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Jean 11

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 1 Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa soeur.

 2 (Et c'était la Marie qui oignit le Seigneur d'un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère).

 3 Les soeurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.

 4 Jésus, l'ayant entendu, dit : Cette maladie n'est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

 5 Or Jésus aimait Marthe, et sa soeur, et Lazare.

 6 Après donc qu'il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était.

 7 Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée.

 8 Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l'heure à te lapider, et tu y vas encore !

 9 Jésus répondit : N'y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche de jour, il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde ;

 10 mais si quelqu'un marche dans la nuit, il trébuche, car la lumière n'est pas en lui.1 [Marcher dans la nuit c'est marcher dans les ténèbres, toujours dans le péché, tombant toujours ; mais si un homme était rempli de la Lumière de Dieu, il verrait par la lumière ce qu'il doit faire ou dire, en marchant dans la lumière de Dieu, avec une foi obéissante. Provenant de la Parole du Seigneur à l'intérieur : « Marcher dans la lumière est se laisser guider à travers votre vie par Dieu ; à marcher dans l'obscurité est de continuer à faire vos propres décisions quant à ce qu'il faut faire et dire. Tout péché est ténèbres. Le monde entier gît dans la méchanceté ; la méchanceté ne connaît pas la honte. Les ténèbres se moque de la terre, les ténèbres couvrent la terre. La Lumière vient de la foi dans la voix. »]

 11 Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je vais pour l'éveiller.

 12 Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s'il s'est endormi, il sera guéri.

 13 Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu'il avait parlé du dormir du sommeil.

 14 Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ;

 15 et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n'étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui.

 16 Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.

 17 Jésus étant donc arrivé trouva qu'il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre.

 18 Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d'environ quinze stades.

 19 Et plusieurs d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère.

 20 Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison.

 21 Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ;

 22 mais même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera.

 23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera.

 24 Marthe lui dit : Je sais qu'il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour.

 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu'il soit mort, vivra ;

 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra jamais.2 Crois-tu cela ? [Jésus vient juste de dire que nous devons vivre en Lui, et puis, croire en Lui, (en étant en Lui, vous Le croyez), (tous les deux ensembles), pour avoir la vie éternelle. Provenant de la Parole du Seigneur à l'intérieur : « Que devez-vous faire pour hériter de la vie éternelle ? — que doit faire une personne : garder les commandements, prendre votre croix, et me suivre. Les oeuvres de mon Père doivent être faites par tous, si vous êtes pour hériter de la vie éternelle. » ]

 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde.

 28 Et ayant dit cela, elle s'en alla et appela secrètement Marie, sa soeur, disant : Le maître est venu, et il t'appelle.

 29 Celle-ci, aussitôt qu'elle l'eut entendu, se lève promptement et s'en vient à lui.

 30 (Or Jésus n'était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l'avait rencontré).

 31 Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s'était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s'en va au sépulcre pour y pleurer.

 32 Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu'elle l'eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.

 33 Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en son esprit, et se troubla,

 34 et dit : Où l'avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois.

 35 Jésus pleura.

 36 Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l'affectionnait.

 37 Mais quelques-uns d'entre eux dirent : Celui-ci qui a ouvert les yeux de l'aveugle, n'aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ?

 38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c'était une grotte, et il y avait une pierre dessus).

 39 Jésus dit : ôtez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est là depuis quatre jours.

 40 Jésus lui dit : Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?

 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m'as entendu.

 42 Or moi je savais que tu m'entends toujours ; mais je l'ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que toi, tu m'as envoyé.

 43 ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sortez !3 [Comme la résurrection de Lazare, après que vous ayez passé le baptême de mort, le Seigneur vous appelle par vous nom à « sortez » et être ressuscité avec lui dans nouveauté de vie. Le baptême de la mort, l'ensevelissement, être ressuscité avec lui et la nouveauté de vie ne doivent pas être imaginées, supposées, ou présumées. Provenant de la Parole de Dieu à l'intérieur : « Vous êtes ressuscité à une nouvelle vie, pas seulement une imitation; Il est un avec nous et toujours présent. La nouvelle vie est radicalement différente, comme un homme qui aurait vécu sous terre durant toute sa vie, et qui soudainement remonte sur terre pour voir le soleil, le ciel, les plantes, les animaux, le vent, les étoiles. »]

 44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.

