Le Journal de George Fox — 1656 — 1657 — En route pour l'Écosse <page 4 >


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Par la suite nous sommes retournés à Heads, Badcow, et Garshore, où la dite Margaret Hambleton fut convaincue ; et qui, par la suite alla prévenir Oliver Cromwell et Charles Fleetwood que le jour du Seigneur allait venir sur eux.

Le premier jour nous eûmes une grande réunion, et plusieurs Professeurs étaient là. Maintenant les Prêtres avaient effrayés les gens avec la doctrine de l'élection et de la réprobation, leurs disant que Dieu avait destiné le majorité des hommes et des femmes à l'enfer. Et que s'ils étaient destinés à l'enfer, peu importe les prières, les prédications, les chants et les bonnes oeuvres qu'ils feraient, tout cela ne servait à rien. Que Dieu en avait élus un certain nombre pour le Paradis ; et quoiqu'ils fassent, ils iraient quand même au Paradis, c-à-d. David un adultère, et Paul un persécuteur ; pourtant tous deux ont été élus pour le ciel. Ainsi ce n'était pas du tout la faute des gens, ni plus ni moins ; mais Dieu qui en avait décidé ainsi. Je fus conduit à démontrer aux gens la folie et la fausseté des doctrines de leurs Prêtres, et je leurs montrai que leurs Prêtres abusaient ainsi des écritures, qu'ils amenaient et qu'ils citaient ! (Comme dans Jude, et autres endroits) Car puisqu'ils disaient, « il n'y a pas de faute du tout dans une personne » ;  Je leurs montrai que la faute était dans Caïn, Koré, et Balaam qui furent, comme il est dit dans Jude, destinés depuis longtemps à la condamnation. Car Dieu n'avait-il pas avertit Caïn and Balaam, et n'avait-il pas amené la question à Caïn, « Si tu fais bien, ne serait-tu pas accepté ? » Et le Seigneur ne fît-il pas sortir Koré hors de l'Égypte, lui et ses compagnons ? Malgré qu'il eût été en désaccord contre la Loi de Dieu, et contre son Prophète Moïse ? Donc il y eût faute en Caïn, Koré, et Balaam, tout comme il y a faute dans ceux qui s'écartent des voies de l'Éternel pour marcher dans leurs propres voies. Car si ceux qui se nomment Chrétiens : résistent à l'Évangile tout comme Koré résista à la Loi, et errant loin de l'Esprit de Dieu tout comme Balaam, et faire le mal tout comme Caïn ; n'y a t'il pas de faute ? La faute est en eux-mêmes, et elle est la cause de leurs réprobation, et ce n'est pas la faute de Dieu. Christ n'a t'il pas dit, « Allez, prêchez l'Évangile du salut à toute les nations » ? Il ne les aurait pas envoyés à toutes les nations, afin de prêcher la doctrine du salut, si la majorité des hommes avait été voué à l'enfer. Christ ne fût-il pas l'expiation pour les péchés du monde entier, pour ceux qui sont réprouvés [rejetés, perdu dans le péché], aussi bien que pour les saints ? Il est mort pour tout homme, l'injuste aussi bien que le juste, tel que mentionné dans l'écriture par l'apôtre. 2 Cor 5:15 et Rom 5:6. Et « Il éclaire chaque homme qui vient au monde », afin que par lui tous puissent croire. Et Christ leurs a dit de croire à la lumière ; mais tous ceux qui haïssent la lumière, celle dont Christ nous a demandés de croire, sont réprouvés. Encore, « La manifestation de l'Esprit de Dieu est donné à tout homme avec profit » ; mais ceux qui vexent, éteignent, et attristent l'Esprit, sont dans la réprobation ; et la faute est en eux, ainsi qu'elle est dans ceux qui détestent Sa lumière. L'Apôtre a dit : « La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la droiture et la piété. » Tite 2:11-12. Maintenant tous ceux qui vivent dans l'impiété, et dans la convoitise de ce monde, qui changent cette grâce de Dieu en négligeant de se contenir, et marchent aigrement contre elle, et renient ainsi Dieu, et le Seigneur Jésus Christ qui les a racheté, la faute est dans tous ceux qui tournent la grâce de Dieu en  négligeant de se contenir, et qui marchent aigrement contre e qui amène leurs salut, et les sauvent de la réprobation. Mais il semblerait que les prêtre ne voient pas de faute dans le fait de renier Dieu et le Seigneur Jésus-Christ qui les a rachetés, ni de faute dans le fait de renier Sa lumière ; la lumière en laquelle ils doivent croire, et en Sa grâce, ce qui les enseignerait à vivre pieusement, et leurs apporterait leur salut. Maintenant tous ceux qui croient en la lumière de Christ, tel qu'Il a ordonné, font parti de l'élection ; et s'assoient sous l'enseignement de la Grâce de Dieu, qui leur apporte le salut. Mais ceux qui se retournent contre la grâce en rejetant l'autorité sont rejetés par Dieu(la réprobation) ; et ceux qui haïssent la lumière son dans la condamnation. Par conséquent Je les exhortais tous à croire en la lumière, tel que ordonné par Christ, et de posséder la grâce de Dieu qui enseigne gratuitement ; et assurément cela leur amènera le salut : car cela est suffisant. Plusieurs autres écritures furent ouvertes concernant la réprobation, et les yeux des gens s'ouvrirent ; puis une source de vie jaillirent du milieux d'eux

[Note du Rédacteur du Site : Les théories de la prédestination proviennent de l'Écriture : Car ceux qu'il a connus d'avance, il destiné aussi dès le début à être moulée dans l'image de son fils, qu'il pourrait devenir le premier-né entre plusieurs frères. Rom 8:29. Comme l'explique plus loin dans les écrits de Quakers : Dieu vit hors du temps, donc il savait au début de la création, qui choisirait de se détourner du mal pour chercher son visage. Il nous attire tous à lui, (chacun a son jour de visite), mais peu démontrent un désir sincère de constamment chercher sa présence jusqu'à ce qu'ils le voient et soient en communion avec lui ; peu sont alors choisis pour recevoir sa grâce transformatrice et purificatrice. Fox a un écrit très détaillée à ce sujet ; cliquez ici pour y accéder.]

