Le Journal de George Fox — 1656 — 1657 — En route pour l'Écosse <page 3 >


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De cet endroit je continuai mon voyage dans le Pays de Galles, jusqu'à Tenby ; tandis que je montais la rue à cheval, un juge de paix sortit de chez lui et me pria de descendre et de loger chez lui, ce que je fis. Sur le premier jour, le maire et sa femme, ainsi que plusieurs des principaux de la ville, vinrent vers dix heures et assistèrent à toute la réunion. Elle fut glorieuse. John-ap-John, étant alors avec moi, se rendit à la maison à clocher, et le gouverneur le jeta en prison. Le matin du Second jour, le gouverneur envoya un de ses fonctionnaires me chercher dans la maison du juge ; ce qui affligea le maire et le juge ; car tous deux étaient avec moi quand l'officier se présenta. Le maire et le juge me précédèrent chez le gouverneur ; un moment après je partis avec l'officier. Quand j'entrai, je dis : « La paix soit sur cette maison.» Et, avant que le gouverneur eût commencé à m'interroger, je lui demandai pourquoi il avait jeté mon ami en prison. Il me répondit : « Pour être resté dans l'église avec son chapeau sur la tête. » Je lui répondis : « Est-ce que le prêtre n'avait pas deux bonnets sur sa tête, un noir et un blanc ? Enlevez les bords du chapeau et alors mon ami n'aura eu qu'un bonnet au lieu de deux, et ce bord est destiné à garantir son cou de la pluie. » — « Ce sont là des propos frivoles », dit le gouverneur. « Eh bien », lui dis-je, « est-ce que tu jettes mon ami en prison pour des motifs frivoles ? » Alors il commença à me demander si je croyais à l'élection et à la perdition. « Oui, répondis-je, et tu es parmi les réprouvés. » Cela le mit en fureur, et il dit qu'il m'enverrait en prison où je resterais jusqu'à ce que j'eusse fait la preuve de ce que je venais d'affirmer ; mais je lui dis que je pouvais le lui prouver tout de suite, si seulement il voulait se montrer de bonne foi. Alors je lui demandai si la colère, la fureur et la persécution n'étaient pas ce qui marquait les réprouvés ; car celui qui est né de la chair persécute celui qui est né de l'Esprit ; mais Christ et Ses disciples n'ont jamais persécuté personne. Alors il reconnut franchement qu'il y avait en lui trop de colère, de promptitude et de passion. La puissance du Seigneur l'atteignit et le vainquit de telle façon qu'il confessa la Vérité ; l'autre juge vint et me serra amicalement la main.
 
Comme je m'en allais, je fus poussé à parler encore au gouverneur, et il m'invita à dîner avec lui ; il mit mon ami en liberté. Je retournai dans la maison du juge ; et, au bout de quelque temps, le maire et sa femme, le juge et sa femme, et divers autres Amis de la localité nous accompagnèrent à environ un demi mille hors de la ville, au bord de l'eau ; et là, quand nous nous séparâmes d'eux, je fus poussé par le Seigneur à m'agenouiller avec eux et je priai le Seigneur de les préserver. Ainsi, après les avoir recommandés au Seigneur Jésus-Christ, leur Sauveur et leur libre Enseignant, nous nous sommes retirés dans la puissance du Seigneur, et Dieu fut glorifié. Une réunion se poursuit à ce jour dans cette ville.

Nous avons voyagé dans le comté de Pembrokeshire ; et dans la ville de Pembroke il y avait un service pour le Seigneur. De là, nous sommes passés à Haverford-Ouest, où nous avons eu une grande réunion. Tout était calme ; la puissance du Seigneur est venu au dessus de tous, beaucoup furent établis dans la nouvelle alliance, Jésus Christ et ont bâti sur lui, leur rocher et leur Fondation ; et à ce jour, ils ont de précieuses réunions. Le lendemain, qui était leur jour de foire, nous avons traversé la foire et « sonné le jour du Seigneur et sa vérité éternelle parmi eux. »

Après cela, nous sommes entrés dans un autre comté à midi dans une grande ville marchande. Nous sommes allés à plusieurs Auberges avant de pouvoir obtenir de la nourriture pour nos chevaux. Enfin nous Nous en trouvâmes enfin une, où nous avons pu en obtenir. Puis John-ap-John, qui était avec moi, est allé et a parlé à travers la ville, déclarant la vérité au peuple ; et quand il est revenu à moi, dit-il, il pensait que tous les habitants de la ville étaient endormis.

Après un certain temps, il fut mu à retourner déclarer la vérité dans les rues ; alors toute la ville était dans un tumulte, et ils le jetèrent en prison. En peu de temps, plusieurs des principaux de la ville sont venu avec d'autres à l'auberge où j'étais et ont dit, « nous avons jeté votre homme en prison. » J'ai demandé « pourquoi ? » Ils ont dit : « Il a prêché dans nos rues ». Je leur ai demandé, « qu'a-t-il dit ? » Avait il réprimé certains ivrognes et blasphémateurs et les a-t-il avertis de se repentir et d'abandonner ses mauvaises actions et de se tourner vers le Seigneur ? » Je leur ai demandé, « qui l'a jeté en prison ? » Ils ont dit, « le Haut shérif, les juges et le maire. » J'ai demandé leurs noms, et si ils s'étaient compris entre eux ? Et si c'était leur façon de faire aux voyageurs qui passaient par leur ville. Quelle manière était-ce là, envers des étrangers qui admonestaient, exhortaient à craindre l'Éternel et réprimandaient le péché dans leurs portes ? » Ces gens s'en allèrent raconter aux officiers ce que j'avais dit ; et après un certain temps, ils ont amené John-ap-John avec des gardiens armés, se préparant à le jeter hors de la ville. J'étais à la porte de l'auberge et demandai aux dirigeants d'enlever leurs mains de lui. Ils ont dit que le maire et les juges les avaient commandé de le mettre hors de la ville. Je leur ai dit, « Je voudrais parler avec leur maire et leurs juges à midi, concernant leur manière incivile et non chrétien envers lui. » J'ai demandé à John d'aller s'occuper des chevaux et de les préparer et chargeai les officiers de ne pas de le toucher ; et après que je leur eus déclaré la vérité et montré les fruits de leurs prêtres et leur conduite non civilisée et attitude non chrétien, ils s'en allèrent et nous quittèrent. Ils étaient une sorte d'indépendants ; une ville très méchante et fausse. Nous souhaitons l'aubergiste pour donner à nos chevaux un peu d'avoine ; à peine tourné le dos, que l'avoine avait été volée de nos chevaux. Après nous êtres rafraîchis un peu et préparés, nous sommes montés sur nos chevaux et sommes allés jusqu'à l'auberge où le maire, le shérif et juges étaient. Je les appelai pour parler avec eux et leur demandai la raison, « pourquoi ils avaient emprisonné John-ap-John et qu'ils l'avaient maintenu en prison pendant deux ou trois heures? » Mais ils ne me répondent pas un mot ; ils faisaient seulement que me regarder par les fenêtres. Je leur ai montré comment leur conduite était anti-chrétien envers les étrangers et voyageurs et qu'ils manifestaient les fruits de leurs enseignants ; je leur ai déclaré la vérité et les ai avertis du jour du Seigneur qui allait à venir sur tous les malfaiteurs ; et la puissance du Seigneur est alors venu sur eux de sorte qu'ils avaient l'air honteux ; mais je n'ai pu avoir un seul mot de leur part en réponse. Donc après les avoir avertis de se repentir et de se tourner vers le Seigneur, nous sommes partis ; et pendant la nuit, nous sommes arrivés à une petite auberge, très pauvre, mais très bon marché ; car nos propre provisions et nos deux chevaux nous coûtèrent seulement huit pence ; mais les chevaux ne voulurent pas manger leur avoine. Nous avons déclaré la vérité aux gens de l'endroit et sonné le jour du Seigneur à travers le pays.