 45 Plusieurs donc d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ;

 46 mais quelques-uns d'entre eux s'en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait.

 47 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles.

 48 Si nous le laissons ainsi faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation.

 49 Et l'un d'entre eux, appelé Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit :

 50 Vous ne savez rien, ni ne considérez qu'il nous est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas.

 51 Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ;

 52 et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés.

 53 Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent ensemble pour le faire mourir.

 54 Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s'en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.

 55 Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier.

 56 Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l'un à l'autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? Pensez-vous qu'il ne viendra point à la fête ?

 57 Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu'un savait où il était, il le déclarât, afin qu'on le prît.


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1 mais si quelqu'un marche dans la nuit, il trébuche, car la lumière n'est pas en lui. Si un homme marche dans le jour il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde.

mais si quelqu'un marche dans la nuit, il trébuche, car la lumière n'est pas en lui.

nous attendons la lumière, et voici les ténèbres ! la clarté, et nous marchons dans l'obscurité. Nous tâtonnons après le mur comme des aveugles, et nous tâtonnons comme si nous n'avions pas d'yeux ; nous avons trébuché en plein midi, comme dans le crépuscule ; au milieu de ceux qui se portent bien nous sommes comme des morts. Esaïe 59:9-10 Jusqu'à ce qu'un homme ait été purifié et que la lumière se soit levée dans son coeur, de sorte qu'il voit avec les yeux de Dieu, ne voyant que ce qui est vertueux et qui est ordonné par Dieu, un homme marche comme un homme aveugle, ou un homme dans les ténèbres. Il tâtonne les murs, essayant ceci, et cela ; faillissent toujours, toujours à se cogner contre les murs, et à trébucher, tombant dans les fausses. Sans Dieu, nous sommes incapables de prendre les bonnes décisions ; le mieux que nous puissions faire c'est de choisir l'alternative la moins mauvaise, qui est toujours mal.

Si un homme marche dans le jour il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde.

Jésus nous dit, quand Dieu fait briller Sa lumière dans nos coeurs et et qu'apparait l'étoile du matin dans notre coeur, alors vous ne trébucherez plus dans la vie sur les mauvaises décisions de votre propre pensée charnelle égoïste toujours marchant dans les ténèbres ; mais vous marcherez par la Lumière de Dieu, en parfaite obéissance à Dieu, parlant et oeuvrant tel qu'Il vous le commande.

Provenant de la Parole du Seigneur à l'intérieur : « Je travaille avec les aveugles ; mais si vous pensez que vous pouvez voir, et que vous n'êtes pas avec moi dans le ciel, Je ferai de vous être une risée. »

2 Jésus a dit dans le verset 26, « quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » . Remarquez, croire et vivre ! Il y a deux interprétations possibles pour ces quelques paroles cruciales :

Première - si vous n'êtes pas morts, (quiconque vie), et croyez en Lui, alors vous ne mourrez jamais. Ceci semble exclure ceux qui sont morts de croire en Lui, quand il s'adressait seulement aux vivants. Cette qualification ne semble pas pertinente ; et nous savons une chose, Jésus a toujours parlé avec un minimum de mots nécessaire pour transmettre son message. Comme a dit la Parole du Seigneur à l'intérieur, « La sagesse n'a besoin que de quelques mots. » Dans aucune autre citation de Jésus, nous le voyons qualifier ce qu'Il dit comme ne s'appliquant qu'à ceux qui vivent uniquement.

Seconde - si vous vivez en Lui et croyez en Lui, alors vous ne mourrez jamais ; ou disons cela autrement, ceux en Lui et qui croient alors qu'ils sont en Lui ne mourront jamais. Il est aussi possible que l'utilisation que Jésus emploie du mot vit réfère à ceux qui vivent dans la vie de Dieu, non la vie de la chair, cette vie charnelle qui doit être perdue pour trouver la vie de Dieu. Soit que cela signifie la même chose : vous devez être vivant en Jésus, qui est la vie de Dieu, qui est la vie éternelle, qui doit être possédé en mesure suffisante pour être votre véritable Seigneur, contrôlant chacune de vos pensées et actions.