Ces choses arrivèrent vite aux oreilles des prêtres ; car les gens qui étaient assis sous leurs enseignements obscurs commencèrent à voir la lumière et à venir dans l'alliance de lumière. Or, le bruit se répandit en Écosse, parmi les prêtres, que j'étais venu ; ils se mirent à pousser les hauts cris et à prédire que j'allais tout gâter ; car ils prétendaient que j'avais déjà corrompu tous les honnêtes gens d'Angleterre ; ( en sorte que, à les en croire, il ne leur restait que les pires.). Là-dessus, ils réunirent de grandes assemblées de prêtres, et firent lire dans leurs diverses maisons à clocher, une série de « Dénonciations » auxquelles l'assemblée devait répondre : « Amen  » Je vais en mettre quelques unes ci-dessous ; le reste peut être lu dans le livre déjà mentionné : Les Principes des prêtres Écossais.

Le premier était, « maudit soit celui qui a dit : tout homme a en lui une lumière lui permettant de le conduire au Salut : et que tous les gens disent, Amen. »

La seconde, « maudit soit celui qui a dit, la foi est sans péché : et que tous les gens disent, Amen. »

Le troisième, « maudit soit celui qui nie le jour du Sabbat : et que tous les gens disent, Amen. »

Dans cette dernière ils font les gens se maudire eux-mêmes ; car au jour du Sabbat biblique, (qui est le septième jour de la semaine, que les Juifs ont conservés par le commandement de Dieu pour eux), les foires et les marchés de ces peuples étaient ouverts ; et ainsi la malédiction est retombée sur leur tête.

Comme pour la première, concernant la lumière, Christ a dit, « croyez en la lumière, afin que vous deveniez des enfants de la lumière » ; et « celui qui croira sera sauvé ; celui qui croira aura la vie éternelle : celui qui croit est passé de la mort à la vie et est greffés en Christ. » « Et vous faites bien, » dit l'apôtre, « d'être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour ait commencé à luire et que l'étoile du matin se soit levée dans vos coeurs, » Ainsi, la lumière est suffisante pour conduire à l'étoile du jour.

Comme concernant la foi, c'est le cadeau de Dieu : et chaque don de Dieu est pur. La foi, dont le Christ est l'auteur, est précieuse, divine et sans péché. Il s'agit de la foi qui donne la victoire sur le péché et l'accès à Dieu ; dans quelle foi qu'ils plaisent à Dieu. Mais ceux qui sont réprouvés [le péché vivant toujours en eux] eux-mêmes concernant cette foi, et qui sont dans leur foi morte, qui chargent le péché sur cette foi sous la douleur d'une malédiction ; cette foi donne la victoire sur leur malédiction et la retourne dans leurs entrailles.

Il y avait une compagnie d'écossais près de Badcow, qui défia une dispute avec certains de nos Amis Écossais, car, avec moi, qu'ils ne voulaient pas disputer. Donc, certains des amis Écossais se sont rencontrés à la place du marché. Le différend devait être concernant le Sabbat, jour, et quelques autres de leurs principes déjà mentionné ; et, ayant obtenu leurs principes et leurs affirmations, j'ai montré aux Amis où ils pouvaient facilement être renversés ; et un Ami de Scotch, un forgeron, les a renversé clairement.

Il y avait deux églises indépendantes en Écosse, dans l'une beaucoup furent convaincu ; mais le Pasteur de l'autre était dans une grande colère contre la Vérité et les Amis. Ils avaient leurs anciens, qui quelquefois exerçaient leurs dons parmi les membres de l'église, et qui parfois étaient vraiment sensibles ; mais leur Pasteur parlait tellement contre la Lumière, et contre nous, les Amis de Christ, il obscurcit ses auditeurs ; de sorte qu'il firent aveuglés et les sèches, et ils perdirent leurs sensibilités. Il persista à prêcher contre les Amis, et contre la Lumière de Christ-Jésus, trouvant cela naturel ; un jour à la fin de sa prédication il maudit la lumière, et tomba comme mort sur son pupitre. Les gens le portèrent dehors, l'étendirent par terre l'aspergèrent fortement d'eau, ce qui le ramena à la vie ; et ils le transportèrent à sa maison, mais il était déprimé. Après un moment il se dépouilla de ses vêtements, mit un tartan Écossais et alla dans le pays parmi les filles de laiteries. Après qu'il eût été parti pendant près de deux semaines il revint à la maison, et revint au pupitre à nouveau. Sur quoi les gens s'attendaient à quelque grande manifestation ou révélation venant de lui ; mais, au lieu de cela, il commença à leur raconter le divertissement qu'il eût ; comment une femme lui donna du lait écrémé, une autre du petit lait, et une autre du bon lait : tellement que les gens furent obligés de l'ôter encore une fois de son pupitre, et de l'amener à la maison. Celui qui m'a présenté ce rapport, c'était Andrew Robinson, l'un de ses auditeurs en chef, qui vint peu après et fût convaincu, et reçu la vérité. Il n'entendit jamais parler qu'il ait pu retrouvé à nouveau ses esprits. Par cela les gens peuvent voir ce qui arrive à celui qui méprisent la Lumière, cette Lumière qui est la vie en Christ, la Parole ; et qui est un avertissement pour tous les autres qui profèrent des méchancetés contre la Lumière de Christ.
 