De là, nous sommes arrivés à une grande ville et sommes allé dans une auberge. Edward Edwards est entrés dans le marché et a déclaré la vérité parmi le peuple ; qui le suivirent à l'auberge, remplissant la Cour de l'auberge et ils furent extrêmement rudes. Pourtant, nous avons eu un bon service pour le Seigneur parmi eux. Car la vie du christianisme et sa puissance tourmentaient leurs esprits léger et alors la puissance vint sur eux, de telle sorte que certains furent touchés et convaincus ; la puissance du Seigneur est venu sur l'ensemble ; et les magistrats étaient liés. Ils n'avaient aucun pouvoir d'interférer avec nous.

Après cela, nous sommes arrivés à une autre grande ville un jour de marché où John-ap-John a déclaré la vérité éternelle à travers les rues et proclamé le jour du Seigneur. Le soir, beaucoup se sont réunis autour de l'auberge ; et certains d'entre eux, étant ivres, voulurent faire semblant d'essayer de nous faire sortir dans la rue à nouveau ; mais en voyant leur tentative, je leur ai dit que si il y en avait qui craignaient Dieu et désirait entendre la vérité, ils pourraient venir dans notre auberge ; ou sinon, nous aurions une réunion avec eux le lendemain. » Nous avons eu un service pour le Seigneur, parmi eux, cette nuit là ainsi que le matin ; et s'ils étaient résistants à recevoir la vérité, pourtant la graine a été semée ; et dans cette région, le Seigneur des personnes se rassemblent en Son nom. C'est dans cette auberge aussi que, ayant tourné le dos à l'homme qui donnait l'avoine à mon cheval, je le vis, quand je me retournai, en train de remplir ses poches de la nourriture destinée au cheval. C'étaient des gens méchants et voleurs de priver ainsi de sa subsistance une pauvre créature muette ; j'aurais préféré qu'ils m'eussent volé moi.

En quittant cette ville et plus loin, nous fûmes dépassés par un homme de haute taille ; il se proposait, comme il nous le dit plus tard, de nous arrêter à la ville prochaine comme des voleurs pour vagabondage sur la route. Mais, avant d'arriver à la ville, je fus poussé par le Seigneur à lui parler. Ce que je lui dis atteignit le témoin de Dieu qui était en lui et il en fut tellement frappé qu'il nous invita à entrer chez lui et nous entretint très aimablement. Lui et sa femme nous demandèrent de leur citer quelques passages de nos écrits, soit ceux qui exposaient nos principes, soit ceux qui étaient dirigés contre les prêtres. Nous fûmes heureux de les satisfaire et nous leur bon indiquâmes nombre de textes ; l'homme les écrivit et il fut convaincu de la vérité, soit par l'Esprit de Dieu dans son propre coeur, soit par l'Écriture qui la lui confirma.

Après cela, il nous donna des instructions pour la suite de notre voyage, et nous arrivâmes à une montagne qu'on dit haute de deux ou trois mille pieds ; du flanc de cette montagne, j'embrassais un vaste horizon ; je montrai à John-ap-John (un dévoué prêtre gallois) les endroits où Dieu se susciterait un peuple qui se ferait instruire par Lui-même. Il prit note de ces endroits, où, en effet, des groupes nombreux d'enfants de Dieu se sont formés. J'ai fait de même dans bien des localités où la population était rude et grossière ; j'ai pourtant été poussé à annoncer que le Seigneur avait une postérité dans ces endroits ; et nous avons vu ensuite se constituer là un peuple de braves qui entraient dans l'alliance de Dieu et qui se réunissaient au nom de Jésus, en qui ils ont trouvé le salut et l'enseignement gratuit.

De cette colline, nous sommes arrivés à Dolegelle et entrés dans une auberge. John-ap-John alla prêcher dans les rues ; et les gens de la ville se sont levés et rassemblés autour de lui. Il y avait deux prêtres indépendants dans la ville ; ils sont sortis ensemble et tous les deux commencèrent à parler à John. J'allai les rejoindre; et ils parlaient en gallois, je leur ai demandé, quel était le sujet de leur discussion, et pourquoi ce manque de modération l'un envers l'autre ? « Pour les choses de Dieu », « leur dis-je, « qui étaient lourdes, et que l'ont devrait en parler qu'avec crainte et révérence. » Puis j'ai voulu d'eux qu'ils parlent en anglais, ainsi je pourrais converser avec eux ; et ils l'ont fait. Ils affirmaient, « que la lumière, à laquelle Jean était venu rendre témoignage, était une lumière, naturelle, créée et faite ». J'ai pris la bible et leur a montré, (comme je l'avais fait à d'autres avant), « que la lumière naturelle créée et faite c'était le soleil, lune et étoiles ; mais cette lumière dont John témoigne et qu'il appelait la véritable lumière qui éclaire tout homme qui vient au monde, est la vie en Christ, la parole, par laquelle toutes choses ont été faites et créés. Celle-ci est même appelée la vie en Christ, est aussi appelée la lumière dans l'homme. Il s'agit d'une lumière céleste, divine, qui laisse aux hommes voir leurs mauvaises paroles et actions et leur montre tous leurs péchés ; et (s'ils voudraient la suivre), les apporterait à Christ, de qui elle vient, afin qu'ils puisse connaître celui qui les sauve de leurs péchés, et d'effacer cela. Je leur ai dit que cette lumière brille dans l'obscurité de leurs coeurs, et que les ténèbres ne peuvent pas la comprendre en eux : mais seulement dans ces coeurs, où Dieu lui avait commandé de briller, qui sont hors des ténèbres, à ceux-là il donna aussi la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Jésus-Christ leur Sauveur. 2 Cor 4:6. J'ai ouvert les écritures en grande partie à eux, et je les tournais vers l'esprit de Dieu dans leur coeur ; qui leur révèle les mystères dans la Bible et qui les conduit dans toute vérité, alors qu'ils en deviennent les sujets. Je les ai orienté à ce qui voudrait donner à chacun d'eux la connaissance du Christ qui est mort pour eux ; afin qu'ils puissent connaître leur chemin vers Dieu et qu'ils puissent faire la paix entre eux et Dieu. Les gens étaient attentifs, et j'ai demandé à John-ap-John de se lever et de le dire parler, ce qu'il fit ; et la majorité le reçurent et avec les mains levées vers le haut, ils bénirent et louèrent Dieu. Les bouches des prêtres furent fermées, de sorte qu'ils sont demeurés calmes tout le temps ; car je les avais premièrement amené à rester sobres, leur disant que lorsqu'ils « parlaient des choses de Dieu et du Christ, ils devaient en parler avec crainte et révérence ». Ainsi la réunion se termina en paix dans la rue. Beaucoup de gens nous ont accompagnés à notre auberge et se réjouirent dans la vérité qui leur avait été déclarée, et parce qui ils avaient été dirigés vers la lumière et l'esprit qui est en eux-mêmes, grâce auquel ils peuvent voir leur péché, et connaître Salut. Quand nous sommes sortis de la ville, les gens furent tellement touchées, qu'ils élevèrent leurs mains et bénirent le Seigneur pour notre venue. Le Seigneur avait là une semence précieuse et dans les régions environnantes ; et un grand nombre de personnes dans ces régions se sont des lors rassemblés pour le Seigneur Jésus Christ, pour s'asseoir sous son enseignement gratuit ; et ils ont souffert beaucoup pour lui.