À mon avis, la seconde, (vivant en Lui pour croire en Lui), est ce qu'Il dit parce que cela est en conformité avec le reste des exclusions, exigences, et conditions d'admissibilité du Nouveau Testament. Cette déclaration alors explique que pour croire en Lui pour être premièrement vivant en Lui ; être en Lui, vous devez croire que ce qu'Il dit est la vérité et que ce sont des commandes valides. Encore, à mon avis, ceci donne un tout nouveau sens à « croire en Jésus » parce que cela réfère à la croyance alors que l'on vit en Lui. Évidemment pour vivre en Lui, nous devons assidûment croire ce que nous L'entendons nous dire et ensuite obéir, recevoir la parole implantée qui sauve notre âme et nous transmet la vie de Dieu ; mais jusqu'à ce que nous ayons le salut du péché, nous n'avons pas l'assurance de la vie éternelle ; et même après que nous ayons été libéré du péché, nous devons toujours continuer pour le reste de notre vie sur terre, de croire en Lui et Lui obéir.

Il y en a beaucoup dans la Chrétienté qui pensent qu'ils sont déjà en Christ parce qu'ils croient que Jésus était le Fils de Dieu et qu'ils sont nés de nouveau, (Voyez 1 Jean 5:1 pour la réfutation de cette prétention d'être né de nouveau). Être « en Christ » est expliqué par Paul et Jean ci-dessous :

Maintenant pour ceux qui pensent que le commencement de la croyance est tout ce qui est requis pour la vie éternelle, commencez par considérer ce que Jésus nous a dit :

Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais [travaillez plutôt] pour la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, laquelle le fils de l'homme vous donnera ; car Dieu le Père l'a autorisé et certifié avec son sceau. Jean 6:27
Il nous dit que nous devons travailler pour la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle. De quelle nourriture s'agit-il ? les paroles que nous l'entendons nous dire à nous, nous transmettent la vie de Dieu, et Jésus est la vie de Dieu, et Jésus est la vie éternelle. Si vous avez expérimenté l'apparition de Jésus, venir et écraser la tête de Satan sous vos pieds, si vous avez expérimenté le baptême de feu et de mort, si vous avez expérimenté la résurrection de Jésus avec vous, alors vous avez expérimenté d'avoir reçu la vie éternelle — tout le reste n'est que mensonge, des notions élevées, et de la présomption, qui de nos jours est devenu universel au sein du Christianisme, excusant supposément leurs croyants de continuer à vivre leurs vies de convoitises, d'orgueil, et d'immoralité.

Alors considérez que Jude, (le demi-frère de Jésus), a conseillé la première église de combattre sérieusement pour la foi, en attendant qu'ils expérimentent véritablement Jésus qui leur apporte la vie éternelle :

Bien-aimés, quand j'usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, il m'a semblé nécessaire de vous écrire, et de vous exhorter afin que vous combattiez sérieusement pour la foi qui a été donnée une seule fois aux saints ; conservez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant que la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ apporte la vie éternelle. Jude 1:3,21. Maintenant, si vous croyez que le seul fait de croire est tout ce qui est nécessaire, alors pourquoi êtes-vous exhortés à combattre ? Et si vous pensez qu'en croyant vous êtes instantanément sauvés, pourquoi le frère de Jésus aurait-il écrit aux croyants qu'ils doivent se conserver dans l'amour de Dieu, attendant (temps futur) Jésus pour la vie éternelle ? Pensez-vous que vous êtes exceptionnels en tant que Chrétien, plus que ceux de la première Église établie par les Apôtres, qui étaient dans l'attente futur de la vie éternelle apportée par Jésus, le salut ? Il apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l'attendent. Héb 9:28. S'attendre à Dieu c'est de assidûment et patiemment s'asseoir dans l'humble silence, à l'écoute de sa voix et de ses paroles, veiller pour ses révélations, entendre ses commandes, et puis Lui obéir ; seuls ceux qui Lui portent attention et qui Lui obéissent reçoivent le salut éternel. Héb 5:9. Vous êtes sauvés par la foi, et par la foi vos coeurs sont purifiés ; mais évidemment au début de votre foi, vous n'êtes pas encore purifiés ni sauvés. Avant la purification et le salut, votre foi doit être testée dans plusieurs épreuves dans lesquelles vous devez souffrir gravement pour être purifié du péché. Il vous lutter pour la foi, grandir dans la foi, bâtir votre foi, augmenter dans la foi, perfectionner ce qu'il vous manque dans la foi, combattre le bon combat de la foi, jusqu'à la victoire lorsque votre foi est consommée par le consommateur ; la foi est un processus et un voyage, dont la conclusion est, voir Christ apporter votre salut, vous amener la vie éternelle.