La fureur des prêtres était telle qu'ils écrivirent au Grand Conseil qu'Olivier Cromwell tint à Édimbourg, pour lui présenter des pétitions contre moi. Le message était, « que tous étaient perdus » ; car plusieurs Amis étaient venus d'Angleterre, et allaient partout en Écosse, sonnant le jour du Seigneur, annonçant l'évangile éternel du salut, et tournant les gens au Christ Jésus, qui mourût pour eux, fin qu,ils puissent recevoir son enseignement gratuit. Après avoir exposé les principes des prêtres écossais et les souffrances des Amis, et avoir solidement établi les Amis sur leur fondement qui est Christ, j'allai à Édimbourg, et m'arrêtai en passant à Linlithgow ; la femme de l'aubergiste chez qui je logeais était aveugle ; elle reçut la parole de vie et se soumit à l'enseignement de Jésus-Christ son Sauveur. Le soir, il vint une quantité de soldats et d'officiers avec lesquels nous nous entretînmes longuement ; quelques-uns furent grossiers avec nous. Un des officiers a dit, « qu'il obéirait à l'ordre d'un Turc ou de Pilate, s'ils lui avaient demandé de garder Christ pour le crucifier ». Il était alors loin de toute la tendresse de coeur ou du sens de l'esprit du Christ, qu'il aurait crucifié le juste, plutôt que de souffrir pour ou avec le juste ; quand en fait beaucoup de policiers et magistrats avaient perdu leurs positions avant de se dresser contre le Seigneur et son juste.
 
Après être resté quelque temps à Édimbourg, je me rendis à Leith, où un grand nombre d'officiers vinrent avec leurs femmes, et beaucoup furent convaincus. L'Épouse d'Edward Billing y était et elle fut convaincue. Elle avait apporté beaucoup de corail dans sa main et le jeta sur la table devant moi pour voir si j'allais parler contre cela ou pas. J'ai ne pris aucune remarque contre cela, mais je lui ai déclaré la vérité, et elle a été touchée. Beaucoup de baptistes furent très grossiers ; mais la puissance du Seigneur est venue sur eux, de sorte qu'ils s'en allèrent confondus. Puis d'autres sorte de gens sont entrés ; l'un d'entre eux a dit, qu'il voulait argumenter avec moi ; et, simplement pour argumenter, il niait qu'il y ait un Dieu. Je lui ai dit qu'il pourrait être l'un de ces insensés qui en son coeur se dit qu'il n'y a pas de Dieu ; mais qu'il devrait le connaître au jour de Son jugement. Alors il est parti, et par la suite nous avons eu un bon temps précieux avec plusieurs personnes de valeur ; et la puissance du seigneur est venue. William Osborn était avec moi. La femme du Colonel Lidcot, la femme de William Welsh,et plusieurs des officiers eux-mêmes furent convaincus. En ce temps là Edward Billing et sa femme étaient séparés, et ne vivaient pas ensembles ; et elle a été prise par la vérité et devint aimable avec les Amis. Nous avons envoyé chercher son mari, qui est venu, et la puissance du Seigneur les toucha tout les deux ; et ils se sont réunis en celle-ci, et ont décidé de vivre ensemble dans l'amour et l'unité comme mari et femme.

Après cela nous retournâmes à Édimbourg où s'étaient assemblées des milliers de personnes parmi lesquelles un grand nombre de prêtres, à propos d'une sorcière qu'il était question de brûler. Je leur annonçai le jour du Seigneur. Quand j'eus fini, j'allai à notre réunion où vinrent beaucoup de Baptistes et de gens grossiers. Les Baptistes commencèrent à se vanter, à grand renfort de logique et de syllogismes ; mais, fouillant ces esprits légers et superficiels comme on bat le blé pour en ôter la paille, je fis voir que, d'après leurs fallacieux procédés de discussion, on rendrait blanc ce qui était noir et noir ce qui était blanc ; comme si on soutenait, par exemple, que parce qu'un coq est un bipède et que tous les assistants étaient des bipèdes, il s'en suivait qu'ils étaient tous des coqs. On pourrait, de cette façon, rendre vaines toutes les choses sérieuses. Mais ce n'est pas ainsi que Christ et Ses apôtres avaient l'habitude d'enseigner, de parler ou de raisonner. Sur quoi ces Baptistes s'en allèrent, et nous eûmes alors une réunion bénie dans la puissance du Seigneur, qui fut sur nous tous.

J'ai déjà indiqué que beaucoup des prêtres écossais, très inquiets de voir les progrès de la vérité et la diminution du nombre de leurs auditeurs qui en résultait, étaient allés à Édimbourg pour présenter une pétition contre moi devant le Grand Conseil. Quand je regagnai mon auberge, un officier m'apporta le message suivant :

« Jeudi, le 8 octobre 1657, au Conseil de Son Altesse en Écosse.
Ordonne que George Fox comparaisse devant le Conseil, le Mardi 13 octobre prochain, dans la matinée. »

