Le Journal de George Fox - 1655 - 1656 - Plus de Ministère et la Prison de Lancaster <page 2 >


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Nous séparant de lui, nous allâmes à Honiton et rendus à notre auberge, nous avons demandé quelles étaient les personnes de cette ville qui craignaient Dieu, et on nous dirigea vers eux. Quelques Baptistes répondirent et vinrent à nous, avec qui nous nous sommes beaucoup entretenus. Je leur que « leur doctrine de l'élection individuel ils la tenaient dans la nature d'Esaü, de Caïn, et d'Ismaël ; et non de Jacob, la seconde naissance ; mais qu'ils devaient naître de nouveau avant qu'ils puissent entrer dans le Royaume de Dieu. Et que, comme les promesses de Dieu étaient pour la semence, non pas à plusieurs, mais à une seule, qui était Christ ; ainsi l'élection et le choix réside en Christ ; et qu'ils doivent être ceux qui marchent dans la lumière, la grâce, l'Esprit, et la vérité ». Et nous avons eu beaucoup plus de mots avec eux.

De là, nous sommes passés à Topsham et séjourné pour le premier jour ; mais l'aubergiste et ses gens étaient grossiers. Le lendemain matin, nous avons envoyé quelques requêtes aux prêtres et professeurs ; puis, quelques professeurs grossiers sont venus à notre auberge, et ils cherchaient à vouloir nous arrêter avant que nous partions, car alors nous n'étions pas encore partis mais en route. Je portais une ceinture, que, par oubli, j'avais laissé derrière moi et par la suite l'envoyai chercher chez l'aubergiste ; mais il ne voulut pas me la redonner. Par la suite lorsqu'il était troublé dans son esprit à ce sujet, il la brûla parce qu'il ne voulait pas être « ensorcelé par celle-ci, » comme il a dit ; Pourtant, lorsqu'il l'eut brûlé, il fut plus troublé qu'avant. Malgré la rudesse de l'endroit, certains furent convaincus ; et par la suite, une réunion fut mise en place dans cette ville, qui s'est poursuivie depuis lors.

Après cela, nous sommes passés à Totnes, une ville sombre. Nous logeâmes là dans une auberge ; et cette nuit-là, Edward Pyot a été malade, mais la puissance du Seigneur le guérit, nous nous sommes rendus à Kingsbridge où nous avons demandés à l'auberge les noms des gens sérieux et intéressants de la ville. On nous désigna Nicholas Tripe et sa femme et nous allâmes chez eux. Ils firent chercher le prêtre avec lequel nous nous entretînmes un moment ; mais il fut confondu et nous quitta rapidement. Cependant Tripe et sa femme furent convaincus ; et depuis lors il y a une bonne réunion d'Amis dans ce pays. Le soir, nous retournâmes à notre auberge ; comme il y avait là beaucoup de gens qui buvaient, je me sentis poussé par le Seigneur à aller les trouver pour les diriger vers la lumière par laquelle Christ, l'homme céleste les a éclairé et par laquelle ils peuvent voir toutes leurs mauvaises voies, leurs paroles et leurs actions ; et par cette même lumière, ils peuvent également voir Jésus-Christ leur Sauveur. » L'aubergiste se trouvant mal à l'aise,voyant que cela empêchait ses hôtes de boire, dès que les derniers mots furent sortis de ma bouche, il saisit la bougie et me dit : « Allons, voilà une lumière pour aller dans votre chambre. » Le lendemain matin, je lui dis combien sa façon d'agir avait été impolie ;» puis l'ayant averti du jour du Seigneur, nous nous sommes préparés et avons quitté.

Nous sommes arrivés le lendemain à Plymouth, nous nous sommes rafraîchi à notre auberge et sommes allées chez Robert Cary, où il eut une très précieuse réunion. Lors de cette réunion était présente Elizabeth Trelawny, fille de baronnet. Étant quelque peu sourde, elle vint près de moi et tendit son oreille très proche de moi alors que je parlais ; et elle fut convaincue. Après cette réunion doctrinale les baptistes qui contestaient sont arrivés ; mais la puissance du Seigneur vint sur eux, et Elizabeth Trelawny donna un témoignage de la puissance ; {elle est venue et a dit que George est au-dessus de tous et d'une voix forte}. Une belle réunion fut réglée là dans la puissance du Seigneur, qui a continué depuis lors ; où beaucoup d'Amis fidèles ont été convaincus.

De là, nous sommes passés à Cornwall et arrivâmes à une auberge dans la paroisse de Menhenniot. Dans la soirée, nous avons eu une réunion chez Edward Hancock, à laquelle est venu Thomas Mounce et un prêtre avec un grand nombre de personnes. Nous avons amené le prêtre à avouer qu'il était un ministre de l'État et entretenu par l'État ; et il a été mis à la honte et au silence, alors il a continué son chemin ; mais beaucoup de gens sont restés. Je les dirigé à la « lumière du Christ, par lequel ils peuvent voir leurs péchés et leur Sauveur Jésus Christ, le chemin vers Dieu, leur médiateur pour faire la paix entre Dieu et eux ; leur pasteur pour les nourrir et leur prophète pour les enseigner. » Je les ai orientés vers l'esprit de Dieu en eux-mêmes, par lequel ils peuvent connaître les écritures et être conduits dans toute la vérité ; et par l'esprit ils peuvent connaître Dieu et en Lui avoir l'unité, les uns avec les autres. Beaucoup furent convaincus à cette époque, et ils sont venus sous l'enseignement de Christ ; et il y a de bonnes réunions au nom de Jésus dans ces régions en ce moment.

À partir de là nous avons voyagé en passant par Penryn, et sommes arrivés à Helston ; mais nous ne pouvions pas trouver les noms ou les lieux de n’importe quel sobre peuple en raison de la dépravation des aubergistes. Enfin, nous sommes arrivés à un village où vivaient certains baptistes et personnes sobre avec qui nous avons eu une discussion. Certains d'entre eux ont été amenés à avouer qu'ils ont trébuché à la lumière du Christ. Ils souhaitèrent que nous restions avec eux ; mais nous sommes partis pour Market-Jew; et après avoir pris notre gîte dans une auberge, nous avons envoyé des messages cette nuit-là s'enquérant de ceux qui craignent le Seigneur. Lendemain matin le bourgmestre et les échevins se sont réunis avec le shérif en chef du comté et envoyèrent les constables pour nous ordonner de venir devant eux. Nous leur avons demandé leur mandat ; et répondant qu'ils n'en avaient pas, nous leur avons dit, nous n'irions pas avec eux sans mandat. Voyant le retour des agents sans nous, ils ont envoyé leurs sergents, et nous leur avons demandé leur mandat. Ils ont dit qu'ils n'en avaient pas ; mais nous ont dit que le bourgmestre et les échevins nous attendaient. Nous leur avons dit que le maire et sa compagnie n'agissaient pas bien en venant nous troubler dans notre auberge, et que nous n'irions pas avec eux sans mandat. Alors ils s'en allèrent et revinrent ; et lorsque nous leur avons demandé de leur mandat, l'un d'eux sorti sa massue de sous son manteau. Nous leur avons demandé si c'était là leur coutume de molester et troubler des étrangers dans leurs Auberges et gîtes ? Après un certain temps, Edward Pyot alla voir le maire et les échevins et eut une grande discussion avec eux ; mais la puissance du Seigneur lui donna de dominer sur eux tous. Quand il revint plusieurs des officiers sont venus à nous ; et nous avons jeté devant eux l'incivilité et l'indignité de leurs agissements envers nous, les serviteurs du Seigneur Dieu, en nous arrêtant et en nous troublant dans nos auberges et gîtes ; et quel acte non chrétien, il s's'agit là . Avant de quitter la ville, j'écrivis une petite lettre à être envoyée aux sept paroisses de Land's End, dont voici une copie :

Le puissant jour du Seigneur est venu et il vient, lorsque tous les coeurs seront rendus manifestes, et les secrets du coeur de chacun seront révélés par la lumière de Jésus, qui éclaire tout homme qui vient au monde afin que tous les hommes puissent croire par Lui, et que le monde puisse avoir la vie par Lui qui a dit, « Apprenez de moi » ; et de qui Dieu a dit : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, Écoutez-Le !» Christ est venu pour enseigner Lui-même son peuple ; et tout ceux qui ne veulent pas écouter ce prophète que Dieu a suscité, et dont a parlé Moïse quand il a dit, « Le Seigneur, votre Dieu, vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; vous l'écouterez ; » Et, je dis que tous ceux qui ne veulent pas écouter ce prophète, doivent être retranchés. Ceux qui ont méprisé la Loi de Moïse, sont mort sous la main de deux ou trois témoins ; mais combien plus grand le châtiment sera sur ceux qui négligent un si grand salut, le Christ Jésus, qui disait, « Apprenez de moi,je suis le chemin, et la vérité, et la vie » ; il éclaire tout homme qui vient au monde ; cette lumière lui laisse voir ses mauvaises voies et ses mauvaises actions. Mais si vous haïssez cette lumière, et continuez dans le mal, cette lumière sera celle qui vous condamnera. Par conséquent, maintenant tandis que vous avez du temps, prisez-le : car ceci est le jour de votre visitation, et le salut vous est offert. Chacun de vous a une lumière qui vient du Christ ; qui vous laisse voir que vous ne devriez pas mentir, ni faire de tort à personne, ni jurer, ni maudire, ni prendre le nom de Dieu en vain, ni voler. C'est la lumière qui vous montre ces mauvaises actions : et si vous l'aimez, et que vous venez à elle, et la suivez, elle vous conduira à Christ, qui est le chemin vers le Père, de qui elle vient ; où n'entre aucune injustice, ni impiété. Si vous haïssez cette lumière, elle sera votre condamnation ; mais si vous l'aimez, et que vous venez à elle, vous viendrez à Christ ; et il vous éloignera de tous les enseignants et de tous les moyens du monde, pour apprendre du Christ et vous protégera de tous les maux du monde et de tous les trompeurs que sont en elle.