Provenant de la Parole du Seigneur à l'intérieur :

« Que devez-vous faire pour hériter de la vie éternelle ? — ce que tous le monde doit faire : garder les commandements, prendre votre croix, et me suivre.
Les oeuvres de mon Père doivent être faites par tous si vous devez hériter de la vie éternelle. »

Si vous êtes en Lui et si vous croyez en Lui, alors vous ne mourrez jamais. Quand vous vivez en Lui, Il devient vos yeux, Il fournit vos pensées, Il fournit vos paroles, Il vous montre ce qu'Il veut que vous fassiez, Il vous conduit. Si vous êtes pour aller marcher dans la foi, vous devez croire. Croire en Lui en vivant en Lui, c'est Lui être obéissant. Quoi qu'il en soit, vous avez toujours le libre arbitre ; vous pouvez toujours être réticent à vous faire dire quoi faire ; vous pourriez penser que ce serait mieux d'attendre un meilleur temps que le moment où il vous est dit de faire quelque chose — douter, attendre ou refuser de se soumettre ce n'est pas croire en Jésus en vivant en Jésus. Jésus va toujours nous étirer de sorte que nous puissions grandir en Lui ; Il va toujours demander se qu'Il sait être un étirement pour notre foi, de sorte que notre foi puisse grandir quand nous obéissons et voyons les résultats que nous doutions. George Fox, juste avant avoir été traduit dans le paradis, il lui fut dit d'avertir quelques juges voyageant ; voici le compte rendu de Fox venant de son journal :

Un jour alors que j'étais à Mansfield, il y avait une session des juges au sujet d'engager des serviteurs ; et il vint sur moi, de la part du Seigneur d'aller et de parler aux juges, afin qu'ils n'oppriment pas les serviteurs dans leur salaire. Alors je marchai vers l'auberge où ils tenaient leur session ; mais y trouvant là une assemblée affairistes, je n'entrai pas, mais je pensai revenir le matin suivant, alors que je pourrais avoir une opportunité plus sérieuse de discuter avec eux, croyant que ce n'était pas encore le bon moment.  Mais lorsque je revins le matin suivant, ils étaient partis, et je fus également frappé d'aveuglement de sorte que je ne pouvais pas voir.  Je demandai à l'aubergiste à quel endroit allaient être les juges ce jour là.  Il me dit qu'ils allaient tenir une session dans une ville située à huit miles de là. Et ma vue commença à me revenir ; j'allai et couru dans cette direction aussi vite que je pouvais. Quand j'arrivai à la maison, où eux, et leur nombreux serviteurs étaient, j'exhortai les juges de ne pas opprimer les serviteurs dans leurs salaires, mais de faire ce qui est droit et juste pour eux ; et j'exhortai les serviteurs à faire leur devoir, et servir honnêtement, etc.  Ils reçurent tous mon exhortation gentiment, car j'étais mû par le Seigneur à leur parler.