E. DOWNING, Greffier du Conseil.

Après m'avoir remis cet ordre, il me demanda si j'avais l'intention de me présenter ou non.Je ne lui ai pas dit si je le ferais ou non; mais lui demanda : « s'il n'avait pas forgé l'ordre » ? Il soutint que non, que cet ordre émanait bien du Conseil qui l'avait chargé de me le remettre. Le moment venu, je suis apparu et j'ai été emmené dans une grande salle où beaucoup de gens sont venus et me regarder. Après un certain temps, le portier m'a pris dans la chambre du Conseil ; et comme j'allais entrer, il enleva mon chapeau. Je lui ai demandé pourquoi il avait fait cela, et qui était là pour que je ne puisse pas y aller avec mon chapeau ? Je lui ai dit que j'avais été devant le protecteur en portant mon chapeau. Mais il accrocha mon chapeau et m'amena devant eux. Je restai là un bon moment, et ils ne me parlaient pas, j'ai été poussé par le Seigneur à dire, « La paix soit avec vous ; demeurez dans la crainte de Dieu, afin que vous puissiez recevoir Sa sagesse d'en haut, par laquelle toutes choses ont été créées et engendrées ; afin que vous soyez dirigés par elle, et qu'elles dirigent toutes choses entre vos mains pour la gloire de Dieu. »Ils me demandèrent alors pourquoi j'étais venu dans ce pays. Je répondis que j'étais venu visiter la semence de Dieu, soumises à l'esclavage de la corruption, afin que tous ceux, dans la nation, qui professaient les écritures, les paroles du Christ, des prophètes et des apôtres, puissent venir à la lumière, à l'esprit et la puissance, qui leur parlait à l'origine; et que dans, et par l'esprit, ils puissent comprendre les Écritures, connaître Christ et Dieu correctement, avoir la communion avec eux et l'un avec l'autre. » Ils me demandèrent si j'étais retenu dans ce pays par des affaires. Je répondis : « Non. » Combien de temps je comptais y rester ? Je répondis que je ne comptais pas rester longtemps, mais qu'étant libre dans le Seigneur, je restais à la disposition de Celui qui m'avait envoyé. Ils me dirent de me retirer, et le concierge me prenant par le bras me conduisit dehors. Au bout d'un moment, ils me rappelèrent pour me signifier que je devais quitter l'Écosse dans le délai d'une semaine. Je leur demandai quelle était ma transgression, pour être ainsi banni du pays. Ils répondirent qu'ils n'avaient pas à discuter avec moi. Alors, je les priai d'entendre ce que j'avais à leur dire, mais ils refusèrent. Je dis alors que Pharaon avait bien entendu Moïse et pourtant c'était un païen; et qu'Hérode avait bien entendu Jean-Baptiste ; ils ne devraient pas se conduire plus mal que lui. Mais ils hurlèrent : « Sortez, sortez ! » Le concierge me prit par le bras et me fit sortir. Je retournai à mon auberge, et restai pourtant à Édimbourg, visitant des Amis dans les environs et les fortifiant dans le Seigneur. Au bout de quelques jours, j'écrivis au Conseil pour leur montrer combien ils s'étaient conduits d'une façon peu chrétienne envers moi, en me bannissant, moi, un homme inoffensif qui ne cherchait que leur bien et leur salut éternel.

Au conseil d'Édimbourg.

Vous qui siégez au Conseil et et qui amenez l'innocent, le juste, devant votre siège de jugement, sans me montrer quel mal j'ai fait, ni me condamner d'aucune violation de la Loi ; et par la suite vous me bannissez de votre nation, sans me dire pourquoi ; bien que je vous ai dit, quand vous m'avez demandé « combien de temps je resterais dans la nation » que mon temps ne serait pas long, ( je l'ai dit en toute innocence ; ) pourtant vous me bannissez. Ne réalisez-vous pas que tous ceux qui craignent Dieu verront cela comme de la méchanceté de votre part ? Considérez, ne siégeaient-ils pas en Conseil au sujet de Stephen, quand ils l'ont lapidé à mort ? N'ont-ils pas siégé en Conseil sur Pierre et Jean, quand ils les ont forcés hors du temple, mis hors de leur Conseil pour un peu de temps et pris Conseil ensemble ; puis amenés à nouveau, accusés et menacés de ne plus parler en ce nom ? N'était-ce pas pour arrêter la vérité de se propager en ce temps là ? Les prêtres n'avaient-ils pas une main dans ces choses, avec les magistrats, et en examinant Étienne, lorsqu'il a été lapidé à mort ? Le Conseil ne s'était-il pas réuni ensembles contre Jésus Christ, pour le mettre à mort, et les principaux sacrificateurs n'avaient-ils pas une main là dedans? Quand ils persécutent le juste et qu'ils crucifient le juste, ne négligent-ils pas alors la miséricorde et jugement et les questions importantes de la Loi, et de la justice, qui est juste ? L'apôtre Paul n'a-t-il pas été ballotté ça et là et emprisonné par les prêtres et les dirigeants ?Jean Baptiste n'a-t-il pas été jeté en prison ? Ne faites-vous pas le même travail, démontrant quel esprit vous contrôle ? Maintenant, ne démontrez-vous pas la fin de votre profession, la fin de vos prières, la fin de votre religion et la fin de votre enseignement, vous qui avez désormais banni de la vérité, et celui qui est venu pour vous l'annoncer ? Ceci ne montre-t-il pas que vous avez les paroles, hors de la vie des prophètes, Christ, et ses apôtres ? Ils n'ont jamais bannis personne. Comment recevez-vous les étrangers ; qui set une commande de Dieu parmi les prophètes, Christ, et les apôtres ? Certains en recevant des Étrangers ont reçus des anges sans le savoir ; mais vous bannissez celui qui vient visiter la semence de Dieu, et qui n'est pas une dépense pour aucun d'entre vous. Tous ceux qui craignent Dieu ne verront-ils pas cela comme de la malveillance et de la méchanceté contre la vérité ? Comment pouvez-vous obéir à la commande d'aimer vos ennemis, et de bannir ceux qui sont amicaux ? Comment pouvez-vous obéir à la commande de faire du bien à ceux qui vous haïssent, alors que vous faites du mal à ceux qui vous aiment ? Comment pouvez-vous vous soumettre à la commande d'amasser des charbons ardents sur la tête de ceux qui vous haïssent , et de vaincre le mal par le bien, alors que vous nous avez bannis de cette manière ? Ne démontrez-vous pas à tous que vous n'êtes pas dans la vérité et que vous n'avez pas l'esprit Chrétien? Comment vous m'avez traité injustement, alors que sans aucune conviction de mal, vous me bannissez quand même ? Ceci montre que la vérité est bannie de vos coeurs, et que vus vous êtes joint contre la vérité avec les malfaiteurs ; avec les méchants, les prêtres envieux, ceux qui lapidé, grévistes, et les moqueurs dans les rues ; avec ceux-ci, vous qui bannissez vous vous êtes joint ; alors que vous auriez du être une terreur pour les malfaiteurs, et une louange pour ceux qui font le bien, et nourricier de ceux qui sont dans la vérité ; ainsi vous auriez du être une bénédiction pour la nation, et ne pas avoir bannis celui qui était amené par le Seigneur à visiter la semence de Dieu, et de ce fait vous avez amené vos nom dans le registre et les avez amené à sentir mauvais dans les âges à venir, parmi ceux qui craignent Dieu. Les magistrats n'étaient-ils pas encouragés dans les âges passés à persécuter ou à bannir, par les prêtres corrompus ; et les prêtres corrompus n'excitaient-ils pas la rude multitude contre les justes dans les autres âges ? C'est pourquoi vos rues sont comme Sodome et Gomorrhe. Les Juifs et les prêtres n'ont-ils pas rendu les Nations envieuses contre les apôtres ? Et qui était ceux qui ne voulaient pas avoir le prophète Amos pour prophétiser à la chapelle des rois ; mais qu'ils lui dirent de s'en aller ? Les prêtres n'ont-ils pas rejoint les princes en mettant Jérémie en prison, dans le donjon, et dans les réserves?  Maintenant voyez tous ceux qui étaient dans cette oeuvre de bannissement, emprisonnant, persécutant, soit qu'ils n'étaient pas tous hors de la vie de Christ, des prophètes, et des apôtres ? Au témoin de Dieu en vous tous je parle. Considérez, si oui ou non, c'était toujours les magistrats aveugles qui retournaient toujours leurs épées, qui ne différenciaient pas leurs amis de leurs ennemis, et donc qui frappaient leurs amis ? Ces magistrats étaient trompés par la flatterie.