George Fox

Un ami qui m'accompagnait avait cette lettre avec lui, et quand nous avons été à trois ou quatre miles de Market-Jew vers l'Ouest, nous avons rencontré un homme sur la route et lui avons donné une copie de la lettre ci-dessus. {Aussitôt que Will Salt m'a dit qu'il avait donné la lettre à l'homme, j'ai eu une vision où je suis fait prisonnier, plusieurs miles avant que cela n'arrive. Pour avoir donné à cet homme une copie de cette lettre ci-dessus, George Fox, Edward Pyot et William Salt furent plus tard envoyés en prison}. Cet homme s'avérait être un serviteur de Peter Ceely, major dans l'armée et juge de paix dans ce comté. Il chevaucha au devant de nous à l'endroit-dit St. Ives et montra la lettre à son maître. Quand nous sommes arrivés à Ives, le cheval de Edward Pyot avait besoin de nouveaux fers à cheval. Pendant qu’il devenait de nouveaux fers à cheval, je marchai vers la mer. Lorsque je suis revenue, je trouvai la ville dans un tumulte. Ils forçaient Edward Pyot et l'autre Ami devant le Major Ceely. Je les ai suivi jusque dans la maison du juge, bien qu'ils n'ont pas porté la main sur moi. Quand nous sommes entrés, la maison était pleine de gens grossiers ; à tel point que j'ai demandé, si il y avait un officier parmi eux, pour veiller à ce que les gens restent civils ? Le Major Ceely a déclaré qu'il était un magistrat. Je lui ai dit qu'alors « il devrait montrer la gravité et la sobriété et utiliser son pouvoir pour maintenir la population civile parce que j'ai jamais vu un peuple aussi grossier ; les Indiens étaient probablement plus chrétiens qu'ils l'étaient ». Après un certain temps ils ont sorti la lettre mentionnées plutôt et ont demandé, si c'était la mienne ? J'ai dit oui. Ensuite, il nous a soumis le serment d'abjuration. À ce moment je mis ma main dans ma poche et et sortis la réponse à cela qui avait été donné au protecteur. Après que je lui eus remis, il nous examina tous, un par un. Il avait avec lui un jeune prêtre ridicule, qui nous posait beaucoup de questions futiles ; Parmi les nombreuses questions, il voulait couper mes cheveux, qui était alors assez long ; mais je ne voulais pas de les couper, même si beaucoup étaient offensé par cela. Je leur ai dit que « je n'avais en cela aucune fierté ; et ce n'était pas mon but qu'ils soient longs. » Finalement le juge nous a mis sous une garde de soldats qui étaient durs et sauvages, comme le juge lui‑même ; néanmoins nous « avons mis en garde les gens du jour du Seigneur et leur avons déclaré la vérité. » Le lendemain, nous a envoyé garder par un détachement à cheval, avec des épées et des pistolets, qui nous ont emmené à Redruth. Le premier jour les soldats voulaient nous faire voyager avec eux ; mais nous leur avons dit que c'était leur Sabbat, et il n'était pas coutumier de voyager ce jour-là. Plusieurs des gens de la ville se sont réunis autour de nous ; et tandis que je tenais les soldats en discussion, Edward Pyot parlait au peuple ; et ensuite Edward Pyot tenait les soldats en discussion alors que je parlais aux gens. Pendant ce temps l'autre ami recula et alla à la maison à clocher pour parler au prêtre et au peuple. Les gens étaient extrêmement désespérées et dans une puissante rage contre lui, et ils l'ont maltraité. Aussi, lorsque les soldats virent qu'ils l'avaient perdu, ils devinrent très enragés et semblaient prêts à nous tuer ; mais j'ai déclaré le jour du Seigneur et la parole de la vie éternelle à ceux qui se sont réunis autour de nous. Dans l'après-midi, les soldats se sont résolus à nous emmener ; nous avons donc monté nos chevaux et avons quitté. Quand nous étions montés à la fin de la ville, je fus amené par le Seigneur à revenir de nouveau pour parler au vieil homme de la maison. Les soldats sortirent leurs pistolets et jurèrent que je n'allais pas retourner en arrière. Mais je n'ai pas tenu compte d'eux et et retournai là bas, et ils chevauchaient après moi. J'ai donc libéré ma conscience devant le vieil homme et le peuple ; et suis ensuite retourné pour faire le parcours avec les soldats, en les condamnant en chemin pour être si grossier et violent.

Le soir nous avons été amenés à une ville appelée alors Smethick, renommé Falmouth. C'était le soir du premier jour et le chef de la police de l'endroit et plusieurs gens sobres sont venus à notre auberge ; certaines personnes ont commencé à poser des questions sur nous. Nous leur avons dit que nous étions prisonniers pour l'amour de la vérité ; et nous avons eu une longue discussion avec eux concernant les choses de Dieu. Ils furent très sobre et très aimables avec nous. Certains d'entre eux furent convaincus et sont toujours demeuré fidèles après.

Lorsque le constable et ces gens ont quitté, d'autres sont venus, qui étaient également très poli ; puis ils s'en allèrent très affectueuse. Quand tout le monde furent partis, nous sommes allés à notre chambre à coucher ; et vers la onzième heure Edward Pyot a dit : « Je vais fermer la porte, quelqu'un pourrait venir pour nous faire du mal. » Par la suite, nous avons compris que le capitaine Keat qui commandait le détachement avait proposé de nous attaquer cette nuit-là ; mais la porte étant boulonnée, il manqua son dessein. Lendemain matin capitaine Keat amena un parent à lui, un homme grossier et méchant, et il le plaça dans la pièce, alors que lui se trouvait à l'extérieur de la salle. Ce méchant homme marchait en soufflant de long en large de la chambre ; Je lui ai dit de craindre le Seigneur. Sur quoi il se mit à courir après moi, me frappa avec ses deux mains ; et plaçant sa jambe derrière moi, voulant me faire tomber ; mais il n'a pas pu, car j'ai était raide et calme et je le laissais frapper. Comme je regardai vers la porte, je vis le capitaine Keat qui regardait et surveillait son parent me battre et me maltraiter. Sur ce je lui dit : « Keat, vous permettez cela ? » Il a dit qu'il le permettait. J'ai dit, « est-ce viril ou civile de nous avoir sous escorte, et de mettre un homme pour nous maltraiter et nous battre ? Est-ce là viril, civile ou chrétien ? » J'ai demandé à l'un de nos Amis d'aller chercher les constables, et ils sont venus. Alors j'ai demandé au capitaine de laisser les gendarmes à voir son mandat ou ordre, sous lequel il nous avait arrêté ; ce qu'il fit ; et son mandat était de nous mener en sécurité au capitaine Fox, gouverneur du château de Pendennis ; et si le gouverneur n'était pas à la maison, il devait nous conduire à la prison de Lanceston. Je lui ai répondu qu'il avait brisé son ordre nous concernant ; car nous, qui étions ses prisonniers devions être conduits en toute sécurité ; mais il avait amené un homme pour nous battre et nous maltraiter ; donc puisqu'il avait brisé son ordre, j'ai souhaité que le gendarme puisse garder le mandat. En conséquence, il le fit et dit aux soldats, qu'ils devaient s'en aller, car il se charger des prisonniers ; et que si ça coûte vingt shillings en frais pour nous escorter, ils n'auraient plus le mandat. J'ai montré aux soldats la bassesse de leur conduite envers nous ; et ils marchaient de long en large de la maison, dans leur dans leur désappointement, étant pitoyablement vide et abattus. Les gendarmes sont allés au château et ont dit aux policiers qu'ils avaient fait. Les officiers ont montré une grande aversion pour le traitement sévère du capitaine Keat envers nous ; et ont dit aux constables que le major-général Desborough arrivait à Bodmin, et que nous devrions le rencontrer ; et qu'il était probable qu'il puisse nous libérer. Pendant ce temps notre ancienne garde de soldats vinrent nous supplier et nous promettre que si nous allions avec eux seraient civiles avec nous. Cela a pris la majeure partie de la matinée jusqu'à onze heure ; puis, sur les supplications des soldats, et de leur promesse d'être plus civile, les constables leur ont donné l'ordre à nouveau et nous sommes allés avec eux. Le civisme et la courtoisie des constables et des gens de cette ville furent grandes envers nous. Ils nous ont gentiment diverti, et le Seigneur les récompensa avec sa vérité ; car beaucoup d'entre eux ont depuis été convaincus de la vérité et sont rassemblés dans le nom de Jésus et siègent sous le Christ, leur enseignant et Sauveur.

