Sans Croix, Pas de Couronne

par William Penn


CHAPITRE XVI

N'aimez pas le monde, ou les choses qui sont par le monde :
si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui ;
1 Jean 2:15

(N'aimez pas ce que le système de ce monde et l'homme ont inventé :
vêtement, les sensations de la nourriture, les sports, les plaisirs, les jouets, les gadgets,
les coutumes, les traditions, les divertissements, les passes temps, etc.

Usez des choses du monde comme si vous n'étiez pas absorbés par elles et avec indifférence. 1 Cor 7:31)

parce que tout ce qui est par le monde, la convoitise de la chair,
et la convoitise des yeux, et l'orgueil vantard de la vie (ou vos biens),
n'est pas du Père, mais est du monde ;
1 Jean 2:16

(Car ce que votre oeil et votre chair désirent, et l'orgueil associé à leur réussite,
ne viennent pas du créateur, mais vient du système de ce monde,
gouverné par le dieu de ce monde, Satan
.
Tout ce que vous convoitez c'est de l'idolâtrie
.)

Les chrétiens ne doivent pas admettre parmi eux la luxure [ l'indulgence du plaisir des sens ] que l'on combat dans ce traité ; par ce que l'esprit qui l'invente et qui s'y plaît, qui la défend et qui plaide si fort en sa faveur, est incompatible avec le vrai esprit du christianisme. La nature même de la religion chrétienne de l'admet pas. Car c'est pour cela que l'immortalité ; et la vie éternelle ont été produite à la lumière, ; afin que qu'ont pu renoncer au plaisir inventé de cette vie mortelle par lesquels le monde vit, et les abandonner. Et c'est pour ce sujet que rien de moins que des récompenses immenses, et des demeures éternelles sont promises à toute personne, pour les encourager à quitter volontairement la vanité et le plaisir charnel du siècle ; et à marcher avec courage à la rencontre de la honte et des souffrances, qui doit s'attendre à recevoir ; peut-être même de la part de leurs plus proches parents, et de leurs plus intimes amis.

Car si la religion chrétienne avait permis la jouissance de ce monde, dans un autre sens que dans le seul et saint usage des créatures, qu'en effet Dieu a accordé pour la nécessité et la commodité de tous ; par exemple, si elle permettait tout cet orgueil, toute cette pompe, cette vanité, cette curiosité, tous ces changements d'habits et d'équipage, toutes ces modes de toutes ces récréations ordinaires du monde, avec toute sa grandeur, tout ce qui peut faire plaisir au sens et les satisfaire ; quel besoin aurait-on alors de porter sa croix chaque jour ; de mener une vie de renoncement soi-même ; de s'employer à son propre salut, avec crainte et tremblements ; chercher les choses qui sont en haut ; d'avoir son trésor et son coeur dans le ciel ; s'abstenir de toute parole oiseuse et de toute raillerie. mais de craindre et de s'attendre à Dieu tout le jour ; d'endurer tous les reproches, les mépris, les mauvais traitements, les moqueries piquantes et les morts cruelles ? Quel besoin aurait-on de toutes ces choses, et pourquoi faudrait-il s'y attendre pour parvenir à cette immortalité glorieuse, et à cette couronne éternelle ; si la religion permet à la vanité, l'orgueil, le luxe, l'oisiveté, la concupiscence, l'envie, la malice, et toute la manière de vivre qui est en usage parmi ceux qu'on nomme chrétien ? On n'en aurait certainement aucun besoin. Mais comme le seigneur Jésus-Christ savait bien à quelle folle bagatelle, et à quel vrai plaisir, comme aussi, à quelle impiété grossière les coeurs des hommes et des femmes étaient attachées, et combien ils étaient dégénérés du principe céleste de vie, est tombé dans une recherche lascive ou illégitime des jouissances de ce monde périssable ; inventant même chaque jour de nouveaux plaisirs, pour satisfaire à leurs appétits charnels ; aussi ne prévoyait-t-il pas moins la difficulté qu'ils auraient tous aillent renoncer, et à les abandonner à son appel ; et avec quelle grande répugnance ils en prendraient congé et s'en sépareraient. C'est pourquoi, pour les porter à cela, il ne leur a pas parlé dans le langage de la loi, qu'ils auraient une Canaan terrestre, de grandes unités, une lignée nombreuse, une longue vie, et autres choses semblables. Non ; bien au contraire ; au moins qu'ils devaient prendre ses choses selon qu'elles arriveraient. Mais il leur parle d'un ton plus sublime, il leur assure un royaume, et une couronne qui n'ont pas de fin ; que ni le temps, ni les tourments, ni la mort, ni le tombeau, ni l'enfer ne pourront enlever de ceux qui croient en en lui, qui obéiraient. Bien plus, qu'il serait reçu dans cette étroite alliance d'ami affectionné, dans cette intime affinité divine de frères et de cohéritiers avec lui de tout le bonheur céleste, et d'une immortalité glorieuse. Si donc il est écrit que ceux qui n'écoutaient pas Moïse, devais être mis à mort ; à plus forte raison ceux-là mourront-ils, qui refuse d'écouter et d'obéir aux préceptes de ce grand éternel rémunérateur de tous ceux qui le recherchent diligemment [avec efforts assidus], et qui le suivent.

2. C'est pour cela qui lui a plus de nous donner à goûter, dans son propre exemple, ce que ses disciples doivent s'attendre de boire abondamment, savoir, la coupe du renoncement à soi-même, des épreuves cruelles, et des afflictions les plus amères. Il n'est pas venu consacrer le chemin au repos éternel, par l'or et l'argent, les rubans et dentelles, les galons, les parfums, les habillements riches, curieusement fait, bien ajusté, les précieux joyaux, les récréations présentes, les comédies, les festins, les balles, et mascarade, et réjouissances nocturnes, la lecture de romans, les chansons d'amourette, et les semblables passe-temps du monde. Non, non. Mais hélas ! C'est en délaissant toutes sortes d'entretien semblable ; et même aussi quelquefois des choses plus légitimes ; se soumettant d'un côté courageusement à la perte de tout, et de l'autre à souffrir les reproches, l'ignominie et plus cruelle persécution de la part des impies. Il n'avait que faire de se priver de cette variété de plaisirs mondains, s'ils eussent été convenables à la nature de son royaume ; car il a été tenté ainsi que le sont ses disciples, par des appâts en rien moindre que toutes les gloires du monde. Mais celui qui leur a commandé de chercher un autre pays, et de s'amasser dans les yeux des trésors qui ne périssent point, et qui pour cela leur a défendu de s'embarrasser de ce qu'ils mangeront et ce qu'ils boiront, ni de quoi ils seront vêtus ; vu, dit-il, «que les païens qui ne connaissent point Dieu recherchent toutes ces choses » (Mat 6:19-33) ; Et c'est ce que font des chrétiens qui prétendent de le connaître, mais « ayant la nourriture et le vêtement d'en être content »(1 Tim 6:6-11) ; Celui, dirige, et qui leur a enjoint cette doctrine, et qui leur en a donné l'exemple saint et céleste, savoir le Seigneur Jésus-Christ, a dit à ceux qui voudraient être ses disciples, de prendre la même croix, et de le suivre. (Luc 14:26-27, Luc 14:33).

3. Oh! Qui est-ce qui veut le suivre ? Qui sont ceux qui veulent être de véritables chrétiens ? Il ne faut pas qu'il pense aller par un autre chemin, ni boire d'une autre coupe que n'a faite avant nous capitaine de notre salut (Héb 2:10), [et insister que nous fassions de même]. Non ; car c'est là la question qu'il fit autrefois à Jacques et à Jean fils de Zébédée, quand ils lui demandèrent d'être assis à sa droite et à sa gauche dans son royaume, « pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisé du baptême dont je dois être baptisé ? » (Mat 20:22). Sans cela point de disciples, point de chrétiens. Il faut que tous ceux qui veulent venir à Christ, et être fait de vrais chrétiens, abandonne sur-le-champ tout plaisir qui voudrait dérober les affections de l'âme, et l'occuper à ce qui lui empêcherait la jouissance du divin principe de vie ; et écrire la lettre de divorce à chaque vanité favorite. Or tout ce qui est en dessous du soleil de droiture est vanité en comparaison de lui.

4. Objection 1. Il y en a qui voudrait bien paraître ne pas manquer du texte de l'écriture pour appuyer leurs convoitises ; quoiqu'il soit évident qu'ils appliquent mal, lesquels sont fort prompte à faire cette objection : Le royaume de Dieu, disent-ils, ne consiste pas en viande, ni en breuvage, ni en vêtements, [ni dans leur renoncement, ce qui est leur position] etc.

Réponse. Fort bien : c'est pour cela même que nous nous tenons détachés de ses choses, [ nourriture et vêtement ] mais assurément vous qui voulez qu'elle soit si nécessaire à la conversation, que vous nous faites des reproches, de ce que nous ne nous y conformons pas, vous avez moins de raison que qui que ce soit de nous faire cette objection. [de ne pas les poursuivre et ne pas en parler] Combien cela était chrétien, ou ressemble-t-il à la droiture, et à la joie en quoi consiste le royaume céleste ? Que le juste principe qui est placé dans vos propres consciences en décide. Notre conversation consiste dans la tempérance, et cela dans la droiture ; par laquelle nous avons obtenu ce royaume où la liberté que vous prenez et votre excès n'ont aucune part, ni aucun droit. Si donc il ne peut y avoir de vrais disciples que ceux qui viennent apporter chaque jour la Croix, et qu'il n'y a personne qui la porte, que ceux qui suivent l'exemple du Seigneur Jésus-Christ (Phil 3:10, 1 Pierre 4:13, Tite 2:11-13, Rom 6:6, Gal 2:20, 5:24, 6:4), dans son baptême, ces affections, et ses tentations ; et si aucun est ainsi baptisé avec lui, sinon ceux dont les coeurs sont retirés des vanités, dans lequel vit la plus grande partie du monde, et qui viennent à obéir à la sainte lumière et grâce divine dont ils ont été éclairés d'en haut ; et qui par là s'exerce journellement à crucifier chaque affection désordonnée, et à mettre au jour l'immortalité ; s'il n'y a que ceux-là qui soient des vrais disciples, comme cela est très indubitable ; que les personnes de nos jours réfléchissent donc un peu sérieusement sur elles-mêmes ; et elles concluront que nul de ceux qui vivent et qui se plaisent dans ses veines coutumes, et dans cette conversation dissemblable de celle de Christ, ne peut être de véritables chrétiens ou disciples de Jésus crucifié. Autrement comment serait-ce une croix ? Ou la vie chrétienne serait-elle un sujet de difficultés et de reproches ? Pas du tout. Le scandale de la Croix cesserait bientôt. « De la croix qui est la puissance de Dieu à ceux qui croient », (Gal 5:11, 1 Cor 1:18) ; par laquelle ils surmontent chaque convoitise et chaque vanité, et amène la créature a une sainte soumission de coeur à la volonté céleste de son créateur. Car il est dit, que c'est pour cela que Jésus-Christ a été, et est manifesté ; afin que par Sa sainte vie et Sa sainte doctrine du renoncement à soi-même, et confondent l'orgueil du coeur des hommes, et que par l'immortalité qu'il a mise et qu'il met chaque jour en lumière, ils flétrissent la gloire de leur repos, et de leurs plaisirs passagers (1 Cor 1:27-29) ; afin qu'après en avoir détaché leurs affections, il les y ayant crucifiés, il recherche une autre patrie, et puisse obtenir un héritage éternel. Car « les choses visibles sont pour un temps » (2 Cor 4:18), et cela était comme tous les vrais chrétiens doivent être, acheter du désir d'y prendre leur repos ; mais les invisibles sont éternelles. Ce sont là les choses où ils étaient, et où il faut que tous soient amenés, et sur lequel on doit principalement fixer ces affections.