George Fox

Quand ce document leur fut remis et qu'on en donna lecture, quelques-uns furent troublés (je le sus après) et ils se rendirent compte de la justesse de ma réclamation. Et il ne se passa pas longtemps avant que ceux qui m'avaient banni fussent bannis à leur tour, ou heureux de se retirer ; c'est ce qui advint à ceux qui n'avaient pas voulu faire le bien pendant qu'ils en avaient le pouvoir, ni permettre aux autres de le faire.

{J'ai vu que ce Général Monk était un homme qui s'était incliné devant Oliver Protector, et qu'il avait une couverture [faisait semblant], et lorsque la couverture fut ôtée [quand il cessa de faire semblant] il voulu redevenir l'homme qu'il avait été avant Cromwell. Ceux qui m'avaient banni, voulurent être eux-mêmes bannis quelques années après ; car lorsqu'ils en avaient le pouvoir, ils n'ont pas fait le bien, ou n'ont pas permis aux autres de faire le bien non plus. [ Monk avait servi Charles I. Lorsque Cromwell remplaça le roi par la révolution, Monk devint l'assistant de Cromwell et le commandant en chef de l'Écosse, où il avait de nombreux soldats Quakers sous son commandement. Fox lui écrivit, ainsi qu'à l'armée, une longue lettre. Au sujet du rétablissement de la monarchie, Charles II succéda à Cromwell, et Monk fit exactement tel que Fox avait prévu ; il rejoignit à nouveau la cause Royaliste Stuart, montrant quel acteur adroit il était ]. }

Après avoir passé quelque temps parmi les Amis d'Édimbourg et des environs, je retournai à Heads, où les Amis avaient été soumis à de grandes souffrances ; car les prêtres Presbytériens les avaient excommuniés, et avaient interdit à quiconque de leur vendre ou leur acheter quoi que ce soit, non plus que de manger ou de boire avec eux. Ainsi ils ne pouvaient ni vendre leurs marchandises ni acheter ce dont ils avaient besoin, car s'ils avaient réussi à se procurer du pain ou des vivres quelconques chez un de leurs voisins, celui-ci était tellement persécuté et menacé par les prêtres qu'il courait redemander les marchandises aux Amis. Ainsi la vie de ceux-ci était-elle très dure. Heureusement, le colonel Ashfield, juge de paix de cette région, mit un terme aux agissements de ces prêtres. Ce colonel Ashfield fut parla suite convaincu lui-même, et fit des réunions dans sa maison, et déclara la vérité, il vécut et mourut ainsi.

Après que j'eus visité les Amis à Heads et ses alentours, et que e les eus encouragé dans la vérité, j'allai à Glasgow où une réunion était organisée ; mais pas un habitant de la ville n'y vint. Au moment où j'entrai dans la cité, le garde à la porte m'arrêta et me conduisit chez le gouverneur ; c'était un homme superficiel mais doué de quelque bon sens ; quand j'eus longuement causé avec lui, il me mit en liberté ; j'allai donc à la réunion. Voyant que personne ne s'y rendait de la ville, nous annonçâmes la vérité dans les rues ; après quoi nous partîmes ; et, ayant été voir les Amis dans les environs, nous retournâmes vers Badcow. Plusieurs Amis déclarèrent la vérité dans leurs maisons à clochers, et la puissance du Seigneur était avec eux. Un jour que j'accompagnais le Colonel Osburn qui rentrait chez lui, nous vîmes au bord de la route un groupe d'individus grossiers qui se cachaient sous les buissons et sous les haies. Les ayant aperçus, je lui demandai qui ils étaient. « Oh ! me répondit-il, ce sont des voleurs. » Robert Widder était resté derrière nous, comptant nous rejoindre plus tard. Je dis au Colonel Osburn : « Je vais rester dans cette vallée, pendant que tu iras chercher Robert Widder. » Il n'en avait pas envie, craignant, à cause de ces hommes, de me laisser seul ; mais je1ui dis que je n'en avais pas peur. Alors je les appelai, leur demandant ce qu'ils faisaient là à épier, et je les engageai à venir vers moi ; mais ils ne voulaient pas venir. J'insistai pour les faire s'avancer, leur disant que ; sans cela, ils pourraient le regretter. Alors il s'approchèrent en tremblant, car la crainte du Seigneur les avait saisis. Je les exhortai à être honnêtes, je leur montrai la lumière de Christ dans leurs coeurs, afin que par elle ils puissent voir combien c'était mal de se livrer au vol et au brigandage ; Je demeurai avec eux jusqu'au te tour du Colonel Osburn et de Robert Widders, puis je me retirai avec ces derniers. Il semble bien probable que, si j'avais continué mon chemin avec le Colonel Osburn, ces bandits auraient dévalisé Robert Widder en le voyant passer seul, car ils étaient trois ou quatre. Par exemple, les populations des montagnes se montrèrent diaboliques, nous poursuivant, nous et nos chevaux, à coups de fourches ; mais, par la bonté de Dieu, nous leur échappâmes.