Le capitaine Keat qui commandait notre garde, comprenant que le capitaine Fox, qui était gouverneur du château de Pendennis était allé rencontrer le major-général Desborough, ne nous emmenait pas là ; mais nous emmena directement à Bodmin, sur la route de Lanceston. Nous rencontrâmes le major-général Desborough en route. Le capitaine de sa troupe qui montait devant lui me connaissait et dit , « Oh, M. Fox, pourquoi êtes vous ici ? » Je répondis : « Je suis un prisonnier ! » « Hélas », dit-il , « pourquoi ? » Je lui dit que j'avais été arrêté alors que je voyageais. « Alors ? » dit-il, « Je parlerai à mon seigneur, et il vous libérera. Il est partit de la tête de ses troupes et chevaucha jusqu'à la voiture et parla au major-général. Nous lui donnâmes aussi un compte rendu de la manière dont nous avions été arrêtés. Il commença à parler contre la lumière du Christ, et je le réprimandai pour cela. Puis il dit aux soldats, qu'ils pouvaient nous escorter à Lanceston ; car il ne pouvait pas rester pour parler avec nous de peur ses chevaux ne prennent froid.

Donc, on nous a conduits à Bodmin ce soir-là ; et quand nous sommes arrivés à notre auberge, le capitaine Keat, qui était entré avant nous, me mit dans une chambre et s'en alla. Quand je suis entré dans la chambre, un homme avec une rapière nue dans la main était là. À qui j'ai quitté la salle et appelé le capitaine Keat et dit : « Quoi maintenant, Keat, quel tour avez-vous joué maintenant, pour me mettre dans une pièce où il y a un homme avec sa rapière nue ? Quel est votre but dans ceci ? » « Oh », dit-il, « je vous prie de tenir votre langue ; Si vous parlez à cet homme, nous ne pouvons pas le contrôler, il est tellement diabolique. » « Alors, » j'ai dit, « vous me mettez dans une pièce où il y a un homme incontrôlable avec une rapière nu ? Quel tour indigne, et bas est-ce là ? Et pour me placer seul dans cette chambre loin du reste de mes Amis qui étaient mes compagnons détenus avec moi ? » Ainsi son complot était découvert, et le mal, qu'ils avaient l'intention de faire fut empêché. Ensuite, nous avons obtenu une autre chambre, où nous pouvions être ensembles toute la nuit ; et le soir, nous avons déclaré la vérité au peuple ; mais ils étaient sombres et endurcis. Les soldats, malgré leurs belles promesses, furent à nouveau très rude et méchants envers nous et ils se remirent à boire et à rugir toute la nuit.

Le lendemain, nous avons été amenés à Lanceston, où le capitaine Keat nous a livré au geôlier. Maintenant, il n'y n'avait aucun Ami ou de gens amicaux près de nous ; et les gens de la ville étaient des gens sombres et endurcis. Le geôlier nous obligeait à payer sept shillings par semaine pour la nourriture pour nos chevaux et sept shillings par semaine chacun pour notre alimentation. Après un certain temps, plusieurs personnes sobres sont venus nous voir, et certains de la ville furent convaincus ; et beaucoup de gens amicaux venus de plusieurs régions du pays sont venus nous rendre visite et ont été convaincus. Puis une grande colère parmi leurs professeurs et leurs prêtres fut soulevée contre nous. Ils ont dit : « ce peuple tutoie tous les hommes sans respect et ils ne veulent pas lever leurs chapeaux, ni fléchir le genoux devant aucun homme ; mais nous verrons quand viendront les assises, si ils oseront tutoyer le juge et garder leurs chapeaux devant lui. » Ils s'attendaient à nous voir pendus aux assises. Mais tout cela nous inquiétait très peu ; car nous avons vu comment Dieu pouvait tacher honneur et la gloire du monde ; et nous avons été commandé de ne pas chercher cet honneur ni de donner l'honneur à l'homme ; mais nous connaissions l'honneur qui vient de Dieu seulement, et c'est celui-ci que nous cherchons.

Il se passa neuf semaines depuis notre emprisonnement, à la Cour d'assises ; à ce moment là beaucoup de gens étaient venus de près et de de loin pour entendre le procès des Quakers. Le Capitaine Bradden campait là avec sa troupe de cavaliers, et ses soldats, et les hommes du shérif nous ont escorté à la Cour à travers la multitude qui emplissaient les rues ; et ils ont eurent de la difficulté à nous avoir à travers la foule. En outre, les portes et les fenêtres étaient remplis de gens qui nous regardaient. Lorsque nous avons été amenés dans la court, nous sommes resté là un bon moment avec nos chapeaux sur la tête, et tout était calme ; et je fus amené à dire, « Que la paix soit parmi vous. » Juge Glyn, un Gallois, alors juge en chef d'Angleterre, a déclaré au geôlier, « quels sont ceux que vous nous amenez ici dans la Cour ? » « Des prisonniers, mon seigneur, » dit-il. « Pourquoi n'ôtez-vous pas vos chapeaux ? » dit le juge. Nous n'avons rien dit. « Ôtez vos chapeaux !», a déclaré le juge à nouveau. Nous ne disions toujours rien. Puis le juge a dit, « la Cour vous commande d'ôter vos chapeaux. » Puis j'ai parlé et dit : « où a-t-on jamais vu un magistrat, roi ou juge, de Moïse à Daniel commander à des gens d'ôter leurs chapeaux lorsqu' ils sont venus devant eux dans leurs courts, que ce soit parmi les Juifs, (le peuple de Dieu), ou parmi les païens ? Et si la Loi d'Angleterre ordonne une telle chose, montrez-moi la loi soit écrite ou imprimée. » Le juge devint très en colère et dit, « Je ne porte pas mes livres de droit sur mon dos. » « Mais, » dit j'ai « dites-moi où il est imprimé en n'importe quel livre de la Loi, que je puisse le lire. » Alors, le juge dit : « Emmenez ce prévaricateur, je le ferai fouetter. » Alors ils nous emmenèrent et nous mirent avec des voleurs. Bientôt après, le juge fit dire au geôlier : « Ramenez-les moi. » Il nous dit alors : « Allons, où est-il question de chapeaux, de Moïse à Daniel ? Répondez-moi, je vous tiens maintenant ! » Je lui répondis : « Tu peux lire dans le troisième chapitre de Daniel que les trois jeunes gens ont été jetés dans la fournaise ardente, sur l'ordre de Nebuchadnezzar, avec leurs tuniques, leurs caleçons et leurs chapeaux. » Cet exemple si clair lui ferma la bouche ; en sorte que, n'ayant pas d'argument valable à m'opposer, il cria de nouveau : « Emmenez-les, geôliers ! » Nous fûmes donc entraînés et jetés au milieu de voleurs, et l'on nous garda longtemps ; et puis, sans être appelé encore une fois, les hommes du shérif et les soldats firent un chemin pour que nous puissions passer à travers la foule et nous escortèrent pour nous ramener à la prison, et une multitude de personnes nous suivaient, avec lesquels, jusqu'à la prison nous avons eu beaucoup de discussion et de raisonnement. Nous avions quelques bons livres pour définir nos principes et pour informer les gens de la vérité ; qui le juge et les juges avaient entendu, ils avaient envoyé le capitaine Bradden pour eux, qui était venus et nous avait violemment pris nos livres. Certains livres ont même tirés des mains de Edward Pyot, et ils les ont emporté ; or, nous ne les avons jamais retrouvé.

L'après-midi, nous fûmes ramenés à la Cour, sous l'escorte des cavaliers et des hommes de police qui eurent de violentes altercations avec la foule pour la décider à nous livrer passage. Quand nous fûmes au tribunal attendant notre tour, je vis le jury et un grand nombre d'autres gens qui prêtaient serment ; j'eus un coup au cœur en constatant que des gens, faisant profession de christianisme, pouvaient violer et enfreindre ouvertement un commandement du Christ et de l'Apôtre. J'avais avec moi une brochure contre le serment : je fus poussé à la remettre aux juges qui m'entouraient.