5. C'est pourquoi un vrai disciple du seigneur Jésus-Christ, doit tellement occuper son esprit aux choses célestes, qu'il use des choses de ce monde comme s'il n'en usait pas. De sorte qu'ayant ce qui est nécessaire et convenable et soit content sans les choses mondaines qui sont superflues. (1 Tim 6:8). Par ceci, le plaisir que dans les temps de l'ignorance, qui était pris dans les coutumes et les modes du monde puissent plus abondamment être fournis dans la vie céleste et cachée de Jésus. Car à moins que de demeurer en Christ, il sera impossible d'apporter beaucoup de fruits (Jean 15:4-8), en quoi son Père soit glorifié, comme il le demande à ses disciples. Car comme il est clair que ceux qui vivent dans la vanité, les plaisirs, les divertissements et les convoitises du monde ne demeurent pas en lui et ne le connaissent pas ; d'autant que ceux qui le connaissent se retirent de l'iniquité ; aussi est-ce parce qu'ils demeurent et se plaisent dans ces folies, qui les enchantent, qu'ils sont si ignorants et si insensibles de la présence de celui qui frappe continuellement à la porte de leur coeur (Apoc 3:20) ; dans lesquelles il devrait demeurer, et dont il devrait connaître que son divin pouvoir est la croix où il faut mettre à mort, et crucifier chaque convoitise favorite, et chaque vanité attrayante ; afin de pouvoir par la, sentir la vie divine s'élever dans leurs coeurs, et être eux-mêmes animés à rechercher les choses d'en haut ; afin que quand Jésus-Christ se manifestera, ils paraissent eux aussi en gloire avec lui, qui est, sur toutes choses, Dieu bénit éternellement (Col 3:1, Col : 3-4, Rom 9:5). Amen.

 

CHAPITRE XVII

Ces coutumes et ces modes qui font l'ornement et l'entretien des temps, empêche aussi évidemment les esprits des peuples d'entrer dans la retraite intérieure, par laquelle il viendrait à contempler les gloires de l'immortalité. Et qui au lieu de craindre leur Créateur au jour de leur jeunesse, et de chercher premièrement le royaume de Dieu, attendant que les autres choses, qui peuvent être nécessaire et convenable (Luc 12:30), leur fussent données par surcroît, selon l'ordonnance de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ ; sitôt qu'ils peuvent faire quelque chose, ils se tournent vers l'orgueil et la vanité, par ce genre de vie qui plaît le plus à la chair (Éph 2:3), et en font leur entretien le plus délectable. Tout cela ne fait qu'engendrer évidemment des conceptions lascives, et enflammé des pensées désordonnées, des discours impudiques, des festins de débauche ; s'il ne conduit à la fin à des actions criminelles. De leur parler du ciel et d'une autre vie, c'est les ennuyé et les offensé. Déclare de réfléchir sur leurs actions ; de ne pas attrister le Saint Esprit ; de considérer ce que c'est qu'une condamnation éternelle ; de se préparer au jugement. Ils vous répondent ordinairement par des railleries injurieuses (Éph 5:3-4), et des réparties profanes ; s'ils ne vous frappent pas directement. Ils occupent leur pensée de tout autre chose. On trouve les matinées trop courtes pour se laver, se lycée, se farder, se mettre des mouches, tresser sa chevelure, se friser, se poudrer, se mettre de l'essence, se parer, et s'adorer soi-même ; tandis que leurs après-midi sont communément promises aux visites et aux jeux ; ou leur entretien ordinaire, et quelques histoires tirées des romans les plus applaudis ; de quelques aventures étranges ; de quelques amourettes passionnées ; deux refus désobligeants ; de grands obstacles ; de poursuites importunes ; de fâcheux contretemps ; de surprise étonnante ; de rencontre inopinée ; de château surpris ; des amants tirés de prison ; les rencontres de gens qu'on croyait morts ; des duels sanglants, des bocages solitaires qui répètent des paroles languissantes, des plaintes lugubres qu'on a entendues ; des profonds soupirs sortis des lieux déserts et inhabités ; des intrigues conduites avec la dernière adresse (Psa 12:2 ; Ésa 5:12 ; 59:3-4). Et quand toutes choses paraissent des plus éloignés ; alors des personnes mortes sont en vie, des ennemis sont des amis ; le désespoir se change en jouissance, et toutes leurs impossibilités se réconcilient. On voit arriver des choses qui n'ont jamais été ; qui ne sont pas ; qui ne seront jamais, et qui ne peuvent pas être. Et comme si les hommes et les femmes étaient trop lents à répondre aux suggestions des réglés de la nature corrompue, ou qu'ils fussent trop attachés à des spéculations plus divines et à des affaires plus célestes ; ils ont tout ce que les esprits les plus extravagants peuvent inventer ; non seulement des mensonges formels, mais des impossibilités absolues à la propre nature, pour porter leurs esprits à ces vaines passions la, leur enivrer leur folle fantaisie, avec des trop rien sinon des idées creuses ; ce qui non seulement consument leur temps, les rangs efféminés, dégrade la raison, et les fait travailler à mettre ces choses-là en pratique, et à s'approprier ses aventures en les imitant ; mais s'ils s'y trouvent frustrés, comme on ne saurait s'attendre à autre chose de tels purs fantômes, le plus prompt pour remèdes et de se déborder en se plongeant dans les plus grands vices. Telles sont cependant quelques-unes de leurs plus innocentes récréations, qui sont de vrai pièges de Satan, pour attraper les peuples, et qui sont piégés de la manière qui s'accommode le mieux à leurs faiblesses, se rendant plus insensiblement être de leurs affections, par des entretiens qui s'y insinuent le plus à leur sens. C'est dans de telles occasions que leur coeur engendre la vanité ; que leurs yeux deviennent des interprètes de leurs pensées, et que leurs regards découvrent l'ardeur secrète de leurs esprits non retenus (Pro 7:10-21) ; errants dans des routes détournées ; jusqu'à ce que leur comportement lascif les enveloppes de ténèbres, et accablent leurs esprits de convoitises, et leur réputation d'infamie.

[L'interprétation moderne pour ceci se sont : les jeux, les films, la télévision, les DVD, les vidéos de musique, tout cela créait les pires désirs et pensées d'immoralité sexuelle, qui sont une dépravation sérieuse de la pensée. Non seulement leur contenu sont-ils sexuels, mais ils ont aussi profane, et aussi violent, faisant fréquemment la promotion des drogues, il reflète le plus bas dénominateur commun de la vie. Même les messages publicitaires sont remplis de sexe ; les couvertures de magazines dans les supermarchés de nos voisinages sont criants d'immoralité sexuelle et de vanité alors que vous attendez pour passer à la caisse. Les panneaux d'affichage, les annonces dans les autobus les nouvelles sur les sites Web – toutes ces choses montrent les femmes légèrement vêtues faisant appel à vos convoitises, et nous désensibilise au péché de l'adultère, la fornication de l'homosexualité, qui nous servent uniquement pour nous bannir des cieux dans la prochaine vie. Entretenir de telles pensées en votre pensée est suffisamment grave pour vous, mais de telles pensées aussi amènent la chute dans les actions, qui non seulement vous endommage davantage, mais endommage aussi l'autre personne.]

2. Voici quelle est la fin de toutes leurs modes de récréations ; c'est de satisfaire à la convoitise de la chair, à la convoitise des yeux, et à l'orgueil de la vie (1 Jean 2:16). Les habits qui ont été donnés pour couvrir leur honteuse nudité auraient aujourd'hui besoin d'être couverts pour leur honteux excès ; et les hommes tirent orgueil et se glorifier, de ce qui devrait les faire se rappeler de la perte de leur innocence. Mais la centième partie de ces choses coûte le paradis à l'homme ; comme la faute d'Adam fut de chercher à se satisfaire autrement que Dieu ne l'avait ordonné ; de même l'occupation, le plaisir et la perfection du siècle, est de passer la plus grande partie du temps dans des vanités qui sont si éloignées de la fin pour laquelle les hommes ont été créés ; savoir, pour une vie de dizaines, qu'ils la détruisent.