De cet endroit, nous sommes passés à Caernarvon, une ville comme un château. Quand nous eûmes pensionné nos chevaux dans une auberge et rafraîchit nous-mêmes, John-ap-John alla et parla à travers les rues ; qui étaient si étroites et si courtes, qu'on aurait pu se tenir debout au milieu de la ville et de voir les deux portes. Je suivis John-ap-John, et une multitude de gens furent bientôt réunis autour de lui ; parmi lesquels un prêtre très sombre qui commença à babiller ; mais sa bouche fut aussitôt arrêtée. Quand John eut terminé, j'ai déclaré la parole de vie parmi le peuple ; les dirigeant vers la lumière du Christ dans leur coeur, afin que par elle ils puissent voir tous leurs propres voies, religions et enseignants et que par elle ils puissent quitter tout cela pour aller à Christ, le le véritable et vivant chemin et l'enseignant gratuit.

Certains d'entre eux ont été rude, mais la plupart furent civile. et nous ont dit, « qu'ils avaient entendu comment nous avions été persécutés et maltraités en de nombreux endroits, mais que, ici on ne nous feraient pas cela. » Je félicitais leur modération et sobriété et les a avertis du jour du Seigneur qui venait à tout péché et toute méchanceté ; leur témoignant que le Christ était maintenant venu pour enseigner son peuple lui-même, par son esprit et sa puissance. »

De là, nous allâmes à Beaumaris, ville où John-ap-John avait autrefois été prédicateur d'une congrégation. Lorsque nous eûmes mis nos chevaux à l'auberge, John sortit et parla à travers les rues ; comme il y avait une garnison dans la ville, on le prit et on le mit en prison. La femme de l'aubergiste vint me dire que le gouverneur et les magistrats m'envoyaient chercher pour me mettre en prison aussi. Je lui dis qu'ils avaient déjà été trop loin et qu'ils avaient agi contrairement au christianisme en emprisonnant un homme pour avoir réprouvé le péché et annoncé la vérité dans les rues. Aussitôt après, quelques personnes bienveillantes vinrent m'avertir que, si j'allais dans la rue, on me mettrait aussi en prison ; c'est pourquoi elles me conseillaient de rester à l'auberge. Là-dessus, Dieu me poussa à sortir et à arpenter les rues ; je dis aux gens combien ils avaient agi d'une façon peu chrétienne en jetant mon ami en prison. Comme c'étaient des pratiquants de marque, je leur demandai si c'était là leur façon de recevoir les étrangers ; s'ils voudraient qu'on agisse ainsi à leur égard ; et si eux qui faisaient profession de se régler d'après les Écritures avaient un exemple de Christ ou de Ses apôtres pour légitimer leur conduite. Au bout de peu d'instants, ils remirent John-ap-John en liberté.

Le jour suivant, qui était un jour de marché, il fallait traverser une grande rivière ; non loin de l'endroit où nous devions prendre notre bac, beaucoup de gens du marché s'approchèrent de nous ; nous fîmes là un bon travail pour le Seigneur, leur déclarant la parole de vie et la vérité éternelle, et proclamant le jour du Seigneur parmi eux qui était venu au-dessus toute méchanceté ; et les dirigeai vers la lumière du Christ, avec laquelle Lui, l'homme céleste, les a éclairé tous ; par laquelle ils peuvent voir leurs péchés et toutes leurs fausses voies, religions, adorations, et enseignants ; et par la même lumière ils peuvent voir Jésus, qui est venu pour les sauver et les conduire à Dieu. Après que la vérité leur eut été annoncée dans la puissance de Dieu, et que l'enseignement gratuit de Christ eut été opposé à celui des docteurs mercenaires, je dis à John-ap-John de faire monter son cheval sur le bac qui était prêt à partir. Il y avait un groupe de messieurs très agité (c'est ainsi que nous les appelâmes, mais nous trouvâmes que c'était des hommes très grossiers), qui montèrent sur le bac et se joignirent à d'autres pour empêcher le cheval d'entrer.

Je m'approchai du bac et je leur parlai, leur montrant combien leur façon d'agir était inhumaine et non chrétienne ; je leur dis qu'ils faisaient également preuve d'un esprit indigne du christianisme et de l'humanité. Tout en parlant, je guidais mon cheval à sauter sur le bac au milieu d'eux, pensant que le cheval de John suivrait le mien ; mais l'eau étant profonde, John ne put pas faire sauter son cheval dans le bateau. C'est pourquoi je sautai de nouveau à cheval dans l'eau et je restai avec John de ce côté de l'eau jusqu'au retour du bac. Nous attendîmes là, de onze à deux heures, jusqu'à ce que le bac revint nous chercher ; et nous eûmes ensuite quarante-deux milles à faire à cheval ce soir-là ; quand nous eûmes payé notre passage, il ne restait plus dans la bourse que quatre pence pour nous deux. Nous fîmes seize mille et nous achetâmes alors un peu de foin pour nos chevaux. Reprenant notre route, nous arrivâmes dans la nuit à un débit, mais voyant que nous ne pouvions avoir là ni avoine ni foin, nous repartîmes et voyageâmes toute la nuit ; vers quatre heures du matin nous arrivâmes à un endroit à six milles de Wrexham ; c'est là que nous nous rencontrâmes ce jour-là beaucoup d'Amis et que nous eûmes une glorieuse réunion. Nous étions très fatigués, après ce dur voyage à travers le Pays de Galles ; dans bien des endroits, nous avions eu de la peine à nourrir nos chevaux et à nous nourrir nous-mêmes.