Concernant jurer

Prenez garde à ne pas faire prêter aux gens le serment de jurer : car Christ notre Seigneur et maître a dit, « Ne jurez pas du tout : mais que votre communication soit oui, oui, et non, non : car ce qui est de plus vient du malin. » Si quelqu'un devait subir la mort, il doit être de la main de deux ou de trois témoins, et les mains des témoins devait être les première sur lui pour le mettre à mort. L'Apôtre Jacques a dit , « avant toutes choses, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment ; mais que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. » C'est pourquoi vous pouvez voir que ceux qui jurent tomber dans la condamnation, et qui sont hors de la doctrine de Christ et des apôtres. Chacun de vous a une lumière qui vient du Christ, qui disait, « Je suis la lumière du monde », et Il éclaire tous les hommes qui viennent au monde. Il a dit, « Apprenez de moi », cette doctrine, et celle des apôtres, c'est de ne pas jurer ; mais « que votre oui soit oui, et votre non, non, dans toutes vos communications ; car ce qui est de plus vient du malin » ; ceux qui disent plus que oui et non vont dans le mal, et sont hors de la doctrine du Christ. Si vous dites, « que le serment a été la fin des controverses et des conflits », ceux qui sont dans les conflits sont hors de la doctrine du Christ ; car il est l'alliance de paix, et ceux qui sont dans cela sont dans l'alliance de paix. L'Apôtre apporte cela mais comme un exemple : que les hommes qui juraient par plus grand, et que le serment était la fin des controverses et des conflits parmi les hommes ; disant, en vérité, les hommes jurent par le plus grand ; mais Dieu n'ayant rien de plus grand jura par Lui-même concernant Christ ; qui set venu et enseigna à ne pas jurer du tout. Or, ceux qui sont en Lui, et qui le suivent, ne peuvent faire autrement que demeurer dans Sa doctrine. Si vous dites, « Ils juraient sous la Loi, et sous les prophètes. » Christ est la fin de la loi et des prophètes pour quiconque croit à cause de la droiture. Maintenant remarquez, « si vous croyez, que Je suis la lumière du monde, qui éclaire tout homme qui vient dans le monde », a dit Christ, par qui elle a été faite ; maintenant chaque homme d'entre vous qui vient au monde est éclairé avec une lumière qui vient de Christ, par qui le monde a été fait, afin que vous tous puissiez croire ; c'est la raison pour laquelle il vous éclaire. Maintenant si vous croyez dans la Lumière comme Christ le commande, « Croyez dans la lumière, afin que vous puissiez être enfants de la lumière » ; vous croyez en Christ, et vous venez pour apprendre de Lui, qui est le chemin vers le Père. Ceci est la lumière qui vous montre vos mauvaises actions, les mauvaises actions que vous avez commis, les discours impies que vous avez prononcé ; et tous vos serments, paroles blasphématoires, et actions impies. Si vous écoutez cette lumière, elle vous laissera voir tout ce que vous avez fait qui est contraire à elle ; et en l'aimant, elle vous détournera de vos mauvaises actions, mauvaises voies, et mauvaises paroles, à Christ, qui n'est pas du monde; mais qui est lumière, qui éclaire tous les hommes qui viennent au monde, et témoigne contre le monde que ses action sont mauvaises. C'est ce que fait la lumière en tout homme reçue de Lui, témoigne contre toutes mauvaises oeuvres, qu'elles sont contraires à la lumière : et chacun donnera un compte rendu au jour du jugement pour toute parole futile qu'il a dit. Cette lumière amènera chaque langue à confesser, oui et chaque genoux à s'incliner, au nom de Jésus : dans laquelle lumière, si vous croyez , vous ne viendrez pas dans la condamnation, mais à Christ, qui n'est pas de ce monde, à lui par qui il a été fait ; mais si vous ne croyez pas dans la lumière, ceci est votre condamnation, la lumière, a dit Christ.

George Fox

Ce papier passant parmi eux, des membres du jury aux magistrats, ils le présentèrent au juge ; Aussi, lorsque nous avons été appelés devant le juge, il a dit au greffier de me donner le papier, et me demanda alors, si ce document séditieux était le mien ? Je lui ai dit, « si ils voulaient le lire entièrement en audience publique que je puisse l'entendre, s'il 'était de moi, je pourrais le dire et m'en tenir. » Il aurait voulu me voir le prendre, et que je le regarde moi-même ; mais je lui demandai encore qu'il puisse être lu, afin que tout le pays puisse l'entendre, et juger si oui ou non il y avait en cela une sédition ; car si tel était le cas, j'étais prêt à souffrir pour cela. Finalement le greffier de l'assise le lut d'une voix audible, pour que tout le monde puisse entendre. Lorsqu'il eut terminé, Je leur ai dit que c'était mon papier, et qu'il m'appartenait ; et qu'eux aussi le devraient, sauf qu'ils rejetaient les Écritures ; car n'était-ce pas là le langage des Écritures, des paroles et commandes du Christ et de l'apôtre, auxquelles tout véritables croyants devraient obéir ? Puis ils laissèrent tomber ce sujet ; et revint à nouveau sur nous au sujet de nos chapeaux, en disant au geôlier de nous les enlever ; ce qu'il fit ; et nous les donnant, nous les remîmes sur nos têtes. Nous avons demandé au juge et aux juges, « pourquoi nous étions en prison pendant ces neuf semaines, voyant qu’ils ne s’opposaient maintenant à rien de nous, à part nos chapeaux » ? Et pour ce qui est d'enlever nos chapeaux, je leur ai dit, que c'était l'honneur que Dieu allait réduire en poussière parce qu'ils rendaient cela si important; l'honneur qui vient des hommes, et que les hommes recherchent les uns les autres, et qui est une marque d'incroyance. Car « comment pouvez-vous croire », a dit Christ, « vous qui recevez l'honneur les uns des autres et qui cherchez l'honneur qui vient de Dieu seul »? Christ a dit, « Je ne reçois pas l'honneur des hommes » ; et tout véritable Chrétiens devraient être de cette pensée. Puis le juge commencé à faire un discours pompeux, sur comment ils représentait le Lord Protecteur, qui l'avait nommé lord en chef de la justice de l'Angleterre, et l'avait envoyé à ce circuit, etc. « Nous lui avons alors demandé, qu'il nous fasse justice pour notre faux emprisonnement dans lequel nous avions souffert à tort durant neuf semaines. » Mais au lieu de cela, ils ont introduit un acte d'accusation formulé contre nous ; une chose très étrange, et si rempli de mensonges, que je pensais que cela était adressé à quelques uns des voleurs. « Que nous étions venus à la court de force et par les armes, et d'une manière hostile » ; qui furent amené comme cela a déjà été dit. Je leurs ai dit que « c'était tout faux ; et que nous crions encore justice pour notre faux emprisonnement, ayant été pris sans cause durant notre voyage par le major Ceely ». Alors ce Peter Ceely a dit au juge, « Peut-il vous plaire, monseigneur, cet homme (en me pointant) m'a amené à part, et m'a dit combien je pourrais être utile pour son dessein ; s'il pouvait lever 40000 hommes en une heure d’avertissement, engager la nation dans le sang, et ainsi faire entrer Roi Charles. Je voulus l'escorter hors du pays, mais il refusa d'y aller. Si cela plaît à vous, monseigneur, j'ai un témoin pour le jurer. » Alors il appela son témoin ; mais le juge qui n'allait pas de l'avant pour interroger le témoin, Je demandai, « s'il voudrait bien que mon mandat d'arrêt soit lu devant la court et le pays, car le crime pour lequel j'étais envoyé en prison y était expliqué ». Le juge m'a dit, qu'il ne devrait pas être lu. Je répondis : « Cela devrait l'être, puisque cela concerne ma liberté et ma vie. » Le juge dit à nouveau : « Il ne sera pas lu. » J'ai dit, « Il devrait être lu ; car si j'ai fait quelque chose qui soit digne de mort, ou d'emprisonnement, faites-le connaître à tout le pays. » Alors, voyant qu'ils ne voulaient pas le lire, je parlai à l'un de mes compagnons prisonniers, « vous avez une copie de cela, lisez-la. » Le juge a dit, « Elle ne sera pas lue. Geôlier, emmenez-le. Je vais voir lequel, lui ou moi, sera le Maître. » Alors je fus emmené, et après quelques temps je fus rappelé. Je demandai toujours à ce que le mandat soit lu ; car cela expliquait la cause de mon emprisonnement. Je demandai à nouveau à mon Ami et compagnon de la lire ; ce qu'il fit, et le juge, les magistrats, et toutes la court furent silencieuse ; car le peuple avait hâte de l'entendre. Cela allait ainsi :

Peter Ceely, l'un des magistrats de paix de ce comté,
au gardien de la prison de son altesse à Lanceston,
ou son député légitime à cet égard, salutation :

« Je vous envoie ici par les porteurs, les corps d'Edward Pyot, de Bristol et George Fox, de Drayton-in-the-Clay, dans le Leicestershire, et William Salt, de Londres, qu'ils prétendent être les lieux de leurs habitations, qui vont sous la croyance des Quakers et se reconnaissent eux-mêmes comme tels ; qui ont diffusé plusieurs documents qui tendent à la perturbation de la paix publique et ne peuvent pas donner de raison légitime d'être venu dans ces régions, étant des personnes tout à fait inconnues, n'ayant aucun laissez-passer pour voyager dans tout le pays et refusant de donner des cautionnements pour leur bonne conduite, conformément à la Loi autorisée à cet effet ; et refusent de prêter serment d'abjuration. Il vous est par conséquent recommandé, au nom de son altesse le lord protector, selon sa volonté, que lorsque les corps des dits Edward Pyot, George Fox, et William Salt, vous seront amenés, vous les recevrez, et dans la prison de son altesse déjà mentionnée vous les garderez en toute sécurité, jusqu'à ce que selon le cours normal de la loi ils soient libérés. Puissiez-vous ne pas manquer, comme vous répondrez du contraire à vos périls. Donner de ma main et mon sceau, à St. Ives, le 18ième jour de Janvier, 1655. »
P. CEELY.