Nous allâmes chez William Osborn, où il avait une bonne opportunité de déclarer la vérité à plusieurs personnes qui entraient. Puis nous sommes allés parmi les Highlanders, qui étaient si diaboliques qu'ils faillirent nous blesser ainsi que nos chevaux en courant après nous avec des fourches ; mais par la bonté du Seigneur nous leur avons échappé, en étant protégés par Sa puissance.
 
Nous passâmes ensuite à Stirling où les soldats nous arrêtèrent et nous amenèrent au corps de garde. Après que nous eûmes échangé quelques mots avec les officiers, la puissance du Seigneur vint sur eux et ils nous mirent en liberté, mais la ville était alors tellement enfermée dans l'obscurité que nous que nous n'avons pas pu avoir de réunion avec eux dans la ville. Le lendemain matin, un homme est arrivé avec un cheval de course, et la plupart des gens de la ville et des officiers sont allés le voir. Alors qu'ils revenaient de la course, j'ai eu une opportunité magnifique pour déclarer le jour du Seigneur et sa parole de vie parmi eux. Certains l'ont confessée et certains s'y sont opposé ; mais la vérité et la puissance du Seigneur est venue sur chacun d'eux.

Quittant Stirling, nous arrivâmes à Burntisland, où je tins deux réunions dans la maison d'un capitaine Poole, l'une le matin, l'autre l'après-midi. Pendant qu'ils allaient dîner, j'allai me promener au bord de la mer, ne me sentant pas libre de manger avec eux. Le capitaine Poole et sa femme furent convaincus l'un et l'autre et devinrent dans la suite de bons Amis ; plusieurs officiers de l'armée vinrent et reçurent la vérité.

Nous traversâmes ensuite d'autres localités et nous nous arrêtâmes à Johnstons où se trouvaient plusieurs Baptistes qui se montrèrent pleins d'amertume et vinrent discuter avec nous : c'étaient des gens querelleurs et amateurs de disputes oiseuses. Quand ils virent qu'ils ne pouvaient avoir le dessus sur nous dans la discussion, ils allèrent porter plainte contre nous devant le gouverneur ; le lendemain, on leva toute une compagnie de soldats et on nous bannit de la ville, Alexander Parker et moi, ainsi que James Lancaster et Robert Widder. Tandis qu'ils nous conduisaient à travers la ville, James Lancaster se mit à chanter d'une voix mélodieuse tandis que j'étais poussé à annoncer au peuple le jour du Seigneur et le glorieux évangile éternel. Les gens s'assemblèrent de telle façon que les rues furent bientôt pleines ; les soldats étaient tellement honteux qu'ils déclarèrent qu'ils auraient mieux aimé aller à la Jamaïque que de nous conduire ainsi. Cependant, on nous mit dans un bateau avec nos chevaux, et après avoir traversé l'eau, nous poursuivîmes notre route. Les Baptistes, qui étaient la cause de notre bannissement de la ville, furent eux-mêmes, non longtemps après, renvoyés de l'armée; et celui qui était alors gouverneur fut démis de sa fonction lorsque le roi est arrivé.
 
Ayant été de cette façon renvoyés de Johnstons, nous allâmes dans une autre ville, où Edward Billing et plusieurs soldats étaient cantonnés. Nous allâmes à une auberge, et demandâmes à avoir une réunion dans la ville, afin que nous puissions annoncer l'évangile éternel parmi eux. Les officiers ont dit que nous devrions avoir une réunion à l'hôtel de ville ; mais les magistrats, dépités, arrangèrent pour ce jour-là une séance municipale. Lorsque les officiers des militaires comprirent et virent que que cette séance avait été désignée par malice, ils voulaient que nous allions tout de même dans l'hôtel de ville. Mais nous leurs avons dit non, en aucun cas ; car alors les magistrats pourraient en informer les gouverneurs, et dire, qu'on leur a ôté l'hôtel de ville par la force, alors qu'ils avaient à y faire leurs propres affaires. Nous leur avons dit que nous irions sur la place du marché. Ils ont répondu que c'état le jour du marché. Nous avons répondu que c'était d'autant mieux ; car nous aurions tous les gens pour entendre et connaître nos principes. Alexander Parker se rendit à la Croix du marché. Il s'y tint debout, une Bible à la main et annonça la vérité, mais les Écossais étaient des gens ignorants et charnels et ils n'y firent pas attention. Au bout d'un moment, poussé par le Seigneur, je me levai et commençai à annoncer d'une voix sonore la vérité éternelle et le jour du Seigneur qui allait venir sur ceux qui se livraient au péché et à l'iniquité. Sur quoi les gens sortirent en courant de l'hôtel de ville et ils s'assemblèrent en si grand nombre que nous finîmes par avoir une grande réunion ; leur séance n'avait été qu'un prétexte pour empêcher la nôtre. Lorsque les gens sortirent de l'hôtel de ville, les magistrats les suivirent. Quelques uns continuaient à marcher, mais certains restaient pour écouter ; et la puissance du Seigneur vint sur tous et les garda calme. Les gens étaient tournés vers le seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour eux, et qui les a éclairé, de sorte qu'avec sa lumière ils puissent voir que leurs oeuvres sont mauvaises, et être sauvés de leurs péchés par lui, et qu'ils puissent parvenir à le reconnaître comme étant leur Enseignant. Mais s'ils ne voulaient pas recevoir Christ et le posséder, il leur était dit, que cette lumière qui est venu de lui était leur condamnation.

Plusieurs d'entre eux furent très aimables envers nous, en particulier les Anglais, et quelques uns sont venus par la suite pour être convaincus. Mais il y avait un soldat qui était très envieux envers nous ; il nous haïssait et haïssait la vérité, il parlait en mal de la vérité, et vraiment outrageux contre la lumière de Jésus-Christ, à laquelle nous portons témoignage. C'était un supporter zélé des prêtres et de leurs auditeurs. Alors que cet homme tenait son chapeau devant sa face, pendant que les prêtres priaient, l'un des auditeur du prêtre le poignarda à mort. Ainsi, lui qui avait rejeté les enseignements du Seigneur Jésus-Christ, et rabaissé les serviteurs du Seigneur, fut assassiné parmi ceux qu'il avait tant estimé et par l'un d'entre eux.
 