Le jour suivant, nous allâmes à Flintshire, proclamant le jour du Seigneur à travers les villes ; nous arrivâmes de nuit à Wrexham. Beaucoup de gens de Floyd vinrent vers nous ; c'étaient des gens grossiers, bruyants, superficiels et qui avaient bien peu le sens de la Vérité ; cependant quelques-uns furent convaincus. Le lendemain matin, une dame, qui avait chez elle un prédicateur, m'envoya chercher. J'y allai, mais je trouvai que, soit elle, soit son prédicateur, étaient bien légers et bien superficiels ; trop légers pour recevoir les vérités substantielles de Dieu. Dans sa frivolité, elle vint me demander si je ne voulais pas « qu'elle me coupe les cheveux » ; mais je l'engageai à couper ses iniquités avec l'épée de l'Esprit de Dieu. Elle se vanta ensuite, comme une écervelée, d'être venue derrière moi et d'avoir coupé une boucle de mes cheveux ; mais ce n'était pas vrai.

De Wrexham nous allâmes à Westchester ; et puisque c'était le temps de la foire, nus sommes restés là quelques temps pur visiter les Amis. Je voyageai à travers tous les comtés du Pays de Galles, prêchant l'évangile éternel de Christ ; et il y a maintenant dans ce pays un peuple de braves qui l'ont reçu et qui se soumettent à l'enseignement de Christ. Mais avant que je quitte le pays de Galles, j'ai écrit aux magistrats de Beaumaris concernant le fat qu'ils aient emprisonné John-ap-John ; leur laissant voir leurs condition, le fruits de leur christianisme, et de leurs enseignants. Par la suite je rencontrai quelques uns d'entre eux près de Londres ; et Oh, combien ils étaient honteux de leur action!

De Westchester nous allâmes à Liverpool, comme la foire avait lieu ; et alors que je chevauchais à travers la foire, un Ami se tenait là au croisement, déclarant la vérité au peuple. Lorsqu'il me vit venir, sachant que j'avais fixé une réunion qui devait avoir lieu le lendemain au sommet d'une colline non loin de là, il annonça au peuple, que George Fox, le serviteur du Seigneur, aurait une réunion le jour suivant sur cette colline ; et s'il y en a qui craignent le Seigneur, il peuvent venir et l'entendre leur déclarer la parole de vie. Nous allâmes cette nuit là chez Richard Cobban, qui lui-même était convaincu, mais pas sa femme ; mais au court de ma visite elle le fut.

Le lendemain nous sommes allés à la réunion au sommet de la colline, qui était très grande. Quelques gens grossiers avec l'épouse d'un prêtre sont venu et firent du bruit pendant un certain temps ; mais la puissance du Seigneur vint sur eux, la réunion est devenue calme, et la vérité de Dieu a été déclarée parmi eux. Ce jour-là, beaucoup ont été établis sur Jésus Christ, le rocher et la Fondation , et sous son enseignement, lui qui faisait la paix entre eux et Dieu.

Nous avons eu une petite réunion avec quelques Amis et le peuple à Malpoth. De là, nous sommes allés à un autre endroit, où nous avons eu une réunion. Un huissier est venu là avec une épée, et il a été grossier ; mais la puissance du Seigneur est venue sur lui, et les Amis ont été établis dans la vérité.

De là, nous allâmes à Manchester ; comme la session s'y réunissait ce jour-là, beaucoup de gens grossiers étaient venus de la campagne. Pendant la réunion, ils me jetèrent des morceaux de charbon, de la terre, des pierres et de l'eau ; cependant la puissance du Seigneur me permit de les dominer et ils ne réussirent pas à me faire tomber. Enfin quand ils virent qu'ils n'arrivaient pas à leurs fins en me jetant de l'eau, des pierres et de la boue, ils allèrent nous dénoncer auprès des juges de la session ; ceux-ci nous envoyèrent alors chercher par leurs gens d'armes. Les gens d'armes entrèrent pendant que j'annonçais la parole de vie au peuple ; ils me saisirent violemment et me traînèrent devant leur Cour. Quand j'y arrivai, une grande confusion et un grand désordre régnaient. C'est pourquoi je demandai où étaient les magistrats, puisque personne ne tenait la foule en respect. Quelques juges me dirent qu'ils étaient magistrats. Je leur demandai alors pourquoi ils ne faisaient pas taire la foule et ne rétablissaient pas l'ordre. Je racontai aux juges comment nous avions été injuriés dans notre réunion par des gens grossiers qui nous avaient jeté des pierres, de la terre et de l'eau ; comment j'avais été traîné hors de la réunion et amené là, contrairement à la Loi qui disait : « Aucun de ceux qui professent d'appartenir à Dieu et au Seigneur Jésus-Christ ne doivent être molestés dans leurs réunions ». C'est à cette catégorie que j'appartenais. Ainsi la vérité vint sur eux, si bien que, lorsqu'un de ces grossiers individus cria qu'il voulait prêter serment, un des juges l'arrêta en lui criant : « Est-ce que vous voulez jurer ? Tenez-vous tranquille. » Enfin, ils dirent à l'officier de me ramener chez moi, et de m'y faire garder jusqu'au lendemain, où ils me feraient chercher. Ainsi l'officier me ramena chez moi ; le long du chemin, les gens furent extrêmement mauvais mais je leur fis voir les fruits de leurs doctrines, je leur dis qu'ils faisaient honte au christianisme et qu'ils déshonoraient le nom de Jésus dont ils se réclamaient. Le soir, nous allâmes dans la maison d'un juge de la ville, qui se montra plutôt modéré ; je causai longtemps avec lui. Le lendemain, nous fîmes demander à l'officier s'il avait encore quelque chose à nous dire. Il nous fit répondre que nous pouvions aller où bon nous semblait. Le Seigneur s'est suscité depuis lors dans cette ville un peuple d'hommes qui proclament Son nom et Sa vérité en face de ces pratiquants frivoles.

Nous sommes passés de Manchester, ayant de nombreuses réunions précieuses en plusieurs endroits, jusqu'à ce que nous arrivâmes à Preston ; entre celle-ci et Lancaster, j'ai eu une Assemblée générale ; d'où ensuite je suis allé à Lancaster. Là, dans notre auberge, j'ai rencontré le colonel West, qui a été très heureux de me voir ; qui alors qu'il étaie en réunion avec le juge Fell, lui avait dit que « j'avais puissamment grandi dans la vérité ; » alors qu'en fait c'est lui qui s'est approché de la vérité et donc, pouvait mieux la discerner.

Nous sommes allés de Lancaster, chez Robert Widders. Au premier jour suivant j'ai eu une Assemblée générale près de la côte des Sands avec les Amis du Westmoreland et du Lancashire. Puissance éternelle du Seigneur a été au dessus de tous; dans celle-ci la parole de la vie éternelle a été déclarée, et les Amis ont été réglés sur la la Fondation, Jésus Christ, sous son libre enseignement ; et beaucoup ont été convaincus et se sont tourné vers le Seigneur.

Le jour suivant, j'arrivai du côté des Sands à Swarthmore, où les Amis furent heureux de me revoir. Je restai là le temps de deux Premier jours, visitant les Amis des environs dans leurs réunions. Ils se réjouirent avec moi dans la bonté du Seigneur, qui, par Sa puissance éternelle, m'avait fait traverser et surmonter beaucoup de difficultés et de dangers à Son service ; qu'Il en soit jamais béni !