3. Si les plaisirs du monde étaient des plaisirs vrais et solides, Adam et Ève aurait été misérable dans leur innocence ; puisqu'il ne les connaissait pas. Mais comme c'était une fois un bonheur pour l'homme de ne pas les connaître du tout ; aussi l'est-il, à ceux qui connaissent véritablement Jésus-Christ, d'en être racheté par son pouvoir éternel, et élevée à l'amour de l'immortalité ; ce qui est encore un mystère pour ceux qui vivent et prennent plaisir à leurs équipages curieux, aux richesses et à la diversité de leurs habits, à leurs ajustements exacts, aux inventions et dans la l'imitation des modes, dans leurs parures superbes, leur démarche affectée, leurs regards lascifs ; au roman, aux comédies, au festin, au bal, aux réjouissances et autre pareil conversation en vogue. Car comme ces choses n'auraient jamais été, si l'homme avait demeuré chez soi, avec son créateur, et qu'il eut entièrement appliqué son esprit aux nobles fins pour lesquelles il était créé ; aussi est-il certain que l'usage de ces vanités est non seulement une marque que les hommes et les femmes sont encore ignorants de leur vrai repos, et de leur vrai plaisir ; mais est aussi un obstacle qui les empêche de rentrer en eux-mêmes, et de rechercher soigneusement les choses sont éternelles. Oh ! Qu'on fasse tant de bruit ; qu'on mène tant de fracas ; qu'on est tant d'intrigues ; qu'on trafique tant ; qu'on soit si curieux et si diligent ; qu'on prenne tant de peine ; qu'on passe tant de temps ; qu'on fasse de si prodigieuses dépenses pour plaire et satisfaire les pauvres vains mortels ; et qu'on tienne si peu de compte de l'âme, l'image de la divinité même ! Oh ! Quelle plus forte preuve, et qu'elle marque plus évidente peut-on donner que c'est le corps, l'essence, la boîte, un peu de chairs et quelques os couverts de peau ; des bagatelles, des badineries et des vanités mêmes de cette vie mortelle, et de ce monde périssable qui les attirent, qui les gagne, sur quoi ils rêvent, et croient n'avoir jamais trop de temps, trop d'amour et trop d'argent pour y employer!

4. C'est ainsi qu'ils ont l'esprit occupé ; et ils sont si vains dans leurs imaginations, et si obscurcie dans leurs entendements, qui croit non seulement que ces choses sont innocentes ; mais qu'ils se persuadent même, pendant tout ce temps-là, d'être de bons chrétiens ; et de les en reprendre et pire qu'hérésie. ( Luc 8:14, Pro 1:30,10:17,12:1,15:14, Ésa 58:1-10 ). Ainsi ils sont étrangers à la vie cachée ; mais ces choses-là les détournent de tout examen sérieux d'eux mêmes, (Jér 14:19-21). Il leur suffit de marmonner par routine, pendant une demi-heure, et avec un zèle forcé ; quelque parole d'autrui, [le sermon hebdomadaire de leur secte], dont ils n'ont que faire (Ézé 33:32,Mat 6:7); [ des mots marmonnés et lus ] et qui n'ont pas plus de rapport à leur cas, ou du moins à leur intention, comme leurs oeuvres le font voir, que celle du jeune homme de l'Évangile n'avait à la sienne, lorsqu'il disait : « j'y vais, mais qu'il n'y alla pas. » Mais hélas ! Pourquoi ? Oh ! C'est qu'ils entretiennent d'autres objets ! Et quels sont-ils ? Pharaon, Cléopâtre, Cassandre, Clelia. Une comédie, un bal, la promenade, la compagnie, des affaires, en un mot le monde. Ceux-ci les attende, ceux-ci les appels, ceux-ci les pressent, et ils servent ceux-ci, et ceux-ci sont leurs associés les plus familiers. Voilà comment leurs coeurs sont rendus captifs et détournés de l'exercice divin, et même de tes affaires temporelles dont ils leur reviendraient immédiatement quelque bien à eux-mêmes, ou à leurs prochains indigents ; se délectant par les idées qu'ils ont reçues de ces niaiseries et bagatelles dont ils ont rempli leurs esprits légers déréglés. Et si faute de moyens, ils ne peuvent pas les mettre en pratique à tous égards ; ils ne se lassent pas de le faire autant qu'ils le peuvent ; du moins ils y reviennent, ils en sont épris et souffrent volontairement que leurs pensées les suivent avec précipitation. Tout cela rend l'esprit incapable de penser aux choses célestes, et distrait l'âme de la vie divine, et du divin principe du Saint Jésus. Mais comme il a souvent été dit, plus particulièrement quant aux jeunes gens, à qui de pareil divertissement, où l'on présente à leurs inclinations ce qui leur est fort agréable, par où ils ont poussé à plus de vanité qu'ils n'avaient jamais pensé auparavant, sont incomparablement plus chers que tout ce que leur peut dire de la crainte de Dieu, d'une vie retirée, des récompenses éternelles, des joies inexprimables et pleines de gloire. Dans les hommes et les femmes sont vains ; tant sont-ils aveugles et si fort insensible à ce qui fait véritablement un disciple de Christ (Rom 13:11-12, Mat 15:7-14). Oh ! Si vous pouviez méditer ces choses ; et étant séparé de ses vanités, veiller à la venue du seigneur, de peur que étant pas préparé, et trouver surpris avec d'autres objets de leur amour, ils n'entrent pas dans son repos éternel.

5. Ce qui manifeste encore davantage que ces modes et ces régulations nombreuses sont illégitimes ; c'est que, où elles sont inventées par des esprits vains, oisifs et débauché, pour satisfaire leur sensualité, et faire naître dans les autres une semblable criminelle curiosité à les imiter ; ce qui ne sert qu'à accroître la convoitise de la folie, ou bien elles sont encouragées par des gens de génie, tomber dans l'indigence et la pauvreté, qui en font le second moyen de se maintenir ; et à ces deux égards, et sur celle de considération, on doit les détester. Car les premières de ces licences marquent l'impiété, et l'autre soutient un moyen vil de gagner sa vie ; et par conséquent en page d'agir à des occupations légitimes, plus avantageux est plus nécessaire. Que se font de telles personnes qui ont inventé, et qui met en oeuvre toutes ses folies ; c'est ce qui n'est pas difficile de démontrer. Car s'il était possible que quelqu'un nous apporte la ceinture du père Adam, et le tablier de la mère élève, avec quelle effronterie d'aller garderait-on pas ? Quelle risée et quelle moquerie ne ferait-on pas de la grossièreté de leur façon ? Leur tailleur ne trouverait sûrement pas grande pratique ; quoi que nous lisons que c'est Dieu mêmes qui leur fit des habits de peaux (Gen. 3:21). On ne peut en dire autant de toutes les autres vanités, à l'égard des saints hommes et Sainte femmes qui ont été dans tous les siècles ; et dont la Sainte écriture fait mention. Combien de pièces de ruban ? Combien de plumets, de dentelles et autres choses semblables Adam et Ève ont-ils usé dans le paradis, ou après qu'ils eurent été dehors ? Quelles riches broderies ; qu'elle soit, quelles aiguillettes, etc. avait Abel, Noé et le bon vieillard Abraham ? Ève, Sarah, Suzanne, Élisabeth, et la vierge Marie avaient-elles coutume de se friser, de se poudrer, de se farder, se mettre des mouches ? Portait-t-elle de faux cheveux, d'une autre couleur que les leurs ? Avait-elle des points d'Espagne, les robes volantes, des jupons brodés, des tissus d'or, des jupes à panier, des souliers et des pantoufles galonnées, etc. Combien de jeux Jésus-Christ et ses apôtres se sont-ils divertis ? Quelle poésie, quel roman, quelle comédie et autres choses semblables faisaient aux pratiquer les apôtres et les cinq, pour passer leur temps ? Je sais qu'il recommande à tous de racheter le temps, d'éviter les paroles folles, la vaine plaisanterie, les prières vaines et profanes, les histoires fabuleuses ; (Éph 5:1-5;15-16; 2 Tim. 2:16, 22; Mat 25:13; Phil 2:12-13; Col 3:1-2, 3:5) comme chose qui tende à l'impiété. Mais plutôt de veiller, s'employer à leur propre salut, avec crainte et tremblements ; de fuir les désirs fous de la jeunesse, et de poursuivre la droiture, la paix, la bonté, l'amour, la charité ; et de penser aux choses qui sont en haut ; s'ils veulent avoir honneur, gloire, immortalité et la vie éternelle.

6. Mais si on me demandait, d'où viennent donc ces choses ? Je pourrais aussitôt répondre, des gentils qui ne connaissaient pas Dieu ; car, comme il sera montré, quelques-uns d'entre les détester. Elle faisait les plaisirs d'un efféminé [faiblesse dans les hommes et addiction aux plaisirs ] Sardanaple, d'un fantastique Miracles, d'un comique Aristophane, d'un prodigue Charaxe, de voluptueux Aristipe. Ce furent aussi les pratiques de semblables femmes, comme de l'infâme Clytemnestre, de la fardée Jézabel, telle impudique Campasque, de l'immodeste Posthumie, de la superbe corinthienne Lais, de la très impudente Flora, de la débauchée Égyptienne Cléopâtre, de la très insatiable Messaline. Toute personne dont la mémoire a été en mauvaise odeur dans tous les siècles, et qui porte avec soi une contagion perpétuelle. Voilà qui sont ceux et celles qui étaient dévouées à de semblables récréations, et à de tels vins plaisir ; et non pas les saints hommes et les saintes femmes de l'ancien temps, qui menait une vie de renoncement soi-même. Non ; les plus sobres des païens mêmes détestaient de semblables folies, de telles pratiques débauchée ; et cela par le principe d'une grande vertu, comme tous le confessent. On ne trouve pas de telles choses dans les ouvrages de Platon, ou de Sénèque, Pythagore, Socrate, Phocion, Zeno, etc., ne s'adonnait pas à de tels entretiens. La vertueuse Pénélope, la chaste Lucrèce, la grave Corneillie, la modeste Pontie et plusieurs autres trouvaient assez d'emplois parmi leurs enfants, leurs domestiques et leurs voisins. Quoique noble ; c'est à quoi elle se plaisait le plus, outre leur dévotion, étaient à filer, à tisser, à jardiner, travailler à l'aiguille et autres telles semblables bonnes occupations, et à de tels entretiens recommandables du ménage. Et pourquoi appelle-t-on ces gens-là Païens, il faisait paraître plus de christianisme, dans toutes leurs actions, que les gens fous et débauchée de ce siècle-ci, qui, nonobstant cela, veulent à être appelé Chrétien. Et surtout vous gens de comédie, d'où pensez-vous que viennent ces comédies que vous aimez si passionnément ; et comme il n'y a aucun divertissement qui soit plus pernicieux ; aussi il n'y en a-t-il. Qui soit plus en estime, ni fréquenté avec plus d'ardeur ? Je vous dirai d'où elles viennent. Leur arrière-grand-père était Païen, et non de la meilleure sorte. Son nom était Épicharme. Il est vrai qu'il est appelé philosophe, ou amateurs de la sagesse ; mais il n'a été tel seulement que de non ; il n'était pas plus philosophe en réalité, que les comédiens de nos jours sont de véritables chrétiens. Suidas historien grec, rapporte que ce fut lui qui fut le premier inventeur de comédie ; et avec l'assistance d'un nommé Fermus et composa aussi 50 fables. Mais voulez-vous savoir de quel pays il était, et la raison de son intrigue ? Il était de Syracuse, principale ville de Sicile, renommé pour l'infamie de plusieurs tyrans. Ce fut pour plaire à quelques-uns de, pour satisfaire à leurs convoitises qu'il exerça son génie. Ne pensez-vous pas que ceci soit une mauvaise origine ? Est-il meilleur pour qui que ce soit de l'imiter, ou de la justifier ? N'est-ce pas une chose abominable, quant à ceux qui se disent chrétiens, justifie de pareilles inventions ; puisque les plus graves païens les ont eux-mêmes condamnés ? Et les comédies tragiques n'ont pas un meilleur lignage, nommément un Thespis, poète Athénien, à qui on a attribué aussi l'origine de cette coutume impudique de se farder le visage, de se contrefaire les antres, par le changement d'habit et d'humeur, etc. toutes choses qui sont maintenant tant en vogue et en réputation parmi les grands du siècle. Que j'ajoute à cela le poète Amoroso, qu'une passion d'amour impudique le transporta premièrement à ses proses poétique d'admiration ; ce qui est certainement une lâcheté sordide et efféminée, si ce n'est une idolâtrie. On l'appelle Alcman ou Alcine le Lydien. On dit qu'il est le premier, qui étant extrêmement amoureux d'une jeune femme de son pays, et toujours cette sorte de folie, savoir, les histoires d'amourette et les vers, ce que presque toutes les nations ont depuis si diligemment imité, dans leurs romans.