Quand cela fut lu je parlai ainsi aux juges et magistrats, « Vous qui dites que vous êtes le juge en chef de l'Angleterre, et vous magistrats, sachez ceci, Si j'avais mit des cautions, j'aurais été là où il me plait, et aurais porté le dessein, (si j'en avais eu un), dont le major Ceely m'a accusé. Et si je lui avais dit ces paroles, dont il vient de déclarer ici, jugez dans ce cas si une caution aurait pu être prise. » Puis, tournant mon discours vers le major Ceely, j'ai dit, « Quand et où vous ai-je pris à part ? Votre maison n'était-elle pas remplie de gens grossiers, et vous fûtes tout aussi grossiers qu'eux lors de notre rencontre ; de sorte que j'ai demandé à avoir un constable ou un quelque autre officier pour veiller à ce que les gens demeurent civils ? Mais si vous êtes mon accusateur, pourquoi siégez-vous sur le banc ? La place des accusateurs n'est pas avec le juge. Vous devriez descendre et venir au côté de moi, et me regarder en face. D'ailleurs, je demanderais aux juges et magistrats, si le major Ceely est oui ou non coupable de cette trahison qu'il pratique contre moi, en la dissimulant comme il l'a fait ? Comprend-t-il bien sa fonction, tant de soldat que de juge de paix ? Car il vous dit ici, que je suis allé à part avec lui, et que je lui aurais dit le but que j'avais en main, et combien il serait utile pour mon dessein ; que je pourrais lever 40000 hommes en une heure, amener le roi Charles, et engager la nation dans le sang. En outre, il a déclaré « qu'il voulut m'aider à sortir du pays, mais que j'ai refusé ; et c,est pourquoi il m'a envoyé en prison par manque de caution pur bonne conduite », comme le déclare le mandat. Maintenant ne voyez-vous pas clairement, que le major Ceely est coupable de ce complot et de la trahison dont il parle, et qu'il a lui-même fait partie de cela, en désirant que je sorte du pays, exigeant une caution de moi, et pour ne pas m'avoir accusé de cette soi-disant trahison jusqu'à maintenant, ni l'avoir divulgué ? Mais je nie et abhorre ses paroles, et suis innocent de son dessein diabolique. » Ainsi cette affaire fut laissée tombée; car le juge avait suffisamment vu clair qu'au lieu de me piéger, il s'était piégé lui-même.

Le Major Ceely se releva, et dit , « S'il plaît à vous, monseigneur, de m'entendre : cet mhomme m'a frappé, et m'a donné un coup tel que je n'en avais jamais reçu de ma vie. » À ceci je souris en mon coeur, et dit, « Major Ceely, vous êtes juge de paix, et major d'une troupe de cavaliers, et vous dites au juge en face de la court et du pays, que moi, un prisonnier, je vous ai frappé, et donné un coup tel que vous n'en avez jamais reçu de votre vie? Quoi ! N'êtes vous pas honteux ? Je vous prie monsieur, major Ceely », dis-je, « où vous ai-je frappé, et qui est votre témoin pour cela ? Qui était là ? » Il a dit qu’il était à Castle Green, et que capitaine Bradden était là lorsque je l'ai frappé. « Je demande au juge de le laisser produire son témoin pour cela ; et j'en appelai encore au major Ceely de descendre du banc, lui disant, que ce n'était pas la place de l'accusateur de siéger comme juge sur l'accusé. » Lorsque je fis encore appel à son témoin le capitaine Bradden était son témoin. Alors j'ai dit : « Parlez, capitaine Bradden, m'avez-vous vu lui donner un tel coup et le frapper comme il a dit ?» Capitaine Bradden ne donna aucune réponse, mais inclina sa tête vers moi. Je lui demandai de parler fort, s'il avait connaissance d'une telle chose ; mais il ne fit que pencher sa têtes à nouveau. « Non », J'ai dit, parlez fort, et laissez la court et le pays l'entendre ; ne laissez pas la tête inclinée être la réponse. Si j'ai agi ainsi, que la loi me soit infligée ; Je ne crains pas la souffrance, ni même la mort, car je suis un homme innocent concernant toute cette charge. » Mais le capitaine Bradden ne témoigna jamais de cela. Le juge, trouvant que ses pièges ne tenaient pas s'écria, « Emmenez-le, geôlier » ; et lorsqu'on nous eut emmené, il nous imposa une amende vingt marks chacun pour ne pas avoir ôté nos chapeaux ; pour être gardés en prison jusqu'à ce que nous la payons, et nous renvoya en prison.

Cette nuit là le capitaine Bradden vint nous voir, et sept ou huit magistrats avec lui qui furent très civils avec nous, et nous a dit qu'ils croyaient que ni le juge, ni aucun dans la court n'a donné crédit à ces charges dont le major Ceely m'avait accusé à la face du pays. Et le capitaine Bradden a dit, que le major Ceely aurait eu l'intention de nous enlever la vie, s'il avait pu obtenir un autre témoin. « Mais », j'ai dit, « Capitaine Bradden, pourquoi n'avez-vous pas témoigné pour ou contre moi, puisque le major Ceely vous a produit comme témoin que vous m'avez vu le frapper ? Quand j'ai voulu que vous parliez pour ou contre moi, selon ce que vous aviez vu ou eu connaissance, vous n'avez pas voulu parler. » « Parce que », dit-il , « quand le major Ceely et moi sommes venus vers vous, alors que vous marchiez à Castle Green, il a levé son chapeau pour vous, et a dit : « Comment allez-vous M. Fox ? Je suis votre serviteur, monsieur. » Alors, vous lui avez dit, « Major Ceely, prenez garde à l'hypocrisie et au coeur pourri ; car depuis quand je suis votre maître et vous mon serviteur ? Les serviteurs essaient-ils de jeter leurs maîtres en prison ? Ceci fut le grand coup dont il parlait que vous lui avez donné. » Alors je me suis rappelé qu'ils avaient marché vers nous, et que Ceeley m'avait parlé ainsi, et moi à lui ; cette hypocrisie et ce coeur pourri qu'il m'avait démontré ouvertement, lorsqu'il s'est plaint de ceci au juge de la court, et à la face du pays, il aurait voulu tous leur faire accroire que je l'avais frappé avec mes mains.

Nous fûmes donc gardés en prison et beaucoup vinrent nous voir, de près et de loin ; quelques-uns étaient des gens de marque ; car le récit de notre jugement s'était répandu au loin, et l'on commentait dans la ville et dans les campagnes les réponses hardies que nous avions faites aux juges et à la Cour. Entre autres visiteurs, nous vîmes venir Humphrey Lower, un vieillard grave et respectable, un ancien juge de paix ; il était très attristé de nous voir en prison et il nous représenta combien nous pourrions être utiles si nous étions libres. Nous avons raisonné avec lui concernant l’assermentation ; et nous le connaissons comment ils ont présenté le serment d’abjuration pour nous comme un piège, parce qu'on savait que nous ne pouvions pas jurer, nous lui montrâmes que nul ne pouvait travailler utilement à l'œuvre de Dieu s'il désobéissait au commandement du Christ ; et que ceux qui nous emprisonnaient parce que nous ne voulions pas, en enlevant notre chapeau, rendre aux hommes un de ces honneurs dont ils sont avides, emprisonnaient le bien et contrastaient en eux-mêmes l'Esprit de Dieu qui aurait voulu agir en eux. Ainsi nous lui fîmes voir l'esprit de Dieu dans son cœur, et la lumière de Jésus ; il fut entièrement convaincu, il persévéra jusqu'à sa mort et nous rendit de grands services.
 
Un Colonel Rouse, juge de paix, vint aussi nous voir, amenant avec lui un groupe nombreux de gens. De ma vie, je n'avais vu un homme si bavard ; aussi n'y avait-il pas moyen de placer un mot. À la fin, je lui demandai, pour le faire taire, s'il avait jamais été à l'école, et s'il savait ce que c'était que d'échanger des questions et des réponses. « À l'école ? » s'écria-t-il. « Oui. » — « À l'école ! » s'exclamèrent à leur tour les soldats : « il demande cela à notre colonel, qui est un savant » ? — Je dis alors : « S'il en est ainsi, tiens-toi tranquille et écoute les réponses que je t'adresse. » Alors je fus poussé à lui annoncer la parole de vie dans la puissance terrible de Dieu ; elle le terrassa tellement qu'il ne put plus ouvrir la bouche ; son visage se congestionna, il était rouge comme dindon ; ses lèvres remuèrent et il murmura quelque chose ; on crut qu'il allait tomber. Je m'approchai de lui et il me dit : « Je n'ai jamais rien éprouvé de pareil » ; car la puissance du Seigneur avait coupé le souffle à l'esprit mauvais qui s'agitait en lui ; en sorte qu'il étouffait presque. Cet homme devint par la suite très affectueux pour les Amis, et il ne se montra plus devant nous aussi fertile en propos oiseux, quoiqu'il fût très orgueilleux ; mais la puissance du Seigneur fut sur lui et sur ses compagnons.

Une autre fois un officier de l'armée vint nous visiter ; il s'agissait d'un professeur amer et vraiment très malicieux que j'avais connu à Londres. Il était rempli de propos oiseux, et parla légèrement de la lumière du Christ et contre la vérité, comme le colonel Rouse avait fait, et contre l'esprit de Dieu qui est dans l'homme, tel qu'il l,était aux jours des apôtres, jusqu'à ce que la puissance de Dieu qui lia le mal en lui l'eut presque coupé le souffle, comme pour le colonel Rouse. Car il état tellement rempli de mal qu'il ne pouvait pas parler; mais ne faisait que murmurer. Depuis le jour où la puissance de Dieu l'a frappé et qu'elle est venue sur Lui, il a été plus aimable avec nous.