Après mon voyage, je reposai un peu ; et je fus conduit à écrire cette Lettre aux Amis :

Vous tous Amis du Seigneur de partout, dont l'entendement s'est tourné intérieurement vers le Seigneur, portez attention à la Lumière au dedans de vous, qui est est la Lumière de Christ ; qui, alors que vous l'aimez, fera appelle à vos entendements intérieurs, qui sont étrangers aux choses de ce monde ; de sorte que par Elle votre entendement puisse être renouvelé, et tourné vers Dieu en ce qui est pure, afin d'adorer le Dieu vivant, le Seigneur des armées, au delà de toutes les choses du Monde. Ce qui appelle vos entendements hors des convoitises du monde, les appellera hors des attachements et des désirs, et vous tournera pour fixer vos attachements plutôt sur les choses célestes.

Le même qui appelle l'entendement hors de ce monde, donnera un jugement sur les attachements et les convoitises de ce monde ; le même qui appelle vos entendements hors des enseignants et des choses du monde, afin de renouveler vos entendements. Là votre obéissance est trouvé et reconnu ; là l'image de Dieu est renouvelé en vous, et vous grandissez en cela. Ce qui appelle vos entendements hors de la terre, et qui les retournes vers Dieu, là où l'enfant pure est né de la vierge ; et la nourriture de bébé est connu, le pain de l'enfant, qui vient du Dieu vivant, et qui le nourrit de la vie éternelle ; que les bébés et les enfants reçoivent leurs sagesse d'en haut, du pure Dieu vivant, et non de parole d'homme ; car cette sagesse céleste est foulé sous les pieds de tels hommes. Tous ceux qui haïssent cette Lumière, dont les esprits sont à l'étranger dans les choses du monde, dans le monde, et dans l'image du diable, procurez-vous les paroles des saints, (qui ont reçu leurs sagesse venant d'en haut), dans leur vieille nature et leurs esprits corrompu. Ces personnes sont les meurtrier du juste et les ennemis de la croix du Christ ; dans ces gens le prince de l'air a ses loges, le fils de la perdition, le traître du juste. Par conséquent prêtez attention à cette Lumière, qui est opprimé par la nature charnelle ; cette Lumière, alors qu'Elle se lève, condamnera cette nature qui est maudite, l'expulsera, et la jettera hors de la maison. Ainsi vous viendrez voir la chandelle allumée, et la maison étant balayée et proprement balayée. Alors ensuite surgit la perle pure, et alors le Dieu éternel est exalté. La même Lumière qui appelle vos esprits hors du monde, (qui sont étranger), celle là même les tourne vers Dieu le Père des Lumières. Ici dans le pure esprit le Dieu pure est attendu pour la sagesse venant d'en haut ; et le Dieu pure est vu nuit et jour, et la paix éternelle, qui est sans fin, est apprécié. Les gens peuvent avoir des révélations, et voir quand même leurs pensées aller dans les convoitises de la chair ; mais là les attachements ne sont pas mortifiés. Par conséquent écoutez cela, portez attention à cela, à ce qui appelle vos esprits hors des attachements et des convoitises du monde pour les avoir renouvelés. Cela même tournera vos esprits vers Dieu ; cette même Lumière fixera vos attachements là haut, et vous amènera à attendre pour la pur sagesse de Dieu qui vient de là haut, qui peut être justifié en vous. Attendez tous en cela (la lumière ) qui appelle vos esprits intérieurs et les tourne vers Dieu ; voilà la véritable croix. Cette esprit ne se nourrira sur rien qui puisse provenir de ce monde, mais sera gardé pans la pure Lumière de Dieu, afin de se nourrir avec de la nourriture vivante qui provient du Dieu vivant. Que le Seigneur Dieu Tout Puissant soit avec vous, cher petits, et qu'Il vous garde tous dans Sa force et Sa puissance pour Sa gloire, au dessus du monde entier, vous dont les esprits sont appelés à en sortir, et à se tourner vers Dieu, pour adorer et servir le Créateur, et non pas la créature. La Lumière de Dieu qui appelle l'esprit à sortir des créatures et qui le tourne vers Lui-même, et qui l'amène dans un état de joie et de paix sans fin. Ici il y a toujours un Dieu présent qui voit tout, qui n'est pas connu du monde, dont les coeurs sont portés vers les créatures, qui n'ont qu'une connaissance charnelle, dont les entendements ne sont pas ravivés. Par conséquent vous tous Amis, la semence de Dieu demeure en vous et s'occupe de vous, afin de régner au dessus des injustes ; de même que la Puissance du Seigneur demeure en vous, pour vous garder claire dans vos compréhensions, afin que la puissance de Dieu puisse régner en vous tous ; la semence de Dieu, qui est un en tous, c'est Christ dans le mâle et dans la femelle, auxquels s'adresse la promesse. Attendez-vous au Seigneur car le juste règne l'injuste, car la semence de Dieu règne sur la semence du serpent, et est au dessus ; et que tous ce qui est mortel puisse mourir ; car de cela ressortira la présomption. Ainsi portez-vous bien, et que le Dieu Tout Puissant vous bénisse, vous guide, et vous garde dans Sa sagesse.

George Fox

Vers cette époque, les Amis qui étaient poussés par le Seigneur à aller aux maisons à clochers et aux marchés, pour réprimer le péché et avertir les gens du jour du Seigneur, endurèrent beaucoup de difficultés de la part de gens grossiers, ainsi que des magistrats ; étant souvent jetés par terre, maltraité, battu et fréquemment envoyés en prison. Pour cette raison j'ai été mu à apporter la déclaration suivante à être distribuer parmi les gens, pour leur montrer combien ils ont agi contrairement à la doctrine et à la pratique des apôtres et à les amener à plus de modération.

