrégation, et qui n'en ont jamais assez, Ésa 56:11 et crier contre les prophètes qui prophétisaient faussement, et les prêtres qui portent les règles de leurs propre chef ce qui était une chose horrible et souillée. Jér 5:31. Et si vous vous absteniez de leur donner de l'argent, vous verriez combien longtemps ils s'abstiendraient de vous poursuivre. Il y avait dans les temps anciens un entrepôt pour les orphelins, les étrangers, et les veuves, pour venir et se remplir ; et ceux alors qui ne prospéraient pas n'apportaient pas leurs dîmes à l'entrepôt. Mais n'est-ce pas que le Christ a mit fin à ce sacerdoce, aux dîmes, au temple, et aux prêtres ? Et les apôtres n'ont-ils pas dit, le sacerdoce a changé, la loi est changée, et les commandements sont annulés ? N'auraient-ils pas dit que la loi de Dieu a justifié ceux qui recevaient les dîmes ? Est-ce que l'un des prêtres a déjà prospéré qui prenaient les dîmes depuis par la loi de l'homme ? Le pape ne fut-il pas leur premier auteur depuis le temps de Christ, ou quelques unes de ses églises ? Les apôtres jetaient-ils les hommes en prison pour des dîmes, comme le font vos ministres maintenant ? Comme par exemple : Ralph Hollingworth, prêtre de Phillingham, pour de petites dîmes ne dépassant pas six shillings (argent anglais), fit jeter dans la prison de Lincoln un pauvre couvreur, Thomas Bromby ; où il a été environ huit et trente semaines, et demeure toujours prisonnier ; et le prêtre pria le juge, afin que le pauvre homme ne puisse pas travailler dans la ville pour obtenir un peu d'argent à l'égard de son maintien en prison. Est-ce là une bonne saveur parmi vous qui avez pour commission de choisir les ministres ? Est-ce là une bonne nouvelle, de jeter en prison un homme qui n'est pas dans sa congrégation parce qu'il n'a pas voulu mettre de l'argent dans sa bouche ? Ceux qui sont dans la crainte de Dieu et dans sa sagesse peuvent-ils reconnaître de telle choses ? Les ministres du Christ doivent planter un vignoble puis en manger du fruit ; labourer, semer, et battre le blé, et obtenir le maïs ; et ainsi les laisser récolter ; mais non jeter en prison ceux qui ne travaillent pas pour eux. Christ, lorsqu'il envoya ses ministres, leur commanda de donner gratuitement comme ils avaient reçu gratuitement ; et dans quelque ville ou village   qu'ils entrèrent, s'informèrent qui était digne, et demeuraient là ; puis mangez et buvez ce qui vous sera offert, disait-il. Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Et ils dirent : De rien. Ceux qui sont dans l'apostasie vont dans une ville et font appel aux gens pour les rassembler afin de savoir combien ils pourraient recevoir pour l'année ; Les apôtres du Christ n'ont jamais fait ainsi. L'apôtre a dit, N'avons-nous pas le droit de manger et de boire ? Mais il n'a pas dit, qu'il prendrait des dîmes, des estimations pour pâque, des cotisations d'été, des augmentations, et de grandes sommes d'argent ; mais il a dit, N'avons-nous pas le droit de manger et de boire ? Pourtant il n'a pas utilisé ce droit parmi les Corinthiens. Mais ceux qui sont apostasié loin de Lui prendront des dîmes, de grandes sommes d'argent, des estimations pour pâque, et des cotisations d'été ; et jetteront en prison ceux qui ne veulent pas le leur donner, pour lesquels ils ne font aucun travail. Tu ne muselleras pas le boeuf qui foule le grain * mais voit si le grain est foulé en toi, et si le blé est dans le grenier ? Ceci est de la part d'un amoureux de vos âmes, et quelqu'un qui désire votre bien éternel.'

*Le boeuf doit être autorisé à manger le maïs qu'il foule. Mais est-ce que le ministre foule l'argent, ou est-il supposé développer l'amour ? Créer de l'argent c'est faire du Business ; créer l'amour c'est la religion. Ainsi, le ministre est en droit de partager l'amour qu'il crée à l'intérieur de sa congrégation, tout comme le boeuf partage le maïs qu'il foule. Mais citer cette écriture justifiant le fait de récolter de l'argent à même la congrégation fait de la religion un moyen de marchandage, auquel Jésus s'est opposé dans le temple, et dont Pierre nous a mis en garde contre ceux qui favorisaient ces idées honteuses.

George Fox

Après avoir passé quelque temps dans la cité de Londres et m'être acquitté du service dont j'avais été chargé, je fus poussé par le Seigneur à descendre dans le Bedfordshire, chez John Crook, où il y eut une grande réunion, et où la plupart furent convaincus de la Vérité divine. Quand j'arrivai, John Crook me dit que, le lendemain, plusieurs de ceux qu'on appelait les messieurs du pays viendraient chez lui afin de s'entretenir avec moi. Je leur annonçai la parole de Dieu. Plusieurs Amis allèrent aux maisons à clocher ce jour là. Et il y avait une réunion dans le pays, à laquelle Alexander Parker alla ; et vers le milieu du jour, il vint sur moi de m'y rendre, bien que j'étais à plusieurs miles de là. John Crook vint avec moi. Lorsque nous arrivâmes là-bas, il y avait un certain dénommé Gritton, qui avait été un Baptiste, mais il était de niveau plus élevé qu'eux, et il se nommait lui-même un juge des esprits. Il avait l'habitude de dire la bonne aventure aux gens, et prétendait découvrir quand leurs biens étaient volés, ou leurs maisons brisés, qui étaient les personnes qui avaient fait cela, par lesquels il était entré dans les affections de plusieurs environs. Lorsque j'entrai, cet homme était déjà entré dans la réunion et parlait, et il faisait un bruit hideux au-dessus les jeunes Amis convaincus ; et il demanda à Alexander Parker de lui donner une raison pour son espérance. Alexander Parker lui dit que Christ était son espérance ; mais parce qu'il ne lui avait pas répondu aussi rapidement qu'il aurait voulu, avec vantardise il cria, sa bouche s'est arrêtée. Alors, Gritton dirigea vers moi son allocution, car je me tenais tranquille et l'entendais, et il dit beaucoup de choses désagréables pour les écritures. Je lui demandai, s'il pouvait prouver ce qu'il avait dit par les Écritures. Il a dit : « Oui, oui. » Puis je demandai aux gens de prendre leurs bibles et de chercher les endroits qu'il voudrait citer comme preuve de ses assertions ; mais il ne pouvait prouver par les écritures ce qu'il avait dit. Aussi il eut honte, et s'enfuit de la maison, et ses gens furent majoritairement tous convaincus ; car son esprit fut exposé, et il ne nous a plus dérangé de sa présence. Lorsqu'ils furent établis dans la vérité de Dieu, ils publièrent un livre contre lui, pour démentir son esprit et ses fausses découvertes. Plusieurs furent tournés à Christ ce jour là, et vinrent s'asseoir sous son enseignement ; tellement que les juges et plusieurs des magistrats de Bedfordshire étaient dans une grande colère parce que beaucoup de personnes s'étaient détournés des prêtres salariés pour se tourner vers l'enseignement gratuit du Seigneur Jésus-Christ. John Crook était gardé par la puissance du Seigneur, et pourtant il fut déchargé de sa fonction de juge.

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