7. Objection 2. Je sais qu'il y en a qui diront, mais nous avons plusieurs comédiens et tragédie, vers, sonnets ; etc. Composé tout extrait pour réprimer le vice, et d'où nous apprenons plusieurs choses recommandables. Quoique ceci soit honteux ; cependant, plusieurs fautes de compte, ou d'entendement, ou bien de tous les deux, m'ont fréquemment fait cette réponse. Je confesse et sans hésiter, qu'entre les païens, après les lectures plus graves de la morale de leurs philosophes, ceci était le remède suivant qu'ils appliquaient aux vices communs d'entre lesquels je produirai de témoins, Eurispides, que Suidas appelle savant poète tragique, ainsi que Eupolis, que le même historien appelle poète comique. Le premier était si chaste, et par là, si dissemblables de ceux de nos jours, qu'on l'appelait misogyne, c'est-à-dire qui haïssait les femmes, c'est-à-dire les impudiques ; car autrement il fut marié deux fois. Il donne à l'autre le caractère de sévères censeurs et aux points d'où je recueille que leur dessin n'était pas de satisfaire les fantaisies humaines et oiseuses du peuple, ni simplement de gagner de l'argent ; mais puisque le peuple avait été débauché par le moyen des génies libertins, leur ouvrage était de les rappeler, par l'emploi du génie contre le crime. Et c'est ce qui paraît encore plus, par la description qui en est rendue, comme aussi de ce qu'on a supposé qu'Euripides avait été mis en pièces par des femmes débauchées. Ce qui sans doute était pour avoir déclamé contre leur impudence. Et l'autre étend tué à une bataille, entre les Athéniens et les Lacédæmoniens, fut tellement regretté, confient une ordonnance qu'à l'avenir on ne permettrait pas à de tels poètes de porter les armes. Il n'y a pas à douter que ce ne fut, parce que dans le perdant, on perdait un censeur du vice. De sorte que le but des comédies comiques et tragiques approuvées dans ces temps-là, était de réformer le peuple, en faisant paraître le péché odieux ; et cela non pas tant par une manière raisonnable d'argumenter, pratiquée par leurs philosophes, que par des moqueries piquantes, et des réflexions sévères, et en montrant que leurs actions vicieuses étaient honteuses, ridicule et détestable ; afin que pour l'amour de leur propre réputation, ils ne s'en rendissent pas plus longtemps coupable. Ce qui selon moi, et qu'un peu plus doux que le fouet, ou une maison de correction. Or si vous, qui plaidez pour ces choses, voulez être content qu'on vous tienne pour des païens ; et d'entre ceux-là, qu'on vous mettre au même rang des plus dissolues, il est plus méchant, qui voulait plutôt être dissuadé de pécher par la moquerie que par la raison, nous vous avouerons que de telles comédies et tragédies comme celles-là, peuvent être de quelque service. Mais ayez donc honte d'abuser si impudemment du nom de Jésus-Christ, que de vous dire chrétien. Vous sur qui les convoitises en temps de pouvoir, que vous êtes forcés d'employer les bas s'expédiant des païens pour les repousser ; d'en délaisser les maux, non pour l'amour de la vertu ; mais par la crainte, par la honte, et pour la réputation. Est-ce là votre amour pour Jésus ; votre révérence pour les écritures, qui par la foi, sont capables de rendre l'homme de Dieu parfait ? Est-ce que tout votre babillage touchant les commandements, les prières et les sacrements, le christianisme et le semblable en revient à ceci, qu'il faille à la fin et que vous vous serviez de tels précepteurs, que ce que les païens graves permettaient pour rappeler les plus vicieux du peuple qui était parmi eux ; les deux et même de tel remède, qu'il n'y a rien au dessous que la punition corporelle ?

[ Nos jeux, nos films, nos programmes télévisés, aux vidéos, ne prétendent plus qu'elle est bien l'emporte sur le mal ; ces choses sont pornographiques, violente, oriente vers la drogue, le blasphème – rempli des plus bas comportement humain. L'enveloppe ne cesse de pourchasser de manière à être sensationnelle, un attrait publicitaire, et créé la controverse, qui de plus incite les gens à regarder. Plus nous regardons ce mal, plus cela nous semble normal, et nous encourage à plus de dépravation. Notre société entière a été dégradée que lentement depuis les écrits de Penn.

Restez éloignés des médias pendant une année, et vous serez choqués de voir ce que vous aviez l'habitude d'accepter et d'apprécier, la vaste majorité des gens voudrait jamais envisager d'abandonner leur télévision, même s'ils leurs en coûtent en moyenne 100 $ par mois pour le câble. ]

8. Cela est si fort éloignés du christianisme, que plusieurs des plus nobles païens, tant hommes que femmes étaient mieux enseignés, et mieux disposés. Il trouvait des contemplations plus célestes, et il méditait sur des sujets de nature éternelle. Il surpassait même tellement en vertu les chrétiens de nos jours, que non seulement ils étaient en exemple par leur conversation grave et sobre ; mais, pour le bien public, les athéniens instituèrent le Gynæçosmi, ouvert les officiers, dont l'emploi était d'observer la manière dont le peuple était habillé, et comment il se comportait. Et si quelques-uns étaient habillés modestement, ou se comporter de manière déréglée, il avait pu l'autorité de les punir. Mais cela a changé, car c'est maintenant une action punissable de reprendre ceux qui agissent ainsi. Oui, c'est un sujet d'un grand outrage et d'un grand affront. Quelques-uns sont même devenus si impudents dans leurs impiété, qu'ils se moquent de telles personnes religieuses ; et non seulement font voir, par leur libertinage, une grande et danse pour leur piété, et pour une vie austère ; mais qu'ils en font aussi un mépris extrême, en les tournant en ridicule par leurs railleries comiques et abusives sur des théâtres. Combien cela n'est-il pas dangereux, est sujet à rendre la religion de peu d'estime aux yeux du peuple ? Outre ce que le siècle nous apprend, souvenons-nous qu'Aristophane ne trouva pas un moyen plus propre de mettre en doute la réputation de Socrate, que le peuple révérait grandement, tant à cause de sa vie que de sa doctrine grave et vertueuse, que par les représentations abusives qu'il en fit dans une comédie. Ce qui causa que la foule légère, voluptueuse et inconstant et ma mieux abandonnait le vrai Socrate que Socrate tourné en ridicule. Et on ne peut pas donner une meilleure raison, pourquoi les pauvres quakers ou trembleurs sont ainsi faits railleries des hommes, que parce qu'ils prennent sévèrement le vice et la vanité, et pour leur conversation de renoncement à soi-même, au milieu d'une si grande intempérance dans toutes les satisfactions du monde. Cependant, les libertins du siècle peuvent tirer orgueil et s'enfler d'être chrétien, et marcher fièrement contre tout précepte ou exemple ; mais il faut que nous passions pour des fantasques, des présomptueux, des capricieux et des mélancoliques ; ou autrement pour des hérétiques, les séducteurs, et quoi d'autre ? O aveuglement ! O hypocrites pharisaïques ! Comme si de tels étaient des juges compétents de la religion, ou qui leur fut possible d'avoir une découverte, et un sentiment de la vraie religion, ou d'être réellement religieux, tandis qu'ils sont aveuglés dans leur entendement, par le dieu des plaisirs de ce monde, et que leurs coeurs sont si enveloppés dans les jouissances extérieures, et dans la variété des délices du siècle. Je vous dis même, au nom du Dieu éternel, que vous vous moquez de lui, et que vous décevez vos propres âmes. Car la colère du tout-puissant et contre vous tous ; tandis que vous êtes dans cette condition. En vain sont tous vos babils, et toutes vos dévotions prescrites. Dieu se rit de vous. Sa colère s'allume à cause de ces choses. Soyez donc exhortés à la tempérance, et repentez-vous.

9. De plus, ces sortes de gens qui inventent ces choses, et qu'il est pratique, ne sont pas seulement méchants, vains et débauchés ; mais par le grand plaisir que vous prenez en de telles inventions vaines, voulez y encourager, et les empêcher de s'appliquer à des occupations plus honnêtes et plus avantageuses. Car quelle est la raison que la plupart des choses convenables sont tenus à des prix excessifs ; sinon par ce que l'ouvrage est fort cher ? Et pourquoi est-il si cher, ce n'est parce que plusieurs sont employés à d'autres choses ; savoir à la vanité même de toute l'humanité ? Combien n'a-t-il pas même commun à ces mercenaires procureurs de la folie du peuple, de leur présenter nouvelle façon, qu'on prétend être plus commode, et cela peut-être avant que les habits qu'on avait auparavant et fait la moitié de leurs services, lequel il faut donner, où les refaire à la dernière mode ? O folles et fréquentes prodigalités !