N'est-ce pas mieux pour vous qui avez jetés en prison, les serviteurs et les enfants du Seigneur Dieu pour avoir parlé, alors qu'ils étaient amenés par le Seigneur à aller dans les maisons à clochers ou les marchés, n'est-ce pas mieux, je dis, pour vous « d'éprouver de toutes choses et retenir ce qui est bon ? » Est-ce pas plus d'honneur et de crédit, d'éprouver toutes choses, et sonder toutes choses, que de les démolir dans les clochers, de leur arracher les cheveux de la tête, et de les jeter en prison ? Est-ce là un honneur pour votre vérité et l'Évangile que vous professez ? Cela ne montre-t-il pas que vous êtes hors de la vérité et que vous n'êtes pas prêts à instruire ceux qui nient le Christ ? Le Seigneur n'a-t-il pas dit : « qu'Il déverserait de son esprit sur toute chair et que ses fils et filles prophétiseraient, que les vieillards auraient des songes et les jeunes hommes des visions et que sur ses servantes, il va déverserait son esprit ? » N'était-ce pas contre cette prophétie dans les âges passés que se tenaient les hommes sages et savants dans leur propre sagesse et par les enseignants de la synagogue ? Ne furent-ils pas traînés hors des synagogues et des temples, ceux-là qui ont témoignés de l'esprit déversé sur eux ? Cela ne montre-t-il pas, que vous n'avez pas reçu le déversement de l'Esprit sur vous, qui remplissez les maisons avec tant de fils et de filles, et détenez ces enseignants qui ont été élevé en apprenant à Oxford et Cambridge, et qui sont fait par la volonté de l'homme ? Ceci ne montre-t-il pas que vous qui êtes devenus enseignants par la volonté de l'homme, et qui persécutez ceux qui prophétisent, êtes étrangers à l'Esprit qui est « déversé sur les fils et les filles » ; par cet esprit ils sont parvenus à « prêcher aux esprits qui sont en prison » ? Le Seigneur a un différent avec vous qui emprisonnez et persécutez emprisonnez ceux sur lesquels le Seigneur a déversé son Esprit. Vos fruits ne montrent-ils pas, dans toute la nation où vous venez, dans les villes, villages, et comtés, que vous êtes des semeurs issus de la volonté de l'homme, qui semez pour la chair, de laquelle n'est récolté rien d'autre que de la corruption dans les nations, comtés,villes et villages ? Vous êtes reconnus, vous et vos fruits, et ceux qui peuvent être rassemblés sont aussi reconnus par tous ceux qui sont dans la lumière, alors qu'ils passent par vos contrés, villes, et villages, comme étant tous les semeurs qui ont semé la chair. Prenez note de cela, vous qui êtes de cette naissance née de la chair ; que vous semez pour vous mêmes, persécutant, celui qui est né de l'esprit, qui sème pour l'esprit et de l'esprit récolte la vie éternelle. Vous, qui semez la chair, qui jetez en prison ceux qui sont nés de l'esprit. N'êtes vous pas ceux qui traînez hors des synagogues ; persécutez et battez dans synagogues, et démolissez ? N'est-ce pas là les oeuvres de la chair ? Beaucoup n'ont-ils pas été presque assassinés et étouffés dans vos synagogues ? Certains n'ont-ils pas été traîné hors de vos synagogues, seulement pour avoir regardé le prêtre, et ensuite jetés en prison ? Tout ceci ne démontre t-il pas de quel esprit vous êtes, et vos fruits comme étant de la chair ? Quels plaisirs et activités sportives dans toutes les villes sont à considérer parmi vos troupeaux qui sèment la chair et naissent de celui-ci ! Alors que les ministres de l'esprit crient contre ceux qui « jouaient pendant : la journée, »tels que ceux qui « mangeaient, buvaient, et qui se levaient pour jouer, »tels ceux qui « vécu lascivement sur terre dans les plaisirs, « comme ceux qui vivent dans la « plénitude de pain et de paresse, » ceux qui souillent la chair; « ceux-là Dieu les a renversé, détruit et montrés comme des exemples à tous ceux qui vivent dans l'impiété. Mais les fruits de ceux-ci ne sont-ils pas récolté dans chaque ville ? Ne pouvez-vous pas voir d'ici, qu'ici c'est semé pour la chair ? Encore une fois, quel mépris, raillerie , moquerie, dérisions et conflits ; Quels serments, ivresse, impureté et malédiction ; quelle luxure et quel orgueil on voit dans les rues ! Ces fruits que nous voyons sont récoltés de la chair. Nous voyons donc ici le semeur, celui qui sème pour cette chair, dont rien d'autre que la corruption n'est récolté, comme les pays, les villes, et villages rendent manifeste. Mais les ministres de l'esprit, qui sèment pour l'esprit, viennent pour récolter la vie éternelle. Ceux-là discernent l'autre semeur, qui sème pour la chair et de la chair moissonne la corruption. Car le jour a dévoilé chaque semeur, et ce qui est récolté de chacun est considéré ; Gloire soit au Seigneur Dieu pour toujours ! Les ministres de l'Esprit, nés de l'esprit, les fils et les filles qui ont l'esprit déversé sur eux et et qui sont témoins de la promesse de Dieu accomplie en eux, prêchent par l'Esprit de Dieu à cet esprit en prison qui est en chacun de nous, aux yeux de Dieu, le père des esprits. La main de Dieu est tourné contre vous tous qui avez détruit les créatures de Dieu sur votre convoitise. La main de Dieu est tourné contre vous qui avez fait du tort en traité injustement, fraudé, et opprimé les pauvres et avez respecté les personnes de l'orgueilleux et n'avez pas prêté votre oreille au cri des pauvres. Main et le bras du Seigneur sont tournés contre vous tous et son juste jugement et sa justice sur vous tous seront accompli et remboursé, vous qui aurez une récompense, chacun selon ses oeuvres. Oh ! l'abomination et la profession hypocrite qui est sur la terre, où Dieu et Christ, la foi, l'espérance et l'Esprit Saint et la vérité sont professés, mais ne vivent pas dans la crainte de Dieu et la foi qui purifie et qui donne la victoire sur le monde ! Ne semble-t-il pas que la sagesse qui règne dans tout ceux pour lesquels le semeur sème à la chair, et qui sont nés de la chair, qui st d'en bas ; terrestre, sensuel et diabolique, leur compréhension bestiale et leur connaissance naturelle comme des bêtes brutale ? Car si les hommes et femmes dans cette condition n'ont pas la patience de parler l'un à l'autre des Écritures, sans qu'apparaissent beaucoup de corruption et de chair : pourtant ils ont un semblant d'humilité, un culte volontaire et une droiture provenant d'eux-mêmes; mais qu'ils ne possèdent pas la lumière, cette « lumière qui éclaire tout homme qui vient au monde, Christ Jésus, la droiture de Dieu : » cette lumière étant possédée, self et la droiture de soi, viennent de se voir refuser. Ici, c'est l'humilité qui est contraire à la lumière, et qui est en dessous et feinte ; ici est la sagesse qui est d'en-bas, terrestre, sensuelle et diabolique ; car les gens ne peuvent guère différer les uns des autres sans se détruire les uns les autres, s'emprisonner et se persécuter les uns les autres, quand ils parlent des écritures. Ceci est la sagesse diabolique, meurtrière et destructrice. Ce n'est pas la sagesse qui est d'en haut, qui est pure et paisibles, douce et faciles à être suppliée, pleine de miséricorde et de bons fruits. Ici, tous peuvent lire chaque semeur, chacun a sa propre sagesse. Celui qui sème pour la chair et qui est est né de celle-ci, a la sagesse qui est terrestre, sensuelle et diabolique ; celui qui sème pour l'esprit, un ministre de l'esprit, a la sagesse d'en haut, qui est pure, paisibles, douce et faciles à être suppliée ; la sagesse, par qui toutes choses ont été faites et créés. Maintenant chaque sagesse est découverte et chaque semeur ; le jour, qui est la lumière, les a découvert.

George Fox

J'ai été aussi amené à écrire la lettre suivante aux Amis, pour les stimuler à être audacieux et vaillants pour la vérité et à les encourager dans leurs souffrances pour celle-ci.