Comme les Assises étaient terminées et que le verdict qui nous condamnait était tel qu'il semblait peu probable que nous soyons relâchés de sitôt, nous cessâmes de donner au geôlier sept shillings par semaine pour nos chevaux et autant pour chacun de nous et envoyâmes nos chevaux dans le pays. Là-dessus, il devint très méchant et diabolique ; il nous mit à Doomsdale, un cachot sale et empesté où l'on mettait d'habitude les sorciers et les assassins après qu'ils avaient été condamnés à mort. L'endroit était si nuisible qu'on savait que peu de gens en ressortaient en bonne santé. Il n'y avait pas de dépendance ; les excréments des prisonniers qui avaient séjourné là n'avaient pas été enlevés depuis des années (nous dit-on). Aussi c'était un fumier, et, par places, on enfonçait jusqu'au haut des souliers dans l'eau et dans l'urine ; et il ne nous permit pas de nettoyer cet endroit ni d'avoir des lits ou de la paille pour nous coucher. Le soir, quelques personnes compatissantes de la ville nous apportaient une chandelle et un peu de paille, et nous brûlions un peu de notre paille pour combattre la puanteur. Les voleurs étaient placés au-dessus de nous, et le geôlier en chef au-dessus d'eux et de nous aussi. Il semblerait que la fumée montait jusque dans la chambre du geôlier ; ce qui le mit dans une telle rage, qu'il prit le pot d'excréments des voleurs, et le versa par un trou sur nos têtes dans Doomsdale, jusqu'à ce que nous fûmes tellement éclaboussés que nous ne pouvions plus nous toucher nous-mêmes ni les uns les autres. Et la puanteur augmenta sur nous, de sorte qu'avec toute cette puanteur et toute cette fumée, nous étions presque étouffés et enfumés. Avant nous avions la puanteur sous nos pieds, maintenant nous l'avions sur nos têtes et notre dos; et lui, en étouffant avec la souillure qu'il déversait la paille qui brulait, il enfuma toute la place. En outre il raillait sur nous plus affreusement, nous appelant chiens à face de hachette, et de ces noms étranges que nous n'avions jamais entendu. De cette manière, nous avons dû demeurer toute la nuit debout, car nous ne pouvions pas nous asseoir, tellement l'endroit était plein d'excréments dégoûtants. Pendant longtemps il nous a tenu dans cette condition avant qu'il veuille nous laisser le nettoyer, ou nous permettre d'avoir de la nourriture apportée autre que ce que nous avons à travers la grille de la fenêtre. Une fois une jeune fille nous a apporté un peu à manger ; et il l'a arrêtée pour avoir pénétré de force dans chez lui et l'a poursuivie devant le tribunal de la ville pour effraction dans la prison. Il causa à la jeune femme beaucoup d'ennui ; C'est pourquoi les autres furent tellement découragées que nous avons eu beaucoup de difficultés à obtenir de l'eau, des boissons ou des aliments. Vers cette époque, nous envoyâmes chercher une jeune femme, Ann Downer, de Londres, qui pouvait écrire et bien mettre en sténo les choses à acheter et assaisonner notre viande pour nous. Elle était très disposée à faire cela pour nous parce que c'était aussi dans son esprit de venir à nous dans l'amour de Dieu ; et elle a été très utile pour nous.

Nous apprîmes que le geôlier en chef avait été un voleur et qu'il avait été marqué au fer rouge (pour le marquer pur la vie comme un voleur) à la main et à l'épaule ; sa femme aussi avait été marquée au fer rouge à la main. Le sous geôlier avait été marqué au fer rouge dans la main et sur l'épaule ; son épouse a été marqué à la main également. Colonel Bennet un enseignant Baptiste, après avoir acheté la prison et les terres appartenant au château, avait placé ce geôlier tête là. Les prisonniers et certaines personnes sauvage pouvaient parler des esprits qui ont hanté Doomsdale, et de combien y était mort, pensant peut-être nous terrifier. Mais je leur ai dit, « que si tous les esprits et les démons de l'enfer étaient là, j'étais au-dessus d'eux dans la puissance de Dieu et ne craignait pas ces chose ; car Christ, notre prêtre, sanctifierait les murs de la maison pour nous, c'est lui qui a écrasé la tête du diable. » Le prêtre devait nettoyer la peste hors des murs de la maison en vertu de la Loi, que le Christ, notre prêtre, a mis fin ; qui sanctifie tant intérieurement et extérieurement les murs de la maison, les murs du coeur et toutes choses pour son peuple.

La session générale trimestrielle s'approchait ; comme le geôlier continuait à se conduire d'une façon ignoblement cruelle à notre égard, nous rédigeâmes un rapport où nous dépeignions nos souffrances et nous l'envoyâmes au président de la session de Bodmin. Après l'avoir lu, les juges ordonnèrent que la porte de Doomsdale fût ouverte, qu'on nous permît de la nettoyer et d'acheter notre nourriture en ville. Nous envoyâmes aussi un exemplaire de ce rapport au Protecteur, expliquant comment nous avions été arrêtés et cités en jugement par le Major Ceely, maltraités par le Capitaine Keat comme il a été raconté plus haut, par ordre chronologique, de ce qui avait suivi. Sur quoi le Protecteur envoya au Capitaine Fox, gouverneur du Château de Pendennis, l'ordre de faire une enquête au sujet des soldats qui nous avaient maltraités, et qui m'avaient battu. Il y avait à cette époque, beaucoup de la noblesse du pays au château ; et le parent du capitaine Keat qui m'a frappé fut été envoyé devant eux et reçu e grandes menaces. Ils lui ont dit, « Si je devais changer mon principe, je demanderais la peine extrême que la loi permet contre lui, et pourrait obtenir des dommages contre lui. » Le Capitaine Keat fut également arrêté pour avoir permis les mauvais traitements des prisonniers sous sa responsabilité. Il s'agissait d'un grand service rendu dans le pays ; car par la suite les Amis ont pu parler dans n'importe quel marché ou maison à clocher de la région, et plus personne n'interférerait avec eux. J'ai entendu dire que Hugh Peters, l'un des aumôniers du Protecteur, lui a dit, « Ils ne pouvaient rendre à George Fox un plus grand service pour la diffusion de ses principes, en Cornwall, qu'en emprisonner là. » Et en effet mon emprisonnement là venait du Seigneur, et pour son service dans ces régions ; car après que la Cour d'assises fut terminée, et que l'on savait que nous étions susceptibles de demeurer prisonniers, plusieurs Amis de la plus grande partie de la nation sont venus dans le pays pour nous rendre visite. Ces parties de l'Ouest étaient des pays très sombres à cette époque ; mais la lumière et la vérité du Seigneur éclata, brilla sur l'ensemble, et beaucoup furent tournés des ténèbres à la lumière, et de la puissance de satan à Dieu. Beaucoup ont été déplacés pour aller dans les maisons à clochers, plusieurs furent envoyés à la prison pour nous visiter et une grande persuasion commença dans le pays : car maintenant nous avions eu la liberté de marcher dans le château-vert, et beaucoup de gens venaient les premiers jours, à qui nous avons déclarâmes la parole de vie. De grands services eurent lieu, beaucoup furent tournés à Dieu, dans tout le pays ; mais la grande colère s'est levé au sein des prêtres et des professeurs contre la vérité et nous. Un des envieux professeurs avait rassemblé de nombreuses phrases de l'écriture pour prouver, « que nous devrions enlever nos chapeaux devant les gens, » et il invita la ville de Lanceston à venir dans la Cour du château pour l'entendre lire. Parmi les autres cas qu'il cite, « Que Saul s'inclina devant la sorcière d'Endor. » Quand il eut terminé nous avons obtenu la liberté de parler un peu et de montré à lui et au peuple, « que Saül avait quitté la faveur ou Dieu et lui avait désobéi, comme eux, quand il est allé à la sorcière d'Endor : que ni les prophètes, ou Christ, ou les apôtres n'ont jamais enseigné aux gens à s'incliner devant une sorcière. » L'homme s'en alla avec ses gens grossiers ; mais certains sont restés avec nous, et nous leur avons montré que ce n'était pas l'instruction de l' Évangile d'enseigner aux gens à s'incliner devant une sorcière. Car maintenant les gens commencèrent à être touchés avec la vérité, et la colère du diable augmenta, de sorte que nous étions souvent en grand danger.

{Un juge de paix est venu nous rendre visite du pays de Galles ; il devint un fin ministre et tourna beaucoup de gens à l'esprit de Dieu, pour s'asseoir sous l'enseignement du Christ. Ces personnes souffraient alors d'emprisonnement. L'un d'eux a convaincu trois prêtres, et l'un deux est devenu un fin ministre debout jusqu'à ce jour}.

Un jour, un soldat vint nous voir ; pendant qu'un de nos amis l'admonestait et l'exhortait à la sobriété, je le vis qui commençait à tirer son épée. Là-dessus, je m'approchai de lui et lui dis que c'était une honte de tirer son épée contre un prisonnier, un homme désarmé ; je lui fis voir combien il était incapable et indigne de porter une telle arme ; et que s'il avait agi de cette façon vis-à-vis de certains hommes, ils lui auraient enlevé son arme et l'auraient mis en pièces. Alors, tout honteux, il s'en alla ; et la puissance du Seigneur nous préserva.
 