10. Objection 3. Je sais que je viens de la reconnaître de la plus plausible objection, qu'ils ont accoutumé de faire, lorsqu'on les tient de près, savoir, mais comment tant de famille, dont la vie dépend de ces façons et de ses récréations que vous décriez avec tant de chaleur, subsisterait-t-elle ? Je réponds que c'est un mauvais argument de plaider pour la liberté à commettre le moindre mal, pour quelques grands bien qu'il en puisse revenir. Si vous avez fait votre plaisir du crime, et que en ayant fait leur profit, soyez contents, aussi bien que, qu'il soit votre douleur et votre punition ; jusqu'à ce que les uns et appris à se passer de telle vanité, que les autres et trouver des occupations plus honnêtes. C'est la vanité d'un petit nombre de grands, qui donne tant de peine à la multitude des petits ; et le grand excès des uns, et l'occasion du grand travail des autres. Si les hommes voulaient se contenter de peu de chose ; tels que sont celles qui sont nécessaires et convenables ; la vie des anciens chrétiens, tout pourrait être à un prix plus médiocre, et on pourrait vivre pour peu de chose. Si les propriétaires avaient moins de convoitise à cette affaire, les tenanciers pourraient avoir moins de rente à payer, et de pauvres pourraient devenir riches ; par où il pourrait trouver des occupations plus honnêtes et domestiques pour leurs enfants, que de devenir user et vivre pour leur finesse. Ce qui n'est qu'un terme plus doux, pour dire de leurs péchés. Et, si l'on peut s'en rapporter à ce qu'en disent les plus experts dans le labourage, la moitié des terres en générale demeurent à être cultivés ; et s'il y avait plus de mains employées à des manufactures plus légitimes, et plus avantageuses que les vanités que l'on vient de mentionner, les marchandises seraient à plus bas prix ; et on pourrait en avoir un plus grand débit ; par où il reviendrait à tous en général un bien dans le monde. Le fardeau en demeure même plus pesant sur les laboureurs, de ce que tant de mains et de bras, qui sont pourvoyeurs de la convoitise des villes, manque à la charrue et au labeur utile des terres. Si les hommes ne se croient jamais assez riches, ils ne manqueront jamais de troubles et d'occupation. Mais ce qui se peuvent conformer à l'état primitif, et qui ont la création de Dieu pour modèle, peuvent apprendre à se contenter de peu ; comme sachant que les désirs des richesses, non seulement empêchent, ou détruisent la vraie foi ; mais que quand on les a, elles augmentent les embûches et le trouble. Ce n'est pas un mal de se repentir du mal ; mais cela ne se peut, tandis que les hommes maintiennent ces choses desquelles ils devraient se repentir. C'est un mauvais argument pour éviter la tempérance, ou justifier le contraire, de dire que sans cela ce qui invente les excès et qui y travaillent manqueraient de pain ; puisque de la randonnée par cette voie, c'est nourrir la cause au lieu de l'affamer. Que de tels revendeurs de ces vanités, qui ont suffisamment de quoi vivre, content de s'en tirer, et de dépenser leur bien plus honnêtement qu'ils ne l'ont gagné ; et quant à ceux qui sont réellement pauvres, quand l'arrêt de plutôt, par charité, à avoir quelques meilleurs emplois. Ce serait agir plus prudemment, même plus chrétiennement, que de consumer l'argent à de telles niaiseries et bagatelles. Des manufactures publiques seraient des remèdes effectifs à toutes ces maladies de l'oisiveté de la convoitise ; que l'on pourrait s'en servait avec plus de profit, et en meilleure conscience. C'est pourquoi nous ne pouvons pas, et nous n'osons pas régler notre conversation parcelle du monde. Non ; mais par notre modestie et notre modération, nous portons témoignage contre de telle vanité extravagante ; et de la part de Dieu, nous manifestons, par notre vie grave et solide, le déplaisir que nous avons d'une telle curiosité immodérée et extravagante ; et à cause de cet abus qui est parmi la généralité, nous nous privons de ces choses dont nous pourrions, peut-être, s'il en était autrement, jouir avec une juste indifférence, sinon avec satisfaction.

[ De nos jours le commerce sont dominés par les corporations ; non par des entreprises individuelles telles que Penn le décrit ci-dessus. Et tandis que les entreprises individuelles pourraient se persuader qu'ils peuvent se contenter de beaucoup, de ne pas chercher à avoir plus, faisant ainsi place aux plus petits compétiteurs pour qu'ils puissent eux aussi grossir et prospérer ; ceci est impossible avec les corporations parce qu'ils ont insatiable, en constante évolution des actionnaires qui achètent leur stock attend la croissance et exigeant la croissance. L'ensemble du monde financier d'aujourd'hui est de plus en plus axée sur des recettes et des bénéfices dans les entreprises avec des actions cotées en bourse. ]

11. Objection 4. Je sais qu'il y en a qui objecte plus autres, et qui disent, Dieu nous a-t-il donné des biens experts pour nous d'année, si nous en faisons usage ? La réponse : mais je réponds à de telles pauvres chétives et misérables âmes, qui voudraient plutôt accuser le Dieu très Haut est très sain d'avoir inventé ou créé leurs infâmes vanités que de manquer d'excuses pour justifier leurs pratiques ; ne sachant pas, soit à cause de la honte, ou par crainte ou pour l'amour qu'elle leur porte comment les rejeter, que ce que Dieu a fait pour l'usage de l'homme était bon, ou que l'on doit observer ce que le divin Jésus permet au enjoint, ou dont il donne l'exemple ; ce qui est très céleste. Mais dans tout le catalogue que les écritures nous fournissent, tant de ce que l'on doit observer que de ce que l'on doit croire et pratiquer (Luk 8:14 ; 12:28-31), je n'y ai jamais trouvé les ajustements, les divertissements et la manière de vivre de la plus grande partie des chrétiens de nos jours. Non. Dieu en créant l'homme le fit certainement une créature sainte, sage, sobre et grave ; capable de se gouverner soi-même, et de gouverner le monde. Mais la divinité était alors le grand objet de sa raison et de son plaisir. Tous les biens donnés de Dieu, étant pour la nécessité, la commodité et le plaisir légitime, à cette condition aussi que le Tout-Puissant devait être vue ; qu'on le devait trouver sensiblement, et le révéré dans chacun de ces dons. Mais il n'est pas difficile de décider, combien les chrétiens de nos jours sont éloignés de la première institution, quoiqu'ils veillent faire paraître avoir d'autre prétention à cet très sain Jésus, qui non seulement à donner au monde à l'évidence certaine de nombreuses restaurations ; mais qui a promis son assistance à tous ceux qui veulent le suivre dans le renoncement à eux-mêmes, et dans la voie de la Sainte-Croix (Jean 8:12; 15:7-8; 17:20). C'est pourquoi il n'a enjoint si sévèrement rien de moins à tous ceux qui veulent être éternellement sauvés. Mais, savoir si les esprits des hommes et des femmes ne sont pas aussi profondément enveloppées dans tout excès et toute vanité, que ceux qui ne le connaissent que par ouï-dire, et si étant ainsi bannie de la présence du seigneur, par leurs recherches avides des choses terrestres, et ayant par là, perdu le goût du plaisir divin, ne se sont pas formés un plaisir imaginaire, pour tranquilliser, haut pour adoucir la conscience, et passer le temps sans angoisse ni trouble, qui sont la conséquence du péché ; afin d'être ainsi dans l'aise et la sécurité, pendant qu'ils sont dans ce monde, que leurs propres consciences le déclarent (Rom 2:8-9). La tentation d'Adam est représentée par le fruit d'un arbre (Gen 3:6), donna par-là à entendre quelle grande influence les objets extérieurs portent avec eux sur les sens, selon qu'ils accèdent en beauté. De sorte qu'à moins que l'âme ne se tienne constamment sur ses gardes, les choses visées prévalent si fort, qu'il est difficile à qui ce soit d'échapper sans tomber dans leurs pièges (Mark 13:33-37). Et on voudra avoir besoin d'être non seulement quelquefois enlacé à mettre un voile si paix de ténèbres sur l'âme, qu'on continuera avec plaisir, non seulement à demeurer dans les fers de la convoitise et de la vanité ; mais qu'on censurera d'une manière hautaine ceux qui refuseront de les porter ; plaidant fortement en leur faveur, comme étant utile et commode. Les objets périssables font naître cette étrange passion dans l'esprit lors ce qu'on leur fraye un chemin, et qu'on les y entretient. Mais Jésus-Christ est manifesté en nous, et nous a donné un goût, et un entendement de Celui qui est véritable, et a donner à tous une telles proportions de son bon plaisir, qui est suffisante, s'ils veulent obéir, pour délivrer leur entendement de cette captivité de convoitise et de vanité, dans laquelle ils ont été ; et les racheter entièrement de la domination de tous les objets visibles, et de tout ce qui peut flatter les désirs de l'oeil, la convoitise de la chaire, et l'orgueil de la vie ; afin qu'ils puissent être régénérés en leurs esprits, échangé en leurs affections, et avoir leur coeur entièrement fixé aux choses d'en haut, où la teigne et la rouille ne peuvent passer ou entrer, pour endommager ou détruire.