Tous les amis et frères partout, aujourd'hui c'est le jour de votre épreuve, il est maintenant temps pour vous d'être vaillants, et de voir à ce que le témoignage du Seigneur ne tombe pas. C'est maintenant le jour de l'exercice de vos dons, de votre patience et de votre foi. C'est maintenant le temps de s'armer de patience, avec la lumière, avec la droiture et avec le casque du Salut. C'est maintenant le procès du serviteur paresseux, qui cache son talent, et sera jugés durement par le Christ. Maintenant, heureux sont ceux qui peuvent dire, « car la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle contient et il donne l'accroissement ; » par conséquent qui le prendra de vous ? N'est-ce pas le Seigneur encore qui permet cela ? Car le Seigneur peu vous éprouver comme il fit Job, qu'il a fait riche, puis qu'il a fait pauvre, et qu'il a encore fait riche ; lui qui a toujours gardé son intégrité dans toutes les conditions. Tirez la leçon de Paul qui, dans tous les états était content ; et avait sa foi, « que rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu que nous avons en Jésus Christ. » C'est pourquoi soyez riche en vie et en grâce, qui durera, vous qui êtes les héritiers de la vie, et nés des entrailles de l'éternité, cette noble naissance qui ne peut pas s'abaisser à ce qui est né dans le péché et conçu dans l'iniquité ; qui sont mieux élevés et né, dont la religion est de Dieu, sur tout les religions qui sont d'en dessous ; et qui marchent par la foi, par ce que Dieu vous a donné, et non pas par ce que font les hommes qui marchent par la vue, à partir de livre de messe à l'ordinal. Ceux-là sont sujets à trébucher et à tomber, car ils marchent par la vue et non par la foi. C'est pourquoi fixez vos pensées sur celui qui détruit le péché originel, le diable et ses oeuvres et qui retranche le legs de satan qui est le péché ; lui qui voudrait léguer en héritage le péché dans les hommes et les femmes de génération en génération et qui plaide pour cela à l'aide tous ses avocats et les conseillers. Car bien que la Loi, qui n'a rien rendu parfait, ne l'a pas retranché ; pourtant Christ étant venu, détruit le diable et ses oeuvres, et retranche le legs du péché. Cela irrite les avocats et conseillers du diable, que satan ne léguera pas le péché dans votre jardin, dans vos champs, dans votre temple, votre tabernacle. Alors gardez vos tabernacles, de sorte que vous y puissiez voir la gloire du Seigneur apparaître à leurs portes. Soyez fidèle ; car vous voyez ce à quoi sont parvenus, les dignes et valeureux du Seigneur, par la foi : Enoch par la foi a été traduit. Noé par la foi a été conservé au-dessus des eaux dans son arche. Abraham par foi délaissa la maison de son père et sa religion et toutes les religions du monde. Isaac et Jacob par la foi ont suivi ses traces. Voyez comment Samuel et autres prophètes du Seigneur, avec David, par la foi ont été présentés à Dieu sur ses ennemis. Daniel et les trois enfants par la foi échappement aux lions et au feu et conservèrent leur culte propre, et par cela ils se sont gardés au-dessus des cultes du monde. Les apôtres par la foi a voyagé dans le monde, ont été préservés de toutes les religions du monde, et ont apporté, au monde obscur, la pure religion qu'ils avaient reçu de Dieu ; et de même leur fraternité fut reçue d'en haut, qui se trouve dans l'Évangile qui est éternel. Dans ceci, que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Et Amis, « n'étouffez pas l'esprit, et ne mépriser pas la prophétie », là où elle se déplace ; n'entraver pas non plus les enfants et les bébés de crier Hosanna ; car hors de leur bouche Dieu ordonne la force. Il y en avait aux jours de Christ, qui étaient contre eux, et il les a réprimandé ; et il y en avait quelques uns aux jours de Moïse, qui aurait voulu arrêter les prophètes dans le camp ; et Moïse les a réprimandés, et leur a dit au moyen d'encouragements, « Dieu, voudrait que tous le peuple de Dieu fussent des prophètes! » Je dis donc maintenant à vous. C'est pourquoi, vous qui l'arrêtez en vous-mêmes ne l'étouffez pas dans les autres, ni dans le bébé ni dans le poupon; car l'Éternel entend les cris des plus démunis et les soupirs et les gémissements des pauvres.Juge pas cela ou les soupirs et les gémissements de l'esprit, qui ne peuvent être prononcées, de peur que vous jugiez la prière ; car la prière aussi bien réside dans les soupirs et les gémissements au Seigneur comme dans le cas contraire. Alors ne laissez pas les fils et les filles, ni les servantes, être arrêtées dans leurs prophéties, ni les jeunes hommes dans leurs visions, ni les vieillards dans leurs rêves ; mais que le Seigneur soit glorifié dans et à travers tous, Lui qui est au-dessus de tous, Dieu béni éternellement !Afin que tous puissent améliorer leurs talents, que tout le monde exercent leurs dons, et que tout le monde parlent alors que l'esprit leur donne de s'énoncer. Ainsi, tout le monde peut prêcher, selon qu'il en a reçu la grâce, comme un bon intendant à celui qui le lui a donné ; afin que toutes les plantes puissent bourgeonner et « produire des fruits » à la gloire de Dieu : « car la manifestation de l'esprit est donné à tout le monde, pour bénéficier à tous. » Voyez à ce que tout le monde profite dans les choses célestes ; homme et femme, regarder dans vos propres vignobles, voyez quels fruits vous portez à Dieu ; Regardez dans vos propres maisons, voyez comment ils sont ornés et tronqués ; voir quelles odeurs, myrrhe et l'encens vous avez en cela et quelle odeur et saveur vous devez faire monter à Dieu afin qu'il soit glorifié. Apportez tous vos actes à la lumière, en laquelle vous apprenez à croire par Christ, votre tête, l'homme céleste : et voir comment elles sont oeuvrées dans Dieu. Chaque homme et femme, laissez Christ habiter dans vos coeurs par la foi, (Christ dans l'homme et la femme ) ; et laissez vos bouches être ouvertes à la gloire de Dieu le Père, afin qu'il puisse gouverner et régner en vous. Nous ne devons plus jamais placer Jésus Christ, le Seigneur de la vie, dans une écurie parmi les chevaux et les ânes ; mais il doit maintenant avoir la meilleure chambre, le coeur ; et l'esprit rude, débauché doit être détourné. C'est pourquoi laisser régner celui qui en a le droit et qui a été conçu par le Saint-Esprit ; le Saint-Esprit par lequel vous l'appelez Seigneur, le Saint-Esprit dans Lequel vous priez et avez le confort et la fraternité avec le père et le fils. C'est pourquoi connaissez le triomphe en lui et en Dieu et en sa puissance, (en dehors de laquelle est le diable ) et dans la semence qui est la première et la dernière, le commencement et la fin, le haut et la pierre angulaire ; en qui est mon amour pour vous et en qui je repose.