Une autre fois, vers la onzième heure de la nuit, le geôlier entra à moitié ivre et me dit qu'il avait trouvé maintenant quelqu'un pour discuter avec moi ; (ceci se passait à un moment où nous avions déjà obtenu la permission de sortir un peu en ville). Aussitôt qu'il eut prononcé ces paroles, je sentis qu'il y avait là-dessous l'intention de me faire du mal. Toute cette nuit et le jour suivant, je restai couché sur une pelouse où je sommeillais, et je sentais quelque chose d'étrange autour de mon corps. Je me levai brusquement et je frappai cela dans la puissance du Seigneur ; pourtant cela était toujours là autour de mon corps Alors je me levai et je marchai dans le parc de château-vert ; le sous-geôlier vint me dire qu'il y avait une jeune fille qui voulait me parler à la prison. Je sentis qu'il y avait aussi un piège dans ses paroles ; c'est pourquoi je n'allai pas dans la prison mais je restai devant la grille de la fenêtre ; de là, je regardai à l'intérieur et je vis un homme qui était entré récemment en prison, accusé de sorcellerie (un médium qui usait de pouvoirs surnaturels ); il avait un couteau à la main. Je lui parlai et il me menaça de « me couper les joues » une expression à lui ; mais comme il était à l'intérieur, il ne pouvait pas m'atteindre. C'était le grand discuteur découvert par le geôlier. J'allai peu après dans la maison du geôlier et je le trouvai en train de déjeuner ; le même sorcier était attablé avec lui. Je dis au geôlier que son complot était découvert. Alors il se leva de table et jeta sa serviette avec colère ; je les laissai et j'allai dans ma chambre, car à ce moment-là, nous étions sortis de Doomsdale. Au moment fixé par le geôlier pour la discussion, je descendis et j'allai dans la cour (l'endroit désigné) ; j'y restai jusque vers la onzième heure, mais personne ne vint. Alors je retournai dans ma chambre et, au bout d'un moment, je m'entendis appeler. J'allai au haut de l'escalier, et je vis la femme du geôlier sur l'escalier et le sorcier en bas, cachant sa main derrière son dos et paraissant furieux. Je lui demandai : « Homme, que tiens-tu dans ta main, derrière ton dos ? Étends ta main devant moi ; montre-nous ta main et ce qu'il y a dedans. » Alors il étendit rageusement sa main qui tenait un couteau ouvert. Je montrai à la femme du geôlier combien elle et son mari avaient agi méchamment à mon égard ; car c'était là l'homme qu'ils avaient trouvé pour discuter avec moi des choses de Dieu. Mais le Seigneur avait découvert leur complot, et empêché leurs plan diabolique ; et ils étaient furieux tous les deux et le sorcier continuait à me menacer. Alors, je fus amené par le Seigneur à lui parler sévèrement, dans la puissance terrible du Seigneur, et la Puissance du Seigneur vint sur lui, and le maîtrisa tellement qu'à dater de ce jour il n'osa plus paraître devant moi ni m'adresser la parole. Je vis que c'était le Seigneur seul qui m'avait préservé de leurs mains sanguinaires ; car le Diable avait une grande animosité contre moi et il excitait ses suppôts à me nuire. Mais le Seigneur les en empêcha ; et mon cœur fut rempli de reconnaissance et de louanges envers lui.

{Plusieurs des gens des ville sont venus pour être convaincu de la vérité et sont devenu très aimables. L'Épouse du juge Haggett est venu de Bristol pour nous rendre visite, (de la deuxième Cour d'assises ), et elle fut convaincue ainsi que plusieurs de ses enfants. Son mari, alors est devenu très aimable et serviable pour les Amis, car il avait un grand amour pour le peuple de Dieu, qu'il conserva jusqu'à ce qu'il meurt ; ainsi que ses enfants.}

Et cette même année Mary Fell, la jeune fille de huit ans du Juge Fell, fut amenée par le Seigneur à aller voir le prêtre Lampitt, (le prêtre de l'église Calviniste Indépendante que sa famille fréquentait autrefois ), pour lui dire que le Seigneur allait sur les fioles de sa colère sur lui ; et quand le roi vint, il perdit son emploi en tant que prêtre.}

Par la bouche des petits enfants et de ceux qui sucent,
tu as fondé ta force, à cause de tes adversaires,
afin de réduire au silence l'ennemi et le vengeur.
Psaume 8:2

[Plus au sujet des jeunes appelés par Dieu à son service : Patience Scott avait onze ans, vivait à Providence, Rhode Island. Le Seigneur l'appela pour aller à Boston, 105 miles de là, où elle a prêché pendant environ trois semaines avant d'être jetés en prison pendant trois mois par les envieux magistrats Puritains. Lors de son interrogation, ses réponses furent au-delà de la capacité normale d'un enfant de son âge, que le gouverneur avoua qu'il y avait en elle un esprit qui était au-delà de l'esprit d'une femme ; mais étant aveugle et n'y voyant pas Dieu perfectionnant sa louange de par la bouche de l'enfant, il a dit que c'était « le diable ». William Robinson, en écrivant à George Fox, environ un mois après leur incarcération, mentionne le cas de celle-ci. « Voici une fille de Katherine Scott, qui est incarcéré à la maison du geôlier. Elle est une enfant très bien, et elle est finement gardée. Elle a environ onze ou douze ans et possède une bonne compréhension. » Suite à un emprisonnement d'environ trois mois, Patience Scott a été amenée au procès. Toutefois, son cas a rendu la Cour quelque peu perplexe. Bannir officiellement un pur enfant pour avoir professé le Quakerisme, cela en devenait trop ridicule pour que ce soit appliqué et enfin ils en conclurent à sa décharge. L'enregistrement fait à cette occasion était unique. « La Cour dûment examiné la malice de Satan et de ses instruments, par tous les moyens et les moyens de propager l'erreur et perturber la vérité et porter à confusion parmi nous, — que Satan s'est mis à faire usage de cet enfant, n'étant pas en âge de discrétion, ni de comprendre les principes de la religion, jugeons appropriée jusqu'à présent de la traiter comme une Quaker, seulement pour les admonester et l'instruire selon sa capacité et donc l'acquitter ; le Capitaine Hutchinson entreprend de l'envoyer chez elle. »

Le fait qu'une jeune personne comme elle ait été appelée au ministère, n'est pas unique dans l'histoire des Quakers. George Newland, un jeune irlandais, entré dans ce service de l'Évangile à ses douze ans ; Il mourut vers l'âge de dix-neuf et environ six ans avant sa mort, il oeuvra dans les églises de son pays natal au réconfort et à l'édification de ses amis. Ellis Lewis, de North Wales, se senti contraint de s'engager dans le ministère, dans sa treizième année. Sa première communication s'est effectuée dans la langue anglaise, avec laquelle il n'était pas familier, et il est cité pour avoir été « remarquable et sensible ». Un autre exemple de dévouement et de soumission tôt à cet appel divin, fut celui de du remarquable William Hunt, de la Caroline du Nord. Il entra dans l'oeuvre de l'Évangile lorsqu'il eut environ quatorze ans. À onze ans, il eut de remarquables ouvertures dans les choses divines. Christiana Barclay, la fille de l'apologiste Robert Barclay, entra aussi dans cette oeuvre importante vers l'âge de quatorze ans. De nombreux autres adolescents parmi les Amis âgés de quatorze, quinze, seize et dix-sept ans, il est bien connu, ont aussi été appelés par Lui dont « l'Esprit souffle où il aime à annoncer aux autres, les insondables richesses de Son Royaume céleste ».]

Maintenant alors que j'étais visité par différentes sortes de gens, certains étant venu par bonne volonté pour nous rendre visite, certains avec un esprit envieux et mesquin pour se quereller se disputer avec nous, et d'autres par curiosité de nous voir ; Edward Pyot qui avant sa conversion, avait été capitaine dans l'armée et qui avait une bonne compréhension des lois et des droits du peuple, étant sensible à l'injustice et l'envie du juge Glyn envers nous à notre tribunal, pris sur lui-même d'essayer de rendre le juge Glyn sensible à ses injustices et lui écrivit une épître en notre nom à tous qui allait ainsi :

À John Glyn, chef de justice d'Angleterre.

Amis,

Nous sommes des hommes de l'Angleterre nés libres ; nos droits et libertés sont conformes à la Loi et devaient être défendu par elle ; par conséquent, avec vous, par la main dont nous avons si longtemps souffert et souffrons encore, laissez-nous raisonner un peu plus clairement concernant votre procédure contre nous, à savoir si elles ont été conformément à la Loi et convenant à votre devoir et fonction comme chef ministre de la loi ou de la justice d'Angleterre ? Demeurez dans la douceur et l'humilité, de sorte que le témoin de Dieu dans votre conscience puisse être entendu pour parler et être juge dans cette affaire ; car vous et nous devons tous paraître devant le Tribunal du Christ afin que chacun reçoive selon ce qu'il a fait, que ce soit bon ou mauvais. Par conséquent, ami, peser ce qui vous est envoyée dans cette lettre, dans la modération et la sobriété.