12. C'est un signe manifeste de la trempe et de la fabrique dont sont ces personnes, qui prennent plaisir en la pratique de telle honte de lambeaux égyptiens, et qui plaide en leur faveur. Il est à espérer qu'elles n'ont jamais connu, où il est à craindre qu'elles ont oublié la vie humble, modeste, débonnaire, Sainte, renonçant à à soi-même est exemplaire, en laquelle l'esprit éternel sanctifie tous les coeurs obéissants. Oui. Il est indubitable que de tels ont toujours ignoré cette bonne terre, ce pays céleste, ou bien qu'ils ont perdu la vue de son aspect, dont ils ont eu autrefois quelques découvertes (Gal 5:22-25 ; Éph 5:8-11,15-16). Oh ! Qu'il voulait se retirer seulement quelque temps, s'asseoir, examiner et considérer en eux-mêmes, où ils sont, de qui est l'oeuvre et la volonté qu'ils font. Qu'il voulait est-ce une fois croire que le diable n'a pas un stratagème plus pernicieux à leurs âmes immortelles, qu'est celui d'exercer leur pensée dans les modes folles, et les récréations licencieuses du siècle. Les impiété grande et grossière engendre l'horreur, dans l'opinion de ceux qui ont une éducation et une réputation sobre. Et c'est pourquoi le diable voit bien que de telles choses n'ont point de succès avec plusieurs, son second dessin est celui qui est le plus fatal de tous est de trouver quelques autres entretiens, qui paraissent avoir moins défection, quoiqu'ils soient plusieurs ; parce qu'ils sont moins scandaleux ; et que l'on prend plus de plaisir à en jouir ; afin d'occuper et arrêter le peuple, pour qu'ils ne viennent pas à cette diligente recherche et enquête de ces matières ; en quoi leur paix éternelle est nécessairement interférée ( Éph 6:10-17 ) ; qu'étant ignorant de la vie céleste, il ne soit pas porté à la poursuivre ; mais qu'étant seulement religieux une manière formelle, selon les traditions et les préceptes d'autrui, et procède à leur plaisir comment, et n'en sentent pas de remords. Leur religion et leur conversation, pour la plupart s'accordant fort bien en ce sens ; car ou un avancement dans la connaissance de Dieu, un acheminement d'une grâce à l'autre que l'accroissement à la mesure de la stature de Jésus Christ lui-même (Éph 4:12-13), sont des choses inconnues ; mais comme ils étaient au commencement, à l'âge de sept ans, aussi sont-ils à l'âge de soixante-dix, même ils ne sont pas si innocents ; si ce n'est à raison de cet ancien proverbe : « Les vieilles gens sont deux fois enfant. »

Oh ! Le mystère de la piété, la vie céleste le véritable chrétien sont une chose autre ! Nous concluons donc que le dessin de diable, là où il ne peut pas envelopper et attirer dans de gros péché, et d'amuser, de délecter et d'enchanter l'entendement des hommes et des femmes, par des entretiens qui paraissent plus innocents ; afin de pouvoir détenir plus sûrement de s'appliquer à leurs devoirs, et à leur avancement, et de l'obéissance au seul vrai Dieu qui est la vie éternelle (Jean 17:3); et par là maintenir leurs esprits des choses célestes permanentes. Ainsi ceux qui veulent être délivrés de ses pièges, doivent s'appliquer aux enseignements cinq, juste, grave et du renoncement à soi-même de la grâce et de l'esprit de Dieu au dedans de ; afin qu'ils puissent rejeter et abandonner à jamais de semblable vanité, et de tels maux (Tite 2:11-15) ; par une conversation réformée, condamné le monde pour son intempérance. C'est ainsi que l'on obtiendra la qualité du vrai disciples. Car autrement plusieurs conséquences énormes et effets pernicieux s'en suivront. Cela encourage ces personnes épie à continuer et à procéder en de tels métiers qui assouvissent les convoitises du peuple ; et tels se rendent par là participants de leurs plaies ; et par de continuels désirs nouveaux pour de semblable curiosité, et pour cette manière de passer le temps, et de dépenser le biais, les engage à perdre plus de temps à étudier comment abuser du temps ; de crainte que par leur disette et leurs entretiens médiocres, ces prodigues ne visent à se rappeler en mémoire de la maison de leur père. Car, quoi qu'on en pense, le diable rusé n'a pas d'enchantement plus plaisant, d'objets plus attirants, émissaire plus utile, de sermons plus agréables, de harangue plus insinuante, d'orateurs plus engageant, pour séduire et surprendre les esprits du peuple, et les détourner entièrement de réflexion céleste, et des méditations divines, que l'ajustement, les jeux, et comédie et les passe-temps de ce siècle impie ; l'école et la boutique de Satan ; jusqu'ici si raisonnablement condamnée.

 

CHAPITRE XVIII

 

Or quand ces choses seraient même aussi les différentes qu'elles sont pernicieusement illégitimes, car je n'ai jamais entendu personne qui plaide en leur faveur, avancé qu'elle soit au tissu des limites de l'indifférence, cependant l'abus en est si grand, les mauvais effets en sont si universels que contagion ; que c'est pourquoi elles doivent être rejetées de tous, particulièrement de ce que la sobriété à préserver de tomber dans cet excès, ou dont les jugements, quoiqu'ils en soient coupables, leur remontre la folie d'une telle intempérance ? Car qu'est-ce qu'une chose indifférente, sinon ce que l'on peut faire ou laisser. Accordant, dirige, que ce fut là le cas, cependant, tant la raison que la religion enseigne que quand on les pratique avec un tel excès d'appétit, que ce serait une croix à ses désirs de les délaisser, elles ont outrepassé les bornes de la simple indifférence ; ils sont rendus, par là, rien de moins que nécessaires. Ce qui est d'une infraction de la propre nature des choses. Même un entier abus s'introduit, et conséquemment on ne les doit pas considérer plus longtemps comme indifférentes, mais comme illégitimes.

[Penn dit que lorsque nos passe-temps sont plus importants que la recherche de Dieu, elles sont des idoles illégitimes.]

2. Or plusieurs confins seront que toutes les choses contre lesquelles je suis sincèrement contesté, sont généralement tournées en abus par l'excès des personnes presque de tous âges, de tout sexe et de toute qualité, qui cependant ne refuse pas de s'y conformer elle-même, et auxquelles, comme je leur ai ouï dire, elles leur paraissent seulement légitimes, par ce que l'abus (disent-ils) que les autres en font, n'est pas une preuve que nous ne devrions pas nous en servir. Mais je réponds à ces gens-là qu'ils oublient, aucune ne veulent pas se rappeler qu'ils ont reconnu que ces choses ne sont que de nature indifférente. S'il en était ainsi, et la vanité n'a jamais rien avancé davantage en leur faveur, je dis qu'il ne peut y avoir rien de plus claire, puisqu'ils en reconnaissent le grand abus, ils doivent entièrement les abandonner ; car, comme on peut aussi bien les délaisser que les pratiquer en aucun temps. Il est certain que lorsque l'usage qu'on en fait, en encourage l'accès général, et excite seulement les autres à en continuer l'abus ; parce qu'il voit que des personnes qui sont réputées modestes les imitent, ou bien leur en fournissent l'exemple ; leur devoir devrait alors les engager à les délaisser (Phil 3:17). Les préceptes n'ont pas la moitié tant de force que les exemples.

[ Penn dit que même si vous pouvez être en mesure de participer aux plaisirs des passe-temps en toute sécurité, votre participation encourage ceux qui sont complaisants à l'excès et qui se nuisent à eux-mêmes, c'est pourquoi nous devons nous abstenir de les considérer pour le bien-être d'autrui. ]

3. Celui qui prétend au sérieux, doit avoir un oeil sur soi-même, comme ayant été trop prompt à encourager l'excellent ; il ne peut jamais se hâter trop acquitter ses inconvénients, auquel il a encouragé qui que ce soit par son exemple précédent ; afin que par un exemple nouveau, il puisse réprimer en temps l'intempérance des autres. Le père prudent retire toujours de ses enfants, ces objets qui ont trop de pouvoir sur leur faible sens, quelques innocents qu'ils soient en eux-mêmes ; afin qu'ils puissent en être sevrés. Si l'on veut dresser un bâton courbé, on a accoutumé de le ployer autant que de l'autre côté, pour pouvoir finalement le rendre droit. Ceux qui ont plus de sobriété que les autres ne doivent pas oublier leur administration, mais ils doivent exercer ce don de Dieu pour la préservation de leur prochain. C'était le meurtrier Caïn qui demandait rudement au Seigneur « s'il était le gardien de son frère » (Gen. 4:9). Car chacun y est nécessairement obligé. C'est pourquoi on doit avoir la prudence de se priver de telle jouissance indifférente, dont on ne peut faire usage sans encourager trop manifestement la folie de ces voisins.

4. Dieu a suffisamment encouragé les hommes à ce qui a été dit ; car dans le cas du serpent d'airain (2 Rois 18:3-4), qui était d'institution divine, et un type de Christ ; parce que le peuplier était trop passionné, et trop attaché, il enjoignit par un grand déplaisir qu'il fut mis en pièces. Oui, les propres bocages mêmes, quelques plaisants qu'ils soient par leur situation, quelques beaux qu'ils soient par leurs allées et leurs arbres, doivent être rasés ; pourquoi cela ? Seulement parce qu'on a abusé pour des usages idolâtres. Qu'est-ce qu'une idole, sinon ce que le coeur estime trop, et sur quoi il met un trop grand prix ? Personne ne peut se procurer tant de bien par une chose indifférente, que les autres par la privation de cette liberté dont on abuse.

5. Quand ces choses seraient convenables en elle-même, ce qui est de pas plus près de la nécessité que la pure indifférence ; néanmoins lorsqu'elles deviennent préjudiciables, par les circonstances qui les accompagnent, il faudrait se passer de leurs commodités ; pourquoi plus doit-on renoncer à ce qui n'est qu'indifférent. On ne doit pas considérer ces satisfactions particulières plus que le bien public ; ni se plaire à soi-même dans un usage trop libre des choses indifférentes, si réellement aux dépens du public que le sont certainement ses usages, qui (si rien de pire) deviennent un exemple aux autres, et engendrent dans leur entendement une impatience à avoir le semblable. C'est pourquoi il est raisonnable, et du devoir de tous, de ne se rendrait rien de nécessaire que les choses qui se rapportent à la vie et à la piété (2 Pi 1:3), et d'employer leur liberté, avec un plus grand profit à leur prochain de sorte qu'il y a double obligation ; l'une de n'être pas en exemple dans l'usage de telles choses, quoiqu'ils pourraient en user, cependant ce ne serait pas sans appuyer l'abus et la vanité excessive de leurs voisins ; l'autre et qu'ils doivent condescendre à de telles personnes juste, et rejeté ces modes de cette conversation qui les offensent (Rom 14:1-23).