John Burnyeat nous donne un autre compte rendu de cette réticence possible :

Lorsque vint le premier jour de la semaine, en obéissance à la Parole du Seigneur, j'allai à Aspetry, l'endroit que le seigneur avait placé devant Moi, pour parler à un certain Warwick, un prêtre. Quand j'arrivai, il prêchait dans leur maison à clocher, et, aussitôt que je fus entré avec un ami qui était avec moi, se mit à avancer de subtiles questions dans le but de nous provoquer à parler, de sorte qu'il aurait une occasion de nous amener à être traînés dehors, et envoyés en prison ; mais je décidai de ne pas me laisser aller dans sa tentation, mais d'attendre le Seigneur. Lorsqu'il vit qu'il ne pouvait pas prévaloir avec ses questions pour parvenir à sa fin avec nous, il parla à un policier pour qu'il nous mettre en arrêt : celui-ci le pria de de poursuivre, et dit, « ils ne nous dérangent pas ». Puis le prêtre continua et termina son sermon. Lorsqu'il eut terminé, je commençai à parler aux gens ; amis le prêtre s'en alla, et les gens me jetèrent dehors, et ils me gardèrent moi et le prêtre séparés, de sorte que ce matin là je ne lui parle pas. Or, je m'éloignai avec mon ami, et j'ai pensé retourner chez moi ; mais immédiatement après que je fus sorti de la ville, la colère et le mécontentement du Seigneur dans sa parole jailli terriblement dans mon coeur, et de même qu'un cri terrible était en moi, — maudit est celui qui fait l'oeuvre du Seigneur avec négligence. Ensuite, j'ai vu comment j'avais laissé entrer une peur en moi, dans laquelle j'avais épargné le prêtre et l'avais épargné, par peur d'être envoyé en prison pour lui avoir parlé, la loi étant ainsi faite à cette époque, du fait que quiconque dérangeait un ministre, c'est ainsi qu'ils nommaient cela, devait être envoyé en prison. Quand je trouvai que là avait été faiblesse, que j'avais parlé aux gens, et épargné le prêtre, contre lequel j'avais été envoyé pour crier, alors j'avais grandement peur, et j'avais le coeur remplis d'horreur, et un cri douloureux [prévalait] toujours en moi, maudit est celui qui fait l'oeuvre du Seigneur avec négligence. Alors je ne savais plus quoi faire, car la colère de Dieu était sur moi ; et un autre cri venant de la même parole résonnait dans mon coeur, disant, Babylone a péché, vous tous qui tendez l'arc, tirez sur elle ; n'épargnez pas les flèches, car elle a péché. Quand il en était ainsi de moi, et que je vis que je n'avais pas été fidèle, mais que j'avais manqué mon service, après que je fus aussi loin que la commune [la pâturage publique] en haut de Plumland, je me suis assis ; et là j'ai pleuré devant le Seigneur, que j'avais attristé ; et humblement j'ai désiré qu'il m'accorde ne serait-ce que la liberté de retourner afin de m'acquitter de ma tâche, de sorte que je puisse revenir en paix avec Lui ; laisser aller la vie extérieure ou la liberté, dont je n'avait pas la valeur. Or m'attendant à Lui dans cet humble cadre incliné de l'esprit, la parole de vie se leva de nouveau en moi, et ouvrit mon coeur, et le scella pur moi « Pour que je puisse aller. » Puis je me levai avec audace, et allai en vitesse, jusqu'à la maison d'adoration. Le prêtre prêchait encore dans l'après midi, alors je suis entré et me suis tenu devant lui, jusqu'à ce qu'il eut terminé ; et alors mon coeur était remplit de paix, j'étais résolu dans le nom du Seigneur de ne pas l'épargner, mais je prononçai fidèlement la parole du Seigneur, peut importe si j'allais souffrir pour cela ; car en comparaison cela valait plus que la liberté et la vie. Donc lorsqu'il eut terminé, je lui dit, ce que le Seigneur avait mis dans ma bouche ; il s'en alla immédiatement et ne me donna aucune réponse, mais je le suivis aussi en vitesse, et criai après lui, de sorte qu'il se retourna de nouveau vers moi dans le cimetière ; et je me dégageai la conscience de lui, et nous eûmes un grand différend, car cette fois je ne l'avais pas épargné ; à la fin il s'en alla, et ne voulut plus rester. Puis je parlai aux gens, et dégageai ma conscience parmi eux ; après quoi je m'éloignai en paix, et mon coeur fut remplis d'une indicible joie, et mon âme de bonheur. Puis je vis qu'il était bon d'être fidèle au Seigneur, et de lui faire confiance, et d'obéir à Sa voix ;