De cette ville, nous nous rendîmes à Leith, encourageant et exhortant les gens sur notre route, à se tourner vers le Seigneur. A Leith, l'aubergiste m'informa que le Conseil avait donné l'ordre de m'arrêter, parce que je n'avais pas quitté le pays dans le délai de sept jours qui m'avait été imposé. Plusieurs personnes bienveillantes vinrent me dire la même chose ; je leur répondis : « Comment ! vous venez me parler de leurs mandats d'arrêt ? Quand il y en aurait une charretée, je n'en aurais cure, car la puissance du Seigneur est sur eux tous. »

J'allai encore de Leith à Edinburgh où ils disaient qu'il y avait un mandat du Conseil contre moi. J'allai à l'auberge où j'avais logé avant, et aucun homme n'interféra avec moi. Au matin, après que j'eus visité les Amis dans la ville, Je dis à ceux qui étaient avec moi d'aller préparer leurs chevaux, et nous sommes sortis de la ville ensembles. Avec moi il y avait Thomas Rawlinson, Alexander Parker, et Robert Widders. Lorsque nous furent sortis de la ville, ils me demandèrent où j'allais. Je leur répondis que le Seigneur avait mis sur moi de retourner à Johnston, (la ville d'où j'avais été expulsé), et pour établir la puissance de Dieu et sa vérité sur eux aussi. Alexander Parker a dit qu'il viendrait avec moi ; et je désirai que les deux autres restent à une ville à environ trois miles d'Edinburgh jusqu'à notre retour. Puis Alexander Parker et moi avons traversé la rivière, qui était à environ trois miles plus loin, et avons chevauché à travers la campagne ; mais dans l'après midi, son cheval était faible et incapable de rester debout avec le mien. J'arrivai à Johnstons juste au moment où on levait les ponts ; ni officiers ni soldats ne me posèrent de question. Je suivis la rue à cheval jusqu'à la maison du Capitaine Davenport d'où nous avions été expulsés. Il y avait là beaucoup d'officiers ; quand ils me virent, ils firent un geste de surprise devant cette apparition inattendue ; mais je leur dis que le Seigneur Dieu m'avait envoyé au milieu d'eux, et ils s'en allèrent. Les Baptistes m'envoyèrent une lettre, par manière de provocation, me défiant de discuter avec eux le jour suivant. Je leur fis dire que je les rencontrerais à une telle heure, dans telle maison, à environ un demi mille hors de la ville. Je réfléchis en effet que, si je restais en ville pour discuter avec eux, ils pourraient prendre prétexte de cet entretien pour faire comme précédemment. Le jour fixé, je me rendis au rendez-vous, accompagné par le Capitaine Davenport et par son fils ; j'y attendis pendant plusieurs heures, mais personne ne vint. Tandis que je restai pour les attendre, J'ai vu Alexander Parker venir. La nuit avant il n'a pas été capable d'atteindre la ville et avait logé hors de la ville. Je fus extrêmement heureux quand je l'ai enfin revu.
 
Ce Capitaine Davenport était alors attaché aux Amis ; mais plus tard, ayant fait des progrès dans l'obéissance à la Vérité, il fut renvoyé de sa place parce qu'il gardait son chapeau sur la tête et tutoyait les gens.

Lorsque nous eûmes attendu au-delà d'un délai raisonnable pour s'attendre à leur venue, nous avons quitté ; et Alexander Parker fut amené à repartir à la ville où nous avons eu la réunion à la Croix du marché. Je passai seul dans les quartiers du Lieutenant Foster, où j'ai trouvé plusieurs officiers qui étaient convaincus. De là, je suis allé à la ville où j'avais laissé les deux autres Amis, et eux et moi sommes retournés à Edinburgh ensemble.

Quand nous sommes arrivé à la ville, j'ai dit à Robert Widders de me suivre ; et dans la crainte et la puissance du Seigneur, nous sommes arrivés aux deux premières sentinelles ; la puissance du Seigneur les domina de sorte que nous sommes passés sans être examinés. Puis nous avons roulé vers le haut de la rue jusqu'à la place du marché et passé la garde principale hors de la porte de la troisième sentinelle et ainsi vers les banlieues ; et là, nous sommes arrivés à une auberge et installé nos chevaux, s'était le septième jour. Maintenant, j'ai vu et senti que nous avions monté, en quelque sorte, contre la bouche du canon ou la pointe de l'épée ; mais la puissance du Seigneur et sa main immédiate nous nous a porté au-dessus de la tête de tous. Le lendemain je suis allé à la réunion dans la ville, les Amis, ayant été informés que j'allais y assister. De nombreux officiers et soldats, y sont venus, et ce fut une réunion glorieuse ; la puissance éternelle de Dieu a été établie au dessus de la nation, et son Fils, a régné dans sa puissance glorieuse. Tout était calme, et aucun homme n'a tenté d'interférer avec moi. Une fois la réunion terminée, et que j'eus visité des Amis, je suis sorti de la ville et retourné à mon auberge. Le lendemain, étant le deuxième jour, nous sommes repartis vers les frontières de l'Angleterre.