[ Penn dit que nous devrions rejeter les passes temps : 1) pour le bien de ceux qui sont lésées dans leurs indulgences et 2) de manière à ne pas offenser les gens des sectes fondamentales qui voient ces choses comme des péchés. ]

6. Ce qui, nonobstant ce que j'ai allégué, toujours continuer : caresses, sinon qu'elles se sont tellement enveloppées par leurs affections dans ces choses, qui est difficilement possible de les réformer ; que malgré toutes les protestations qu'il font de n'être pas attachés à de telles bagatelles ils sont réellement plus attachés qu'à Christ et qu'à sa croix ? Cela ne peuvent pas chercher à se procurer les biens d'autrui, qui ont si peu d'égards pour le. Car après une sérieuse considération, combien n'y a-t-il pas eu, et n'y a-t-il pas encore de vanité, d'orgueil, d'oisiveté, de perte de temps et de dépenses de biens ? Combien de gens débauchés de leur première sobriété, et des femmes de leur douceur naturelle et de leur innocence, et à donner à la dissolution, à la légèreté et plusieurs fois à des pratiques plus énormes ? Combien de gros biens dont il pas été mangé de dette ? Combien la chasteté n'a-t-elle pas été surprise par des intrigues maudites de convoitises, la santé de la jeunesse attaquée de promptes maladies forcées, qui leur ont fait passer le reste de leurs jours dans les douleurs que le vice leur a attirées, et ont ainsi été fait esclave des impitoyables, mais nécessaires effets de leur plaisir désordonné. En cette agonie ils font voeux de la plus grande tempérance ; mais ils ne sont pas plutôt guéris, que les voilà de nouveaux à leurs vices (Lam 4:5, Job 21:13-14, Psa 55:23, 37:10, Eccl 8:12, Psa 37:1-2, Pro 2:22).

7. Que ces choses et une quantité presque innombrable d'autres semblables sont le cas, je suis persuadé qu'aucune personne ingénieuse, et qui a quelque expérience, ne voudra le nier. Comment donc est-ce qu'aucun, qui fait prétention de conscience, ou de la crainte de Dieu tout-puissant, peut continuer plus longtemps dans l'ajustement, la livrée et la conversation de ce dont toute la vie d'un temps qu'à peu près d'autre chose que celle que j'ai répétée ; et beaucoup moins se joindre à eux dans leurs excès abominables ? Je le laisse à juger au juste principe au-dedans de même (Jér 16:5-9). Non, assurément, ce n'est pas là obéir à la parole de Dieu, qui, dans tous les âges à crier fortement à tous, Sortez ! (de quoi ?) Des voix, des coutumes, de la conversation de l'esprit de Babylone ( Ésa 3:13-16, Jér 1:16, 15:6-7, Amos 6:3-7). Qu'est-ce cela ? La grande cité de toutes ses vaines, ses folles, ces libertines, c'est superflu et ces méchantes pratiques, contre lequel les écritures dénoncent ces jugements très terribles ; attribuant toute l'intempérance des hommes et des femmes à la coupe de méchanceté qu'elle leur a donnée à boire . Quels sont les choses indifférentes, s'il faut que celles-là soient ainsi ? Et pour preuve, écouter ce qui est dit dans l'Apocalypse, dans la description, autant que ces glorifiés, et qu'elle a été dans les délices, donnez-lui autant de tourments et affliction. Et les rois de la terre, qui ont forniquer avec elle et ont vécu dans les délices, la pleureront et mèneront le deuil. Des marchands de la terre aussi pleureront, et mèneront le deuil serait elle ; de ce que nulle n'achète plus de leurs marchandises. Des marchandises d'or, et d'argent, de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et de pourpre, de soi et d'écarlate, et de toutes sortes de bois de senteurs, et de tous les vaisseaux d'ivoire, et de tout vaisseau de bois très précieux, et d'airain, et de fer, de marbre. Et de la cannelle, et des senteurs, et des parfums, et de l'encens, et du vin, et de lui elle, et de la fine farine, et du blé, et des juments, et des brebis, et des chevaux, des chariots, et des cerfs, et des âmes d'hommes. (Apoc 18:7-9,11-13). Regarde le caractère et le jugement de la volupté. Et quoi que je sache que cela a une signification au-delà du sens littéral ; cependant, il y en a assez pour montrer la pompe, la quantité, l'abondance, l'oisiveté, l'aise, la débauche, la vanité, la convoitise, l'excès de la volupté qui règne en elle. Mais au jour terrible, qu'est-ce qui ne voudra plus aller à son change ? Qui est-ce qui voudra aller à ces comédies, et à ces jeux ? Qui est-ce qui voudra alors suivre ces modes ? Qui est-ce qui trafiquera dans ses inventions délicates ? Pas un point ; car elle sera jugée. Aucune objection de l'excusera, ou délivrera de la colère du juge ; car le Seigneur Dieu qui la jugera est puissant (Apoc 18:8). Si ces remontrances raisonnables ne peuvent pas prévaloir, quoi qu'il en soit, j'avertirai cela, dans la répétition de partie du jugement malheureux de Babylone. Appliquez-vous mes amis, à des choses plus célestes athées vous d'obéir à ce juste Esprit [en vous ], qui vous occuperait et vous délecterez en ce qui est éternel ; autrement avec Babylone, la mère de la convoitise de la vanité, les fruits que vos âmes convoitent vous quitteront ; et toutes choses qui sont délicieuses et belles vous quitteront, et vous ne les trouverez plus. O mauvais riche qui ignore Lazare, elles ne sont plus (Apoc 18:14) ! Oh ! Vous habitants de la terre, amassez-vous donc des trésors de ciel, où rien ne peut entrer pour les endommager (Luc 12:33-34); Mais où le temps sera en peu englouti de l'éternité !

8. Les arguments contre ces choses n'en concluent pas leur ; car leurs contraires doivent de toute nécessité nous conduire au bien, c'est-à-dire à la tempérance, au mangé et au boire, à la modestie dans les vêtements, à une humble pudeur, à un esprit paisible, à cette conversation qui n'exprime rien d'autre, dans toute pieuse honnêteté ; comme dit l'apôtre, « qu'aucun discours malhonnête ne sorte de votre bouche, mais seulement celui qui est bon à l'usage de l'édification ; afin qu'il donne grâce à ce qu'il entend ; et aucune chose déshonnête ni parole folle, ni plaisanteries ; mais plutôt des actions de grâce. Personne ne vous séduise par de vains discours ; car à cause de ses choses la colère de Dieu vient sur l'enfant de la rébellion » (Col 4:5-6, 1 Thess 4:11-12, 1 Pi 3:1-4, Éph 4:29, 5:3-6, 1 Tim 4:12, Phil 3:16-20). Et si les hommes et les femmes étaient seulement ornées selon cette manière véritablement chrétienne, l'impudence recevrait bientôt un choc, et la convoitise, libertinage, la vanité et la débauche se trouveraient rebutés (2 Pierre 2:12 ; Pro 31:23-31 ; Jacques 2:2-9); il ne serait pas capable d'attaquer telle chasteté universelle, ni d'aller à la rencontre d'une telle pieuse austérité. La vertu serait en crédit, le vice serait effrayé et honteux, et l'accès n'oserait pas se montrer. Il y aurait une fin mise à la gloutonnerie, à l'extravagance des habits, au titre flatteur, et à la vie voluptueuse ; (2 Peter 3:11) ; et alors l'innocence primitive reviendrait ; ( Psaumes 26:6), cette vie sincère, droite et inoffensive serait rétablie ; n'étant pas en souci de ce que nous le mangeriez en, de ce que nous pourrions, de quoi nous serions vêtus ; (Luc 12:22-30), comme Christ nous dit que les gentils faisaient, et comme nous savons que les gens de ce siècle font tous les jours ; nonobstant tous leurs discours sur la religion ; comme les anciens, qui avec un soin modéré pour la nécessité les commodités de la vie, se dévouaient aux intérêts d'un royaume céleste, s'appliquaient plus à avancer dans la justice qu'à accroître leur richesse ; car ils amassaient leurs trésor dans le ciel (Mat 25:21), et souffraient pour un héritage qui ne peut pas leur être ravi.

9. Mais la tempérance pour laquelle je plaide, n'est pas seulement bien pour la religion ; mais aussi pour le corps politique. Il est de l'intérêt d'un bon gouvernement de réprimer et de corriger les excès ; cela prévient beaucoup de maux. La luxure amène l'efféminement [ les hommes qui deviennent mous et faibles, adonnés aux plaisirs ], la lâcheté, l'oisiveté, la pauvreté et la misère ( Pro 10:4 ; Ecc 10:16-18 ) ; mais la tempérance préserve le pays. Elle empêche les vanités étrangères d'y entrer, et augmente nos denrées. Maintenant nous sommes leur débiteur, il serait alors les nôtres par nos manufactures originaires. Par ce moyen telles personnes qui par leurs excès, non par leur charité, ont surchargé leurs biens de dette, pourrait dans peu de temps les affranchir de ces charges, qui autrement, comme des teignes, consument bientôt de gros revenus. Elle aide aux personnes qui n'ont que peu à augmenter leur petit fond ; afin qu'elles ne dépensent ce qu'elle gagne chèrement et leurs gages pénibles, à la superfluité dans les habits, à la folie des comédies, des danses, des spectacles, au cabaret, au taverne et à de semblables folies et intempérance dont ce pays est plus infecté, et par où il est rendu plus ridicule qu'aucun autre royaume du monde ; car il n'y en a pas, que je sache, qui soit plus infecté de charlatans frauduleux,* de danseurs morris sauvages,** des pickpockets, des profanes joueurs et de comédiens, au mépris de la religion, à la compte du gouvernement, et à ce qui contribue beaucoup à la grande oisiveté, à la dépense excessive et à la débauche du peuple ; pour lesquels chose l'esprit du seigneur et contesté, les jugements du Tout-Puissant sont à la porte, et la sentence du seigneur est prête à se prononcer, « que celui qui est injuste, soit injuste encore ». (Apoc 22:11 ; Ecc 12:1). C'est pourquoi nous ne pouvons pas faire autrement, que d'appeler à haute voix la généralité de temps, et porter témoignage, par notre vie notre doctrine, contre les vanités et les abus ; afin que s'il est possible, quelques-uns puissent être sevrés de leur folie, choisissent le bon vieux sentier de la tempérance, de la sagesse, de la gravité et de la sainteté ; la seule fois d'hériter en ce monde de bénédiction de paix et d'abondance, et le bonheur éternel ensuite.

* charlatans – Quelqu'un qui vend des remèdes sur la place publique prétendant que ce sont des remèdes miracles
** danseurs morris sauvages – Hommes en kilt qui dansent sauvagement.