Croire en Jésus qui assure la vie éternelle, c'est être en union avec Jésus, (vivant en Lui), et puis croire qu'Il sait toujours ce qui est mieux, qu'Il ne fait pas d'erreur, qu'Il est parfait ; et par conséquent, vous devriez obéir à chaque commande totalement et sur-le-champ ou le plus tôt possible. C'est là la vraie signification de « croire en Jésus ». Il est facile de penser, « Oh je pourrais toujours croire en Jésus suffisamment pour Lui obéir, spécialement si j'étais déjà vivant en Lui ; je saurais qu'Il ne fait jamais d'erreur » ; mais jusqu'à ce que vous soyez envoyés pour réprimer un juge, ou amené pour faire fuir un ministre faux prophète de sa congrégation, qui peut conduire à être battu ou même envoyé en prison, vous ne pouvez pas être sûr de votre courage si vous en avez suffisamment pour obéir à ce qu'Il vous dit de faire à cet instant. De plus, quand vous réalisez que Jésus va toujours ordonner des tâches de plus en plus difficile, afin que vous puissiez grandir ; alors peut-être pouvez-vous voir que même en vivant en Jésus, nous serons souvent délibérément tendus et poussés à nos limites de courage et de foi, et ces limites Il les connaît mieux que nous.

Ce verset est totalement compatible avec les autres qualificatifs, (Jean 6:40), de quand on croit en Jésus cela résulte en la vie éternelle : Et ceci est la volonté de celui qui m'a envoyé, que quiconque voit le Fils et croit en [dépend de, a confiance en, et obéi à] lui, puisse avoir la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Jean 6:40. Ainsi votre croyance doit vous conduire à voir Jésus, la face de Dieu. Lorsque votre croyance résulte en votre persistante attente de Dieu, dans l'humble silence, de L'entendre, et de Lui obéir Ses paroles que vous L'entendez vous dire transmettent la vie de Dieu ; jusqu'à ce que finalement vous soyez pures et que vus voyez la face de Dieu dans votre coeur : Bienheureux ceux qui sont purs de coeur, car c'est eux qui verront Dieu, Mat 5:8. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie, comme lui [Jésus] est pur. 1 Jean 3:3.

3 ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sortez ! Comme la résurrection de Lazare, après que vous ayez passé le baptême de mort, le Seigneur vous appelle par vous nom à « sortez » et être ressuscité avec lui dans nouveauté de vie. L'ensevelissement, le baptême de la mort, et la nouveauté de vie ne doivent pas être imaginées, supposées, ou présumées. Provenant de la Parole de Dieu à l'intérieur : « Vous êtes ressuscité à une nouvelle vie, pas seulement une imitation; Il est un avec nous et toujours présent. La nouvelle vie est radicalement différente, comme un homme qui aurait vécu sous terre durant toute sa vie, et qui soudainement remonte sur terre pour voir le soleil, le ciel, les plantes, les animaux, le vent, les étoiles. »

Certains disent que puisque les paroles de la Bible sont de Christ, le fait de la lire revient au même que de l'entendre nous parler. Cependant, « les paroles que je vous dis sont esprit et elles sont vie », Jean 6:63 ; il n'a pas dit, les paroles qui sont écrites, encore moins les écritures ou bien les écrits, sont esprit et vie. Lorsque Christ lui-même parle à une âme, ses paroles sont esprit et vie pour cette âme, parce que l'esprit et la vie sont dans Ses paroles, quand Il leur parle. Mais quand c'est un autre qui lis ou qui leur parle sans Son Esprit, Ils ne sont ni ministre de la vie ni de l'esprit. Par exemple, Christ appelant Lazare alors que celui-ci était mort et enseveli, « Lazare, sortez ! » ; Ses paroles étaient esprit et vie pour Lazare. Mais qu'un homme lis ou qu'il prononce les mêmes paroles à un homme mort et ensevelit, et qu'il lui crie, il ne le ramènera pas à la vie. (du : Un Progrès Chrétien).

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