Dans l'après-midi, avant que nous ayons été amenés devant vous aux aux assises à Lanceston, vous avez commandé que plusieurs dizaines de nos livres nous soient violemment ôtés, par des hommes armés, sans l'application en règle de la Loi ; Ces livres ont été consultés pour voir si en eux quelque chose avait pu être trouvé pour être porté à notre accusation, (nous qui sommes des hommes innocents) ; et puis en ce qui concerne notre question juridique, jusqu'à ce jour vous avez retenu des frais de notre part. Nos livres sont nos biens, nos biens sont notre propriété, et notre liberté, c'est d'avoir et de profiter de notre propriété : et le droit est la défense de notre liberté et de notre propriété, et le droit dit : « qu'aucun homme libre ne peut être privé de sa propriété, de ses libertés, ou libre coutumes, etc. , ni en aucun cas être détruites : ni nous ne passerons pas par dessus lui, autrement que par un jugement légal de ses pairs ou par la loi du pays. Magna Charta, chap. 29. Maintenant, ami, veuillez examiner, si l'enlèvement des biens d'un homme par la violence, par la force des armes, comme je viens de mentionner, est contraire à la loi du pays ? Et le fait de les garder, donc de les enlever, n'est-ce pas une privation pour lui, de ses biens et une destruction de ceux-ci et de sa liberté, oui, son être même, tout autant que l'invasion de la garde que la loi a fixe à son sujet est dans l'ordre ? La loi n'appelle-t-elle pas cela la destruction de l'homme ? Y a-t-il plus d'une protection commune ou d'une défense de la propriété, de la liberté et de la vie, à savoir, que la Loi ? Et cette garde peut-elle être être brisée sur l'ancienne, c'est à dire, propriété et liberté et la second, c'est à dire, la vie pour être sûr ? Celui qui envahit la propriété et la liberté d'un homme (celui qui le fait, agit contraire à la Loi, celui qui en est le gardien, agit contre elles), ne fait-il pas atteinte à la vie d'un homme ; puisque ce qui est le fondement de l'un l'est aussi de l'autre ? Si la valeur d'un penny ou qu'un penny qui est prélevé d'un homme est contraire au droit, par la même règle ne doit-on pas enlever à tout homme ? Si le lien de la Loi est rompu sur la propriété d'un homme, sur la même base ne pourrait-il pas être brisé aussi sur sa personne ? Et par la même raison comme elle est brisée sur un seul homme, ne peut-elle pas être rompue sur tous, puisque la liberté, propriété, et les êtres de tous les hommes sous un gouvernement sont parent, une communion de la richesse, comme les membres du corps, mais un garde et une défense pour tous, le droit ? Un homme ne peut pas être blessé en ceci, sans que cela retombe sur tous. De telles choses ne tendent -t-elles pas à la subversion et la dissolution du gouvernement ? Lorsqu'il n'y a pas de loi, qu'advient-il du gouvernement ? Et quelle valeur a la Loi, lorsque les ministres de ce celle-ci la brise par plaisir sur les propriétés, les libertés des hommes et sur les personnes ? Vous pouvez vous soustraire vous-même de ces choses qui nous concerne ? À cette part de Dieu dans votre conscience, qui est juste, je parle. Avez vous avez agi comme un ministre, le chef ministre de la loi, qui a pris nos biens et qui les détenez toujours, sans même passer par mandat légale, basé sur une information convenable qui, dans notre cas, vous ne pouviez pas les avoir ou les parcourir pour en avoir les informations ? Si vous exercer la violence et la force des armes sur les biens des détenus, dans leur chambre de prison, au lieu de procéder en toute légalité dans l'ordre, qu' en appelle votre fonction, par-dessus de tout homme, pour défendre et maintenir contre le mal et préserver et protéger entièrement chaque homme, son être, sa liberté et sa vie ? Si vous, dont le devoir est de punir les malfaiteurs, agissez vous-mêmes mal ; Vous qui devriez voir à ce que la Loi soit maintenue et observée, vous enfreignez la Loi et détourner sa bonne administration ! Assurément, considérant que vous êtes le juge en chef d'Angleterre, d'autres choses sont attendues de vous, par nous et par le peuple de cette nation.

Et ami, lorsque nous étions devant vous et nous tenions sur la question de notre droit légal, et qu'aucun accusateur ou ni accusation ne sont entrés contre nous, à savoir que nous avions été injustement emprisonnés pour et en prison, détenu durant l'espace de neuf semaines, cela ne devrait-il pas vous amener à nous acquitter par la proclamation ? La loi ne le stipule-t-elle pas ? N'auriez-vous pas du examiner la cause de notre internement, et cela n'apparaît-il pas comme étant une cause légitime, de nous disculper ? N'est-ce pas là la substance de votre fonction et votre devoir, de faire justice selon la Loi et la coutume de l'Angleterre ? Est-ce pas la fin de l'administration de la Loi ? Des assises générales ? Des libérations de prison ? Des juges allant dans les circuits ? N'avez pas vous, en faisant autrement, agi à l'encontre de tout cela, et de la Magna Charta ? qui Chap. 29 a dit : « Nous ne vendrons à aucun homme, nous n'allons refuser ou reporter à aucun homme, la justice ou le droit. » Ne nous avez-vous pas différés et refusé à nous, vous qui avez été si longtemps opprimés, cette justice et ce droit ? Et lorsque nous avons exigé de vous justice n'avez-vous pas dit, « si nous serions découvert [chapeaux enlevés de la tête], vous nous entendriez et nous rendriez justice ? » « Nous ne vendrons à aucun homme, nous n'allons refuser ou reporter à aucun homme, la justice ou le droit. » dit la Magna Charta mentionné déjà : encore une fois, « nous avons commandé à tous nos juges, qu'à partir d'ici ils feront le même droit et l'exécution du droit équitablement pour tous nos sujets, riches et pauvres, sans avoir égard à la personne de tout homme ; et sans laisser pour être juste envers toutes lettres ou commandement qui peuvent venir à eux de notre part, ou de tout autre ou par toute autre cause, sous peine d'être à notre volonté, corps, terres et biens, pour faire avec celle-ci comme il nous plaira, au cas, où ils font contraire, » a déclaré stat. 20 Edw. 3. Chap. 1. Encore une fois, « Vous allez jurer, que vous ferez le même droit et l'exécution du droit pour tous, riches et pauvres, sans tenir compte de toute personne ; et que vous refusez à aucun homme commun le droit par les lettres du roi, ni aucun autre homme, ni pour aucune autre cause. Et dans le cas où aucune lettre viennent à vous, qui irait à l'encontre de la Loi, vous ne faites rien par une telle lettre ; mais atteste que le roi de cela et irez de l'avant pour appliquer la Loi, sans tenir compte de ces lettres. Et au cas où vous êtes dès maintenant trouvé en défaut dans l'un des points ci-dessus, vous serez à la volonté du roi des corps, des terres et des biens, pour que cela soit faite, comme bon lui plaira, » dit le serment désigné par le statut qui doit être pris par tous les juges. Stat. 18, éd. 3. Mais aucun de ceux-ci, ni aucune autre loi, n'a en elle une telle expression ou condition comme celle-ci : « à condition qu'il enlève son chapeau en votre présence, ou que sa tête soit découverte. » Ni la Loi de Dieu dit ceci, ou que vos personnes soient respectés ; mais au contraire. Mais d'où vient alors cette nouvelle loi, « si vous n'êtes pas pas découvert, je vous entendrai pas et ne vous rendrai pas justice » ? Cette ajout de plainte de fausseté, cette pratique de la justice sous condition ; où y trouve -t-on l'équité et le caractère raisonnable de cela ? Quand est-ce ces lois fondamentales ont-elle été abrogées, qui ont été la cause de tant de sang et de guerre ; ce, pour maintenir, coûter la misère et le sang des dernières guerres, que nous allons maintenant entendre, comme un droit, et avoir la justice nous être accordée mais sous condition et cela aussi, tel une insignifiante condition comme d'enlever le chapeau ? N'est-ce pas là vos dires, vous qui êtes commandés, tel que précédemment dit, vous les abrogez, et les rendez sans effet, et toutes les misères subies, et le sang versé pour ceux d'autrefois et des dernières années ? Que ce fut ainsi ou non en effet, et à la nation, vous l'avez appliqué ainsi pour nous ; à qui vous avez refusé la justice de notre liberté lorsque nous étions devant vous, et qu'aucun accusateur ni aucune accusation ne se sont présenté contre nous, et l'audition des torts causés à nous qui sommes innocents, et qui faisons juste. Et les obligations que vous avez jetés et continués sur nous jusqu'à ce jour, sous un geôlier déraisonnable et cruel, parce que nous ne nous sommes pas soumis à vos condition, pour par motif de conscience.

Mais croyez-vous que votre propre justice conditionnelle rend la loi nulle ; ou qu'elle peut faire ainsi; ou vous absoudre devant Dieu ou homme ou acquitter les pénalités déjà mentionnées dans la loi ; auxquelles vous n'avez pas consenti ni prêtés serment ? c'est à dire, « Au cas où vous êtes à partir d'ici trouvés en défaut dans l'un des points déjà mentionnés, vous serez à la volonté du roi, de corps, de pays, et de biens, afin qu'il fasse de vous comme bon lui semble. » Et n'est-ce pas vos dires, « si vous voulez vous découvrir, [ou ôter vos chapeaux], je vous entendrai, et vous ferai justice » ; et parce que nous ne pouvons pas les ôter par motif de conscience, vous nous refusez la justice, et refusant de nous entendre, comme pour nous faire tort, nous qui avons souffert injustement, un défaut en vous contre la véritable essence de ces lois, oui, un renversement de cela, à cause de ces choses, (étant de la plus haute importance pour le bien être des hommes ), aussi juste, aussi égales, aussi nécessaire que ces lois ont été faites, et toutes les dispositions qui s'y trouvent . Être désobéissants dans n'importe quel point de tel dispositions, s'expose à la dite peine. Ne voyez-vous pas maintenant où vous êtes ? Êtes-vous sûr que vous ne serez jamais sera forcé de comprendre ou sentir la justice dans le présent ? Votre siège est-il si haut et votre barrière si grande, et êtes vous si certain de votre temps et résigné, tous ceux qui sont passés avant vous, que la justice tranché, et leur a donné leur dû, que vous ne serez jamais appelé à rendre compte, ni d'être atteint de son coup long et sûr?

Ne vous y trompez pas, Dieu est plus près pour le jugement que ce qu'imaginent les ouvriers d'iniquité de cet âge, qui persécutent et maltraitent ceux qui témoignent le juste et le saint, pour Lui avoir rendu témoignage, à lui qui est venu régner pour toujours et à jamais. Ne disait-il pas qu'il serait un témoin prompt contre ceux qui jurent faussement ? On ne se moque pas de Dieu.

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