10. Enfin, quand on suppose que nous n'aurions aucune des raisons précédentes, pour réprimer justement la pratique du pays dans ses articles, néanmoins, qu'il nous suffise de dire, que quand les peuples auront premièrement appris à craindre leur créateur, à l'adorer et à lui obéir, à payer leurs dettes nombreuses et vicieuses, à alléger et à diminuer leurs tenanciers oppressés ; mais par-dessus tout autre égard extérieur, quand les faces pâles auront plus de pitié ; quand les pauvres affamés, les veuves en détresse, les orphelins dépourvus des deux, seront secourues (que l'on pourvoira aux oeuvres de Dieu et aux besoins de notre prochain) ; je dis qu'alors (si cet alors et jamais) il sera assez tôt pour vous de plaider les différences de vos plaisirs. Mais que la sueur et le labeur pénible des laboureurs, qui se lève le matin, se couchent tard, en dur le froid et la chaleur, soit converti dans les plaisirs, les et le passe-temps d'un petit nombre de personnes, que la charrette, la charrue et le fléau soit dans une agitation continuelle, d'une manière si sévère sur les dix-neuf parties de pays, pour nourrir les convoitises désordonnées et les appétits délicieux de la vingtième ; cela est si éloigné de ce qu'en n'a ordonné le grand gouverneur du monde, et le Dieu des esprits de toute chair, que de s'imaginer qu'une injustice si terrible fut les effets de ces décrets, et non ceux de l'intempérance des hommes, seraient méchants et blasphématoires. Comme d'un autre côté, si le peuple continuait à faire cette dépense pour la vanité et le plaisir, tandis qu'on n'a pas subvenu aux grandes nécessités de tels objets, serait mérité de ne recevoir aucune compassion, aucun secours, et aucun soulagement de la part de Dieu tout-puissant ; surtout, puisque Dieu a établi les enfants des hommes seulement économes sur les besoins et le soulagement les uns des autres. Oui, cela est si expressément recommandé, que nous trouvons que cette terrible sentence, « retirez-vous de moi maudit, aller au feu éternel, etc. » (Mat 25:41-46) ; en partie fondée sur l'ambition de ces choses. Comme au contraire, de visiter les malades, de voir les prisonniers, de soulager les nécessiteux font, selon Christ, des qualités si excellentes, pour ces choses, il prononcera bien heureux ceux qui les auront pratiquées ; en disant : « Venez les bénis de mon père, posséder un héritage royaume qui vous a été préparé » (Mat 25:34-40) etc. De sorte que les grands ne sont pas de ce monde, comme le Léviathan dans l'abîme, pour faire leur proie des petits ; beaucoup moins pour se jouer des vies et des labeurs des moindres qu'eux, pour satisfaire leurs sens déréglés.

11. C'est pourquoi j'offre humblement la remontrance à la sérieuse considération du Séville, que si l'argent qui est dépensé en chaque paroisse, en de telles vaines façons, comme de porte clé des dentelles, des joyaux, des broderies, des lieux pas superflus, désagréments, des assortiments et des équipages de Grand prix, avec ce qui est communément consumé au cabaret, au festin, et aux jeux, etc. Pouvait être affamé dans un fonds public, ou en quelque chose au lieu de cette dépense extravagante et infructueuse, on pourrait rétablir les tenanciers qui se seraient appauvris, avoir des maisons de manufacture ce qui serait capable de travailler, et les hôpitaux pour les personnes âgées et pour les impotents. Nous n'aurions pu alors de mendiants dans le pays ; le cri de la veuve et de l'orphelin cesserait, et l'on pourrait aisément fournir des secours pour la rédemption des pauvres captifs, et pour le rafraîchissement des protestants en détresse, qui gémissent en d'autres pays sur les misères de la persécution. Même le besoin corrèle le ministre des Finances pour des occasions juste pourrait être pourvu par une telle banque. Ce sacrifice et ce service plairait aux dieux justes et miséricordieux. Ce serait un noble exemple de gravité et de tempérance aux états étrangers, et un bénéfice inexprimable chez nous, pour nous-mêmes.

Hélas ! Pourquoi les hommes ont-ils besoin d'être poussé, par des persuasions, à ceux à quoi leur propre félicité les conduit nécessairement. Si ces gloutons du temps, avait seulement un sentiment de la générosité de Caton, il renoncerait plutôt à leurs appétits charnels, que de laisser de telles nobles entreprises sans les attenter. Mais qu'ils mangent, qu'ils boivent, qu'ils aillent aux comédies, qui les jours et se divertissent aux dépens de leur santé, de leurs biens, surtout de leur précieux temps, irréparable, qui devrait être dédié au seigneur, comme une introduction nécessaire à l'éternité bienheureuse, et qu'il fasse ceux en quoi, si seulement ils savaient, aucun confort mondain ne peut entrer en comparaison avec eux. Je dis qu'il soit continuellement assez pauvre chose passe ; c'est pour être jugé, des païens au jour du seigneur que aussi bien qu'avoir les exemples et les préceptes chrétiens pour les condamnés. Que cette vanité et cet excès, soient pratiquées sous une profession de la religion du renoncement soi-même de Jésus, dont la vie et la doctrine sont un reproche perpétuel à la plupart des chrétiens. Car lui, l'homme béni, était humble, mais sont orgueilleux. Il pardonnait ; eux sont vindicatifs. Il était débonnaire ; tandis que eux sont cruels. Il était modeste, mais eux sont extravagants. Il était sobre, eux ils sont dissolus. Il était chaste, eux sont impudiques. Il était pèlerin sur la terre ; eux sont bourgeois du monde. Enfin il naquit dans la médiocrité, fut servi pauvrement, élevés d'une manière obscure. Il vécut mépriser et mourut haï de ceux de sa propre nation. Oh ! Vous les prétendus disciples de ce Jésus crucifié ! ; Ne vous reconnaissez-vous pas vous-même que s'il n'est pas en vous ; si il n'y gouverne pas, que vous êtes réprouvés ? (2 Cor 13:5) Ne vous abuser point, Dieu ne peut être moqué. » Ce que vous semez, il vous faudra finalement le moissonner, (Gal 6:7-8) à la fin avec des repentances forcées,* tout ce que vous semez, que vous devez récolter dans le jour du Seigneur. Je vous supplie de m'entendre et rappelez-vous que vous étiez invités à et offert le salut de Dieu. Tout ce que vous semez, que vous devez récolter ; si vous êtes ennemis de la croix de Christ — et vous ne l'êtes pas si vous ne voulez pas la porter, mais voulez agir comme il vous plaît, et non pas comme vous le devrez. Si vous êtes incirconcis de coeur et d'oreille ; et vous l'êtes, si vous ne voulez pas entendre, et ouvrir à celui qui frappe à la porte, au-dedans ; et lui ouvrirent et si vous résistez à l'esprit en vous-même, qui plaide avec vous, pour vous mener à Dieu, et que vous l'éteignez ; et c'est ce que vous faites certainement, vous qui vous révoltez contre ses mouvements, ses répréhension, et ses instructions. Vous semez alors à la chair, pour accomplir ses convoitises ; et vous moissonnerez de la chair les fruits de la corruption, le malheur, angoisse et la tribulations (Rom 2:8-9), de la part de Dieu, le juge des vivants et des morts, par Jésus-Christ. Mais si vous voulez porter chaque jour la sainte croix de Christ, et semez à l'esprit, si vous voulez vous soumettre à la lumière et à la grâce qui vient par Jésus, et qu'il a donné à tous pour le salut, et régler vos pensées et paroles et vos actions par elle, qui conduit et enseigne ce qu'il aime, à renoncer « à toute impiété, et aux convoitises du monde, et à vivre sobrement, justement et religieusement en ce présent monde mauvais » ; alors vous pourrez avec confiance regarder à la bienheureuse espérance, à la joyeuse venue et à la glorieuse apparition du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ (Tite 2:11-13). Qu'il en soit ainsi de vous, aux chrétiens ! Et soyez délivrés de la colère à venir. Pourquoi voudriez-vous mourir ? Que le temps passé vous Suffise. Souvenez-vous que Sans croix, Pas de couronne. Racheté donc le temps, car les jours sont mauvais (Éph 5:16), et les vôtres ne sont qu'en petit nombre (Jacques 4:14). C'est pourquoi, ayez les reins de vos entendements ceints ; soyez sobres ; craignez ; veillée ; prier et endurer jusqu'à la fin ; pour le souvenant pour votre encouragement et votre consolation, que tous ceux qui avec patience et bienfaisance, attendent l'immortalité, (Rom 2:7) moissonneront la gloire, l'honneur et la vie éternelle, dans le royaume du père ; à qui appartient le règne, la puissance et la gloire à jamais. Amen.

*Penn parle de repentances forcées dans la prochaine vie pour ceux qui ne se repentent pas par la croix dans cette vie.Dieu seul force indirectement notre repentance. Il nous met dans l'obscurité sans Son influence modératrice de sorte que nous nous adonnons à des désirs de notre coeur, au point que nous devenons rassasiés avec eux et qu'ils deviennent lourds, désagréable, et finalement terriblement oppressants – si horrible que nous choisissons désespérément de nous repentir d'eux.

alors ils crieront vers moi, et je ne répondrai pas ; ils me chercheront de bonne heure et avec diligence, mais ils ne me trouveront point.
Parce qu'ils ont haï la connaissance et qu'ils n'ont pas choisi la crainte de l'Éternel,
qu'ils n'ont point voulu de mon conseil, qu'ils ont méprisé toute ma répréhension,
ils mangeront du fruit de leur propre voie et seront rassasiés de leurs propres désirs.
Car l'abandon des ignorants [de mes conseils] les tuera, et l'insouciance des fous les détruira. Pro 1:28-32

Fin

Il y a une Deuxième Partie à Sans Croix, Pas de Couronne dans laquelle Penn cite à partir de notes d'anciens dirigeants païens et philosophes qui ont écrit au sujet de la vertu. Penn espérait que la classe noble d'Angleterre, (qui avait mené l'Angleterre dans les sentiers de la débauche), porteraient plus attention aux anciens écrits païens qu'à ceux de Pierre et de Paul.

Tandis qu'historiquement intéressant, il est omit avec confiance que les lecteurs d'aujourd'hui sont convaincus par les Écrits de Pierre , Paul, Jean, Jude, Jacques, Matthieu, Marc, Luc, George Fox, William Penn, William Dewsbury, Stephen Crisp, Margaret Fox, Francis Howgill, Edward Burrough, Isaac Penington, et d'autres.

 

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