Voyageant à travers le pays, j'aperçus de loin la maison à clocher de Dunbar ; j'en eus un coup au cœur. Je demandai quelle était cette maison à clocher Et on me répondit que c'était Dunbar. À mon arrivée je me suis installé à une auberge, j'ai marché jusqu'à la maison à clocher, accompagné d'un Ami ou deux. Lorsque nous sommes arrivés à la maisons à clocher, un des principaux personnages de la ville était en train de se promener dans la cour. Je dis à l'un des amis d'aller vers lui et de lui dire que, le lendemain matin, se tiendrait là une réunion de ces gens de Dieu qu'on appelait « Quakers » ; et que nous le priions de l'annoncer aux gens de la ville. Il me fit dire qu'il devait y avoir une lecture là à neuf heure, mais si nous le désirions, nous pourrions tenir notre réunion à huit heures. Nous acceptâmes et le priâmes de l'annoncer. Nous acceptâmes. En conséquence, le matin suivant, pauvres et riches arrivèrent ; un capitaine de cavalerie qui était en garnison dans la ville vint avec sa troupe, en sorte que nous eûmes une grande réunion où la puissance du Seigneur fut sur tous. Au bout d'un moment, le prêtre arriva et entra dans la maison à clocher ; comme nous étions dans la cour, la plupart des gens restèrent avec nous. Les Amis avaient le cœur si plein et ils parlaient d'une voix si haute dans la puissance de Dieu que le prêtre, dans sa maison à clocher, rie put pas faire grande chose ; il sortit vivement, resta debout un moment sur le seuil et se retira. J'ouvris au peuple où ils peuvent trouver le Christ Jésus, les tournai vers la lumière, avec laquelle il les avait éclairé ; et que dans la lumière ils puissent voir le Christ qui est mort pour eux, qu'ils se tournent vers lui, te qu'ils le connaissent comme étant leur sauveur et leurs enseignant. Je leur fis voir que les enseignants, qu'ils avaient suivi depuis tout ce temps, étaient des mercenaires, qui rendaient l'évangile à charge. Je leur montrai les fausses voies dans lesquelles ils marchaient, dans la nuit de l'apostasie ; et les dirigeai à Christ, le nouveau et vivant chemin vers Dieu. Je leur expliquai comment ils avaient perdu leur religion et leur culte, que Christ avait établit en esprit et en vérité, et comment depuis ce temps les gens avaient été dans les religions et cultes inventés et établis uniquement par les hommes. Et par la suite je tournai à l'esprit de Dieu, qui avait conduit les saints hommes de Dieu à produire les Écritures. Je leur montrai qu'ils doivent aussi venir pour recevoir et être conduit par le même esprit en eux-mêmes, (une mesure de laquelle a été donnée à chacun d'eux ), s'ils voulaient pouvoir connaître Dieu et le Christ, et les Écritures correctement. Voyant que les Amis qui m'accompagnaient étaient remplis de la puissance et de la parole du Seigneur, je descendis pour leur laisser annoncer ce que le Seigneur leur avait donné à dire au peuple. Vers la fin de la réunion, certains professeurs ont commencé à argumenter sur des points doctrinaux. À ce moment là je me suis levé à nouveau et répondu à leurs questions, de sorte qu'ils semblèrent satisfaits ; et notre réunion s'est terminée dans la puissance du Seigneur, calmement et paisiblement. Ce fut la dernière réunion que j'ai eu en Écosse. La vérité et la puissance de Dieu fut établie sur cette nation, et beaucoup, par la puissance et l'esprit de Dieu, ont été tourné vers le Seigneur Jésus-Christ, leur Sauveur et enseignant qui a versé son sang pour eux ; et par la suite il y eut une forte augmentation de leur nombre, et même un plus grand nombre il y aura en Écosse.

En effet, quand je fis sonner pour la première fois les pas de mon cheval sur le sol écossais, je sentis que l'esprit de Dieu jaillissait autour de moi, comme d'innombrables étincelles. Sans doute il y a, dans ce sol épais et boueux, beaucoup d'hypocrisie et de fausseté, et aussi bien des épines et des ronces que Dieu devra consumer au feu de Sa parole et labourer avec Sa divine charrue avant que la Semence d'En-Haut puisse porter des fruits célestes et spirituels à la Gloire du Dieu Tout-Puissant. Mais le laboureur doit attendre avec patience.
 
De Dunbar nous sommes venus à Berwick, où nous avons été questionnés un peu par les officiers ; mais le gouverneur était aimable envers nous, et dans la soirée nous avons eu une petite réunion, dans laquelle la puissance du Seigneur fut manifestée sur tous.

Laissant Berwick nous sommes venus à Morpeth et à travers le pays, visiter des Amis, à Newcastle, où j'avais été une fois auparavant. Les prêtres de Newcastle avaient écrit de nombreux livres contre nous, et un dénommé Ledger, conseiller municipal de la ville, était très envieux contre vérité et amis. Lui et les prêtres avaient dit, « Les Quakers ne viendrait pas dans les grandes villes, mais vivraient dans les champs, comme des papillons ». J'ai pris Anthony Pearson avec moi et sommes allés voir cet homme nommé Ledger, qui était avec plusieurs autres échevins. Je leur ai dit que nous étions arrivés dans leur grande ville, et voyant qu'ils avaient écrit beaucoup de livres contre nous, nous avons voulu avoir une réunion avec les gens de la ville et avec eux ». Mais ils ne nous ont pas permis d'avoir une réunion ; et n'ont pas voulu nous écouter, sauf Ledger et un autre conseiller municipal. J'ai demandé « s'ils n'avaient pas appelé les Amis des papillons et dit que nous viendrions pas dans les grandes villes ? Et maintenant que nous étions dans leur ville, ils ne voulaient plus nous rencontrer, bien qu'ils imprimaient livres contre nous ; qui sont les papillons maintenant ? » Puis Ledger a commencé à plaider pour le jour du Sabbat. Je lui ai dit qu'ils gardaient les marchés et les foires sur le véritable jour du Sabbat, car le véritable jour du Sabbat était le septième jour de la semaine. considérant que c,est ce jour-là que les soi-disant Chrétiens se réunissent maintenant et appellent leur Sabbat, c'est-à-dire le premier jour de la semaine. Puisque que nous ne pouvions avoir de réunion publique parmi eux, nous avons eu une petite réunion avec des Amis et des gens sympathiques à la Gate-side ; où une réunion se poursuit à ce jour au nom de Jésus. Comme je passais par la place du marché, la puissance du Seigneur a augmenté en moi de les avertir du jour du Seigneur qui allait arriver sur eux. Et peu après, tous ces prêtres de Newcastle et de leur profession ont été expulsés lorsque le roi est monté au trône.

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