Votre Ami,

George Fox

POSTSCRIPTUM — Et les Amis, attention à comment vous placez vos pieds parmi les tendres plantes qui jaillissent de la terre de Dieu, de peur de les piétiner, de les blesser, de les écraser, ou de les casser dans le vignoble de Dieu.

Après m'être attardé les deux premier jours à Swarthmore et visité des réunions par là, je suis passé en Westmoreland dans le même travail, jusqu'à ce que j'arrivai chez John Audland, où une Assemblée générale avait lieu. La veille, j'avais eu une vision d'une, « créature désespérée qui venait pour me détruire, mais j'eus la victoire sur elle. » Le lendemain à l'heure de la réunion est venu un certain Otway, avec quelques compagnons impolis. Il a tournait autour de la réunion avec son épée ou sa rapière et tenta de séparer les amis pour parvenir à moi ; mais la réunion étant énorme, les Amis se tinrent très serrés, de sorte qu'il ne pouvait pas facilement les traverser jusqu'à moi. Après qu'il eut tourné autour plusieurs fois en rageant, et qu'il vit qu'il ne pouvait pas entrer, également limité par la puissance du Seigneur, il a finalement disparu. Ce fut une rencontre glorieuse qui se termina pacifiquement, et la puissance éternelle du Seigneur est venu sur tous. Mais cet homme sauvage rentra chez lui, est devenu distrait et mourut peu de temps après. J'ai envoyé un papier à John Blaykling pour qu'il lui lise alors qu'il était malade, lui montrant sa méchanceté ; et il a reconnu quelque chose de cela.

De là, je suis passé par Kendal, où il y avait un vieux mandat pour m'appréhender; et les gendarmes me voyant coururent pour chercher leur mandat alors que je roulais à travers la ville ; mais avant qu'ils pourraient aborder avec celui-ci, j'étais passé et ainsi leur échappai. J'ai voyagé vers le Nord, visitant les réunions, jusqu'à ce que j'arrivai à Stricklandhead, où j'ai eu une grande réunion. La plupart de la noblesse de ce pays étant réunis pour une course de chevaux, non loin de la réunion, je fus poussé à y aller et à leur déclarer la vérité ; et un chef de police qui était là les a également admonesté. Notre rencontre a été calme, le Seigneur était avec nous, et par sa parole et sa puissance les Amis furent établis dans la vérité éternelle.

De là, nous sommes passés dans le Cumberland, où nous avons eu de nombreuses vivantes et précieuses réunions. Après que nous eûmes voyagé jusqu'à Gilsland et que nous y avons eu une réunion, nous sommes allés à Carlisle, où ils avaient l'habitude de mettre les Amis hors de la ville ; mais comme nous étions là il y eut une grande inondation, de sorte qu'ils n'ont pas pu nous jeter hors de la ville ; donc, nous avons avons eu une réunion là le premier jour. Après quoi, nous sommes passés à Abbey-holm et a eu là une petite réunion. À cet endroit j'avais dit aux Amis il y a longtemps qu'il y aurait un grand peuple qui viendra au Seigneur ; et depuis, cela s'est produit, et une grande réunion est établis pour le Seigneur dans ces régions.

Et d'ici je suis allé à une Assemblée générale à Langlands dans le Cumberland, qui était très grande ; car la plupart des gens avait abandonné les prêtres, de sorte que les maisons à clochers, à certains endroits se trouvait vides. Et John Wilkinson, un prédicateur que j'ai souvent nommé avant, et qui avait trois maisons à clochers il lui était resté si peu d'auditeurs que, abandonnant la prédication dans les maisons à clochers, il a tout d'abord fixé une réunion dans sa maison et y prêchait là à ceux qui étaient resté. Par la suite il organisa une réunion silencieuse (comme les Amis), à laquelle peu sont venus, car la plupart de ses auditeurs était devenus Amis.

Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il n'eut plus qu'une demi-douzaine de gens ; le reste l'ayant encore abandonné, étaient devenus Amis, [Quakers]. Enfin, quand il n'eut presque plus de gens, il vint à Pardsey-Crag, (où des Amis avaient une réunion de plusieurs centaines de personnes, tous venus pour s'asseoir sous l'enseignement de Jésus), et il se mit à marcher jusqu'à la réunion lors des premiers-jours, comme un homme qui allait vers les gens ordinaires à la recherche de brebis. Pendant ce temps, je suis venu à cette réunion à Pardsey-Crag et lui avec trois ou quatre de ses disciples qui étaient toujours avec lui, sont venu à la réunion ce jour-là ; et furent tous profondément convaincus. Après la réunion, Wilkinson m'a demandé deux ou trois questions, auxquelles j'ai répondu à sa satisfaction. À cette époque il a rejoint la Société des Amis, et devint un ministre capable, prêcha l'Évangile gratuitement et tourna beaucoup de gens à l'enseignement libre du Christ. Et après il a continué de nombreuses années dans le ministère libre du Christ Jésus, il mourut dans la vérité durant l'année 1675.

Je m'étais depuis longtemps senti attiré dans mon esprit d'aller en Écosse ; et j'avais écrit au colonel William Osborn d'Écosse, désirant une rencontre avec lui ; et lui et quelques autres, étions sortis de l'Écosse à cette réunion. Après que ce fut terminé, (il dit que ce fut la plus glorieuse réunion qu'il avait jamais vu de sa vie), je suis retourné avec lui et sa compagnie en Écosse ; et Robert Widders était avec moi ; un « vrai fils du tonnerre » contre l'hypocrisie et la pourriture des prêtres.

La première nuit, que nous sommes venus en Écosse, nous avons logé dans une auberge. L'aubergiste nous a dit, qu'un comte vivait à environ un quart de mille de là, et qu'il désirait me voir ; et avait laissé un mot chez lui, que si jamais je venais en Écosse, qu'il devrait lui envoyer un mot. Il nous a dit, il y avait trois ponts-levis jusqu'à chez lui ; et qu'il serait 9 heure avant que le troisième pont soit abaissé. nous en conclurent que nous aurions le temps dans la soirée, nous avons marché jusqu'à sa maison. Il nous reçut très aimablement ; et nous a dit, qu'il aimerait bien nous accompagner dans notre voyage, mais qu'avant, il devait aller à un enterrement. Après que nous eûmes passés quelques temps avec lui, nous nous séparâmes très amicalement et retournâmes à notre auberge. Le lendemain, nous avons continué à voyager en passant par Dumfries, sommes allés à Douglas, où nous avons rencontré quelques Amis ; à partir de là, nous sommes passés à Heads, où nous avons eu une réunion bénie dans le nom de Jésus et l'avons senti dans le milieu.

En quittant Heads, nous sommes allés Badcow et avons eu là une réunion, à laquelle abondamment des gens sont venus et beaucoup furent convaincus ; parmi lesquels une qui se faisait appeler lady. De là, nous sommes passés en direction des hautes terres de William Osborn, où nous avons rassemblé les souffrances des Amis et les principes des prêtres Écossais, qui peuvent être vus dans un livre intitulé. Les Principes des prêtres Écossais.

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